Pourquoi peu de personnes réagissent face à une agression ?

Durée: 2m31s

Date de sortie: 10/02/2025

L’effet témoin, ou effet du spectateur, est un phénomène psychologique qui explique pourquoi les individus sont moins enclins à intervenir en situation d’urgence lorsqu’ils sont en présence d’autres témoins. Ce concept a été largement étudié en psychologie sociale et trouve son origine dans un fait divers tragique des années 1960.


Origine et expérimentation

L'effet témoin a été mis en évidence après l’assassinat de Kitty Genovese en 1964 à New York. La jeune femme a été attaquée en pleine rue, et malgré la présence de nombreux témoins, personne n’a réagi immédiatement. Cette affaire a suscité un vif intérêt dans la communauté scientifique, incitant les psychologues John Darley et Bibb Latané à mener des expériences pour comprendre ce phénomène.


Ils ont découvert que plus le nombre de témoins est élevé, moins il y a de chances qu’une personne intervienne. Ce paradoxe repose sur plusieurs mécanismes psychologiques.


Les mécanismes en jeu

1. Dilution de la responsabilité : Lorsqu’une personne est seule face à une urgence, elle se sent directement responsable. Mais si plusieurs témoins sont présents, chacun a tendance à penser que quelqu’un d’autre va agir, ce qui réduit la probabilité d’intervention.


2. Conformité sociale : Dans une situation d’incertitude, les individus observent les réactions des autres pour déterminer la conduite appropriée. Si personne ne bouge, on en conclut que l’intervention n’est pas nécessaire.


3. Peur du jugement : L’anxiété sociale joue un rôle important. Les témoins peuvent craindre de mal interpréter la situation et d’être ridiculisés s’ils réagissent de manière inappropriée.


4. Diffusion de la compétence : Une personne peut se sentir peu qualifiée pour agir, pensant que d’autres spectateurs, potentiellement plus compétents (médecins, policiers), sont mieux placés pour intervenir.


Comment contrer cet effet ?

Pour encourager l’intervention des témoins, il est conseillé de :

- Désigner une personne précise plutôt que de lancer un appel général (« Vous, en veste rouge, appelez les secours ! »).

- Briser l’inertie en étant le premier à réagir, incitant ainsi les autres à suivre.

- Sensibiliser le public à l’effet témoin pour réduire sa force.


L’effet témoin illustre ainsi comment notre comportement est influencé par la présence des autres et souligne l'importance d'une prise de conscience pour surmonter cette passivité collective.



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Pourquoi peu de personnes réagissent face à une agression ?
Alors aujourd'hui je veux vous parler d'un effet particulier qui s'appelle l'effet témoin ou effet du spectateur.
C'est ce phénomène psychologique qui explique pourquoi les individus sont moins enclins à intervenir en situation d'urgence
lorsqu'ils sont en présence d'autres témoins.
Et c'est un concept qui a été largement étudié en psychologie sociale et qui trouve son origine dans un fait d'hiver tragique des années 1960.
Quel est ce fait d'hiver et bien c'est l'assassinat de Kitty Génovésé en 1964 à New York.
Cette jeune femme a en effet été attaquée en pleine rue et malgré la présence de nombreux témoins, personne n'a réagi immédiatement.
C'est une affaire qui a suscité un très vif intérêt dans la communauté scientifique,
incitant deux psychologues, John Darley et Biblacané, à mener des expériences pour comprendre ce phénomène.
Et au terme de celles-ci, ils ont découvert que plus le nombre de témoins est élevé, moins il y a de chance qu'une personne intervienne.
C'est donc un paradoxe et ils reposent sur plusieurs mécanismes psychologiques.
Le premier, c'est la dilution de la responsabilité.
Oui, lorsqu'une personne est seule face à une urgence, elle se sent directement responsable.
Mais si plusieurs témoins sont présents, chacun a tendance à penser que quelqu'un d'autre va agir, ce qui réduit la probabilité d'intervention.
Ensuite, il y a la conformité sociale.
Dans une situation d'incertitude, nous observons les réactions des autres pour déterminer la conduite appropriée.
Et si personne ne bouge, on en conclut que l'intervention n'est pas nécessaire.
Le troisième mécanisme, c'est la peur du jugement.
En effet, l'anxiété sociale jouera un rôle important.
Les témoins peuvent craindre de mal interpréter la situation et d'être ridiculisés s'ils réagissent de manière inappropriée.
Enfin, dernier mécanisme est non démoindre celui de la diffusion de la compétence.
Cela signifie qu'une personne peut se sentir peu qualifiée pour agir,
pendant que d'autres spectateurs, potentiellement plus compétents,
des médecins ou des policiers, par exemple, sont mieux placés pour intervenir.
Mais alors, comment en contrait cet effet ?
Eh bien pour encourager l'intervention des témoins,
il est conseillé d'abord de désigner une personne précise,
plutôt que de lancer un appel général.
Ensuite, il faut briser l'inertie en étant le premier à réagir,
incitant les autres à suivre.
Puis enfin, de manière plus générale, sensibiliser le public à cet effet témoin pour réduire sa force.
Voilà donc cet effet illustre comment notre comportement est influencé par la présence des autres
et souligne l'importance d'une prise de conscience pour surmonter cette passivité collective.

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