Nouvelle séroïne.
Je m'appelle Gérini.
Sur ce que tu viens d'autodre, c'est ma voix.
Et ma voix, je ne l'auto pas.
Parce que je suis sûre d'être sûre d'être sûre.
Ma voix, je dérange certain et je me maladez d'autres.
Pourquoi ?
Je ne sais pas.
Parce que chaque voix est différente de nous.
Sur ce que Céline va te raconter,
c'est l'histoire de ma vie,
de mon nouveau chemin sur mes dobus
et du rejet des autres,
pour devenir celle que je suis aujourd'hui.
Une femme libre, pleine de rêves.
Je m'appelle Gérini de la Lode
et ma voix a une histoire.
Ma voix est une histoire.
Nous voulons.
Nouvelle séroïne.
Salut toi, nouvelle séroïne.
Je suis Céline Steyer,
celle qui murmure à tes oreilles
des récits d'aventures insolites,
d'estimes de soins et de destins extraordinaires
à travers des histoires vraies,
de femmes qui ont osé faire de leurs rêves
une réalité, des histoires pour t'aider à grandir en confiance
et trouver ton propre chemin.
Bienvenue sur Nouvelles Héroïnes,
le podcast des filles qui osent révécrans.
Elle est une nouvelle héroïne,
née au tout début des années 80,
dans la banlieue de Lyon.
Ce jour-là,
Virginie n'a pas encore soufflé
sa première bougie d'anniversaire.
Il fait beau
et elle joue avec des stabilos
de toutes les couleurs dans le jardin
pendant que ses parents
révisent leurs examens en faculté d'empere.
Un énorme traiteur vient de faire fondé serre
sur la route, juste à côté de Virginie.
Le bruit est retentissant,
assourdissant.
Les chiens des voisins aboient à pourron.
Et les parents de Virginie
accourent dans leur jardin
complètement paniqués.
Virginie, Virginie, Virginie !
Virginie est au milieu de
toujours souriante,
calme
et continue de jouer tranquillement.
Comme si rien ne s'était passé.
Ses parents
réalisent que ce n'est pas normal
et se regardent la mine inquiète.
Ils l'emmènent chez le médecin
dès le lendemain.
Votre fille est sourde profonde.
Elle ne parlera jamais.
Annonce le médecin
aux parents de Virginie.
C'est le choc.
Les parents de Virginie n'ont que 21 et 22 ans
lorsqu'ils apprennent que leur fille
ne pourra jamais entendre leur voix.
Ni dire un seul mot.
Ils ne l'entendront jamais dire
« à part la vie, à part la vie, à part la vie, à part la vie,
à part la vie, à part la vie
et à part la vie, à part la vie, à part la vie
mais surtout,
il se posent 1000 questions.
Comment va-t-elle vivre ?
Pour a-t-elle être heureuse ?
Pour a-t-elle des copains, des copines ?
Quelle sera son avenir ?
Après le choc de l'annonce,
les parents de Virginie prennent la décision
de tout faire pour que Virginie
apprenne à parler.
même si c'est difficile, même si les médecins le répètent que c'est impossible.
Ils apprennent au même moment que tous les bébés badient, même quand ils sont sourds,
mais ceux qui n'entendent pas arrêtent petit à petit, n'entendant pas la réponse des parents.
Ah, voilà, on va aider notre bébé si mignon à garder son babillage.
Ce distil pleint d'enthousiasme.
Et il lui mette des appareils auditifs très forts dans les oreilles
pour essayer de stimuler ce qu'il était possible de stimuler.
Dis-moi plus tard, la maman de Virginie découvre dans le journal
une méthode venue des États-Unis.
Sa fille apprend donc ce qu'on appelle la langue française, parlé, complétée.
C'est une technique qui permet aux enfants sourds
de lire plus facilement sur les lèvres
et recevoir visuellement l'intégralité du message oral.
Ainsi, Virginie commence un long chemin d'apprentissage en orthophonie,
entouré de l'amour de ses parents,
décidé à tout faire pour qu'elle ait une vie comme tous les autres enfants.
Chaque jour, Virginie s'entraîne à lire sur les lèvres,
à comprendre ce que les gens disent,
rien qu'en regardant leur bouche.
C'est Dieu.
Mais petit à petit, Virginie commence à parler
et réalise déjà ce qui était impossible.
Les premières années de Virginie sont joyeuses et insouciantes.
Un petit frère arrive ensuite, il entend la naissance,
mais devient aussi sourd en grandissant.
Ses parents choisissent de mettre Virginie dans une école maternelle,
normale, avec des enfants entendants.
Et pour Virginie, chaque journée est un nouveau défi.
Elle ne va toujours entendre et comprend ce que dit la maîtresse
ou les autres enfants, mais comme elle est intelligente,
elle trouve des astuces pour y parvenir.
Chaque année, la rentrée semble être un évresse à atteindre.
Sa maman doit convaincre les enseignants et même les parents des autres enfants
que Virginie ne ralentit pas la classe.
Certains craignent qu'elle soit trop différente et ne comprennent rien.
Heureusement, Virginie ne se doute de rien.
Elle se sent comme les autres enfants.
Mais ce que tu ne sais pas, c'est que Virginie possède un super pouvoir,
la compensation.
Alors que ses amis peuvent entendre,
elle, elle doit utiliser d'autres sens pour comprendre ce qui se passe autour d'elle.
Comme la détective Enola Holmes, ma chère Watson,
comment fait-elle ?
D'abord, elle lit sur les lèvres, comme si c'était un livre.
Ce super pouvoir lui permet de suivre les conversations,
de comprendre les blagues et même de réussir à l'école.
Et puis, même si elle n'entend pas,
Virginie compense avec une observation aiguisée presque magique.
Et chaque jour, elle grandit un peu plus et devient plus forte.
Elle observe tout avec attention.
Les gestes de ses camarades,
les mouvements des lèvres, de la maîtresse
et même les expressions sur les visages.
Et puis, il y a sa maman qui vient parfois en classe
pour l'aider, surtout pendant les moments d'histoire ou de chansons.
Les années passent, tout va bien.
A huit ans et pas encore tous ces dendlets,
Virginie est invitée à un anniversaire.
Dans le jardin, les enfants s'amuse et jouent à chat.
Virginie, toujours enthousiaste, veut aider la plus jeune
qui n'arrive pas à attraper les autres.
Mais elle a petite fille et la regarde s'approcher,
fronce les sourcils et les couilles.
J'ai vu pas jouer avec toi, tu parles trop mal, je ne comprends rien.
Ces mots frappent Virginie comme une claque.
Elle ne comprend pas pourquoi cette petite fille la rejette
et la trouve décidément bien bête.
Le grand frère de la petite s'approche pour comprendre ce qu'il se passe
et glisse à sa soeur.
Soit gentil avec elle, elle est handicapée.
Endicapée, moi, Virginie n'avait jamais pensé à elle-même en ces termes.
Dans son esprit, le mot handicapée désigne des personnes
très malades, paralysées ou des gens comme Quasimodo.
Elle réalise alors qu'à cause de sa surdité,
certains la voient de différence, un peu comme un monstre.
Alors qu'elle se trouve parfaitement normale.
Bah oui, elle a des amis qui portent des lunettes ou des cheveux roues.
Elle, elle porte des appareils auditifs. C'est quoi le problème ?
En rentrant chez elle, Virginie se réfugie dans sa chambre
et pleure toutes les larmes de son corps.
Elle est aussi très très très encohère.
Non, je refuse que ma surdité dicte qui je dois être.
Elle décide alors qu'elle va faire tout ce que font les autres
et même plus.
Et toc.
Elle comprend que son handicap influence la façon dont les autres la perçoivent.
Cette prise de conscience n'est pas facile.
Et parfois, elle a l'impression d'être mise de côté, d'être invisible.
Mais Virginie ne peut pas laisser ses différences dicter qui elle peut devenir.
Elle décide de montrer aux autres qu'elle peut faire tout ce qu'ils font et même plus.
Quand la lumière du jour fait place à l'obscurité de la nuit,
Virginie rêve de devenir vétérinaire.
Bah oui, parce qu'au moins, les animaux sont gentils avec elle
et ne sont pas dans jugement.
Ils l'aiment comme elle est.
À l'âge de 9 ans, au CM1, Virginie intègre une nouvelle classe
qui accueille aussi une autre petite fissourde comme elle.
Ah, youpie, j'ai une amie !
Dans la classe, la maîtresse fait son cours
et à côté d'elle est assise une personne qui pratique la langue parlée complétée.
Pour la première fois de sa vie, Virginie comprend tout en classe,
sans faire aucun effort.
Et devine quoi ?
Elle est première de sa classe.
Et elle développe un nouveau super pouvoir plutôt très très rigolo.
Elle bavarde beaucoup.
Carouille, on peut être sourd et être une véritable pipelette.
Bien sûr, elle se fait parfois attraper et punir par la maîtresse,
qui n'a pas du tout le même sens du mot.
L'adolescence est sur le pas de sa porte
et Virginie la laisse entrer sans trop savoir ce qu'il attend.
Elle ne veut pas que son handicap lui impose des limites.
Elle rêve déjà de faire des études ambitieuses et de réaliser quelque chose de grand.
Un jour, elle entend parler d'un métier qui l'a fait déjà rêver,
devenir avocate.
Être avocate signifie beaucoup beaucoup d'années d'études et de travail intensifs,
de longues journées assises, à écouter et à apprendre encore et encore.
Autour d'elles, les adultes et les autres jeunes ne cachent pas leur étonnement.
Certains lui disent même que ce sera trop difficile.
Puis, une avocate sourde, ça n'existe pas, voyons.
Mais Virginie, elle y croit.
Et c'est ce qu'elle vaut, même si son chemin sera sûrement plus difficile que celui des autres.
Virginie reste ferme sur sa décision.
Abandonner, jamais, se répète-elle comme un mantra qu'elle chuchote pour se donner du courage.
Peu importe le nombre d'obstacles sur sa route.
Si Virginie choisit le droit, c'est aussi parce qu'elle ressent un fort sentiment d'injustice.
Elle voit bien que personne m'écoute, qu'on ne lui demande pas son avis.
Elle est invisible pour les autres.
Et ça, juste parce que ses oreilles n'entendent pas comme les autres.
Pfff, c'est trop injuste.
Alors, elle se dit, tout le monde s'en fiche de moi et ça me fait tellement mal.
Alors, très bien.
Moi, je vais défendre les autres.
Elle veut se battre pour toutes ces personnes qui, comme elle, ressentent souvent une profonde solitude face aux injustices.
Mais quand elle décide de s'inscrire en faculté de droit,
sa professeure principale lui conseille de choisir une petite université de province,
une structure plus familiale où elle pourrait plus facilement trouver de l'aide.
Mais Virginie réfléchit autrement.
Entrer dans une petite faculté que personne ne connaît, pfff, ça n'a aucun sens.
Virginie sait qu'il lui faut le plus grand des diplômes, celui qui l'élèvera au-dessus de tous les doutes,
celui de la meilleure faculté de France.
Elle veut prouver à tous la puissance de son intelligence,
la finesse de son esprit d'analyse et la précision de sa plume.
Pour cela, elle ne vise rien de moins que l'excellence.
À cette époque, deux noms résonnent comme des sommets.
La Sorbonne et Assas.
Alors Virginie choisit Assas, prête à affronter le meilleur.
Hum, du moins le Pinstelle.
Quand elle franchit le grand portail de cette université dans le 6e arrondissement de Paris,
elle comprend vite que l'entraide est un mot qui est resté sur le paillasson.
Bien, bien piétiné.
Virginie débarque avec la naïveté de celle qui croit en la justice de l'effort et en la bonté des gens.
Sa colère et sa détermination la portent toujours.
Mais son premier professeur lui rappelle brutalement les règles du jeu dans un amphithéâtre plein d'accraquer.
Ici, jeune gens, la règle est simple.
Vous êtes là pour travailler, mais surtout pour survivre.
Hum, elle comprend alors qu'elle vient d'entrer dans une arène.
Aux chaque page, chaque mot, chaque regard, cache un véritable combat.
Sur les bancs de l'anphithéâtre, le professeur annonce sans détour.
A la fin de l'année, 30% d'entre vous seront partis.
Si cela ne vous convient pas, la sortie est là.
Elles sont une étrange pression dans l'air, mais restent déterminées.
Lors de son premier cours, l'anphithéâtre immense de demi-places rend l'écoute très difficile pour tout le monde,
mais surtout pour elles, qui s'appuient sur la lecture labiale pour suivre.
Placées au milieu de cette marée humaine, elles tentent de se rapprocher des premiers rangs, mais ils sont toujours occupés.
Derrière son micro, le professeur tourne le dos ou cache ses lèvres.
Il ne fait vraiment aucun effort.
Virginie ne comprend pas un mot, mais elle garde espoir.
Et ce dit, je lui parlerai à la fin du cours.
Mais le temps de ranger ses affaires, il est déjà parti.
Déterminé, Virginie ne se décourage pas.
Au cours suivant, elle anticipe, prête à bondir et quitte sa place 5 minutes avant la fin
et rattrape le professeur pour lui expliquer la situation.
Hein, vous êtes malines, voulez avoir mes courses sans effort ?
Lui lâche qui.
Elle rencontre tous ses professeurs, les uns après les autres, mais essuie toujours les mêmes refus.
Certains insinuent même qu'elle cherche à tirer profit de leurs notes.
Elle entend mille justifications.
Aucun ne comprend son combat quotidien pour se hisser à la hauteur des autres.
Et pourtant, Virginie ne baisse pas les bras.
Elle trouve une combine avec ses camarades d'enfis et rédige toutes les fiches pour réviser les cours.
Elle les échange contre les cours suivants.
Entre temps, celle qui pensait qu'aucun garçon ne l'aimerait avec ce vilain handicap,
elle tombait amoureuse et son cœur balaçamade.
Arrive le moment de s'inscrire pour la cinquième et dernière année d'université.
La sélection est très difficile.
Le jour de l'entretien, Virginie pénètre dans la salle.
A peine ses 10 orteils posés à terre que la directrice s'esclame.
Non mais je rêve, votre dossier est pourri, vous me faites perdre mon temps, vous pouvez repartir.
Au revoir.
Virginie n'a même pas le temps d'être choquée, qu'elle lui répond du tac-à-tac.
Mais elle peut être amouillée de t'arriver une fois de notre carrière, d'avoir un étudiant et une situation d'auditable.
Je veux dire que vous avez déjà vu, vous, de manière générale, à dépendant de vous,
des étudiants, des situations d'auditable, vous n'aviez pas à quel point gagné.
À quel point c'est hyper compliqué pour nous et donc déjà d'arriver à ce niveau-là, c'est le parcours du combattant.
Donc il y a une chose que je lui promets.
Si vous me prenez malgré mon dossier, vous ne finirez pas dernière de la promotion.
Voilà ma promesse.
Merci madame Orda.
La porte claque.
Virginie vient de sortir et son cœur bat à 100 à l'heure.
Elle pense que c'est fichu, qu'elle n'aurait jamais dû répondre comme ça.
Un mois plus tard, une lettre tombe dans la boîte aux lettres et avec elle, une surprise incroyable.
Virginie est admise.
Oh, est-ce que tu existes ?
Se demande-t-elle, elle qui n'y croit pas particulièrement.
Et pourtant, elle s'émerveille devant cette drôle de coïncidence, ce coup du destin qui lui offre une chance inespérée.
La rentrée approche déjà, fixée pour début octobre.
Dans ce tourbillon d'émotion, un autre secret grandit en elle.
La vie s'installe et Virginie découvre qu'elle est enceinte.
Loin d'être découragée, elle voit dans cette double aventure une force nouvelle.
Devenir avocate est déjà un défi immense pour elle, avec sa surdité, ses nuits de révisions intenses et les nombreuses adaptations qu'elle a dû mettre en place pour suivre les cours.
Mais maintenant, qu'elle devra concilier étude, stage et bientôt un bébé.
Au début, Virginie garde la nouvelle pour elle.
Elle se dit qu'elle pourra sûrement s'organiser, jonglier entre ses cours, ses stages et sa grossesse.
Mais très vite, une annonce vient briser ce fragile équilibre.
La directrice de son programme informe les étudiants qu'un stage est obligatoire pour obtenir le diplôme,
et qu'il est absolument impossible de le reporter ou de le décaler.
Le cœur de Virginie se sert.
Comment réussir ce stage alors qu'elle doit accoucher en plein milieu de la période prévue ?
Elle se sent obligée d'aller parler de sa situation à la directrice.
L'entretien a difficile.
Virginie s'en pesait sur elle le regard de celle qui juge cette grossesse comme une complication.
Pourtant, elle ne se laisse pas démonter.
Avec calme et détermination, elle explique qu'elle est prête à tout faire pour suivre à la fois ses cours et effectuer son stage dans les délais.
Alors, elle assiste au cours le matin et se rend au stage l'après-midi.
C'est une victoire pour Virginie.
Elle accouche finalement avec trois semaines d'avance, épuisée mais soulagée.
Son bébé est en bonne santé, et même si les premiers jours sont un tourbillon d'émotion et de fatigue,
elle n'a jamais été aussi fière d'elle-même.
A son retour de maternité, elle doit reprendre les cours et réviser pour les examens de fin d'année, qui ont lieu un mois après.
Le bébé pleure la nuit, la privon de sommeil, mais Virginie fuise dans des ressources qu'elle ne soupçonnait pas avoir.
Elle fait preuve d'une organisation extraordinaire pour réussir cet équilibre entre sa vie de jeune maman et son rêve de carrière.
Chaque révision devient un moment précieux où elle se concentre avec intensité,
profitant de chaque minute pendant que son bébé dort pour étudier, relire ses notes et s'entraîner.
Virginie a souvent envie d'abandonner. Dans ces moments-là, elle se rappelle pourquoi elle a choisi le droit.
J'ai voulu être la voix de ceux qui n'en ont pas. Et à chaque fois qu'elle doute, elle regarde son bébé et trouve en lui une force nouvelle.
Elle veut que son enfant sache que sa maman n'a jamais renoncé, même quand tout semblait perdu.
Lors des examens finaux, Virginie se présente.
Elle a très peur parce qu'elle n'a que quelques semaines de révision derrière elle, alors que ses camarades ont eu des mois et des mois pour se préparer.
Mais elle ne laisse rien transpirer.
Quelques semaines plus tard, elle apprend qu'elle a réussi ses examens.
Ce jour-là, elle ressent un bonheur profond et une fierté inégalée.
La directrice lui dit avec un sourire,
« Virginie, je me rappellerais longtemps de vous, vous êtes une force de la nature ».
Quand enfin, après un concours très difficile, Virginie arrive à l'école du barreau pour apprendre le métier d'avocate.
Les difficultés sont loin d'être terminées.
Lors d'un entretien pour trouver un stage, l'avocat qui la reçoit, lui lance en pleine figure.
Mais mademoiselle, je ne comprends pas comment une personne comme vous peut prétendre exercer la profession d'avocat.
Alors, Virginie doute très fort.
Elle se demande si toutes ses aînés d'études en valaient la peine,
si elle ne s'est pas finalement trompée en obstinant.
Et une fois encore, elle répond du tac au tac.
Je crois que vous n'avez rien compris à la profession d'avocat.
Justement, je suis là pour défendre des victimes de personnes comme vous, celles qui ne peuvent pas se défendre.
Au revoir.
À nouveau, le miracle se produit.
Elle est prise en stage.
Et six mois plus tard, elle obtient son diplôme d'avocate, enceinte de son deuxième enfant.
Elle accouche dix jours après la dernière épreuve.
Et le plus beau, elle n'a même pas besoin de chercher du travail.
Deux cabinets d'avocats veulent déjà l'embaucher.
Cette période marque un tournant dans la vie de Virginie.
Elle comprend que malgré toutes les embûches, malgré les doutes des autres et les siens,
elle a accompli l'impossible.
Sa persévérance a triomphée et elle en sort plus forte, avec une confiance nouvelle.
Désormais, elle sait qu'elle est capable de surmonter n'importe quel obstacle.
Et cela devient une source d'inspiration qu'elle porte en elle pour les défis futurs.
Elle a fait plus que réussir son diplôme.
Elle a prouvé qu'avec détermination et courage, aucun rêve n'est hors de portée.
Virginie est la première avocate sourde en France.
Elle est maman de deux enfants nés sourds.
Il y a quelques années, elle a participé à l'émission Le Grand Oral, présenté par Laurent Ruckier.
En 2020, elle a été sélectionnée parmi les 40 femmes inspirantes en France,
selon le magazine très sérieux Force, et fait même la couverture.
Elle a sorti le livre « Abandonner Jamais ».
Elle a aussi eu sa propre émission de télévision, dans laquelle elle l'intervuvait des personnes.
La France lui a donné une médaille pour lui exprimer son admiration, l'ordre national du mérite.
Et aujourd'hui, elle donne des conférences inspirantes partout dans le monde.
Nouvelles héroïnes !
Alors, chers nouvelles héroïnes, l'histoire de Virginie invite chaque jeune fille à se donner le droit de rêver grand,
de ne laisser aucune limite, vous arrêter, et de toujours imaginer des solutions créatives pour surmonter les obstacles.
Son enfance avait été insouciante, son adolescence compliquée, et aujourd'hui Virginie est épanouillée très heureuse.
Et psst ! Si tu fermes les yeux, je vais te partager son mantra favori.
Je ne suis pas ce qu'il m'arrive, je suis ce que je choisis de devenir.
Un mantra puissant pour t'aider à croire en toi et à créer une vie qui te ressemble.
Nouvelles héroïnes !
Voilà, c'était l'histoire de Virginie de la lande, ou plutôt le début de la grande histoire de sa vie. J'espère que ça t'a plu.
Si tu as aimé cette nouvelle histoire, dis-le au moins en laissant un commentaire et 5 étoiles sur Apple Podcasts,
ou Spotify, comme Meili, qui est écrit dans le journal Actu Brac de son collège, George Brac dans le 76,
ou en demandant à tes parents de m'envoyer un message vocal sur le répondeur ou écrit sur Instagram.
Et avant de te laisser retourner à tes occupations ou rêver encore plus grand,
Nouvelles Héroïnes est aussi disponible en livre. Tu peux le retrouver chez ton libraire préféré ou en ligne.
Je mets tous les liens dans la description de l'épisode.
Ton soutien est tellement précieux pour continuer de raconter ces histoires à encore plus de filles et de garçons.
Je compte sur toi pour en parler à ton école, à ton cours de danse, de théâtre, de football, à ta boulangerre, et même aux contrôleurs de bus.
À bientôt avec...
Nouvelles héroïnes !