Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Envolé Comté, le podcast d'histoire engagée
pour les enfants.
Aujourd'hui, vous allez écouter le troisième et dernier épisode de notre histoire, Émile
et le terrier secret.
L'aventure d'Émile au village de Minievaro s'achève bientôt, mais si vous voulez
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En attendant, c'est l'heure de retrouver Émile.
Bonne écoute !
Écoutez, voilà Minimi qui sonne aux clochés.
Dans les maisons, les arbres s'intillent et un vent de fête souffle dans les rues.
C'est l'heure où un mystérieux passage, un terrier enchanté, s'ouvre pour une minute.
Une toute petite minute pour rejoindre le pays des lutins.
Émile se blottit contre le pelage chaud et doux d'Alec le Fénec.
Tout autour d'eux, la neige tourbillonne et le brouillard emprisonnent les montagnes.
Le trénot file à toute vitesse dans le vent.
Émile commence à regretter un peu de s'être embarqué dans cette aventure.
Et dire que tout a commencé par se terrier dans le coffre à jouet.
Où je suis descendue avec Alec.
Je me suis retrouvée dans ce village incroyable, les mini-évarrots.
Avec les lutins, les lutines, les canins et les canines.
Et me voilà maintenant sur un trénot tiré par des ivres au beau milieu de cette tempête.
A la recherche d'une étude appelée neige,
et que des personnes qui vivent au village suspectent de vouloir gâcher la grande nuit des cadeaux,
doit se dérouler ce soir.
Car cette grande nuit est magique, tout le monde reçoit un cadeau.
Déroule-t-il dans sa tête en se demandant s'il vaut mieux rire ou pleurer de la situation.
Alec pose sa patte sur la main du garçon.
La brie, donc, à parler giraufle, ne doit plus être très loin.
Mais au même moment, le trénot dérape sur une plaque de glace.
Émile et Alec s'accrochent de toute leur force à la barre du trénot.
Mais celui-ci se retourne, et les voici tous les deux qui glissent roulent et décringolent dans la neige.
Ils atterrissent au pied d'un gros tas de neige à la drôle de forme sculptée par le vent.
Émile se rappelle en avoir déjà vu quand il était en vacances chez ses tentes à la montagne.
« Je crois que ça s'appelle une congère ! » se souvient le garçon.
Émile se redresse et essaie de retirer la neige qui s'est engouffrée dans son écharpe.
Mais il n'arrive pas à secouer le tissu.
Ses doigts se prennent dans les plis de l'écharpe.
Comme bien souvent, ils se sentent un peu maladroits.
Mais Alec lui sourit et passe une patte dans le creux de l'écharpe pour retirer la neige.
Émile se sent tout de suite mieux.
« Pfff ! Ça va ? Rien de cassé ? »
Lui demande Alec en s'ébrouant.
« Ça va, mais le trénot a disparu. Et on n'y voit toujours rien à deux mètres. »
« On attend donc que la tempête se calme. »
Sugère Alec en se faufilance aux une barre rocheuse.
Émile le suit et se recrogue vie sous le rocher.
La tempête se calme peu à peu et le brouillard se disciebe doucement.
Émile et Alec regardent autour d'eux.
À la moindre trace de giroffes cinamones muscadées paprika qui étaient partis en expédition avec eux.
Et le trénot d'Émile et du fennet qui est son atelage ont eux aussi disparu.
Alec colle son museau contre la neige et se met à renifler.
« Hum, je ne sens rien du tout ! La neige a recouvert toutes les traces et toutes les odeurs. »
« Hé, qu'est-ce que nous allons faire ? »
« Je ne connais pas très bien la montagne. Je pense que le mieux serait d'attendre ici que les autres viennent nous chercher. »
Sugère l'animal.
Émile regarde à droite, puis à gauche, dans l'espoir d'apercevoir une trace,
une silhouette, quelque chose qui pourrait les aider.
Mais rien.
Ils sont perdus dans l'immensité blanche.
Ils s'assoient aux pieds de la congère.
Ils relèvent la tête et ses yeux s'arrêtent sur la drôle de forme de la congère.
Plus d'en dessous, on dirait presque une silhouette avec un visage.
Ils se relèvent et fait le tour du gros tas de neige.
« Et Alec, viens le voir.
Tu ne trouves pas que cette congère est un peu bizarre ? »
Le fénèque regarde attentivement la drôle de forme.
« Hé, hé, hé, mais non, ce n'est pas une congère.
C'est une sculpture de neige. »
« Ah oui, je vois.
Comme un bonhomme de neige, quoi. »
« Oui.
Enfin, au détail près, qu'elle ressemble plus à un croisement entre un gouris et un ours.
En fait, elle me fait penser à...
une yétille. »
S'exclament les deux amis en cœur.
À cet instant précis, la neige sous leur pied se met à trembler.
Émile se retourne.
Juste derrière eux à quelques mètres, se tient la créature la plus gigantesque qu'il n'est jamais vu.
Elle est debout, ses longs bras touchant presque le sol.
Ses grands yeux plus sont à moitié cachés par sa longue fourrure d'un blanc immaculé.
« Alec, s'avance prudemment. »
« Euh, est-ce que tu es neige ? »
« Oui. C'est moi. »
Répond la yétille d'une voix grave et caverneuse.
« Nous sommes enchantés. »
Fait le petit fénèque en s'inclinant.
Émile limite, mais il aurait plutôt envie de partir en courant.
« Enchanté, tu dis. En voilà un drôle de nom. Et vous avez tous les deux le même, alors ? »
Répond neige en se gratant la tête d'un air d'ubitatif.
Émile sourit en comprenant la méprise de neige.
« Euh, non, non, non. Moi, je suis Alec. »
« Et moi, Émile ? Ce que mon ami voulait dire, c'est que nous sommes contents de faire ta connaissance. »
Un sourire timide éclaire le visage de la yétille.
« Hum. Vous êtes content, mais perdu aussi, non ? »
« Tout à fait. Nous nous sommes complètement perdus dans la tempête, hein ? »
« Oui. Je vous ai vu rouler juste en bas de chez moi. Que diriez-vous d'aller vous réchauffer
et prendre une bonne tasse de thé dans ma caverne ? »
Émile et Alec acceptent avec joie.
Émile repense à tout ce que les habitantes et les habitants de Minier-Varo ont dit de neige.
« Elle n'a pas l'air bien méchante, pourtant, pense le garçon. »
Neige grimpe sur le bord du rocher et pousse une énorme pierre de sa grosse patte.
Un petit couloir rocheux se dessine au milieu du blanc de la neige.
« Entrez, entrez ! »
Sourit la yétille.
Émile et Alec s'avancent dans le couloir.
Émile s'attend à pénétrer dans une caverne russe très humide.
Mais c'est tout l'inverse qui les attend.
Un intérieur chaud et accueillant, un bon feu qui crépite dans la cheminée et des fauteuils moelleux.
De jolis tableaux, des coussins de toutes les couleurs et de toutes les formes.
Et des pétapies tout doux sont disposées un peu partout.
Des fleurs séchées et toutes sortes de plantes de la montagne pondent de taux plafonds.
Émile s'applique pour retirer son manteau.
Neige verse doucement un liquide doré d'une petite théière dans trois tasses.
Elle pose sur les tasses un petit couvercle avec juste un petit trou pour faire passer l'été.
Émile est un peu intriguée.
Elle n'a jamais bu dans une tasse pareille.
Neige croise son regard et lui sourit avec bienveillance.
« J'ai inventé ces tasses parce que j'en avais mord de tout le temps renverser mon thé partout. »
Explique la yétille.
« Ah, moi aussi, ça m'arrive très souvent. »
Soufflez-mille.
Alec boit une gorge et de thé, puis il se gratte la gorge un peu gênée.
« Neige, c'est un heureux hasard que l'on soit tombé sur toi.
Car si nous avons entrepris cette expédition dans les montagnes,
c'est parce qu'il fallait qu'on l'ont oppose une question. »
« Je vous écoute. »
« Euh, voilà.
Tu sais que ce soir, c'est la grande nuit des cadeaux à Minivaro.
Et bien, il se trouve que quelqu'un essaye de la saboter.
Des guirlandes ont été arrachées, des boules décrochées, des carrions.
Bref, c'est la pagaille. »
Neige regarde Alec et Émile d'un air triste et sous pierre.
« Évidemment, vous avez pensé que c'était moi,
parce que je suis parfois un peu maladroite.
Mais je ne me fais pas exprès.
Et puis je n'aime pas quand il y a trop de monde et trop de bruit.
Mais ce n'est pas de ma faute, c'est juste comme ça que je suis.
Personne ne me comprend.
On pense que je n'aime personne et que je suis méchante.
Mais bien sûr que non.
Ce n'est pas moi qui essa buter la grande nuit des cadeaux.
Bien au contraire. »
Répond la Yeti avec des sanglots dans la voie.
« Nous te croyons, Neige. »
« Oui.
Toi, je sais que tu me comprends.
Je l'ai vu tout de suite.
Tu as cette petite étincelle en toi.
Une façon de réfléchir un peu différente.
Venez, je vais vous montrer quelque chose. »
À ces mots, Neige se lève et se dirige vers une petite porte,
tout au fond de la caverne.
Elle l'ouvre doucement.
Émile et Alec passent la porte.
Et ils s'arrêtent, subjugés.
Tout autour d'eux,
s'empilent des dizaines et des dizaines de cadeaux,
de toutes les formes et de toutes les tailles que l'on peut imaginer.
Ils aperçoivent aussi un grand établi avec toutes sortes d'outils,
des chutes de bois et de tissu,
une machine à coudre, un fer à souder.
« Mais, Neige, qu'est-ce que c'est que tout ça ? »
Demande Alec d'une voix tout à coup très aigu.
« Eh bien, c'est de la magie, j'imagine.
Et surtout beaucoup, beaucoup, beaucoup de travail.
« Alors c'est toi ?
C'est toi qui fabrique les cadeaux pour tout le monde ? »
« Oui, c'est moi.
« Mais, mais pourquoi ? »
« Parce que ces cadeaux rendent tout le monde heureux et joyeux. »
Alec et Émile se regardent.
« On est venus ici pour résoudre un mystère,
mais finalement on en a résoulé un autre.
« Oui, c'est vrai que tout ça ne nous dit pas
qui a détruit toute la décoration du village.
« J'aimerais pouvoir vous aider,
mais je n'ai pas la moindre idée de ce qui se passe.
« Alors viens au village avec nous, tu pourras peut-être nous aider.
« Et puis étant que tout le monde voit la personne que tu es réelle,
ton cœur est immense. »
Neige hésite un instant, puis elle hoche la tête.
« D'accord. »
Elle commence à fourrer les cadeaux à l'intérieur.
Alec et Émile l'aident.
Puis, Neige décroche une grande luge suspendue dans l'entrée.
Les trois amis sortent de la caverne.
« Est-ce que vous êtes prêt pour la plus grande descente de luge de votre vie ? »
Demande Neige d'une voix malicieuse.
Le fait Nec, la Yeti et le petit garçon se serrent dans la luge.
Neige pousse de sa grande pâte pour aider au démarrage.
« Et c'est parti !
« Tout le monde, la Neige file sur la pente de la montagne
entre les sapins et les rochers.
Les toits des chalets du village ne tardent pas à apparaître au loin.
« On y est ! » s'exclame Alec.
La luge s'arrête.
Neige prend une grande aspiration, elle saisit son panier
et se dirige vers la grande place de Minier-Varo,
suivie de près par Alec et Émile.
À la vue de l'immense Yeti,
les lutins et les lutines se mettent à crier, à se bousculer,
et les canelines et les canelins montrent leur petit point brioche.
« Voilà Neige ! À trancher ! »
« Mais qu'est-ce qu'elle vient faire ici ? »
Alec grimpe sur le bord de la fontaine.
« Chers habitants et habitants de Minivaro,
Neige est venue ici, hopper,
elle n'a jamais voulu faire de mal à qui con,
qui est encore moins gâchée la grande nuit des cadeaux,
et elle va vous le prouver, hein ? »
Neige plonge la pâte dans le panier
et commence à en sortir les cadeaux devant les regards,
interloqué des petits êtres réunis sur la place.
Bientôt, une foule d'enfants, lutins et lutines se pressent autour d'elles.
Les paquets cadeaux en tissu volent tout autour de la place au milieu des rires.
« C'est Neige qui a venu déposer les cadeaux au pied du grand sapin toutes ces années.
Ce n'était pas de la magie, c'était simplement Neige
qui les fabriquait et qui nous les offrait pour nous faire plaisir. »
Reprend Alec alors que les habitants et les habitantes
se confondent en excuse auprès de la Yeti et la remercier chaleureusement.
Une petite voix un peu pincée, reconnaissable entre mille, se fait entendre.
« Mais qu'est-ce qui se passe ici ? »
Ces cinamones, elles est de retour avec Gérofle le lutin
et Paprika et Muscade, les enfants lutines.
« On a trouvé Neige. Enfin, c'est plutôt elle qui nous a trouvés.
On était complètement perdu après la tempête.
Et elle nous a expliqué que c'était elle qui fabriquait et qui distribuait les cadeaux
pour la grande nuit des cadeaux.
« Ah ben ça, pour une surprise, c'est une surprise ! »
Féjirofle en sert la main de la Yeti avec empracement.
« Je savais bien que tu n'y étais pour rien dans toute cette histoire
de sabotage de décoration, mais nous avons quand même bien fait de partir
à la recherche et puis cela m'a permis de récolter mon précieux ingrédient mystère
pour mon délicieux chocolat. »
Ajoute le lutin en tatant la poche de son manteau rose.
Neige fronce le nez et regarde la poche avec intérêt.
« Un ingrédient mystère, tu dis ? Je crois que je reconnais cette odeur. »
Neige se penche vers Girofle et lui chuchote quelques mots à l'oreille.
« Mais oui, absolument, c'est tout à fait ça ! »
Sourit le petit lutin.
Neige éclate alors d'un grand rire qui se fout toute la place du village.
Ne cherchez plus ! C'est le chocolat de Girofle le grand coupable.
Ou plutôt la fleur des neiges qu'il met à l'intérieur.
Un murmur de stupéfaction parcourt la foule.
« La fleur des neiges est une plante très rare, aux propriétés très puissantes.
Il ne faut pas se fier à son petit goût délicat car elle rend quiconque en mange
complètement somnambule. »
« Mais je ne savais pas ! »
« Bah fouille Girofle ! »
« J'ai trouvé cette jolie fleur dans les montagnes, je l'ai gouttée, je me suis dit que ça
donnerait un bon goût à mon chocolat. »
« Bien sûr, peu de personnes connaissent les effets de cette plante. »
« Alors ça veut dire que c'est nous qui mettons le bazar à la nuit dans le village ? »
demande Paprika.
« À cause du chocolat chaud de Girofle ? »
ranchérit Muscade.
« Et dire que j'en ai bu trois tasse hier. »
ajoute une autre petite lutine.
« Oh, je suis navré, mortifié, confus, affligé.
Je vous assure que plus jamais, au grand jamais, je n'ajouterai d'agrédients mystères à mon chocolat. »
se désolge Girofle.
« Allons, allons, nous ne t'en voulons pas.
Tu ne pouvais pas le savoir »
le réconfort Sinamone.
« Et maintenant que ce double mystère a été résolu, je propose que nous fassions ce que nous savons faire de mieux.
La fête, la teuf, la bambouche, la fiesta, la rébouledingue, la java, quoi ! »
À ces mots, une joyeuse musique monte dans les airs et tout le village se met à danser.
Émile regarde à l'aïk et celui-ci lui fait un clin d'œil.
Émile danse entouré de ses amis.
Il se moque de savoir si ses gestes sont bien coordonnées ou s'il n'a pas trop l'air ridicule.
Il danse et se laisse emporter par la musique.
Pour la première fois depuis longtemps, il se sent bien dans son corps.
Minuissonne au clocher du village.
Émile comprend que le moment est venu pour lui de rentrer chez lui,
dans la maison où il vit avec sa mère.
Alec et Neige le raccompagnent jusqu'aux terriers.
« Merci Émile, de m'avoir encouragé à revenir au village.
Toi aussi ton cœur est immense.
Tu trouveras ta voix, j'en suis certaine. »
Émile se blottit contre le pelage de laillétis.
Puis il pose sa main sur la pâte d'Alec.
« Je reviendrai te voir bientôt, hein.
Après tout, nous avons plein d'autres mondes à explorer. »
Promet le phénec d'un air malicieux.
Émile sourit et se glisse dans le terrier.
Il se sent alors comme aspiré dans un mystérieux tunnel,
fait de bruit et de lumière venu d'ailleurs.
Il atterrit en douceur au fond du coffre ajouté dans le coin de sa chambre.
Il s'avance jusqu'à son lit et se blottit sous la couette.
Dans la maison autour de lui, tout est calme et silencieux.
Émile commence à se demander s'il n'a pas rêvé son voyage à Minier-Varo.
Ses yeux se ferment doucement et il sent le sommeil qui l'enveloppe.
Mais c'est alors qu'un petit éclat doré attire son attention.
Un paquet est posé sur sa table de chevées.
Émile retire doucement le tissu qui enveloppe le cadeau.
Il découvre alors une magnifique tasse scintillante comme la neige au soleil
et coiffée d'un petit couvercle.
Il sourit.
« Merci, neige ! »
Soufflent Émile en fermant les paupières.
...
Vous venez d'écouter un épisode de Émile et le terrier secret.
Une histoire d'envoler compté écrite par Lucille Petit.
Pour nous soutenir, mettez-nous 5 étoiles sur Apple Podcast
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À très vite !