Je me suis dit, j'aimerais quand même faire un métier que j'aime en fait.
Oui.
Franchement, le voyage, ce n'est pas la vie, je ne sais pas ce que c'est.
Enfin, parce qu'au fruit et à mesure des expériences, j'avais besoin de liberté, de faire les choses comme moi, je voulais les mener.
Et...
Bienvenue dans la Base, un podcast Big Media.
Je suis Georges-Janret Abay, entrepreneur et consultant en communication.
Et aujourd'hui, je suis avec Polly Tatou.
Ou comment ça va Polly ?
Ça va très bien et toi ?
Bah merveille.
Super.
Merci d'être là , merci d'avoir accepté l'invitation.
Bah merci Ă toi.
Et on va se parler de tout ce que tu fais, tout ce que tu as pu entreprendre.
Et je vais déjà commencer par une question très simple.
Qui es-tu ?
Alors ça, c'est compliqué parce que...
Alors moi, je suis Polly.
VoilĂ , je suis artiste tatueuse depuis dix ans maintenant.
Et je suis...
VoilĂ , je viens du 92, j'ai grandi lĂ -bas.
Il y a tellement de choses en fait.
Vas-y, ton origine story, prends ton temps.
Ok.
Par rapport Ă tout mon parcours.
Tu viens justement ton quartier d'origine.
Donc moi, j'ai grandi sur Añer.
Je viens d'un milieu populaire.
VoilĂ , je suis d'origine Philippine.
Et je te disais, on en parlait là , mon père est libanais-arménien.
Donc ça fait beaucoup de mélanges.
Et c'est pour ça aussi quand tu me dis qui es-tu en fait ?
Pour moi, il y a plein de réponses parce que en fait, voilà , on va dire c'est un peu tout ça en même temps.
Donc mes origines, où j'ai grandi, la France bien sûr.
Et ce que je fais au quotidien, donc mon art, mon métier, ma passion, je suis tatueuse.
Ok, trop bien.
Et toi, cette volonté justement de partir d'une passion, j'imagine,
toi, c'était le passion directement le tatouage, c'était le dessin,
enfin, qu'est-ce qui t'as mené en fait au tatouage ?
C'est le dessin en fait.
J'ai toujours dessiné.
Pour moi, en fait, j'ai jamais pris de cours ou quoi que ce soit.
Mais c'est vrai qu'avant, on avait peut-ĂŞtre un peu plus de moments d'ennui,
où on pouvait se développer aussi, se trouver, se rechercher.
C'est vrai parce qu'aujourd'hui, il y a tous les réseaux qui nous occupent au quotidien.
VoilĂ exactement.
Et en fait, voilĂ .
Au plus profond de moi, j'avais ce truc que j'aimais bien et je dessinais un peu tout ce que je voyais.
Et de là , petit à petit, à travers les voyages, les expériences, d'autres passions, même la musique,
j'ai trouvé cette voie-là où je me suis complètement épanouie.
Ok. Et maintenant, vu ton chemin, comme tu disais,
c'est fait donc plus de 10 ans que t'es venue artiste, tĂŞte aux os.
Toi, cette volonté d'entreprendre, elle vient d'où ?
Alors, de base, en fait, c'est ma passion.
Donc moi, je me suis vraiment épanouie dedans.
Et après, au bout d'un moment, on met un cadre à tout ça.
Et on entreprend parce qu'au fruit et à mesure des expériences,
j'avais besoin de liberté, de faire les choses
comme moi, je voulais les mener.
Et après, comme je te disais, le cadre, ou forcément, au bout d'un moment,
on construit aussi sa vie et la chance que j'ai eue,
et c'est ce que je voulais, c'était vraiment de la construire à travers ma passion.
Et toi, tu as des exemples concrets de d'oĂą tu vas chercher tes inspirations.
En fait, si on revient vraiment à la base de tout ça,
cette envie de te dessiner, cette envie de tatoer,
tu vois, des inspirations, des choses que t'es évoquées, un peu d'écouter, etc.
Il y a des choses comme ça ?
Oui, complètement.
Comme je disais, déjà , toutes les origines et tout,
parce que c'est un métier aussi qui est très culturel,
oĂą on retrouve dans beaucoup de cultures.
Donc par mes origines, Philippine, mĂŞme au Liban,
il y a tout ça aussi dedans.
Exactement.
Après, moi, je viens d'un milieu populaire,
et j'ai été aussi beaucoup bercée par la musique,
et voilà , le hip-hop, ça et tout.
Une grosse influence.
VoilĂ , une grosse inspiration, une grosse influence.
Et voilà , à travers la musique, moi, j'étais beaucoup US et tout.
Je voyais les rappeurs, les meufs et tout.
C'était tatoué, enfin, genre, tu vois,
c'est toute une culture qui va avec...
C'est cet aspect-là qui t'as parlé.
Ça veut dire que tu regardais des clips, tu vois.
T'as trippé, en fait, sur ça, c'est pas...
Il y a des gens qui vont kiffer, genre la photo,
il y a des gens qui vont kiffer la tape dans ce genre de clip,
et toi, c'était directement les tatous.
Ouais, ça, ça, on faisait grave partie.
Pour moi, en fait, ça ramenait vraiment une singularité.
Voilà , en fait, c'était vraiment une image
que tu t'as appropriée, ton corps.
Et en fait, c'est pas la différence, mais je suis singulier, je suis moi.
Et je me construis, en fait.
Ouais, c'est ça, ça fait partie de la personnalité.
Exactement.
L'angle, de la vision des choses.
Ça veut dire qu'il y a une façon de se positionner.
Oui, c'est ça.
Et de se trouver.
Et de se revendiquer.
Affond, trop beau.
Et toi, justement, t'as dit un mot juste avant,
qui fait écho, évidemment, ça ne sont pas passions.
Ça veut dire qu'il y a des métiers,
quand on parle de métier passion,
ça peut galvoder comme expression,
mais toi, t'es complètement là -dedans, j'imagine.
Affond, et c'est pour ça que...
Tu vois tout le prisme du dessin et du tatouage.
Exactement.
Et c'est pour ça que tu me disais
qu'est-ce qui t'a poussé à être entrepreneur,
entrepreneur, c'est-Ă -dire quand je te disais,
il faut mettre un cadre, parce qu'en fait,
moi, ma base, c'est vraiment une passion.
Comme tu disais, il y a des métiers, voilà ,
on va faire, et moi, j'en ai fait,
j'ai eu un enfant très tôt,
j'étais en santé à 17 ans,
donc au bout d'un moment,
il faut cadrer aussi sa vie.
Mais moi, ce qui m'a guidé vraiment au début,
c'est la passion,
et aujourd'hui, elle m'emmène aussi tous les jours.
C'est ton mien, on va en parler.
Et justement, ce déclic, tu disais,
voilĂ , t'as dit aussi ce mot de structure,
ça veut dire que t'as juste ton déclic
de passer d'une passion
Ă vraiment le structurer,
en faire ce déclic entrepreneurial.
Toi, c'est passé comment,
Ă quel moment, tu t'es dit,
en fait, je peux en vivre,
tu vois, comment,
qu'est-ce qui s'est passé dans ta tête, à ce moment-là ?
Quand j'ai commencé le tatouage,
c'était pas aussi développé qu'aujourd'hui.
Donc j'ai beaucoup voyagé,
je suis partie...
En fait, j'ai découvert le tatouage
Ă Miami en fait, Ă M.A. Bertrand,
j'ai fait un voyage lĂ -bas,
j'avais beaucoup de potes qui se faisaient tatouer,
et je me suis dit,
j'aimerais quand mĂŞme
faire un métier que j'aime, en fait.
VoilĂ , la phrase oĂą on dit,
si tu vis de ta passion,
t'auras pas l'air de travailler.
Moi, c'est tout à fait ça.
Et du coup,
avant, on disait beaucoup qu'aux États-Unis,
il y avait 10 ans d'avance,
donc là -bas, c'était vraiment structuré et tout.
Et quand je suis venue en France,
je me suis dit,
en fait, ça me plaît,
j'ai fait des apprentissages,
c'est une passion,
c'est ce que je répète depuis tout à l'heure,
passion, passion, passion,
mais en fait, on peut en faire un business,
on peut en vivre,
les gens, en fait,
ils comprennent que c'est quelque chose
qu'on porte Ă vie sur soi,
et du coup, voilĂ ,
moi, ça m'a poussé
Ă ĂŞtre la meilleure
dans
ce que je peux faire.
Et
j'ai travaillé dans
beaucoup de
salons, en fait, à l'étranger.
Ah, tu t'es invité, c'est ça ?
Oui, voilĂ , exactement. En fait,
j'ai été invité
et j'y allais aussi beaucoup pour apprendre.
Donc, il y a tout ça aussi aujourd'hui,
on peut ĂŞtre chez soi et on peut apprendre beaucoup de choses,
il y a beaucoup de formations en ligne,
on peut regarder,
écouter des podcasts, on apprend vraiment
l'information, elle vient
facilement, exactement, c'est très facile
de s'informer si on s'intéresse,
en fait, il faut juste chercher la voie
dans laquelle tu peux partir.
Avant, il fallait quand mĂŞme plus chercher les infos.
Et c'est cette expérience de terrain
qui m'a permis après, moi,
de...
Comme j'ai progressé, en fait.
Mais tu le fais toujours, j'imagine.
Bien sûr, mais là , je...
On le fasse tous les jours, au fond.
Et par rapport aussi Ă
de te structurer, toi, tu t'es dit,
à un moment donné, bon, ça commence
Ă prendre, enfin, j'imagine, tu vois,
tu avais ta première clientèle,
enfin, un peu les débuts, c'est jamais évident,
de toute façon, les débuts, de base.
Et à un moment donné, je ne sais pas, quelqu'un t'a mis sur la voie,
c'est toi qui t'es dit, non, mais en fait,
il faut que je structure mon oeuf,
il faut que je structure
mon style aussi. Ça veut dire,
j'imagine, tu vois, dans le monde tatouage,
t'as quand mĂŞme plein de styles, de sous-genres,
de genres différents. Donc comment, toi,
en fait, t'as structuré, tu vois,
ton oeuf, tu t'es organisé, ne serait-ce que
pour qu'on puisse te bouquer, tu vois.
Oui, alors j'ai quand mĂŞme pris
des références, comme je te disais,
à l'étranger, parce qu'ils étaient vachement en avance.
Donc ça m'a beaucoup inspiré.
Et ensuite, c'est quand mĂŞme
partie de moi, parce que c'est une envie
personnelle, que ce soit
moi dans mon métier ou dans d'autres
métiers, il faut vraiment que la flamme,
elle soit à l'intérieur de nous, chacun
en fait, personnellement. Et ensuite,
on est quand mĂŞme, enfin,
c'est pas obligé, mais on va dire,
c'est vraiment la force des rencontres
qui font qu'on avance,
en fait, avancer tout seul, c'est pas possible.
Et j'ai quand mĂŞme eu la chance,
alors, de rencontrer et aussi
de me rapprocher de
personnes, en fait, qui m'ont
stimulé professionnellement
dans mon art.
Tu vois, tu peux citer,
ou tu as des personnes comme ça, pas besoin de citer tout le monde,
mais tu vois, si tu as eu une, deux personnes,
tu te dis, ah, il y a eu un tournant, tu vois.
LĂ , je pourrais donner
des noms d'artistes, mais
qu'on connaîtra pas
ici, parce que ce sera vraiment dans la niche
du tatouage.
Mais toi,
c'est pas que
tu as une entreprise dans le sens
cachée, je me l'ai guimé derrière une boîte,
c'est que c'est hyper incarné, ça.
C'est polytatou, qu'on veut voir,
on veut se faire tatouer pas polytatou.
Ça, tu le gères comment, en fait,
ce côté, cette nécessité
d'être hyper flexible, hyper à l'écoute,
et qui a un métier en plus hyper
dans l'empathie. Ça, tu le gères comment, ça ?
Alors, moi,
au-delĂ de l'art,
c'est la passion première, moi j'aime l'humain, en fait.
Donc, ce que j'adore, c'est
avoir des rencontres,
une histoire chaque jour différente,
une personnalité,
enfin, j'adore, en fait.
Donc après, c'est vrai que
comme tu dis, en fait, je suis en plein
dedans, en fait, c'est que la marque
c'est moi. Donc, c'est pas comme si
t'avais une boîte et bah bah bah bah bah,
tu pouvais en fait
faire fonctionner le truc.
En fait, Ă partir de lĂ ,
c'est de...
on part, en fait,
dans une transmission.
Voilà . T'es obligé d'être...
enfin, t'es obligé, non,
parce que c'est quelque chose que j'aime,
comme je te le disais.
J'ai l'objet de rien, mais...
Ouais, mais blagues sont pas très drôles.
Donc, t'inquiètes, t'es pas obligé.
Mais...
Oui, lĂ , en fait,
je parle vraiment
de la transmission.
C'est-à -dire de mon expérience, là ,
par exemple, je suis en train de
faire une formation. Oui.
VoilĂ , une formation en ligne.
Ouais, bah bah, parlons en fait. Exactement.
Donc ça, en fait, en gros,
tu t'es hyper perfectionné sur le tatouage.
Et lĂ , maintenant, t'as envie
de transmettre ce savoir. Exactement.
Encore d'une autre manière. Donc, ouais,
raconte-tu comment ça m'a appelé. Alors, comme je te disais,
moi, j'ai dĂ» voyager, en fait.
Oui. Donc, bah, j'avais envie
de le faire, parce que j'avais vraiment
envie d'apprendre. Donc, voilĂ .
J'ai bougé. Et aujourd'hui,
en fait, on est dans un monde oĂą on a quand mĂŞme
de la chance, comme on disait tout Ă l'heure, c'est que
des informations viennent Ă nous.
On n'est plus
aussi dans un monde
où on fait un métier,
on le fait à vie. C'est comme ça,
de père en fils, de mère en fille et tout.
On est plus contenés à une seule chose
d'une ligne. Exactement. On peut ĂŞtre vraiment
plusieurs personnes. Bien sûr,
après, on a nous, nos envies,
notre personnalité. Et du coup,
les formations
en ligne, voilà , c'était vraiment
pour apporter
une réponse à des gens qui souhaitent
apprendre et sans avoir
ce besoin, en fait, finalement
d'aller ailleurs.
Et du coup...
C'est cette idée, elle est d'un de toi.
Ça veut dire, en fait, c'est une formation
pour apprendre Ă tatouer.
Pour se perfectionner. Ok, plutĂ´t.
Donc, il faut avoir des bases, déjà . Exactement.
Et toi, tu vas venir avec des courrois
de perfectionnement
sur le tatouage. Et après, en termes
de style, ça veut dire, vu qu'il y a
quand mĂŞme des styles, disons avant,
hyper différents dans le tatouage, ça,
tu l'intègres, justement, en formation.
Après, c'est... voilà , comme on disait,
le truc, c'est que Polytatoo, c'est
une marque. Du coup, c'est surtout
sur cette direction, en fait, que ça
va être tourné, donc ça va être
vers mon style.
Ouais. Et ça,
justement, tu t'es entouré de personne,
parce que quand on crée un...
c'est un peu un nouveau business, alors ça reste, évidemment,
dans ton entreprise
au global. Mais c'est
nouvel off, c'est un nouveau... Exactement.
Tu bosses avec des gens, tu fais
comment ça ? Ouais, là , je suis...
Je m'entoure, donc je suis en train de le faire.
Et oui, t'es obligé,
bien sûr, je peux pas tout faire
toute seule. Ouais. Donc,
comme je disais tout Ă l'heure, c'est super important
d'être entouré. Donc, là ,
on est en train de construire
ce projet-lĂ , parce que c'est pas un projet,
enfin, c'est quelque chose qu'on m'a
beaucoup demandé, en fait. Moi, j'ai beaucoup de gens
qui me demandent, qui viennent
qui viennent
Ă mon salon pour me regarder tatouer.
Donc, c'était vraiment une réponse
Ă cette demande.
Et pour moi aussi, c'était
un moyen aussi
de... voilĂ , de m'ouvrir aussi
un petit peu et de pouvoir
un petit peu me multiplier
on va dire, parce que...
C'est ça, en fait. Voilà , moi,
un client, je fais une personne Ă la fois.
Ouais, t'es limitée.
Ouais, voilĂ , exactement.
T'es limitée par le temps, etc.
Ça prend des heures, même si c'est géographique.
Voilà . Bien sûr. Et par cette formation,
ça te donne, comme tu disais, enfin, cette possibilité
d'ĂŞtre toujours toi-mĂŞme,
parce que, bah, c'est-Ă -dire, toujours ton style,
toujours ta manière d'être,
mais de toucher encore plus
de monde, d'ouvrir Ă fond. Exactement.
Et c'est pas pour que les gens deviennent
moins, en fait, c'est juste
moins de... voilĂ , de donner,
en fait, le savoir que j'ai.
Le thymisme en général. Exactement.
Quand on entreprend quelque chose,
quand on arrive au stade, oĂą tu es dans
de la transmission,
pas que, mais en grande partie dans la transmission aussi,
ça veut dire que, voilà , t'as arrivé
Ă un niveau oĂą t'as suffisamment de connaissances,
de compétences, de pédagogie
pour toucher encore
plus de monde, porter des gens.
En fait, c'est-Ă -dire, comme des gens,
toi, t'ont porté et continuent, j'imagine, à le faire,
bah, maintenant, c'est aussi Ă toi.
Tu vois, de... Bah, c'est ça,
c'est le flambeau qu'on... Ouais, c'est trop cool,
comme sentiment. Bah, en fait...
Un accomplishment, comme un entrepreneur.
C'est un accomplissement, et je pense que...
pour pas faire de blague, mais c'est la base.
Excuse-moi, excuse-moi,
fallait que je le place toi. Non, mais
c'est bien, on la prend. C'est bon ?
C'est bon ? Non, mais c'est vrai,
voilĂ , c'est important de
transmettre, on galère, enfin,
c'est pas facile, en fait. LĂ , on parle
à chaque fois des côtés positives et tout,
mais c'est super compliqué.
Moi, je viens...
Enfin, c'est très endorgrant de base.
Quand j'ai mis les pieds dedans,
il n'y avait pas trop de femmes, enfin, il y en avait
quasiment pas. C'était un milieu,
moi, comme je disais, la musique.
Tu sais, c'est un peu... Ce que t'écoutes et tout,
j'écoute de tout, je suis super éclectique.
J'adore et tout. Et il fait rebein.
Mais c'est aussi notre personnalité.
Et
quand j'ai commencé, c'était pas du tout comme ça,
enfin, tu poussais, t'avais peur
de rentrer dans un salon de tatouage. Je suis
d'ailleurs, les mecs, c'est des gros
métalleux et tout,
ils vont trop mal te regarder et tout,
genre, il n'y a pas de meufs,
enfin...
Et ça, justement, ça, ce point-là , il n'est pas important
de passer dans l'autre pronariat, ou dans certains
domaines, il y a ce côté où t'es une
surreprésentation masculine. Toi,
en tant que femme,
en tant que jeune maman aussi,
t'étais maman hyper jeune,
ça,
tu l'as subie,
tu l'as finalement, tu as réussi
Ă trouver ta ligne
et puis la garder. Enfin, comment t'as géré
cet aspect-lĂ , tu vois ?
Franchement, je n'ai pas du tout subi.
Ok. Pas du tout.
J'ai compris que
en fait,
j'ai été...
Je ne peux pas dire le mot différent, tu vois ?
Mais en fait,
pour moi, c'était une force. Je me suis dit
je suis une femme,
voilĂ , tu vois, je ne suis pas la
meuf genre super vénère,
parce que c'est Ă chaque fois une image qu'on se fait
ou mĂŞme dans les films, tu vois, tu vois le gros mec
baraque avec des tatouages qui regardent trop
mal et tout, genre, en mode,
tu ouvres la porte de la boutique, genre,
qu'est-ce que tu veux ? Alors que t'es un client
ou une cliente ? Enfin, voilĂ ,
tu vois. Et moi,
je me suis dit, bah non, c'est cool, tu vois,
moi, je suis lĂ , je suis souriante,
j'ai...
VoilĂ , exactement, tu vois, accessible,
j'ai envie de faire
des trucs cool.
Au-delà de ça, au niveau du son,
t'avais l'impression que t'allais rentrer, qu'il allait avoir du
métal à fond. Alors si toi,
t'étais pas de...
Ah ouais, toi tu es... Le mouvement-lĂ , tu peux
ĂŞtre mal Ă l'aise, en vrai, tu vois.
C'était pas tes codes, il y a le rêve,
exactement. Et du coup,
moi, quand je suis arrivé comme ça, j'étais genre
mais trop la meuf Ă part.
Et au final, bah...
non, ça se super bien matcher, parce que j'ai réussi
quand mĂŞme Ă dire non, ma tant...
Tu as imposé aussi. Voilà , je me suis... Oui, oui, si, si.
Ouais, je me suis imposé. Pas facilité, j'imagine.
Non, non, c'était pas forcément facile
tous les jours, mais
je me suis...
Je me suis imposé et puis, ouais,
voilĂ , moi, je suis lĂ , petite base
année, petite meuf qui écoute du hip-hop,
du R&B, ma jambe et tout, genre,
mais rien Ă voir, la meuf.
Ouais, tout de suite, tu sors du lot, mais ce qui est
aussi une force, Ă un moment
où tu as une spécificité, c'est-à -dire que
voilĂ , il y a une grosse tendance
et toi, t'arrives et...
En fait, je me suis... Tu as une base particulière, tu vois,
dans ce milieu-lĂ . Dans ce milieu-lĂ , ouais.
Je me suis dit, en fait, je me suis dit
je vais venir comme je suis. Ouais.
Tu vois, je me suis pas...
Je suis pas... Je suis pas
en rapport de force, pas du tout.
Parce que moi, j'aime justement...
J'ai eu des gens qui m'ont dit que je kiffe parler avec des gens.
Ouais, t'es dans l'humain, Ă fond.
J'adore, en fait. C'est pour ça que je te disais
chaque rencontre, l'humain et tout, c'est...
J'adore, en fait. J'adore qu'une personne
n'ait pas la mĂŞme vie que moi, le mĂŞme background,
les mĂŞmes origines, le truc.
Justement, il y a de la conversation,
on apprend à se connaître et tout.
Et lĂ , pareil, en fait, je me suis pas dit
ouais, bah vas-y, je vais faire comme eux,
je vais écouter du métal,
à fond, j'en écoute...
J'en écoute de temps en temps et tout.
Mais voilĂ , je me suis pas
infiltré en mode...
T'es rentré dans le mou, les masques...
C'est bien. C'était...
Au moins, je suis comme ça. Il y en a d'autres qui peuvent s'identifier
Ă moi aussi.
Et qui vont se sentir aussi Ă l'aise
d'avoir une petite meuf,
enfin, voilĂ , quoi, qui est un peu de tout,
c'est important. Et toi, justement,
tu disais qu'il y a quelque chose qui est très ancré,
j'ai l'impression, j'ai l'impression, c'est même évident.
C'est la notion de voyages.
Ça veut dire que tu es...
tu, vite voyager, bah, par ton métier,
rencontrer des personnes,
d'autres cultures, quand tu es au stade,
si elle était un peu dix ans d'avant, etc.
Ça, ça t'a permis,
bah, d'évoluer,
d'apprendre, j'imagine,
quand même beaucoup. Et après, bah,
par rapport Ă cette notion de voyages,
toi, c'est un peu quoi ta vision maintenant,
donc quoi tu as envie d'aller. Donc lĂ ,
tu as la formation, que tu es en train
de mettre en place, tu as encore d'autres choses.
Ouais...
Il y a trop de trucs.
Tu t'as envie d'entreprendre, de créer, de...
Tu vois ?
Je sais qu'il y a tellement de choses, franchement,
Ă faire et tellement de choses
à développer. Et par rapport au voyage,
moi, je me vois,
franchement, le voyage,
si c'est pas la vie, je sais pas ce que c'est.
Enfin, vraiment, Ă travers les voyages,
tu apprends beaucoup de choses, c'est ce qui stimule
un être humain déjà de base,
mais artistiquement, c'est essentiel.
C'est essentiel.
Et puis, le tatouage, comme je disais, c'est culturel.
Enfin, on a retrouvé des momies,
quand même 4000 ans avant Jésus-Christ
avec des tatouages.
Donc, en fait,
c'est culturellement parlant,
et dans plein
détenis, on va dire,
différentes, c'est quelque chose qu'on retrouve.
Donc, déjà que moi,
humainement,
j'adore les rencontres,
l'art, du coup,
en fait, tout ça se mélange
et...
Ouais, mĂŞme humainement, franchement,
quand je suis voyage,
tu te façonnes vraiment
ces constructifs
avant.
Ça t'ouvre.
Ça te développe, justement,
ça continue à entreprendre, je pense aussi
ce truc un peu stimulant.
Ça veut dire que...
C'est super important.
Entreprendre quelque chose, c'est cool,
mais après, c'est comment tu fais pour que ça continue
à être pérenne, continuer à nourrir,
tu vois.
Et toi, c'est essentiellement par le voyage, en fait.
Ah non, mais c'est...
Les voyages et les rencontres.
En fait, les voyages, on voit tous les choses
d'une manière différente.
Et quand... vas-y,
tu pars dans un autre pays,
enfin, nous, on est en France,
on a de la chance, on a un beau patrimoine,
il y a une belle culture,
enfin, en France, l'Europe, tout,
mais quand tu traverses les frontières
et que tu vois les gens, en fait,
Ă travers leurs yeux, comment ils voient le monde,
mais...
C'est... c'est...
c'est une dingue, quand mĂŞme.
C'est bien, ça permet aussi, justement,
d'avoir d'autres perspectives.
Bien sûr. Ça nourrit...
C'est essentiel. Si on peut se le permettre,
il faut vraiment, enfin.
Moi, demain, je meurs, j'ai envie
d'avoir voyagé le possible.
Ouais, trop bien.
T'apprends tellement de choses.
Et toi, en gros, c'est marrant avec le recul.
Tu vois, maintenant, si on prend un peu
de recul sur tout, ce que tu as fait,
tout ce que tu es encore en train de faire,
t'aurais envie de te donner un conseil
à la politéatoudie il y a 10 ans.
Tu vois, en disant, voilĂ ,
quand t'as commencé,
tu vois, est-ce qu'aujourd'hui, tu dis après,
tu dis, est-ce qu'il y a un conseil
que tu voudrais te donner il y a 10 ans ?
Bah, de pas avoir peur,
parce que moi, j'ai quand mĂŞme mis du temps,
en fait, parce que
j'ai pas
cette éducation du business
de rencontrer les gens, de parler de projets.
Ouais, t'avais pas les codes.
Exactement. Et lĂ ,
enfin, j'apprends toujours, et c'est pour ça
que je te disais que j'ai de la chance, voilĂ ,
d'être entouré, de
faire des rencontres. Mais voilĂ ,
en fait, il faut pas avoir peur.
Et aujourd'hui, vraiment,
c'est...
dans notre téléphone et dans nos mains,
on a vraiment accès Ă
plein de choses et mĂŞme
si on n'a pas eu cette éducation-là ,
on peut vraiment s'éduquer
aujourd'hui plus facilement.
Trop bien. Et
j'ai aussi, voilà , une dernière question.
Si t'as un message
maintenant Ă transmettre, vu que t'es
justement beaucoup dans la transmission,
est-ce que t'as un message que t'as envie
de transmettre Ă toute personne qui souhaiterait
entreprendre ou qui
entreprend déjà ,
mais pour continuer Ă le faire,
tu vois, ou continuer ou se lancer ?
Faut y aller, hein.
Faut y aller, faut y aller.
Simplement. Ouais,
franchement, faut y aller.
Se faire confiance.
Se faire confiance, faut y aller en fait,
c'est pas grave, on fait tous des erreurs,
c'est pas facile tous les jours, mais
on avance, on avance, faut y aller.
Ouais, et ça tu le gères comment ?
Juste, quand tu dis c'est pas facile,
tu le gères comment ? Parce que ça c'est hyper important
pour des gens qui veulent entreprendre
et de leur entendre.
Je le gère...
En fait, je le gère
c'est au riz de dire ça naturellement,
parce que je ne me mets pas de pression
en fait. Je ne me mets pas de pression
et
en fait, il n'y a rien Ă perdre.
Il n'y a rien Ă perdre, il y a tout Ă gagner, donc
Ouais, tu le prends.
Voilà , je le prends comme ça. On n'a qu'une vie,
faut y aller.
On y va, voilĂ .
Trop beau. Merci beaucoup
Paulie, c'était donc
la base
un podcast Big Media.
A ciao. Bye.