
À la recherche d’une troisième voie pour un futur tech désirable
Durée: None
Date de sortie: 14/02/2025
Inside Clever Cloud Fest.
Voir sur Youtube
Animé par Horacio Gonzalez - @LostInBrittany avec la participation de :
Jean-Baptiste PIACENTO - @JbPiacentino
Alain GARNIER - @garniera
Michel-Marie MAUDET - @mmaudet
Enregistré au Palace _icilundi le 6 février 2025
Bonjour et bienvenue dans cet épisode 127 de messages à caractère informatique.
Aujourd'hui c'est un épisode spécial, je suis indirect et je suis ambité autour de
la table et je suis entouré de la merveilleuse de la chambre de Jean-Baptiste Piacentino.
Bonsoir, je suis ravi d'être là.
Alain Garnier.
Bonsoir.
Michel Marimaudet.
Bonsoir et bon anniversaire à Clever.
Oui, parce que nous avons ici, entre autres choses, pour l'anniversaire de Clever,
on est dans le premier Clever fest en Ante et on est au palace dans le bureau nanté de Clever.
On a invité plein de personnes de nos communautés et on a profité pour faire ce massif.
Donc comment va faire notre traditionnel tour de table?
Jean-Baptiste, tu peux te présenter?
Oui, bonsoir, Jean-Baptiste Piacentino ici, je travaille chez Clever Cloud.
Je suis vice-président des alliances et donc je m'occupe des partenariats, des projets collaboratifs.
Je travaille aussi sur la Marketplace.
Bref, tout ce qui n'est pas directement de l'ingénierie, tout ce qui n'est pas directement des ventes,
on ne va pas grand chose finalement encore.
Voilà la modeste.
Alain, qui est-ce?
Bonjour à tous, à nouveau.
Donc Alain Garnier, moi je suis le dirigeant confondateur de James Pot.
Donc James Pot est leader de logiciel dans le domaine des outils collaboratifs.
Comment est-ce qu'on fait pour mieux travailler dans le monde digital?
Et quand même pour dire justement, vu qu'on veut parler tech, moi j'ai un profil tech.
Et au sein de James Pot, moi je gère aussi le produit.
Pas seulement la présidence, mais également le produit et la tech.
Ça me passionne depuis tout petit.
Ça c'est clair, autour de la table, on est tous tech.
Yambatiste aussi, la grande background à la tech.
Et Michel Marie, qui tu es?
Pareil aussi le tech de la bande côté l'Ina Gora.
Donc je suis un DG effectivement technique.
Donc c'est un peu l'âge canonique, puisque les 15 ans de Clever, il y a les 20 ans de James Pot.
Et nous on fêtera en 2025 les 25 ans de l'Ina Gora, éditeur de logiciel open source.
Et puis aujourd'hui j'interviens certainement, on parlera de l'aspect collectif.
Et donc là où l'open source peut jouer un rôle très déterminant.
Et en particulier dans le domaine de l'IA, je pense qu'on va forcément parler un petit peu.
Et si il y a un truc qui me plaît, c'est que autour de la table, on est tous très orientés open source, collaboratif et écosystème.
D'ailleurs, Alan, pourquoi James Pot et toi vous êtes venus à ces Clever Clothes Fest?
Parce que en plus, James Pot et l'Ina Gora font partie des sponsors de ces premières Clever Clothes Fest.
Donc alors, pourquoi vous êtes là? Pourquoi ça fait sens?
Mais oui, pourquoi donc?
En fait, on travaille avec Clever depuis un moment en fait, parce que c'est vrai qu'on se connaît depuis longtemps.
Mais là, il y a eu un projet qui nous a rassemblé, qui s'appelle Collabnex.
Voilà qu'un projet important, parce que c'est un projet France 2030.
L'idée, c'est de faire justement une suite birotique alternative ou GAFAM.
L'État a financé ça, l'Europe a financé ça.
Et pour aller justement vraiment dans une suite birotique alternative,
en fait, il fallait pas seulement faire du fonctionnel, ce que nous on sait très bien faire,
à faire du... à maner des écrans, etc.
Mais descendre aussi sur la couche d'Ithpasse et Yass, c'est-à-dire la partie Cloud.
Et donc c'est là où dans le projet, en fait, Clever, est la partie Passe associée à Collabnex.
Donc logiquement, on l'a lancé, je crois que c'est le 14 janvier dernier,
là on l'a lancé pas par membre, officiellement d'ailleurs, il y a déjà beaucoup beaucoup d'intérêt.
Et donc voilà, c'est pour ça que dans la séquence, quand je bâtisse d'ailleurs,
c'est toi qui m'as dit, tient, au fait, il y a que Clever Fest,
t'étais venu à une table ronde, d'ailleurs chez nous, on avait fait un podcast, voilà.
C'est comme ça qu'on est aussi dans cette relation très directe.
Et donc je dis, bah, écoute, voilà, si je suis pas au ski, je serais bien au plaisir d'être là.
Et donc, je suis pas au ski.
Et voilà.
Mais peut-être pour rebondir une seconde sur ce projet collaboratif,
Collabnex, c'est vraiment au-delà du plaisir qu'on a à travailler ensemble.
Vous voyez bien l'ambiance qui est plutôt décontractée.
Mais c'est un vrai projet qui a un énorme sens.
En fait, l'histoire de dire qu'on va pouvoir construire entreprise française
une alternative à ce qui est aujourd'hui un monopole, pratiquement.
C'est vraiment quelque chose auquel on tient.
C'est une ambition aussi.
C'est quelque chose qu'on essaie de développer tous ensemble et on essaie de mettre de l'énergie.
Et pour ça, ça fait vraiment plaisir qu'on puisse retrouver ces énergies dans le développement du produit.
On va encore me dire que la maïsie est très politique.
Et moi, je vais encore devoir dire que la tech est une erreur politique.
C'est pas que les services nous invités comme ça, c'est que vraiment,
c'est au coeur de nos préoccupations en tant que citoyen et en tant que tech.
Et donc, je vais passer maintenant la parole à Michel-Marie.
Pourquoi l'Ina Gora est venue nous soutenir à Séclèvres Fest et pourquoi t'y est venue ici à Séclèvres Fest ?
Alors, c'est avant tout parce qu'on partage un certain nombre de valeurs.
Donc, bien sûr, l'open source, comme je le disais tout à l'heure.
Et puis aussi, c'est qu'on a besoin aujourd'hui en France et en Europe d'avoir des sociétés qui sont en mesure
de continuer d'innover en prenant des risques.
Et ce que j'aime bien, en fait, dans la stratégie de Claver Claude,
c'est de sortir un peu des chemins connus, peu des chemins faciles.
Et c'est ce qui nous rejoint aussi, je pense, c'est de prendre toujours, monter l'imalaya mais par la face nord.
On ne prend jamais le chemin de la facilité et on essaie de créer des choses différentes.
Et globalement, je crois qu'aujourd'hui, si on veut imaginer un numérique différent,
un numérique responsable, un numérique sur lequel on a une meilleure autonomie en France et en Europe,
il ne faut pas faire comme les autres, il faut qu'on arrive à capitaliser sur nos différences,
mais qui sont, pour moi, des véritables qualités.
Et une d'entre elles, à mon avis, et je pense que c'est aussi ce qui nous réunit ce soir,
c'est le fait qu'il me semble que le fait de jouer collectif au travers de projets comme Collabnex,
qui sont en fait des coopérations orchestrées sur des projets de R&D,
mais autrement, toutes les autres types de coopérations qui peuvent exister,
que ce soit technologique, qu'elle soit sur la pédagogie qu'on peut opérer en fait dans le cadre des conférences,
fait qu'on fait progresser collectivement la connaissance de ce qu'est le numérique
et aussi certainement imaginer un futur ou un avenir numérique que l'on souhaite désirable
et pas celui qu'on veut nous imposer, que ce soit par nos amis américains au Chinois,
avec ce qui se passe dans l'actualité sur le Yann.
C'est ça. Et moi, je vous sais déjà raconter l'anecdote,
mais vraiment, ma prise de conscience date de la France, qui était originalement lancée,
il y a eu un très beau discours de Flair Perlegan, qui parlait à l'époque d'écosystèmes
et de phases au Yann, ou transatlantiques au Chinois,
qui a été collaboré, travaillé ensemble chacun avec ses différences.
Ce discours-là m'avait bien marqué justement pour moi cette idée d'écosystèmes extrêmement important,
mais aussi cette idée de proposer un vrai alternatif.
C'est drôle parce que je racontais à moi tout à l'heure
qu'en début de semaine, il y a eu une conférence estocole, mais je focus.
Et là, on était sponsor, il y a eu pas mal de monde qui est venu,
et la différence que j'ai trouvé avec de conférence, que j'ai fait en France, en Italie, en Espagne,
c'est que quand on a commencé, on a vu Claude européen et il y avait cette sensibilité
qu'il y avait de la vraie, Claude européen, vous en avez fait un travail,
vous travaillez avec qui vous collaborer, et ça, au moins de l'écosystème à la conférence,
c'était intégré à un niveau qu'il n'y avait pas trouvé ici.
Et il m'a dit, ça serait bien qu'on arrive à prendre en considération domaine.
Par exemple, Diambatiste, pourquoi c'est important ?
Parce que tu l'as dit de proposer un alternatif à nos amis, Gaffa, mais Chinois,
pourquoi en tant que développeur, c'est important ?
Pourquoi les personnes qui nous écoutent devraient se poser ces questions-là ?
Ce matin, on a eu une table ronde avec quatre panallistes distingués.
On a parlé de composants, on a parlé d'attitude des entreprises, on a parlé de Claude.
Et la thématique de la table ronde, c'était souveraineté versus autonomie stratégique.
Et ce qui est ressorti parmi les points saillants de la table ronde, c'était les Européens,
on n'a pas un seul pays, on en a 27, on a des cultures différentes, on a des talents différents,
on a des gens qui sont complètement orientés dans possiblement des opinions politiques différentes,
mais à la fin, on a des ingénieurs qui sont de très haut niveau, parmi les meilleurs,
on se gargarise d'avoir, je ne sais combien, de dizaines de milliers,
voire une centaine de milliers de Français dans la Silicon Valley, des gens qui partent,
et qui ont la capacité de développer des choses.
Donc ce qu'on essaie de faire ici, quand nous, tous développeurs, nous sommes autour de la table
et qu'on veut développer quelque chose, on peut se mettre ensemble en Europe
et développer des choses de notre façon.
Peut-être Michel-Marie, par là, tout à l'heure de la troisième voix,
c'est cette idée de dire qu'on fait les choses différentes.
Et ça prend autant plus du sens que ces derniers temps,
on voit bien comment les choses ont évolué du côté de l'Atlantique, du côté des États-Unis,
comment les choses ont évolué du côté chinois qui paradoxalement deviennent des amis un peu plus proches.
En tout cas, ils sont plus fréquentables qu'il n'y a qu'un jour encore,
et peut-être que dans qu'un jour, ça sera encore différent.
Mais en tout cas, ça nous montre qu'il faut absolument faire des choses entre nous, entre européens,
pour faire valoir non seulement notre technologie, notre façon d'aborder les problèmes,
et puis de devenir un peu plus stratégiquement autonome.
Moi, je vais me permettre de rebondir.
Bien sûr, je partage tout ce qui a été dit.
Tu t'as évoqué le sujet de la troisième voix, donc effectivement, nous, la mission qu'on s'est donnée,
quand on a créé l'Ingora, c'était effectivement de créer cette troisième voix numérique.
Et pourquoi ?
Parce que finalement, ce qu'on s'aperçoit, et ça s'est amplifié ces dernières années,
c'est que les technologies aujourd'hui, elles ne sont plus neutres.
Ça devient en fait plus que des objets technologiques, ce sont des outils de contrôle,
ou des outils qui ne sont que la représentation de l'état d'esprit de certains continents,
ou de certaines nations.
Et bon, les Américains, on le sait très bien, ils ont été toujours dans une démarche impérioraliste
d'imposer finalement des systèmes de pensée, des systèmes finalement économiques
dans des zones qui étaient bien au-delà de leur frontière.
Et aujourd'hui, en fait, on est complètement confrontés à ça, avec aujourd'hui, il y a,
et donc ce qu'on appelle des billets et ainsi de suite, non, ce sont des vrais outils
pour pousser des aimants de culture.
Et justement, je pense que, et si je prends le côté chinois, je pense que le modèle sociétal chinois,
ce n'est pas celui qu'on a envie d'avoir en Europe.
Et donc, ces technologies n'étant plus neutres, c'est plus de savoir en fait,
si on doit faire bien, moins bien, plus vite, avec moins d'investissement, plus d'investissement.
Non, c'est simplement qu'en fait, on efface un sujet civilisationnel.
Ce n'est pas la question de savoir quel lien on va utiliser demain,
c'est de savoir quel type de société nous souhaitons vivre demain.
Et comme le numérique influence de plus en plus les sociétés,
donc la question qui se présente à nous, les technologues,
c'est comment on contribue à développer finalement des sociétés dans lesquelles on va continuer à aimer vivre.
Et moi, sincèrement, c'est pour ça que je me lève tous les matins, Alain, c'est pareil,
et je pense que tout nous tous, et certainement une grande partie de nos auditeurs,
se lèvent le matin pour développer cette alternative.
D'accord ? Et en plus, ce n'est pas quelque chose de nouveau.
On vit quand même dans les pays de l'exception culturelle.
Pourquoi ? Pourquoi cette exception culturelle existe ?
Parce que les États-Unis, concrètement, depuis les décennies,
l'ambition imperialiste se fait des soft-powers de cinéma, la littérature, la télé, et effectivement,
la France, à l'époque, il avait su détecter ça, il a su réagir,
et il a su mettre en place les gardes de fous pour permettre de trouver une voie
que la culture ne soit pas sous-traitée de la culture américaine, mais qu'on puisse préserver
l'éception culturelle française côté-têque, on est exactement, pour moi, dans les mêmes cas.
J'ai trouvé.
C'est intéressant parce que de refaire cette histoire avec l'exception culturelle,
parce que c'est un des combats, et moi, un des combats, comment est-ce qu'on fait pour l'imposer ?
Mais ce qu'il faut voir, c'est qu'au-delà du problème moral, est-ce qu'on est pour ou contre,
il ne faut pas oublier que le temps du protectionnisme aussi a été un peu détruit dans les années 80.
Il y a un autre facteur qui est aussi empêché qu'on passe à ce mode-là.
C'est l'idée et à qui il y a, ça a été très net, sans lequel les batailles étaient perdues
et les Américains les mettent tellement d'argent que de toute façon, c'était pas possible de lutter.
Et ça, c'est vraiment une pensée qui est d'ailleurs extrêmement dangereuse,
parce qu'en fait, elle empêche même l'action.
Et ça, la bilongue est parce qu'on l'interdit, quoi ?
Sauf que, et je vais raconter une histoire juste personnelle.
Moi, quand j'ai commencé dans les années 90, je faisais aussi de lia et de la sémantique à l'époque.
Et à l'époque, il n'y avait que les gros ordinateurs qui étaient capables de faire ça,
et donc que les États et les services d'enseignement qui étaient capables de filtrer un large volume,
faire des moteurs de recherche.
On est d'accord dans les années 90, mais 1990.
Les siècles et les dernières pour les pétigènes.
Et donc moi, en tant que jeune ingénieur, à la fois par envie de casser justement cette difficulté,
mais aussi parce que moi, j'avais que des PC à l'époque.
J'ai eu comme ambition de faire ça sur Windows.
Et avec mon associé de l'époque, quand on a monté la première boîte,
on a réussi à casser ça et obtenir un modèle de sémantique de moteurs de recherche
plus fortement que les trucs qui étaient plus gros, qui coûtait moins cher.
Cinq ans après, on avait 80% de 440 qui nous avaient achetés notre...
Voilà, ça s'appelait RSM, la boîte est montée jusqu'à 100 personnes, ça a été revendu à la talece.
Ce qui est marrant, c'est qu'à l'époque, on ne se disait pas, c'est pas possible.
Il n'y avait personne pour nous dire, c'est pas possible.
Et ce qui est drôle, c'est que ce que je veux dire aux éditeurs,
parce que s'il y a justement des techs et des...
Vous êtes peut-être les jeunes ingénieurs d'aujourd'hui
qu'allez avoir là, là, là, là, justement, elle est trop bossée,
elle est intelligente justement pour casser ce truc-là
et comme l'a montré le fameux DeepSync, qui a été très très malin,
pour sortir un truc qui vaut 1600 fois moins cher que le modèle d'OpenEye,
et là tout le monde est tombé sur le cul.
Et donc, moi c'est aussi ça, je veux dire, c'est que tant qu'on n'a pas l'espoir,
et tu repas le cinéma, le cinéma, si on regardait, on avait laissé les choses se faire,
on aurait dit bah tu vois, le problème c'est que pour faire un Titanic,
il faut un milliard, dix milliards, on n'a pas ça en Europe,
donc on fera jamais de films.
À un moment donné, on a dit non, on fera des films, même d'auteurs,
et ce qu'on n'a pas voulu accepter en Europe,
sous un prétexte qu'a moins l'air un peu fallacieux, c'est le numérique c'est pareil.
Oui, on peut faire des choses différentes, qui à un moment donné deviennent mainstream.
Et donc ça, c'est en train de changer.
Et ce qui est drôle, c'est que ce sont les chinois,
ça qui est, moi je trouve là, les russes de la raison,
c'est les chinois avec DeepSync qui font réveiller l'Europe dans leur capacité à se mobiliser.
Et quelque part, il faudra un jour remercier les chinois de ça,
parce qu'on est toujours en train de leur taper dessus pour plein de raisons,
moi je suis allé en Chine plusieurs fois,
il faut aussi avoir du respect pour cette civilisation,
même si elles nous ne nous correspond pas,
ce n'est pas notre modèle, mais elle a aussi sa logique.
Et en tout cas, elle a l'entraînement aux américains qui a une autre voie,
et que je trouve ça hyper intéressant, parce que si on a une autre,
c'est comme en mathématiques, si on a une autre, bah il y en a sans doute une troisième.
Et voilà, vous allez en maths, c'est un, tout, voilà.
Et ça je trouve que ça c'est extrêmement réjouissant,
et extrêmement réjouissant, et que ça redonne justement,
en mon avis, bah justement, il faut emporer à nouveau les ingénieurs,
parce que c'est eux qui vont craquer ça.
Le numérique, c'est les ingénieurs.
Oui, ça me semble, ça me semble tout ça de bon sens.
Je crois qu'il faut, au-delà de reprendre confiance en nous en tant qu'Europe,
il faut qu'on reprenne le goût du risque,
qu'on se redonne la possibilité d'imaginer en fait des choses,
qu'on ne soit pas que la nation ou le continent qui régule,
pardon, qu'on ne soit pas le continent qui ne fait que réguler des technologies
qui proviennent d'autres pays, mais qu'en fait on inove.
Et donc là, là-dessus, je pense que l'exemple avec la Chine et Diepsi qui est intéressant,
pourquoi ? Parce qu'ils l'ont fait aussi sous la contrainte.
Alors peut-être qu'il va falloir qu'on se dise, nous, européens,
que pour l'instant on a encore trop de liberté
et il va falloir peut-être qu'on attend que les Américains nous mettent un exécutif ordeur
extrêmement important qui nous limite dans la capacité à utiliser soit leur technologie,
soit qu'ils augmentent de façon tellement significative l'accès au 80% des services cloud
qu'on utilise aujourd'hui et demain en fait à Liya sur des montants
qu'on n'aura pas les moyens de ce pays.
Parce que concrètement, c'est ça, qu'est-ce qui a fait bouger la Chine ?
C'est de la fait qu'il n'avait pas d'autre choix puisqu'on les a contraints.
Donc nous aujourd'hui, le problème c'est que peut-être, je pose comme ça une question dans le débat,
c'est qu'il faut peut-être qu'on aille encore plus près du mur, qu'on commence à l'enfoncer
pour commencer à se dire mais si, parce qu'on partage tous la collectivement
qu'on a les compétences, moi je dis souvent que les ressources computationnelles pour l'entraînement,
il y en a largement en fait en Europe.
Tout ça on a. Il y a un sujet sur la data mais je pense que là en fait on est à quelques jours
du sommet de Liya, il y a des annonces qui vont être faites à mon avis qui vont simplifier
à des producteurs de modèle comme nous d'accéder encore plus à la data qui provient
des institutions publiques et institutes, j'en suis sûr.
Mais peut-être que si on n'a pas encore suffisamment de contraintes,
on va se laisser un petit peu, tu sais, du temps de dire,
mais pourquoi on ne serrait pas, pourquoi on ne ferait pas ?
Peut-être qu'il faut qu'on se prenne un exécutif order,
s'il m'entend donc Donald, un exécutif order sur les Pucén Vidya, très vite,
augmente en fait les souscriptions d'office 65, pas de 10, pas de 15, de 200%.
Chape GPT à 200$, c'est donner 3000$ par mois s'il te plaît.
S'il vous plaît, mettez tout ça parce que en fait, sous la contrainte,
c'est comme ça en fait aussi qu'on inove et qu'on imagine en fait des choses
de faire des choses peut-être plus logiques, plus intelligentes,
de façon en tout cas plus agile.
Je voudrais rebondir exactement là-dessus,
sur le fait qu'on inove mieux sous la contrainte que quand on a le ventre bien rempli,
ça c'est bien connu et qu'on est confortable et qu'au final on se dit
les Américains sont nos amis, ils vont nous allier,
il n'y a pas de raison que les choses se passent mal et en fait,
si on voit que possiblement ça pourrait tourner mal.
Et ce qui est intéressant dans l'histoire de DeepSync,
à laquelle on a fait allusion il y a deux secondes,
c'est cette idée que finalement, ils ont réussi à développer des choses
avec des innovations propriétaires, MLA, etc.
mais aussi ils ont développé essentiellement parce que l'open source était disponible.
Alors on peut débattre sur pure open source, pas pure open source,
mais enfin ils ont bénéficié de la main,
ils ont bénéficié de tous les travaux qui ont été développés à droite à gauche
et pour moi ça me donne une sorte d'espoir quand même sur la suite.
J'ai écrit un petit billet là-dessus la semaine dernière, deux points.
Le premier c'est que l'innovation telle qu'on la voit dans l'IA,
elle est particulièrement incrementale, il y a quelques breakthroughs mais pas monstrueux,
mais progressivement on avance, on améliore de proche en proche,
quand on voit des modèles de reasoning par exemple,
on voit bien que c'est de l'enchaînement et que quand t'as t'épitier,
alors ces choses c'était finalement, c'est plus que de la plomberie
mais pour schématiser c'était de séquençage de traitement.
On voit aussi que les composants ont fait un mesure de venir de plus en plus disponibles
et pour les rassembler et avec de l'innovation qui permet d'optimiser ici ou là,
on va faire des choses.
Et la deuxième chose qui m'intéresse aussi dans cette observation concernant DeepSyc
c'est que finalement on a de moins en moins besoin de faire appel
à des traitements massifs pour réentraîner des modèles fondationnels.
Michel Maric ne sera peut-être pas forcément d'accord,
mais on voit bien comment on a de plus en plus la capacité de réutiliser
des choses qui ont été faites et de se concentrer sur encore une fois
l'incrémentale qui fait qu'on va fine tune, qu'on va améliorer,
qu'on va spécialiser des modèles et d'un point de vue écologique,
ça me donne de l'espoir parce que ça veut dire aussi
que les ressources qui sont nécessaires pour entraîner les modèles fondationnels
vont proportionnellement être de moins en moins importantes.
Après il faut se méfier de les frais rebonds évidemment.
Là justement ça me permet de revenir sur quel que chose,
dans l'émation parle sur la bande de news,
et si les aquels que je fais les news c'est un traitipique French machine
justement sur un modèle fondationnel,
le modèle que l'inaugura à Anun C, Lucy, Latia, Angioli, Lucy, justement.
On a parlé par d'autres canons, on a déjà communiqué,
mais je suis super content de que tu sois là justement
pour nous aider à expliquer pourquoi ces machines-là
étaient complètement à côté de la plaque et surtout
quel est l'importance de modèle fondationnel,
pourquoi vous l'avez fait et comment s'appelleraient-ils.
Alors, donc, merci de donner l'occasion de revenir sur cet petit épisode
et puis ça va répondre aussi en rebonds à ce que disait Jean Baptiste juste avant.
Un modèle fondationnel en fait aujourd'hui c'est extrêmement important
puisque y compris pour entraîner des modèles
pour faire du round-sphere learning et d'autres techniques de modèle,
on aura besoin en fait d'un modèle fondation.
Donc la question c'est pas de savoir est-ce qu'il faut en faire ou pas.
C'est quand en fait on va avoir un système qui soit complètement ouvert,
qu'on va pouvoir auditer, comprendre et ainsi de suite.
Et aujourd'hui pourquoi Lucy existe,
c'est que moi il me semble que pour maîtriser quelque chose,
pour maîtriser une technologie,
je pense que l'IA elle est suffisamment importante
pour qu'on se donne comme ambition de la maîtriser du bout en bout,
il faut qu'on ait la capacité de la reproduire.
Et donc reproduire,
donc je sais que c'est plutôt une communauté développeur qui nous écoute,
donc si on parle en fait si je fais une analogie avec le logiciel libre,
en fait quand on veut reproduire un logiciel libre,
il faut bien qu'on ait accès en fait au code source
pour pouvoir en fait refaire un process de compilation, d'adaptation, de portage.
Mais il y a un modèle open source,
il y a une machine, il y a des llamas, pourquoi ?
C'est quoi la différence ? C'est quand tu dis c'est pas ouvert, pourquoi ?
Et bien la seule chose qui n'est pas ouvert dans ces modèles-là,
c'est les dataset d'entraînement.
Et en fait un modèle n'est que la représentation des données en fait d'entraînement.
Et donc pourquoi on a un Lama 3 qui est très performant ?
C'est qu'avant il y a eu un Lama 2 et il y a eu un Lama 1.
Et donc le truc c'est que en fait ceux qui sont capables de faire Lama 4 aujourd'hui,
c'est qui ? Que méta ? C'est personne d'autre.
Les modèles de DeepSync qui est capable de refaire en fait un modèle à la DeepSync.
Que DeepSync ?
Alors il y a donc vous avez certainement vu en fait cette démarche
que je trouve génialissime qui a été opérée par Rocking Face,
donc qui s'appelle Open R1 qui est en fait une tentative.
Mais qu'est-ce qu'ils font ? On n'est pas du tout dans l'Open Source.
Ils font du Reverse Engineering.
Je vous rappelle que dans les années 80, quand on avait des freeware,
on faisait ça, on essayait de comprendre le fonctionnement et de redevelopper ou craquer.
Donc c'est un peu ça.
Mais nous en fait on est sur une autre démarche.
Nous on pense qu'effectivement pour ce qu'on a dit tout à l'heure,
on a la capacité à le faire.
On a fait ce job avec Lucie de collecter les données et de traîner en fait,
et d'avoir en fait un dataset qui nous permet d'entraîner un modèle comme Lucie.
Et aujourd'hui, ça nous donne les bases pour pouvoir continuer.
Alors si je reviens en une seconde sur ce qui s'est passé il y a deux, trois semaines,
en fait c'était le week-end du 24 et 25 janvier 2025,
comme ça on le statue pour les gens qui reviendront peut-être la vidéo un peu plus tard.
Donc il faut bien distinguer ce qu'est le modèle fondation,
donc un modèle de langage de son amie en exploitation.
Et donc finalement la plateforme dont vous avez certainement beaucoup entendu parler,
c'est plutôt Lucie.chat qui est la plateforme publique qui va permettre d'utiliser,
d'expérimenter en fait nos modèles que le modèle.
Et donc c'est vrai que il y a eu des usages détournés de la plateforme Lucie.chat,
et là on a manqué de pédagogie, on a peut-être pas mis toutes les gardes fous,
mais ça préjuche pas un de la qualité du modèle, premier élément.
Et deuxième chose, de l'ambition.
Encore une fois, et je le vois bien en fait,
il y a eu bien sûr que ça a fait le buzz et tout le monde a voulu réagir dessus
parce que c'était facile et c'est très franco-français.
Tu peux voir ça avec ton oeil d'espagnol,
et moi je le vois à la maison puisque tu le sais, ma compagne est aussi espagnol
et donc elle voit tous les travers qu'on a entre nous français,
et donc c'est typiquement français, mais ce que je remarque c'est que depuis 15 jours,
on n'a jamais eu autant de gens qui se sont intéressés à Lucie.
On n'a jamais autant parlé dans les grands médias,
parce que moi on les a tous fait,
encore cet après-midi depuis ici j'étais avec Eropin par exemple,
mais on les a pratiquement tous fait,
et qu'est-ce qu'on explique, on explique ce que ne fait pas l'IA,
ce que c'est l'IA, et pourquoi il faut faire des IA open source.
Donc finalement moi je sors de cet épisode un peu éprouvé,
parce que ça a été beaucoup d'énergie,
je pense que certains qui ont peut-être vécu ça,
ça consomme de l'énergie, mais franchement c'est un super moment
pour un poser les bonnes bases en fait du débat,
et comme on est à quelques jours en fait du sommet,
t'as-on le sommet de répondre à cette question, cette diar,
qu'est-ce que doit être notre stratégie en termes d'IA générative,
pas seulement pour la France, pour l'Europe.
Mais tu sais, c'est intéressant ce que je dis,
parce que c'est peut-être qu'on marquera dans les histoires
ce qu'il y a en train de se passer dans les 10 derniers jours,
c'est que à l'inverse de ce qui s'est passé précédemment,
bon évidemment on a vu des haters qui ont alimenté le shitstorm,
vous en avez pris plein la figure,
peut-être qu'il y a eu quelques erreurs de communication,
et au final bon voilà, mais on a vu aussi une communauté d'entrepreneurs,
une communauté de supporteurs, des chercheurs qui sont en général
pas tendres entre eux, qui se sont mis dans ce sillage,
et qui ont soutenu une initiative.
Ça veut dire que peut-être, comme on disait au début de l'entretien,
il y a une forme de solidarité qui est en train de s'établir,
une forme de volonté et de réalisation qu'on doit pouvoir travailler ensemble,
on doit arriver à quelque chose,
et lui c'est un bon exemple de ça,
mais c'est vrai aussi, on le voit dans le composant,
on le voit dans le cloud, on le voit dans le logiciel,
on le voit évidemment dans l'open source,
donc peut-être qu'au final, au même au-delà de l'USSI particulièrement,
il y a une prise de conscience plus générale sur la nécessité
de vouloir travailler ensemble pour arriver à tracer la voie qu'on a envie de tracer.
On parlait justement de pourquoi on était endormis,
et pourquoi est-ce que quand on est dans l'innovation,
il faut un peu être secoué.
En fait, les Américains, très longtemps, sur le numérique,
nous ont acheté très simplement,
ils nous ont acheté en nous donnant les produits gratuits,
si vous regardez tous les produits mainstream américains
sont rentrés par la gratuité,
et avec ensuite, le fait qu'ils ont investi très très très longtemps,
avant de commencer à récupérer le premier dollar.
Et ça, effectivement, ça nous a mis en position,
finalement, un peu de dépendance, mais effectivement, sympathique.
Et vas-y, je te donne Microsoft à tous nos étudiants,
et vas-y, je te donne des crédits cloud,
mais moi, pour m'apprépter des crédits cloud Azure,
là, sur Genspot, de 300 000 dollars.
Il faut voir ce que ça correspond en termes de run.
Donc, ils nous ont acheté,
et simplement ce qu'en train de se passer,
c'est que le modèle,
finalement, c'est un modèle aussi qu'il est obligé de se manger,
parce que tu disais 200 dollars, c'est donné.
Mais effectivement, en même temps, ils sont obligés de monter leur prix,
parce que pour pouvoir continuer à monter les capitalisations,
qui sont déjà délirantes,
en fait, les actionnaires, on va être toujours plus.
C'est-à-dire que le modèle capitaliste,
sans le juger en tant que tel, est un modèle qui est accumulatif,
on le sait, et donc, ils sont eux-mêmes acculés
de gagner plus d'argent, donc de faire moins de fremium.
Et en plus, ils se retrouvent avec un moment politique,
où effectivement, ils ont quelqu'un de brutal,
en plus, qui va effectivement carrément fermer,
ou mettre des barrières de vanillére ici,
couper les plus-là, peut-être,
parce qu'il est dans cette logique,
lui, de négociations un peu de boxeurs.
On l'a vu, il boxe, et puis après, il donne un coup,
il voit ce qui revient.
Donc, c'est intéressant, parce qu'au fond,
oui, il y a une solidarité,
moi, ce que je vois aussi, c'est que c'est une solidarité,
qui émerge, mais aussi parce que les américains
quittent leur modèle de soft power.
En fait, c'est ça.
C'est qu'au fond, en vrai, si on est vraiment très pragmatiques,
c'est quand même cool d'avoir des gens qui paient pour toi,
comme des gamins, qui font les courses pour toi,
comme des grands-adolescents,
tu vois, on était quand même libre en Europe,
on était pas...
On était libre avec des gens qui nous paient les trucs.
Alors oui, ça ne rend pas adulte,
mais en fait, c'était une situation confortable.
Là, tout d'un coup, il y a les adultes américains
qui nous disent, non, c'est fini maintenant,
tu te faut taille bosser.
Et nous, on dit, quoi ?
C'est compliqué, mais justement,
par contre, c'est un moment hyper excitant.
Pourquoi ? Parce qu'on se rappelle tous,
quand on a quitté le domicile de nos parents un moment,
alors on était traversés de sentiments contraires
et de peur, mais en même temps de liberté,
enfin, de cette espèce de grand océan.
Et donc, oui, je pense que c'est un moment.
Et ce qui est, moi, ce que je trouve fou,
c'est que d'émancipation, et c'est...
Alors moi qui suis un homme du numérique,
c'est que cette émancipation de l'Europe,
elle vient non pas des habituelles géopolitiques,
non, elle vient du numérique.
Donc elle vient du coeur de ce qu'on fait.
Et donc quelque part, on est les nouveaux...
C'est pour ça que c'est si politique, tu vois ?
C'est ça qui fait que c'est politique.
C'est que l'émancipation aujourd'hui,
elle est par le numérique.
Et ça, on est un peu comme les adolescents,
d'ailleurs, bon, des fois,
il faut nous excuser si effectivement,
on n'est pas toujours mal dégrossis,
mais par contre, effectivement,
l'avenir appartient quand même aux adolescents qui viennent d'adultes,
pas aux autres.
Ce matin, il y avait l'intervention de Benjamin Bayan,
en fait, sur Privacy as a Business Model.
Et ça m'a donné une idée.
Donc depuis ce matin, ça me trotte.
Je...
Racontez !
Alors voilà, et donc je vais la tester avec vous,
et j'aimerais bien finalement avoir votre point de vue.
Puisque, Alain, tu disais,
à l'instant que finalement, on a donné toutes nos données personnelles
pour avoir contre la gratuité de ces produits.
Et ce matin, Benjamin disait qu'effectivement,
le RGPD,
ou les autres réglementations européennes,
ne doivent pas être considérées comme un frein à l'innovation,
mais plutôt, on doit tirer partie de ça,
comme en fait finalement, un élément différenciateur
et de positionnement.
Et alors, comme on parle de responsabilité et prise de conscience,
j'aimerais vous soumettre cette petite idée.
Donc, à l'étape où nous sommes de l'entraînement de Lucie,
donc Lucie, en fait, aujourd'hui, on en est à la phase de pré-entraînement.
Donc c'est quelque chose qui est compliqué,
mais finalement, ça demande beaucoup d'heures CPU,
mais finalement, c'était peut-être pas la partie la plus difficile.
La phase là où dans laquelle nous sommes actuellement,
il y a deux grands temps, c'est la phase, ce qu'on appelle,
d'instruction et de renforcement par l'humain.
Et alors, qu'est-ce qui fait la puissance, en fait, finalement,
de des modèles aujourd'hui, c'est qu'ils ont,
les acteurs qu'on a cités précédemment,
ils ont eu accès et on leur a donné toutes nos données de préférence et ainsi de suite.
Mais, allez, je la lance l'idée.
Vous savez que dans le RGPD et dans les réglementations européennes,
maintenant, on a le droit à l'oubli, c'est-à-dire,
ou en fait, de demander aux plateformes de pouvoir récupérer
les données personnelles qui détiennent sur nous.
Comme chacun des citoyens européens a déjà donné ces données aux Américains,
moi, j'aimerais vous proposer, comme, ben, il y a Hello Kit X,
peut-être de lancer un grand mouvement
où vous pourriez récupérer les données de ces plateformes,
et nous, qu'on imagine une plateforme qui nous permettrait de les collecter,
de faire un tri et de récupérer uniquement les données
qui nous seraient nous intéressantes.
Bien sûr, on prendrait des engagements sur le fait de ne pas l'utiliser
pour les publicités et du ciblage,
nous uniquement pour en faire des données d'alignement du modèle
et en fait de détection, en fait de préférence,
parce que c'est ce qu'on a fait tout collectivement.
Mais là, en fait, moi, je demanderais qu'il y ait un effort citoyen de le faire.
Donc, vous téléchargez, vous nous l'oplaudez en fait sur une plateforme,
nous on filtrait, on vous dit ce qu'on a récupéré,
et on utilise ces données là pour améliorer l'UCI.
Voilà, je ne sais pas ce que vous en pensez,
mais ça, ça pourrait être une prise de conscience,
pas d'un point de vue politique, parce que ça partira par le bas.
Si chacun des citoyens en est capable d'apporter les données,
parce que c'est ça, en fait, aujourd'hui qui fait la différence,
c'est les données personnelles qu'ont ces acteurs
et les interactions qu'on a développées sur Facebook, sur WhatsApp,
depuis des années et qu'ils ont.
Donc, si moi, vous me donnez ces données là,
en contrepartie, je vous rend ce qu'on n'a pas besoin,
on prend ce qu'on a besoin, on vous dit clairement,
de façon transparente ce qu'on a récupéré,
et quel traitement on va opérer,
et le seul traitement qu'on veut faire, c'est pas faire du ciblage.
Nous, c'est tout simplement de faire des données d'alignement pour l'UCI.
Idée, voilà, ça m'intéresse d'avoir votre point de vue.
Oui, c'est super intéressant.
Alors, moi, je peux partager une expérience personnelle,
j'ai quitté Twitter hier matin,
et l'okitx justement.
Bon, vous ne vous avez pas raconté que vous avez bien aimé l'idée
de la raison pour laquelle j'ai quitté Twitter.
Et dans la migration et l'okitx,
on te demande si tu veux partager les données
que tu as téléchargées avec le CNRS.
Donc, les choses sont déjà en marche,
et donc, ça m'intéresse, parce que ça veut dire que,
la première réaction que j'ai vue quand je t'ai écoutée,
c'est-à-dire, oui, il faut des gardes fous,
il faut s'assurer que bada tibata.
Là, ils ont montré que c'était possible de partager des données.
Éminemment personnelles, les choses qui sont liées à mes tweets,
ce que j'ai lu, ce que j'ai envoyé,
les échanges que j'ai eu avec qui, quand, les messages privés, etc.
Toutes ces choses-là, en fait, je suis disposé
à les transmettre à des chercheurs qui vont en faire une étude.
Alors, est-ce que ça doit rester dans le domaine de la recherche
dans un cadre strictement encadré,
enfin, strict, pardon, dans lequel la CNI
aura forcément son mot à dire.
Mais en tout cas, il y a des données en l'occurrence.
Il y a un gisement de données ici sur notre manière d'interagir,
sur notre culture d'échange.
Je suis sûr qu'un Français sur Twitter
ne se comporte pas la même manière
qu'un Allemande, qu'un Américain ou qu'un Japonais.
Donc, là, il y a des gisements de données à chercher.
Mais après derrière, c'est effectivement...
Alors, nous, on est quelques-uns motivés pour le faire.
Comment on va me motiver, Madame Michu, à le faire ?
Ça, c'est compliqué.
Et malheureusement, ou peut-être heureusement,
derrière, on ne représente qu'une toute petite minorité,
et c'est les messieurs, Madame Michu, qui sont importants.
Oui, alors, j'entends bien cette remarque,
mais aujourd'hui, c'est pas comme si on avait un trop plein.
On part zéro.
Donc, finalement, et les techniques, tu sais,
pour faire de l'alignement de modèle,
aussi, ça a vachement évolué.
En fait, avant, il fallait faire...
On repartourait tout le réseau de neurones.
On peut en fait faire aujourd'hui d'autres techniques
qui permettent, en fait, sur un nombre plus limité
de données, de quand même vraiment influencer le modèle.
Donc, oui.
Mais en fait, moi, je suis assez agrément surpris
par le nombre qui ont matérialisé le fait Hello Kitty.
Donc, tu vois, en fait, ça, c'est quand même compté en centaines.
Si tu prends... Pardon ?
Oui, plus fort.
Oui, certainement.
Oui, peut-être.
Oui, je dois... Alors, moi, quelques dizaines de milliers
de gens qui me donneraient, en fait, finalement,
qui nous donneraient accès.
Oui, non, mais qui nous donneraient accès, en fait, finalement,
à une partie, en fait, des échanges,
ou en fait, de ce qu'ils ont posté sur des réseaux sociaux
comme Facebook et ainsi de suite.
Je ne sais pas si vous pouvez imaginer la valeur que ça.
Et aller là, en fait, la valeur.
Ce qu'on appelle la secrète sauce des producteurs de modèle,
ce n'est pas sur le code, ce n'est pas sur les ressources
computationnelles, parce que ça, en fait, en fait,
le code, c'est des Français qui l'ont écrit,
ou souvent des Européens, les Llanloken et ainsi de suite, d'accord ?
Ce qui fait la vraie différence, c'est la data.
Voilà, donc, Vatsit.
Donc moi, j'aimerais bien, en fait, qu'on essaie, en tout cas, de lancer ça.
Et pour en bon dire, c'est intéressant,
parce que le terme d'open source a été beaucoup employé là.
L'open source est communautaire, par définition.
Et ce qui est intéressant, c'est que je pense que,
effectivement, le modèle européen est très communautaire.
Par exemple, moi, je connais assez bien
tous les phénomènes communautaires scientifiques,
par exemple, pour recenser les abeilles, les insectes, les chauves-souris.
Voilà, je ne sais pas si vous savez qu'il y a un programme pour faire ça.
Et c'est incroyablement efficace.
Et d'ailleurs, il y a eu un basculement y compris côté scientifique,
de commencer à considérer, finalement, les gens dans leurs jardins,
comme étant des acteurs de la science.
Alors, ce n'est même pas le dernier kilomètre,
parce que c'est les derniers 100 mètres, les derniers mètres.
Et pour regarder sur 1 m², comment il y a d'insectes qui passent en une demi-heure.
Et avec ça, on arrive à faire de l'échantillonnage,
comme aucun entomologiste arrive à faire avant.
Et donc, on est dans les mêmes phénomènes.
C'est-à-dire que, ce que le Michel Marais c'est,
finalement, je n'ai pas besoin d'un milliard de personnes.
En gros, quelques dizaines de milliers,
déjà pour moi, ce sera énorme,
mais mobiliser quelques dizaines de milliers de personnes volontaires,
pour donner leur données, extraite automatiquement des gars femmes,
mais aussi de participer de manière communautaire,
par exemple, des jeux.
Et pourquoi pas, c'est là où il faut avoir des jeux sur son smartphone,
de type, on te pose des questions, tu réponds,
il y a un très bon et tu le dis non, là, c'est juste, là, c'est pas juste.
Donc quelque part, tu l'aides à progresser.
Je pense qu'on a aussi cette capacité-là,
et pour reprendre ce que tu disais tout à l'heure,
c'est aussi l'innovation qui va faire ça.
C'est-à-dire, qu'est-ce qui va faire que M. Michu, par exemple,
donne ces données ?
Je crois qu'un grand leçon américaine, pour moi,
il ne faut pas le mettre sur le terrain moral.
Les gens qui vont se battre pour des raisons de moral et politique,
ils vont être minoritaires. C'est toujours été comme ça.
Quelles que soient les questions, pas seulement numériques.
Les militants, les activistes sont liés aux minoritaires.
Et eux, ils le font, généralement, pour des raisons philosophiques ou morales.
Donc il faut trouver des raisons pragmatiques, utiles, ludiques,
fun pour ne pas arriver aux militaires chinois,
d'obligations, pour que justement,
une sous-partie de la population s'engage.
Et je pense que c'est là où il y a de l'innovation aussi sociale
à trouver dans un phénomène communautaire,
si on le fait pour les chauves-sauries, pourquoi on ne le ferait pas pour les ziers ?
Il y a vraiment quelque chose de...
Je vais encore montrer mon âge, mais ça m'érappele.
Le premier projet de science citoyenne que j'avais connu, c'était les CETI.
Vous vous souvenez ? Ça fait 30 ans de ça.
Et on mettait plutôt qu'à un écran de veille sur l'ordinateur,
un écran de veille qui récupérait des données de proyès CETI.
Et il les analysait.
C'était plus un de premier programme de computation distribuée à la grande échelle.
Et tu te sentais partie que tu participais à un projet scientifique.
Et à la fin, on t'y avait toujours un écran de veille qui tournait,
parce que sinon tu n'en avais pas un, un écran cathodique, un écran médecin,
donc autant que ça soit quelque chose.
Et c'était un démarx.
Et il y avait pas tout le monde qui participait,
mais il y avait assez de monde pour faire indifférents.
Quelque part, c'est la même idée.
On n'a pas trouvé des extraterrestres.
Après, en Nourré Gardin,
moi je l'ai fait aussi, j'adore.
En Nourré Gardin, je suis pas sûr qu'il s'est invité qu'on les trouve.
Auraient-vous invité de nous trouver ?
Je suis désolé, il me semble que Lucie a dit que les extraterrestres
en fait se trouvaient pas très loin du château de Loire.
Donc pas très loin d'ici, il me semble.
Donc qui sont là ?
Si vous avez eu le problème à trois corps,
le rapport aux extraterrestres peut être compliqué.
Donc finalement, le jour où ils nous trouvent,
on est dans la forêt sombre, il va falloir se planquer.
Je vais pas faire de tiens de spoil.
Spoil de spoil.
Je ne sais pas si on a terminé le sujet de l'IA.
Il y a un truc que j'aurais aimé bien partager avec l'auditoire.
La semaine dernière, il s'est passé quelque chose un peu sous le radar.
Ça a été l'annonce de la formation d'un groupe d'intérêt
dans la Fondation d'Éclipse.
Et le groupe d'intérêt s'appelle
The Eclipse Cloud Interest Group.
Et donc pour la première fois,
une fondation open source basée en Europe,
c'est pas la Linux Foundation,
c'est pas la Fondation Apache qui se font sous gouvernance américaine,
c'est une fondation open source basée en Europe
qui vient d'annoncer la formation d'un groupe de travail
autour du cloud.
Pourquoi ?
Pour fabriquer des composants open source strictement essentiels au cloud.
Et là, on est très fier parce qu'on est un des fondateurs
de ce groupe d'intérêt.
Et ça présage d'un emballement.
On a présenté ça au FOSDEM le week-end dernier
avec un certain succès.
Et ça va continuer de plus en plus pour aller dans cette direction.
Mais laisse-moi reprendre mon rôle de fondatif.
En fait, on parle d'open source.
Ton micro marche plus du tout là.
Tu sais, on parle d'open source.
Raconte-moi, c'est quoi le problème que la Fondation Apache
ou la Linux Foundation ou la ScienceF
ne sont pas européennes,
tu me dis que les fondations européennes,
qu'est-ce que ça change ?
Ça change beaucoup de choses.
Ça change que la gouvernance, en fait, elle obéit
à des règles qui sont détenues,
ou en tout cas contrôlées par une fondation
qui est sous droit américain.
Et en conséquence de quoi, du jour au lendemain,
on pourrait d'abord potentiellement démenteler ces fondations,
on pourrait influer sur la gouvernance de ces fondations,
rétreindre l'utilisation des licences qui sont proposées.
Ça provoquerait certainement un tolée au probablement, je sais pas,
au moins du niveau de ce qui est en train de se passer avec le débat sur Gaza,
par exemple, lorsque quelqu'un fait arbitrairement une décision
et qui va s'y opposer, qui aura les moyens de s'y opposer,
on ne sait pas.
Donc, ce n'est pas forcément quelque chose qui est particulièrement nocif par définition.
C'est juste que là, on a une faille et que, comme partout,
il faut répartir ces risques.
Et donc, on a à la fois du logiciel open source,
pure open source, dans le sens réutilisable, modifiable, etc.
recompilable, qui est sous gouvernance américaine pour des choses,
et l'open source qui est aussi sous gouvernance européenne
et possiblement l'open source qui est sous gouvernance chinoise, etc.
Et c'est cette diversité qui fait qu'on a le choix,
et qu'on peut égager cette autonomie stratégique
dont je parlais tout à l'heure,
c'est la capacité à vendre des composants et à déterminer
ceux qui nous conviennent pour atteindre l'objectif que l'on veut
et assurer une forme de résilience aussi qui est absolument essentielle.
C'est pas... Non, non, non, là, tu disais de polémique
et c'est pas ce que je dis.
Ce que je dis, c'est que quand tu soumets un projet,
que tu le mets sous couvert d'une fondation américaine,
cette fondation est sous le droit américain.
Et en conséquence, elle doit obéir au droit américain.
Lorsque tu l'as soumets, ça ne préjuge pas de la valeur
ou des intentions des contributeurs et des projets envers...
Non mais justement, ça fait partie de ce que,
en tant que contributeur open source,
tu dois réfléchir un moment donné, c'est pas un ordan.
Je vais juste terminer.
C'est pas un problème de contributeur, c'est un problème d'utilisateur.
Quand je choisis d'utiliser un logiciel open source
dans mon application,
il faut que je comprenne quelles sont les limites de l'utilisation
auxquelles je me soumets pour ce projet.
Moi, je sortirai de la question légale.
Parce qu'au fond, on prend la fondation à page, elle est là
et on sent qu'elle n'a pas forcément de mal.
Oui, il pourrait y avoir un problème.
Par contre, la valeur de ce qu'il y a autour de la fondation à page
se situe là où ils sont.
Attirer les talents, à un moment donné, ça va être là.
Quand on a aujourd'hui 80% d'une économie,
qui est là au coeur, c'est ce qu'on n'a pas arrêté de dire,
au coeur du monde d'aujourd'hui et qui est concentré sur un pays,
ça paupérise tous les autres
et ça crée des effets différentiels qui sont délétaires,
qui sont mauvais.
Donc, tu as parlé de rééquilibrer.
Pour moi, c'est une question de rééquilibrage.
C'est-à-dire qu'on est des fondations partout.
Et c'est ça le point-clé.
Pourquoi ? Parce que du coup, on prend un Trump là.
Pourquoi est-ce que je dis tout à l'heure qu'il faut se compenser
comme un boxeur ?
Parce que comme McTayson, quand il monte sur le ring,
moi, si je monte sur le ring avec McTayson, il a raison tout de suite.
Tout de suite.
Si par contre McTayson, il baisse de 30 cm et que moi, je prends du muscle,
je vais monter sur le ring, je vais peut-être pas envie de me battre,
mais on va peut-être discuter avant.
Parce que McTayson, de moins de 30 cm, et moi qui ai pris du muscle,
alors tout ça est une hypothèse, je comprends les auditeurs qui se...
dystopique.
Mais c'est pour montrer ça.
Ça veut dire que du coup, rééquilibrer les choses fait que tout d'un coup,
on peut discuter.
Or, ce que je vois, moi aujourd'hui, c'est qu'on ne peut pas discuter.
À chaque fois, d'ailleurs, qu'il y a un problème européen
qu'on veut traiter, on a de suite les Américains qui disent,
« Stop ! »
Quand on a eu le problème des data avec le RGPD,
il y a Biden qui a dit « Tu veux du gaz, tu t'arrêtes ça,
tu me signes le ».
Il est venu comme un VRP, il est reparti avec le Data Privacy Framework
signé des mains d'Europe 1, ils n'ont plus besoin de respecter le RGPD,
il est reparti comme ça.
Donc, en fait, comme McTayson, il est monté sur le ring
et van der Leyen s'est couché.
Ce que dit Jean-Baptiste, c'est là-dessus, je suis complètement d'accord avec lui,
c'est que tant qu'on n'a pas des fondations,
je parle de l'Europe en source, mais c'est vrai à tous les étages,
en Europe aussi puissance que aux États-Unis,
McTayson, quand il monte sur le ring, on est juste des nains
et on sera là à dire « Oui, d'accord ».
Des fondations en Europe, mais sans, parmi les premium partners,
les hyper-scalards et les GAFAM, parce qu'en fait,
ce qui se passe aujourd'hui, c'est quand même que c'est devenu
des outils aussi d'influence, toutes ces fondations.
Et toi, tu connais bien le sujet, j'aimerais bien avoir ton avis.
Mais tu vois, sur la fondation Mosia, Google a été très content
en un moment donné, tu vois, de donner du poignon pour effectivement,
tu vois, se dire « OK, on fait progresser les standards du web
et d'une certaine façon, on avance ».
En disant, finalement, quand même, à la finalité,
ça sera quand même notre navigateur qu'on va imposer,
puis ça sera, on va retomber, finalement,
la situation des années 2000 sur lequel tu t'es battu,
toi, petite personnelle, avec quelques autres.
Et sincèrement, si tu veux, moi, je me dis,
très bien de faire des fondations, mais il ne faut pas que ces acteurs-là
soient dedans, pourquoi ? Parce qu'ils sont mal attentionnés.
Et franchement, moi, je trouve ça en fait horrible,
ce qui s'est passé en fait avec Firefox,
puisque aujourd'hui, maintenant, si tu veux, c'est devenu minoritaire.
Et sur tous les devices en fait dans le monde,
on est retombés, comme aux années 2000.
Alors ça ne s'appelle plus Internet Explorer,
ça s'appelle effectivement Chrome, quoi.
Bon, alors, je vais pas rentrer dans le débat,
ils sont mal intentionnés, pas mal intentionnés.
Je pense que c'est...
Je suis pas certain, c'est business.
Ça fonctionne comme ça.
On ne sait pas de cadeau,
et même si là, on peut être d'accord,
demain, on peut être en concurrence,
et on sera en concurrence frontale,
et il n'y aura pas de problème à être en concurrence.
Mais peut-être pour revenir sur l'histoire de Firefox,
en fait, effectivement, il y a eu un moment Firefox,
il y a un moment où Internet Explorer a essayé de privatiser le web,
et au concours de circonstance,
Netscape a libéré le code source,
et des gens se sont emparés,
et ont décidé de faire un navigateur qui était meilleur,
qui respectait les standards,
et ça a marché, parce qu'à ce moment-là,
il y avait une opportunité pour le faire,
et Firefox a explosé,
les gens ont adopté Firefox.
Et après, derrière,
sont arrivés deuxièmèves de Microsoft,
comme souvent d'ailleurs,
pas forcément présentes sur la première,
mais sur la deuxième e-time going forward,
qui a commencé à monter en puissance,
Google qui est arrivé,
et j'avoue que Firefox, en fait,
à un moment donné, s'est dit,
comment je gagne un argent,
parce que pour mémoire,
en grossissant le trait,
le business model de Firefox,
et de la fondation au début,
c'était devant des t-shirts, quand même.
Donc il fallait vendre un paquet de t-shirts
pour arriver à financer les ingénieurs et les machines
qui permettaient de développer et de compilier Firefox.
Et un jour,
pour la Nego, je ne sais pas si vous la connaissez,
elle est sympa,
les gens en avaient marre de taper,
www.google.com,
pour faire une recherche dans Google,
et donc il y a un ingénieur
qui a dit, je vais faire une extension de navigateur
qui va regarder dans l'URL,
et si je vois un mot-clé,
je vais déclencher un appel à Google.
Et donc cette extension est devenue virale,
et beaucoup d'utilisateurs de Firefox,
y compris en interne,
se le renseignent pour y aller,
et l'ont mis en install.
Et à un moment donné, on s'est dit,
pourquoi on ne ferait pas
une fonctionnalité essentielle du navigateur,
c'est-à-dire avoir cette barre de recherche,
qui n'était pas la barre d'adresse à l'époque,
et on va l'intégrer.
Et donc le légal a dit,
non, on va le faire, c'est bien,
mais on va quand même demander
l'autorisation Google,
parce que je suis pas certain
qu'on ait le droit, comme ça,
de lancer leur service.
Et donc, voilà,
mes vendeurs de t-shirt
qui vont voir Google,
et qui leur disent,
bonjour Monsieur Google,
alors voilà,
on a eu une idée,
on n'est pas sûrs que elles soient bonnes,
mais enfin,
on est venus avoir votre autorisation
pour intégrer cette extension.
Google les a regardées,
il a fait,
oui, oui, oui,
on va vous donner l'autorisation,
bien sûr,
et vous savez quoi en plus,
on va vous payer pour ça.
Mais avant,
oui, on va vous payer,
en fait, simplement,
nous, on a intérêt à avoir du trafic,
et plus on a de trafic,
et bien plus on a une de l'argent,
et on va vous rémunérer
en fonction de ça.
Et donc, Mozilla a dit,
bon, si vous voulez.
Et donc, ils sont partis
avec leur stock de t-shirt
qui ont apparu ici avec Google,
et quelques mois plus tard,
ils ont reçu un beau check
qui avait fait le business plan de l'année.
Et donc, ils ont abandonné les t-shirts
tant mieux pour la planète,
et la fois que ça démarrait comme ça,
donc, business model fortuit.
Mais donc, voilà,
pourquoi je parle de ça,
c'est parce que c'est une anecdote
qui illustre la manière dont le business
peut fonctionner,
il n'y a pas forcément,
fondamentalement,
de...
de... de velléité agressive là-dessus.
Ce qui est vrai en revanche,
c'est que Winner t-shirt,
c'est... c'est le plus fort,
c'est lui qui emporte tout.
Et dans notre industrie,
c'est ça.
Et donc, comme vous avez dit Alain,
la nécessité de rééquilibrer les choses
était absolument impérative.
Il faut absolument qu'on ait des contrepoids
pour qu'Alain Garnier,
face à Taïson,
puisse espérer survivre
et... et prospérer.
Oui mais en fait,
ce que je voulais,
on est à quelques jours du sommet,
et en fait, on sait qu'il y a une annonce
d'une fondation IA
qui doit financer des communs numériques
dans le domaine de l'IA.
Génial, tu vois, la belle mission,
c'est ce qu'on a besoin et ainsi de suite.
Normalement, le budget,
c'est 2 milliards 5 sur 5 ans.
500 millions par an, très bien.
Ce... simplement,
ce que je veux dire là,
c'est qu'il faudra qu'on soit extrêmement
vigilant à qui va donner
les premiers millions.
Parce que globalement,
si c'est Open AI,
META et Microsoft,
eh ben ça veut dire que
on a un vrai risque,
que l'histoire se répète
et que globalement,
eh ben ça ne soit pas que construit
dans l'intérêt général,
qui est quand même
la lettre de mission de cette fondation.
Et eux, bien sûr,
qu'ils l'égile légitimement,
leur participation en disant,
on est là pour établir
des standards,
bla bla bla bla bla bla bla bla,
mais c'est pas ça
qui va se passer à la fin.
Donc voilà, c'est simplement,
je voulais profiter de ce moment-là,
puisqu'on est à quelques heures.
Donc si, donc dans 3 jours,
on voit que les premiers actionnaires
ou acteurs principaux
de cette nouvelle fondation IA,
ce sont les hyper-scaleurs
et les gaffes hampers,
eh ben il faudra fuir
et dénoncer cet initiative,
parce qu'on en connaît
la suite connue.
Et on a des cas,
par rapport à ça,
parce que là,
je vais complètement dans ton sens.
Par contre, il faut pas être naïf,
même si il y a des gens
qui nous posent des questions
faussement naïves,
c'est que justement,
c'est leur intérêt business
et là tu es complètement d'accord avec toi,
c'est pas un prème moral.
Je pense que ça,
il faut qu'on sort de la tête
vraiment que c'est pas un prème moral.
C'est leur intérêt d'aller noyauter ça.
Comme ils l'ont fait pour Gaia X, par exemple,
ils ont planté le truc.
Alors que Gaia X au tout début
était loin d'être bête
quand on regarde ce que c'était,
la feuille de route,
et puis, et puis,
et puis ils sont arrivés à la table
et 15 jours après,
le truc, il était foiré.
Et alors après, chacun
qui s'était mis dedans
à essayer de s'en sortir
plus ou moins la tête au tout pas
entre ceux qui sont restés,
ceux qui ont claqué la porte
comme Scalewell époque,
enfin, qu'importe.
Après, après les comportements
d'ailleurs vis-à-vis de ça,
toi tu dis fuir par exemple,
on se retrouve après pris un peu
à contropier.
Et il faut reconnaître aussi
que comme ils sont dominants,
que comme nos politiques
nous protègent pas,
à commencer par l'Europe,
Evander Lyon,
tu parles d'anecdotes,
par moi quand j'ai appris
que Evander Lyon, elle-même,
alors que la CNIL européenne
qu'elle a mis en place elle-même,
d'accord, c'est elle
qui a mis en place l'institution,
lui a dit que ne pouvait pas
utiliser Microsoft 365
pour la commission
pour la raison de sécurité.
Et bien que fait Evander Lyon
et l'attaque la CNIL.
Donc aujourd'hui,
on a une procédure juridique
de la Commission européenne
pour attaquer ses propres institutions
pour qu'un système américain
reste.
Donc, si tu veux, moi,
les politiques aujourd'hui,
je considère qu'ils nous protègent pas.
Evander Lyon, Macron,
pour la Commission Europe, France.
Donc c'est normal
que même si on lance
des belles initiatives,
ils vont être noyautés tout le temps.
Et chaque soirée qu'on fera,
ils vont venir pour noyautés.
Il faut simplement se dire
que petit à petit,
on va faire les petits groupes,
et puis ils vont venir,
et ils vont nous piquer les trucs.
Mais on va faire les petits groupes.
Et ce que tu dis,
on est plutôt en élogique de résistance.
Moi, je pense qu'il ne faut pas penser
que ça va se faire en bloquant,
parce qu'ils sont trop forts aujourd'hui.
Ça va pas se faire en...
Ils ont la capacité,
aujourd'hui, ils ont la capacité
de parler à qui ils veulent,
dans le terrain de pouvoir.
Qu'à 40 politiques.
Moi, je les ai vus arriver
dans des endroits, je me dis,
mais, ah ouais,
ils sont à la table,
alors que normalement,
l'autre fois, il y avait EuroCloud.
EuroCloud.
OK. La Dynume.
C'était avec moi.
Vincent Coudrin,
qui vient parler,
en représentant de la Dynume,
qui est en face de lui,
le mec d'AWS,
le mec de Microsoft Azure.
Je veux dire, tout va bien.
Et là, à la même table.
Bon, voilà, ils sont,
ils sont vraiment partout.
Et en plus, le mec qui était
en représentant de l'AWS,
qui est adorable d'ailleurs,
avec qui j'ai discuté,
c'est un ancien de la DGE.
Enfin, tu vois,
on est...
Les politiques aujourd'hui,
ne nous protègent pas de ça.
Donc, bah oui, les gars femmes,
vont rentrer dans ta fondation,
ils vont venir.
Simplement, c'est que,
à chaque fois qu'ils viennent,
ça fait de plus en plus tâche, tu vois.
C'est ça aussi que je vois.
Et à un moment donné,
on va être assez nombreux pour dire,
non, non,
ça va pas être possible.
Mais pour ça, il faut qu'on soit riche.
Et c'est là où, par exemple,
le coup sur l'Open Source,
moi, je suis très critique,
au sens où l'Open Source,
il y a une partie de l'Open Source
qui continue à tirer
la valeur vers le bas.
En disant,
bah, en fait,
de vivre encore dans une logique
d'Open Source de type,
on serait payé par des gens extérieurs,
des communautés, des chercheurs,
des trucs.
Non, en année,
il va falloir lutter
avec les armes de notre monde,
qui est celui de l'argent
et de la capacité.
Si on n'a pas la capacité,
on n'a pas l'argent,
on ne pourra pas lutter.
Donc moi, l'Open Source,
ça a toujours été ma limite.
Vous savez qu'en plus,
je suis avec vous,
moi, je ne suis pas Open Source,
parce que je considère aujourd'hui
que la valeur tirée par l'Open Source
est souvent très inférieure
à ce qu'elle vaut, d'ailleurs,
pour l'humanité.
Et que du coup,
elle est plutôt captée
par des gens qui jouent pas le jeu.
Donc, à mon anée,
je pense qu'il faut trouver
un truc beaucoup plus smart là-dessus.
Et il y a du ménage à faire,
si je peux me permettre,
si on veut progresser collectivement
dans les rangs de l'Open Source,
de ceux qui sont des gens
qui finalement vivent d'amour
les dos fraîches et de codes.
Vous voyez ?
Enfin, j'entends ça,
mais je suis prêt à parier
que 95% du code
de James Pott,
c'est-à-dire les 5%
qui sont votre invention,
provient d'Open Source.
Non, ça passe.
De travaux, de travaux,
de fin.
Tu serveurs.
Ah oui, si tu comptes ça,
dans ces cas-là,
tout le monde est comme ça.
Bien sûr.
En fait, l'Open Source, en soi,
est quand même fondationnelle.
Ça amène des briques
qui sont absolument essentielles,
sans lesquelles on ne pourrait pas
fonctionner.
C'est parce que je dis
que justement,
le problème, c'est que
de penser que c'est
l'unique voie sans créer
de la valeur
pour lutter contre des gens
qui créent beaucoup de valeur,
ça, ça ne marche pas.
C'est ça mon point.
Parce que sinon,
il faut passer dans une logique
qui serait morale.
Or, notre monde n'est pas morale,
donc, retois la case d'épargne.
C'est ça mon point.
Tu vois?
Par contre, que l'Open Source
soit consulstanciel de quasiment,
mais même les gaffames
sont aujourd'hui,
ils s'en cachent pas.
Je veux dire,
ils déploient du Linux.
J'ai un Linux
n'a pas été inventé par un propriétaire.
Donc, bien sûr,
moi, j'ai aucun sujet là-dessus.
Sur la proportion,
après, c'est toujours pareil.
C'est le pense-conquente.
Nous, par exemple,
le code produit par Genspot,
en tant que Genspot,
par rapport au code qu'on utilise,
ça les pense que tu comptes.
Si tu descends à l'OS,
évidemment, c'est tout petit.
Non, mais voilà, voilà.
Si, par contre, tu remontes
sur la couche dite applicative,
en vrai, la proportion
qu'on a de code propriétaire
est plus importante.
Tu vois?
On n'est pas genre 5%
de code propriétaire
et 95% d'Open Source.
Mais ça dépend
à quel niveau on le met.
Mais c'est intéressant aussi,
parce que ça, c'est une question
d'économie.
Je sais que tu parles
de la même logique
que nous, C'est ClaverCloud.
Nous, notre orchestre
à terre, notre façon
de l'écrire
notre Cloud et propriétaire,
on se va sur de son petit Open Source.
On a construit
une autre crée staternumème
et on contribue
à l'Open Source
sur d'autres produits
comme notre
Révers Proxy
ou un collaborateur
avec Biscuit, par exemple,
et un collaborateur
avec Plaine de Proyé,
Melia de Chos,
qui c'est la création
de Valère, qui s'adresse
de Sans, qui s'arreste
de propriétaire.
Et pour moi, c'est
pas d'indicatomie.
On peut être
à fond pour l'Open Source.
On peut baser sur
de la typeur de l'OES,
de plein de projets,
de librairie.
On peut contribuer
à l'Open Source,
de tenir un acteur actif
qui rend de code,
de serre de travail
et on fait
de l'évanilisation
de l'Open Source et on menta.
On peut garder
la création de Valère
dans de côté propriétaire.
Il faut pas partir
dans une logique
personnellement, c'est mon avis,
une logique
un peu
extremiste, fundamentaliste
sur les libres,
c'est là que j'ai tout...
Moi aussi, je trouve
dans ma certaine attitude
un peu historique
de c'est pire mal
logiciel libre
et rien.
Pour moi,
justement,
il y a un pragmatisme
et le logiciel libre,
les communautés,
il y a énormément
de choses à apporter
et on la porte
et on s'en sert.
Mais
ça serait complément
contre-productif
pour tous les mondes,
dire, tout doit être
Open Source.
En fait, chez Claveur,
on dit
on est...
on est
Open Source,
mais pas Open Product.
C'est-à-dire,
exactement ce que tu as dit,
la glu,
l'assemblage
entre les différentes
composants Open Source
que l'on utilise,
celui-ci, les propriétés,
on n'a pas envie
de le mettre sur le marché
parce qu'il y a
des secrets de fabrication,
il y a des façons de faire
qui sont propriétés
qui déterminent
une valeur
de business,
mais en revanche,
tout ce qu'on met à disposition
de nos utilisateurs
en tant que service,
que ce soit
des run-times,
que ce soit des librairies,
que ce soit des bases de données,
que ce soit...
que c'est la journée au temps service
qu'on met à disposition
de nos utilisateurs,
c'est du logiciel Open Source,
que l'on met
à disposition et qu'on mobilise
pour pouvoir l'utiliser.
Donc, en fait,
c'est à la fois
un vecteur de business,
un vecteur de partage,
d'avancer l'innovation
qui est fondamental.
Et après,
chacun fait comme il veut
sur la manière
de l'exploiter
ou de contribuer
au give back,
comme on dit.
Bon,
je vois que ça fait
une longueur
que l'on parle.
Donc,
on va peut-être conclure là
et aller se réserver.
Voilà, les amis.
Je suis super content
de vous savoir
autour de la table.
C'était
un vrai honneur quand même.
Aujourd'hui, c'est un de ces épisodes
qui fait plaisir
de pouvoir les faire
en présentiel,
les faire avec vous.
Et à nouveau,
parler de politique
ou de tech
qui s'advient plus
au moins à la ménusseur.
Merci à tous.
Merci à vous
qui nous réadaient.
A bientôt.
A bientôt.
Au revoir.
...
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