Le Magicien Des Couleurs

Durée: 17m45s

Date de sortie: 31/05/2022

Du bleu, du jaune, du rouge, et… rien d’autre ? Aujourd’hui, c’est LE MAGICIEN DES COULEURS qui sort du vieux grimoire ! d’après le livre d’Arnold Lobel.


Pour quel âge est cette histoire : à partir de 3 ans.

Qu’est ce que pourrait me faire peur dans cette histoire ? A priori, rien ! Des gens sont un peu énervés à un moment, ou ont mal au crâne, mais c’est plutôt rigolo !



Qui suis-je?


Je m’appelle Samuel Genin, et après avoir raconté mes histoires pendant 10 ans sur scène, j’ai décidé de vous les offrir, au format podcast !


Si vous voulez me faire plaisir, dessinez ce que vous avez entendu dans mes histoires, et envoyez-les moi (en me précisant si je peux les diffuser publiquement, et si oui, si je peux citer le prénom du ou de la dessinateurice) !


Et n’hésitez pas à me laisser des gentils mots, et des étoiles, sur l’app où vous m’écoutez !


Je peux également venir raconter mes histoires sur scène, dans votre centre culturel, bibliothèque, centre de loisirs, école, etc.



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Illustration : Jeanne Prigent


Le magicien des couleurs, d'après le livre d'Arnold Lobel.
Il y a très longtemps, bien plus longtemps que cela, le monde était presque comme on le connaît aujourd'hui.
Les nuages cachaient le soleil qui brillait dans le ciel,
les asticots mangaient les pommes qui poussaient dans les arbres et les enfants perdaient leurs dents de lait.
Tout était presque comme aujourd'hui.
Presque car tout était pareil mais gris.
Les couleurs, les couleurs n'existaient pas.
Le ciel était gris, le soleil était gris, les pommes étaient grises, les asticots étaient gris,
les enfants et leurs dents, bref, tout était gris.
Et ça convenait à tout le monde.
Il faut dire que les gens ne connaissaient rien d'autre.
Et ça convenait à tout le monde jusqu'à ce que ça ne convienne plus.
Les gens ont commencé à s'ennuyer.
Ils manquaient quelque chose.
Oui mais... mais quoi ?
Il y avait un magicien qui habitait une grande maison grise, biscorgnue à la sortie de la ville.
Les gens ont à l'aile voir, ont frappé à sa porte grise et ils ont attendu.
Le magicien a ouvert sa porte grise.
Il avait une longue barbe grise, une bouche avec quatre dents grises et de longues mains grises.
Et il leur a demandé, bonjour, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Voilà, répondir les habitants, le gris c'est bien mais on s'ennuie un peu.
Est-ce que vous n'auriez pas quelque chose qui soit plus ?
Enfin, qui soit moins ?
Enfin, comme du gris mais moins gris.
Vous voyez ?
Je vais voir ce que je peux faire.
Le magicien a descendu dans sa cave grise.
Il y avait un gros tapis gris, des bouteilles de potion grise et une grosse marmite grise.
Dans sa marmite, il a mis un peu de ceci, un peu de cela,
un peu de ceci, un peu de cela.
Il a attendu que sa chauffe à gros bouillon,
et quand la fumée s'est dissipée,
il y avait dans son chaudron quelque chose qu'il n'avait jamais vu avant.
Alors il a tremper son doigt dedans.
C'est beau, je vais appeler ça du bleu.
Le magicien venait d'inventer la couleur bleue.
Alors il a rempli des dizaines, des centaines de bouteilles de bleu,
et il est allé voir les gens.
Regardez ce que j'ai découvert, regardez ce que j'ai inventé.
Wow, c'est beau.
Alors les gens ont tout repeint en bleu.
Le ciel était bleu, d'accord, mais le soleil aussi était bleu.
Et les arbres étaient bleus, et les pommes étaient bleus, la mer était bleue, d'accord.
Mais les algues étaient bleus, et les poissons étaient bleus,
et les enfants et leurs dents, bref, tout était bleu.
Et au début, tout le monde était content.
Mais à un moment trop de bleu, que du bleu, ça a fini par rendre les gens tristes.
Très tristes, si tristes.
Tous les gens étaient mélancoliques, abattus.
Ça n'allait plus du tout.
Alors les gens sont retournés voir les magiciens, dans la grande maison bleue
biscornue à la sortie de la ville.
Ils ont frappé à sa porte bleue, et ils ont attendu.
Le magicien a ouvert sa porte bleue.
Il avait une longue barbe bleue, une bouche avec quatre dents bleus, et de longues mains bleues.
Et il leur a tristement demandé, « Bonjour, qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Voilà, » répondirent les habitants, « le bleu ça nous rend triste, très triste, si triste.
On n'en veut plus.
Est-ce que vous n'auriez pas quelque chose qui soit plus, enfin qui soit moins,
enfin comme du bleu mais moins bleu, vous voyez ?
Je vais voir ce que je peux faire.
Le magicien est descendu dans sa cave bleue.
Il y avait un gros tapis bleu, des bouteilles de potion bleue, et une grosse marmite bleue.
Dans sa marmite, il a mis un peu de ceci, un peu de cela, un peu de ceci, un peu de cela.
Il a attendu que ça chauffe à gros bouillon,
et quand l'a fumé, s'est dissipé,
il y avait dans son chaudron quelque chose qu'il n'avait jamais vu avant.
Alors il a trempé son doigt dedans.
C'est beau, je vais appeler ça du jaune.
Le magicien venait d'inventer la couleur jaune.
Alors il en a rempli des dizaines, des centaines de bouteilles de jaune,
et il est allé voir les gens, regarder ce que j'ai découvert, regarder ce que j'ai inventé.
Wow, c'est beau.
Alors les gens ont tout repas en jaune.
Le soleil était jaune, d'accord, mais le ciel aussi était jaune,
et les pommes étaient jaune, et les asticots dans les pommes étaient jaune.
Les bananes étaient jaune, d'accord,
mais les arbres dans lesquels elles poussaient étaient aussi jaunes,
et les chats étaient jaunes, et les enfants et leurs dents, bref, tout étaient jaune.
Et au début, tout le monde était content.
Mais à un moment, trop de jaune, que du jaune, ça fait mal à la tête.
Tout était si lumineux, si clair, si, si jaune.
Les gens n'avancaient plus que les yeux plissés,
comme ça, presque fermés pour se protéger de la lumière,
mais ça ne marchait pas.
Ils avaient tous si mal à la tête.
Alors les gens, sans fermer dans leur chambre pour se protéger un peu,
mais leur chambre aussi, elles étaient jaunes.
Et ils fermaient les volets de leur fenêtre, mais les volets aussi, ils étaient jaunes.
Et ils se mettaient la tête sous l'oreiller, mais l'oreiller aussi était jaune.
Et ils fermaient fort, fort les yeux, mais même leurs yeux, même leurs paupières, elles étaient jaunes.
Alors les gens sont retournés voir le magicien dans sa grande maison jaune,
miscornue à la sortie de la ville.
Ils ont frappé à sa porte jaune, et ils ont attendu.
Le magicien a ouvert sa porte jaune.
Il avait une longue barbe jaune, une bouche avec quatre dents jaunes,
et de longues mains jaunes.
Et il leur a demandé, en se massant les tempes,
« Oh, bonjour, aïe aïe aïe, qu'est-ce que je peux faire pour vous ? »
Voilà, répondir les habitants, le jaune ça fait si mal au crâne, on n'en veut plus.
Est-ce que vous n'auriez pas quelque chose qui soit plus, enfin qui soit moins,
enfin comme du jaune, mais moins jaune, vous voyez ?
Je vais voir ce que je peux faire.
Le magicien est descendu dans sa cave jaune.
Il y avait un gros tapis jaune, des bouteilles de potions jaunes,
et une grosse marmite jaune.
Dans sa marmite, il a mis un peu de ceci, un peu de cela,
un peu de ceci, un peu de cela.
Il a attendu que ça chauffe un gros bouillon,
et quand la fumée s'est dissipée,
il y avait dans son chaudron quelque chose qu'il n'avait jamais vu avant.
Alors il a trompé son doigt dedans.
C'est beau. Je vais appeler ça du rouge.
Le magicien venait d'inventer la couleur rouge.
Alors il a rempli des dizaines, des centaines de bouteilles de rouge,
et il est allé voir les gens.
Regardez ce que j'ai découvert, regardez ce que j'ai inventé.
Wow, c'est beau.
Alors les gens ont tout repas en rouge.
Les pommes, elles étaient rouge, d'accord.
Mais les arbres dans lesquels poussaient les pommes, ils étaient aussi rouge.
Et l'herbe dans les champs, elle était rouge.
Et les vaches qui broutaient l'herbe, elles aussi, elles étaient rouge.
Les camions de pompiers étaient rouge, d'accord.
Mais les voitures de police, elles aussi, elles étaient rouge.
Et les ambulances, elles aussi, elles étaient rouge.
Et les enfants, et leurs dents, bref, tout était rouge.
Et au début, tout le monde était content.
Mais à un moment, trop de rouge, ça a commencé.
Ça a commencé à mettre les gens en colère.
Les gens étaient tout le temps, bouches serrées comme ça,
sourcils français comme ça, un respirer fort comme ça.
Et les gens de plus en plus en colère ont arrêté de dire bonjour.
Et ils ont arrêté de dire merci.
Et ils ont arrêté de dire s'il vous plaît.
Mais ça, c'est pas arrêté là.
Oh non !
Ils ont commencé à se dire des gros mots les uns aux autres.
Espèce de petit asticot !
Oh !
Vieille pomme !
Oh !
Escargot, mal luné !
Oh !
Ça ne pouvait pas continuer comme ça.
Alors les gens sont retournés voir le magicien,
dans sa grande maison rouge, biscorneux, à la sortie de la ville.
Ils ont frappé à sa porte rouge.
Et ils ont attendu.
Le magicien a ouvert sa porte rouge.
Eh !
Il avait une longue barbe rouge,
une bouche avec quatre dents rouges et de longues mains rouges.
Et il leur a demandé sur un ton sec,
Quoi ?
Ah bonjour !
Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?
Voilà, à répondre les habitants,
le rouge ça nous met trop en colère, on n'en veut plus.
Est-ce que vous n'auriez pas quelque chose qui soit plus ?
Enfin qui soit moins...
Enfin comme du rouge, mais moins rouge, vous voyez ?
Hum...
Je vais voir ce que je peux faire.
Le magicien est descendu dans sa cave rouge.
Il y avait un gros tapis rouge,
des bouteilles de potions rouge,
et une grosse marmite rouge.
Dans sa marmite, il a mis un peu de ceci,
un peu de cela,
un peu de ceci,
un peu de cela.
Il a attendu que ça chauffe à gros bouillon.
Blan, blan, blan, blan, blan, blan, blan, blan, blan.
Et quand l'a fumé, c'est dissipé.
Oh !
Mais attends un peu.
Il a trempé son doigt dedans.
C'est du bleu.
On a déjà fait du bleu.
Ça ne va pas, on recommence.
Il a mis la marmite pleine de bleu, de côté,
et il a sorti une nouvelle marmite.
Dans sa nouvelle marmite, il a mis un peu de ceci,
un peu de cela,
un peu de ceci,
un peu de cela.
Il a attendu que ça chauffe à gros bouillon.
Blan, blan, blan, blan, blan, blan, blan, blan.
Et quand l'a fumé, c'est dissipé.
Oh !
Mais attends un peu.
Il a trempé son doigt dedans.
C'est du jaune.
On a déjà fait du jaune.
Ça ne va pas, on recommence.
Il a mis sa marmite pleine de jaune, de côté,
et il a sorti une nouvelle marmite.
Dans sa nouvelle marmite, il a mis un peu de ceci,
un peu de cela,
un peu de ceci,
un peu de cela.
Il a attendu que ça chauffe à gros bouillon.
Blan, blan, blan, blan, blan, blan, blan, blan.
Et quand l'a fumé, c'est dissipé.
Mais, mais, attends un peu.
Il a trempé son doigt dedans.
Ah mais c'est du rouge.
On a déjà fait du rouge.
Ça ne va pas, on recommence.
Il a mis sa marmite pleine de rouge, de côté,
et il a sorti une nouvelle, nouvelle, nouvelle marmite.
Et toute l'après-midi,
le magicien a essayé de faire une autre couleur,
mais il n'arrivait qu'à faire du bleu, du jaune,
ou du rouge.
Impossible de faire quelque chose d'autre.
Il avait, dans sa cave, des montagnes de marmite bleues,
des montagnes de marmite jaunes,
et des montagnes de marmite rouge.
Et il était très, très énervé.
Si énervé que,
voyant qu'il n'arrivait à rien,
il a donné un grand coup de pied dans les montagnes de marmite.
Boum !
Et les marmites ont commencé à trembler.
Oh non, oh non, oh non !
Et l'état de marmite sont renversés dans la cave du magicien.
Malheure, s'est-il écrit.
Mais assez vite,
un étrange phénomène a attiré son attention.
Ici, les marmites de bleu et de jaune se mélangaient
et créaient une nouvelle couleur.
Qu'est-ce que ça fait quand on mélange du bleu et du jaune, vous savez ?
Oh !
Appelons ça du vert, dit le magicien.
Là, les marmites de jaune et de rouge se mélangaient
et créaient une nouvelle couleur.
Qu'est-ce que ça fait quand on mélange du jaune et du rouge, vous savez ?
Appelons ça du orange, dit le magicien.
Et là-bas, les marmites de rouge et de bleu se mélangaient
et créaient une nouvelle couleur.
Qu'est-ce que ça fait quand on mélange du rouge et du bleu, vous savez ?
Appelons ça du violet, dit le magicien.
Et au milieu de ce bazar multicolore,
là où le bleu, le jaune et le rouge se mélangaient,
naissait encore une nouvelle couleur.
Qu'est-ce que ça fait quand on mélange du bleu, du rouge et du jaune, vous savez ?
Appelons ça du marron, dit le magicien.
Alors le magicien a appris ses flacons et il les a remplis certains de bleu,
certains de jaune, certains de rouge,
mais d'autres aussi de vert, de range, de violet ou de marron.
Et il est sorti voir les habitants, les bras chargés de multiples bouteilles.
Regardez ce que j'ai découvert, regardez ce que j'ai inventé !
C'est beau, mais il y a tellement de couleurs, laquelle on va choisir.
Non, pas laquelle, lesquelles, on va toutes les utiliser en même temps.
L'idée était audacieuse, mais les gens curieux étaient prêts à tout.
Alors ils se sont mis à repeindre le monde,
en testant toutes les couleurs pour voir ce qui leur plaisait le mieux.
Ils ont peint l'herbe en bleu.
Non, ça va pas.
Ils ont repeint l'herbe en orange.
Non, ça va pas.
Ils ont repeint l'herbe en vert.
Ah, ça oui, ça va.
Ils ont peint la mer en marron.
Oh non, ça va pas.
Ils ont repeint la mer en jaune.
Oh non, ça va pas.
Ils ont repeint la mer en bleu.
Ah, ça oui, ça va.
Ils ont peint les bananes en bleu.
Oh non, ça ça va pas.
Ils ont peint les bananes en violet.
Oh non, n'importe quoi, ça va pas.
Ils ont peint les bananes en jaune.
Ah, ça oui, ça va.
Ils ont pris des très très grands pinceaux et ils ont peint le ciel.
Ils ont peint le ciel en bleu.
Ah oui, le ciel en bleu, ça va.
Mais ils ont, pour essayer, aussi peint le ciel en orange.
C'est pas mal aussi en orange.
Mais pour essayer, ils ont aussi peint le ciel en violet.
Eh ben c'est bien, moi j'aime bien aussi en violet.
Mais que faire ?
Alors ils ont décidé que le ciel serait bleu dans la journée,
orange le soir et violet la nuit.
Mais ils n'avaient pas fini, ils ont peint les feuilles des arbres en bleu.
Oh non, non, non, quand même, ça va pas.
Ils ont repeint les feuilles des arbres en vert.
Ah, ça oui, ça va.
Mais ils ont aussi peint les feuilles des arbres en jaune.
Ah oui, ça va aussi.
Mais ils ont aussi peint les feuilles des arbres en rouge.
Ah oui, ça va aussi.
Mais ils ont aussi peint les feuilles des arbres en marron.
Ah oui, ça va aussi.
Mais que faire alors ?
Alors ils ont décidé que les feuilles des arbres seraient vertes en été,
puis deviendraient jaunes, puis rouge et enfin marron,
quand elles se détachent des arbres à l'automne.
Et ainsi, les gens ont repeint le monde entier,
et c'est depuis ce temps que le monde a les couleurs qu'on lui connaît.

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Après avoir raconté ses histoires pendant 10 ans sur scène, Samuel Genin les transforme en podcast ! Des contes colorés et vitaminés, pleins de personnages drôles ou effrayants, pour les enfants et les moins enfants. Sautez dans mon vieux grimoire, on part à l’aventure !!! Une nouvelle histoire tous les mercredis ! contact@samuelgenin.fr - twitter @samgenin - facebook @ContesVieuxGrimoire
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