Le petit arbre triste.
Il y avait dans la forêt un arbre, un petit arbre qui était extrêmement triste.
Et est-ce que vous savez pourquoi il était triste ?
Il était triste ce petit arbre parce qu'il n'avait pas de feuilles.
Des feuilles, il en avait zéro.
Et ça leur rendait triste de ne pas avoir de feuilles, certes,
mais ça le rendait surtout triste parce que les autres grands arbres de la forêt
étaient très méchants et se moquaient de lui.
Il disait, « Ouh, il est tout petit, il est tout nu, il est tout triste ».
Et le petit arbre était effectivement sacrément triste.
Mais un jour, dans la forêt, est arrivée une fée.
Et grâce à ses pouvoirs magiques de fées,
elle a pu entendre et comprendre le petit arbre qui pleurait.
« Ben, petit arbre, qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi tu es triste ?
« Ben, les grands arbres, ils se moquent de moi parce que j'ai pas de feuilles ».
Heureusement pour le petit arbre, la fée était très gentille et avait de grands pouvoirs.
« Est-ce que tu voudrais que je te donne des feuilles, petit arbre ?
« Oh oui, oh oui, je voudrais, je voudrais, je voudrais, je voudrais, je voudrais des feuilles en papier de soi.
« Oh, des feuilles douces, légères, qui volent au vent.
« Oh, elles seraient belles mes feuilles.
« Hum, des feuilles en papier de soi.
« Tu es sûr, petit arbre ? Oh oui, oh oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui.
Alors la fée sort sa baguette magique.
Abra, cadabra, abra, cadabra.
Et le petit arbre se retrouve avec des feuilles en papier de soi, douces, légères, qui volent au vent.
Alors il est fier, ils se pavannent.
Les grands arbres ne se moquent plus de lui et la fée s'en va.
Mais dans la forêt, dans la grande forêt, est venue un serre.
Un grand serre avec des grands bois et un grand ventre vide.
Et quand il a vu le petit arbre avec ses feuilles si douces, le serre, il s'est dit,
« Oh, je vais me faire un fiste.
» Le serre s'est approché du petit arbre.
Il a mangé une feuille.
Hum, il a mangé une deuxième feuille.
Et il a mangé toutes les feuilles du petit arbre.
Et il est reparti dans la forêt faire une petite sieste.
Sauf que le petit arbre des feuilles, il lui en restait combien ?
Zéro !
Et les grands arbres, ils ont recommencé à se moquer de lui.
Il est tout petit.
Il est tout petit.
Il est tout nu.
Il est tout triste.
Et le petit arbre était effectivement sacrément triste.
Mais heureusement pour lui, dans la forêt, est revenu la fée.
Petit arbre ?
Qu'est-ce qui s'est passé avec tes belles feuilles toutes neuves ?
C'est pas ma faute.
C'est le serre.
Il a mangé une deuxième feuille.
Et après, il a mangé une deuxième feuille.
C'est vraiment pas ma faute.
Heureusement pour lui, la fée était très très gentille.
Est-ce que tu veux que je te donne encore des feuilles, petit arbre ?
Ah oui !
Je voudrais.
Des feuilles en verre.
Transparente comme la vitre d'une fenêtre.
Elle serait belle mes feuilles.
Hum, des feuilles en verre.
Tu es sûr, petit arbre ?
Ah oui !
Alors la fée sort sa baguette magique.
Abra, cadabra.
Abra, cadabra.
Et le petit arbre se retrouve avec des feuilles en verre.
Transparente, magnifique.
Alors il est fier, il se bavane.
Les grands arbres ne se moquent plus de lui.
Et la fée s'en va.
Mais dans la forêt, la grande forêt est venue le vent.
Le vent, il a commencé par souffler doucement.
Puis il a soufflé un peu plus fort.
Puis il a soufflé très fort.
Et les petites feuilles du petit arbre,
elles ont commencé à se taper, à s'entrechoquer.
Mais le verre, quand on le tape trop fort,
qu'est-ce qui se passe ?
Ils cassent exactement comme quand on lance un ballon dans une fenêtre.
Et à force de s'entrechoquer,
les feuilles en verre du petit arbre,
elles ont toutes explosées en une poussière d'étoiles.
Et toutes les feuilles du petit arbre, elles ont explosées.
Et donc des feuilles, ils ont resté combien ?
Zéro.
Et les grands arbres, ils ont commencé à se moquer de lui.
Il est tout petit.
Il est tout nu.
Il est tout triste.
Et le petit arbre était effectivement sacrément triste.
Mais heureusement pour eux,
dans la forêt, est revenu la fête.
Petite arbre.
Qu'est-ce qui s'est encore passé avec tes nouvelles feuilles ?
Il y a du verre partout.
C'est pas...
Ma faute.
Et après, puis encore après.
C'est vraiment pas ma faute.
Heureusement pour lui, la fête était très très très gentille.
Bon.
Est-ce que tu veux que je te donne encore, encore des feuilles, petit arbre ?
Oh oui, oh oui, je voudrais, je voudrais, je voudrais.
Je voudrais des feuilles en or.
En or comme un collier, comme une bague, comme des boucles d'oreille,
des feuilles dorées comme un soleil.
Elles seraient belles, mais feuilles.
Hum, des feuilles en or ?
Tu es sûr, petit arbre ?
Oh oui, oh oui, oui, oui, oui, oui, oui, oui.
Alors la fête sort sa baguette magique.
Abra, cadabra, abra, cadabra.
Pchou !
Et le petit arbre se retrouve avec des feuilles en or, dorées comme un soleil.
Alors il est fier, il se pavane.
Les grands arbres ne se moquent plus de lui et la fête s'en va.
Mais dans la forêt est venue une pie.
La pie c'est un oiseau qui adore tout ce qui brille.
Et quand la pie a vu les feuilles en or du petit arbre,
elle a fait, ouuuuh, elle sent à moi ces feuilles.
La pie s'est approchée, elle a arraché une feuille.
Toing !
Elle a arraché une deuxième feuille.
Toing !
Elle a arraché une troisième feuille.
Toing !
Et elle a arraché toutes les feuilles du petit arbre.
Toing !
Et elle est repartie en rigolant, pénant sous le poids des feuilles d'or.
Sauf que le petit arbre, des feuilles, il lui en restait combien ?
Zéro !
Et les grands arbres, eh bah ils ont commencé à se moquer de lui.
Ouh ! Il est tout petit.
Il est tout nu.
Il est tout triste.
Et le petit arbre était effectivement sacrément triste.
Mais heureusement pour lui, dans la forêt est revenu, pour la dernière fois, la fée.
Woufl woufl.
Ah ! Petit arbre, sérieusement !
Trois fois que je te donne des feuilles,
trois fois que tu les perds, ou que tu les casses en moins de trois minutes.
Tu ne te moquerais pas de moi à par hasard.
Toing ! Toing ! Toing ! Toing ! Toing !
C'est vraiment pas ma faute.
Heureusement pour lui, la fée était très très très très gentille.
Est-ce que tu veux que je te donne encore encore encore des feuilles, petit arbre ?
Oh oui, oh oui, je voudrais, je voudrais.
Silence, le couple a fait.
Je veux bien te donner des feuilles pour la quatrième fois, mais cette fois-ci c'est
moi qui décide.
Alors la fée sort sa baguette magique.
Abra, cadabra, abra, cadabra.
Et le petit arbre se retrouve avec des feuilles, toutes petites, avec des feuilles toutes dures,
et avec des feuilles toutes pointues.
En fait ces feuilles c'est pas des feuilles, ces feuilles c'est devenu des aiguilles
et le petit arbre est devenu un petit sapin.
Mais comme ces feuilles elles sont toutes petites, personne ne vient les voler.
Comme elles sont toutes dures, le vent ne peut pas les casser.
Et comme elles sont toutes pointues, les animaux ne peuvent pas les manger.
Mais surtout en automne, en hiver, qu'est-ce qui arrive à un arbre normal ?
Oui, ils perdent ses feuilles, mais est-ce qu'un sapin s'aperce ses aiguilles ?
Pas du tout.
Et à l'hiver suivant, quand tous les méchants grands arbres avaient perdu leurs feuilles,
le petit sapin, lui, il est encore bien couvert d'épines.
Et il ne se moque pas des grands arbres comme eux, c'était moqué de lui, parce que c'est pas bien de se moquer,
mais il a un grand sourire et il est bien content.
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