Quelle était l’espérance de vie d’un homme préhistorique ?

Durée: 2m23s

Date de sortie: 21/04/2025

Quand on pense à la vie à la Préhistoire, on imagine souvent une existence brutale, courte, marquée par la chasse, les maladies et les dangers constants. Mais quelle était réellement l’espérance de vie des hommes préhistoriques ? Spoiler : c’est plus nuancé qu’on le croit.


Selon une étude publiée en 2007 dans Proceedings of the National Academy of Sciences par Rachel Caspari et Sang-Hee Lee, les populations humaines ont connu une augmentation progressive de la longévité à partir du Paléolithique supérieur, il y a environ 30.000 ans. Les chercheurs ont analysé des crânes fossiles et ont constaté qu’au fil du temps, le nombre d’adultes âgés augmentait dans les populations humaines, signe d’une meilleure survie à l’âge adulte.


Mais avant d’aller plus loin, précisons un point important : l’espérance de vie à la naissance est une moyenne, très influencée par la mortalité infantile. Chez les Homo sapiens du Paléolithique, elle était estimée entre 25 et 35 ans. Cela ne signifie pas que tous mouraient à 30 ans ! Cela veut plutôt dire qu’un grand nombre d’enfants mouraient avant 5 ans. Ceux qui atteignaient l’âge adulte pouvaient vivre jusque 50 ou même 60 ans, comme l’indiquent plusieurs restes squelettiques.


Des travaux publiés en 2011 dans Nature par le paléoanthropologue Erik Trinkaus ont montré, en étudiant les fossiles de Néandertaliens et d’Homo sapiens, que la proportion d’individus âgés était assez comparable dans certaines régions au Paléolithique. Cela suggère que la survie à un âge avancé n’était pas aussi rare qu’on le croyait.


Autre point crucial : le mode de vie. Les chasseurs-cueilleurs vivaient dans des groupes mobiles, exposés aux blessures, aux infections, mais aussi à des régimes alimentaires variés. Ce mode de vie, bien que difficile, pouvait parfois être plus sain que celui des premières sociétés agricoles, où la sédentarité, la promiscuité et la dépendance à une seule source alimentaire entraînaient malnutrition et maladies.


Aujourd’hui encore, certaines sociétés de chasseurs-cueilleurs comme les Hadza en Tanzanie ou les Tsimané en Bolivie montrent que, malgré l’absence de médecine moderne, des individus peuvent atteindre 60 ou 70 ans si l’enfance est bien passée.


En résumé, l’homme préhistorique n’était pas condamné à mourir jeune. La forte mortalité infantile tirait l’espérance de vie vers le bas, mais ceux qui passaient les premières années pouvaient vivre étonnamment longtemps. Alors non, nos ancêtres n’étaient pas tous des vieillards à 30 ans… bien au contraire !


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Quelle était l'espérance de vie d'un homme préhistorique ?
Alors quand on pense à la vie et à la préhistoire, on imagine souvent une existence
brutale, courte, marquée par la chasse, les maladies et les dongés constants.
Mais la réalité ne serait-elle pas plus nuancée qu'on le croit ?
Mais vous allez le voir, il semblerait bien.
En effet, selon une étude publiée en 2007, dans Proceedings of the National Academy of Science,
les populations humaines ont connu une augmentation progressive de la longévité
à partir du paléolithique supérieur, il y a environ 30 000 ans.
Ainsi les chercheurs ont analysé des crânes fossiles et ont constaté qu'au fil du temps,
le nombre d'adultes âgés augmentait dans les populations humaines, signe d'une meilleure survie à l'âge adulte.
Mais attention, avant d'aller plus loin, il faut préciser un point important.
L'espérance de vie à la naissance est une moyenne, très influencée par la mortalité infantile.
Ainsi, chez Léo Mosapeyens, du paléolithique, elle était estimée entre 25 et 35 ans.
Ce qui ne signifie pas que tous mouraient à 30 ans.
Cela veut plutôt dire qu'un grand nombre d'enfants mouraient avant 5 ans.
Mais ceux qui avaient la chance d'atteindre l'âge adulte, pouvaient tout à fait vivre jusqu'à 50 ou même 60 ans.
Et cela, plusieurs restes que l'éthique l'indique très clairement.
Et puis des travaux publiés en 2011 dans la revue Nature, montrent que la proportion d'individus âgés
était assez comparable dans certaines régions au paléolithique.
Cela suggère donc que la survie à un âge avancé n'était pas aussi rare qu'on le croyait.
Ensuite, autre point crucial, le mode de vie.
Oui, les chasseurs-cueilleurs vivaient dans des groupes mobiles exposés aux blessures, aux infections,
mais aussi à des régimes alimentaires variés.
Un mode de vie bien que difficile, qui pouvait parfois être plus sain que celui des premières sociétés agricoles.
Ou la sédentarité, la promiscuité et la dépendance à une seule source alimentaire,
entraînée de la malnutrition et des maladies.
D'ailleurs aujourd'hui encore, certaines sociétés de chasseurs-cueilleurs,
comme les Hadza en Tanzanie ou les Tsimane en Bolivie,
montrent que, malgré l'absence de médecines modernes,
des individus peuvent tout à fait atteindre 60 ou 70 ans si l'enfant s'est bien passé.
Voilà donc en résumé, l'homme préhistorique n'était pas condamné à mourir jeune.
C'est la forte mortalité infantile qui tirait l'espérance de vie vers le bas.
Mais ce qui passait les premières années, vous l'avez compris,
pouvait vivre étonnamment longtemps.
Alors non, nos ancêtres n'étaient pas tous des vieillards à 30 ans.
Bien au contraire.
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