Bonjour, c'est Clément Sacaar du podcast Téléballadeur. Vous avez appris la nouvelle ?
Après trois ans de travail, on vient de lancer notre toute première bande dessinée,
Alaska Highway, signée par l'illustratrice Marie L'Arrivée. Elle raconte, à la peinture,
le récit d'une aventure du photographe animalier Jérémy Villet, et sa rencontre avec un loup
dans les terres enneigées du Grand Nord, que vous avez peut-être écouté dans cette émission.
La BD est disponible dès maintenant sur notre site lesballadeur.fr et dans toutes les
livrées de France. C'est pas un beau cadeau de Noël ?
Explorer la nature, c'est aussi la partager. Avec la Columbia High Society, rejoignez une
communauté de passionnés pour des randonnés gratuit et encadrés accessible à tous.
Des montagnes au sentier côtié, chaque sortier est l'occasion de découvrir de nouveaux horizons
et de vivre des moments inoubliables en pleine nature. Inscrivez-vous à l'une des aventures
sur colombia.com. Columbia est fière d'accompagner le podcast lesballadeur.
Lesballadeur. Récite aventure et de mes aventures en pleine nature.
Un podcast du média Leosers. Rendez-vous sur notre site leosers.com, L-E-S-O-T-H-E-R-S.com,
pour découvrir notre magazine papier, la carte méthode recto-verso pour organiser vos aventures
en France et en Europe et tous nos autres formats. A 7 ans, Kilian Jornet gravissait déjà son
premier sommet de 4000 mètres, affinant sa connaissance du langage des crêtes et des
vallées. Au cours des trois décennies suivantes, il a repoussé les limites de l'effort humain
sur les plus hauts sommets de la planète. Ultra trailer de génie, alpiniste hors-père,
skieur d'exception, il a pulvérisé les chronos d'une multitude de courses, décrochant
au passage son surnom « d'ultra-terrestre ». Aujourd'hui, il se concentre sur des défis
plus solitaires, en accord avec ses convictions et son lien intime à la montagne. Après avoir
traversé les pyrénées par ses sommets en seulement huit jours, il s'est lancé en 2024 un challenge
encore plus ambitieux, baptisé Alpin Connections. L'objectif, joindre les 82 sommets de plus de
4000 mètres des Alpes le plus rapidement possible. Un périple qui suivra le satur de la chaîne de
montagne, débutant à l'Est, aux Pies-Bernina, avant de traverser les massifs de l'auberlande,
du Valais et du Mont-Blanc, pour s'achever sur les simples isolés du grand paradis et des écrins.
Tout cela uniquement à la force de ses jambes. Une conquête des reliefs alpins,
où la montagne ne sera plus une arène, mais un sanctuaire à redécouvrir. Un fil tendu
entre glaciers et arrêtes, où chaque ascension sera une danse fragile. Chaque descente un retour
à l'essentiel. Et peut-être un nouveau chemin vers l'accomplissement. Il n'y a pas de
patience en folie, il n'y a pas de folie sans patience, j'ai des rêces et ils sont liés. J'ai envie
d'essayer des choses qui me posent des questions, mais dans le sens de dire, est-ce que c'est possible
de faire ça ? Est-ce que c'est possible d'enchaîner ces types de courses et de performer à ces
niveaux-là avec cette type de préparation ? Ou est-ce que c'est possible de faire cet
enchaînement de montagne ? Est-ce que au niveau cognitif, ou niveau technique, ou niveau physique,
est-ce que c'est possible de faire ça ? Et c'est la question qui m'amuse après à essayer de le
mettre en place. Le résultat, finalement, si c'est positive ou négatif, c'est pas important,
mais c'est ces questions-là. J'adore la préparation, j'adore le fait de trouver des bouquins, de chercher des
topos, d'imaginer des lignes, de chercher des photos, des montagnes pour imaginer si là on peut
faire cette voie-là, ou parcourir cet arrêt. J'ai vu un gros travail de recherche. En fait, à la fin,
ça fait plus de 160 et quelques bois d'escalade. Et aussi, il y avait plein de portions qui n'avaient
pas l'info. Donc j'essaie d'appeler quelques collègues, trouver des informations en paix à droite à gauche,
en sachant que le plus important aussi, c'est amener la connaissance des vallées, des lois de trois pour trouver des alternatives.
J'ai commencé à traiter en parcours et j'ai voulu faire le départ aussi à l'Est. C'est la région que
je connais le moins aussi, parce que si c'était un peu beau de finir aux écrans,
le zécrans, c'est le massif quand on était gamin, il y a les suivants, parce que c'est le massif qui est le plus proche des Pérénés,
donc quand on allait dans les Alpes, on allait dans les écrans. Et après, c'était juste d'essayer de tracer une ligne,
de cibre, les crêtes, ça, redescendre d'un avalet, une fois que tous les sommets, ils étaient parcourus dans chaque massif.
De 13 août, j'ai suivi à Saint-Maurice, à l'Est des Alpes. Devant moi, j'ai le Piste-Verninat,
c'est le 4000 le plus à l'Est des Alpes et c'est la montagne qui va démarrer ces projets.
C'est l'idée d'enchaîner tous les 4000 des Alpes d'une salle-trette.
À 5h15, on est partis au pied du Piste-Verninat, j'ai retrouvé un ami et on a commencé un peu juste avant de léver du jour.
C'était d'abord, une longue course sur un glacier, puis après, c'est des arrêtes de rocher et des traversées de glaciers.
Le terrain d'esprit était bon, c'était une belle journée, faisais chaud, soleil.
On est redescendus et du coup, on est partis chez lui, moi j'ai pris le vélo et là j'ai fait jusqu'à Grimsel Pass,
donc ça faisait assez long, 200 et quelques kilomètres, mais là c'était un état d'esprit.
C'est cool, tu commences le projet, tu es excité, mais au même temps tu sais que c'est long,
donc tu es essayé de profiter de ces sens-là, en sachant que j'ai su un corps frais.
J'aime aller montagne tout seul, j'ai fait tout le temps et j'aime bien cette sensation de prendre des décisions pour moi-même.
J'ai voulu vivre des moments de solitude, de me retrouver moi-même.
Et après il y a aussi des portions où la prise de risque, elle est moindre à tout celle qu'avec des autres,
juste pour probabilité, s'il y a des évolments, s'il était tout seul, il y a moins de probabilité qu'il y ait un caillou qui touche,
que si vous êtes trois ou quatre ans. Et aussi par la progression, il y a des endroits où s'il était tout seul,
avec des manipulations de cordes, avec des escalades, je vais valenciment des choses, je vais aller plus vite,
c'était tout seul que si c'était avec des autres. Il y avait des choix qui étaient plus stratégiques au niveau de dire
« Ah cette portion-là, c'est bien, si on est à deux, parce qu'il y a un glacier et c'est quand même bien d'être encordé. »
Donc il y avait une partie de recherche, de sensation, il y avait une partie de prise de risque.
La deuxième journée, c'est difficile. J'ai dormi trois heures avant de partir pour l'Oberland.
Au Berland, il y a 9-10 sommets de 4000 mètres dans cette région-là.
C'est un chambret qui est assez compliqué au niveau logistique parce qu'il n'y a pas...
C'est pas une crête que je suis tout le temps, c'est plusieurs d'un chambret de crêtes et glaciers
pour faire une ligne un peu logique. J'ai sait qu'il y a un orage qui va arriver cette journée-là.
J'ai peur et j'ai grimpé le premier sommet, la Terre Horn, et là j'ai vu l'orage qui arrive.
Devant moi, j'ai une longue crête qui est technique, c'est la partie la plus technique du Sémacif-là
de Vernais, de l'Oberland. Il y a un orage que j'entends, j'ai vu qu'il vient.
Et là j'ai eu deux cents, si j'ai maré de là et j'ai essayé de trouver un endroit pour me protéger
ou si j'ai mangé sur la crête en disant, bon, si il y a l'orage qui tape sur moi,
j'ai suivi dans le pire endroit du monde, mais j'ai juste essayé de sortir tous les trous métalliques,
les laisser ici et essayer de trouver un trou entre les rochers pour me mettre et atteindre passer.
Donc j'ai décidé de cette dernière chose, j'ai mangé sur la rètre, la tempête électrique,
elle passe à quelques centaines de mètres de moi, donc j'ai pas passé avec l'inquiétude,
mais du soulagement que je vois qu'elle ne touche pas.
Il existe une limite ultime qui est psychologique. Son nom, c'est la peur.
Et elle est de bonnes compagnie sur la route. Elle est à double tranchant.
D'un côté, elle nous permet d'aller au-delà de toutes les frontières psychologiques,
si on arrive à l'ignorer, et ainsi de savoir jusqu'où nous pouvons réellement aller.
De l'autre, si on écoute, elle nous évite de courir à la bim.
Et après cette tempête électrique, en fait, elle vient à la tempête de Nespres,
donc toute la deuxième partie de la rètre, elle est sur la neige, le rocher est glissant.
Il faut bien faire attention à grimper avec le brouillard pour trouver le shaman.
C'est des montagnes que je ne connais pas du tout, à essayer de trouver un parcours pour contourner les crévas.
Et dans l'après-midi, cette journée-là, la neige, elle revient.
C'est vraiment une journée qui, mentalement, elle est puise.
J'y suis trampé. J'arrive dans un refuge.
Dans la nuit, j'ai mangé à amper.
J'ai véoli, une heure et demi de sommeil.
J'aime réveiller. Il y a d'autres grands-pères dans le refuge, mais je ne les vois pas.
En fait, j'ai su arriver plus tard quand ils étaient déjà au lit et je n'ai pas avant qu'ils se réveillent.
J'arrive au Monge, au Junfrao, où il y a des milliers, des milliers de personnes qui ont pris le tram pour monter à Junfrao-Godge
et être dans le glacier. C'est un contraste énorme de passer à une trentaine d'air, de avoir personne,
à naviguer sur cette tempête, sur les glaciers.
T'es dans une lutte avec la montagne, avec toi-même.
Et tu arrives à un endroit qui est artificiel, avec tous ces bruits-là.
C'est vraiment un choc de passer ces deux sommets-là, cette bale à glacier, et rentrer à Nouvelle dans un silence.
En étant quelqu'un d'entreverti, j'ai passé des jours tout seul.
J'avais pas ressenti la nécessité de parler avec quelqu'un, d'avoir quelqu'un proche.
Mais à l'ambers, juste le fait d'être à une société pendant longtemps,
ça me fait dépenser beaucoup d'énergie.
Et dans le passé, il y avait des saisons, j'ai fait 50 coups de course, j'étais dépassé,
j'avais l'ansiété.
Pour moi, parfois, aller à montagne, c'était la fuite de ça.
Et parfois, j'ai fait conner à Ria montagne, parce que c'était fuir de ça.
C'est 6h du soir, la longue descente du glacier d'Allège,
où à Nouveau, il y a une tempête qui tape, il y a la pluie, c'est écoulant.
J'ai su tremper, et j'ai pas la voie que j'ai doit grimper pour aller à la Lège.
Et là, j'ai dit, j'ai pas grimper là, il y a la nuit qui arrive.
Ça veut dire que là-haut, ça va être de la neige, j'ai été gêlé,
le rocher va être mouillé, c'est juste un connerie d'aller là.
Donc j'ai décidé de contourner par le glacier en disant,
si j'ai pas de nuit à bouger en bas, j'ai bien réchauffé,
j'ai pas de boire froid, et comme ça, en attendant que la pluie disparaisse,
j'ai pu remonter la montagne par l'autre côté,
et comme ça, un récent mouvement de Pamjélé.
C'est une bonne journée, ça fait plus de 40 heures que j'y suis à marche,
plus de 100 km, ça m'a arrêté avec du terrain technique.
Mais ça met un peu de tonne de ce que j'y vais à vivre,
et c'est pas simple, ça va pas être simple à laver dans les prochaines jours,
et ça me permet de mettre vraiment mentalement à ce que ça va être à ses voyages.
Ça fait une semaine que j'ai su à la montagne, que j'ai cours, que j'ai grimpe,
et si l'an dernier au Pyrénée, pendant ces temps-là,
j'ai perdu 7 kilos, j'ai su démonter.
Aujourd'hui, une semaine après, j'ai commencé, j'aime ça dans ma forme,
j'ai pu accélérer, j'ai tous mes sens qui sont actifs,
et ça c'est une grosse différence.
J'ai commencé à voir que le projet, c'est pas juste une idée folle,
mais que c'est possible de le faire.
J'y dépense beaucoup d'énergie, chaque jour, la moyenne,
on essaie d'étudier mon corps pendant cette traversée,
et on voit que j'ai dépensé un moyen entre 8300 et 8500 calories par jour.
Donc ça c'est énorme.
Et quand j'ai su à la montagne, je n'étais pas capable de manger autant,
parce que je n'avais pas porté un sac de 10 kilos avec la bouffe,
donc j'ai perdu l'énergie dans les conditions de montagne,
mais j'ai pu être capable de bouffer 7, 8, 9, 10 000 calories
quand j'ai su en bas, sur le vélo, ou en dormant dans les vallées,
avant de rémonter dans les massifs qui viennent.
Une grosse morceau qui était l'Oberlande,
c'est un massif que je ne connaissais pas du tout,
j'avais juste gravé la phase nord de la guerre,
mais je n'avais rien grimpé sur l'Oberlande,
et c'est des montagnes qui avaient un respect pour elles,
parce que ce n'est pas un rocher que j'ai connaissé,
ce n'est pas la texture des rochers,
comment, à l'étude des prises.
Il y a encore deux gros morceaux devant moi,
il y a le valet, il y a le Mont Blanc,
qui représente les difficultés techniques les plus importantes,
mais l'état d'esprit est bon,
et physiquement, j'ai sent que j'ai vécu de tout ça,
et que je peux continuer avec le même stamina que le genre de départ.
Le Valet, c'est des belles montagnes,
c'est des montagnes qui inspirent des sommets très diverses,
mais qui sont tous sur la même ligne de crête,
et ça c'est magnifique au niveau stétique,
il n'y a rien de plus beau, il y a une quarantaine de sommets,
30-9 sommets, c'est vraiment rester sur le fil du ciel pendant cinq jours.
Là, j'ai passé une grosse journée pour faire la traversée du Dome,
au Tachcournes, qui est compliquée, sur la neige à nouveau,
du Moétain, du Rocher, du Vergellet,
après ça, j'ai continué jusqu'à Monterros Arrath,
où j'ai dormi pendant deux heures.
Devant moi, j'ai lu ce paré-titour,
qui du Valet, c'est la partie la moins technique,
une partie qui est très populaire, donc il y a du monde,
j'ai déprimé un peu le cerveau,
j'ai dit aujourd'hui ça va être une journée tranquille,
mais j'ai passé plus de 20 heures à Montaigne-la-Vey,
j'ai dormi deux heures,
j'ai commencé à grimper dans le glacier,
il n'y a plus de traces,
j'ai pensé qu'il y aura une trace, que ça va être simple,
mais il n'y a pas de traces,
j'ai dû faire une trace sur le glacier,
quand tu en ai des crévasses, des serracs,
puis finalement j'arrive à du Fourpiz,
et là j'y vois du monde,
mais il fait très très chaud cette journée,
donc j'ai continué à faire tous les petits sommets du Montterros Arrath,
donc il y a 7-8,
je suis très rapide, j'ai cours,
j'ai commencé à me sentir bien nouveau,
et finalement j'ai grimper le Liscam,
c'est une très belle arrête de neige, très pointue,
et c'est une arrête qui fait pas plus d'un mètre de large,
avec des grosses phases inclinées sur les côtés.
J'ai redescend, j'ai fait la partie finale,
qui est un peu plus technique de l'escalade sur les Bredhorn,
et j'ai redescend pour aller au refuge de Orly, au pied du Servant,
après une longue journée de 17h,
où j'ai bien fatigué,
j'ai pensé les 2 jours de suite,
avec beaucoup d'air et pas beaucoup de sommets,
ça m'a bien fatigué,
mais là j'ai fait une grosse nuit de 4h30 pour répartir sur les Servants.
On avait analysé et on voyait qu'après chaque étape,
des grosses étapes,
cognitivement j'étais dans un accident de voiture.
Ça veut dire que pendant des heures,
j'avais la tension tout le temps,
j'étais concentré à ne pas faire un pas info,
à regarder tous les cailloux que j'ai touchés
pour être en sécurité,
à prendre des décisions tout le temps dans mon cerveau,
il était en constantement en analisant plein de choses.
Donc de faire ça jour après jour,
c'était le plus difficile,
parce qu'il était tout petit concentré pendant 30, 40, 50 heures,
mais après ça, dormir pendant une heure et répartir,
c'est ça qui est compliqué,
qui fait la difficulté du challenge.
On avait vu que j'arrivais à récupérer au niveau cognitive,
avec une heure de semaine,
j'étais au niveau basal, à nouveau.
Et c'est ça qui fait possible à ce type de projet,
parce que sinon c'est infaisable.
Parce qu'une montagne est comme une personne,
pour l'aimer, il faut d'abord la connaître.
Une fois qu'on la connaît,
on devine quand elle est en colère et quand elle est heureuse,
on sait comment la traiter, comment se comporter,
comment jouer avec elle,
comment prendre soin d'elle lorsqu'elle est mal,
quand il vaut mieux ne pas la déranger.
Mais la différence avec une personne,
c'est que la montagne, la nature, la terre,
sont bien supérieures à nous.
Il ne faut jamais oublier que nous n'y sommes que des petits points,
de minuscules détails dans l'espace et dans l'infini,
et que ce sont elles qui décident un clin d'œil de notre sort.
Le servant jusqu'au Wayshorn,
ça c'est la courante impériale.
C'est des grosses montagnes chacune,
c'est des gros sommets, c'est des pyramides,
toutes les sommets, c'est des belles pyramides très stétiques.
Donc assez compliqué de grimper.
Il n'y a pas de bois très facile.
Et juste enchaîner ces 7 sommets d'une traite,
c'est un gros projet il y a 10 ans.
Là, j'ai su des parts, j'ai grâme le servant,
c'est un sommet que j'ai connu bien.
Ça m'apporte beaucoup de souvenirs du passé,
quand j'avais fait le récord depuis Cervinien,
quand j'avais grimper la phase Nord,
c'est toujours un bel montagne.
Il y a une grosse traversée jusqu'à l'heure d'andérence,
là le rocher, on ne peut pas appeler ça du rocher,
c'est du sable vertical,
mais c'est une très belle voie assez stétique.
Juste avant d'arriver au refouge de Monterosa,
j'ai tombé dans la glace.
J'avais la GoPro sur ma poche,
dans la pote Trin,
et en tombant sur la glace, j'ai cassé une cote.
Il y a eu une douleur très profonde pendant deux jours,
et en fait, cette douleur, elle est disparue,
juste après.
C'est mon cerveau qui l'a dit,
de toute façon, le mec-là, il va continuer,
il ne va pas s'arrêter,
donc j'arrêterai à montrer la douleur,
donc la douleur, elle est disparue.
J'aime bien essayer d'étudier
ce qui se passe dans notre corps, dans notre tête,
parce que ça peut aider des autres
à mieux performer,
mais ça peut aider aussi, parfois,
à développer un peu nos connaissances de notre corps,
à aller chercher l'extrême de nos corps,
et du coup, là,
chaque fois que j'ai descendu dans Massive,
avant de prendre un vélo,
j'ai passé 20 minutes
et on faisait des analyses.
En fait, j'avais un solitaire pendant toute la traversée,
donc il regardait, c'était comme un écocardiogramme
pendant toute la traversée.
Parfois, j'ai metté des électrodes
pour voir l'activité célébrale.
On prenait après des mesures cognitives,
avec les pupils,
donc la réaction pupilaire,
et après, plein de...
Au niveau sanguin, on regardait
tout l'état au niveau des gras,
de la trinque récédite,
cholestérol, lactate,
des vitamines,
l'urine...
En fait, on essayait de prendre le plus de données,
et ça, ça ne servait pas
pendant la traversée,
parce que ça, c'est des données qu'il faut analyser
à posteriori, mais ça commence à nous donner des pistes
de pourquoi on peut aller si loin
dans un effort,
ou pourquoi, parfois, on est limité à faire des choses.
Après une longue traversée du glacier
pour aller à la Vienne Blanche,
l'un des vaux sommets,
avec du Vaux Rocher,
avec Mathéo, on part sur le Oberkabelhorn.
Ce qu'on aime, c'est du Rocher orange,
solide, de la Velle Grimp.
Jamais difficile, mais sauté nu,
avec une ambiance de folie,
avec le Levejo,
avec le Servant derrière.
Après Mathéo, il descend en bas,
et j'ai continué tout seul
pour l'une des parties les plus belles
de cette traversée.
C'est le Zinalrotorn
qui offre pareil des vaux rochers,
puis une très très longue traversée
vers le Wayshorn.
Le Wayshorn, c'est le sommet un peu
m'iconnue des Alpes
par rapport au sommet qui est autour,
il y a le Servant qui attire tous les yeux,
mais le Wayshorn, c'est la montagne parfaite,
c'est un pyramide idéal,
il y a pas des bois faciles au sommet,
et la Rède Sud, c'est magnifique.
C'est loin, pour arriver au pied de la Rède,
les gens, normalement, ils prennent deux ou trois jours
pour y arriver, parce que c'est un terrain
compliqué, assez
mauvaise Rocher, et c'est loin.
C'est l'après-midi, j'ai fait Grimpe
avant que le soleil se couche pour trouver le ciment
sur cette longue arrête, c'est une arrête
de plus de 800 mètres de dénivelé,
donc là j'ai stress, un peu
sur ces cailloux pourris, mais j'aime
ça bien, j'ai cinq que j'ai flottes,
et j'ai cinq que tout se passe bien.
J'arrive au pied de cette arrête-là,
il me reste deux heures de lumière,
j'ai commencé à grimper, c'est fluide.
Il y a le soleil qui commence à se coucher
dans l'autre côté de la Rède,
il y a un spectre de Brocken,
c'est comme un arc un ciel
dans les nuages avec mon ombre,
ça m'accompagne dans toute l'ascension.
J'ai Grimpe, j'ai vu mon ombre
dans les nuages qui grampent à côté de moi.
Il y a un moment où je me dis
est-ce que je suis là,
est-ce que je suis, c'est un rêve,
c'est réel, je ne le sais pas,
je ne sens plus la fatigue, je ne sens plus la douloure
des jambes, des mains, et je continue
à grimper vers le haut et le soir.
J'arrive au sommet,
et là, c'est bon.
C'est des moments où j'ai fait de la montagne,
j'ai fait c'est traversé pour ces moments-là.
Un coup c'est du soleil, avec toutes les alpes
qui dépassent une mer du nuage.
J'ai ma Rède, j'ai mangé un bout,
j'ai profit de cet encend de là,
j'attends que le soleil disparaisse.
Une sentiment de bonheur
qui est incomparable
et avec la sensation d'avoir
bécu quelque chose qui m'a transformé.
Les projets comme ça, ça m'apporte
beaucoup plus d'excitation,
ça m'apporte beaucoup plus de bonheur.
Les rêves naissent de la contemplation
et c'est pour cela que je pourrais rester
des heures à regarder ces montagnes,
assis ici sur les pentes enneigées
de cette montée qui n'en finit pas,
ou lentement, suivre la trace
que mes compagnons ont ouvertes.
Je pourrais passer des heures à les regarder
jusqu'au moment où je vois clair,
où je trouve ma ligne, mon sommet,
ou simplement la raison de la beauté inaccessible.
La Rède nord de Oésoir pour des centres
est assez compliquée, c'est technique,
mais j'arrive en bas, j'arrive à Asinale,
où il y a une grosse semaine, j'étais parti.
J'ai pris un du vélo, j'ai traversé le Valais,
on bat au Grand Comban,
où j'ai retrouvé un ami et un grand pa...
les combats, les trois semaines de Grand Comban,
dans la nuit.
Lundemain, j'ai traversé
sur des sentiers que j'ai connés,
jusqu'au pied des joraces,
où j'ai ma réponse pendant une journée.
J'ai profité de cette journée pour manger,
pour absorber un peu tout ce que j'ai vécu dans le Valais.
Ça fait deux jours que j'ai parti.
C'est le premier jour de répôt,
c'est pas un répôt que j'ai sent, que j'ai besoin,
mais c'est un répôt obligé par la météo.
Et ce qui est bien, c'est que j'ai un sang,
que j'ai un sang, qu'après des moments très intenses,
après les cinq jours au Valais,
j'ai arrivé à retrouver la forme à nouveau.
C'est un moment aussi important pour projeter le Mont Blanc,
le massif du Mont Blanc.
C'est aussi un peu plus compliqué dans le sens
qu'il y a des montagnes qui ne sont pas sur la même ligne de crête.
Et pareil, il y a des parties de crête,
mais aussi pas mal d'aller-retour,
parcours un peu plus,
qui peuvent s'en mettre un peu moins logique,
si on regarde comme si on était un oiseau,
mais qui permettent d'enchaîner tous ces montagnes-là.
C'est là où il y a aussi les difficultés techniques les plus importantes,
et où je sais que les conditions, elles vont être très très difficiles.
Il n'y a personne dans plusieurs sommets,
parce que ça fait des semaines qu'il y a des grosses évoluements.
Et ça, en fait, ça met un peu de langue,
ça va me partir.
On part, en fait, la première journée,
c'est assez relax,
avec Mathéo,
avec Michel Lann,
et avec Vastian, on met à lui.
Et on est tous les quatre.
C'est une belle journée,
sur la traversée des joras,
c'est du beau rocher,
c'est des beaux paisages techniques,
mais sans, au niveau qu'il n'y a pas de danger,
d'ailleurs, de la faute technique qu'on peut faire.
On grimpe le Dandoujéan,
et les trois, il reste au Refouze Torino.
Moi, j'ai descend la mer des glaces,
c'est une grosse lacie,
mais comme c'est fin saison, on voit les trous,
et j'arrive au Refouze de Covert, là.
Et là, j'ai...
J'ai retrou, avec Simone Elias,
c'est un ami, on avait grimper la fache nord des joras,
il y a une grosse dizaine d'années,
et il y criste allié,
donc il bat dans les endroits les plus pourris des montagnes
pour trouver ces merveilleux cristaux.
On discute un peu, j'ai lui demande d'amper les conditions,
il me dit que c'est vraiment, vraiment mauvais,
mais si tu décides d'y aller,
il me donne quelques conseils, il me dit que...
oui, comme ça change la montagne,
et le lendemain, j'ai part avec un sentiment de pesantère,
et c'est pas physiquement,
physiquement j'y suis bien, j'y suis frais,
j'y ai ambi, j'y suis en forme,
mais j'ai un poids qui est énorme,
j'y avance sur le glacier,
et j'avance très, très lentement, mon corps,
il m'attire vers le sol pour pas bouger.
Ça va être un journée compliquée,
une journée où j'ai des vraies prentes de décision.
J'ai traversé la Rimée,
et j'ai commencé à grimper la Guiberte,
c'est là où Gaston Rebouffa,
il avait dit qu'on est alpinistes,
et quand on grimpe la Guiberte, on devient montagnards.
Donc c'est un sommet qui est transformatif,
et c'est un sommet que j'ai grimper plusieurs fois,
mais là quand j'arrive au sommet,
j'y regarde devant moi la traversée que je dois faire,
j'y suis quelqu'un qui est très calme en général,
mais aujourd'hui j'ai sent un noeud dans l'ostoma.
J'ai continué à grimper,
il y a tout qui tombe dans les côtés,
il y a des évolements de rochers,
toutes les cinq minutes dans les deux côtés de la montagne,
j'arrive à la Gouille du Jardin,
et là c'est le dernier moment que j'ai pu faire des mi-tours.
Devant moi j'ai une descente à faire
dans des endroits où il y a des évolements constants,
où le rocher est assez juste des blocs
de la taille des voitures qui se décrochent de la paroi,
et si je dois descendre là-dedans,
je ne vais pas pouvoir remonter à nouveau.
J'ai décidé de continuer en sachant que
la probabilité d'en sortir
est beaucoup moins élevée de ce que j'ai trop raisonnable,
mais je ne sais pas pourquoi,
il y a un instant qui me dit de continuer.
J'ai plasé des rappels très rapidement à des petits béquets,
j'essaie d'être le plus léger, le plus rapide possible
pour être le moins de temps possible d'exposer.
C'est un puzzle des cailloux et j'essaie de grimper.
J'ai pris des petites bonnes décisions
de escalader là, de faire un rappel là,
de ne pas contourner ces gendarmes,
mais c'est plus facile de grimper, de passer par cet endroit-là,
mais je ne suis pas du tout content de ma décision
au sommet de la goutte de jardin de continuer.
Quand je descends à nouveau dans la vallée,
je n'ai pas le sentiment de bonheur,
je n'ai pas le sentiment de drénaline,
d'avoir sorti de cusage,
j'ai un sentiment juste de,
je suis là, je suis vivant, et c'est tout.
C'est une chose que je vais devoir réfléchir.
Quand j'aurai fini, je vais réfléchir
à pourquoi j'ai décidé de continuer à cet instant-là.
On fait la traversée du diable,
la jagoite du diable, c'est une très belle traversée,
du boroché, d'une granique,
à parfet solide,
et j'ai retrouvé à nouveau le plaisir de la veille.
J'ai grimper, mais je n'ai pas fait plaisir aujourd'hui
sur la traversée du diable.
On grimpe à cette technique, mais c'est beau,
on discute, il y a le soleil,
et c'est génial.
On continue jusqu'au sommet du Mont Blanc,
et on redescend à côté français
pour aller jusqu'à l'aiguille des bionnaies.
Là, c'est un choc, parce que les aiguilles des bionnaies,
j'ai les parcours beaucoup de fois,
c'était toujours une belle arrête de neige.
Aujourd'hui, il y a beaucoup de parties en rocher.
Le changement, les glaciers,
ils ont disparu en 3, 4, 5 ans.
Ça fait vraiment un choc.
J'ai remonté au sommet du Mont Blanc à nouveau.
J'arrive au sommet, j'ai redescendu au côté italien.
Il y a l'arrêt du proyard,
c'est une très belle longue arrête.
J'ai fait à la montée,
cette fois-ci, j'ai la descende.
J'arrive au col émileré,
et là, je suis soulagé,
parce que ça se passe tout super bien.
J'ai pensé passer 6 heures à redescendre cet arrêt-là,
j'ai passé 3 heures,
donc ça va très bien, j'aime s'enfluider.
J'ai continué la rètre, j'ai fait 2 sommets de plus.
J'ai réveillé sur le col pour redescendre
sur le glacier du proyard,
pour aller vers la guivrange de Petré.
J'ai traversé le glacier,
et il y a une grosse crévasse qui coupe le glacier.
Et là, j'ai dit, ah merde, là, je n'avais pas pouvoir passer.
Ça, c'est la nuit, on est 8, 10 heures du soir,
donc c'est tout noir.
Avec ma lame frontale,
j'ai essayé de trouver un passage
pour redescendre le glacier et contourner.
Mais en fait, quand j'ai commencé à traverser
pour remonter l'arrêt du proyard,
j'ai entendu un bruit, j'ai entendu un gros évolement.
Et après, j'ai vu des étincelles dans le ciel.
Il y a les cailloux qui cassent.
J'essaye de courir, de trouver un endroit
où me protéger un peu,
mais j'ai suivi dans un gros glacier,
donc il n'y a pas beaucoup d'endroits.
Il y a des cailloux qui commencent à passer à côté de moi.
Et après, le broyard, un broyard de poussière.
J'y reste pendant 15 à 20 minutes
dans cet nouage de poussière.
J'ai dit qu'il faudrait que je trouve un passage
dans cette crévasse-là,
parce que c'est trop risqué de remonter.
J'ai des escalades, la crévasse.
J'ai trouvé un pont de neige.
J'ai déjà eu un monde de crévasse de l'autre côté
en utilisant la broche et le piole.
Ça m'est tout le temps, mais par contre,
je n'ai pas tombé.
Du coup, j'arrive au petit vivac à Eclat,
où j'ai décidé d'atteindre la lumière
pour voir le lendemain, d'où ils vont tomber les choses
avant de m'engager dans la nuit.
Et j'ai dormi pendant trois heures.
J'ai pas de bouffe.
Ça fait une dizaine d'hères que j'ai mangérien,
j'ai pas d'eau.
Mais c'est la meilleure nuit que j'ai passée dans ma vie,
je pense.
Trois heures dans un vivac, tu te rampees.
Mais j'ai dormi profondement.
Quand je suis en train de gravir une montagne
et que je vois le soleil se lever,
suivre ce processus immuable en passant du noir au ton de verre,
puis du verre au ton cuivré jusqu'au premier rayon de lumière
qui se dresse vers le ciel,
puis descendre jusqu'à vous toucher le visage,
je sens cette chaleur infime qui échange tout,
qui illumine tout.
Je me sens vivant.
Un instant bref, mais qui n'a pas de prix.
Je dois avouer que chaque levée de ce qui est en train
de se lever,
parce que le soleil est un moment spécial,
magique,
qui contient quelque chose dans son processus
que vous ne pouvez pas déchiffrer et qui en fout.
J'aime réveiller.
Et j'ai pas avec la lumière,
j'ai traversé le glacier du freiné.
J'ai rémonte le grand pilier d'Inde.
J'irai les sang.
Il y a des évoluements,
mais j'ai les voix,
j'ai pu grimper sur la rède pour être en sécurité.
J'ai rémonte la goulie blanche de Pétré.
Là, sur le grand pilier d'Inde,
j'ai récupéré des morceaux de cordes anciens
que j'ai retrouvés en paix.
Parce que ma corde que j'ai utilisée
avec les évoluements des jours précédents,
elle est complètement détruite.
Donc elle est inutilisable.
J'ai récupéré des bouts de cordes dans le pilier d'Inde
pour faire quelques petits rappels
et quelques passages dans la goulie blanche.
Et après, j'ai rédescent à Monsino
et j'arrive au camping à Valvénie.
Et là, c'est le sous-lajement.
J'ai l'impression d'avoir fini le projet.
Il reste encore un grand paradiso et les écrans.
Mais toute la partie technique, toute la partie
où mentalement, c'était compliqué, c'est déjà fini.
J'ai commencé à agrandir un mois,
un sentiment de transformation.
La transformation,
elle est sur la connaissance de moi,
j'ai verré dans le côté,
sur les limites physiques.
Si quand j'avais fini la traversée
dans les Pyrenees, j'étais démonté,
j'ai dit, c'est pas soutenable de faire ça
pendant très longtemps.
Ici dans les Alpes, j'ai vu que c'était faux-diable,
c'était soutenable de faire des activités
avec autant d'air, autant de charges
pendant des jours et des jours et des jours.
Donc là, ça transformait ma vision
de voir qu'est-ce que mon corps,
qu'est-ce que le corps romain, est capable de faire.
Ça m'a fait voir qu'est-ce que je suis capable de faire
au niveau physique, au niveau de la gestion du stress,
au niveau de la gestion cognitive.
J'ai vu d'autres possibilités de faire.
Mais ça aussi, ça m'a fait réfléchir
sur pourquoi, parfois, j'ai pris des décisions,
donc je ne suis pas content.
Et à ces moments-là, même si j'ai savé que c'était pas raisonnable,
si j'avais pas envie de prendre ces décisions,
pourquoi mon intouation, ça m'a méné vers l'avant,
pourquoi j'ai pris certains risques.
Et j'ai pensé ça, c'est important de voir
les choses qu'on fait bien, les choses qu'on fait moins bien.
J'ai profit pour commencer à assimiler
tout ce que j'ai vécu dans ces derniers semaines.
Puis après, j'ai pris le vélo, on bat au grand paradis,
j'ai float, j'aime ça en forme.
J'ai pas le poids du stress, de risque.
Et physiquement, j'aime ça bien, donc c'est beau.
On grimpe le campagne à la radie, on redescend,
j'ai continué tout ça du coup à courir,
apprendre le vélo pour aller aux écrans,
et grimper aux écrans avec Mathieu,
avec Benjamin Petrin qui est venu.
On arrive au sommet,
juste après le coucher du soleil,
on s'embrasse, on rigole,
et il y a une sensation d'avoutissement,
une sensation de dire,
oui, c'était possible, c'était faux,
cette idée que beaucoup de gens,
que j'ai connait, ils me disaient pas,
mais ils pensaient que c'était pas possible,
et moi pareil, j'ai pensé que c'était pas possible.
Ben oui, c'était possible.
On a osé de le faire, et on l'a fait.
Il y a ce sentiment de bonheur profond qui s'installe.
Pour moi, le bonheur, c'est quand j'y suis à montagne,
c'est de vivre à ces moments présents,
et de vivre à qui il n'y a pas passé un futur.
Et quand j'y suis avec des amis,
c'est vraiment partagé ce moment-là.
Donc en fait, je pense que le bonheur, à la fin,
c'est de pas vivre le présent,
à ce projet-là, dans le futur, ou dans le passé.
Pendant trois semaines, mon jour à jour,
c'était de me réveiller, de commencer à marcher,
de grimper, de marcher jusqu'au moment que j'avais sommeil
pour dormir à remper et continuer ça.
Et ça, c'est ma vie,
ça a été mon monde pendant trois semaines
qui ont été très intense.
Donc ça fait bizarre de redescendre et dire,
demain j'ai même réveillé,
et j'avais pas commencé à marcher à nouveau.
J'aime ça bien, j'y pourrai continuer.
Mais d'un autre côté, c'est de s'arrêter,
de répenser, de revivre tout ce que j'ai vécu
pour apprendre.
Je pense que les beaux voyages,
ce n'est pas ces voyages qui se finissent,
mais c'est les voyages que quand on arrête,
ils nous ont transformés pour nous dire
des choses qu'avant, on pensait que c'était pas possible.
Aujourd'hui, on peut les imaginer.
C'est une transformation pendant trois semaines.
Des moments de bonheur, des moments d'excitation,
de moments de peur,
de doutes,
mais surtout des moments de mouvements
et de moments de beauté.
Je finis,
j'ai vécu des coups de soleil,
des leviers de jour,
des paysages qui sont incroyables.
Et c'est ça qui me fait rêver,
qui me fait dire,
j'aime la montagne.
Les citations qui ponctuent cet épisode
sont tirées du livre
L'Anthologie de Kylian Jornet.
En seulement 19 jours,
Kylian Jornet a repoussé les limites de l'alpinisme.
Avec 1 207 km parcourues
et 75 000 mètres de dénivelé gravie,
il a établi un record sur la traversée des Alpes
par ses sommets.
Cet exploit, au-delà de la performance
et de la construction de la construction,
incarne sa passion indéfectible
pour la montagne
et son engagement pour la préservation
de ses paysages majestueux.
Merci à lui de nous avoir partagés ce récit.
Les Balladeurs est un podcast du Média Leosers.
Cet épisode a été réalisé par Tom Affir,
accompagné par Inès Kochard.
Le récit a été présenté par Clément Sacar,
la musique est composée par Nicolas de Ferrand,
Clou et Vibo s'est assurée du montage
et Antoine Martin du studio Chris Pyrichorde du mixage.
A bientôt !