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Compte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé chéri FM.
L'île de Zélande entre déesse et géante,
d'après la mythologie nordique.
Parmi les mythologies qui peuplent nos imaginaires,
la mythologie nordique est des plus riches.
Les recueils du XIIIe siècle déroulent les naissances,
les guerres et les hauts faits des divinités et des royaumes.
Leurs aventures ont nourri des siècles durant
une vision commune du monde pour la Suède, le Danemark,
l'Islande ou encore la Norvège.
Notre histoire se déroule entre deux de ces pays,
sur l'île de Zélande.
Cette île abrite aujourd'hui la capitale du Danemark, Copenhague.
Mais elle est aussi tellement proche de la Suède qu'un pont l'Éruly.
D'où vient donc cette île ?
Et pourquoi la mer autour est-elle salée ?
Nous trouverons la réponse dans les légendes.
Parmi les dieux nordiques, le plus grand était sans doute Odin.
Car il était le père de toute chose,
tout à la fois Dieu de la guerre et du savoir,
des morts et de la victoire, de la magie et des prophéties.
Odin connaissait donc l'avenir.
Il savait que face à l'empire romain,
c'était dans les pays du Nord que serait sa postérité.
Aussi avait-il envoyé ses fils conquérir des terres de l'Allemagne à l'Angleterre.
Lui-même choisit de s'établir plus au Nord encore,
au Danemark, sur l'île de Fionaud.
De l'autre côté de la mer se trouvait la Suède
et son illustre roi, Guilvie.
Tout homme que Fugilvie, Odin l'avait pris pour rival
et sa prospérité l'exaspérait.
Après ses fils, Odin convoquait un jour sa fille, Gephune,
et lui dit ceci.
Il est temps de t'établir toi aussi.
Par vers le Nord-Est et trouve-toi un pays.
Le Nord-Est !
Gephune compris les intentions de son père.
Elle volerait donc une terre à la Suède et à son rival, Guilvie.
Bien que la déesse fût une grande guerrière,
elle décida plutôt d'employer sa ruse.
Sachant le roi Guilvie pront à l'ennui,
elle se déguisa en vagues abondes pour se présenter au palais.
Sa majesté aimerait-elle voir un peu de magie ?
Bien sûr, elle limita ses défaits pour ne pas trahir sa divinité.
Mais ses pouvoirs étaient si grands que ses tours les plus communs suffirent à égayer le roi.
Enfin je m'abuse ! Comment puis-je te récompenser ?
Gephune s'inclina.
Sire, je suis fatiguée des routes. Je souhaiterais une terre pour m'y installer.
Le roi se sentait d'humeur généreuse.
Tu choisiras une terre et l'abourras toute une journée.
Le sol que tu auras retourné t'appartiendra.
Voilà qui était parfait.
Gephune commença par filer dans les montagnes et s'unir un géant.
Elle en enfanta quatre fils, quatre géants comme lui.
Elle transforma alors ses fils en beux, puis les atelats à une charme.
Elle était prête.
Ainsi équipée, elle revint trouver le roi.
Je labourrerai les terres qui font face à l'île d'odin.
Le roi réfléchit.
Cette région était particulièrement fertile.
Mais, seule à la tâche, cette femme ne risquait pas de lui coûter cher.
Soit, quelle labourre, ce qu'elle voulait !
Au matin, Gephune se mit à l'ouvrage.
Même déguisées en beux, ces géants de fils gardaient leur force.
La terre tremblait quand le soc s'y enfonçait.
Et ils le traînaient en quelques instants sur des kilomètres.
Mais pourquoi Gephune les menait-elle tout droit ?
Le sol de son champ serait bien trop étroit.
Le soir tomba et l'atelage, partie de la mer, arrive à, à la mer.
Il avait traversé la région de part en part.
Alors, un grand craquement retentit.
Les fils de Gephune avaient labouré si profond que ce bout du pays se détachait de la Suède.
Debout sur ce qui serait désormais son île,
Gephune riait en voyant le roi Guilvie sur l'autre rive qui t'empêtait.
De l'autre côté, Odin, lui, depuis la Fionie, contemplait sa fille avec fierté.
L'île de Zélande était née.
Son nom, en danois, signifiait le pays de la mer.
Les années passèrent et la terre demeurait prospère.
A force de richesse et de victoire sur les Romains,
le royaume de Zélande fut bientôt le plus illustre des royaumes du Nord.
Et les rois qui succédaient à Gephune en étaient les plus respectés.
Un empereur romain, Auguste, déclara un jour la paix sur le monde et les combats partout s'essèrent.
Dans les pays du Nord, la gloire en revint tout naturellement à Freudie, qui régnait sur Zélande en ce temps-là.
Et on appela cette trêve la paix de Freudie.
Pourtant, le roi Freudie n'était pas satisfait.
Il aurait aimé être un grand roi digne des plus grandes sagas.
Or, il savait, lui, qu'il n'était pour rien dans cette paix, ni dans la richesse de Zélande.
Il était d'autant plus frustré que Lille abritait un étrange moulin qu'on appelait Grotty.
La pierre en était immense et magique.
On disait que le moulin pouvait produire tout ce que l'on désirait.
Si seulement il pouvait le faire tourner, alors ce serait vraiment à lui, le roi, que Lille devraient s'est bien fait.
Mais il avait beau recruter les hommes les plus forts, à te les beuses et chevaux.
Rien n'y faisait.
La pierre jamais ne bougeait et Freudie ruminait son médiocre destin.
Un jour, cependant, alors qu'il était en visite à la cour du roi de Suède, l'espoir revint.
Le roi folnière vantait les mérites de deux géantes, Fénia et Ménia, qui le servaient.
Elles étaient prétendées-t-il d'une force sans pareille.
S'aurait-elle tourné le moulin ?
Freudie était prête à tout.
Il offrit une telle fortune aux rois de Suède que celui-ci accepta de lui céder les géantes.
Fénia et Ménia n'avaient plus qu'à le suivre.
Peu leur importait tant qu'elles demeuraient ensemble.
De retour sur l'île, Freudie conduisit aussitôt les géantes au moulin de Grotty.
Allait-il enfin tenir ses promesses ?
Le roi pria en regardant les géantes s'installer.
Frémie, quand elle se mire ta poussée,
hurla, quand dans un immense craquement, la pierre se mit à tourner.
Victoire ! Mais vite, il fallait exprimer un souhait.
Moulez, drôque ! Moulez, plus fort ! Et donnez-moi de l'or !
Et à chaque tour de moulin, de l'or jaïcée.
Fénia et Ménia souriaient.
À ce rythme, leur labeur serait vite accomplie, et elles reposeraient bientôt toutes dedans leur lit.
Quand à Freudie, il exultait.
Il tenait enfin l'exploit qui ferait de lui le plus grand des rois.
Il n'avait plus qu'à rêver, et le moulin l'exoserait.
Que pouvait-il encore souhaiter ?
Ah ! La paix !
Qu'elle soit vraiment la paix de Freudie !
Les géantes obéiraient, et moulairent un tour pour l'or, un tour pour la paix.
Comme les combats avaient cessé depuis longtemps, elles apaisaient plutôt les jalousies, les querelles et toutes les sombres passions.
L'île, à chaque tour, devenait plus sereine.
Elle tournait et se reposait le soir.
Mais les demandes de Freudie se faisaient plus pressantes.
Ils souhaitaient maintenant pour son peuple, le bonheur et une bonne dose de chance.
Alors les géantes moulaient plus fort, et pour se donner du courage, elles chantaient.
Nous tournons le moulin de l'or des plus fins,
La paix jusqu'au confin, félicité sans fin, et la chance pour demain.
Et tout était exaucé.
Les terres produisaient des récoltes extraordinaires.
Les vaches m'étaient bas plusieurs fois dans l'année.
Les familles se multipliaient dans la paix des coeurs,
et le territoire autrefois tracé par Gephune semblait s'accroître de toute cette richesse.
Les habitants de l'île n'avaient plus qu'à se reposer, chanter, danser, en attendant de cueillir les fruits du moulin.
Seul les géantes trimaient, car Freudie était insatiable.
Au fond, ce qu'il souhaitait, c'était le pouvoir.
Chaque jour, l'heure du roupeau reculait pour Fénya et Ménya.
Vous reprendrez le travail, dès que le conco chantera.
Elle se mireta protestée.
N'avons-nous pas assez tourné le moulin pour toi ?
Laisse-nous donc goûter un peu d'oisiveté.
Le roi tremblait à l'idée qu'elle puisse se rebeller.
Alors, un jour, profitant de ce que les géantes aient le front baissé sous l'effort, ils signent à ses gardes.
En un mouvement, ils leur passèrent des bracelets de fer si épais que même leur force ne pourrait les briser.
Fénya et Ménya étaient désormais prisonnières du moulin.
Elles tournaient, jour et nuit, ne pouvant plus jamais se reposer, ni se retrouver.
Cette tréterise révolta les géantes, mais elles n'en montraient rien.
Elles sauraient bien se venger.
Tous le jour, elles continuèrent à chanter.
Et Frodis se réjouit de les voir si résignés.
Mais quand la nuit tomba et que tout s'adonnerait au sommeil ou au festivité, alors leur chant s'assombrit.
Nous tournons le moulin, tu le regretteras demain, car c'est tu qui sont émenières, c'est tu biens qui sont leurs pères.
Elles chantèrent ainsi leur naissance parmi les géants et invoquaient leur pouvoir.
Elles chantèrent leurs exploits et décrivaient leurs histoires.
Les rois servis et combattus, les aventures vécues et cette servitude qui les déshonorait.
Elles chantèrent le moulin aussi et sa pierre qu'elles connaissaient bien,
car il s'agissait de la pointe d'une montagne qu'elles avaient autrefois de leurs mains aplaties.
Elles chantèrent enfin l'amour qui les unissait depuis toujours.
Pendant qu'elles chantèrent, elles tournaient encore, mais cette fois elles moulaient leur vengeance.
Du moulin sortait des armes, des bateaux et des soldats, en parant les hommes se dressaient pour aller sur la côte attendre le combat.
Le chant des géantes désormais prédisait l'avenir. Elles voyaient pour Freudie des peines, des morts et la ruine.
Enfin, Feña et Ménya tournèrent pour la dernière fois et apparaissent un roi.
Missingers serait leur vangeur.
Alors seulement les géantes s'arrêtèrent. Elles avaient assez moulé.
Ce matin-là, comme tous les matins, Freudie vint voir le grottis.
Pourquoi ne moulez-vous pas ? Allez, plus vite, plus fort !
Hivre de son pouvoir, ils ne suient entendre le danger. Les géantes certes s'étaient remises à mouler, mais elles chantaient désormais.
Nous tournons le moulin pour leur le plus fin. Félicité sans fin de la chance pour demain.
Mais il manquait la paix. C'est que pendant ce temps, les troupes de Missingers attaquaient.
La victoire fut rapide. Les habitants de Zélande s'étaient si bien habitués à loisifter qu'ils n'offrirent aucune défense.
Bientôt, les géantes virent arriver leur roi victorieux.
Enfin, prends ce marteau et casse nos chaînes. Mais une nouvelle trahison les attendait.
Au lieu de les aider, Missingers ordonna à ses soldats, ses soldats même que les géantes avaient créés,
de porter le grottis et les menières jusqu'à son bateau.
C'était à son tour de les faire trimer. Et plus question cette fois de félicité, ces demandes étaient bien plus prosaïques.
Le soir même, au dîner, trouvant son plat un peu fade, il se tourna vers Féna et Ménia.
« Il me manque du sel, moulé, plus vite que ça ! »
Les géantes se regardèrent et d'un seul cœur, d'un seul esprit se mirent à l'ouvrage.
« Nous tournons le moulin, donne-nous du sel bien faim. »
« En avez-vous assez, mon roi ? »
Demanda vite Féna.
« Assez ? Oui ! Arrêtez ! »
Saga s'allera. Déjà, le sel se répandait sur le sol.
« Oh non, elle est bien faim ! »
Reprit Ménia.
« Je vous dis de vous arrêter ! »
Criait-il encore, tandis que le sel grimpait sur son corps.
Bientôt, son cri s'est éni.
Sous le sel, il était en sevel.
Les géantes pourtant n'arrêtèrent pas de mouler.
Le grottier et ses pouvoirs suscitaient trop de tristes passions.
Mieux valaient qu'ils reposent dans les tréfonds.
Aussi mouler-t-elle, plus vite, plus fort, jusqu'à ce qu'il ait eu tant de sel,
si lourd qu'il fit sombrer le bateau.
Alors seulement, elle s'arrêtaire.
Et Féna et Ménia, après avoir passé leur vie à deux,
accueillir la mort, les yeux dans les yeux.
Quant au sel, ils se répandient dans les eaux.
Il y en avait tant que depuis ce jour, la mer est restée salée.
Voilà l'histoire de l'île de Zélande et de la mer autour.
Après la folie de Freudie, la vie de l'île retrouva son cours industrieuse et prospère.
Mais ces légendes continuèrent d'innourir l'imaginaire.
Ce n'est sans doute pas par hasard que, des siècles plus tard,
vécu sur cette île, Anderssen, l'un des plus grands compteurs de l'histoire.
Il fallait bien être au pays de la mer pour imaginer l'histoire de la petite Sirene.
Conte-moi, l'aventure est un podcast chéri FM réalisé par des amateurs de mythes.
A l'écriture, elle mouline les histoires, marions le moine.
A l'interprétation et au chant, Léa dégarait.
A l'enregistrement, il est d'or, cédrique le doré.
A la réalisation éomique et blond comme les blés, Adrien le blond.
A l'édition, elle laboure les textes, Anaïs Copman.
A la production, les deux géantes, Anne Cécile-Kiri et Sarah Conant.
On espère que cette histoire t'a plu.
On la dédie à tous ceux qui, comme Iris, Charlotte, Lila ou Olivia, nous disent adorer la mythologie.
N'hésite pas à nous dire ce que tu en penses toi aussi. Et à nous laisser des étoiles.
A bientôt pour une nouvelle aventure.