Marie Curie, le destin d'une femme scientifique - Épisode 1

Durée: 19m29s

Date de sortie: 17/04/2020

durée : 00:19:29 - Les Odyssées - Voici l’Odyssée d’une des femmes les plus épatantes qu'ait connue l'histoire, si bien qu'elle a changé le monde grâce à ses incroyables découvertes scientifiques ! Tenez-vous prêts à pénétrer dans le laboratoire de Marie Curie où nous allons assister à de folles expériences.

Et tu, bien assis, prépare-toi. Tu vas entendre l'odyssée d'une femme épatante qui a changé le monde.
À l'est de l'Europe, il y a un pays que tu connais peut-être et qui s'appelle la Pologne.
En Pologne, on trouve de magnifiques aigles barroques. On mange des tas de spécialités parmi lesquels les pierrogis se sont de délicieux raviolis et sous la terre se cachent de sublime mine de sel.
C'est dans ce pays, dans la ville de Barsovie, précisément qu'au milieu des années 1800, est né Marie Curie.
Oh, c'est elle, la femme qui a changé le monde.
Comment? Et bien, grâce à d'incroyables découvertes scientifiques.
Au cours de cet odyssée, nous allons traîner au fond des laboratoires, nous allons insister à de folles expériences, nous allons plonger au cœur de la matière.
Il y aura d'étranges substances qui brillent, des cerveaux qui fument et des tas de mots magiques comme radium, polonium et sliponium.
Mais non, celui-là, le dernier, seulement le dernier. Je viens tout juste de l'inventer.
Attention, nous embarquons ici et maintenant pour une grande et merveilleuse aventure, une aventure scientifique.
Non d'une pipette en mousse, oh oui, tu peux me croire, ça va chauffer sur les payasses.
Mais avant, avant les grandes découvertes, il y a une vie fantastique, souvent difficile et parfois un petit peu dangereuse.
C'est par là que nous allons commencer.
Marie Curie naît en 1867. C'est le mois de novembre, tout le monde se gère.
Au début, elle ne s'appelle pas encore Marie, mais Maria Skodowska.
Elle a trois soeurs, Zofia, Elena, Bronja et un frère, Joseph. Ils sont très proches, très soudés, on dirait les cinq doigts de la main.
A la maison, il y a plein d'instruments bizarres.
Des toutes petites balances, des ballons en verre, des tubas et serres. Ils servent à faire des expériences.
C'est son père qui les utilise, il est professeur de mathématiques et de physique.
Lorsqu'il fait des démonstrations, Maria le regarde attentivement. Les couleurs, les matières qui se transforment, on dirait de la magie.
Elle trouve ça infiniment beau.
A Varsovie l'hiver, il neige à grof le con. Le ciel devient tout blanc et les toits des maisons ressemblent à du sucre glace.
C'est très joli, c'est vrai, mais il y a plus important. Les lacs sont gelés.
C'est fantastique pour patiner.
Sur la glace, Maria va très vite. D'ailleurs, quoi qu'elle fasse ou qu'elle aille, elle va vite.
Elle marche vite et elle réfléchit encore plus vite.
Son corps et son esprit sont rapides comme les clèves.
Lorsque Maria regarde le monde, elle se pose des milliers de questions.
Pourquoi le savou fait-il des bulles ? Pourquoi l'herbe est verte ? Les poissons ont-ils soif ? Pourquoi les Russes décident de tout en Pologne ?
Une situation terrible. Ce n'est plus un pays incroyable, n'est-ce pas ? Pourtant, c'est la vérité.
Trois empires, parmi lesquels la Russie se sont partagées son territoire.
Sans demander leur avis au Polonais, ils l'ont avalé, maché, mangé, broyé.
À Varsovie, pour mieux dominer la population, l'envahissant russe impose tout un tas de règles affreuses.
Son but, faire disparaître la langue et la culture polonaise.
Comment ?
Quoi ? J'ai bien entendu ma parole, mais ils sont complètement fous les Russes de cette époque.
La langue et la culture d'un pays, c'est impossible à effacer. C'est ce que les habitants chérissent secrètement au fond de leur cœur.
Ça tient chaud quand on n'a plus rien. C'est un super parchoc contre les catastrophes.
De toute façon, toi et moi, nous le savons, et pas que de Marseille. Lorsque les règles sont injustes, il y a toujours un moyen de les contourner.
Alors, comme ça, le Russe interdisent de parler polonais ? Ah oui, vraiment ?
Eh bien, c'est ce qu'on va voir. Les polonais résistent. Ils font vivre leur culture en cachette.
Le soir, chez les Skodowska, toute la famille chante des hymnes patriotiques et de magnifiques chansons traditionnelles.
Les enfants dansent la Mazurka, ils mangent des pierroguis et ils rient. Tiens, prends-toi ça dans les dents, l'envahisseur.
La vie n'est pas facile tous les jours, mais la famille se sert les coudes. Et de plus en plus fort, car ils vont vivre de très gros coups durs.
Zofia, la sereine de Maria et sa mère, Broniswava, meurent l'une après l'autre de maladies très graves.
Maria est dévastée, son chagrin est immense.
Parfois, le soir, elle parle à Dieu et lui demande...
Dieu, si tu existes, pourquoi tu laisses mourir les gens ?
Mais Dieu, jamais, ne lui répond.
Alors, Maria se réfugie dans sa passion, comprendre le monde grâce à la science.
La physique, la chimie, les mathématiques, tout cela, elle adore.
Pour elle, c'est de la poésie, de la beauté, elle est à pur.
À l'école, elle devient très très forte.
À la fin du lycée, elle est première.
Elle reçoit la médaille d'or.
Génial, bravo !
Et après ?
Après, normalement, si on le souhaite, on peut faire des études à lire à l'université.
Mais pas Maria, tu vois, ni sa sœur, Bronya.
Pourtant, oh, ce n'est pas l'envie qui leur manque.
C'est vrai, elles ont terriblement envie de continuer à apprendre, elles en rêvent.
Oui mais, voilà, ce sont des filles.
Et les filles à cette époque, on n'en veut pas du tout à l'université de Varsovie.
Les deux sœurs sont énervées, oh, tu ne peux pas savoir.
Et vraiment, je les comprends.
C'est quoi cette histoire ? Interdire aux filles de s'instruire ?
Mais c'est plus qu'un juste, c'est franchement révoltant.
Et puis un jour, Maria entend parler d'une super organisation secrète, l'université volante.
Comment, elle en entend parler ? Oh, j'ai ma petite idée.
Attention, la scène qui suit est totalement imaginaire.
En matin, très tôt, Maria descend chercher le courrier dans la boîte aux lettres familiales.
Elle est en train de se débattre avec la serreur rouillée de la boîte, lorsque...
Elle voit apparaître une enveloppe sous la porte de l'immeuble.
C'est quelqu'un dehors qui vient tout juste de la glisser.
La jeune fille se penche, elle la ramasse.
Pense-t-elle, elle est toute blanche comme une enveloppe de messages secrets.
Intriguée, elle l'ouvre.
A l'intérieur, sur un petit papier plié en 4, elle déchiffre ses mots.
Nous n'avons pas le droit d'étudier, mais nous étudierons quand même.
Nous sommes des femmes polonaises et nous voulons apprendre.
Rejoint-nous à l'université volante.
Mais attention, motus et bouche cousue.
Ça doit rester secret.
Maria lit et relit le message plusieurs fois.
Elle n'y croit pas tellement c'est beau.
Vite, elle remonte à l'appartement, elle grimpe les marges de part d'eux,
elle glisse, elle étate de doigts de se rappeler fesses.
Enfin, tout est soufflé, elle pousse la porte de l'entrée, elle appelle sa soeur, elle lui dit...
Rônia, regarde !
Il existe une université secrète qui permet aux filles d'étudier.
Incroyable, pas une seule seconde à perdre. On y va.
Pendant quelques temps, les deux soeurs suivent les cours de l'université volante.
Toutes les semaines, deux heures durant, elles retrouvent d'autres jeunes filles dans les appartements des unes ou des autres.
Ensemble, dans le plus grand secret, elles étudient.
Des professeurs courageux leur donnent des cours et puis elles échangent des livres, elles parlent de leur lecture, elles apprennent, aussi un peu toute seule.
Ça n'a l'air de rien comme ça, mais ça demande une sacrée dose de culot, crois-moi.
En bravant l'interdit, professeurs et élèves risquent gros. La prison ou les travaux forcés.
Lorsqu'ils rentrent chez eux le soir, ils jettent un coup d'œil à droite puis à gauche, ils vérifient qu'ils ne sont pas suivis.
Les inspecteurs russes ne sont jamais loin, ils aiment bien, rôder dans la rue.
La vie, ma foi, dans l'ensemble, ne se passe pas si mal. En tout cas, elles continuent.
Les deux sœurs ont trouvé une façon de vivre, elles se battent, elles se débrouillent, elles résistent.
Mais enfin, cela ne pourra pas durer bien longtemps cette affaire.
Bronnia et Maria sont comme de tourbillon, elles sont agitées, vives, énergiques.
Elles rêvent grand, elles veulent aller loin.
Oui, mais comment faire, dans cette pologne dominée par les russes et qui refuse de laisser leur chansons filles ?
Une nuit, les sœurs aîtes montent un plan d'enfer, un plan génial lumineux, solidaire.
Voilà deux heures qu'elles ont éteint les loupiottes.
Maria, comme d'habitude, n'arrive pas à trouver le sommeil, elle gigote dans son lit, comme une chipot sur le grille.
Bronnia, tu dors ?
Maria, recommence.
Bronnia, tu dors ?
Bronnia, et Bronnia, oh, tu dors ?
Ah, Bronnia se réveille.
Bronnia, écoute-moi, on n'a pas le choix, il faut qu'on parte.
Réponds la dormeuse.
Et bien, à Paris ?
Là-bas, les filles peuvent aller à l'université.
Voilà ce qu'on va faire.
Tu vas partir en première en France et tu vas commencer tes études de médecine.
Pendant ce temps, moi je resterai en pologne et je travaillerai.
Si je deviens institutrice, je gagnerai 500 ou 600 roubles par an.
Je t'enverrai chaque mois mes économies pour payer tes études.
Lorsque tu sors à devenir médecin, tu me feras venir à Paris et ce sera mon tour d'étudier.
Voilà, le plan est en place.
Il ne reste plus qu'à l'exécuter.
Au revoir, Bronnia.
Écrile-moi.
Avec sa médaille d'or du lycée et les cinq l'on que elle parle,
Maria n'a pas de mal à trouver une place.
Pendant six ans, elle travaille comme institutrice dans plusieurs familles.
Tous les mois, comme prévu, elle envoie ses économies à Bronnia, à Paris.
Le tempest, c'est le temps de la fête.
La neige tombe, le blé pousse, les tournesols tournent.
Enfin, vient le tour de Maria.
Nous sommes en 1891 et là 24 ans.
On ne se rend pas toujours compte du moment où notre vie change.
Pour Maria, c'est à cet instant précis,
dans le train qu'il emporte vers Paris.
Assez sur la banquette, son cœur bat la chamade, elle se lève, elle s'assoit,
elle grignote quelques pierres au guill.
La locomotive est un poquant d'enfer,
sa sifle, il y a de la fumée partout et...
Tiens, dehors, la neige a commencé à tomber.
Tout bas, avec un grand sourire,
Maria prononce ses mots qui sont pour elle comme une formule magique.
Adieu Varsovie, adieu Pologne chérie, bientôt je reviendrai.
Je serai instruite et je pourrai t'aider.
Elle est excitée comme une puce.
À Paris, elle va pouvoir apprendre étudier.
Étudier quoi? Mais voyons, mais les sciences, par dit, les mathématiques et bien sûr la physique.
Au début de l'Odyssée, j'étais parlé de magnifiques mines de sel cachées sous la terre polonaise.
Il s'agit des mines de Wieliczka situées dans le sud du pays près de Krakowin.
Ces mines ne fonctionnent plus aujourd'hui, mais elles se visitent.
Si tu es de passage à Krakowin, vas-y jeter un œil.
Tu pourras te promener dans les 300 km de galeries souterraines et tu pourras admirer l'immense chapelle entièrement creusée dans le sel.
Si tu la visites un jour, pense aux mineurs qui ont dû travailler comme des dingues pour sculpter tout ça.
Bien croyé les amis.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org

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France Inter invite les enfants de 7 à 12 ans à se plonger dans les aventures des grandes figures de l'histoire. Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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