Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Envolé Comté, le podcast d'histoire engagée
pour les enfants.
Aujourd'hui, vous allez écouter le premier épisode de notre 27ème histoire.
Émile est le terrier secret.
Mais… chute…
Ecoutez, vous entendez ce petit bruit ? On dirait une musique de Noël.
Et oui, Noël approche à grand bruit dans son traîneau de lumière.
Et pour cette occasion, nous voulions vous faire découvrir Alec.
Alec est une ressource pédagogique très inclusive d'une centaine de petits jeux de maths et
de français conçus pour les enfants de 4 à 11 ans.
Les jeux sont alignés avec le programme scolaire et s'utilisent aussi bien à l'école qu'à la maison.
Alec, le petit funèque, est un compagnon d'apprentissage idéal pour approfondir les
fondamentaux mais aussi pour développer la confiance en soi.
Pour en savoir plus, rendez-vous sur alec-edu.com
Mais pour le moment, je vous laisse en compagnie d'Émile qui s'apprête à recevoir un cadeau magique.
Bonne écoute !
Écoutez…
Voilà Minimis qui sonne aux clochés.
Dans les maisons, les arbres s'intillent et un vent de fête souffle dans les rues.
C'est l'heure où un mystérieux passage, un terrier enchanté, s'ouvre pour une minute.
Une toute petite minute pour rejoindre le pays des lutins.
Assez derrière la grande fenêtre du salon, Émile scrute la rue devant chez lui.
Une voiture passe, un merle sautille sur le bord du trottoir.
Émile prend son élan et s'élance du canapé pour atterrir sur le gros fauteuil
et rouler ensuite jusqu'au tapis.
Émile, je pense plutôt que tu devrais aller dans le jardin parce que t'as l'air d'avoir envie de bouger.
Remarque sa mère en le voyant faire toutes ses acrobaties.
Non, elles vont bientôt arriver.
Je veux être là quand elles arrivent.
Réponds Émile en retournant coller son nez contre la fenêtre.
Mais tu seras là, tu seras dans le jardin juste à côté.
Je te préviendrai dès que l'étante passe la porte ses promis.
Émile réfléchit quelques secondes, puis loche la tête.
Il attrape son manteau.
Il le pose au sol devant lui et regarde attentivement l'emplacement de l'étiquette
pour être sûr qu'il va le mettre dans le bon sens.
Il se concentre et passe un bras dans un trou, puis un autre bras.
J'ai réussi.
Sous flotille en s'appliquant à fermer la fermeture éclair.
Bon, et maintenant les chaussures.
Émile prend ses chaussures et hésite un instant avant de choisir à quel pied enfiler la première.
Émile est comme ça.
Il a besoin de se concentrer pour s'habiller ou pour faire plein de choses
qui peuvent paraître simples et faciles pour d'autres personnes.
Comme faire un puzzle, lasser ses chaussures ou construire une tour.
Mais d'un autre côté, il est très fort pour inventer des histoires
et pour faire pousser toutes sortes de plantes dans la petite serre que sa maman lui a fabriquée.
Il sort dans le jardin et lève les yeux vers le ciel.
De gros nuages gris se bousculent et le froid lui pique les joues.
Mais pas la moindre trace de flocons de neige.
Émile soupire.
Il aimerait tellement qu'il neige.
Il n'en demande pas beaucoup.
Juste une petite couche pour recouvrir les arbres, les trottoirs, les voitures et les toits des maisons.
Cela suffirait pour changer complètement le paysage
et avoir l'impression d'être ailleurs dans un autre pays.
Et puis la neige rend les gens différents.
Comme pour les paysages, une fine couche de neige suffit à recouvrer les coeurs
et à rendre les gens plus joyeux.
Derrière les arbres au fond du jardin, le ciel s'habille de reflérose.
La nuit va bientôt tomber.
Soudain, de petits coups frappés à la fenêtre, lui font tourner la tête.
Sa tante Sonia lui fait de grands signes derrière la vitre.
Elles sont arrivées !
s'écrivait Émile en courant vers la maison.
Il rentre en rond dans le salon et se jette dans les bras de Sonia et d'Élise.
Émile, comme je suis contente de te voir.
Sourit Élise.
Mais tu as encore grandi ma parole.
Tu es presque aussi grand que le sapin de Noël cette année.
Élise est la sœur de la maman d'Émile et Sonia est son amoureuse.
Elle les habite dans une grande maison au pied des montagnes.
Et quand elle est venue voir Émile, c'est la fête.
Tiens, on t'a apporté une petite surprise.
Annonce Sonia en lui tendant un petit paquet cadeau.
Émile s'empresse de déchirer le papier violet.
Il croit apercevoir une grosse touffe de poil roux.
Oh, une peluche !
s'écrit Émile en sortant une boule de poil aux longues oreilles de son emballage.
Oui, c'est un petit funèque, un renard des sables.
Et il s'appelle Alec.
Explique Sonia.
Ah bon ? Et comment tu connais Sonia ?
Sonia le regarde en souriant.
Parce qu'il me l'a dit ?
répond-elle très sérieusement.
Ce petit funèque n'est pas un doudou comme les autres.
Mais je te laisse découvrir ça par toi-même.
Émile est intrigué.
Il aimerait en savoir plus.
Mais c'est déjà l'heure de manger.
Le garçon passe toute la soirée avec la peluche dans les bras.
Son pelage est doux et chaud, comme celui d'un vrai animal.
Et puis vient le moment d'aller au lit.
Émile se met en pyjama.
Sa mère a causu de petites pièces de tissu de couleurs différentes
pour l'aider à l'enfilé dans le bon sens.
Émile se concentre.
Il passe sa tête dans l'encolure du pyjama
et son regard tombe sur le petit doudou fénèque posé sur son lit.
Pendant un court instant,
il a l'étrange sensation que la peluche l'observe
et l'encourage même du regard.
Il osse les épaules et se glisse sous la couette.
Il regarde le doudou posé à côté de lui.
Il garrait sur une de ses oreilles.
Elles sont si douces, si…
Émile s'arrête nette.
L'oreille a bougé sous ses doigts.
Il en est sûr.
Il regarde avec attention l'animal.
Et là, le plus tranquillement du monde,
Alèque le fénèque lui fait un petit clin d'œil
et se lèche la pâte.
Émile se redresse dans son lit.
Eh !
Hum…
Mais tu es vivant ?
Le fénèque sourit.
Eh oui, quand vient la nuit.
Je prends vie.
L'animal saute du lit d'Émile
et commence à faire le tour de la chambre.
Alors, c'est ici que tu habites ?
Devant-il en reniflant les fruits et légumes en bois
de la petite cuisine ?
Ça ne sent pas vraiment la cannelle, hein, par ici.
Émile se relève.
Mais comment c'est possible ?
Il y a encore quelques minutes,
tu n'étais qu'un animal un peu luche.
Et là, tu parles et tu marches.
Et encore ?
Tu n'as pas tout vu.
Je peux aussi sauter
et courir, danser et chanter.
Et boom, tchik, tchik, boom, boom.
Fait Alèque en remuant sa queue dans tous les sens.
Émile éclate de rire.
Ma tante Sonia m'avait bien dit
que tu n'étais pas un doux-doux comme les autres.
D'où est-ce que tu viens ?
Je viens de Minivaro, hein.
C'est un petit village, pas très loin d'ici.
Minivaro ?
Je n'en ai jamais entendu parler.
C'est parce que, pour la plupart des gens,
il n'existe pas.
Il n'est accessible qu'à certaines personnes.
Bien souvent, ce sont des enfants.
Car leur façon de réfléchir est pleine de magie.
Je peux t'y emmener, si tu veux.
Oh oui, j'adorais.
Mais c'est la nuit.
Il fait froid,
il faut sûrement que je prenne ma trottinette et...
Pas besoin de tout ça, non ?
Ce qu'il faut, c'est juste que l'on trouve l'entrée du terrier.
Et le petit fennec reprend son exploration,
la truffe collée au sol.
Il fronce un peu le museau en croisant une vieille chaussette en boule
aux pieds de la commode.
Émile le regarde avec des urons.
Un terrier ?
Dans sa chambre ?
Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Alex approche du coffre à jouer
qui est posé dans l'angle de la chambre,
près de la fenêtre.
Ça pourrait être ici.
Je sens une douce odeur de cheminée et de canel.
Émile se penche au dessus du coffre,
mais il ne sent rien de particulier.
C'est alors qu'un drôle de bruit étouffé lui parvient.
C'est comme la cloche d'une église qui sonnerait au loin.
Alex frotte les moustaches.
Ah ah ah, tu entends ?
Il est minuit, un minivarro.
Le terrier t'entraîne s'ouvrir.
Allez, allez, viens, viens.
Suis-moi, dans une minute, ce sera trop tard.
Et il plonge dans le coffre.
Sans réfléchir, Émile le suit.
Et le voilà qui décringole dans un trou sombre et un peu humide.
Il aperçoit des chemins qui partent dans tous les sens
et de lumière de toutes les couleurs qui dansent dans le noir.
Toute sorte de bruit arrive à son oreille.
Le barrissement d'un éléphant, le ressac des vagues au loin,
le bruit du vent dans les arbres.
Il continue de rouler, prend un virage à droite,
puis un autre à gauche et atterrit la tête la première dans.
De la neige !
S'écrit-il en regardant sa main recouverte d'une fine poudre immaculée.
Émile se relève et époussait de ses vêtements.
Il regarde autour de lui.
Le terrier les a fait atterrir sur un petit chemin bordé de grands sapins.
Au loin, il aperçoit le clocher tout blanc d'une église et des cheminées qui fument.
Juste à côté de lui, Alex roule dans la neige en japon.
Ouh, regarde ! Comme elle est fraîche ! Elle vient juste de tomber !
Émile sourit et plonge ses doigts dans la poudreuse.
Elle est si fraîche et douce.
Un petit bruit de clochette qui lui fait tourner la tête.
Il aperçoit alors un minuscule traîneau tiré par un gros lèvre blanc
qui se dirige droit vers eux.
Ah, voilà les lutines !
S'écria Alex.
Émile plisse les yeux.
Mais non, il ne rêve pas.
Debout sur le traîneau, deux petites lutines hautent comme trois pommes.
L'une coiffée d'un bonnet vert et l'autre d'un bonnet rouge leur font de grand geste.
Eh, bonjour Alex !
Fait la première lutine en faisant teinter les clochettes de son bonnet rouge.
Bonjour, muscadé, bonjour Paprika !
Répond à Alex en se tournant vers la petite lutine au bonnet vert.
Tu nous amènes un nouveau copain ?
Demande Paprika en regardant Émile d'un oeil plein de malice.
Je vous présente Émile.
Émile, voici deux des nombreux enfants, lutines et lutins, que tu croiseras à Minivarro.
Et si vous nous accompagnez jusqu'au village, je boirai bien un chocolat chaud.
Les lutines font demi-tour sur leur traîneau et repartent en direction du clocher.
Le livre bondit sur le chemin.
Émile et Alex les suivent et arrivent sur la grande place du village.
Les maisons sont toutes construites en bois et un immense sapin couvert de lumière dorée illumine la place.
Tout autour du grand arbre, c'est l'effervescence.
Dès lutins court de droite à gauche et de gauche à droite,
en portant des yalandes multicolores et des boules plus grosses que eux.
Des lutines accrochent des branches de hou au lampadaire et suspendent des étoiles aux fenêtres d'échalées.
Des champs de noël se meldent au carillon,
au juron des lutins qui se font rouler des boules sur les pieds.
Et au bruit des pelles qui racle la neige sur les trottoirs.
Demandémi l'intrigué par tent d'agitation.
Répond pas préca en sautant du traîneau.
Oui, et c'est demain soir.
Prendre à la nuit, le grand sapin se couvre de cadeaux.
Ranchérimuscade.
Mais qui est-ce qui apporte ces cadeaux ?
Aucune idée. On va se coucher le soir.
Et le matin, quand on se réveille,
Adam, il y a des cadeaux pour tout le monde.
Émile aimerait leur poser plein d'autres questions.
Mais à cet instant, une brouette remplie de brioche lui rentre dedans.
Hé, chaud devant !
Est-ce que vous pouvez vous pousser s'il vous plaît ?
Fait une petite voix sur rigue.
Émile jette un coup d'œil par dessus la brouette
et aperçoit un drôle de petit-être aux oreilles en forme de pain oraisin
surmontée d'une magnifique couronne en chocolat.
Mais tu es une... brioche ?
s'écrit Émile en observant attentivement le petit-être.
Hmm, pas exactement. Je suis plutôt un pain d'épices.
Enfin, quoique mes pieds sont bien en brioche,
mais mes bras sont en croissant et mes oreilles...
Bon, enfin bref, je me présente.
Je suis Cinnamon, la reine des canelins et des canelines.
Les canelins et les canelines ?
Et oui, les lutines et les lutins ne sont pas les seuls à habiter à Minier Varro.
Nous habitons ici nous aussi.
Bonjour Cinnamon.
Souris à l'aie qu'en apercevant la caneline.
Hmm, ces brioches. Mon air délicieux.
Ajoute-t-il en penchant son museau au-dessus de la broête d'un air gourmand.
Venez, venez. Allons dans mon chalet. Nous y serons mieux pour prendre un petit goûter.
Émile et Alex suivent Cinnamon jusqu'à un grand chalet décoré de guirlandes rouges et vertes.
La caneline ouvre la porte et une douce odeur de caramel, de canel et de chocolat chaud se répand dans la rue.
Émile en a l'eau à la bouche.
Cinnamon les entraîne dans la cuisine ou elle leur sert un grand bol de chocolat
et une petite brioche parfaitement rond des brillantes.
Émile s'assoit sur une petite chaise en bois et plonge un morceau de brioche dans son chocolat.
Alors Cinnamon, comment se profite la grande nuit des cadeaux cette année ?
Demande Alex.
À ces mots Cinnamon se pince les lèvres et répond une voix un peu contrariée.
Eh bien j'espère que les décorations seront prêtes à temps parce qu'il se passe des choses un peu étranges.
Comment ça ?
Demande Émile la bouche pleine de brioche.
Eh bien voilà plusieurs nuits que des choses disparaissent.
Il y a deux jours nous avons retrouvé les boules du grand sapin qui roulait sur le lac gelé dans la forêt.
Le jour d'avance c'était les carrions.
Quelqu'un les avait accrochés aux queues des lièvres qui tirent les traîneaux.
Je voulais s'imaginer le boucan que ça faisait.
Et ces brioches, c'est ma deuxième fournée.
J'ai dû en refaire parce qu'on avait ajouté du poivre dans ma première préparation.
Elles étaient immanjables.
Mais qui pourrait bien avoir envie de gâcher la grande nuit des cadeaux ?
Ça n'a pas de sens.
Oh je ne sais pas.
Mais il va falloir résoudre ce mystère.
Évite.
Car demain soir il sera trop tard.
Si tout n'est pas parfait pour la grande nuit des cadeaux.
La magie n'opéra pas.
Émile regarde par la fenêtre de la cuisine ce drôle de village.
Et ses habitants et habitantes qui s'affaire à le décorer.
Il ne saurait pas vraiment dire pourquoi.
Mais ils sentent que cette grande nuit des cadeaux est très importante.
Et il a envie de les aider.
J'ai comme l'impression que la magie m'appelle.
Sourit Émile en avalant une dernière bouchée de brioche.
Vous venez d'écouter un épisode de Émile et le terrier secret.
Une histoire d'envoler comté écrite par Lucille Petit.
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À très vite !
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org