J'ai les cibles en vue, celle que j'ai vue sortir de chez Vibes.
La femme porte le bombeur en fausse fourrure de chez Cash-Cache et le pantalon magique de chez Bréhal.
Son conjoint, lui, porte une parcade éperlante de chez Bonobo.
Ils sont euphoriques, pas de doute.
Ils ont fait un coup de maître et quelque chose me dit qu'ils vont revenir.
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Cash-Cache, Bonobo, Bréhal.
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Conte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé chérie EFM.
Une tombie, la fille de la mère.
D'après la tradition orale africaine.
Le continent africain résonne d'histoires merveilleuses
qui ont été racontées pendant des siècles de génération en génération.
Transmise de bouches en oreilles, d'oreilles en bouches.
C'est ce qu'on appelle la tradition orale,
dont les grilleaux, les compteurs et tous les anciens et les anciennes
sont les dépositaires.
C'est pour cela qu'Amadou Empathéba, grand écrivain malien, disait.
En Afrique, quand un vieil art meurt, c'est une bibliothèque qui brûle.
Alors, comment protéger cette mémoire ?
C'est bien simple, en racontant à notre tour ces histoires.
À commencer par celle de une tombie, la fille de la mère.
Il y a fort longtemps, dans un petit village de pêcheurs
sur la côte ouest de l'Afrique, vivait une jeune femme
du nom de Bacabaca.
Les habitants de ce village aimaient l'océan et ses eaux poissonneuses.
Ils lui devaient d'ailleurs leur subsistance.
Mais ils le craignaient aussi.
Car l'océan avait englouti plus d'un père, plus d'une amie, plus d'un enfant.
Il fallait toujours s'en méfier.
L'océan était aussi capricieux qu'il était généreux.
C'est ce que répétait sans cesse la mère de Bacabaca à sa fille, mais en vain.
Quand les enfants du village restaient joués dans les vagues au bord de la plage,
la jeune fille fonçait vers le large.
Sourdo crie, elle plongeait sous les rouleaux
et nageait de toutes ses forces pour remonter au-delà du gonflement des vagues.
Mais là où la mère était calme et immensité.
Dans le giron de cette mère-là, Bacabaca se sentait enfin chez elle.
Comment se méfierait-elle de l'océan ?
Elle s'y abandonnait au contraire, se laissant flotter dans l'eau et le soleil,
tournoyant de joie, éblouie de beauté, fille de l'océan.
De retour sur terre, Bacabaca n'écoutait pas sa mère, l'humaine l'agronnait.
A la place, elle se répétait une promesse.
J'épouserais un homme qui aime la mère et j'élèverais mes enfants au bord de l'océan.
Et quand elle fut grande, Bacabaca t'en parole.
Elle épousa un jeune pêcheur qui aimait la regarder nager depuis la plage.
Il lui avait offert un magnifique coquillage.
Quand elle le collait à son oreille, elle entendait le bruit des vagues.
Comme ça, tu auras toujours la mère avec toi, avait-il dit.
Et Bacabaca su que c'était lui.
Ils accueillirent bientôt une petite fille qu'ils appelairent Ntombi.
Quand elle serrait sa fille contre elle, Bacabaca se sentait plus heureuse encore,
plus complète que dans la mer.
Et quand elle marchait dans l'eau, sa fille dans son dos, comment imaginer bonheur plus parfait ?
C'est donc tout naturellement que Bacabaca confia sa fille à l'océan.
Chaque matin, en allant travailler, elle déposait une tombie au bord de l'eau
où les vagues l'abercaient, la chattouillait, l'enveloppée.
Le bébé grandit au rythme démarrer.
Elle apprit à nager avant même de marcher.
Et chaque soir, elle n'avait qu'une hâte,
que sa mère la rejoigne pour s'enfoncer ensemble dans les flots.
Mais un jour, Ntombi, impatiente, partie seule dans la mer, et les vagues l'emportèrent.
Lorsque Bacabaca revint sur l'arrive le soir,
tout le village l'entendit hurler de désespoir.
Pendant des jours et des nues, elle courut, plongea, naja,
encore et encore, elle appelait, suppliait, gonflait les vagues de ses larmes, implorait l'océan.
« Ma fille, rend-moi ma fille ! »
En vain.
Les sages du village soupiraient.
« Voilà ce qui arrive quand on ne se méfie pas de l'océan,
car l'océan donne la vie, mais il la prend aussi. »
Mais la mère n'avait pas angloutine, Ntombi.
Jamais de la vie, c'était une amie.
Simplement, elle s'était amusée toutes les deux de vagues en vagues,
de courante en courant jusqu'à ce qu'elle soit loin de la côte africaine
et que la petite fille soit épuisée.
Alors, la mère avait déposé l'enfant sur la plage la plus proche
pour qu'elle puisse se reposer.
A présent, la nuit était tombée
et Ntombi soudain était terrifiée.
Où était-elle ? Où était sa maman ?
Elle l'appelait de toutes ses forces.
« Maman ! »
Mais Bacabaca ne venait pas.
A la place, une drôle de vieille se présentait.
Elle n'avait qu'une jambe et sautait à cloche-pied sur le sable.
« Tu n'es pas d'ici ! »
Lance à la vieille femme.
« Non, je m'appelle Ntombi. Je suis venu par la mer.
Ça se voit. Il n'y a qu'une étrangère pour être entière.
Ici, nous sommes cannibales.
Alors, il nous manque des jambes, des bras
ou quelques doigts croqués si elle est là.
Mais n'est pas peur. Je ne te mangerai pas.
Je vieillis et je manque de compagnie.
Viens vivre avec moi et je ne laisserai personne te croquer.
Fois de salou quasi ! »
Ntombi regarda la mer.
Elle était tentée d'y replonger.
Mais qui sait où les vagues l'emporteraient cette fois ?
Un village de cannibales, c'était loin d'être idéal,
mais au moins, elle avait une amie.
Alors, la petite fille prit la main de salou quasi.
L'heure arrivée ne passait pas inaperçue au village.
Alléché par l'odeur, les cannibales sortaient des utes sur leur passage.
« Oh, la belle petite fille !
Oh, regardez-moi ces cuisses potlées !
Les rondelettes et toutes jeunes.
Sa chair doit être si fraîche ! »
Déjà, ils salivaient, prèses à la dévorée.
Mais salou quasi les arrêta.
« Halt, là ! Elle est avec moi.
Celui qui la touchera aura affaire à moi. »
Pour montrer qu'elle ne plaisantait pas, salou quasi leva les bras et grondat.
« Tonnerre ! Tonnerre ! Entends ma colère ! »
Aussitôt, un orage terrible s'abattit sur le village.
La pluie et le vent emportaient les utes et les habitants s'enfuiaient de toutes parts.
Salou quasi baissa les bras et d'un coup, l'orage s'arrêta.
Le message était passé. Personne n'attaquerait à s'approtéger.
C'est que salou quasi était la magicienne la plus respectée de ses contrées.
Ton bi serait en sécurité à ses côtés.
Les années passèrent et la petite fille grandit au milieu des cannibales.
Les enfants étaient un peu embêtés au début de ne pas pouvoir la mordre,
eux qui adoraient jouer à cache croque et croque-mouton.
Mais comme Ntombi leur a pris ta nager, elle devint vite leur ami.
Elle aimait toujours jouer dans l'eau, même si elle restait près du bord désormais.
Ntombi appritte aussi aux enfants à pécher.
Et elle réussissait si bien le poisson grillé que cela devint leur plat préféré.
Ils en oubliaient même de se manger.
C'est qu'à force de s'occuper de salou quasi, Ntombi était devenu une cuisinière hors-père.
Et en échange de ses bons soins, la vieille magicienne lui transmettait son savoir.
Au fil des années, la jeune fille apprit ainsi à maîtriser les éléments, la pluie et le boutant.
Elle s'apprêtait à devenir à son tour la magicienne du village, de son village.
Mais si le poisson de Ntombi avait convaincu les plus jeunes, leur parent, eux, demeurait de faire vent cannibal.
Ils se l'étaient promis il y a des années, dès que salou quasi mourrait, on mangerait Ntombi.
Et plus la vieille femme vieillissait, plus elle s'affaiblissait, plus il s'alivait.
Un matin vint, où salou quasi ne put quitter son lit.
Ntombi tenta tous les sorts qu'elle avait appris, mais rien n'y fit. Sa vie serait bientôt finie.
Alors, les femmes du village commencent à rassembler du bois et dresser un bûcher.
Il faut être prête à honorer salou quasi.
Oui, elle mérite un beau bûcher.
Ntombi rapporta leur propos à la vieille femme.
Chère grand-mère, vois comme elle t'aime, elle te pleure déjà.
Mais le visage de salou quasi s'assombrit. Il était temps de révéler la vérité à sa protégée.
Ce bûcher n'est pas pour moi, Ntombi.
Dès que je ne serai plus là, elles essaieront de te faire retir.
Un cannibal n'oublie jamais sa proie.
Pour ta sécurité, tu dois partir et me laisser mourir.
A Sémo, Ntombi couruore de la hûte.
Comme salou quasi quand elle était enfant, elle le va les bras et lança.
Tonnerre, tonnerre, entend ma colère.
L'orage obéit et éclata.
La foudre s'abattit sur le bûcher et l'enflama.
Ntombi attendit qu'il fûrit du temps cendre.
Et alors seulement, elle baissa les bras.
Puis elle attendit que les femmes ressortent de leurs abris,
et elle les toisa d'un air de défi.
Quelles voies-ce dont elle était capable ?
Elle, l'héritière de salou quasi.
Puis elle retourna auprès de la malade.
Personne n'osera m'attaquer désormais. Je peux rester à tes côtés.
Mais salou quasi lui prit la main.
Mon enfant, tes sors ont beau être puissant, ils ne seront pas suffisants.
A peine t'endormiras-tu qu'ils te retireront.
Le village ne respectait pas seulement la magicienne en moi, mais aussi la cannibal.
Toi, depuis dix ans que tu es ici, tu es restée entière, restée une étrangère.
Crois-moi, il est temps de rentrer chez toi.
Ntombi soupira.
Je ne sais même pas où c'est chez moi.
Sous mon matelas, tu trouveras une corne d'antilope.
Elle peut te ramener chez toi.
Si je ne te l'ai pas montré toutes ces années, ce n'était pas seulement pour te garder.
C'est que pour l'utiliser, il faut une bonne dose de magie et plus de courage encore.
Jette-toi dans l'océan, il souffle dans la corne.
Si tu es aussi forte que je le crois, les vagues te ramèneront chez toi.
Maintenant, file et ne m'oublie pas.
Ntombi embrassa en pleurant la femme qu'il avait protégé, élevée, aimée et s'enfuit.
Pour la première fois depuis sa tendre enfance, elle tourna le dos à la plage et nagea vers le large.
Déjà, il lui semblait rentrer à la maison.
Alors, elle souleva la corne et souffla dedans avec tout son courage, toute sa magie.
Et ce n'est pas un sous qui s'éleva, mais un courant puissant qui emporte à Ntombi au cœur de la nuit.
Le lendemain, les cannibales découvrirent le corps sans vie de sa l'occasion.
Lui-tôt que d'honorer la magicienne, les habitants passèrent la journée à chercher Ntombi.
Les adultes modissaient leur festin disparu. Les jeunes, eux, pleuraient une amie perdue.
Au même moment, de l'autre côté de l'océan, la jeune fille reprenait ses esprits.
Comme dix ans auparavant, la marée l'avait déposée sur une plage.
Mais celle-ci lui était doucement familière.
Dans le soleil du matin, une femme aux cheveux blanchies par le sel et le chagrin marchaient au bord de l'eau.
Quand elle s'approcha, Ntombi vit qu'elle pleurait, et ses larmes avaient la couleur de la mer.
« Qui es-tu ? » demanda la femme.
« Euh, je suis Ntombi. Je crois que je viens d'ici. »
Avec un cri de joie, la femme l'enlassa.
C'était Baka Baka. Depuis dix ans, elle n'était plus entrée dans l'océan.
Mais jour après jour, elle parcourait la grève, cherchant sa fille jusque dans ses rêves.
L'océan prend, mais parfois, l'océan rend.
Voilà que sa fille était revenue.
Et quelle fille ! Ntombi était courageuse, généreuse et pleine de surprises.
Et puis, elle portait chance. Depuis son arrivée, les poissons abondaient,
tombant dans les filets par milliers.
Les pécheurs n'avaient plus à risquer leur vie au large. On aurait presque dit de la magie.
En se retrouvant, la mère et la fille retrouvent aussi l'océan tant aimé.
Que les longues baignades leur avaient manqués, mais elles avaient appris de leurs erreurs.
Lorsque Ntombi eut à son tour des enfants, elle préféra les confier à une vraie nourrice.
C'était plus prudent.
Conte-moi, l'aventure est un podcast cherry FM réalisé par une équipe dévoreuse d'histoire.
A l'écriture, l'amoureuse de la mère, Marion Lemoine.
A l'interprétation, la magicienne, Léa Degarré.
A la réalisation et au mix, le pécheur de son, Cédric Le Doré.
A la production, promis, elle ne mange personne, Anaïs Skopman.
On est si heureux de vous retrouver pour cette cinquième saison du podcast, déjà.
On espère que ces nouvelles histoires vous entraîneront autour du monde et des univers,
et vous plairons autant que les précédentes.
En tout cas, c'est toujours un grand plaisir pour nous de vous les raconter.
Alors merci à tous ceux qui nous écoutent, tous ceux qui nous soutiennent pour vos likes et vos commentaires.
Vous nous donnez envie de continuer.
A bientôt pour de nouvelles aventures.