Nouveau Podcast : Les Malheurs de Sophie EP01

Durée: 12m30s

Date de sortie: 12/02/2025

Découvrez l’adaptation audio des Malheurs de Sophie – Un chef-d’œuvre intemporel de la littérature jeunesse.

Ce nouveau podcast est disponible sur le Club Apple Podcast en avant première et sur toutes les plateformes d'écoute. Allez vous abonner!

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Retrouvez les aventures drôles et émouvantes de la célèbre petite Sophie, héroïne indisciplinée qui continue de séduire des générations de lecteurs. Cette adaptation met en valeur toute la richesse du texte original, avec une interprétation signée Céline Kallmann, une réalisation soignée par Alexandre Ferreira, et une production assurée par Benjamin Muller, montage Isabelle Field.

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Bonjour à tous, bonjour les enfants, c'est Céline Kalman.
Aujourd'hui, je vais vous lire un livre très connu.
Ça s'appelle Les Malheurs de Sophie.
Histoire écrite il y a très longtemps par la conteste de ses guillures.
Vous pouvez retrouver les Malheurs de Sophie en avant-première
sur le club Apple Podcast
et très bientôt sur toutes les plateformes d'écoute.
En attendant, je vous propose d'écouter dès maintenant
le premier chapitre des Malheurs de Sophie.
Et si vous savez lire, je vous recommande évidemment
la lecture de ce livre, même d'ailleurs après l'avoir entendu.
Les Malheurs de Sophie, c'est parti.
Chapitre 1, La Poupée de Cille.
Ma bonne, ma bonne !
Dites un jour Sophie en accourant dans sa chambre.
Venez vite ouvrir une caisse que papa m'a envoyée de Paris.
Je crois que c'est une poupée de cire, car il m'en a promis une.
Où est la caisse ?
Dans l'anti-chambre. Venez vite, ma bonne, je vous en supplie.
La bonne posa son ouvrage et suivit Sophie à l'anti-chambre.
Une caisse de bois blanc était posée sur une chaise.
La bonne l'ouvrit.
Sophie aperçut la tête blonde et frisée d'une jolie poupée de cire.
Elle poussa un cri de joie et voulu saisir la poupée,
qui était encore couverte d'un papier d'emballage.
Prenez garde, ne tirez pas encore, vous allez tout casser.
La poupée tient par des cordons.
Cassez-les, arrachez-les, vite, ma bonne, que j'ai ma poupée !
La bonne, au lieu de tirer et d'arracher, prit ses ciseaux.
Coupa les cordons, enleva les papiers,
et Sophie put prendre la plus jolie poupée qu'elle eût jamais vue.
Les joues étaient roses avec de petites faucettes.
Les yeux bleus et brillants.
Le cou, la poitrine, les bras en cire, charmant et potelé.
La toilette était très simple.
Une robe de percales fait stonée,
une ceinture bleue, des bas de coton
et des brots de carnoir en pauvres nids.
Sophie l'embrassa plus de 20 fois en la tenant dans ses bras.
Elle se mit à sauter et à danser.
Ma poupée, ma poupée !
Son cousin, Paul, qui avait cinq ans
et qui était en visite chez Sophie,
a couru aux cris de joie qu'elle possède.
Paul, regarde quel joli poupée m'a envoyé papa !
s'écria Sophie.
Donne-la-moi que je la vois mieux !
Non ! Tu la casserais !
Je t'assure que j'y prendrai bien garde,
je te la rendrai tout de suite !
Sophie donna la poupée à son cousin,
en lui recommandant encore de prendre bien garde
de la faire tomber.
Paul la retourna, la regarda de tous les côtés,
puis la remit à Sophie en secouant la tête.
Pourquoi secoutes-tu la tête ?
Je crains que tu ne la casses !
Oh, sois tranquille !
Je vais la soigner tant que je ne la casserai jamais !
Je vais demander à maman d'inviter
Camille et Madeleine à déjeuner avec nous
pour leur faire voir ma jolie poupée.
Elle te la casseront !
Non ! Elles sont trop bonnes
pour me faire de la peine en cassant ma pauvre poupée.
Le lendemain, Sophie peigna et habilla sa poupée
parce que ses amis devaient venir.
En l'habillant, elle la trouve à pâle.
Peut-être, dit-elle, a-t-elle froid ?
Ses pieds sont glacés.
Je vais la mettre un peu au soleil
pour que mes amis voient que j'en ai bien soin
et que je la tiens bien chaudement.
Je vais la mettre au soleil

Sophie a la portée la poupée au soleil
sur la fenêtre du salon.
Que fais-tu à la fenêtre, Sophie ?
lui demanda sa maman.
Je vais réchauffer ma poupée, maman.
Elle a très froid.
Prends garde ? Tu vas la faire fondre ?
Oh non, maman, il n'y a pas de danger.
Elle est dure comme du bois.
Mais la chaleur la rendra molle.
Il lui arrivera quelque malheur, je t'en préviens.
Sophie ne voulait pas croire sa maman.
Elle met la poupée étendue tout de son long au soleil,
qui était brûlant.
Au même instant, elle entendit le bruit d'une voiture.
C'était ses amis qui arrivaient.
Elles couraient au devant d'elles.
Paul les avait attendues sur le perron.
Elles entraient au salon en courant
et parlant toutes à la fois.
Malgré leur impatience de voir la poupée,
elle commençait par dire bonjour à Mme de Réan, maman de Sophie.
Bonjour Mme de Réan.
Elles allèrent ensuite à Sophie,
qui tenait sa poupée et la regardait d'un air concerné.
La poupée est aveugle. Elle n'a pas de Dieu ?
Quel dommage, comme elle est jolie.
Mais comment est-elle devenue aveugle ?
Elle devait avoir des cieux.
Sophie ne disait rien.
Elle regardait la poupée et pleurait.
Je t'avais dit Sophie qu'il arriverait un malheur à ta poupée
si tu t'obstinais à la mettre au soleil.
Heureusement que la figure et les bras
n'ont pas eu le temps de fondre.
Voyons, ne pleure pas.
Je suis très habile médecin.
Je pourrais peut-être lui rendre ses yeux.
C'est impossible, maman.
Ils ne sont plus.
Mme de Réan prit la poupée en souriant
et la secoua un peu.
On entendit comme quelque chose qui roulait dans la tête.
Ce sont les yeux qui font le bruit que tu entends,
dit Mme de Réan.
La sirre a fondu autour des yeux et ils sont tombés.
Mais je tâcherai de les ravoir.
Déshabiller la poupée, mes enfants,
pendant que je préparerais mes instruments.
Aussitôt, Paul et les trois petites filles
se précipitèrent sur la poupée pour la déshabiller.
Sophie ne pleurait plus.
Elle attendait avec impatience ce qui allait arriver.
La maman revint, prit ses ciseaux,
détacha le corps cousu à la poitrine.
Les yeux, qui étaient dans la tête, tombèrent sur ses genoux.
Elle les prit avec des pince, les replaça où ils devaient être
et pour les empêcher de tomber encore,
elle coula dans la tête et sur la place où étaient les yeux
de la sirre fondue qu'elle avait apportée dans une petite casserole.
Elle attendit quelques instants que la sirre fut refroidie
et puis elle recousit le corps à la tête.
Les petites n'avaient pas bougé.
Sophie regardait avec crainte toutes ses opérations.
Elle avait peur que ce ne fût pas bien,
mais quand elle vit sa poupée raccommodée
et aussi jolie qu'auparavant,
elle sauta au cou de sa maman et l'embrassa dix fois.
« Merci, ma chère maman ! » disait-elle.
« Merci ! Une autre fois, je vous écouterai bien sûr.
»
On rhabillait bien vite la poupée,
on l'assit sur un petit fauteuil
et on l'emmena promener en triomphe, en chantant.
« Vive maman, de baiser, je la mange, vive maman,
elle est notre bon ange ! »
La poupée vécut très longtemps,
bien soignée, bien aimée.
Mais petit à petit, elle perdit ses charmes.
« Voici comment ? »
Un jour, Sophie pensait qu'il était bon de laver les poupées,
puisqu'on lavait les enfants.
Elle prit de l'eau, une éponge, du savon
et se mit à débarbouiller sa poupée.
Elle la débarbouillait si bien
qu'elle lui enleva toutes ses couleurs.
Les jous et les lèvres devinrent pâles,
comme si elle était malade,
et restèrent toujours sans couleur.
Sophie pleura, mais la poupée reste à pâle.
« Ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
Ma poupée n'est pas... »
Un autre jour, Sophie pensa
qu'il fallait lui friser les cheveux.
Elle lui mit donc des papillotes.
Elle les passa au fer chaud
pour que les cheveux fissent mieux friser.
Quand elle lui ôta ses papillotes,
les cheveux restèrent dedans.
Le fer était trop chaud.
Sophie avait brûlé les cheveux de sa poupée,
qui était chauve.
Sophie pleura, mais la poupée reste à chauve.
« Ah ! ah ! ah ! ah !
Ma poupée est chauve...
Ah ! ah ! ah ! ah ! ah !
Un autre jour encore, Sophie
qui s'occupait beaucoup de l'éducation de sa poupée,
voulu lui apprendre à faire des tours de force.
Elle la suspendit par les bras à une ficelle,
la poupée, qui ne tenait pas bien,
tomba et se cassa un bras.
La maman essaya de la raccommoder,
mais comme il manquait des morceaux,
il fallait chauffer beaucoup la cire,
et le bras resta plus court que l'autre.
Sophie pleura, mais le bras resta plus court.
« Ah ! ah ! ah !
Elle est plus court que l'autre.
Une autre fois,
Sophie songea qu'un bain de pied serait très utile à sa poupée,
puisque les grandes personnes en prenaient.
Elle versa de l'eau bouillante dans un petit saut.
Il plonge à les pieds de la poupée,
et quand elle la retira,
les pieds s'étaient fondus et étaient dans le saut.
Sophie pleura, mais la poupée resta sans jambes.
« Ah ! ah !
Ma poupée n'a plus de jambes.
Ah ! ah ! ah !
Depuis tous ces malheurs,
Sophie n'aimait plus sa poupée,
qui était devenue affreuse,
et dont ses amis se moquaient.
Enfin, un dernier jour,
Sophie voulu lui apprendre à grimper aux arbres.
Elle la fit monter sur une branche,
la fit asseoir,
mais la poupée, qui ne tenait pas bien,
tomba.
Sa tête frappa contre des pierres,
et se casse ça en cent morceaux.
Sophie ne pleura pas,
mais elle invita ses amis
à venir enterrer sa poupée.
Voilà, c'était le chapitre 1
des malheurs de Sophie,
livre écrit par la Contesse de Ségur.
Encore une histoire est un podcast
produit par Benjamin Muller,
réalisé par Alexandre Ferréra
et raconté par Céline Kallman.
N'hésitez pas les enfants
à nous laisser plein de messages
et des étoiles
sur les plateformes de podcast.
À tout moment,
très vite.

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Encoreunehistoire

Encore une histoire revient sur scène le 27 juin à l'Alhambra à Paris!!! Réservation ici : https://www.ticketmaster.fr/fr/manifestation/encore-une-histoire-billet/idmanif/643458


"Encore une histoire" est le podcast numéro 1 des familles. Il est dédié aux enfants (et à tous ceux qui gardent une âme d'enfant) qui aiment se laisser emporter par de belles histoires.Chaque semaine, découvrez une nouvelle histoire adaptée d’un grand livre de littérature jeunesse ou une création originale. Ce podcast, produit par Benjamin Muller, interprété par Céline Kallmann et réalisé par Alexandre Ferreira, célèbre l’art de raconter des histoires.

Retrouvez des personnages emblématiques comme la Nat’Eliott le dinosaure, ou Tomy le mouton. Explorez nos grandes séries originales telles que "Les vacances extraordinaires""Les enfants naufragés" ou encore "La classe de neige infernale", des sagas captivantes qui passionnent petits et grands.

Et ce n’est pas tout : "Encore une histoire" existe aussi en livre ! Retrouvez vos histoires et personnages préférés en librairie pour prolonger le plaisir de l'audio par la lecture.

Que ce soit avant de dormir, en voiture, dans le train ou simplement allongé dans l’herbe, "Encore une histoire" invite petits et grands à voyager avec leurs oreilles. Offrez aux enfants un moment de calme et d’évasion, où qu’ils soient.

Alors, préparez-vous à rêver et à partager la magie des histoires !


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