
"Alvida, princesse des mers", par Léa Chauvel-Levy
Durée: 9m13s
Date de sortie: 18/12/2024
durée : 00:09:13 - Une histoire et... Oli - Écoutez l'histoire d'Alvida, une jeune fille devenue princesse des mers. Un conte pour enfants écrit et raconté par Léa Chauvel-Levy, romancière et chroniqueuse radio.
Bonjour, je suis Léa Chauvel-Lévy et je vais vous raconter l'histoire d'Alvida, princesse des mers.
La légende raconte qu'Alvida était la plus belle fille du royaume de Gotland en Suède.
Ses cheveux l'ont avait la couleur du blé, sa grâce était spectaculaire.
On la reconnaissait à son pas, léger, elle semblait flotter dans l'air.
On la surnommait la fille du vent.
Elle portait de sonctueuses robes brodées et des souliers de satin rouge couleur rubie.
Ses yeux faisaient penser à des pierres précieuses, des émeraux d'un verre profond.
Mais au-delà de sa beauté, elle avait des qualités inestimables.
Elle savait chanter et son chant ressemblait à celui d'un rossignol.
Elle savait danser et sa danse ressemblait à celle d'une comète.
C'était une jeune femme joyeuse, intelligente, mais qui en avait marre de marre,
qu'on lui dise toute la journée qu'elle était belle, belle, belle.
Tout le monde semblait avoir oublié qu'elle savait compter, se battre comme personne,
écrire des poèmes plus beaux que la vie.
Mais surtout, surtout, on lui demandait de faire des tâches qu'elle n'aimait pas.
Coudre, faire la cuisine, mettre la table, s'habiller en rose,
bref, être une vraie petite femme d'intérieur.
Et ça, pour Alvida, c'était vraiment injuste.
Elle comptait bien un jour se rebeller.
Alors à 18 ans, lorsque son père, Synardus,
le roi de l'île de Gotland, lui dit,
« Alvida, tu es bonne à marier ? »
Elle répondit, « Cela dépend avec qui ? »
« Je veux choisir mon prince.
Pas question, » répondit Synardus d'un ton autoritaire.
« Je le choisirai moi-même.
Ce sera ma décision. »
Des quatre coins du royaume de Gotland,
les prétendants accouraient pour rencontrer la belle Alvida.
Tous voulaient l'épouser.
Chaque jour, son père, Synardus, lui ventait les mérites de ses sous-pirants.
Mais Alvida résistait.
Elle voulait rester libre.
Alors elle disait, « Non, non et non. »
Un soir, Synardus vint dans sa chambre lui parler.
« Alvida, lui dit-il d'une voix ferme,
dans ce royaume, c'est toujours le père qui décide
qui sa fille épouse.
J'ai fait mon choix.
Alf, prince du Danemark, est brave, bel homme, valoreux,
il a remporté toutes ses batailles,
tu seras sa femme, et dès demain, je proclamereai votre union.
Le mariage aura lui ici, au palais, dans une semaine.
Alvida fondi en larmes.
On entendait ses pleurs dans tout le royaume de Gotland.
Alvida restait dans sa chambre, muette.
Mais Germa en aile un plan.
Un super plan pour ne pas se marier.
Le jour du mariage, elle partirait déguisé en homme
et se ferait passer pour un pirate.
Elle en rêvait si fort.
Les préparatifs allaient bon train.
On avait décidé de repeindre le palais,
d'installer des tenturs en soie sur les murs,
les petites mains brodaient sa robe de mariée,
une robe blanche comme la neige,
avec une traîne de 10 mètres de long.
10 mètres, on n'avait jamais vu ça.
La veille du mariage, elle alla au grenier,
chercher une tenue que sa grand-mère lui avait cousue.
Un costume de pirate.
Il lui fallait maintenant trouver un crochet,
une chemise à jabot, un bandeau et surtout des bottes de cuir
épaisse pour affronter les tempêtes et aller en mer.
Et un peu de maquillage pour dessiner sur son visage
une jolie moustache.
La journée entière, elle s'employa à imaginer
la meilleure manière de s'enfuir.
Il lui fallait un plan imparable.
Et soudain, elle lui ai une idée.
Elle allait monter sur la plus haute tour du château.
De là, il lui suffirait de jeter une corde dans le vide,
puis de se laisser glisser le long de la façade.
Elle partirait avec un petit sac,
dans lequel elle logerait des biscuits,
une gourde, une carte des mères et, le plus important,
une boussole.
Comme son grand-père lui avait appris à naviguer,
elle n'aurait pas de mal à se repérer.
Après tout, elle avait un bon sens de l'orientation,
le goût de l'aventure et une envie furieuse de s'en aller,
et elle avait été très loin d'Alph,
à qui on l'avait promis.
Le matin du mariage, alors qu'on a préparé,
Alvida profita d'un moment de répit pour se déshabiller
et enfiler sa tenue de pirate des mères.
Elle avait précisément trois minutes pour quitter la pièce
et rejoindre la plus haute tour du château.
Elle avait pensé à tout.
Elle bloque à la porte de sa chambre avec une lourde poutre
pour empêcher les habilleuses de rentrer
et se fabrique à une longue corde avec sa traîne de mariée.
Alvida se précipita jusqu'à la plus haute tour du château.
Tout au long des 400 marches qu'il a séparées du sommet,
elle craignit d'être repérée.
Mais elle arrive à tout en haut et lança sa traîne dans le vide.
Quelques secondes plus tard, elle était dehors.
Son plan avait fonctionné, un merveille.
Elle courut jusqu'au port et embarqua sur le redoutable navire
des combattantes marines connues dans tout le royaume
pour son équipage un peu particulier,
composé uniquement de femmes qui, comme elle, cherchaient l'indépendance.
Une année passant, Alvida gagne à toutes ses batailles
sur la côte Baltique et, comme elle était la plus vaillante,
elle devint même capitaine de son vaisseau.
Elle était devenue la chef des combattantes marines,
une pirate redoutée, sillonnant les mères scandinaves
avec son fidèle équipage.
Mais un matin, alors que le ciel était clair et bleu
et qu'un nouveau duel naval éclatait,
Alvida eut la surprise de sa vie.
Alfe se tenait face à elle.
Alfe s'en promit qu'elle avait refusé d'épouser l'année dernière.
Elle du bien reconnaître qu'il était vraiment très beau.
Mais bon, être beau ne suffit pas.
Encore faut-il être gentil, attentionné, respectueux,
protecteur et surtout intelligent et puis aussi vraiment gentil.
Ah, et généreux aussi.
Bref, réunir absolument toutes les qualités pour la mérité.
Le combat faisait rage entre les combattantes marines
et le dracar démoniaque, le navire du beau Alph.
Face à Alvida et ses vaillantes femmes pirates,
les hommes d'Alfe déployaient une force phénoménale.
Alvida redoublait d'efforts, elle voulait à tout prix gagner.
Au cours de la bataille, les épées fusaient comme autant d'éclairs.
Les crochets teintaient, les mousquets bourdonnaient.
Quand soudain, un boulet de calme tiré par les combattants marines,
transperça la coque du dracar démoniaque dans un vacarme de tous les diables.
Alfe leva alors le bras et proclama.
Vous avez gagné, chers combattantes marines.
Vous êtes les plus fortes, les plus vaillantes.
Nous baissons la garde.
Vous remportez ce duel en mer.
Alvida, heureuse d'avoir été reconnue comme la plus déterminée,
la plus courageuse et la plus intrépide des pirates,
invitait à l'équipage des hommes sur son bateau pour les sauver de la noyade.
Et là, alors que tout le monde se remettait de ses émotions
en partageant des victuailles sur le pont du bateau,
il se produisit quelque chose d'extraordinaire.
Alfe se mit à genoux et demanda une nouvelle fois sa main à Alvida.
Charmée par tant d'élégance, la capitaine pirate sucombea et accepta de l'épouser.
Et c'est ainsi que débuta la grande histoire d'amour
d'Alfe le prince du Danemark et d'Alvida, la princesse pirate.
Ensemble, ils régnièrent sur les mers et les océans
unis par leur esprit de conquête et de liberté.
Et voilà, histoire est finie.
Et maintenant, Oli.
Non, une autre.
Oli est un podcast original de France Inter.
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
Les infos glanées
Oli
Découvrez la série audio France Inter : des contes pour les 5-7 ans, racontés par Delphine de Vigan, Alain Mabanckou, Tatiana de Rosnay, Claude Ponti… Vous aimez ce podcast ? Pour écouter tous les épisodes sans limite, rendez-vous sur Radio France.
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