Interview de Aurel Estoup, ancien archéologue et CTPO-as-a-Service

Durée: 75m19s

Date de sortie: 16/12/2024

Merci à Aurel d'avoir partagé sa vie et sa carrière pour le moins atypique avec nous !


Notes de l'épisode :

Salut et bienvenue à tous dans ce nouvel épisode du podcast de Code Garage.
On se retrouve encore une fois aujourd'hui pour une nouvelle interview.
J'ai la chance de recevoir Aurél et Stoop.
Merci, merci Aurél d'être là.
Merci à toi Nicolas et salut à tous les auditeurs et auditrices.
Donc en tout cas c'est un plaisir de te recevoir rapidement pour te définir un petit peu et tu me corrigeras si jamais je dis n'importe quoi mais j'espère pas.
Aujourd'hui tu es récemment de Head of Software pour une compagnie, pardon, j'arrête pas de buter sur mes mots, c'est pas grave.
Donc pour une compagnie qui s'appelle HD Rain qui fait de la donnée météo en temps réel et t'es aussi à côté CTPO as a service.
Tu vas nous expliquer un petit peu ce que c'est, ce que ça représente pour toi.
Mais voilà, globalement, moi ce que j'ai vu, tu fais du coaching pour des entrepreneurs qui se lancent dans des sas, dans des microsas, etc.
Et tu les as accompagnés sur plusieurs axes, sur une marque qui s'appelle Maevick, j'espère que je la prononce bien, c'est ça ?
Ouais, c'est exactement ça, très bien.
Ok, donc évidemment, vous retrouverez tous les liens que ce soit pour retrouver le profil de Aurél ou pour Maevick si jamais tout ce dont on va parler vous intéresse et que vous vouliez avoir ses services,
et bien on mettra tous les liens dans les notes de l'épisode.
Du coup, Aurél, ce que je propose, c'est que tu nous parles un petit peu de ta carrière, un petit peu de ses débuts, de ta formation, surtout ta formation a quand même des choses qui m'intriguent dedans.
J'ai vu que tu avais deux masters et ça je ne vais pas te mentir que ça m'intrigue pas mal parce qu'ils sont assez éloignés l'un de l'autre.
Ah c'est ce qu'on croit, c'est ce qu'on croit.
Oui, non mais ça va être intéressant justement, tu nous éclaires là-dessus, et puis voilà, tu passes de ta formation comment t'as fait un petit peu pour en arriver aujourd'hui à ces postes-là ?
Super, tu me dis si je prends pas trop de temps parce que ça commence à faire pas mal d'années tout ça, le parcours.
C'est cool.
Du coup, si je commence au début, vers le collège, milieu collège lycée, je veux devenir créateur de jeux vidéo.
Ok.
Avec en tête deux parcours possibles, soit le parcours technique, donc la programmation, le code, soit le parcours un peu plus artistique pour faire du level design, caractère design.
Jusque je gribouille à l'époque, je préfère repartir du côté technique.
Ok, très bien.
Et je gribouille toujours pas mieux aujourd'hui.
Donc voilà, et donc fin du lycée, Bacchès, je me demande ce que je vais faire.
Je m'ennuie un peu au lycée, donc je veux surtout pas continuer dans un environnement cadré.
Comme je pourrais en trouver, BTS, IUT, Prépa.
Ok.
A l'époque, je n'ai pas les finances pour aller en école d'ingé privée, type Epitech, Superfo, Epita.
Et pareil, je n'ai pas les finances pour aller côté artistique, au Goblin ou comme ça, à Paris.
Ok.
Donc je choisis la voie de la liberté, la voie de l'autonomie, la fac.
Et donc je commence un cursus MIS-MI.
Donc à l'époque, c'était maths informatique, sciences de la matière et de l'ingénieur.
Au niveau du cadre et de la charge de travail, j'avais les préjugés de la fac.
Je me suis dit, je vais voir 15 heures de cours, c'est cool.
En fait, j'en avais 45.
Ok.
Parce que MIS-MI, dans les années, donc on est en 2004, le premier semestre, c'est une remise à niveau, donc en trois mois, c'est une remise à niveau maths-sup-maths-p.
Boom.
Ok.
Donc 45 heures, à peu près, par semaine.
Et je commence la programmation Python, dans le cadre universitaire.
Et donc je fais licence master.
Sauf qu'on me redire la réponse, ce qui t'intéresse.
Ouais, parcours classique, tu vas voir, ça bifurc un petit peu.
Puisque à la fin de la licence, je trouve qu'il y a trop de masculinité, trop d'ego, trop de compétition, etc. entre étudiants.
D'accord.
Et mes envies de liberté, etc., de faire la fête et aussi d'être dans un environnement plus féminin, pour parler de manière polissée, me font me dire, il faut que je fasse autre chose.
Et comme je n'ai pas la folie des grandeurs, il faut que je fasse autre chose en même temps.
Et du coup, en même temps que mon master d'informatique, je commence une licence en histoire de l'art.
Ok.
Une licence en histoire de l'art, qui se transforme au fil des années, avec les yeux mineurs, etc., en licence archéologie et puis ensuite en master archéologie.
Ok, donc ça c'est...
Voilà, pour le parcours universitaire.
Donc ça c'est donc pendant ton master, tu commences une licence et du coup, tu finis sur un master d'archéologie après avoir fini ton master d'informatique, c'est ça ?
Voilà, je finis la licence histoire de l'art archéo en même temps que je finis une master d'informatique.
Ok.
Je fais 3 ans au lieu de 2.
Et du coup, ce qui m'intrigue un petit peu, c'est que tu disais que...
Moi je disais naivement tout à l'heure que c'était deux domaines qui sont quand même très éloignés.
Et toi, tu disais peut-être pas tant, c'est quoi que tu trouves qui se rapproche, on va dire, sur ces deux domaines ?
Alors, sur mon master d'informatique, je travaillais pas mal sur de la modélisation de données,
notamment au niveau de la modélisation des courants marins du golf de Gascoigne, l'océan Atlantique,
avec pas mal de cartes.
Donc, c'est la sous-discipline d'archéologie que je faisais, c'est-à-dire la proto-histoire avant l'utilisation de l'écriture.
Donc, on ne peut pas se baser sur les écrits et donc on se base uniquement sur les données matérielles et les vestiges archéologiques.
Donc, c'est beaucoup de travail en extension, en surface et donc beaucoup de cartes.
Et c'est là où je trouvais que ça se rejoignait pas mal, parce que beaucoup de traitements à CIG,
beaucoup de traitements, finalement, de base de données et mathématiques statistiques.
Ok, non mais effectivement, c'est beaucoup plus clair quand tu l'expliques comme ça, je vois en fait,
mais c'est moi malheureusement, sans doute, et mon manque de culture sur ce domaine-là,
mais c'est vrai qu'on a forcément cette image clichée quand tu parles d'archéologie,
bon, de l'explorateur archéologue qui sans doute ne concerne que peut-être 0,05% du domaine de l'archéologie, je ne sais pas exactement,
mais ça fait sens en fait, effectivement, la visualisation de données, récupération de données, traitements, etc.
Tout ça, ça fait forcément partie de tellement de domaines, en fait, même pas que l'archéologie,
mais que ça fait des ponts qui ne sont pas forcément évidents au début à trouver, mais en fait, qui sont très logiques derrière.
Oui, et tu verras, on en rediscutera sûrement, mais au niveau méthodologie de travail, finalement, je l'ai découvert bien plus tard,
plus avec le travail de terrain, puisque j'étais archéologue en archéologie préventive,
donc les archéologues qui retardent et qui passent avant les travaux d'aménagement,
par King, voiféré, etc.
Au niveau méthodologie de travail, ça se rapproche beaucoup de l'agilité, et donc ça, on va pouvoir revenir dessus si tu veux.
En fait, oui.
Et oui, du coup, Indiana Jones a créé beaucoup de vocations et aussi beaucoup d'ésillusions.
J'ai l'impression que, peut-être que la comparaison est un peu hasardeuse, mais que les Indiana Jones, c'est à l'archéologie,
ce qui est un peu le jeu vidéo à la programmation.
Comme tu disais, toi, t'es arrivé un petit peu dans ce monde-là en se disant, j'ai envie de créer des jeux vidéo.
Et moi, il y a une grosse partie du public, donc moi, j'ai fait le DUT pour le coup,
et il y avait une énorme partie du public qui venait, en première année, tout simplement,
parce qu'ils étaient passionnés de jeux vidéo et qui voulaient en créer.
Et on a perdu beaucoup, beaucoup de monde.
Je crois que c'était peut-être un quart de la promo qui, effectivement, est la grosse désillusion que programmer un jeu vidéo
et jouer un jeu vidéo, c'est extrêmement différent.
Ça peut paraître tout bête comme ça, mais en fait, ça crée des vraies, vraies désillusions chez pas mal de gens.
Ah ben, complètement. Et puis, programmer un jeu vidéo et programmer des applications métiers,
comme on fait la plupart des développeurs, c'est aussi très différent.
Très différent.
D'ailleurs, ça m'arrive très souvent des gens qui veulent travailler dans le monde du jeu vidéo,
de leur dire qu'il y a plein de gens qui travaillent dans le jeu vidéo,
mais qui en fait ont un travail qui serait exactement le même que dans n'importe quelle boîte.
Il y a des gens qui maintiennent des serveurs ou qui font du code serveur chez Ubisoft.
En fait, ils ont le même métier que quelqu'un qui maintiendrait un serveur dans d'autres entreprises.
C'est même travailler dans le monde du jeu vidéo, c'est pas forcément travailler à créer le jeu vidéo en lui-même.
Ouais, tout à fait. Et j'ai jamais travaillé dans l'industrie du jeu vidéo, du coup.
Et ça arrivera sûrement jamais.
Mais de ce que j'avais glané comme information, c'est aussi un milieu où développeurs de jeux vidéo, en fait, ça n'existe pas vraiment.
Il n'y a pas la notion full stack qu'on peut avoir dans le web, par exemple.
Et donc il y aura un développeur spécialisé en Vertex Shader, un développeur spécialisé sur le moteur.
C'est très spécialisé comme discipline.
Et c'est rare qu'on ait la vision ensemble, à part quand on développe ces petits jeux vidéo soi-même en OBI ou en Solo,
ou là où on est plus full stack.
Mais c'est pas la même échelle.
C'est très vrai.
D'ailleurs, j'essaierai de recevoir, on a pas mal de contacts, de gens qui travaillent soit un petit peu dans le jeu vidéo 1D,
soit justement dans les grosses boîtes de jeux vidéo.
On a reçu, si jamais ça vous intéresse, une dans les premières interviews du podcast de Clémentine,
qui travaillait justement pour Ubisoft.
Et on va essayer d'avoir un petit peu tous les métiers justement de la programmation du jeu vidéo,
que ce soit en 1D où on fait un petit peu tout, et puis au contraire, dans des choses très spécialisées.
Je ne tise rien, mais en tout cas, il y a pas mal de profils qui seront intéressants dans les interviews à venir.
Du coup, je vais t'inviter effectivement à nous parler de ce qui s'est passé après ta formation,
ta rentrée dans le monde du travail.
Voilà, donc pendant la formation, je rentre déjà dans le monde du travail parce que j'ai besoin d'argent.
Donc je crée des petites sites, etc.
Je commence à me casser les dents sur, notamment, Python, Django et Vaniage Javascript et JQuery à l'époque,
puisque on avait des super comptabilités, compatibilité de navigateurs.
Donc là, on est sur, j'ai commencé depuis quelques années, mais on est vers 2007 à peu près.
Et donc je commence à vendre des petits sites, des petites applications.
Alors, par rapport à aujourd'hui, le marché est différent et puis je suis un padawan, donc je me vends presque à perte des fois.
En tout cas, par rapport au temps passé, c'est sûr que ça a perte.
Mais bon, il y a la passion de la jeunesse.
Et après, à la fin de mes masters, on est en 2012 à la fin de mon master à Archeo.
J'ai déjà commencé à bosser en Archeo aussi à côté, puisqu'on a beaucoup de stages qui se transforment ensuite en CDD pour l'université,
puis en CDD pour des boîtes privées d'Archeo, d'Archeo préventif justement.
Et donc j'enchaîne vers 2009-2010, je commence à gagner de l'argent en Archeo et en informatique en parallèle.
Et puis je l'enchaîne ça jusqu'à la fin de mes études, puis après, jusqu'en 2014-2015.
J'alterne CDD d'Archeo, parce que c'est le modèle précaire de base du milieu, un peu au contrat de chantier, pommage,
et puis un peu de freelancing de dev, des missions assez courtes.
Ok, donc tu alternes vraiment les deux...
Oui, tu alters, en tout cas tu fais cohabiter tout ça ensemble quand même.
Parce que quand je regardais juste ta formation, je me disais,
voilà, il s'est intéressé à d'autres choses, etc.
Mais en fait, c'est pas juste de l'intérêt, c'est ton début de carrière, il est réellement entre ces deux mondes-là.
Oui, tout à fait. Je me souviens même de l'anecdote d'un...
J'étais en contrat CDD pour une entreprise d'archéologie privée.
Et donc comme c'est des petites boîtes, c'est pas comme dans le BTP, il n'y a pas d'indemnité d'un tempéry.
Donc on est en contrat, on ne peut pas être licencié parce que c'est un des types de contrats,
qui finalement protègent le plus, puisqu'il ne peut pas être cassé.
En tout cas à l'époque, depuis ça peut-être changé.
Je ne suis plus trop l'actualité du CDD.
Et du coup, on attendait, on attendait parce que c'était en plein hiver, on ne pouvait pas aller sur le chantier,
il y avait 10 cm d'eau donc impossible de fouiller.
On n'avait plus rien à faire à la base au niveau lavage de matériel, céramique, etc.
Et là je les vois travailler sur l'ordinateur au niveau du système d'information de la boîte.
Et je me dis mais ça ne va pas du tout.
Pour remplir les documentations, presque les enregistrements de base de données,
ils impriment, ils écrivent à la main dessus, ils rescanent, etc.
Et donc là je me dis je vais leur proposer de refaire une partie du système d'information.
Et donc je me trouve mon occupation via l'informatique dans l'arquéo pour refaire,
alors je n'ai pas pu tout finir mais ça remplissait déjà une grande partie du besoin,
ça leur a donné des beaux gains de productivité,
une partie du système d'information en intranet,
j'ai découvert après que j'aurais pu gagner bien mieux que ce que j'ai gagné et que ça valait bien plus que ce que j'ai vendu.
Mais au moins, on a du la fait.
Donc il y avait le parallèle entre les deux.
Ok super.
Donc ça, tu as réussi vraiment à faire cohabiter les deux.
Moi dans ton parcours, ce que je vois c'est juste que cette alternance là et tout ça, c'est juste qu'en 2015 quelque chose comme ça ?
Ouais à peu près.
En 2015, on décide au niveau perso avec ma femme, qu'il faut choisir qu'on ne peut pas continuer comme ça à rester dans l'incertitude, dans la précarité et tout.
Un archéologue KBAK plus 5 ça gagne 1400€ ou un net.
Et une thèse d'ailleurs c'est pareil.
Donc voilà pour des CDD de 3 à 6 mois et après c'est le chômage.
Et ça, les perspectives d'embauche en CDI, c'est quand t'as pas de chance en moyenne, c'est dans les 5-10 ans.
Ok.
Effectivement, c'est dur de se projeter sur des grands projets personnels avec ces conditions là.
Exactement. Et puis tout est en ce qu'on appelle les grands déplacements.
Tu pars le lundi matin à 4h ou le dimanche soir, mais tu arrêtes chez toi le vendredi parce que t'habites à Bordeaux et tu pars à Paris.
Ok.
Donc on est dans cette situation, on décide de se dire stop et donc à choisir entre les deux, entre archéos et développement,
il y en a un qui est précaire et l'autre qui offre des perspectives plus stables.
Donc je fais ce choix là et je refais pour me remettre un peu, enfin pour me remettre un peu, je travaillais beaucoup tout seul et tout.
Et donc je me dis que je vais me remettre à niveau. Et donc là je fais une formation courte, type bootcamp, annante, à Leni, donc équivalent en bac plus 4.
Donc je fais grosso modo des révisions avec l'avantage que je trouve très facilement un stage qui se transforme en CDI pour une petite TPE nantes.
Ok.
Et là c'est parti pour le renouveau de ma carrière de développeur.
Ok.
Donc tout en bas de l'échelle, développeur junior, je cache même un peu éventuellement mes expériences avant pour pas paraître trop bizarre.
Ouais, je peux comprendre que ça peut parfois malheureusement rebuter un peu certaines boîtes ou certains recruteurs.
C'est dommage mais...
Et donc là je travaille pour cette TPE sur un système très legacy en Action Script.
Et une de mes missions c'est de, comme Flash va être abandonné, une de mes missions est d'évaluer les techno-dit modernes JavaScript.
Donc on est en 2016, réacte et sortie depuis pas très longtemps, on est AngularJS.
Vu, TypeScript est sortie depuis peu de temps aussi.
Donc évaluez tout ça.
J'ai un gros coup de coeur pour InfernoJS à l'époque.
Ok.
Il n'aura pas un avenir...
Ouais, je ne connais même pas InfernoJS, très bien.
La promesse à l'époque c'était un peu de faire du réacte mais hyper optimisé et hyper performant.
Ok.
Très bien.
Réacte aura plus fait un petit peu son trou dans la communauté.
Oui, effectivement.
Donc voilà, je fais ça, 1 an et demi, 1 an et demi de mai 2016 jusqu'à juin 2017.
Et puis je ne suis pas assez payé, je vois un peu le marché, donc je pars en ESN à Nantes.
Ok.
Qui me place tout de suite chez un client Nantes qui s'appelle WeeSTV, qui fait des set-top-box, des master UI pour set-top-box et smart TV.
Les set-top-box c'est les box internet.
D'accord.
Et donc des master UI, c'est dans le milieu on appelle ça une master UI parce que c'est la UI principale de la box télé.
Ok.
Et donc j'arrive sur un projet qui a première vue le pire projet de la boîte et tout.
Et en fait ça se passe hyper bien.
Ça se passe hyper bien, j'adore l'équipe, l'équipe internationale avec les Péibas, la Polovna, la Bielorussie, etc.
Beaucoup de testeurs en Inde, client international, d'ailleurs Libertie Global Internationale, qui est le numéro 1 de la télé par IP.
À l'époque en tout cas, je ne sais pas si ça va changer.
Et donc là j'arrive comme dev, externe.
On est sur une stack JavaScript, on fait du front-end en Node.js.
Avec en utilisant le moteur de rendu EFL.
Il y a des binding en fait qui sont faits au niveau du middleware de la box.
Donc qui traduisent le JS en Node, en C pour être rendu avec EFL.
Presque c'est des box télé qui sont produites à un coup d'hérisoire.
D'accord.
En gros à l'époque, une free box qui est un peu le top de ce qu'on a en France, au niveau puissance et tout.
Le prix de revient c'est 100€ à peu près, le prix de production.
D'accord.
Et bah là on est sur des boxes à moins de 10€.
Qui doit afficher de la 4K.
Ok, très bien.
Donc au début...
...on a un propriétaire qui est basé sur un navigateur embarqué en fait.
D'accord.
Sauf qu'au début ils essaient de vendre ça, ils essaient d'embarquer un navigateur avec du React.
Et ça tourne pas du tout.
C'est un émise.
Donc ils se rabattent là dessus, ils se rabattent là dessus, créent leur propre framework.
Le front basé sur notre JS, le middleware qui fait le rendu très bas niveau en C.
Et puis le reste qui est du back end en Java qui est loin de ce qu'on fait.
C'est plus traditionnel.
Et j'adore, j'adore vraiment.
On recrée un framework et tout.
Je progresse énormément en JavaScript.
Ça devient un petit peu mon expertise.
Qui prendra fin rapidement avec les sorts de tabscript.
Oui.
Voilà.
Mais j'adore ça.
Et puis je monte un petit peu les échelons dans la hiérarchie du client.
De dev, je deviens lead d'une feature, puis d'une squad, puis architecte transverse sur le projet.
En peu près, je rebond l'équipe d'architecte.

Tu fais une vraie montée en termes de scope, de ta responsabilité.
Oui, tout à fait.
Tu fais un petit tech lead.
Voilà.
Et donc, mon ESN qui apprend ça, elle veut me vendre plus cher.
Évidemment.
Oui, Stevie.
Ils ont, ils ont, ils me revendent au client.
Du coup, eux, leur marge, ils la font sur le fait de m'acheter le moins cher possible et de me revendre le plus cher possible.
Normal, le jeu des, le jeu des intermédiaires.
Et donc, ils veulent pas.
Et donc, mon, mon commercial de l'époque, comment ça veut dire ?
C'est pas grave et c'est véridique.
C'est pas l'anecdote répondée.
Ils disent, bah c'est pas grave.
D'autres projets en Java, on en a plein.
Java, JavaScript, tout ça.
Oui.
Et là, je me dis bon, attends, on va voir si wee Stevie, ils veulent pas m'embaucher.
Ils sont dans une phase d'hyper croissance et tout.
Ils embauchent beaucoup de prestataire et donc, je me fais embaucher chez wee Stevie.
Comme, comme Tech lead.
Donc, au bout de combien de temps ça a peu près, du coup tu ?
Un an et un an.
Je suis arrivé, je suis arrivé chez Soft Team et placé chez wee Stevie en juin.
Et je me fais déboucher, rembaucher en juillet quoi.
Avec ma petite augmente au passage.
Bien sûr.
Et je change de projet par la même occasion, parce que à côté de ça,
donc, autre petit acteur mondial, wee Stevie, travaille depuis longtemps avec Vodafone International.
Oui.
Numéro 2 de la télé par IP.
Et ils ont un gros projet, ils viennent de racheter le marché allemand à Libertie Global, justement.
Et donc, ils vont lancer leur solution Vodafone sur le marché allemand.
Donc là, ils ont, ça se chiffre en milliards, leur achat.
Ils ciblent 14 millions d'utilisateurs au lancement.
C'est énorme.
Et donc, moi je me retrouve là à changer de projet pour gérer le développement et le lancement en Allemagne.
D'accord.
Et donc ça, jusqu'à ta fin, chez wee Stevie en 2020 ?
Non, pas tout à fait, parce que du coup, sur Vodafone,
donc d'abord, j'ai la squad qui s'occupe de l'Allemagne.
On va tout préparer.
Je vais à Frankfurt, etc., quand on rencontrait les équipes Vodafone et Sajemcom,
c'est eux qui font le mineur, le NatMiddleware.
Je l'ai découvert plus tard que c'était eux qui faisaient les compteurs linky aussi.
Ok.
Bref.
Et donc, on prépare le lancement en Allemagne et tout.
Et puis après, je passe plutôt transvers sur l'équipe Vodafone,
plutôt sur les aspects outillages et tout,
parce qu'il y a un peu une restructuration de l'équipe au lieu qu'il y ait une squad par pays.
On transforme un peu les choses pour qu'il y ait des verticales métiers, en fait.
Une squad recording, une squad programme télé, etc.,
et être un peu plus efficace.
Et puis, moi, je prends un rôle transverse sur tout ce qui est qualité, test automation.
Je travaille beaucoup en interface avec les QE,
une stagiaire test automation, etc.
Je prends un rôle transverse.
Et puis, à la fin pour les derniers mois chez WistTV avant que je parte,
je passe à la R&D au niveau framework.
Pour adapter la nouvelle version du SDK,
pour les Smart TVs et...
Là, je du travail de fond.
Est-ce que c'est à ce moment-là que tu découvres l'extrême programmé ?
Aujourd'hui, c'est quand même une grosse partie, on va dire,
j'ai l'impression de ton profil.
Et j'ai l'impression que c'est apparu un petit peu dans cette période-là.
C'est chez WistTV que tu découvres ça.
Et puis, en fait, je le redécouvre.
En fait, j'ai été formé à la FAC.
J'ai été formé à la FAC par un prof, j'adorais ce prof,
c'était un de ceux que je préférais, qui lui avait été aux États-Unis, etc.
qui avait été proche des cercles d'extrême programming,
proche de personnes qu'avait connu Ken Beck, John Jeffries, etc.
Et donc, il était revenu avec tout ça en tant que prof à la FAC.
Et moi, ça avait bien accroché.
Sauf que c'était resté de la théorie.
Il nous avait aussi parlé d'exagonal architecture
d'Alister Cockburn, et tout.
C'était tout récent puisque la FAC, c'était 2004-2010.
Pas bon avec les datas, mais...
C'est pas grave.
Vous irais sur LinkedIn.
Voilà, l'article d'Alister Cockburn, c'est 2005, donc c'était tout frais.
Et donc, tout ça était théorique, et rentré par une oreille,
il restait dans un coin de la tête.
Jusqu'à ce que justement, j'ai ces aspects, grosses équipes, qualité.
Donc déjà, pour Liberty Global, il y avait un gros enjeu de qualité.
Et du coup, Test Automation, Test Unitaire, et tout.
Mais en Test After, et puis de manière très rigide sur les différentes fonctions.
Sauf que ça, ça m'avait déjà dérangé.
Et donc après, de proches en proches, sur Vodafone, quand j'ai pris la place un peu transverse,
et formé les nouveaux venus aussi, comment écrire des tests unitaires qui ne soient pas rigides, et tout.
J'ai replongé dans les bases que j'avais acquises, et là, je me suis vraiment dit,
mais oui, mais tu es trop bête, tu aurais pu l'exploiter bien mieux, bien avant.
Et voilà. Donc c'est un peu une redécouverte, et la maturité qui permet d'approfondir et de prendre du recul en même temps la pratique.
Ok, je comprends, non, mais complètement.
Est-ce que, j'espère que c'est pas une question piège, mais est-ce que tu pourrais nous donner une petite définition,
en tout cas, ce que ça veut dire pour toi, l'extrême programming,
et éventuellement aussi, comment est-ce que ça se transcrit dans ton boulot tous les jours, peut-être,
ou que ce soit à cette époque-là, ou peut-être encore aujourd'hui.
Yes. Alors, extrême programming, c'est assez simple, c'est assez compliqué à la fois,
puisque c'est une boîte à outils méthodologique, qui est très pratique au pratique et technique, c'est un petit peu la seule.
Mais du coup, il y a le site internet officiel, extrêmeprogramming.org,
mais du coup, il y a un ensemble de pratiques, de règles, qui sont recommandées, acceptées,
l'une d'entre elles est de rester flexible et de prendre ce qui est nécessaire, pour éviter d'être dogmatique.
Et donc, c'est pratique. Pourquoi extrême à l'époque ?
C'est pendant le projet Chrysler, si je dis pas de bêtises, j'ai écrit, il y a pas longtemps de suite,
je devrais savoir par coeur.
Je suis dans la même problématique que toi, j'écris, ça m'est même arrivé de réécrire deux fois un article.
Après, ça fait 4 ans que je publie des articles, mais ça fait un peu mal au coeur quand même.
C'est comme ça.
Tu dois toujours se replonger dans ces notes.
Non, mais je crois que c'est bien Chrysler.
Et du coup, pourquoi ils appellent ça extrême ?
Parce qu'ils se disent, on va prendre toutes les bonnes pratiques qu'on connaît et on va les pousser
jusque dans leur dernier retranchement et on va les appliquer de manière systématique pour voir jusqu'où on va
et qu'est-ce qui nous sert et qu'est-ce qui ne nous sert pas.
Et donc ça, ça commence vers 96.
Et en 1999, c'est Ken Beck dans Extreme Programming Explain qui va formaliser un petit peu
tout ce qu'ils ont appris avec l'équipe depuis et puis avec les influences externes aussi et qui va formaliser donc d'une part ce nom,
plutôt bien choisi, mal choisi à chacun de d'avoir son avis, mais qui va formaliser les techniques indispensables.
Ok.
Donc je reprends ta question et j'essaie de synthétiser Extreme Programming, c'est quoi ?
C'est une boîte à outils méthodologiques pour développer de manière efficace et pragmatique.
Oui. On est plutôt sur le côté, comment je dirais, gestion de projets et gestion de comment est-ce qu'on développe un projet, etc.
plutôt que des implémentations techniques ou des outils techniques spécifiques ?
Il y a différentes dimensions dans Extreme Programming. Il y en a une pour la gestion de projets justement,
où ils incluent à tort ou à raison peu importe, mais où ils incluent la notion de sprint, la notion d'estimation,
la notion de découper l'étage petite, etc. de planifier des releases et tout.
Et puis après, mais ce que j'aime bien, c'est qu'on reste pas dans cette dimension gestion de projets et un peu high level,
ou très managerial. On descend aussi à chaque strat du développement logiciel et c'est ce qui est bien représenté
dans l'espèce de boucle de feedback de l'Exceloraming qui s'est connu là. On descend au niveau de l'équipe,
comment s'organiser, donc faire du per prog, maintenant du mode prog depuis s'apparu,
et s'étendre vers de l'intégration continue, donc trunk based development,
donc avoir des features branches quand il y en a qui sont le plus court possible, une journée au moins,
des codes review plutôt synchrones que...
Je ne m'avancerais pas trop en disant que ça n'existe pas les codes review asynchrones,
comme on peut les connaître aujourd'hui avec les Poules Request ou Merge Request, mais en tout cas,
essayer de les diminuer au possible, donc rapprocher toujours les feedbacks de plus en plus.
Donc ça c'est assez, par rapport à du Scrum ou du Shape Up, c'est assez structurant dans la vie de l'équipe au quotidien.
Et puis après on descend même au niveau de l'individu, TDD, Test Automatisé, TDD,
et puis on met plus ou moins les notions de clean code qui s'appelleront clean code ensuite avec un callbob,
mais sur le nommage des variables, sur le nombre de fois,
ou l'anecdote du nombre de fois où il faut lancer les tests par heure, etc.
Mais tout en gardant la notion de, on a créé une boîte à outils,
ce qui ne marche pas pour vous, ce n'est pas votre faute, c'est que ce n'est pas adapté à votre contexte.
Donc prenez vraiment ce qui est nécessaire et pas forcément appliquer la recette miracle.
Ne tombez pas dans le culte du cargo, le cargo culte.
Si jamais le cargo culte ne vous parle pas, je vous mettrai le lien de l'épisode où j'explique un petit peu
et on donne des exemples sur ce que c'est, mais notamment effectivement sur toutes les méthodes,
un petit peu de gestion de projets, de comment développer un projet, etc.
Et de suivre des trucs tout tracés et créés spécifiquement par des gens,
ça ne s'adapte pas à tous les projets et à toutes les entreprises.
Et du coup, c'est un des conseils qui est donné dans l'extrême programming,
ne soyez pas juste bornés et essayez de tout appliquer, de tout utiliser.
C'est une boîte à outils pioché dedans au maximum, mais n'allez pas prendre un tournevis pour enfouser un clou.
Après, il y a des choses, on ne peut pas les éviter, ou alors on n'est plus du tout dedans.
Pour exemple, ça s'appelle l'extrême programming, mais ça pourrait s'appeler continuous feedback programming.
Et ça, la notion de feedback est centrale, on ne peut pas faire de l'extrême programming sans feedback.
Donc que ce soit le feedback de l'utilisateur, le feedback des tests automatiques, le feedback de son collègue, etc.
– Ça va quoi ? – Oui, bien sûr.
– Ok. – Merci pour toute cette introduction à l'extrême programming.
Je vous mettrai évidemment le lien du site de base, disait, exprêmeprogramming.org.
– Oui. – Parce que c'est un petit peu la base, tout simplement.
Ok, donc c'est à ce moment-là où tu redécouvres ça et où tu te reformes dessus, on va dire, et tu commences vraiment à le mettre en place au niveau des équipes que tu supervisques.
– Ouais, pour structurez un petit peu, pour essayer de structurez, parce qu'on n'utilise pas de méthodologie particulière.
C'est du scrum maison modifié qui nous arrange et qui arrange surtout les managers, les directeurs de P.O.L. etc.
Donc, essayez de structurez un peu tout ça.
Ok.
Et du coup, derrière, dans ton expérience, tu deviens directeur technique, du coup, enfin, directeur technique et produit d'une boîte qui s'appelle The Tribe, The Tribe.io.
Ou tu resteras pendant quasiment trois ans.
Qu'est-ce que j'ai une petite question, du coup, là-dessus ?
C'est quoi, pour toi, la différence un petit peu en termes de boulot peut-être au quotidien entre être du coup lead tech, comme tu l'étais avant chez West TV, et du coup, ce poste de CTPO chez The Tribe ?
Yes.
Du coup, après mettre battu pendant trois ans sur des aspects méthodologiques, qualité, etc chez West TV, j'en avais marre.
J'avais fait le tour de la boxe télé aussi.
Et donc, quand Charles, le recruteur de The Tribe, m'a contacté, The Tribe avait une très bonne réputation à Nantes et dans son écosystème,
une réputation d'expertise technique et tout.
Et donc, j'avais envie de quitter un petit peu mon environnement de boxe télé et de retourner sur du web pur, faire du réact, et tout.
Je sentais que le Vania.js, ça allait, en restant uniquement là-dessus, ça allait coûter sur ma carrière.
Donc, j'ai rejoint The Tribe comme devsseigneur, d'abord.
Ok.
Et puis, on m'a offert l'opportunité et la chance de prendre la direction technique de l'agence de Nantes,
puisque les fondateurs, ça prétait à grandir au niveau de l'entreprise et à dupliquer le modèle Nantes historique dans d'autres villes, Paris, Lille, etc.
Et donc, le CTO fondateur allait pas pouvoir suivre partout et donc, ils avaient décidé de décliner, pour chaque agence, dont celle de Nantes, un CEO et un CTO local.
Ok.
Un directeur technique et un directeur plus général.
Et donc, la grosse différence avec mon poste de lead de Litex, c'est que j'avais la partie management en plus.
J'avais la partie management des développeurs et la partie stratégique de l'agence.
Tout l'aspect recrutement extens.
Ok.
Ça couvrait quand même des missions très larges.
Oui, c'est parfait.
Ok.
Mes missions, si tu veux, quand j'ai pris le poste de CTO, qui s'est transformé ensuite en CTO, j'avais trois missions principales.
Garantir la qualité technique des livrables.
Donc, chez les clients, parce que du coup, on est rapidement passé dessus, mais The Tribe, c'est une agence de développement.
Oui, une agence de développement produit sur mesure.
Oui.
Et donc, on avait une dizaine de projets en parallèle, en permanence à peu près.
Oui.
Et donc, c'était assurer la qualité de ces produits-là que vous créez pour vos clients.
Exactement.
Sachant qu'on n'était pas sur un modèle agence, comme on peut en avoir côté, je ne sais pas, agences web qui font du WordPress.
On ne travaillait pas au forfait.
On travaillait autant passé.
Ok.
On vendait des équipes avec un TGM, mais elles n'allaient pas chez les clients, elles restaient chez nous.
Oui, c'est la grosse différence avec une ESN, comme dans ce que tu as pu décrire avant, c'est que là, toutes les équipes sont en interne.
Oui, on était un centre de service en Régis.
Ok.
Donc, garantir la qualité technique.
Donc, déjà, sur une dizaine de projets en parallèle, ce qui fait un joli morceau.
Oui.
Ensuite, il y avait...
là, participer à la définition de la stratégie de l'entreprise.
Ok.
Et le troisième, c'était...
Le terme exact n'était pas garantir, mais c'était...
Là, je l'ai utilisé parce que je ne l'ai pas.
C'est garantir l'épanouissement de chaque collaborateur.
Ok.
Ok.
Donc, on retrouve les trois points, stratégie, tech et management.
Ce qui fait beaucoup.
Oui.
Puisque The Tribe Nantes, quand je suis arrivé, on était une vingtaine de...
il y avait une vingtaine de tech et quand je suis parti, j'avais une cinquantaine de tech, dix p.m. et cinq designers.
Ok.
Ok.
Et donc, tu parlais justement de gérer un petit peu l'ambiance dans les troupes, enfin le bien-être, etc.
Ça, c'était limité au tech ou c'était, tu parlais, designer et haute, c'était aussi pour ces gens-là, au global ?
Ouais, ouais, ouais, ouais, parce que la responsabilité des produits et des designers, on se l'est un peu partagé avec mon binôme CEO.
Ok.
Donc, le fait que je me suis arrivé le poste de Pio à la fin.
Ok.
Puisque, ben ouais, ouais, ouais, ouais, 50 dev, 10 p.m. et cinq designers.
J'irais tout ce petit monde, les interactions entre eux.
Ok.
Et puis, lui, il faisait aussi au global la bonne entente avec les sales en plus, les cinq sales.
Ouais.
Donc, c'est, là comme ça, en tout cas, ça donne une espèce d'image un petit peu, alors pour moi, pas du tout péjorative, mais comment je pourrais dire,
d'espèces de couteaux suisses, mais pas tellement couteaux suisses techniques, plus couteaux suisses au global, c'est-à-dire une forte composante technique,
parce que j'imagine qu'aussi assurer un petit peu la qualité, enfin, la qualité des produits créés, des projets créés,
ben ça va sur l'uniformisation, pardon, des techno, de la mise en place d'outils, de plein de choses avec les équipes.
Donc, il y a quand même tout ce côté-là très technique que toi, tu devais assurer, et en plus, du coup, toutes ces missions-là,
que tu nous disais en termes de management et de choses comme ça.
Donc, c'est quand même hyper varié et ça doit pas être simple à gérer au jour le jour.
Bon, ça finit en burn out pour rien de cacher.
Ok, très bien.
Oui, en burn out, les managers.
Je dis très bien, non évidemment pas très bien, mais voilà, c'est une information que j'apprends.
Oui, oui, oui, ça finit en burn out, parce que, ben, manager 50 personnes, c'est n'importe quoi.
Chez O'Tribe, le mot manager était un gros mot, il fallait pas l'employer, donc c'était inenvisageable d'avoir du middle management entre les CTO et UNDEV.
On parle de coaching, et, soit disons, enfin, sous prétexte que le coaching, ça serait plus léger que le management.
Bref, donc, j'avais quand même réussi avec mon binôme à mettre en place, ne serait-ce que pour l'efficacité des projets et pour déléguer un petit peu.
Des équipes dites plus stables, parce qu'au début, c'était, l'essai, il se ramenait un projet qui s'équivait à aller, donc il avait peut-être des volontaires,
et puis autrement, il fallait désigner, toi, t'es bon, réacte, tu vas dessus, etc. Donc, tu sortes de ce projet, on met un tel à la place.
Donc, c'était les choses musicales, pas du tout structurées, les gens ne progressent pas.
Parce que The Tribe, c'était des projets assez courts, en moyenne, c'était trois, quatre mois.
Donc, le temps de constituer l'équipe qu'elle monte en compétences pour travailler ensemble, elle est arrivée à la fin du projet,
et l'équipe était redivisée et redispatchée sur d'autres projets, donc ils ne travaillaient jamais longtemps ensemble pour prendre des automatismes.
Donc, on a poussé, on s'est battu pour créer ces équipes stables avec un Tech Lead très senior, très solide que je choisissais moi-même, nominalement, etc.
Un ou deux PM dans l'équipe, un designer, et puis quatre ou cinq devs qui accompagnaient le Tech Lead,
pour qu'une équipe stable travaille toujours ensemble sur deux, voire trois projets quand c'était des petits, en parallèle,
et qui puisse s'auto-organiser autour de ces projets pour se remplacer s'il y avait besoin en cas de maladie et tout,
et puis qui gère leur petite vie d'équipe aussi ensemble à leur rythme, sans être obligés de faire des grandes messes,
tout le monde au bureau le jeudi midi, parce que c'est le jour de cohésion, non, chacun s'organiser comme il voulait.
Ça, ça a donné un peu de légèreté, parce que du coup, les Tech Leads, après, s'occuper davantage de la progression et des aspirations des devs avec qui ils étaient.
Et puis, je les avais choisis pour qu'ils promèvent au sein des équipes aussi l'automatisation des tests, la livraison continue, les pull requests courtes, etc.
Ok, et donc là, tout ce que tu nous expliques, tu dis que ça t'a en gros amené sur un burn out, est-ce que tu es chaud pour nous en parler ?
Oh bah...
Pas forcément de détails personnels, mais c'est vrai qu'on n'a pas eu, ou alors j'oublie quelqu'un et toutes mes excuses, mais je crois pas qu'on ait eu de profils qui soient dans le podcast,
qui soient passés par cette étape et qui mine de rien aujourd'hui, que ce soit dans notre métier, et pas seulement, ça devient plus en plus courant.
Et donc, ça peut être intéressant d'avoir ton expérience et ton ressenti là-dessus pour qu'éventuellement des gens qui puissent se reconnaître un petit peu dans ton expérience, puis se prévenir de ça.
Ouais, je sais pas si je suis très lucide sur la chose et tout, donc loin de moi l'idée de donner des conseils, mais grosso modo, au bout d'un moment ça craque, tu as la boule au ventre en permanence pour commencer ta journée,
tu prends tout au pied de la lettre et comme une attaque personnelle, tu es épuisé, mais tu dors pas de la nuit, tu ne fais que penser au problème du quotidien.
Bon, dans mon cas tu travailles 70 heures par semaine ou 80 et le déclencheur de tout ça, c'est que... on te dit, ça va, on y gagne finalement, haute horaire à t'avoir fait passer Situ ?
Ok.
Le petit pic qui fait déborder le truc et voilà.
On fait la petite blague qui dans un autre contexte pourrait très bien faire rire tout le monde, mais là ça fait faire rire.
Elle tu finis un vendredi soir à prendre rendez-vous chez le médecin en catastrophe parce que, bah si on se cache rien, tu as envie que l'arbre y traverse la route quand t'es en voiture.
Oui, mais c'est...
Et par le médecin, tu lui dis ça, il te donne beaucoup de médocs, que tu décides de pas forcément prendre, mais l'arrêt de travail qui va avec te permet déjà de mettre de l'air dans la situation et de prendre un peu de recul et de réaliser toi-même que tu ne peux pas continuer.
Oui, mais c'est bon.
Oui, mais c'est bon.
Oui, mais c'est bon.
Et puis après, de toute façon, tout le monde évidemment va le ressentir différemment, le gérer différemment selon les médecins, les spécialistes, etc.
En plus, ça peut être traité ou en tout cas pris en charge très, très différemment, mais voilà.
Merci en tout cas du coup d'en parler parce que ça donne quand même si jamais ces mots résonnent avec vous, avec votre expérience, est-ce que vous vivez en ce moment ou récemment, voilà.
Ça peut expliquer des choses.
À la décharge de The Tribe, tout n'est pas dû à The Tribe, étant donné qu'au niveau perso avec mes enfants et tout, c'était des situations très compliquées à l'époque.
Ce qui rajoute en plus, parce que tu ne peux pas lâcher au boulot, tu ne lâches pas la maison non plus.
Et du coup, c'est ce qui termine ton expérience The Tribe ?
Non, non, non.
Je continue encore, je tiens encore un an quasiment.
En restructurant justement un peu plus mon rôle, c'est là où on se dit city pio prendre encore plus de hauteur et avoir plus d'impact et plus faire le pont entre tech et produit.
Puisque les PM, les sales et les designers ont tendance à être beaucoup en amont de projets, en début de projet et après, tu sais, le delivery, c'est un gros mot pour certaines personnes plus progrés à tort.
Et du coup, ils ne veulent pas s'occuper de la cuée, ils ne veulent pas s'occuper d'être avec les devs pendant le build.
Donc il y a besoin de recadrer un peu tout ça, de faire le pont et tout, et de s'éloigner un peu du management direct.
Mais plus devenir un hauteur sur du coaching d'équipe, me rapprocher au process des clients.
A ce moment-là, je reprends un peu un rôle beaucoup plus présent sur les avant-vente pour auditer les projets rentrants.
J'ai pensé tout à l'heure quand tu parles du rôle de tech dedans, ça c'est un truc que j'ai pas mal gardé.
Parce que bon, il y a certaines codes base, même si ça rapporte des centaines de milliers d'euros de signer le contrat,
tu n'as pas du tout envie de travailler dessus et de faire travailler tes devs dessus.
Et donc je fais ça de... Donc un burn out, c'est je reprends le boulot en mai 2021, après deux mois d'arrivée, un truc comme ça.
Et puis dans le lycée de refacto un peu mon rôle, ça ne match quand même pas,
et puis il y a des difficultés financières qui font que mon rôle n'a plus forcément de sens dans la boîte.
Et donc on décide que ça se termine comme ça, et surtout que les emmerdes avec mes gosses continuent.
Donc j'ai besoin d'avoir la tête priorisée sur mes enfants.
Oui bien sûr. C'est complètement compréhensible au côté, il ne faut jamais négliger tout le contexte familial et tout ça dans une carrière.
Ça a un vrai impact dans un sens comme dans l'autre.
Notre carrière a aussi beaucoup d'impact sur notre vie de tous les jours, notre famille, etc.
Donc c'est très compréhensible.
Du coup derrière tu pars pour une boîte qui s'appelle D'Attack, chaude un petit peu,
mais ce qui m'intéresse c'est un petit peu ton switch de ce que je comprends moi derrière ta switch en freelance.
Est-ce que c'est ça ?
Oui, on mixe freelance CDI, en fait les Geiger, LinkedIn, freelance CDI etc. ça ne m'intéresse pas.
Moi j'ai trouvé le réseau de l'oprolène chez les deux en fonction du projet.
Donc j'ai ma structure de micro-entreprise, notamment parce qu'à Exotra, j'ai arrivé à l'envie de créer mes propres produits.
Donc une dimension sous l'opreneur et tout, sur laquelle je me fais complètement bouffer mon temps,
donc je ne sors rien et je n'avance pas.
Mais bon, voilà.
Donc j'ai ma structure et un côté de ça, quand il y a des contrats, des opportunités qui se présentent,
qui ne sont négociables que en CDI, mais qui m'intéressent fortement.
Donc d'attaque avec la cyber-secu, being dream avec LIA pour le traitement d'image,
ou aujourd'hui HD Rain pour du SIG en ligne et des prévisions météo.
J'hésite pas à re-signer un CDI tant qu'ils acceptent de négocier la clause d'exclusivité et que j'ai le droit de rester libre à côté.
C'est cool d'avoir un profil comme le tien qui n'est fermé à rien.
On s'entend, mais en tout cas, ce n'est pas parce que tu es en freelance que tu ne reviens jamais en CDI,
et ce n'est pas parce que tu es en CDI que tu ne reviendras jamais en...
Enfin, que tu arrêtes le freelance ou quoi que ce soit.
Donc c'est intéressant.
Et donc cette alternance-là, c'est encore ce que tu fais aujourd'hui, du coup, de ce que je fais.
Je viens de commencer chez HD Rain, donc je me concentre dessus.
Mais c'est vrai que j'avais encore il y a quelques semaines des lits d'entrants pour des missions de conseils,
pour des interventions ponctuelles sur des roles de... soit de advisor, soit de direction au sens large.
Ok.
Et du coup, en 2022, tu reformates ça un petit peu sous la marque.
Je ne sais pas si on veut parler de marque, mais maevick, du coup.
Et donc tu commences à en fait rassembler un petit peu ce que tu fais.
Tu as parlé de soloprenaria, tu as parlé de cette espèce de CTIP aux As-de-Service, donc de DoF, on va dire.
Et aussi, tu écris sur un blog, Unusletter, où tu partages ton expérience et tous ces sujets autour du craft,
de l'extrême programming, du SaaS, de tout ça.
Ouais, au début, le newsletter, elle commence comme... Qu'est-ce que j'ai d'intéressant à dire ?
Je suis un tech qui s'intéresse énormément au produit, je suis un tech qui a lancé beaucoup de SaaS pour des clients,
et je suis un tech qui s'intéresse au marketing et à la vente.

Ok. Comment je peux bundler tout ça ?
Et puis je suis un grand fan de liberté, de méthode fire, de semaine de 4 heures, etc.
Je suis là-dedans à l'époque, et donc je veux être à leur traite grâce à un SaaS.
Monter en solo, bootstrapper pour ne pas dépendre de qui que ce soit, de A à Z, et je me dis je vais écrire là-dessus,
et je vais même partager mon expérience pour tous ceux qui veulent lancer leur micro SaaS, et puis éventuellement arriver à percer et en vivre.
Ok. Et du coup, ce contenu-là que tu commences à créer, parce que tu nous dis que tu veux gagner ta vie avec un SaaS,
est-ce que ton objectif quand tu crées ce contenu, c'est d'avoir de la visualité et de réutiliser cette visualité vers ton SaaS,
à terme, ou est-ce que c'est de faire un complément de revenus avec ce contenu ?
C'est quoi un petit peu ta vision à l'époque quand tu lances tout ça ?
Voilà, c'est là où les problèmes vont condenser.
Ok. J'ai mis le doigt sur quelque chose a priori.
Oui, oui, oui. A l'époque, je veux lancer la newsletter en me disant, je vais commencer à créer une mailing list à qui je vais vendre de la formation derrière.
Ok.
J'ai fondre de la formation, cet offre justement de micro SaaS maker, de faire des formations, produits, marketing et tech,
par un tech pour les tech, à destination de lancer leur micro SaaS, et de se faire un complément de revenus, voire de percer complètement et de prendre leur retraite.

Je commence par l'axe du contenu sur LinkedIn et sur la newsletter.
LinkedIn pour ramener sur la newsletter. La newsletter pour avoir ma base mail.

Via substack, déjà avec une dimension payant pour des abonnés premiums, et puis après, vendre par mail de la formation.
Formation que j'aurais jamais réussi à formaliser, à prendre le temps de formaliser et tout, je me suis fait bouffer le temps par le reste de mes activités.
Ok.
Mais qu'on n'a jamais vu le jour, par contre j'ai continué à écrire le contenu.
D'accord.
Donc micro SaaS maker, ça aura fait octobre 2023, jusqu'à cet été, la hôte 2024,
où j'ai décidé de pivoter.
Ça ne prenait pas, et puis il y a eu tous les sorts sur LinkedIn, un peu des...
Allez, je ne juge pas et tout.
Mais c'est devenu à la mode, en fait, c'est devenu à la mode, alors qu'on n'en parlait absolument pas en 2022.
Ils ont parlé un peu sur Twitter, mais pas beaucoup avec Peter Leveuls.
Mais là, ça fait boom en 2024, là, depuis le début de l'année, on ne voit que ça.
Tous les devs sont entrepreneurs, tous les devs sont solo makers, tous les devs ont leur SaaS, etc.
Et certains, avec des discours hyper agressifs au niveau marketing, parce qu'ils ont leur SaaS,
mais ce qui les fait vivre, c'est leur formation.
Et moi, je ne voulais pas être associé à ça.
Oui.
Ayant testé pendant un an et ayant vu la croissance de ma newsletter, quasiment plate,
je me suis dit, bon, il y a un moment, il faut mettre en pratique ce que je connais au niveau du...
du financement de SaaS, de la notion de MVP, de pivot, et tout.
Il y a un moment, il faut que je pivote.
Et c'est pour ça que je suis passé là sur Maevick Bazar, parce que j'avais envie d'écrire plus sur Dlatech,
de me laisser de la liberté aussi, de sortir un petit peu de la démarche commerciale niche,
d'où la notion de Bazar.

Et donc là, je me sens un peu plus libre d'écrire sur ce que je veux.
Et dernièrement, j'ai beaucoup écrit sur hexagonale architecture, extrême programming,
et voilà, Node.js aussi un petit peu en octobre.
Je me fais des petits défis perso,
de moi à thème sur LinkedIn et secondé par la newsletter.
Ok.
Ouais, donc tu vois, au début, je pars avec une stratégie d'acquisition pour vendre de la formation,
qui va me permettre de financer la création de mes propres SaaS,
qui eux vont pouvoir scale.
Sauf que là-dedans, je me fais prendre par mon contrat d'attaque,
mes accompagnements de city PO, pubying, etc.
Et voilà.
Ok.
Et aujourd'hui, à terme, tu aimerais quand même, du coup, arriver à vivre
de cette activité de Malvik Bazar,
ou est-ce que, au contraire, tu es, comme tu as toujours un petit peu fait dans ta carrière,
d'alternance, dès le début avec cette alternée d'EV et archéologie et tout ça,
est-ce que c'est encore quelque chose que tu as envie de continuer,
ou au contraire, tu aimerais, comme tu le disais, voilà.
Malas depuis la fin, depuis début 2023, du coup,
donc ça va bientôt faire deux ans que j'alterne énormément et tout.
Ok.
Donc là, je me suis trouvé une belle boîte, HD Rain,
et du coup, je vais essayer d'apporter un peu de stabilité dans ma vie actuelle.
Donc je vais continuer à écrire.
Je vais me donner le temps, mais mon activité principale va rester mon poste
de head of software et de quoi faire.
Oui, bien, complètement, effectivement.
Je regarde un petit peu dans mes questions que je pose habituellement.
Il y a une question que je n'ai pas posée, et alors peut-être que tu me l'as dit et que je n'ai pas capté.
Est-ce que tu te souviens de ton arrivée dans le défi,
ce que tu nous as dit que tu avais commencé le piton et tout ça à la fac, etc.
Et mais avant que tu étais passionné de jeux vidéo et que tu voulais créer ton jeu vidéo,
c'était quoi un petit peu l'entre-deux ?
Tu as découvert de la programmation et j'aime bien, en général,
de demander ce qui a été ta première ligne de code, évidemment.
On s'en souvient jamais vraiment, mais est-ce que tu as un truc à raconter sur ça ?
En fait, c'est arrivé du Nukkem 3D, hier, édition, là, ou je ne sais pas quoi, sur PC.
Je ne sais pas, c'est 1997, je crois.
Oui, je me souviens du jeu, effectivement.
Voilà.
Donc le jeu, là, je ne sais pas si c'était l'édition des 20 ans,
ou quoi, venait avec plein de petits jeux en plus.
Oui.
Et ma première ligne de code, et d'essayer de faire marcher l'éditeur de Duknukkem 1,
qui était fournie avec,
l'éditeur en, je ne sais même plus quelle langage, en C, ou en VB, script,
je ne saurais pas redire.
Ma première ligne de code, elle doit être là-dedans.
Ça n'avait pas marché, hein.
Oui.
Et mes premières lignes fonctionnelles, c'est dans le moteur de jeu Aurora de Neverwinter Nights 1.
Ok.
Je me drole par S&M 99, du coup.
Et là, il y avait le moteur de jeu qui était fourni, il s'appelait Aurora, je crois.
Et parce qu'on pouvait, c'était un jeu qui permettait de créer ses propres univers de jeux de rôle,
et de boire en ligne, et tout.
Donc, c'était trop bien, j'étais maître de jeu, etc.
Et donc, on crée les cartes, on crée les designs, les personnages, les scénarios, les dialogues, et tout.
Et certaines automatisations de scénarios qui étaient scriptées.
Donc, la première ligne de code était...
Qui ont fonctionné, t'es là-dessus.
Vraiment liée aux jeux vidéo, du coup.
Ça n'avait pas menti, effectivement.
C'était vraiment ça, même pour le début du code.
Ok.
Donc, 99, ouais.
Ça remonte un petit peu maintenant. 25 ans.
Ouais, ouais, ça me rejonnait pas, putain.
Désolé, le but n'était pas de t'attaquer sur quoi que ce soit.
Est-ce que t'as une ressource d'apprentissage, que ce soit sur l'extrême programming ou autre, évidemment,
mais qui a pu t'aider, que ce soit un livre, une chaîne YouTube, un blog, peu importe.
J'en partage régulièrement sur LinkedIn.
J'ai ma page GitHub à mettre à jour, d'ailleurs, avec des ressources.
Mais je crois que celui que je relis le plus souvent et une fois par an,
et dans lequel je redécouvre des choses régulièrement, c'est de pragmatique programmer.
Ok.
Édition 99 aussi.
Il y a l'édition des 20 ans, 2019, où ils ont mis à jour tout le code en JavaScript, etc.
Ok.
Où ils sont revenus sur des paternes aussi, qui étaient mal compris, le fameux dry, etc.
Ils ont refait des paragrapes dessus.
Donc, ouais, David Thomas et Andrew Hunt, vraiment, la Bible.
Ok.
Tu recommanderais quand même, du coup, l'édition des 20 ans pour les mises à jour ?
Ouais, ouais, ouais, ouais.
Et après, dans une recherche, dans une logique de bibliographie et d'histoire, etc.
et de voir qu'est-ce qui pouvait être fait dix avant, et pourquoi ils ont dû faire des corrections,
éventuellement, aller jeter un œil au 99.
Ok.
Ils commencent à coûter cher d'aucas.
Je ne vais pas imaginer.
Ok.
Et avant de clôturer un petit peu l'interview, est-ce que t'as un conseil pour les développeurs,
développeuses qui nous écoutent, juniors ou pas forcément d'ailleurs ?
Peu importe le niveau, mais est-ce qu'il y a un truc que t'aimerais transmettre ?
Je ne sais pas comment l'exprimer.
Donc ça ne va pas être forcément très développé.
C'est pas très grave.
Mais la plus grande qualité d'un développeur, je dirais que c'est l'esprit critique.
Ok.
Et donc de rester critique.
Ok, de rester critique.
J'ai vu d'autres fois.
Ah, ça revient un petit peu justement au sujet de tout à l'heure avec l'extrême programming,
avec le cargo culte, avec plein de choses.
Du coup, rester ouvert, rester très bien.
Merci pour ce conseil.
Est-ce qu'il y a des sujets que tu voulais absolument qu'on aborde et que j'aurais oublié de te questionner dessus ?
Non, non, non.
Je crois que t'as pas mal fait le tour.
J'essaie de réfléchir.
Non, j'ai beaucoup parlé quand même.
C'est en même temps le but.
C'est pour ça que je t'ai invité.
Donc t'as pas été avare en explication et tout ça.
Tu nous as été très transparents et tout.
Donc merci beaucoup d'avoir joué le jeu.
Non, ouais.
Tiens, un autre conseil que je peux donner à tout.
Moi, je suis un amoureux de JavaScript absolu.
Il ne s'en quittera jamais.
Même si je n'en fais moins du pure JavaScript aujourd'hui.
Mais faites du Haskell.
Ok.
Découvrez le developer JavaScript de faire du Haskell au moins une fois dans leur vie.
Ok.
C'est tellement différent.
Découvrez le Haskell et on vous mettra une petite ressource aussi.
De toute façon, vous pourrez retrouver dans les notes de l'épisode tous les liens vers les contenus que publiez Aurél.
Je ne sais pas si t'as déjà publié des trucs autour du Haskell.
Si jamais c'est pas le cas, on vous mettra un petit lien vers quelques ressources pour le Haskell.
J'avoue que je crois que ce n'est pas un langage que j'ai déjà testé.
Eh ben écoute, je me ferai une petite session de découverte.
Voilà.
Je suis vrai, ton conseil aussi.
En tout cas, merci beaucoup d'avoir répondu présent.
Et puis merci pour ta transparence sur tout ton parcours.
Je pense que ça va aider plein de gens un petit peu, comme t'as eu beaucoup de choses dans ton parcours.
Ça va aider plein de gens à un petit peu se situer, savoir ce qui est possible, s'ouvrir des portes.
Des fois, c'est juste mentalement savoir que quelqu'un l'a déjà fait,
ou qu'il a déjà fait un chemin particulier, que ça nous intéresse.
Ça permet de guider les gens.
Merci beaucoup.
Eh ben merci à toi.
Merci à toi.
C'était un super podcast.
J'en ai pas fait beaucoup, mais j'en ai fait quelques-uns et c'était un super podcast.
C'était cool.
Eh ben merci.
Merci beaucoup pour le retour.
Ça fait plaisir, comme je dis en général.
Si nous, on a passé un bon moment et moi, c'était mon cas,
j'imagine que les gens l'écoutant vont passer un bon moment aussi.
Donc merci beaucoup.
Et puis très bonne journée à toi et très bonne journée à tous les auditeurs et auditrices qui écoutent ce podcast.
Très bonne journée à toi et bon à ce qu'elle.
Merci.
A bientôt. Salut.
Bye bye.

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