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Chérie FM
Conte-moi l'aventure.
Le podcast des histoires extraordinaires pour les enfants.
Un podcast signé chérie FM.
Les patins d'argent.
D'après le roman de Mary Maypest Dodge.
Depuis le XIXe siècle, des générations de lecteurs ont découvert la Hollande à travers ce roman.
Son autrice elle-même n'y avait jamais mis les pieds.
Mais elle avait tenté d'étudier ce pays qu'elle le décrivait à merveille.
Parmi les traditions hollandaises, il y a bien sûr la Saint-Nicola.
C'est là que les enfants reçoivent leur cadeau.
Ainsi commence le temps de Noël, un temps divers, de patinage, mais surtout de générosité.
Écoute donc l'histoire de la famille Brincaire.
Hans, attends, mon patin est mal mis.
J'arrive, Gretel.
Le jeune garçon se courut vite sa soeur.
En guise de patins, il portait de grossiers morceaux de bois retenus par des cordons de cuir,
Hans lui-même avait fabriqué.
Calacourrois avec ça et voilà.
Bientôt, les deux enfants s'élancent en riant sur les canaux gelés.
Ils rejoignent ainsi la foule des habitants de Brouk.
Des riches marchands aux paysans, tout le monde patinait.
C'est que la Hollande, qu'on appelle aussi les Pays-Bas, a une particularité étonnante.
Une grande partie de ces terres devrait être sous la mer.
On les a sortis de l'eau grâce à un système de canaux.
En hiver gelés, ils sont autant de routes de glace.
C'est en y travaillant que le père des enfants, Raph Brincaire, avait eu un accident.
Depuis, le pauvre homme ne savait plus son nom ni celui de ses enfants.
Ils ne parlaient plus, agar, empoids à des accès de folie.
Et bien sûr, ils ne savaient plus où étaient cachés leurs économies.
Mil florins qui avaient disparu.
Depuis dix ans, la mère Dantz et Gretel élevaient donc ses enfants, sans aide et sans le saut.
Elles auraient tant voulu leur offrir de vrais patins pour la Saint-Nicolas,
mais elles pénèrent déjà à leur fournir du pain.
16h.
Dans un tourbillon d'excitation, la bande des écoliers déboula sur le canal.
Le 20 décembre, le 20, une course de patins.
Les gagnants recevront des patins d'argent.
C'est sûr, c'est Hilda qui gagnera ce défi.
Ce compliment venait de Peter van Holp.
Ils deux visaient avec son frère Ludwig et Jacob Puth.
Il y avait aussi Wustenwalbert Schimelpennig et un garçon fort désagréable, Carl Schumel.
Parmi les filles ont compté la gentille voisine des brinqueurs, Annie Bowman,
l'insouciant Katrinka, la très fière Richie Korbs,
et enfin, bien sûr, la bonne Hilda van Gleck.
Voilà qu'Hilda s'avancée vers nos aînés.
Bonjour Hans, bonjour Gretel, vous participerai bien à la grande course ?
Hans répondit désolé.
Impossible avec ces patins de bois.
Mais nous viendrons regarder.
Hilda, rougissant de sa maladresse, voulu se rattraper.
J'ai de quoi acheter une paire.
Dites-moi, qui d'entre vous est le meilleur patinard ?
Oh, Gretel, sans hésiter. Mais nous ne pouvons accepter.
Hilda remarqua alors que Gretel portait un joli pendentif en bois.
Hans, c'est vous qui l'avez fabriqué ?
Alors je vous en commande un tout pareil.
Mais seulement si vous promettez d'acheter des patins.
Oh, eh bien, vous l'aurez demain.
Et Hans t'en parle.
Achetelé pour toi, Hans.
Ou sinon, sinon, prends un peu trop grand pour moi et un peu trop petit pour toi.
Ça ne marche pas comme ça, Gretel.
Hans n'en démordait pas.
Les patins seraient pour sa sœur.
Il fallait voir Gretel glisser le lendemain sur ses lames d'acier.
Sa jupe tournoyait comme une corolle de joie.
Et tous sur le canal admiraient cette charmante patineuse.
Seul Karl soufflait des déneus.
Imaginez-vous notre belle Richie concourir au côté de cette gardienne-doie ?
Peter, lui, inspiré par la bonne action d'Hilda,
commanda à son tour un pendentif à Hans.
Le lendemain, veille de la Saint-Nicola,
le jeune drinker avait de quoi acheter une deuxième paire de patins.
Le bon garçon tenta bien de donner l'argent à sa mère.
Pas question, Hans. Il est pour toi.
Alors, il partit les acheter à Amsterdam.
Il avançait guément quand il a perçu
le Dr. Buchmann, le plus grand chirurgien du pays.
Le médecin de son père disait qu'il n'y avait aucun moyen de le guérir.
Mais le Dr. Buchmann aurait peut-être une idée, lui.
Prenant son courage à demain, il interpella les minants chirurgiens.
Dr. ! Monsieur ? Je n'ai que quelques florins,
mais s'il vous plaît, venez voir mon père.
Vous êtes sa seule chance.
L'ardeur du garçon ému le Dr.
Je pars à Lade, mais je viendrai dans huit jours ses promis.
Et ce sera gratuit. Gardes ton argent.
C'est ainsi, Hans rentra chez lui avec deux trésors.
Les patins, tant désirés, et plus précieux encore,
l'espoir ravivé.
En ce soir de réveillon,
les tables de brouques débordaient de victuailles.
Partout, on allumait d'immenses bougies
pour faire briller les décorations.
Et Hilda et ses amis découvraient t'émerveiller des piles de cadeaux.
Les brinqueurs, eux, n'avaient ni festins, ni présents.
Mais ce soir-là, aucune maison n'était si pleine de gratitude
que leur misérable cabane.
Le lendemain matin, jour de la Saint-Nicolas,
une petite troupe s'élança sur le canal.
Les écoliers allaient patiner de ville en ville
pour faire visiter le pays à Ben, le cousin anglais de Jacob Poutine.
Aux autres, Amsterdam, Arlem, Les deux, aujourd'hui,
puis quelques jours à L'Aé,
et on rentrerait bien entraînés pour la grande course de patins.
Naturellement, Peter avait été nommé capitaine de l'expédition.
Tout le monde est là ? Allons-y !
Leur invité anglais était émerveillé.
Tous ces gens qui patinaient de bon cœur.
Et là, qu'était cette énorme machine qui fonça sur lui ?
Oh ! Un bateau trenneau !
Bouche B ? Ben oubliait presque de ses cartes.
Attention !
Il découvrit la beauté d'Amsterdam, toutes décorées pour les fêtes.
Son marché, les tailleurs de diamants.
Au musée, il admira la fameuse ronde de nuit de Rembrandt.
Mais déjà, il fallait se diriger vers Arlem, la capitale de la Tulipe.
Il était près d'une heure quand ils y arrivaient.
Ils avaient patiné toute la matinée.
Et le pauvre Jacob Booth était épuisé.
C'est bon maintenant. On peut déjeuner.
Peter porte à la main sa poche et ouvrit des yeux de Carl.
Oh ! J'ai perdu la bourse !
Il est beau retourner ses poches.
La bourse avait disparu, avec tout l'argent de l'expédition.
Carl ne cache pas son amertume.
Il n'y a plus qu'à faire demi-tour et le ventre vide.
Les garçons s'en retournaient donc piteux.
Lorsqu'ils tombèrent sur Hans, hors d'Alene.
Vous êtes là ! C'est à vous, n'est-ce pas ? Je l'ai trouvé par terre.
Et Hans de tendre sa bourse à Peter.
Ouais ! Hurrah !
Vive Hans ! Bravo !
Peter surtout était soulagé.
Il s'en était tant voulu.
Il proposa aux garçons de se joindre à eux, mais Hans refusa.
Je vais à Leide chercher le docteur Bookman.
Mon père a fait une crise et faille mettre le feu à la maison.
Maintenant, il est au plus mal. Le docteur est notre seule chance.
Peter est mu. Prie la main dense.
Rentrez vite chez vous. Nous allons justement à Leide.
Je préviendrai le docteur pour vous.
Les jours suivants furent si différents pour nos amis.
Hilda et les filles se préparaient à la course.
Regarde comme je vais vite !
Les garçons poursuivaient leur expédition.
Que c'est peul en haie !
Pendant ce temps, Hans et Gretel, eux, se morts-fondaient, voyant leur père déperir.
Gretel surtout.
Contrairement à Hans, elle était bébé lors de l'accident.
Et ne se souvenait pas du père aimant et joyeux qu'avait été Raph Brinker.
Elle s'en voulait de ne pas arriver à aimer cet homme, Hagar, qui faisait pleurer leur mère.
Enfin, le docteur Bookman arriva.
Peter avait tenu sa promesse.
Il examine Raph.
Et s'il n'y avait pas d'espoir...
Mais non, il souriait.
Je vais l'opérer.
Ah docteur, comment vous remercier ?
Attendez que ce soit fait.
Pendant l'opération, les Brinker se tordent et les mains.
Et si Raph ne se réveillait jamais...
Encore un peu d'atteinte et...
Oui, il remuait.
Il ouvrait les yeux et...
Miétier, ma chérie,
que se passe-t-il ?
Qui sont ces jeunes ?
Où sont les petits ?
La mère fondit en sanglots.
Pour la première fois depuis dix ans, son mari parlait.
Quand le pauvre Raph compris que ces jeunes étaient ces petits,
que dix ans s'étaient écoulés sans lui,
ses larmes se mirent à couler.
Mais bientôt, la joie de sa famille le gagnait.
Ils étaient si heureux de le retrouver.
Grétel riait de découvrir son père.
Cet homme tendre, intelligent,
qui lui chantait ses berces d'enfant.
Voilà un père qu'elle pouvait aimer.
Ma miétier, comment te remercier d'avoir pris soin de...
de moi ?
Comme cela a dû être difficile.
Heureusement que tu pouvais compter
sur les mille florins cachés sous le sol.
Sous le sol ?
C'est donc là qu'ils étaient ?
Vite, Hans et Grétel sortirent creuser le sol gelé.
Ils creusèrent, creusèrent,
sans rien trouver.
Les florins avaient disparu.
Comme ils en auraient eu besoin pourtant.
Raph devait manger de bonnes choses pour se remettre,
et ils n'avaient plus un sou.
Tant pis, Hans allait vendre ses patins.
Ils venaient de s'y résigner,
quand leurs voisines Annie leur rendit visite.
Elle voulait plaisanter pour dérider son pauvre ami.
Je suis la bonne fée.
Faites un vœu et je l'exhausserai.
Puis elle se mit à tournoyer sur elle-même
de plus en plus vite, jusqu'à tomber sur une vieille souche.
Oh ! La souche !
Mais bien sûr, c'était ça le sol,
le vieux qu'on avait coupé l'hiver dernier.
L'autre sol, le nouveau, n'existait pas à l'époque de Raph.
Hans coureux chercher de quoi creuser,
et quelques instants après.
Oui, le coffre était là.
Il embrassa Annie.
Son vœu était bel et bien exaucé.
Maman, maman !
Mietier pleura de soulagement en voyant l'argent.
Le père aurait de quoi guérir.
Les enfants mangeraient à leur fin.
Ils pourraient étudier, et elle, enfin, elle est un peu se reposer.
Le miracle était complet.
Les malheurs des brinqueurs étaient terminées.
Quelques jours plus tard, le fameux 20 décembre,
c'est une famille complète,
toutes de neuf vêtues et rayonnantes,
qui se rendit à la grande course.
Les jeunes, chaussées de leurs patins, étaient alignés au départ.
Avec leur tenue colorée, on eut dit un bouquet de tulips.
Ignorant les regards dénus de Carl et de Richie, Hans et Gretel les rejoignent.
Bonne chance, Peter.
Merci, Hans. Bonne chance.
Bonne chance, Ilda.
Merci, Gretel. A vous aussi, les amis.
Le sifflet, Sona.
C'était la première manche des filles.
Il fallait en gagner deux pour remporter la course.
Qui était cette petite tâche rouge qui filait loin devant les autres ?
C'était Gretel, bien sûr.
Elle semblait survoler la piste tant elle glissait vite,
se ment la fier Richie, faisant grimasser d'efforts catrinca,
devant sans même Ilda.
Derrière elle, le point jaune de catrinca remonta,
dépassant jusqu'à la robe bleue d'Ilda.
Mais Gretel restait en tête.
Demi tour, tout droit et oui, la première manche était gagnée.
Autour des garçons désormais.
Trois, deux, un, partez.
Le peloton s'élance.
Un patineur s'en détacha bientôt.
Non vers l'avant, mais vers l'arrière.
Jacob Puth épuisé, abandonné.
Devant, quelqu'un prenait la tête.
Hans, les brinqueurs emporterait-il les deux manches ?
Il s'est mis pour son cher Peter,
mais celui-ci, déterminé, regagna du chemin.
Allait-il dépasser Hans ?
Juste avant la ligne d'arrivée, Carl, fulminant,
fit une dernière remontée et les dépassa tous les deux.
La rage l'animait.
Or de question qu'un paysan le bat.
Encore deux coups de patin, plus qu'un, ça y est.
L'audieux Carl avait gagné.
La deuxième manche des filles commençait déjà.
Cette fois, c'est le bleu qui se distingue.
Il d'a s'imposa du début à la fin.
Et quand elle l'emporta, grêtelle applaudit de bon coeur.
Les garçons à nouveau.
L'enjeu était de taille.
Personne ne voulait voir Carl vainqueur.
Pour le devancer, Hans et Peter rivalisaient d'ardeurs.
Lequel de nos amis gagnerait ?
Les encouragements d'Ilda gagnèrent le cœur de Peter.
Un dernier effort et, ouf, il était vainqueur.
Troisième manche pour les filles maintenant.
Qui d'Ilda ou grêtelle emporterait la victoire ?
Une troisième gagnante entre Rettelle et Lys ?
Dans les gradins en folie, les familles, les amis,
criaient les prénoms de leurs favorites.
Et lorsque le ciflet, Sona,
toute patinerte avec plus d'ardeurs que jamais.
Mais l'as de leurs efforts,
grêtelle, véritable flamme, volait tout devant.
La petite mettait tout son cœur dans la course.
Elle qui voulait tant que son père soit fier d'elle.
C'était si beau à voir.
Elle était si rapide que quand elle passait à la ligne d'arrivée,
tous l'acclamèrent d'un seul cri.
Pas de doute, c'était-t-elle la reine des patineuses ?
La troisième manche des garçons s'acra aussi un vainqueur.
Ce fut Peter qui l'emporta.
Pas contre Hans, mais bien grâce à lui.
Juste avant la course,
voyant que Peter avait cassé la courroie de son patin,
Hans lui avait tendu la sienne.
Il lui devait bien ça.
Et puis, hors de question de laisser l'audieux Karl l'emporter.
Et c'est avec une vraie joie qu'il avait regardé Peter gagner.
Comme les vainqueurs étaient fiers de recevoir leur patin d'argent,
grêtelle agitait les siens et merveillait.
Et son rire raisonnait avec les clochettes qui les ornaient.
Quand on pense que quelques semaines avant,
elle patinait sur de vilaines planches de bois,
il fallait voir Raph Brinker se précipiter vers sa grêtelle,
la faire tournoyer dans ses bras.
Peut-on imaginer plus beau miracle de Noël ?
Tout ça, c'est au docteur Buchmann qu'il le devait.
Hans le lui rendrait bien,
car c'était décidé maintenant qu'il allait pouvoir étudier,
il deviendrait médecin.
Et il serait pour le docteur Buchmann le plus dévoué des apprentis.
En attendant, il filait sur la glace pour s'entraîner.
Car l'an prochain, il comptait bien lui aussi gagner les patins d'argent.
Conte-moi l'aventure est un podcast sherry FM
réalisé par de joyeux patineurs.
A l'écriture, la flèche bleue, Marion Le Moine.
A l'interprétation, la flamme verte, Léa Dégaré.
A la réalisation et au mix, Cédric Le Doré.
A l'édition, la tuliprose Anaïs Copman.
A la production, elles sont d'argent, Anne Cécile Kierry et Sarah Conant.
On espère que cette histoire t'a plu.
On pense en particulier à Lila, notre petite patineuse,
et à Céleste, Elvire et leur nouveau miracle à elle, le petit virgile.
Si tu veux d'autres histoires de Noël, n'hésite pas à écouter les aventures de Santa Claus.
Le vaillant soldat de plomb, Olaf et le roi hiver, ou encore, le chant de Noël.
A bientôt pour une nouvelle aventure.