La bataille de fraises

Durée: 6m3s

Date de sortie: 08/01/2025

Quand il avait 6 ans, Philippe a fait une grosse bêtise. Son école est à un kilomètre à pied et avec deux copains, ils font le trajet ensemble. Un jour, ils découvrent un nouveau chemin qui passe à travers un champ de fraises. Dans une cabane, les trois amis découvrent des cagettes pleines du délicieux petit fruit rouge… Catastrophe !

***

Les enfants, si vous connaissez des adultes qui ont fait des bêtises quand ils étaient petits, dites-leur de nous écrire à betises@initialstudio.fr ! On ira peut-être les interviewer et vous retrouverez leurs histoires dans les prochains épisodes !

Crédits : 
“Raconte-moi une bêtise” est une création originale Initial Studio.
Interviews : Sarah Petitbon
Réalisation : Alexandra Kandy Longuet
Musique et sound-design : Thomas Vaquié
Illustration : Jessica Das
Produit par Elisa Mignot 


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Tu savais toi que quand ça du tête est petit, faisais aussi des bêtises ?
Rien que moi, une bêtise.
Une petite.
Une énorme.
Oh !
M'en horte ma voix.
Ça, c'est une grosse bêtise.
Oups !
T'es trop spécifique !
C'est pas moi !
Bonjour, je m'appelle Philippe.
Je suis prof d'éducation physique et sportive, et quand j'étais petit,
j'ai fait une grosse bêtise.
Quand j'avais 6 ans, j'habitais dans un petit village des Alpes de Haute-Provence,
à côté de Manosque.
J'étais au CP.
Voici le A. A comme animal.
A.
Le B.
J'apprenais à lire, j'apprenais à écrire.

Et ma maison était sur les hauteurs du village, et pour arriver à l'école,
il y avait un bon kilomètre de marche.
Au début de l'année, souvent, c'était ma grand-mère qui m'accompagne,
et au ma mère, mais très vite, on a demandé à nos parents, avec mes copains,
si on pouvait y aller seul.
Oui maman, je parle à l'école avec mes copains.
Ok.
Il n'y avait pas de problème, il y avait une très grande liberté à l'époque,
dans les villages.
Donc, hop, tous les matins, j'allais chercher mon copain Patrick.
Salut Patrick.
Coucou.
Et puis hop, j'allais chercher mon copain Joël.
Et Joël.
Salut les copains.
Et là, on cheminait vers l'école.
Le matin, il se rend rentrant.
Et puis, un kilomètre, il y avait plusieurs itinéraires possibles.
Alors des fois, on passait par le haut, des fois, on passait par le bas.
Mais un jour, on avait décidé de passer sur un nouveau chemin.
Et les gars, si on passait par là pour une fois.
Rôdez, c'est pas ce chemin-là, et on avait envie de le prendre, ça nous intrigue.
Vous ne connaissez pas là.
Qu'est-ce qui peut bien y avoir au bout de ce chemin ?
Et en passant, sur ce chemin, on arrive dans un grand champ.
Et on se prend chambre, ça perçoit, au bonheur, que c'était un champ de fraises.
Des fraises !
Ouais !
Malheureusement, il n'y avait plus trop de fraises.
Qu'est-ce que t'en as ?
Pourtant, c'était la période des fraises.
Et d'un coup, il y a Patrick qui nous fait...
Regardez là-bas, la cabane.
On s'approche de cette cabane, on ouvre la porte de la cabane.
Et là...
Toutes les fraises !
Des cajetes en tiers, plein de fraises.
Oh là là, on se regarde.
Et qu'est-ce qu'on fait, on s'approche.
On prend une fraise, et on la mange.
C'était délicieux.
On en prend une deuxième, troisième, et là on commence à s'assurer.
Allez, stop !
Faudrait pas abuser quand même.
Et on rentre à l'école.
On revenant de l'école à 16h30, on se dit...
Si on retournait à la cabane.
Ouais, grave !
Et là, on rebelle autre.
On prend une fraise, deux fraises, trois fraises.
On essaie d'y rester discret, on prenait juste une toute petite.
Les petites fraises qui étaient un peu sur le dessus pour pas que ça soit trop.
Après celle-là, on arrête.
Cette petite activité de dégustation de fraises a duré une petite semaine.
Jusqu'au jour où ça a dégénéré.
Un jour, on a mangé une de fraises.
Et là, Patrick me projette violemment une fraise en plein visage.
Prends ça !
Eh oh ! Ça va pas la tête !
Moi, j'arrive pour me venger, je lui envoie une fraise en visage.
Viens, prends ça !
Et là, Joël m'écrasse carrément, et une barquette de fraises sur le visage.
Ça, c'est pour toi.
Patrick se jette sur les cajettes.
Patteille de fraises !
Et là, une bagarre générale de fraises.
De barquettes qui volent dans tous les sens.
Tiens, dans ta tête !
Eh, mais t'es fou !
Voilà pour toi !
J'étais plus tard.
Pique, en plein voie.
Non, mais...
Tout était par terre, les fraises écrasées.
On avait des rouges partages, et en sortant de la cabane,
on entend un énorme cri.
Et qui voilà ?
C'était le paysan.
Et nous, qu'est-ce qu'on fait en partant court ?
Vous revenez ici !
Allez-vous trois là, tout de suite !
Et on rentre vite à l'école.
La soin de rire est entier.
Je me range.
Dans le cours de Mme Garcia, qui était ma prof de CP, qui était très sévère.
Et là, qu'est-ce que je vois ?
Dans la cour de récréation, le paysan.
Qui était en train de parler, avec le directeur de l'école, et Patrick.
Oh, p'tit chou, qu'il y a une dévastée, ma récolte.
Il n'y a plus rien.
Mon coeur commence à s'accélérer.
Je me suis dit, c'est pas possible. Patrick va pas parler de moi.
Il y a... C'est lui qui va prendre pour tout le monde.
Je rentre dans la classe, je m'installe derrière mon pupitre.
Silence, les enfants !
Le cours de Mme Garcia commence.
Prenez vos livres, et ouvrez-les.
Pas de juite.
Et là, le directeur vient, il tape à la porte.
Mon coeur batait la chamade.
Bonjour Mme Garcia.
Je cherche le petit Philippe.
Oui, le voici.
Philippe.
Philippe.
Je me lève un peu honteux, Mme Garcia.
Regardez, donnez-le en suspecieux.
Oh, non, non.
Je ne me rappelais pas.
Ok, je vais pas.
Oh, non, non.
Ça va, je vais pas.
Et là, je me suis retrouvé avec Patrick, Joël, le paysan et le directeur.
Je pense que nous savons tous pourquoi nous sommes là, n'est-ce pas ?
Il était absolument impossible de nier quoi que ce soit.
Nous avions des traces de fraises sur tous nos t-shirts.
On en a baumé la fraise.
La belle bonne de De Brinquignol et Petit Waller.
Bien sûr, on a passé un mauvais moment.
Le paysan était pas très sympa, il nous a bien gueulé.
Vous êtes vraiment des Petits Walleaux.
Vous êtes la honte de cette école.
Le directeur nous a bien gueulé, puis quand je suis rentré à la maison, c'était pas fini,
car malheureusement, le directeur avait appelé ma mère.
Philippe, mais qu'est-ce que tu as fait ?
Je l'ai payé très cher, parce que l'angola d'adurer des minutes, des minutes je baissais la tête.
Des vagues d'angolades comme un ouroiragan avec du vent dans le visage.
Le pire était à venir, on était en 1978.
C'était l'année de la coupe du monde de football.
J'avais acquis un album de figurines panignes, où je collais les joueurs dessus.
Et là, elle me prit mon figurines panignes, et elle me fait...
Comme fiscale, album panignes !
Et là, je me suis effondré sur mon lit.
Tu peux lui dire au revoir !
Alors depuis, j'avoue que, franchement, je les fraise.
Elles ont toujours ce goût d'épaule, ce goût de province,
ce goût de cigale et aussi ce parfum de culpabilité d'un petit garçon qui avait fait une grosse bêtise.
Allez, un d'un tristis pizzez s'il te plaît.

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