Les rescapés du crash du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571

Durée: 6m13s

Date de sortie: 27/01/2024

Le 12 octobre 1972, un avion décolle de l'aéroport de Montevideo, en Uruguay. Il doit atterrir à Santiago, au Chili. À bord de ce vol 571, surtout des joueurs de rugby, qui doivent disputer un match dans la capitale chilienne, et leurs familles. En tout 45 personnes, en comptant les membres de l'équipage. L'ambiance est joyeuse et le vol se déroule sans problèmes...

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Avant de démarrer, je voudrais vous dire un mot sur l'opération Voyage au cœur des pages, menée par Paris Aéroports qui soutient cet épisode.
De quoi s'agit-il ? Du 9 décembre 2024 au 5 janvier 2025, Paris Aéroports propose aux passagers à l'arrivée ou au départ de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly de participer à la magie des fêtes.
Les voyageurs sont invités à déposer un livre dans l'un des points de collecte installés dans les terminaux.
Des livres qui seront ensuite mis à disposition du public par le Secours populaire français, ou vendus à l'occasion de Bradrice Solidaire.
Et si vous n'avez pas de livres, ou que vous ne passez pas par un aéroport parisien pendant cette période, il est aussi possible de faire une recommandation de livres sur voyageaukeurdépage.com, voyage avec un S.
Et pour chacune d'entre elles, Paris Aéroports reversera 1€ au Secours populaire français.
Mais ce n'est pas tout, puisque pendant cette même période, les aéroports se transformeront en lieu de fête, au front aux passagers, une multitude d'animations littéraires, musicales, gourmandes et festives pour petits et grands.
Une jolie initiative des aéroports parisiens pour faire rayonner la culture française.
Le 12 octobre 1972, un avion d'école de l'aéroport de Monté-Vidéo, en Urugué. Il doit atterrir à Santiago, au Chili.
A bord de ce vol 571, surtout des joueurs de Rue-Gui, qui doivent disputer un match dans la capitale chilienne et leurs familles.
En tout, 45 personnes, en comptant les membres de l'équipage. L'ambiance est joyeuse et le vol se déroule sans problème.
L'avion fait d'abord une escale à Mendoza, en Argentine, puis repart le 13 octobre.
Durant ce vol, le pilote décide de passer au-dessus de la cordière des andes. Le temps est nuageux et le vent, de face, assez fort.
Croyant avoir survolé une haute montagne, le pilote amorce la descente.
Mais problème, le copilote s'est trompé dans ses calculs, et quand son collègue s'en aperçoit, il est trop tard.
L'avion heurte un rocher. Le choc brutal emporte les deux ailes et l'arrière de l'appareil.
Le reste du fuselage termine sa course dans la neige. Le bilan est tragique, 17 passagers meurent dans le crash.
Quant aux autres, hébété par la violence de l'impact, ils mesurent l'étendue de la catastrophe.
Les voiles à coincer sur une montagne de près de 4000 mètres d'altitude dans une région qui semble couper du monde.
Et contre le froid glacial, la carcasse trouée de l'avion ne leur procure qu'un abri des plus précaires.
Malheureusement pour eux, la neige et le blizzard ne sont pas les seuls ennemis des survivants.
Car dès le début de cette incroyable histoire, va se poser un problème lancinant, celui du ravitaillement.
En effet, les réserves de nourriture sont maigres.
Les vivres prévus pour quelques repas, auxquels s'ajoutent les biscuits ou les fruits emportés par les passagers.
Pas de quoi tenir très longtemps.
Alors les rescapés se rassiodnent.
Il leur faut survivre quelques jours, le temps que les secours arrivent.
Mais huit jours après le crash, une terrible nouvelle a néantit leurs espoirs.
Le petit poste de radio d'un des passagers leur apprend ainsi que les recherches ont été abandonnées.
L'avion est trop difficile à distinguer sur la neige.
Et puis, qui peut croire que des passagers ont pu survivre à un pareil accident ?
Les réserves de vivres sont vite épuisées.
Tenaillés par la fin, les survivants machonnent le cuir des bagages et éventrent même les coussins à la recherche de paille.
Mais rien de ce qu'ils trouvent n'est vraiment comestible.
Alors vont-ils vraiment mourir là, dans cette carcasse métallique ouverte à tous les vents, de la mort la plus lente et la plus horrible qui soit ?
Eh bien un peu à peu, une terrible idée germe dans leur esprit égaré par la fin.
Les yeux de beaucoup se tournent vers le corps du pilote congelé par le froid.
Ils s'en détournent d'abord, certes, mais ils y reviennent avec de plus en plus d'insistance.
Finalement, un jour, l'instinct de conservation fait voler en éclat tous les tabous.
L'un des passagers annonce son intention de manger le cadavre.
Toutes les digues morales sautent aussitôt.
Chacun se précipite vers cette réserve de nourriture inespérée.
Un étudiant en médecine montre même à ses compagnons d'infortune comment découper la chair du cadavre avec des lames de rasoir et même des débris de verre ramassés dans l'avion.
On comprend, les rescapés du vol 571 survivent en devenant des cannibales.
Mais ils ont fini de manger le corps du pilote.
Alors ils regardent autour d'eux, d'autres cadavres sont là dans la neige.
Ce sont ceux de leurs amis, de leurs parents parfois.
Vont-ils les dévorer aussi ?
Bien oui, la fin sera la plus forte.
Rien sinon les eaux ne subsistera des passagers tués dans le crash ou morts de froid.
Conservés par les températures très basses, la chair humaine, découpée en morceaux, sera désormais leur seule nourriture.
Le temps passe.
A la fin du mois d'octobre, certains des rescapés périssent dans une avalanche qui engloutit les paves sous une épaisse couche de neige.
Voilà donc les survivants privés de tout abri contre le froid et le vent.
La situation devient de plus en plus critique.
S'il reste sur place, dans ce froid polaire, c'est la mort à brève échéance.
Alors ils décident d'aller chercher du secours.
À vrai dire ils y avaient pensé dès le début, mais affaibli par le froid et la fin, ils n'avaient pas été très loin.
Donc on décide de tenter une véritable expédition.
On confie les vêtements les plus chauds et les réserves de nourriture, autrement dit des morceaux, deviant d'humaines congelés à un petit groupe de rescapés.
C'est lui qui part chercher de l'aide.
Cela se lance avec courage à la saut de la montagne.
Autour d'eux, des ravins sans fond et un froid toujours plus mordant qui cuit la peau.
Le chemin est rude et les rescapés, amigris par les privations, tendent leur muscles fatigués.
Et seuls deux passagers finissent par franchir le massif montagneux qui barrait l'horizon.
Au-dessous d'eux, c'est en une vallée avec des habitations.
Alors bien sûr après ces semaines de souffrance, leur cœur se gonfle d'espoir.
Mais cela n'est pas si simple, ils leur font encore dix jours pour rencontrer des habitants.
Finalement, les secours sont prévenus le 22 décembre, soit plus de deux mois après l'accident.
Aussitôt, des hélicoptères sont dépêchés sur les lieux, mais ils embarquent seulement en s'y rescapés.
Les autres seront pris en charge l'endemain.
16 personnes auront survécu à cet accident d'avions hors normes.
Elles sont bien sûr dans un piteux état, physiquement comme moralement.
Ce sont de véritables squelettes ambulant que recueillent les secours.
Des squelettes qui ne pèsent plus en moyenne qu'une trentaine de kilos.
Et désormais, il leur faut vivre avec ce qu'ils ont fait.
Pour eux, c'était la seule façon de survivre.
Un acte d'anthropophagie que même le pape Paul VI dans le télégramme qu'il adresse aux survivants ne condamne pas.

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