Titem La Courageuse

Durée: 26m37s

Date de sortie: 27/07/2022

Un sac de nourriture disparu, des étranges traces de pas, et une petite fille très courageuse… Aujourd’hui, c’est TITEM LA COURAGEUSE qui sort du vieux grimoire !

Pour quel âge est cette histoire : à partir de 4 ans.

Qu’est ce que pourrait me faire peur dans cette histoire ? La maison de Titem se fait cambrioler. Un méchant magicien en veut à Titem et la menace, mais il se fait plutôt ridiculiser.

Qui suis-je?

Je m’appelle Samuel Genin, et après avoir raconté mes histoires pendant 10 ans sur scène, j’ai décidé de vous les offrir, au format podcast !

Si vous voulez me faire plaisir, dessinez ce que vous avez entendu dans mes histoires, et envoyez-les moi (en me précisant si je peux les diffuser publiquement, et si oui, si je peux citer le prénom du ou de la dessinateurice) !

Et n’hésitez pas à me laisser des gentils mots, et des étoiles, sur l’app où vous m’écoutez !

Je peux également venir raconter mes histoires sur scène, dans votre centre culturel, bibliothèque, centre de loisirs, école, etc.

Contactez moi, pour vos dessins ou autre, à :

contact@samuelgenin.fr

Twitter : @Samgenin

Facebook : Les Contes De Mon Vieux Grimoire @ContesVieuxGrimoire

Illustration : Jeanne Prigent

Titem la courageuse.
Titem habite dans une pauvre petite maison, dans un pauvre petit pays.
Avec sa pauvre petite mère, son pauvre petit père, sa pauvre petite sœur et son pauvre
petit frère.
Ils n'ont presque rien.
Et pour manger, ils s'épuisent à travailler une terre sèche et pleine de cailloux, d'où
ils n'arrivent qu'à faire pousser que quelques pauvres petits légumes.
Mais Titem n'est pas malheureuse.
Personne de sa famille ne l'aide d'ailleurs, car ils sont ensemble et ils s'aiment beaucoup.
Et ils chantent toute la journée.
Ils ont même inventé une chanson de leur famille, une chanson simple mais belle, qu'ils
chantent en travaillant la terre, en lavant leurs vêtements ou en réparant les trous
du toit de leur pauvre petite maison.
Une chanson qui fait comme ça.
Et le jour où commence mon histoire est un jour très spécial.
Car c'est le jour de récolte.
Titem et sa famille ont réussi à rassembler tout ce que la terre avait donné dans un
grand sac qu'ils déposent dans leur salon.
Ils sont réunis tous les cinq autour du sac et ils sont fiers.
Ils ont travaillé dur mais ils ont un sac plein de nourriture qui leur permettra de
passer l'hiver le ventre plein en attendant le retour du printemps.
Un gros sac rempli à craquer de légumes, de patates, de farine, de céréales.
Alors ce soir-là, Titem et sa famille font la fête.
Ils chantent, ils dansent et quand ils vont se coucher le soir, Titem a un grand sourire
sur son visage.
Elle se couche dans l'unique grand lit où tout le monde dort, entouré de sa mère,
de son père, de sa sœur et de son frère.
Et elle se dit que la vie est dure mais la vie est belle.
Mais le lendemain, quand elle se réveille, il y a quelque chose de bizarre.
Elle a un peu froid dans le lit.
Elle regarde au-dessus d'elle sa mère n'est plus là.
Elle regarde à sa droite son père n'est plus là.
Elle regarde en dessous d'elle sa petite sœur n'est plus là.
Elle regarde à sa gauche son petit frère n'est plus là non plus.
Étrange tout ça.
Alors elle s'habille, prise d'un mauvais pressentiment et descend de la chambre vers
le salon.
Et là ce qu'elle y voit lui coupe le souffle.
Toute la famille est là et ils observent la pièce sans dessus, dessous.
Les tables sont retournées, les chaîses sont à l'envers, la porte est cassée.
Mais surtout le sac de nourriture a disparu.
Quelqu'un est venu cette nuit et a volé notre nourriture.
Lui explique tristement sa maman.
Mais c'est injuste ! explose Titem.
Cette nourriture c'est nous qui l'avons fait de pousser, c'est nous qui nous sommes
donnés du mal et quelqu'un nous la vole.
Alors là non !
A-t-on vu qui l'a volé ?
Non lui répond son père.
Alors je vais mener mon enquête reprend Titem.
Elle se frotte le visage pour se réveiller complètement et se met au travail.
Dans le sol recouvert de farine éparpillée, elle se met à la recherche d'indices.
Elle observe avec attention les petits éclats de bois brisés, mais elle ne peut rien en
tirer.
Elle renifle la porte cassée, mais elle ne peut rien en tirer.
Elle écoute le bruit que font les tables renversées quand on tape dessus.
Mais elle ne peut rien en tirer.
Elle analyse les traces de farine tombées au sol, mais elle ne peut.
Attends un peu.
Là, dans la farine, une trace de pas qu'elle ne reconnaît pas.
Elle fait venir les gens de sa famille pour comparer, mais non.
Cette trace ne vient pas du pied de sa mère, ni du pied de son père, ni du pied de sa soeur,
ni du pied de son frère.
Ni de son pied à elle, bien entendu.
Elle regarde bien et...
Oui, là.
Elle voit une autre trace du même pied.
Et une autre, et une autre.
Un chemin, une piste à suivre, commence, qui sort de sa maison et continue dans le désert,
mais qui reste bien visible.
« C'est bien simple, » se dit à l'ortithème.
Il suffit de suivre les traces de pas, et à la fin, on retrouvera le voleur et on récupérera
notre nourriture.
Mais ma soeur et mon frère sont trop petits pour partir dans une telle aventure.
Et ma mère et mon père doivent bien rester s'occuper d'eux.
Bon, ça sera moi, thithème, la courageuse, qui vais suivre cette piste et récupérer notre nourriture.
Elle prépare ses affaires, embrasse les gens de sa famille, qui étaient de toute façon
beaucoup trop tristes et effrayés pour poursuivre le voleur.
Et la voilà, partie.
Elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche, elle marche,
elle marche, elle marche, elle marche, elle marche,
que c'est long !
Les traces de pas continuent, alors elle doit continuer à l'eau-ci, mais elle est si fatiguée.
Elle va faire une petite pause à l'eau-asis, là-bas, à côté de cette marre.
Elle s'approche de l'eau en bois trois longues gorgées,
et va s'asseoir sur ce gros caillou pour souffler un instant.
Non, mais le caillou a bougé, non ?
Mais le caillou a bougé, cette fois c'est sûr.
Mais le caillou a bougé, qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Et sur ces mots, du caillou sort une patte, deux pattes, trois pattes, quatre pattes, une petite queue,
et une vieille tête, toute chauve et toute ridée.
Une tortue ! Le caillou était en fait une vieille tortue !
Ouf, j'ai eu peur !
Bonjour toi, qui es-tu et qu'est-ce que tu fais là ?
Je m'appelle Tithem et je suis à la recherche de celui ou celle qui a volé notre nourriture.
Et toi, qui es-tu ?
Je m'appelle Grand-Mère Tortue.
Je suis la plus vieille des tortues du monde.
Je suis si résistante que je résiste à la chaleur de ce désert et à tout le reste depuis plus de 300 ans.
300 ans ? J'aurais bien besoin de quelqu'un comme toi pour m'aider dans ma quête.
Veux-tu bien m'aider ?
Alors Grand-Mère Tortue réfléchit.
Non, ce sont tes affaires et ça ne me regarde pas.
Tithem est très déçu.
Elle pensait que les gens l'aideraient plus, mais sans l'aide de cette tortue,
elle ne sait pas si elle pourra trouver la motivation pour continuer.
Alors elle pense à sa famille, qu'elle ne pourra pas aider.
Elle pense à sa famille, qu'elle ne pourra pas aider.

À sa pauvre petite mère, à son pauvre petit père, à sa pauvre petite soeur et à son pauvre petit frère.
Et comme elle pense à eux, ça lui fait penser à leur chanson que, sans même y réfléchir, elle commence à chanter.
Yémaïa, yémaïa mamma, yémaïa mammaïa,
yémaïa, yémaïa mammaïa, yémaïa mammaïa.
Mais quand elle termine sa chanson, elle regarde la tortue,
et celle-ci a un grand sourire qui remonte jusqu'à ses oreilles de tortue et une petite larme qui coule juste là.
Elle est belle ta chanson, c'est la chanson de ma famille.
Alors je vais t'aider.
La grosse tortue fouille dans ses affaires et sort un grand et vieux bouclier de bois.
Prends ce bouclier, il est magique et il te protégera de toutes les attaques.
Merci grand-mère tortue, merci beaucoup, je peux te faire un bisou pour te remercier ?
Oh, bien sûr.
Alors Tithem fait un bisou à la tortue,
et la voilà repartie avec aux bras sans boucliers,
remotivées comme jamais sur la trace de celui où celle qui a volé leurs nourritures.
Elle marche elle marche elle marche elle marche elle marche..
Que c'est long,
później les traces de pas continuent, alors elle doit continuer à la aussi,
mais elle est si fatiguée et il fait si chaud.
Elle a beau se protéger avec le bouclier, tout ceci l'épuise.
Elle va faire une petite pause sous ce grand arbre là-bas.
Elle s'approche et s'assoit contre le tronc.
Ah, ça fait du bien.
Mais la poussière du désert lui donne envie d'éternuer.
Ah non, ça va.
Ah, si, ah, si.
Ah non, ça va.
Ah, si, ah, si.
Ok !
Ah, t'es souhait !
Hein ? Qui a parlé ?
Titem regarde à gauche, à droite, rien.
Hmm, merci, dit-elle.
Oh, mais de rien !
Quoi ? Mais, qui parle ?
Titem regarde à gauche, à droite, devant, derrière, rien.
Mais, où êtes-vous ? demande-t-elle.
Mais, ici, je suis là !
Titem cherche, elle regarde à gauche, à droite, devant, derrière, en dessous, au-dessus.
Oh, au-dessus, là-haut, dans l'arbre.
Un énorme oiseau la regarde.
Bonjour !
Et sur ces mots, l'oiseau s'envole,
et vient se poser juste devant Titem.
Il est aussi grand debout qu'elle,
il a un très long bec et aucune plume sur son crâne chauffe.
Bonjour, toi ! Qui es-tu ?
Et qu'est-ce que tu fais là ?
Bonjour, je...
Je m'appelle Titem,
et je suis à la recherche de celui ou celle qui a volé notre nourriture.
Et toi, qui es-tu ?
Je m'appelle Grand Marabou.
Je suis le plus rapide des oiseaux du pays.
Je vais si vite que je peux traverser le désert en une heure,
que je peux traverser le pays en une journée,
et que je peux traverser le monde entier en une semaine.
Oh, une semaine ?
J'aurais bien besoin de quelqu'un comme toi dans ma quête.
Veux-tu bien m'aider ?
Alors, le Grand Marabou réfléchit.
Hum...
Hum...
Hum...
Hum...
Non.
Ce sont tes affaires,
et ça ne me regarde pas.
Titem est très déçu.
Elle pensait que les gens l'aideraient plus.
Mais sans l'aide de cet oiseau,
elle ne sait pas si elle pourra trouver la motivation pour continuer.
Alors elle pense à sa famille qu'elle ne pourra pas aider.
Elle pense à sa pauvre petite mère, à son pauvre petit père,
à sa pauvre petite soeur et à son pauvre petit frère.
Et comme elle pense à eux,
ça lui fait penser à leur chanson que,
sans même y réfléchir,
elle se met à chanter.
Et quand elle termine sa chanson,
elle regarde l'oiseau,
et celui-ci a un grand sourire qui remonte jusqu'à ses oreilles d'oiseau,
et une petite larme qui coule juste là.
Elle est belle ta chanson.
C'est la chanson de ma famille.
Alors, je vais t'aider.
Grand Marabou étire son aile,
et il arrache,
d'une grande plume noire qu'il donne à Titem.
Prend cette plume.
Si tu cours en la tenant entre tes mains,
tu pourras courir aussi vite que le vent.
Oh, merci Grand Marabou.
Merci beaucoup.
Je peux te faire un bisou pour te remercier ?
Oh, je n'aime pas trop les bisous.
On fait un topla ?
Parfait, va pour le topla.
Alors Titem et le Grand Marabou se sont fait un topla,
et la voilà repartie,
avec, au bras, son bouclier,
et dans la main, la plume.
Remotiver, comme jamais,
sur la trace de celui ou celle qui a volé leur nourriture.
Elle marche, elle marche, elle marche, elle sautte.
Elle va si vite grâce à la plume.
Elle marche, elle marche, elle marche, elle sautte.
Elle marche, elle marche, elle marche, elle sautte.
Une forêt.
Les traces de pas continuer entre les arbres,
alors elle doit continuer elle aussi,
mais si elle va trop vite,
elle risque de se, ouh, conner contre les arbres.
Alors elle range sa plume dans ses cheveux,
et elle avance prudemment dans le petit bois.
Elle avance à pas de loup,
sans trop savoir pourquoi,
elle ne se sent pas très bien,
elle se sent...
observée.
Elle croit entendre des branches craquées derrière elle.
Est-ce que c'est réel ?
Est-ce que c'est son imagination ?
Et soudain,
elle se prend un caillou dans la tête.
Un petit caillou, mais ça fait mal.
Eh, qui a fait ça ?
Mais la forêt reste silencieuse,
et à la beau plisser les yeux,
elle ne voit rien parmi les arbres.
Un deuxième caillou,
arrêtez, ça fait mal,
qui est là ?
Mais la forêt reste silencieuse,
et Titem ne voit personne.
Troisième caillou, alors là,
ah, oui, ça suffit,
je ne suis pas venu là pour me faire attaquer.
Je suis simplement à la recherche
de celui ou celle qui a volé notre nourriture.
Mais cette fois-ci,
une voix lui répond.
Ta nourriture ?
était-elle dans un grand sac ?
Et sur ces mots,
un grand singe sort de derrière un arbre,
une poignée de petits cailloux
dans les mains.
Quelqu'un est venu ?
reprend-il.
Quelqu'un de très méchant,
avec un gros sac de nourriture.
Il a été très vilain avec moi.
Et je pensais que tu étais avec lui.
Alors je t'ai décaillou pour me venger.
Mais je comprends maintenant
que je me suis trompé,
et je te présente mes excuses.
Reprenons les choses dans le bon ordre.
Bonjour toi,
qui es-tu,
et qu'est-ce que tu fais là ?
Bonjour, je m'appelle Titem,
répond Titem qui se frotte toujours un peu le crâne,
d'humeur un peu grognole,
et je suis à la recherche
de celui ou celle qui a voli notre nourriture.
Et toi, qui es-tu ?
Je m'appelle Gros-Gorill.
Je suis le tireur le plus habile
de toute cette forêt.
Avec mes petits cailloux,
je ne rate jamais ma cible.
Jamais.
J'aurais bien besoin de quelqu'un comme toi
dans ma quête.
Veux-tu bien m'aider ?
Alors, le Gros-Gorill réfléchit.
Hum hum hum hum hum hum.
Hum hum hum hum hum hum hum hum.
Non.
Ce sont tes affaires,
et ça ne me regarde pas.
Titem est très déçu.
Elle pensait que les gens l'aideraient plus,
mais sans l'aide de ce singe,
elle ne sait pas
si elle pourra trouver la motivation pour continuer.
Alors, elle pense à sa famille
qu'elle ne pourra pas aider.
Elle pense à sa pauvre petite mère,
à son pauvre petit père,
à sa pauvre petite soeur,
et à son pauvre petit frère.
Et comme elle pense à eux,
ça lui fait penser à leur chanson
que, sans même y réfléchir,
elle se met à chanter.
Yémaïa,
yémaïa mammaïa,
yémaïa mammaïa,
yémaïa,
yémaïa mammaïa,
yémaïa mammaïa.
Et quand elle termine sa chanson,
elle regarde le gorille,
et celui-ci a un grand sourire
qui remonte jusqu'à ses oreilles de singe,
et une petite larme qui coule
juste là.
Elle est,
elle est belle ta chanson.
C'est la chanson de ma famille.
Alors, je vais t'aider.
Gros-Goury ouvre sa main
et cherche fouilles parmi ses cailloux,
et il en saura,
tout petit et tout noir.
Prends ce cailloux,
il est magique.
Avec lui,
si tu te concentres bien,
tu ne rattra jamais ta cible.
Oh merci Gros-Goury,
merci beaucoup.
Je peux,
je peux te faire un bisou pour te remercier.
Oh, je n'aime pas trop les bisous.
On peut se serrer la main.
Parfait, va pour un serrage de main.
...
Alors, titez mes gros-goury,
se sont serrés la main,
et la voilà repartie,
avec au bras son bouclier,
dans la main la plume,
et au fond de sa poche,
le caillou magique,
remotivé comme jamais,
sur la trace de celui ou celle
qui a volé leur nourriture.
Les traces de pas continuent hors de la forêt,
alors elles continuent, elles aussi.
Mais pas pour longtemps.
Son voyage arrive à son terme.
Les emprunts te mènent jusqu'à une maison
étrange, sale,
tordue,
douceur de fumée et flamme.
Elle en a entendu parler,
dit Thème.
C'est la maison d'un sorcier,
aussi puissant que cruelle.
Elle tremble un peu,
elle les y t'un instant,
mais elle n'a pas fait tout ce chemin pour rien.
Alors, elle prend une grande inspiration,
écrit d'une voix forte.
Et toi,
le magicien qui habite dans cette maison,
je m'appelle Thème,
et c'est ma famille que tu as volée.
Remoie la nourriture que tu as prise
immédiatement.
Alors, la porte de la maison s'ouvre,
et le magicien sort.
Il est très grand,
très fin.
Il porte une longue robe noire et rouge
qui touche le sol.
Ses yeux sont rouges,
et il porte une couronne sur laquelle brille un rubis.
Une pierre précieuse, rouge,
elle aussi,
qui brille comme une étoile.
Mais il porte sur le dos
le sac de nourriture de la famille de Thème.
Il est là !
Tu as fait beaucoup de chemin,
mais c'est inutile.
Jamais je ne te rendrais la nourriture,
jamais tu m'entends.
Maintenant, Phil,
avant que je ne m'énerve.
Je crois que vous ne m'avez pas bien comprise,
magicien de pacotille.
Rendez-moi ma nourriture, avant que je ne m'énerve.
Quoi ? Comment ?
Comment m'as-tu appelé ?
Dernière chance, petite. Va-t-en.
Non, toi dernière chance, va-t-en.
Arrête ça tout de suite.
Non, toi, arrête ça tout de suite.
Ça suffit.
Non, toi, ça suffit.
Alors là, c'en est trop.
Tu l'auras voulu.
Et le sorcier, bouillant de rage,
se concentre
et prononce une étrange
et formule magique dans une langue inconnue.
Et le rubis de sa couronne
commence à briller, briller, briller.
Et une boule de vent en sort
et fonce sur Thème.
Thème a peur, mais pas longtemps.
Elle saisit le bouclier de la tortue
et se cache derrière.
La boule de vent, ouh, s'écrase
sur le bois.
Et le bouclier magique marche tellement bien
que Thème n'est même pas décoiffé.
Le sorcier
n'en revient pas.
Comment ?
Mais comment est-ce possible ?
Je suis le magicien le plus puissant du monde.
Tu l'as voir.
Alors de nouveau, le sorcier, bavant
de rage, se concentre
et prononce une étrange
et formule magique dans une langue inconnue.
Et sa couronne commence à briller, briller, briller.
Et une boule d'eau
sort et fonce sur Thème.
Thème a peur, mais pas longtemps.
Elle saisit le bouclier de la tortue
et se cache derrière.
Et la boule d'eau, pouf,
s'écrase sur le bois.
Et le bouclier magique marche tellement bien
que Thème n'est même pas mouillé.
Le sorcier
ouvre grand sa bouche d'étonnement.
C'est impossible.
Comment cette gamine peut contrer
mes sortilèges les plus puissants ?
Non, tu vas voir.
Alors, une troisième fois,
le sorcier fument
des oreilles de rage,
se concentre et prononce
une étrange formule magique
dans une langue inconnue.
Et sa couronne commence de nouveau,
un briller, briller, briller.
Et une boule de feu sort
et fonce sur Thème.
Thème a peur,
mais pas longtemps.
Elle saisit le bouclier de la tortue
et se cache derrière.
La boule de feu, brrrrrrrrrrrrrrrr.
S'écrase sur le bois.
Et le bouclier magique marche tellement bien
que Thème n'a même pas chaud.
Le sorcier
chancèle d'étonnement.
Quoi ? Comment ?
Même la boule de feu ?
C'est impossible.
Et bien, ajoute-t-il en tremblant un peu,
mais cette fois-ci, de peur ?
Si je ne peux pas te combattre,
je peux m'enfuir, avec la nourriture
et tu ne me rattraperas jamais.
Et le sorcier s'élance
en courant pour s'éloigner du Thème,
toujours avec le sac de nourriture
sur l'épaule et le rubier qui brille
une fois de plus et qui l'enveloppe
d'une lumière rouge qui semble le porter.
Et à chacun de ses pas,
il parcourt 100 mètres.
Il semble à la fois courir et voler
à une vitesse prodigieuse.
Mais Thème n'a pas dit son dernier mot.
Elle saisit la plume
du grand marabout entre ses doigts
et s'élance à la poursuite du magicien.
Et la magie de l'oiseau
est plus puissante que celle du sorcier.
Et en quelques engembés,
elle l'a rattrapée.
Tu vas quelque part, vieillé Scargo ?
Ouh !
Le sorcier s'arrête de courir. Il tremble
comme une feuille, de rage, de peur
et de honte d'être ainsi ridiculisé
par une enfant.
Eh bien, eh bien, eh bien,
euh, euh, euh, euh, si je ne peux pas
te combattre et pas m'enfuir.
Oh, je sais, je vais avaler
toute la nourriture. Là, maintenant, tout de suite,
tout avaler.
Et toi et ta famille, vous allez mourir
de faim.
Et le sorcier lève
l'énorme sac au-dessus de sa bouche
et s'apprête à tout engloutir.
Le joyau magique brillant
toujours de mille feux.
Mais Thème n'a pas dit son dernier mot.
Elle saisit la pierre du gros gorille
et se concentre de toutes ses forces
sur ce maudit rubis,
ce maudit rubis qui donne ses pouvoirs
à ce sorcier de malheur.
Elle y pense si fort, si fort
qu'une goutte de sueur perd la son front
et elle lance le caillou
de toutes ses forces.
Le caillou file au droit comme une flèche
et atteint sa cible,
en plein dans le mille. Il vient
taper le rubis dans sa couronne
qui explose en un feu d'artifice
de verre rouge.
Le magicien se retrouve
sans pouvoir magique, mais aussi
sans aucune force.
Et le gros sac de nourriture qu'il porte
au-dessus de sa tête lui semble
alors bien lourd et
il n'arrive plus à le soutenir
et
le sac l'écrase.
Titem s'approche de lui,
toujours coincé sous son sac.
Elle prend un peu le temps
de savourer sa victoire,
puis elle reprend le sac en disant
« Je t'avais bien dit,
magicien de pacotille,
de me rendre ma nourriture
avant que je ne m'énerve.
Privée de tes pouvoirs,
tu ne pourrais plus faire de mal
à une mouche. Alors
reste là, dans ta maison
nul, et n'embête plus personne.
Et si tu recommences à embêter les gens,
je le saurais.
Et je reviendrai m'occuper
de toi. Compris ?
Compris. J'ai rien entendu.
Compris ? Non, compris, compris.
Titem est reparti,
à grandes enjambées grâce à la plume
qui lui permettait de porter le gros sac
comme s'il était léger, justement
comme une plume.
Sur le chemin du retour,
elle a recroisé Gros-Gorill.
Elle lui a tout raconté, ils ont bien ri
et ils se sont serrés la main.
Elle a recroisé Grand Marabou.
Elle lui a tout raconté, ils ont bien ri
et ils se sont fait un topla.
Elle a recroisé Grand-Mère Tortue.
Elle lui a tout raconté, elle ont bien ri
et elle lui a fait un bisous.
Elle est finalement rentrée dans sa famille,
qui était si heureuse
de voir revenir la nourriture,
mais surtout de voir revenir Titem,
la courageuse.
Ils ont eu à manger pour tout l'hiver
et non plus jamais entendu parler
du méchant magicien.
Et tous les soirs,
ils mangeaient un bon repas
et ils faisaient la fête en dansant
et en chantant.
Yemaya,
yemaya mama, yemaya mama yo
Yemaya,
yemaya mama, yemaya mama yo
Yemaya,
yemaya mama, yemaya mama yo
Yemaya,
yemaya mama, yemaya mama yo

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