Tu savais toi que quand ça du tête est petit, faisais aussi des bêtises ?
Rien que moi, une bêtise.
Une petite.
Une énorme.
Une énorme.
Une énorme.
C'est une grosse bêtise.
C'est une grosse bêtise.
C'est pas moi.
Bonjour, je m'appelle Tiffany, je suis illustratrice,
et quand j'étais petite, j'ai fait une grosse bêtise.
Quand j'étais petite, j'habitais à la campagne avec mes frères et soeurs
dans un petit village près de Grenoble, au pied des montagnes.
Voie de la nuit, baissez, voie de la nuit, baissez, baissez.
Pour l'année versée des 6 ans de mon frère, ma mamie lui a offert des outils.
Allez, vas-y, sous !
Mais pas des outils en plastique ou en bois, des vrais outils d'adultes.
Hier, mon chéri.
C'est pour toi.
Ah, merci !
Ils étaient certes de petite taille, mais l'acier coupait vraiment
et le marteau était en métal.
Oui, merci, mais c'est un peu dangereux ça quand même.
Non, pas du tout.
Quand mes parents ont vu ça, ils étaient pas très très très contents.
Donc ma mère a caché l'acier dans le tiroir confisqué.
Mais on avait quand même accès au marteau.
Allume la télé !
À l'époque, il faut savoir qu'avec mon frère, on regardait beaucoup de dessanimés de texte avéris
avec un personnage qui s'appelait Drupi.
Drupi, c'était un chien blanc qui avait un air toujours un peu blasé
et qui disait, je suis heureux.
Dans un de ses épisodes, notamment,
il y avait un tour de magie
ou un magicien
coupé en deux une boîte en bois
dans lequel il y avait quelqu'un
et ensuite, il écartait la boîte
et on voyait que la personne était coupée en deux,
mais elle était encore vivante.
Oh, wow !
Comment il faut ça ?
Cet épisode-là nous avait beaucoup plu
et avec mon frère, un jour, on s'est dit
si on essaie de faire le même tour de magie
oh oui, bonne idée !
Mais étant donné que ma mère avait caché l'acier dans un placard,
on avait accès uniquement au marteau.
Tant pis, ça fera bien la vers.
On a pris le marteau quand même,
on est allés dans le garage,
on a attrapé la plus grosse boîte en carton qu'on a pu trouver,
on l'a remonté à l'étage,
dans la chambre de mon frère
et on a fermé la porte derrière nous.
J'ai donné les consignes suivantes à mon frère.
Alors, toi tu t'allonges par terre
et moi je vais mettre le carton par-dessus toi.
Ok, d'accord.
Ça se passe bien allongé, hein, tu te reprises pas.
L'idée, c'était de donner plein de coups de marteau sur la boîte
et qu'ensuite, mon frère sortes vivant un dème
comme dans l'épisode de Texadéry.
Allons-y !
Allons-y !
Et à la 3e !
Je tape donc un premier coup,
rien ne se passe,
un deuxième coup,
rien ne se passe,
plusieurs coups comme ça,
et à un moment, mon frère par curiosité
a redressé la tête pour regarder
ce que je faisais par un des trous
que j'avais fait dans le carton.
Qui fait lui ?
Sauf que moi je ne l'ai pas vu.
J'ai pris mon élan et j'ai donné
un énorme coup de marteau
sur le carton.
Mon frère a poussé à Chris trident.
Il a bondi hors de la boîte.
En se tenant l'œil avec ses deux mains.
Et là, j'étais saisie.
Je me suis dit, ça y est,
j'ai crevé l'œil de mon frère.
Ma vie est finie.
En 2 secondes, mon père est arrivé
dans la chambre, a ouvert la porte
avec un air furieux.
Qu'est-ce qui se passe ?
Faut savoir qu'à l'époque,
avec mes frères et soeurs,
on avait un peu peur de mon père
qui était très autoritaire.
Et donc là, j'en menais pas large.
Mon père a demandé à mon frère
de retirer ses mains.
Retire tes mains, mon grand.
Montre-moi.
Et là, en fait, on s'est rendu compte
qu'il avait juste un petit tout petit point
sur le front.
Ah bah ça va, c'est juste un petit bout-baud.
Et alors là, je me suis jeté sur mon frère
et je l'ai roué de coure.
Tu vas voir ce que tu vas voir.
Parce que j'ai eu tellement, tellement peur
de lui crever l'œil.
Je n'ai créé pour rien.
J'ai eu la peur de ma vie, Bougrandane.
Au final, heureusement, ça s'est bien terminé.
Heureusement d'ailleurs que ma mère
avait caché l'acier,
parce que je ne m'aime pas imaginer
ce qui s'est passé si on avait eu accès
à l'acier et qu'on avait joué
à couper le carton en deux.
En tout cas, ce qu'on en a retenu
avec mon frère,
c'est que les outils pour les grands,
peut-être qu'on attendrait un peu plus tard
pour s'en servir.
Un, deux, une, deux, dix.
Un, deux, une, deux, dix.