Pelé, le roi du football

Durée: 15m6s

Date de sortie: 15/04/2025

durée : 00:15:06 - Les Odyssées - par : Laure Grandbesançon. - Chausse tes crampons et découvre l'incroyable histoire d’une véritable légende du ballon rond, l'afro-brésilien Edson Arantes do Nascimiento, dit Pelé.

Et tout de suite sur France Inter on retrouve l'or et les odyssés en direct de la Coupe du Monde.
Merci Jean-Claude, tout à fait, oui une ambiance de folie dans le stade.
Les joueurs se passent le ballon et le pur et les roux, le ballon et le gazon.
Wow, il est vraiment très basse.
Oui bon ça va, je suis grillé.
J'ai une véritable quiche niveau football.
Par contre, j'essaie reconnaître un génie quand je vois un...
Oh putain, là ça joue.
Centre, sur le terrain du Maracania, le fameux stade de rayos, des crampons glissants, sautés, vols, c'est pelé, le plus grand joueur du Brésil que 10 du monde entier.
Aussi rapide que les claires, submergés par le plaisir du jeu, pelé l'eau d'assieu est en ast de l'approvision.
Son incroyable technique, c'est un taquinant le ballon dans la rue qu'il a prise.
À toi !
Joueur cosmique, joueur virtuose, il nique la bousslère, il fait vibre les stades.
À une époque où le ballon rond est une aventure dominée par les blancs, ces joueurs noirs est devenu un symbole, la fierté de toute une nation.
1300 contre 3 matchs, 1281 buts, il est le seul joueur à avoir gagné 3 coupes du monde, voici l'odyssée du roi, pelé !
Attention, il vient de récupérer la balle ! Elle roule entre le sucre en morce, magnifique, pelé de rime, une pivote, contact, pute, pute !
Le soleil chauffe les petites maisons de briques rouges et les plantations de café.
Il est 16h à Barraau, une ville au sud-est du Brésil.
Eh, c'est bon, tu les as ! Prends en plein !
6 enfants font la cour d'échelle au pied d'un muret.
Vas-y, monte !
Tout en haut, un acrobat improvisé, tant les bras en direction d'une cordonnage.
Encore un peu, mais il est très dur.
Ça y est, je les ai !
Agile, flué, il retrouve le soleil, les bras chargés de chiffon et des chaussettes. Bien joué !
Enfin, presque !
Là, une femme à sa fenêtre !
Oh, encore vous ! Mets en chauds, mes chaussettes ! Arrêtez-les !
Oh oh...
Allez, faut s'arracher les gars ! Le premier arrivé au terrain a gagné !
Etsa, il est à ta boue !
Tel une flèche, Etsa, 9 ans, a déjà disparu au bout de la roueille au milieu du marché.
Allez les gars !
Cet enfant qui esquive les boules et saute par-dessus les sacs d'aricots,
yeux noirs, souris renversants, mais oui, c'est notre futur polé !
Pardon !
Le gamin est impatient.
Dans quelques minutes, on les serre bien avec des ficelles, on les roule en boule,
ces chaussettes encore humides se transformeront en ballons de foot.
4 vieilles boîtes de conserve posées dans la poussière, délimites les cages.
Bon, tout le monde est prêt ?
C'est parti !
Du matin au soir, dans la rue Ruben Arruda, se déroule de sacré match.
Allez, passe ! Ici !
Vas-y, vas-y, à moi, à moi !
Ici, entre voisins syriens, portugais, italiens, japonais et afro-brésiliens,
on joue avec passion, on joue avec ses trucs !
Là, là, là !
Etsa, tente déjà des actions complètement dingues !
Deribler comme un diable ?
Marquer de la tête ?
Oui !
Tout ça, c'est son père qui lui a appris.
Vite, on se tire !
Oui, il faudra peut-être qu'il s'entraîne encore un peu !
Dans la courrède de leur petite maison, Dondigno entraîne son fils,
souvent jusqu'à tard le soir.
L'agilité, c'est la clé.
Controle, frappe !
Tout ce que tu fais du pied droit, là,
tu dois pouvoir le faire du gauche.
D'accord.
Et de la tête.
Ne cligne pas des yeux, oui, c'est ça.
Dondigno sait de quoi il parle.
Courcier et livrant la semaine,
il revêt chaque samedi le maillot du club de la ville.
Talentué buteur,
Dondigno aurait pu devenir une étoile,
une vraie, s'il ne s'était pas bougi le genou
lors d'un match fatidique.
Mais avec Edson, qui sait,
tous les espoirs ne sont peut-être pas perdues.
Allez, filte couchée.
Bonne nuit, mon fils, mon champion.
Pioré ! Je me suis pas réveillé !
Depuis qu'il a sept ans,
Edson enchaîne les petits boulots.
D'abord, si hors de chaussure,
il a travaillé en usine
avant de devenir vendeur ambulant.
Il peut résister à mes chaussures en avion.
Allez-y, coutelais !
Monsieur !
Ah, ça !
Le gamin mouille le t-shirt.
Ils sont sept dans la famille,
alors c'est souvent riz craque.
Sa mère, Dônia Celeste,
c'est tout de même débrouillé pour l'envoyer à l'école,
en privilège pour t'en réserver au plus riche.
Le problème, c'est qu'à l'école,
Edson s'ennuie.
Il sait déjà ce qu'il veut faire.
Football...
Football...
Football...
Hé, Pelé, tu fais quoi ?
Tu rêves encore côté Billet ?
Oh, mais ça, la gasse, à la fin,
quand ses camarades l'appellent comme ça !
Tu me lâches, j'avais trois ans !
Billet, c'est le nom du gardien de but
de l'ancienne équipe de son père.
Petit, Edson n'arrivait pas bien
à prononcer son nom.
Il disait,
Pilé,
Pilé s'est transformé en Pelé,
et s'est devenu son surnom.
En direct, il y a du baraquania.
Roulant bien, c'est temps d'une reste
quelques minutes à jouer.
C'est toujours l'égalité entre le Brésil
et le Rue Guet.
Et voilà que le Rue Guet récupère
le ballon giga sur la droite.
Il y a qui court vers le but brésilien,
il tire et butte !
Étoile de butin pour le Rue Guet.
C'est le scénario catastrophe pour le Brésil !
Le 16 juillet 1950,
le Brésil part la finale de la Coupe du Monde
contre le Rue Guet.
Ce trophée,
cela fait dix années que le pays l'espère.
À cette époque où le Brésil
ne représente au jeu de l'Europe
qu'un pays lointain et...
plus ou moins tropical,
gagné,
ça aura été une belle revanche !
Pour la première fois,
Hudson voit son père pleurer.
T'en fais pas, papa.
La Coupe du Monde, moi,
je vais la gagner.
Hudson a 11, 12, 13 ans.
Le ballon est devenu au prolongement de lui-même.
Endurant, ultra rapide et sacrément précis,
il tire comme un laser,
pied droit, pied gauche, tête,
il sait tout faire.
Bingo !
Il se fait repérer.
À 15 ans,
Hudson est engagé par le prestigieux
Santos Football Club.
Il devient professionnel.
Il quitte son quartier,
ses amis,
sa famille.
Tu vas devenir célèbre, Hudson.
La fête,
l'argent, les filles.
Faut pas que ça te monte à la tête.
Le plaisir du ballon,
c'est la seule chose qui est...
Direction Santos.
Santos, c'est le port de Sao Paulo,
l'une des plus grandes villes du pays.
Wow !
Hudson découvre la mer
et les grades-ciel.
C'est immense.
Mais sinon, au club, comment ça se passe ?
Tu joues bien,
mais il faut que tu bouffes.
C'est pas possible
d'être aussi méglétiongne.
Loulas, son entraîneur,
ne mâche pas ses mots,
alors résultat,
Hudson passe son temps à manger.
Hum, un très bon.
Et bien voilà, Pauley.
Ça, c'est des cuisses de footballeur.
Ah oui, j'oubliais.
Pauley,
ce surnom qu'il déteste tant,
il n'a pas réussi à s'en débarrasser.
Casse-l'antienne,
il le fera entrer dans la légende.
Ça tombe bien,
il fait des miracles.
Sélectionné en équipe nationale,
il participe en 1958
à sa première coupe du monde.
La compétition a été ensuite
Vibleraine, il l'a renfumé.
Enfin, bon,
pour l'instant,
Pauley pourraute surtout sur le banc.
Son entraîneur ne le fait entrer
sur le terrain qu'au troisième match.
Et encore,
c'est sous la pression des autres joueurs.
C'est vrai que Pauley n'a que 17 ans.
C'est vrai qu'elle s'est blessée
avant le début de la compétition.
Mais il se pourrait,
qu'il y ait une autre raison.
Pauley est noir,
et le football à cette époque,
c'est d'abord un sport de blanc.
Au Brésil,
où l'isclavage n'a été interdit
que très tardivement,
les premiers joueurs de couleur
se recouvraient même
le visage de poudre de riz
pour se blanchir la pro.
Le racisme,
Pauley, lui-même descendant d'esclaves,
ce n'est pas la première fois
qu'il y ait confronté.
Ça y est, il fou le gazon.
Son cœur bouddhi.
Pauley sent la joie qui monte.
Le Brésil,
il le joncontre les Russes.
C'est parti !
Détente, souplesse,
technique épouches tout flante,
les spectateurs sont baba !
Qui est ce joueur ?
Non !
Ce danseur ? Non !
Ce démon qui en sort ça le ballon !
Pauley pratique un jeu
typiquement brésilien.
La Jinga.
C'est un mélange de capoeira,
une danse combative inventée
par les esclaves
et du Samba.
Fasse !
Pauley, le numéro 10,
l'attaquant,
tout en balancement et jeu de jambe,
dérible comme un dieu,
il fait des passes avec son dos
avec ses cuisses,
il contient le ballon
avec toutes les parties de son pied.
A 17 ans,
le plus jeune joueur
dans l'histoire du mondial
vient de renverser la planète football.
Et il ne s'arrête pas là.
Les matchs suivants,
ils marquent, ils marquent, ils marquent,
pute, pute, pute !
Car de finale,
demi-finale,
finale !
Le Brésil joue contre la Schwede.
À la 55 minutes,
Pauley fait le coup du sombrero !
Il frappe dans le ballon,
qui passe par dessus
son adversaire en dessinant
une sorte de clincher.
Un chapeau mexicain !
Pauley reprend,
il les collabare,
il tire,
pile poil dans les cages !
Oh la la la !
C'est son tien !
On l'a fait, les gars, on l'a fait !
Lors du match,
le Brésil marque 5 au but,
dont le doigt de Pauley,
le pays gagne sa toute première
coupe du monde,
explosion de joie sur le terrain !
Vous êtes les premiers champions du monde !
Bien joué !
Bravo les gars !
Brésil, Brésil !
Au cours du tournoi,
Pauley a marqué 5 en 8 buts,
il rapporte la coupe à la maison.
C'est pour toi, papa.
Les Brésiliens sont fous !
Pauley est devenu la main,
le roi.
Le roi retrouve le Santos.
C'est son clave,
et il l'adore !
Il aime le maillot rayé noir et blanc,
l'ambiance de folie dans le stade,
et bien sûr,
c'est coéquipier.
Pûré, il y a du niveau.
Ensemble,
il popularise ce qu'on appelle
le Jogo Bonitor.
Le beau jeu.
C'est un football virtuose et joyeux,
qui fait la parbelle au collectif.
Car la clé pour gagner,
c'est aussi de savoir passer le ballon.
Pauley est d'ailleurs un excellent passeur.
Mais lorsqu'il est récupéré à la balle,
il multiplie les exploits.
Biiiitt !
En 1959,
contre l'Atlantique aux Juventus,
il enchaîne trois coups de sombrero,
trois,
avant de marquer de la tête !
Deux ans plus tard,
au Maratania,
le Mithy Club de Rio,
Pêlé est allée une fusée
dribble 7 joueurs avant de marquer
sous les yeux du gardeur Mithy Deray !
En 1962,
le joueur soulève sa seconde coupe du monde !
Élevée au rang de trésor national,
Pêlé continue d'affirmer son style.
Biiitt !
Il ne joue pas avec ses pieds,
mais avec son cœur,
il les juville,
il réinvente le football à chaque seconde !
Personne ne peut prévoir ses prochaines actions.
Oui, Pêlé est devenu un dieu !
Alors de temps en temps,
il parle de lui la troisième personne.
Il y a trois icônes connues par tout le monde.
Jésus-Christ, Pêlé et Coca-Cola.
Oui, bon,
quoi qu'il en soit,
la magie sur le terrain est toujours là.
Nous sommes en 1970.
Pêlé, 30 ans,
nous sommes la troisième coupe du monde,
au Mexique.
Et Pêlé par une équipe de génie,
il tend des actions jamais vues auparavant.
Jésus-Christ !
En finale, face à l'Italie,
il marque le premier but de la tête,
en bondissant un cabriot dessus des simples mortels.
C'est pour ça que la merde approuve la peine,
quand elle t'envoie !
Le Brésil,
cette année-là,
gagne sa troisième coupe du monde.
Après ça, Pêlé joue un peu aux États-Unis,
avant de revenir au Brésil.
En 1995,
il devient le premier ministre noir du pays.
Idol mondiale,
vénéré par le peuple brésilien,
on lui a souvent reproché de ne pas s'être engagé
contre la dictature,
lorsqu'elle faisait rage dans son pays.
Il n'a peut-être pas fait entendre sa femme,




sa voix, mais il a joué.
Afro-Brésilien, issu d'une famille pauvre,
descendant d'esclaves,
Pêlé a été un modèle pour des générations entières.
Il a transformé le football.
Comme le diront les joueurs après lui,
le ballon rond était dans ce pot.
Pêlé, on a fait un art.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
Le fameux but qu'a marqué Pêlé au Maracanian en 1961,
s'appelle le goal des placards.
Un but si merveilleux,
qu'un journaliste a fait poser une plaque dans le stade.
Si tu es en Vadoro y a Rio,
vas-tu en aile ?
Les Odyssey est un podcast original
de France en Terre.




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