Shakespeare a-t-il vraiment existé ?

Durée: 3m8s

Date de sortie: 01/05/2025

Pendant des siècles, le monde entier a célébré William Shakespeare comme le plus grand dramaturge de tous les temps. Ses pièces ont traversé les âges, explorant l’âme humaine avec une finesse et une profondeur inégalées. Pourtant, un doute étrange plane encore autour de sa figure : et s’il n’avait jamais existé ?


1. Le doute naît d’un silence

Tout commence au XIXe siècle, dans une époque où la critique littéraire devient plus méthodique, presque scientifique. Des chercheurs se penchent sur la vie de Shakespeare… et découvrent un vide troublant. On connaît très peu de choses sur l’homme de Stratford-upon-Avon. Pas de lettres conservées, aucun manuscrit de pièce de sa main, pas de preuve directe qu’il ait jamais voyagé hors d’Angleterre, ni fréquenté une université. En revanche, les œuvres sont remplies de références érudites au droit, à la politique, à la géographie italienne ou à la cour d’Angleterre, que l’on imagine difficilement accessibles à un simple fils de gantier, formé dans une école de province.

C’est ainsi qu’un courant de pensée émerge : celui des anti-stratfordiens, convaincus que William Shakespeare n’aurait été qu’un prête-nom, une sorte de figure publique derrière laquelle se cacherait un véritable génie littéraire. Parmi les suspects avancés, on trouve Francis Bacon, philosophe et juriste, Christopher Marlowe, dramaturge rival, ou même la comtesse de Pembroke, femme de lettres éduquée et influente. L’idée séduit jusqu’à des figures prestigieuses comme Mark Twain, Sigmund Freud ou Henry James, qui voient mal comment un homme si discret, sans archives, aurait pu écrire Hamlet, Le Roi Lear ou Othello.

Mais ce doute, aussi séduisant soit-il, résiste mal aux preuves historiques.


2. Les preuves de son existence

Car William Shakespeare, loin d’être un fantôme, a laissé de nombreuses traces dans les archives. Des actes de propriété, des contrats, des témoignages contemporains — notamment celui du poète Ben Jonson, qui le connaissait personnellement — confirment qu’un certain William Shakespeare était acteur, auteur et homme d’affaires à Londres. Plusieurs pièces publiées de son vivant portent son nom. Il possédait même un théâtre, le Globe, où ses œuvres étaient jouées avec succès.


3. Le testament : une preuve irréfutable

Mais la preuve la plus tangible, la plus intime aussi, reste son testament, rédigé peu avant sa mort en 1616. Ce document de trois pages, soigneusement conservé aux Archives nationales de Londres, porte sa signature à trois reprises. On y découvre un homme soucieux de ses proches, léguant ses biens, mentionnant son épouse Anne Hathaway, ses filles, et ses collègues de théâtre. L’existence même de ce testament contredit l’idée d’un mythe vide : il y avait bien un homme derrière le nom.

Fait notable : ce testament vient d’être reproduit en 100 exemplaires fac-similés, une première, permettant au public et aux chercheurs d’approcher ce texte fondateur de plus près.


En conclusion

La controverse sur l’identité de Shakespeare dit beaucoup sur notre fascination pour le mystère et le génie. Mais les faits, eux, sont têtus. Grâce à des documents officiels, à des témoignages directs — et surtout à ce testament signé de sa main, récemment remis en lumière —, il ne fait plus de doute que William Shakespeare a bel et bien existé. Et que le plus grand auteur anglais était aussi un homme bien réel.


Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Shakespeare a-t-il vraiment existé ?
Alors William Shakespeare est souvent célébré comme le plus grand dramaturge de tous les temps.
Ces pièces ont traversé les âges, explorant l'âme humaine avec une finesse et une profondeur inégalée.
Pourtant, un doute étrange plane encore autour de sa figure.
Et s'il n'avait jamais existé.
En fait, tout commence ici au XIXe siècle, dans une époque où la critique littéraire devient plus méthodique, presque scientifique.
Ainsi des chercheurs se penchent sur la vie de Shakespeare et découvrent un vide troublant.
En effet, on connaît très peu de choses sur cet homme.
Pas de lettres conservées, aucun manuscrit ces pièces de sa main.
Pas de preuve directe qu'il ait jamais voyagé hors d'Angleterre, ni même fréquenté une université.
Alors que ces œuvres sont remplies de références érudites au droit, à la politique, à la géographie italienne ou à la cour d'Angleterre.
Et tout cela, eh bien, ce serait difficilement accessible à un simple fils de gantier, formé dans une école de province.
C'est ainsi qu'un courant de pensée émerge.
Celui des anti-Statfordiens.
Statford, c'est là où ils seraient nés.
Ils sont convaincus que Shakespeare n'est qu'un prête nom.
Une sorte de simple figure publique, derrière laquelle se cacherait un véritable génie littéraire.
Là, parmi les suspects avancés, on trouve Francis Bacon, le philosophe et juriste.
Mais aussi Christopher Marlowe, un dramaturge, le dramaturge, ou même la comtesse de Pembroke,
une femme de lettres éduquées et influentes.
Et cette idée séduit jusqu'à des figures prestigieuses comme Mark Twain,
Siegmund Freud ou Henry James.
Cela voit mal comment un homme si discret et sans archives aurait pu écrire Hamlet ou encore Othello.
Pourtant, vous allez le voir aussi séduisant, soit-il, ce doute résiste très mal aux preuves historiques.
Car oui, William Shakespeare, loin d'être un fantôme, a laissé de nombreuses traces dans les archives.
Des actes de propriété, des contrats, des témoignages contemporains,
notamment celui du poète Ben Johnson, un poète qui le connaissait personnellement,
confirment qu'un certain William Shakespeare était acteur, auteur et homme d'affaires à Londres.
Plusieurs pièces publiées de son vivant portent son nom.
Et ils possédaient même un théâtre, le globe, où ses œuvres étaient jouées avec succès.
Mais en réalité, la preuve la plus tangible, la plus intime aussi,
c'est son testament, rédigé peu avant sa mort, en 1616.
C'est un document de trois pages, soigneusement conservé aux archives nationales de Londres,
et qui porte sa signature à trois reprises.
On y découvre un homme soucieux de ses proches, l'égance c'est bien,
mentionnant son épouse, Anna Tawé, ses filles et ses collègues de théâtre.
Et l'existence même de ce testament contrediche l'idée d'un mythe.
Il y avait bien un homme derrière le nom.
Sachez au passage que ce testament vient d'être reproduit en 100 exemplaires facsimilés,
une première.
Donc voilà, la controverse sur l'identité de Shakespeare dit beaucoup
sur notre fascination pour le mystère et le génie,
mais les faits, eux, sont étus, grâce à des documents officiels,
à des témoignages directs, et surtout à ce testament signé de sa main, récemment mis en lumière.
Il ne fait plus de doute que William Shakespeare a bel et bien existé.
Et, par conséquent, que le plus grand auteur anglais était aussi un homme bien réel.

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

Pourquoidonc

Je réponds de façon claire et directe à toutes les questions essentielles, en une minute chrono !


Si vous cherchez le podcast Petits Curieux, c'est par ici: https://chosesasavoir.com/podcast/petits-curieux-2/


Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.

Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Education', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere