
Le fabuleux voyage de Magellan
Durée: 17m25s
Date de sortie: 26/11/2024
durée : 00:17:25 - Les Odyssées - En 1519, le grand navigateur portugais Fernando de Magellan tente de rejoindre les Indes en passant par l'Ouest. Tempêtes, naufrages, trahisons : un beau programme l'attend. Voici l'Odyssée d'une folle expédition, celle qui sans le chercher, deviendra le premier tour du monde de l'humanité !
Dans les années 1500, les Européens ne connaissent encore qu'une petite partie de notre monde.
C'est sans compter l'audace de quelques explorateurs fous prêts à tenter l'impossible.
Découvrir, voilà qui fait battre le cœur de l'humanité.
Oui, enfin. Il y a aussi les plaisirs du ventre.
En ces années-là, les bateaux rentrent de lointaines expéditions à l'est, les cales chargées de richesse et d'épices.
Oh, une passée de poivre de la canneille.
Ces nouveaux aromates enchantent les seigneurs et les rois.
Ah ça, les Européens sont de sacrés gloutons qui en veulent plus, toujours plus.
Une course à l'exploration commence.
Quel royaume rapportera le plus d'épices et de richesses, qui y trouvera les routes les plus rapides et dominera les mers.
Au passée de Manab.
Fernando de Magellan est un navigateur portugais.
D'ailleurs sa barbe et ses yeux sombres, ils moulinent un sacré projet.
Découvrir une nouvelle voie pour rejoindre les Indes orientales à l'Est en mettant le cap à l'Ouest.
Diable, mais pourquoi voguez dans la direction opposée ?
Depuis peu, les Européens savent qu'il existe après l'Atlantique, par-delà l'Amérique,
un autre grand océan qui pourrait conduire Bingo jusqu'en Asie.
Oui mais, pour l'atteindre, encore faut qu'il trouve un passage.
D'après Magellan, il devrait se situer quelque part, tout au sud de l'Amérique de Sud.
Ce dangereux voyage, beaucoup l'ont tenté, tous ont des souhaits.
Zip ton kawai et tient-toi après. Si tu as le mal de maitre...
Eh bien, eh bien, eh bien, eh bien, eh bien, eh bien, eh bien...
De moi là ton père !
Voici l'odyssée et de la plus audacieuse de toutes les expéditions.
Celle qui, sans le chercher, deviendra le premier tour du monde de l'humanité.
Sévi, Espagne, 10 août 1519.
Sous le brûlant soleil de l'été, un homme va et vient en faisant virvolter sa cape.
Nerveux, tendu, et de la mer.
Transpirent, Fernando de Magellan fait les sans pas devant le port.
J'hallucine, c'est ça les 5 magnifiques navires qu'il m'a promis ?
C'est avec ses cockies de noix que je suis censé lui remplir les poches ?
Ah, il m'a bien roulé le merlu.
Le merlu, c'est le roi d'Espagne.
Le jeune Charles Ier a accepté de financer son expédition,
à la condition expresse que Magellan plante le drapeau espagnol sur les fameux îles Moluc.
5 kilos épices, appelés aujourd'hui Indonesia,
ou pouce, le pressuclot de Jiroffle.
Euh, mais je pense... l'Espagne ?
Oh, ça va alors, je sais ce que vous pensez, que je suis portugais, nia nia nia,
que j'aurais mieux fait de proposer mes services à mon pays, nia nia nia,
mais le roi du Portugal a refusé de m'augmenter.
Alors oui, je suis allé voir la concurrence.
Depuis le traité de Tordesillas, ordonné par le Pape en 1494,
l'Espagne et le Portugal se partagent le monde.
L'Est appartient au Portugal, l'Ouest, à l'Espagne.
Si Magellan trouve son fameux passage à l'Ouest,
le roi d'Espagne pourra doubler son concurrent.
Chacun veut croquer dans le gâteau en premier, du don, pas gêner les frolluquets.
A la tombée de la nuit, le San Antonio, le Trénidad, le Conceptionne,
le Victoria et le Santiago, les cinq navires de l'expédition de Magellan, lèvent l'ancre.
À leur bord, 237 hommes, venus d'Italie, de France, d'Afrique, de Grèce.
Cette tête brûlée, largues les amars, pour au moins deux ans.
Capsu de Sulweil, c'est pas.
Le 20 septembre, l'Europe est déjà loin.
Autour d'eux, rien que de l'eau.
Bleu et verte, calmes, agités, écumeuse toujours l'Atlantique.
À bord d'une Victoria dans sa cabine, Magellan a le nez rivé dans ses cartes.
Respire, Fernando, respire.
Ok, on descend le long des côtes de l'Afrique.
Puis on tourne à droite.
Là, on avance, on avance, on avance, jusqu'à toucher l'Amérique du Sud.
Et ensuite, on descend, on descend.
Et ma foi, on cherche.
Repuré, j'ai pas intérêt à me gaufrer.
Je vous le confirme, hein.
Vu l'ambiance à bord, ce serait pas du luxe.
Les quatre autres navires sont dirigés par des capitaines espagnols
qui n'ont pas Magellan à la bonne.
Parmi eux, un certain Juan Descartagenas.
Hé, psps, vous ne trouvez pas ça bizarre,
une expédition espagnole dirigée par un portugais ?
Tention, rivalité, préjugée.
Oh, les humains sont fatigants !
À l'approche de l'équateur,
l'expédition affroute ses premières tempêtes.
Vous naviguez avec vos pieds ou quoi ?
J'ai dit ma bord, pas de ribord !
Si vos oreilles sont bouchées, allez chez le charcutier !
Après avoir traversé l'Atlantique,
la flotte atteint le Brésil.
Le 13 décembre 1519,
les navires jettent l'ancre
dans la baie de Santalusia,
connue aujourd'hui sous le nom de Ryo de Janeiro.
Si tout est barqué,
les marins explorent des environs.
Ça fait du bien de se dégourdir les gambettes.
Allez, un peu d'exercice.
Ah, les dons que j'ai térouillés !
Antonio Pigaffetta est un marin italien.
Le bonhomme, on prend plein les mérites !
Oh, que c'est beau !
La nature est foisonnante !
Oh la la, magnifique !
C'est quoi cette feuille ?
Tu te fais tu me cacomètre ?
Hé ! Hé les gars !
On dirait qu'il y a du monde par ici !
Bonjour, no !
Qu'y a-t-il, Antonio ?
Ah oui, Mincellino, comment ça comprend ?
Il y a pas quelqu'un qui pourrait traduire ?
Tous les soirs, Antonio note ses impressions de voyage
dans son journal.
Les peuples de la région vivent jusqu'à 140 ans.
Ils se déplacent dans des longs barques appelées canoés.
Ah oui, et j'oubliais,
nous avons fait ensemble de très bonnes affaires.
Antonio a troqué un petit miroir et un ciseau
contre des dizaines de perroquets et au moins six poules.
Alors, de bonnes affaires ?
Oui, mais ça dépend vraiment pour qui.
L'expédition poursuit sa route en direction du sud.
Il fait de plus en plus froid.
Magellan a les yeux rivés sur la côte.
Il cherche sans relâche son fameux passage,
celui qui permettra de se foufiler jusqu'à l'autre mer,
derrière l'Amérique.
Le 12 janvier, il aperçoit un brado,
sans gouffrer dans la terre.
Il est là ! Je l'ai trouvé !
Faites sonner la cloche ! Ah non, attendez, attendez.
En fait, j'ai mal vu, non,
c'est l'embouchure du fleuve Rio de la Plata, autant pour moi.
A bord du son Antonio,
Juan de Cartagena commence à perdre patience.
Vous me dis, ce qu'on fait là,
à Skyer les Michs, entouré de pingouins ?
En fait, ce sont des manchots.
Qu'est-ce que tu racontes ?
Tu vois des marins qui n'ont pas de bras, toi ?
Ah non !
Les manchots, ce sont des animaux.
Ils ressemblent à des mangoins, mais ils savent qu'ils ne peuvent pas voler.
Ah oui, bref, le guzz qui nous commande,
ne sait vraiment pas où il va.
Tiens, mais j'y pense.
C'est peut-être bon, ces bestioles !
Depuis quelques semaines,
les calçons vident.
Le froid est terrible.
Magellan décide de passer l'hiver
dans la baie de San Julian,
plus au sud.
Voilà, on se met à la brille, le temps de...
Tandis que Magellan reprend des forces,
Juan de Cartagena,
qui veut forcer la flotte à rentrer en Espagne,
prépare un sale coup.
On a intérêt à Gervit Lila.
Les barques sont prêtes ? Vous avez vos fusils ?
C'est parti !
Allons-y, les gars.
Ok, on y est.
Un, deux, trois,
à la bordade !
Juan, c'est de vrai.
Il peut prendre les contrôles de trois bâtons.
En purée, il a la majorité !
Mais Magellan n'a pas dit son dernier mot.
Requinqué par sa sieste,
plus en forme que jamais,
il réussit à récupérer les navires en deux temps.
Trois mouvements !
Au bout d'être trois ou quatre,
enfin, ça revient peu de temps, quoi.
Alors, le repel, c'est moins le malin ?
Juan de Cartagena
est débarqué à terre, il les copre-stors.
Je dirais bien à la prochaine, mais j'en doute.
Les catastrophes, hélas, adorent voyager en groupe.
De mois plus tard, le Santiago fait nos frages.
Bon, bon, bon, bon...
À part ça,
les marins font de nouvelles rencontres dans la région.
Les habitants de la baie de San Rulian
sont aussi grands que des géants.
Nous les avons appelés Patagon.
Ces Patagon ne voient pas l'arrivée
de ces étrangers d'un très bon œil.
Alors, quelques flèches en poisonées,
voltissiez-la !
Et puis, le temps sera douci.
Dis donc, Antonio,
il serait temps de tomber la doux-doux de mon vieux.
L'expédition reprend sa route,
plus au sud, encore.
Ouais, il serait vraiment temps de le trouver ce passage.
Le 21 octobre, 1520,
la flotte découvre au milieu des terres
une grande ouverture.
Sur As-Laban !
Magellan doit être sûr de son coup.
Il envoie deux bateaux en repérage.
Allez voir s'il y a bien une merde de l'autre.
On va le faire sur l'autre côté.
Alors oui, les bateaux sont vants,
mais elles asent un seul et deux retours.
Ah, les traîtres ! Ils sont retournés en Espagne !
Oh, encore un coup dur !
Cela dit, il y a une bonne nouvelle.
Le fameux passage est enfin trouvé !
Vaigewaig, l'expédition qui ne compte plus que 3 navires
s'en gonfrent dans les couloirs d'eau.
Etroits et extrêmement tortueux.
C'est un véritable labyrinthe.
Au cou devant, ils tempèrent de se succèdre.
38 jours plus tard,
soudain, l'horizon s'élargit.
Les bateaux sont arrivés dans la grande mer.
Magellan pleure des larmes de joie.
On a réussi !
Comment vous dites déjà alors ?
Ah oui, Yopi !
Ce passage, qui relie l'Atlantique à l'océan pacifique,
portera désormais son nom.
Le D2... Non, pardon.
1, 2, 3... Oui, le D3 de Magellan !
Et maintenant,
capture les Molucs, les fameux îles aux épices !
Ah oui, c'est vrai qu'on est venus pour ça, après tout.
La traversée du Pacifique n'est pas une partie de plaisir.
Durant 3 mois et 20 jours,
les navires ne croissent aucune terre.
Sans possibilité de se ravitailler,
les marins mangent de vieux biscuits,
plein de verre,
trempés du Rhin d'orat.
La soif, terrible,
roule les bouches, pâteuses.
Terre ! Terre en vue !
Enfin, autour du 16 mars,
les bateaux accostent dans un archipel,
un groupe d'îles,
qui sera plus tard appelé,
les Philippines.
Recoverte de grandes montagnes
et de forêts tropicales,
ces îles absolument paradisiaques
produisent un peu d'or
et regorgent des gingembres.
Est-ce la beauté des paysages ?
Les délicieux jus de frein ?
Ou le soleil qui tape un peu trop fort ?
Magellan se sent tout à coup investi
d'une mission divine.
Il arrive à convaincre le roi et la reine des lieux
de se couvertir au catholicisme.
Grisé par ce succès,
l'explorateur veut changer la religion des habitants
de toutes les îles à l'entour.
Et évidemment, ça ne plaît pas beaucoup.
Lors d'une escarre mouche,
sur l'île de Mactan,
il meurt,
transpercée par une flèche.
Magellan n'atteindra jamais les îles Moluc.
L'expédition Quantael
vogra bien jusqu'à ces fameuses îles aux épices.
Et même au-delà,
puisqu'après molte péripétie,
les survivants finiront par faire le tour du monde.
Des cinq bateaux partaient en 1519.
Un seul,
le Victoria,
sera de retour en 1522.
Le périple aura duré 1124 jours.
Sur un atlas,
paru quelques années plus tard,
le fameux Victoria,
qui était le bateau de Magellan,
est représenté toutefois le dehors,
avec ce petit texte,
juste en dessous.
J'ai été le premier bateau à faire le tour du monde.
Les voies, elles sont mises ailes.
La gloire, ma récompense.
La mer, mon combat.
Oh bah je sais pas où mais...
Oh la la, les bateaux qui parlent à moi.
Chaque fois...
Oh bah ça m'aime eux quoi.
Et surtout, n'oubliez pas,
Vive les grandes aventures !
Derrière cet épisode, Il ya
Marion Lolaix,
Chantal Le Montagnier,
Basil Boccaire,
Melissa Etroi,
et moi, leur grand besoin son.
A l'élo!
Selon la légende,
c'est Magellan qui aurait donné son nom
à l'Ocien Pacifique.
Il l'aurait trouvé tellement paisible
qu'il aurait appelé...
Ah!
Mar Pacifico!
Les infos glanées
Lesodyssées
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