Pourquoi parfumait-on les statues dans l’Antiquité ?

Durée: 2m33s

Date de sortie: 22/04/2025

Dans l’imaginaire contemporain, les statues de l’Antiquité sont souvent perçues comme de froids blocs de marbre immaculé, exposés dans des musées silencieux. Mais la recherche pionnière de l’archéologue danoise Cecilie Brøns révèle une réalité bien différente : dans l’Antiquité, les statues étaient colorées, habillées, ornées de bijoux… et parfumées. Cette découverte, publiée en 2025, réinscrit l’art antique dans une expérience sensorielle globale, où l’odorat tenait un rôle central.


Le parfum comme offrande divine

L’usage du parfum dans l’Antiquité ne se limitait pas à la toilette personnelle ou à la séduction. Il s’agissait aussi d’un acte religieux, un moyen de rendre hommage aux dieux. Dans les sanctuaires, les prêtres et prêtresses oignaient les statues sacrées avec des huiles aromatiques coûteuses : essence de rose, de myrrhe, de nard ou de cannelle, souvent mélangées à de l’huile d’olive ou à de la cire d’abeille. À Délos, des documents comptables mentionnent les sommes importantes dépensées pour parfumer les effigies d’Artémis ou d’Apollon, preuve de l’importance de cette pratique.


Ces rituels n’étaient pas uniquement symboliques. Dans les croyances antiques, les dieux vivaient dans leurs statues. Les soigner, les habiller, les parfumer revenait donc à honorer leur présence réelle. Le parfum, volatil et invisible, servait de pont entre le monde humain et le monde divin.


Une esthétique du vivant

Au-delà du rituel, parfumer les statues contribuait à leur donner une présence vivante. Comme le rappelle Cecilie Brøns, ces effigies n’étaient pas conçues pour être contemplées dans un silence muséal : elles étaient exposées dans des temples animés, au milieu des chants, des prières, des fumées d’encens et… des odeurs.

Certaines statues étaient même mobiles : montées sur des chars ou portées en procession, elles étaient lavées, habillées, décorées de guirlandes florales et abondamment parfumées lors des grandes fêtes religieuses. On retrouve cette pratique lors des Floralia romaines ou des Panathénées à Athènes, où les effigies de divinités participaient activement à la vie collective.


Un art multisensoriel à redécouvrir

En restituant l’usage des parfums, la recherche de Cecilie Brøns invite à repenser radicalement notre rapport à l’art antique. Ces œuvres n’étaient pas seulement visuelles : elles engageaient tous les sens, dans une esthétique du sacré incarné. Le marbre n’était pas froid, il était chaud de vie. Et le dieu, loin d’être figé, respirait à travers l’odeur de ses offrandes.


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Pourquoi parfumait-on les statues dans l'Antiquité ?
Alors, dans l'imaginaire contemporain, les statues de l'Antiquité sont souvent perçues,
je crois, comme de froids blocs de marbre immaculés, exposés dans des musées silencieux.
Pourtant, la recherche pionnière de l'archéologue danoise Cécile Brons révèle une réalité
assez différente.
En effet, dans l'Antiquité, les statues étaient colorées, habillées, ornées de
bijoux et parfumées.
Oui, une découverte publiée en 2025 et qui réinscrit l'arantique,
dont une expérience sensorielle beaucoup plus globale.
Que peut-on en dire ?
D'abord, il faut souligner que l'usage du parfum dans l'Antiquité ne se limitait pas
à la toilette personnelle ou à la séduction.
Il s'agissait aussi d'un acte religieux, un moyen de rendre hommage au Dieu.
Dans les sanctuaires, les prêtres et prêtresses passaient des huiles aromatiques coûteuses
sur les statues sacrées.
Cela pouvait être de l'essence de roses, de mire ou de cannelle, souvent mélangées
à de l'huile d'olive ou à de la cire d'abeille.
Et à Delos, des documents comptables mentionnent les sommes importantes dépensées pour parfumer
les effigies d'artémis ou d'apollons, preuve donc de l'importance de cette pratique.
Et ces rituels n'étaient pas uniquement symboliques.
Dans les croyances antiques, en effet, les dieux vivaient dans leur statut.
Donc les soignés, les habillés, les parfumés revenaient à honorer leur présence réelle.
Le parfum, volatile et invisible, servait de pont entre le monde humain et le monde divin.
Et puis, au-delà du rituel, parfumer les statues contribuait à leur donner une présence vivante.
Comme le rappelle Cécile Brons, ces effigies n'étaient pas conçues pour être contemplées
dans un silence muséal.
Elles étaient exposées dans des temples animés, au milieu des champs, des prières,
des fumées dans sang et des odeurs.
A tel point que certaines statues étaient mobiles.
Oui, montées sur des chars, ou portées en procession, elles étaient lavées, habillées,
décorées de guirlandes florales et abondamment parfumées lors de grandes fêtes religieuses.
On retrouvait par exemple cette pratique lors des floraliens romaines, ou des panathénées
hathaines, ou les effigies de divinité participaient activement à la vie collective.
Voilà, en restituant l'usage des parfums, la recherche de Cécile Brons invite à repenser
radicalement notre rapport à la rentique.
Ces statues n'étaient pas seulement visuelles, elles engagaient tous les sens dans une esthétique
du sacré incarné.
Le marbre était tout sauf froid, il était chaud de vie, et les dieux, loin d'être
figés, respirés à travers l'odeur de ces offrandes.

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