Bienvenue dans les coulisses du voyage, le podcast pour voyager avec sens et bon sens.
Je suis Laura, du blog de voyage et des globes blogueurs.
Tu as aussi envie de voyager de manière plus responsable, d'organiser des escapades
facilement et dénicher des initiatives originales si la réponse est oui alors tu es au bon endroit.
Chacun de mes épisodes est un concentré de bonnes astuces pour t'aider à planifier tes prochains voyages durables.
Hello hello, j'espère que vous allez bien. Cette semaine je suis surexcité encore une fois car
je poursuis ma série d'épisodes sur les voyages alternatifs. Alors je vous ai parlé la dernière
fois du voyage en stop avec Astrid. D'ailleurs si vous n'avez pas encore écouté cet épisode,
c'est le moment parce que j'ai eu de très très bons retours des auditeuristes. Cette semaine,
on va parler d'un mode de transport très très doux qui est le kayak. J'ai en effet
invité Céline à mon micro donc Céline c'est une voyageuse qui aime prendre son temps. Elle raconte
ses voyages lents sur son blog Voyages d'une plume avec une extrême poésie, j'adore la lire et avec le
temps elle a acquis plusieurs expériences assez originales de voyages itinérants au long cours en kayak.
À mon micro, elle a partagé avec beaucoup d'humilité, ses anecdotes et ses conseils pour que vous
aussi vous ayez envie de vous jeter à l'eau. On a d'ailleurs tellement discuté que j'ai choisi de
découper cet épisode en deux parties. La première partie que vous êtes en train d'écouter est dédiée
à son voyage de 1000 km le long de la Loire à coup de pague. Dans le second, elle nous parlera
d'une autre expérience tout aussi fabuleuse de voyage en kayak. Belle écoute !
Salut Céline ! Salut Laura ! Ça va bien ? Très bien et toi ? Ça va bien. Je suis ravie de te recevoir
dans ce podcast parce que ça fait longtemps que je suis tes aventures, que je te lis et c'est
assez étrange et en même temps ça me fait hyper plaisir donc voilà j'ai hâte de faire cet
enregistrement. Mais pareil. Parmi toutes les aventures que j'ai suivies sur ton blog, il y en a
une particulièrement qui m'a pas mal intéressé et qui est en lien avec le sujet d'aujourd'hui,
c'est ton voyage sur la Loire en Canoë. Alors ma première question ce serait déjà qu'est-ce
que vous avez pu faire des kilomètres et des kilomètres de faire des semaines de voyage
entièrement en Canoë ? Alors la réponse est très simple c'est l'amitié. En fait l'idée
elle n'est pas venue de moi. Moi je suis une très bonne suiveuse, j'ai beaucoup d'hibébête ou d'idées
originales on va dire mais celle-là elle est venue d'une amie qui pendant le premier confinement
était bloquée dans le sud et à la fin du confinement elle a voulu rentrer chez elle à Bress et
en fait elle s'aperçut que les billets de train étaient très chers, elle voulait pas prendre
l'avion, elle a regardé la carte de France et du coup elle s'est quand même aperçu qu'on avait
un fleuve qui traverse une grande partie de la France, la Loire et ensuite de Nantes à Brest il y a
le canal, on va en fait tout se goûtit quoi quand on regarde la carte de France, tu es dans le sud tu
peux aller en Bretagne, il y a un chemin tout tracé à travers les voies navigables. La seule solution
qui restait à ses yeux c'était de traverser la France en kayak. Elle m'a proposé qu'on le
fasse à deux et moi j'ai suivi et ensemble on a traversé du coup la France en kayak.
C'était une route naturelle mais il fallait quand même penser à l'emprunter, ce n'est pas forcément
évident. Ton amie et toi vous aviez déjà fait du canon et kayak ou pas du tout ?
On en a fait une fois chacune ou deux, je pense qu'à nous deux on devait cumuler 30 km d'expérience
en kayak. On en avait fait chacune de notre côté quand on était à dos en sortie touristique en
fait, ce qu'on peut faire dans les Gorges du Tarn ou les Gorges de l'Héro. Et donc non on ne savait
rien en fait du kayak, on ne savait rien sur la réglementation en France sur les voies navigables,
on ne savait rien, on savait juste qu'il fallait aller à Brest et qu'on voulait y aller en kayak.
On a fait plus de 1000 km, on est parti de Roan à côté de Lyon et on a été donc jusqu'à Nantes
via la Loire et ensuite le canal de Nantes à Brest. A la base j'étais au Chili et avec l'histoire
de la pandémie du confinement je suis rentrée en France et en fait entre la fin du confinement et
des restrictions de déplacement et le jour du départ il y a eu trois jours je pense. Donc ça a
été très vite en fait. On a acheté le kayak, on a acheté les pagais très importants, en fait
le projet s'est concrétisé en moins d'une semaine quoi. Même si vous n'avez pas eu beaucoup de temps
pour organiser les choses, par quelles étapes vous êtes passées pour concrétiser ce projet
parce que j'imagine qu'il suffit pas juste d'avoir un kayak et puis une rame. On a cherché des
informations surtout sur internet, on s'a aperçu qu'il n'y en avait pas énormément. La Loire c'est
un feu love qui est très pratiqué en cano et kayak, pas forcément sur toute sa distance mais
il y a quand même beaucoup de personnes qui font du kayak sur la Loire et du coup on a cherché les
informations principales genre savoir si on allait traverser régulièrement des villages pour acheter la
nourriture et faire le plein d'eau, savoir s'il y avait des obstacles par exemple les centrales
nucléaires et ensuite on a acheté un livre, le seul livre qui existe sur la traversée de la Loire
en kayak qui s'appelle la Loire vu du fleuve. En fait on est un peu partis quand même sans trop
savoir vers quoi on allait parce que les informations qu'il y avait sur internet elles
n'étaient pas ultra nombreuses, le livre on l'a reçu après notre départ donc en fait il nous a
servi à rien et voilà enfin on a vu qu'il n'y avait pas d'interdiction et en fait c'est ce qui
c'était le principal quoi, il n'y avait pas d'interdiction, on allait passer par des villes et des villages
et on savait juste qu'il fallait faire attention au central nucléaire. On l'a pas dit mais vous
êtes partie donc en kayak mais l'idée c'était aussi de bivouac donc il y avait aussi cette partie
quand même bivouac qui était à prendre en compte aussi dans l'organisation surtout que sur un kayak
on ne peut pas non plus se charger trop j'imagine. C'est ça après on est toutes les deux adeptes du
voyage minimaliste du coup on a l'habitude de bivouac et on a l'habitude de partir avec très peu
d'affaires ce qui pesait le plus lourd sur le kayak c'était la nourriture. On savait qu'en fait en
étant sur la Loire on n'aurait pas forcément accès à des campignons, en fait on ne gère pas
forcément les distances de la même manière à pied, à vélo ou en kayak. En kayak on peut se retrouver
dans des endroits à côté de terrains vagues par exemple de friches ou de forêts et la route
elle est à 4 km et on ne peut pas se permettre enfin c'est lourd on a un kayak gonflable premier prix
donc qui est quand même très lourd et on n'aurait pas pu porter nos affaires plus le kayak après toute
une journée de paguet pour marcher 4 km pour potentiellement faire du stop pour atteindre peut-être
un camping pour un trajet aussi long ça aurait demandé vraiment énormément d'organisation de prévoir
chaque étape bien comme il faut et c'était pas forcément possible surtout qu'on sortait du coup du
confinement donc les campignons n'étaient pas forcément ouvert à ce moment là et en fait le
bivouac c'est quand même de la liberté ça permet de s'arrêter sur une plage par exemple qu'on
trouve belle ou on sait qu'il va y avoir un boucoucher de soleil parce que le ciel commence à être beau
on peut se poser là et on a le temps pour monter la tente ou alors si on n'a juste pas envie de
pagailler toute la journée on peut s'arrêter plus tôt. Oui puis en plus comme vous n'aviez
jamais fait de grande distance en kayak j'imagine que vous saviez pas non plus sur quel nombre de
kilomètres tablette par jour. Bah c'est exactement ça surtout que la Loire elle a beaucoup de bandes
sables donc en fait il y a des fois où on pouvait pas trop avancer à cause des bandes sables
enfin fallait descendre du kayak, tirer le kayak, on faisait de la rando dans l'eau en fait et en
plus en kayak on est vachement soumis aux conditions météorologiques aussi. Il y a eu une crue pendant
notre voyage, bah là du coup on a dû se poser dans un camping parce que c'était dangereux de camper à
côté d'un fleuve en fait dont le niveau monte et à ce moment là on a dû pas guayer moins
parce que ça pouvait être dangereux aussi à cause des trondards ou des branchages qui
pouvait potentiellement percer le kayak. Comment vous avez géré un peu ces aléas météorologiques
et puis ce ce caractère un peu imprévisible de la Loire ? La Loire elle est réputée dangereuse
surtout pour les baigneurs en fait parce qu'il y a des courants qui peuvent tirer dans le fond.
Quand t'es sur l'eau c'est pas si dangereux que ça en fait on avait tout le temps nos gilets
sauvetages, enfin d'aide à la flottabilité. Au cas où il y en a une des deux qui tombent à l'eau et
justement il y a des courants qui nous empêchent de nager et de rejoindre l'arrive au kayak. Pour les
conditions météorologiques moi qui suis un peu une flippette quand même en voyage je regardais
tous les jours le site Vigicru. C'est un site sur lequel en fait sont répertoriés toutes les
fleuves et rivières de France et où on peut voir en fait les alertes de cru pour chaque fleuve
ou chaque rivière. Quand en fait on a reçu des messages de nos amis ou de notre famille qui nous
a dit qu'il y avait beaucoup de pluie au niveau du puits en velet donc pas loin de la source de la Loire.
En regardant Vigicru on s'est aperçu qu'elle allait monter de temps de niveau là où nous en
était. Donc c'est un outil quand même super pratique et après pour la météo on n'a pas eu de
chance. Il y a eu énormément de pluie et en fait on se disait on est sur l'eau on peut aussi être sous
l'eau. Enfin on allait pas s'arrêter, pas ce qui pleuvait c'était pas vraiment concevable pour nous
on voulait continuer d'avancer. C'est embêtant mais c'est pas dangereux en fait de faire du kayak
sous de la pluie normale. On est trempé toute la journée on se couche trempé et on se relève
trempé le lendemain quoi. Après on s'est fait quelques frayeurs. Déjà on a navigué un moment
quand il y avait la cru. On a justement vu une voiture qui était sous l'eau au moment de la cru.
On s'est rapproché de la voiture voir s'il n'y avait pas quelqu'un dedans. Donc en fait au moment
où on avance on dit bon on espère qu'il n'y a aucun corps, enfin personne n'a resté bloqué dans
cette voiture quoi. Et donc on est en kayak on approche de la voiture on voit qu'il n'y a personne,
c'est bon on appelle quand même les gendarmes. Et là faut expliquer aux gendarmes qu'on est sur
la loire en cru en kayak et qu'on est à côté d'une voiture. Mon amie leur parlait moi je suis pas
guillet j'ai essayé de rester un peu dans le sens de la navigation et on s'est pris le seul bon de
sable qui restait sur la loire en fait. Et donc on est resté bloqué sur un banc de sable pendant
que la loire continue à monter quoi. Mais en fait c'était quand même assez drôle. Mais les gendarmes
ouais ils ont eu un peu de... Je pense qu'ils sont demandé ce qui se passait et c'était pas du
gros n'importe quoi. Lors de notre discussion j'ai beaucoup aimé la simplicité et la décontraction
avec laquelle Céline aborde les difficultés qu'elle a pu rencontrer durant cette traversée. Vous allez
voir quand on navigue sur un fleuve ou une rivière il y a quelques passages insolites. Mais ne vous
inquiétez pas Céline nous donne toutes les clés pour les passer sans enruches. Au moment des centrales
nucléaires donc elles sont quand même bien indiquées. Là il y a plusieurs options soit il faut
sortir de l'eau et continuer à pied pour qu'on tourne la centrale. Soit il y a des passages en fait
exprès pour les canoés des sortes d'autobogans donc ça c'est assez chouette. Et sinon pour certaines
centrales comme celle de Chinnon on peut passer sans aucun souci. Mais pour ça en fait il faut se
renseigner avant et quand je disais il n'y a pas forcément beaucoup d'informations par exemple
pour la centrale de Chinnon. On a perdu énormément de temps on est resté bloqué un petit moment avant
parce qu'il y avait plusieurs signalétiques et on comprenait pas tous les panneaux. Enfin en gros
les panneaux ils nous disaient interdit d'avancer, passer à gauche c'était n'importe quoi. Et là on a
appelé carrément la centrale nucléaire de Chinnon pour savoir si on a le droit de passer. Ils nous ont
dit que c'était un oris qui est péril. On a appelé l'office de tourisme de Chinnon pour savoir si on
a le droit de passer. La personne ne savait pas, elle n'a pas pris de risque, elle nous a dit c'est
complètement interdit de naviguer sur la loire et en fait on est passés et il n'y avait aucun souci.
Enfin les personnes ni de la centrale ni de l'office de tourisme ne sont habituées à ce genre de
questions et du coup c'est des informations qu'on ne trouve pas et cette partie là elle n'est pas
très fréquentée en fait par les Kayak apparemment. Là c'était vraiment le seul endroit où on a
vraiment eu du mal en plus on ne voyait pas par où on pouvait sortir de l'eau. Il n'y avait pas d'accotement
possible où on aurait pu sortir et continuer à pied et à côté de ça on ne savait pas si en fait
on allait se retrouver dans un énorme barrage qui aurait pu nous coûter la vie. C'est ça qui est
dangereux au niveau des centrales nucléaires c'est qu'il y a des barrages, des retenus d'eau et en
fait ça entraîne et après on ne peut plus sortir. Je pense que c'est quand même important de parler
des centrales nucléaires parce que ça peut être un potentiel danger il ne faut pas faire n'importe
quoi quand il y a un panneau interdiction on n'y va pas mais sinon c'est pas dangereux à aucun moment
on s'est dit qu'on risquait notre vie à être là alors qu'on était des débutantes et on sentait
que ça allait en fait. C'est pas dangereux en soi quoi. Après la loi on a pris le canal de Nantes
à Brest et c'est un canal où il y a plus de 200 écluses du coup c'est bien de se renseigner avant
le canal traverse différents départements. Dans certains départements on peut se faire
écluser c'est à dire être comme un bateau là il y a un éclusier ou une éclusière qui sort de
sa petite maison et qui nous fait passer en fait sans qu'on ait besoin de sortir du kayak. Dans
d'autres départements on n'a pas le droit de se faire écluser. Chaque fois qu'on sort de l'eau,
qu'on traverse à pied et qu'on se remette dans l'eau après l'écluse et dans d'autres départements
encore là il y a des tobogans à kayak. Les tobogans en fait c'est quand même assez impressionnant
t'es au dessus et là tu vois que ça pique vers le bas et en fait faut quand même te laisser
entraîner et j'y ai pris goût et dès qu'il y avait un toboggan j'étais comme une gamine je trouvais
ça trop bien mais c'est vrai que ça peut faire un peu peur. Alors maintenant qu'on en sait un
petit peu plus sur ce premier voyage en kayak le long de la Loire, quel conseil tu pourrais donner
à quelqu'un qui aurait envie de se lancer comme ça dans un voyage itinérant en kayak ?
Et l'après un des choses ce serait de se renseigner sur le parcours choisi en fait. Par exemple
sur la Loire, la fin de la Loire en fait c'est la Loire maritime. Le fleuve subit les influences
de des marais donc faut pas y aller aux horaires de la marais montante par exemple. Parce que là on
se retrouve en fait à ramer contre courant. On l'a fait, on ne recommande pas du tout cette expérience.
Donc ouais essayer de se renseigner sur le type de parcours, savoir si vous voulez un parcours
avec des rapides dans ces cas là peut-être choisir des gorges ou un parcours vraiment super
tranquille à faire en famille. Dans la vallée de la Loire là où il y a tous les châteaux c'est
quand même super chouette en famille parce que le fleuve est assez large, il n'y a pas trop de soucis
autour de Sommur où il y a énormément de bandes sables. Et choisir aussi la distance qu'on veut
faire on estime qu'en kayak on avance à peu près à 4 km heure comme à pied. Donc donc
essayer de se renseigner sur les capacités qu'à chacun pour avancer ça sert à rien d'essayer
de vouloir faire 50 km dans la journée si c'est juste pour un séjour en famille quoi. Vaut mieux
y aller tout doucement, prendre son temps parce que surtout sur le fleuve ou sur les rivières on
voit des choses qu'on ne voit pas d'habitude. On est vachement plus proche des animaux. Nous
pendant toute la traversée de la Loire en fait on a vu les signaux, les bébés signe,
grandir au fur et à mesure quoi. C'était jamais les mêmes évidemment mais on les a vus
tout petit parce que c'était au mois de, on est parti en juin et à la fin juin c'était déjà des
signes adolescentes quand on les considère adolescentes donc c'est quand même beau de voir la
nature grandir comme ça. Moi il y avait un point je voulais voir avec toi parce que je connais bien
la Loire et certains de ces enjeux aussi d'un point de vue écologique et je sais que notamment par
rapport au bivouac il y a pas mal d'endroits où on ne peut pas forcément bivouacé puisque c'est des
zones je pense notamment aux bandes sables ou certaines îles. On ne peut pas bivouacé parce
qu'il y a la protection de certains oiseaux qui viennent y nicher. Comment vous avez géré cet
aspect là pour savoir un peu où vous pouviez bivouacé et où vous n'aviez pas le droit de bivouacé
là spécifiquement le nom de la Loire ? Alors sur la Loire il y a beaucoup de bandes sables comme
tu dis ou des petites îles, des îlots où il y a des panneaux en fait. Il y a des panneaux qui
y a marqué bivouac interdit. Ensuite il faut faire un preuve d'un peu de bon sens quand on voit des
colonies de sternes au même endroit on se dit que peut-être c'est pas le meilleur endroit au bivouacé.
Enfin écoutez quand même regarder la nature et que c'est pas parce qu'il n'y a pas un panneau qui
dit spécifiquement zone interdite au bivouacé. Enfin si on voit qu'il y a des animaux et qu'on
risque potentiellement de les déranger on n'y va pas parce que ça peut les stresser selon la
période en plus. Il faut que ce soit une période de pontes ou quand les oeufs viennent d'éclore
ou quoi. Sur Mavsimi le long de la Loire il y a des endroits où il y a marqué que c'est des zones
protégées et donc dans ces cas là on savait qu'on allait pas bivouacé là quoi. En regardant la veille
par exemple on se dit bah demain si on veut bivouacé faut au moins qu'on fasse autant de kilomètres
enfin tant de kilomètres pour être sûr de dépasser la zone pour respecter justement l'environnement.
Un voyage comme ça comme je te disais on est vachement proche de la nature après moi c'est une
question qui me parle beaucoup. Enfin je fais beaucoup de randonnées, beaucoup de tout le temps dehors
en fait. Le fait de voir par exemple de pagailler et d'avoir des ragondins qui nagent à côté
ou d'avoir des signes et voir évoluer, de voir tous les oiseaux et tout on est quand même vachement
privilégiés. Enfin on a ce rapport à la nature qu'on n'a pas forcément dans notre vie de tous les
jours. Du coup c'est naturellement je pense qu'on va pas aller embêter les oiseaux et qu'on va pas
même si c'est beau pour une photo en fait naturellement on se dit bah non. Ça développe aussi une autre
sensibilité à la nature et un autre rapport aux animaux. Je fais aussi ce podcast là dans
l'idée de sensibilité sur certains enjeux dont on n'a pas forcément conscience et je pense que la
question des oiseaux sur les bandes sables c'est une question importante parce que toi tu faisais
peut-être attention mais je sais qu'il y a beaucoup de kayakis qui sont pas toujours aussi scrupuleux
et qui voient pas forcément l'intérêt c'est à dire qu'ils comprennent pas forcément l'interdit
et les enjeux qui est derrière et du coup ils peuvent parfois simplement sans forcément accoster,
se rapprocher trop près ou faire du bruit etc. Et je pense que c'est toujours intéressant
d'expliciter l'interdit aussi parce que du coup on peut être plus à même ensuite de comprendre
et donc de respecter en tout cas c'est mon utopie. Sur le canal de Nantes à Brest tout le long du
canal il y a les maisons de l'eau je crois que ça s'appelle comme ça c'est des écluses ou des maisons
qui souvent proposent des expositions sur la faune et la flore du canal. Ça sensibilise aussi
d'une autre manière en fait on est sur l'eau avec le kayak donc on voit des choses qu'on ne
forcément on ne connaît pas forcément tous les oiseaux ni rien et de pouvoir s'arrêter de temps
en temps et découvrir des explications justement sur la faune et la flore et sur les enjeux de la
protection de l'environnement c'est assez chouette je trouve. A côté de ce mur il y a une maison
qui existe comme ça alors qu'il est plus destiné à ceux qui font la Loire à vélo parce que c'est
vraiment sur les tineraires et j'imagine qu'en kayak si tu trouves un endroit pour accoster tu peux
aussi y aller sans soucis. Il y a un bel védère pour observer les oiseaux parce qu'il y a un band de sable
en face et il y a toute une exposition sur la faune, la flore, sur aussi les spécificités de la Loire
en tant que fleuve donc tout l'aspect un peu hydraulique mais l'aspect aussi culturel qu'il y
a autour des usages sur la Loire et donc c'est vraiment effectivement assez intéressant et je
sais aussi que sur le canal de Nantes à Brest il y a pas mal d'anciennes maisons d'éclusiers qui ont
été aussi reconvertis en lieu par exemple des cafés ou des lieux d'exposition enfin ils ont trouvé
un second souffle en fait et ça permet de faire des haltes aussi que l'on soit à pied à vélo ou en
kayak. Vous venez d'écouter le premier épisode sur le voyage itinérant en kayak.
Avec Céline de voyage d'une plume consacrée à la traversée de la Loire. Dans la seconde et
dernière partie Céline nous emmène en Corse pour nous raconter les spécificités de la navigation
en kayak gonflable sur la mer mais aussi ses rencontres plus ou moins charmantes sur l'eau et
sur la terre ferme. Si jamais vous n'êtes pas encore abonnés au coulisse du voyage c'est le moment
de le faire pour ne pas rater cette seconde partie. Comme d'habitude sachez que vous pouvez me
retrouver sur mon compte instagram à Robazglobblogger pour poursuivre les échanges et suivre en
direct tous mes voyages et il va y en avoir pas mal prochainement. À très vite !