Comment la France peut-elle utiliser son arme nucléaire ?

Durée: 4m16s

Date de sortie: 24/02/2025

La France, en tant que puissance nucléaire, suit une doctrine de dissuasion stricte, où l’utilisation de l’arme nucléaire est envisagée uniquement en réponse à une menace existentielle. L’activation d’un missile nucléaire suit un protocole de décision et de sécurité extrêmement rigoureux.


1. Le rôle central du président de la République

En tant que chef des armées, le président de la République est le seul décideur pouvant autoriser l'emploi de l'arme nucléaire. Cette autorité découle directement de l'article 15 de la Constitution française, qui lui confère la responsabilité suprême des forces armées.


Pour assurer en permanence cette capacité de décision, le président est toujours en possession des moyens nécessaires pour donner un ordre de frappe nucléaire, quel que soit son emplacement.


Ces moyens incluent :

- Un moyen de communication sécurisé, surnommé en interne le "coffret nucléaire", que le président garde en permanence à portée.

- Un dispositif permettant de vérifier son identité et de transmettre l’ordre aux forces stratégiques.


Le président peut consulter son état-major avant de prendre sa décision, notamment le chef d'état-major des armées (CEMA), mais la décision finale lui appartient exclusivement.


2. La double vérification et la transmission des ordres

Le processus de lancement repose sur un système de double vérification, destiné à garantir que toute utilisation de l'arme nucléaire soit légitime et ne puisse être usurpée.


a) Authentification de l’ordre

Une fois que le président décide d’utiliser l’arme nucléaire, il doit transmettre un ordre de lancement à l'état-major des armées. Cet ordre doit impérativement être accompagné de codes nucléaires ultra-secrets, qui servent à confirmer son authenticité.


Le rôle des codes nucléaires :

- Ces codes sont un ensemble de séquences chiffrées secrètes, remises exclusivement au président dès son entrée en fonction.

- Ils sont stockés de manière sécurisée et ne peuvent être connus que du président et d’un cercle restreint d'officiers de haut rang.

- Un dispositif de confirmation permet de s'assurer que l’ordre provient bien du président et n’a pas été falsifié.


Après validation par l’état-major, l’ordre est transmis aux unités opérationnelles de la Force océanique stratégique (FOST) et/ou de la Force aérienne stratégique (FAS).


b) La confirmation de l’ordre par les hautes autorités militaires

Une fois l’ordre reçu, un second niveau de sécurité est activé :

- L'ordre présidentiel doit être réceptionné et confirmé par le Centre de Planification et de Conduite des Opérations (CPCO) à Balard.

- Deux officiers supérieurs doivent valider la réception de l’ordre et procéder à une vérification indépendante des codes nucléaires fournis.

- Si un problème est détecté dans l’authenticité des codes ou si l’ordre semble compromis, l’alerte est immédiatement donnée, et l’activation est stoppée.


L’ensemble de ce processus vise à empêcher une usurpation d’identité ou un usage non autorisé de l’arme nucléaire.


3. L'exécution de l'ordre par les forces stratégiques

Si l’ordre est validé, les forces stratégiques françaises procèdent à la mise à feu. La France dispose de deux composantes nucléaires principales :


a) La Force océanique stratégique (FOST)

- Basée à l'Île Longue (Bretagne), elle est composée de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), dont au moins un est en permanence en patrouille.

- Chaque SNLE est capable de tirer des missiles balistiques M51, équipés d’ogives nucléaires.

- Une fois le missile lancé, il suit une trajectoire balistique, atteignant sa cible en quelques minutes...



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Comment la France peut-elle utiliser son arme nucléaire ?
Alors notre pays, la France, en tant que puissance nucléaire,
vous le savez, suit une doctrine dite de dissuasion stricte,
où l'utilisation de l'arme nucléaire est envisagée uniquement
en réponse à une menace existentielle.
Mais de façon très concrète, l'activation d'un missile nucléaire
suit un protocole de décision et de sécurité extrêmement rigoureux.
Je vous propose de le voir en détail.
D'abord, il faut souligner qu'en tant que chef des armées,
le président de la République et le seul décideur
pouvant autoriser l'emploi de cette arme.
Cette autorité découle directement de l'article 15 de la Constitution française
qui lui confère la responsabilité suprême des forces armées.
Et pour assurer en permanence cette capacité de décision,
le président est toujours en possession des moyens nécessaires
pour donner un ordre de frappe nucléaire, quelle que soit son emplacement.
Cela signifie qu'il a à disposition, en permanence,
un moyen de communication sécurisé, surnommé en interne,
le coffret nucléaire et que le président garde en permanence,
je vous l'ai dit, à porter.
Et puis, il lui faut également un dispositif
permettant de vérifier son identité et de transmettre l'ordre aux forces stratégiques.
Enfin, le président peut consulter son état-major avant de prendre sa décision,
notamment le chef d'état-major des armées.
Mais la décision finale lui appartient exclusivement.
Alors tout de même, le processus de lancement repose sur un système de double vérification,
destiné à garantir que toute utilisation de l'arme nucléaire
soit légitime et ne soit pas usurpée.
Cela veut dire qu'une fois que le président a décidé d'utiliser l'arme nucléaire,
il doit transmettre un ordre de lancement à l'état-major des armées.
Et cet ordre doit être impérativement accompagné des codes nucléaires.
Ils sont bien sûr ultra-secrets et ils servent à confirmer son authenticité.
De quoi s'agit-il exactement ?
C'est un ensemble de séquences chiffrées et secrètes, forcément,
qui sont remises exclusivement au président dès son entrée en fonction,
dès son élection.
Ces codes sont stockés de manière sécurisée et ne peuvent être connus que du président
et d'un cercle très restreint d'officiers de au-rents.
Et le dispositif de confirmation permet bien sûr de s'assurer
que l'ordre provient bien du président et n'a pas été falsifié.
Ensuite, que se passe-t-il ?
Après validation par l'état-major,
l'ordre est transmis aux unités opérationnelles de la force océanique stratégique
et ou de la force aérienne stratégique.
Mais là, une fois l'ordre reçu, un second niveau de sécurité est activé.
Eh bien oui, l'ordre présidentiel doit encore être réceptionné et confirmé
par le Centre de planification et de conduite des opérations,
qui se trouve à balard.
Ici, deux officiers supérieurs doivent valider la réception de l'ordre
et procéder à une vérification indépendante des codes nucléaires.
Et si un problème est détecté dans l'authenticité des codes,
ou si l'ordre semble compromis,
l'alerte est immédiatement donnée et l'activation est stoppée.
Ensuite, si tout s'est bien passé,
on passe à l'exécution de l'ordre par les forces stratégiques.
La France dispose de deux composants nucléaires principales.
Je vous l'ai dit.
D'abord, la force océanique stratégique.
Elle est basée à l'île longue en Bretagne
et est composée de quatre sous-marins nucléaires lanceurs d'engin,
dont au moins un est en permanence en patrouille.
Chacun est capable de tirer des missiles balistiques M51
équipées d'ogives nucléaires.
Et une fois le missile lancé,
il suit une trajectoire balistique atteignant sa cible en quelques minutes.
Et puis au-delà de la force océanique stratégique,
il y a la force aérienne stratégique.
Elle est composée, elle, de Rafaal,
équipée du missile AirSol moyenne portée améliorée.
Enfin, un mot sur la doctrine nucléaire française.
Elle repose, je vous l'ai dit, sur ce qu'on appelle la dissuasion stricte.
C'est-à-dire que la menace d'une frappe en retour
est suffisamment crédible pour empêcher toute attaque contre la France.
Alors si on veut aller un petit peu plus dans le détail,
les principes de cette doctrine sont les suivants.
D'abord, une autonomie totale.
La France ne dépend en effet d'aucun allié pour sa force de frappe nucléaire.
Ensuite, il y a un principe de proportionnalité,
puisque la doctrine prévoit des frappes ciblées,
plutôt qu'un usage massif de l'arme nucléaire.
Et puis enfin, la capacité de riposte de notre pays
peut être activée en toute circonstance.
Cela garantit qu'une frappe nucléaire contre la France
entraînerait une réponse immédiate.

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