✊ C'est quoi un syndicat ? | Radio DevOps Hors Série 1/3

Durée: 93m49s

Date de sortie: 30/10/2024

Bonjour, tu connais les syndicats ?

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Tu es curieux de savoir pourquoi le secteur de l'IT est si peu syndiqué ?

Rejoins-nous pour une discussion enflammée et passionnante avec mes super invités Camille D. et Liloumuloup.


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Sommaire

00:00 Introduction

08:30 Premier rapport avec le syndicat

14:54 La défense syndicale

26:27 L'importance de connaître ses droits

38:24 Le congé de formation

45:13 Créer un rapport de force avec les employeurs

01:01:28 L'effet collectif dans le syndicat

01:06:01 L'image de Solidaires et Sud

01:09:43 Les caisses de grève

01:16:59 La mauvaise image du syndicalisme


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Crédits

  • Christophe Chaudier : consultant indépendant au sein du collectif Lydra. Animateur du podcast de la communauté des Compagnons du DevOps. professeur vacataire à Télécom Saint-Étienne et au CFAI Loire. Découvre le : https://lydra.fr/ea-3-le-podcasteur-christophe | LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/cchaudier | Froggit : https://froggit.fr/
  • Camille D : SRE @ OVHcloud | Ses liens : https://solidaires-informatique.ovh
  • Liloumuloup : Admin Sys @ Bedrock, défenseuse syndicale du Rhône, streameuse de jeu vidéo de temps en temps ou sur le live SI, boulimique de lecture, aime expérimenter sur son serveur ou des nouvelles idées créatives mais ne termine jamais ses projets persos, un jour elle aura un blog pour en parler | Twitch : https://www.twitch.tv/solidaires_info et https://www.twitch.tv/liloumuloup | YouTube : https://www.youtube.com/user/liloumuloup | Instagram : https://www.instagram.com/liloumuloup


Habillage sonore

  • L'intro et la fin sont de Baptiste Gaillet : FullStack développeur avec une tendance DevOps au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, Fondateur et développeur de l'application BedFoodCoffee pour aider les personnes en difficultés. Après des études dans le son et différents métiers, il a effectué une reconversion professionnelle en 2015 pour devenir développeur (Formation diplômante dans le cadre d’un CIF). LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/baptiste-gaillet-223832b4 | Twitter : https://twitter.com/bat79a
  • La musique d'intro est "Tupac Lives" de John Bartmann : https://pixabay.com/fr/music
  • La musique de fin est "Passport" de Purple planet : https://www.purple-planet.com/passport


📜 Ce contenu est sous licence libre : CC BY-SA : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr

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Pourquoi il y a si peu de travailleuses et travailleurs s'indiquaient dans la tech et
dans la IT ? C'est la question qu'on s'est posé durant
un live, une libre antenne, que j'ai donnée sur ma chaîne YouTube.
Et en fait, les retours étaient très bons.
Les personnes qui ont assisté à la libre antenne ont trouvé le sujet très intéressant,
ce qui m'a poussé à me poser la question à est-ce que je peux transformer ce live
en podcast ? Et donc j'ai décidé de le faire.
Sauf qu'il y a un problème, c'est que ce live, cette libre antenne,
elle a duré 3h30 et je ne vais pas te balancer comme ça 3h30 de podcast dans le flux de podcast.
Alors même si nos podcasts y durent plus d'une heure, souvent, c'est pas une raison.
Donc j'ai décidé de le couper en trois et ça tombe bien parce que dans le live,
il y avait trois parties distinctes.
La première c'était, c'est quoi un syndicat ?
Du coup, dans l'épisode que tu vas écouter là,
on va parler du syndicalisme et on va définir ensemble ce qu'est un syndicat.
Dans le deuxième épisode hors-séric, tu vas pouvoir écouter dans quelques temps,
on va parler de pourquoi il y a justement si peu de syndicats parmi les salariés de l'IT et de la tech.
Et enfin, dans le dernier podcast, dans le dernier hors sujet,
tu vas pouvoir entendre notre discussion et nos arguments sur pourquoi rejoindre un syndicat.
Alors la qualité sonore est peut-être moins bonne que ce qu'on fait d'habitude
parce que c'est à live que je transforme en podcast.
Alors j'espère que même avec le traitement solar que je vais appliquer, ça passera.
En tout cas, moi, je te souhaite une bonne écoute.
Surtout, n'hésite pas à me dire en commentaire ou sur le forum des compagnons
si tu trouves cette initiative intéressante et si tu aimerais que je transforme d'autres live
librentaines en podcast puisque on en fait de temps en temps.
Et c'est souvent des gros sujets, des gros live qui durent plus de 3h30.
Et si tu es auditrice ou auditeur de ce podcast,
mais que tu n'as pas l'habitude d'aller sur la chaîne YouTube,
va voir ce que je fais sur la chaîne YouTube
parce qu'il n'y a pas que les podcasts sur la chaîne YouTube.
Il y a aussi des live et des vidéos.
Donc moi, je t'encourage à y aller, à t'abonner parce que c'est un autre flux pour moi pour discuter avec toi.
Bienvenue à toi, chers compagnons.
Dans cette nouvelle Librentaine, tu leur as compris,
on va explorer ensemble les différentes facettes du syndicalisme dans notre secteur
et on va essayer de comprendre pourquoi c'est un sujet si peu abordé.
Alors, instant de toi confortablement,
prends ton snack préféré, moi, c'est des fruits secs,
et prépare-toi pour un live qui promet d'être riche en débats et découverte.
Alors, je suis accompagné ce soir de deux invités absolument exceptionnels
qui vont nous aider à démystifier ce sujet qui est souvent tabou.
Alors pour celles, c'est ceux qui se demandent, oui, moi-même,
je suis syndiqué à solidaires informatiques comme mes deux invités, vous allez voir.
Et justement, c'était une expérience que je souhaitais partager avec toi
parce que je trouve qu'on n'en parle pas assez
et justement, j'ai découvert plein de choses ces deux dernières années.
Alors première chose, si le format te plaît, tu peux laisser un commentaire
et un petit pouce le, mais surtout, tu peux le partager sur les réseaux sociaux
parce que comme on est parti pour un certain moment, il faut que les gens arrivent.
Donc le concept du live, c'est quoi ?
C'est une libre antenne.
La libre antenne, c'est un talk show, un talk show où toi, tu peux prendre la parole.
Tu peux venir sur la scène, tu peux discuter avec nous.
Il y a de la place, viens, prends ta caméra ou ton micro ou ton smartphone.
Je ne sais pas. Tu peux venir.
T'as le lien en fait en commentaire épinglé du chat ou en premier lien en description.
Ça t'expliquera tout de comment faire pour venir.
Si tu as vu l'abandonne, ça t'as déjà expliqué comment venir.
Ce qu'on demande, c'est déjà un seul participant.
On va participer avec nous à la fois, sinon ça commence à faire beaucoup d'intervenants
puisque on sera quatre si il y a quelqu'un qui vient nous voir.
Des interventions courtes, plus ou moins longues.
En fait, on verra combien de gens qui attendent dans la salle d'attente.
Donc ce soir, on va parler syndicalisme et on a trois grandes parties.
Grosso modo, c'est quoi un syndicat ?
Pourquoi est-ce qu'on a peu de syndicats dans les salariés de l'IT ?
Et pourquoi c'est intéressant de rejoindre un syndicat ?
Alors, c'est un programme, c'est ambitieux.
Et on en a pour environ une heure et demi à deux heures.
Donc la dernière fois que j'ai dit ça, ça a duré quatre heures.
Donc je ne m'avance pas forcément beaucoup.
Alors, on a passé sur la vue où j'ai mes petits invités.
Et voilà, on est trois.
Ce soir, je suis avec deux invités.
Bonsoir à tous les deux.
Hello.
Bonsoir.
Est-ce que vous pouvez brièvement vous présenter en quelques mots,
me dire pourquoi est-ce que vous avez accepté de venir à cette libre antenne ?
Et on va commencer par Lilo Mouloul.
Donc du coup, Lilo Mouloul, j'ai 32 ans.
Je suis adminsis chez B-Drog depuis déjà deux ans.
Je suis aussi syndiqué à solidaires informatiques depuis déjà cinq ans,
je crois, six ans dans ces eaux-là.
Avant, j'étais élu CSE, puis j'ai changé de boîte.
Donc j'étais plus élu CSE et je suis devenu défenseuse syndicale
pour accompagner les salariés qui souhaitent aller défendre leurs droits au prud'homme.
Et donc après, à côté de ça,
je fais aussi du streaming de jeux vidéo de temps en temps
où j'interviens sur le live de solidaires informatiques.
J'aime un peu lire et je bricole souvent des trucs sur mon serveur perso.
Et puis voilà, c'est déjà pas mal.
C'est déjà pas mal, on est fait.
Et on a Camille aussi, Camille, est-ce que tu peux te présenter ?
Tout à fait.
Et bah moi, j'ai 44 ans.
Je suis reconverti.
J'ai pas fait toute ma carrière dans l'informatique.
J'ai fait de la mécanique avant, travaillé dans l'industrie,
plutôt dans le management.
D'ailleurs, on dureront tout ce temps.
Et depuis 2018, je suis reconverti dans l'IT.
Je passais par au point classrooms,
je fais un petit peu de Django.
Et depuis 2020, je suis chez OVH,
où aujourd'hui je suis représentant la section syndicale solidaires informatique.
Et je fais du 6 admins de stockage principalement.
Voilà, voilà.
J'aime beaucoup la montagne.
Pas trop le temps d'en faire en ce moment,
parce qu'effectivement, l'actualité est assez chargée de ce côté-là.
Et ce qui m'a motivé effectivement à parler de ça,
c'est que créer une section syndicale,
c'est ce qu'on a pu faire de notre côté.
C'est vraiment pas évident, on a eu du mal.
On sort effectivement à un environnement qui n'aime pas aborder le sujet.
Et du coup, dans l'idée,
c'est de se mettre autour de la table,
de baisse les pieds sur la table,
d'en parler, d'ouvrir le sujet pour permettre d'aborder le truc.
Un petit point de détail.
J'aborde ici un pseudonyme,
je ne me fais pas camiller en vrai,
mais je dirais que c'est une manière de faire passer un certain message,
chez Solidaires, notamment,
le syndicalisme, c'est une affaire collective.
Et à ce titre-là, même si je suis autorisé à m'exprimer
sur ce qu'on a pu faire et ce qu'on a pu publier,
l'important, c'est finalement ma personne que je souhaite mettre en avant.
Mais plus nous voleurs, nos idées, nos manières de voir l'avenir.
Voilà donc ici, par hasard,
mon prénom échappe au cours de la conversation,
pardonnez mes collègues.
Ce n'est pas très grave.
Au final, on peut très facilement savoir qui je suis.
Mais voilà, c'est l'histoire de Marquel Cool,
le côté pseudonyme,
il y a quelque chose qui se perd,
et la dimension collective du syndicalisme,
n'est pas forcément quelque chose qui est bien ancré dans nos métiers.
Voilà pour moi.
Tout à fait.
Et moi, c'est Christophe, c'est moi le doyen.
Du coup, j'ai 46 ans.
Je ne suis pas reconverti.
Je suis syndiqué depuis presque deux ans,
et je suis élu CSE depuis presque un an,
dans une coopérative d'entrepreneuse et d'entrepreneurs
qui s'appelle Oxalis.
Je suis syndiqué aussi à Solidaires Informatiques,
puisque j'ai choisi un syndicat métier pour moi.
Mais on aura l'occasion d'en parler plus tard
de comment choisir un syndicat.
Oui, alors on est tous solidaires,
mais bienvenue aux autres syndicats,
d'autres syndicats qui veulent bien discuter avec nous.
Il n'y a pas de problème.
Alors, on va aborder la question de, c'est quoi un syndicat ?
Et je me suis dit que, comme une entrée en matière,
ce serait bien de parler de notre premier rapport avec le syndicat.
Est-ce que vous vous souvenez-vous,
la première fois que vous avez entendu parler d'un syndicat,
c'est quoi votre premier souvenir syndical ?
Lillou, est-ce que tu veux bien nous raconter ça ?
Mon premier souvenir syndical,
la première fois que j'ai entendu parler d'un syndicat,
ça devait probablement être mon père qui partait en manif pour la CGT.
Avec la CGT, je suis incapable de me rappeler pourquoi,
mais je sais que mon père a été syndiqué CGT une grande partie de sa carrière.
Maintenant, il est retraité.
Je ne sais pas si il est maintenant à la CGT retraitée.
Je ne lui ai pas demandé, mais c'est vrai que...
En fait, j'ai découvert, moi, le syndicat dans ma vie professionnelle.
Je l'ai découvert bien après,
parce que moi, je savais même pas que ça existait dans la pharmatique.
Et puis voilà, donc je viens d'une famille de syndiqués.
Et toi, Camille ?
Moi, il y avait toujours la radio qui tournait à la maison France Inter.
Donc, j'avais déjà une connaissance de ça,
mais tout ça était vraiment très très loin.
Le premier contact concret, c'est effectivement dans mon boulot,
où je bossais pour un transporteur.
A l'époque, je m'occupais de l'atelier Poilour, de la flotte de véhicules.
Et dans mes équipiers, j'avais effectivement de personnes syndicées.
Mais je dirais qu'il y avait...
A part, à part me dire de temps en temps qu'il s'est endélégation,
il y avait finalement assez peu de sujets autour de ça.
Et ça s'est prononcé un petit peu plus tard.
Je suis retrouvé dans une boîte de dépallage, une beaucoup plus petite,
mais dans laquelle j'avais plus de responsabilité.
Et j'ai toujours eu cette grande frustration de...
De ne pas voir monter de syndicat,
étant donné que j'étais cadre dirigeant, c'était compliqué.
Ça n'avait pas de sens, j'étais syndicate et individuel,
mais voilà, c'était plus pour par curiosité.
Et là, par contre, j'ai beaucoup appris,
parce que j'étais plutôt côté management.
Je lui ai traité pas mal de sujets de dossier en termes de...
de ce qu'on appelle des dossiers de dépée,
donc délégation du personnel.
Donc, traiter des... des disciplines,
des problèmes disciplinaires,
de la sanction, du prud'homme, ce genre de choses.
Donc je dirais, là, j'ai eu plus d'expérience de ce côté-là,
même si effectivement les syndicats étaient encore bien loin de moi.
Voilà, voilà.
Le premier rapport avec le syndicalisme,
c'était comme beaucoup de première fois avec moi, lié au cinéma.
Puisque quand j'étais petit,
je crois avoir vu le film Fist avec Silverstone Stallone,
donc c'est un film qui date de 78,
c'est un des premiers rôles de Stallone.
Et Stallone était aussi au scénario, il faut le préciser.
Comme à cette époque-là, il écrivait beaucoup,
enfin, même après.
En fait, l'histoire, c'est grosso modo dans les années 30, 40,
donc à Clévillan, dans 1937,
il y a deux manutentionnaires qui sont licenciés d'une boîte,
et complètement injustement.
Ils vont se syndiquer auprès de la Fédération des camionneurs,
et en fait, le Kovac, qui est le rôle qu'interprète Stallone,
il commence à avoir beaucoup d'influence auprès des syndicats.
Et il y a une grève très longue qui commence à se faire.
Il y a pas mal de trucs, parce que c'est un film,
c'est Rock'en Bolesque et tout.
Et il y a notamment d'ébilles patronales qui viennent,
qui essaient de tuer la grève.
Et donc, lui, il se va salier avec un raccateur,
mais un raccateur qui fait partie,
enfin plutôt qui est associé à l'outfit.
L'outfit de Chicago, c'est la mafia qui a été démocratisée par le Capone
dans les années 20.
Et ce film-là, il m'a marqué, d'ailleurs,
je l'ai pas revu depuis,
mais je me souviens très clairement de plein de scènes.
Et c'était mon premier rapport avec le syndicat
et après, plus de nouvelles du syndicat jusqu'à il y a peu dans ma vie.
C'est pas mal que tu me mentionnes, effectivement.
Moi, je me souviens clairement d'avoir débarqué dans le milieu de l'informatique
avec une vision assez idyllique de ce milieu-là.
J'étais informaticien sur Métanly,
je faisais un peu d'informatique dans mon boulot,
mais c'était très basique et pas de très grande qualité.
C'est pour ça que je me suis reconverti par la suite.
Et donc, j'avais cette vision des années 2000,
des effets blogs, de l'effet Meetup,
avec effectivement toutes ces événements supers sympas
où on parlait de techno, où on échangeait des trucs.
Et donc, j'étais complètement dans une idée d'un milieu informatique
très sympa, comme il pouvait transparrer à l'extérieur.
Et après ma reconversion, quand j'ai commencé à fréquenter les milieux professionnels,
notamment, je suis arrivé chez le libéral informatique,
je me dis qu'en fait, il y a vachement de boulot,
vous êtes super à l'amour dans l'informatique.
Oui, il y a beaucoup de travail dans l'informatique.
Alors, justement, la question qu'on peut se poser,
c'est quoi un syndicat et c'est quoi son action ?
Alors, on est là pour parler tout b3,
mais évidemment, toi qui nous suit, tu peux prendre la parole,
tu peux venir et témoigner,
nous donner des retours d'expérience et participer au débat aussi.
Donc, n'hésite pas à prendre la parole.
Moi, je gète, s'il y a des gens qui viennent,
tu t'arriveras dans une salle d'attente.
Et l'action du syndicat, finalement, c'est quoi ?
Parce qu'on a une image d'épinale, comme tu dis dans l'informatique,
on a une image d'épinale, mais le syndicalisme, on a une image d'épinale.
Et je vous avoue que, moi, avant de me syndiquer et avant de me renseigner,
je pensais que le syndicalisme, c'était autre chose que ce que j'ai découvert.
Alors, je vous propose qu'on en parle et de faire un petit tour des actions d'un syndicat.
Qu'est-ce qu'un syndicat fait dans la vie ?
À part, évidemment, faire la grève,
c'est ce qui vient venir à l'idée de tout le monde.
Ou de l'organiser les grèves et de nous aider à l'affaire.
Qu'est-ce qu'on peut faire d'autre ?
Alors, je vous lance le bébé qui veut l'attraper,
enfin plutôt la patate chaude.
Alors, qu'est-ce qu'on fait par la grève ?
Et bien, elle la grève ? La manif ?
Non, il n'y a pas que ça.
Il y a plein de choses dans le syndicalisme.
Moi, je peux parler un peu de mon expérience de défenseur syndicale,
par exemple, en grosso modo, en quoi ça consiste la défense syndicale ?
Alors, il y a plusieurs choses.
Il y a une idée déjà dans un premier temps de conseil juridique,
de savoir à quoi imaginons le patron fait une crasse,
et ce que c'est un truc contre lequel je pourrais éventuellement
aller me défendre des choses comme ça.
Il y a donc déjà, est-ce qu'un dossier est défendable ?
Parce que malheureusement, tout n'est pas défendable,
même si le patron est une ordure,
si on n'a pas ce qu'il faut pour être sûr de pouvoir l'attaquer
et de gagner un minimum,
malheureusement, après, c'est compliqué de gagner.
Ce qu'il faut voir que les conseillers pudomo ne sont pas professionnels.
Ce ne sont pas des juges professionnels,
contrairement à d'autres types de tribunaux.
En fait, il va y avoir plusieurs instances,
ça se déroule en plusieurs façons quand on va au prud'homme.
Alors déjà, il y a toute la partie création du dossier,
éventuellement, discussion en amont avec le patron,
si jamais on réussit à se mettre d'accord
avant d'aller poser le dossier au prud'homme.
Donc voilà, après, si on y va quand même,
il va y avoir deux grosses étapes principales,
il va y avoir une première partie qu'on appelle le BCO,
donc le Bureau de Consiliation et d'Orientation,
où l'idée, ça va être d'aller voir deux juges,
pardon, ce ne sont pas des juges,
ce sont des conseillers pudomo et grosso modo,
c'est une partie privée où on va essayer de voir
qui a quoi dans sa manche et grosso modo,
voir l'employeur, par exemple,
il va proposer 10 000 euros et si ça convient au salarié,
si il se sent indémisé,
à ce moment-là,
après, la procédure s'arrête là,
on s'est mis d'accord et on ne continue pas.
Moi, j'ai perdu le son.
Oui, moi aussi, je ne sais pas si c'est ce que j'ai fait.
Vous ne m'entendez plus.
C'est bon, c'est bon.
C'est bon, c'est revenu.
C'est parce que je vous soule, en fait.
Mais si je parle trop, il faut me dire.
C'est le programme d'Origine qui me joue détour.
Le programme d'Origine ne me supporte déjà plus merveilleux.
Et donc, en gros,
là, c'est là le moment où il y a grosso modo,
grosse plaidoirie,
grosse plaidoirie avec le défenseur ou l'avocat côté salarié
et l'avocat du patron.
Et après, il va y avoir délibération des cas de conseiller Pudomot
et qui regardent qu'est-ce qu'il y a et qu'est-ce qu'il n'y a pas.
Et puis après, après, ils rendent leur verdict.
Et donc, grosso modo, notre rôle là-dedans.
Donc, il va y avoir en amont,
voir si c'est défendable pour nous,
conseiller Pudomot, pardon,
défenseur Pudomot,
si c'est faisable pour nous parce qu'il y a certains dossiers
qui sont trop complexes et qu'on laisse aux avocats.
S'il y a aussi le...
Et après, il y a la première partie où on accompagne les salariés au BCO.
Non, je parlais tout à l'heure.
Et après, on va aussi après au bureau de jugement.
Je vais y arriver.
Et après, il y a le bureau de jugement
où là, on peut aller faire la plaidoirie pour les salariés.
Et donc, on peut intervenir sur chaque partie du processus.
Et donc, voilà.
Et est-ce qu'il y a besoin d'être syndiqué
pour faire appel aux syndicats pour nous aider ?
Je ne sais pas si c'est la question qu'on peut se poser.
Absolument pas.
C'est... Il faut savoir que l'appel au défenseur Pudomot est gratuit.
Souvent...
Souvent, d'ailleurs.
Mais on n'est pas non plus des avocats.
C'est-à-dire qu'il y a des choses qu'on ne peut pas défendre.
Si on sent que c'est un dossier qu'on ne peut pas défendre,
on ne va pas y aller, par exemple.
Alors que les avocats, ils ont un peu plus d'intérêt à y aller entre guillemets.
Après, la vraie question, Christophe, je dirais,
si je peux t'interrompre, Lelou.
Vas-y, fais donc.
C'est finalement que les salariés qui n'ont aucun lien avec le syndicat
ont aucune connaissance de comment toutes ces instances fonctionnent
et ont aucune idée que cette possibilité existe.
Tout à fait.
Il faut voir que c'est une...
Moi, j'en ai pas mal discuté avec des salariés
qui ont eu des soucis avec leurs employés.
Et en fait, c'est un rôle qui est assez peu connu.
Et du coup, il y a relativement peu de gens qui vont, en fait.
Alors déjà, il y a peu de salariés qui se décident à aller jusqu'au Prud'homme.
On ne va pas se le cacher.
Moi, j'ai souvenir d'un licenciement,
enfin, de rupture de période d'essai complètement abusive pour le Covid
sur des salariés qui étaient dans une ESN et en intermission.
Grosso modo, leur employeur a décidé de faire rupture de période d'essai
à tous les salariés en intermission qui n'avaient pas de mission.
Enfin, qui était en période d'essai, pardon.
Je vais y arriver.
Et grosso modo, ça, normalement, c'est illégal.
Parce que la période d'essai, le but, c'est de savoir
si tu es compétent pour ton emploi ou pas, sans plus.
Et surtout, les salariés qui y avaient, je crois, une trentaine de salariés,
de mémoire une trentaine de salariés concernées par ça.
Et il y en a seulement cinq qui sont allés poser un dossier.
Donc au final, c'est même en sachant que ça existe et qu'il y a des possibilités
de de se défendre.
Il y en a relativement peu, notamment.
Moi, un truc qui était beaucoup ressorti, c'est les difficultés de se faire
réembaucher derrière, par exemple, parce qu'ils ont peur que leurs nouveaux employeurs
aient vent du fait qu'ils ont été mis leurs précédents employés en prudence,
par exemple.
Ça, c'est quelque chose qui est pas mal ressorti dans les échanges avec les salariés.
Et qui ont fait qu'il y en a beaucoup, du coup, qui ont décidé de pas y aller quoi.
Ben, écoute, merci.
D'ailleurs, je tiens à lire un message du chat de Alexi F, qui te remercie pour tes explications.
Et Artifice, je ne bayonne pas intentionnellement mes collègues qui me disent que c'est moche de bayonner ces collègues.
Je crois qu'ils parlent plutôt de Kami.
Donc on est dans le chat.
Je ne suis pas dans une cave et je ne suis pas retenu contre mon gré, donc soyez rassuré.
Mais oui, il est possible que je vois passer du fruit BSD.
Pour Nida.
Pour Nida.
Justement, ce que tu me dis, ça me fait penser à un autre point que j'ai découvert,
justement, qu'est la connaissance du Dora Dutari.
Alors je m'en doutais un petit peu, mais je n'avais pas mis le doigt dessus.
Et donc moi, j'ai fait un stage de culture syndicale avant de me syndiquer dans ma coopérative.
Et j'ai appris, en fait, qu'en fait, pas pour moi, c'est le plus gros du travail,
quand même, ça reste la formation des salariés à la connaissance de l'ordre droit.
Parce que finalement, quand on va dans une entreprise, moi, je me rappelle bien,
j'ai été longtemps dans les ESN, et d'ailleurs, ça me fait penser qu'il y a un autre message
intéressant que l'on peut parler juste après.
Mais quand on a été dans les ESN comme moi, notre rapport au travail, c'est justement
avec notre patron, et on se dit, notre patron va nous dire qu'elles sont nos droits et tout.
J'étais naïf, à l'époque, je suis longtemps resté naïf.
Et je me suis aperçu tard qu'en fait, ce n'était pas dans l'intérêt de ton patron
de te dire qu'elles étaient droits.
Et donc, les syndicats, comme c'est regroupement de travailleurs, entre nous,
on s'entraide à connaître nos droits.
Et je trouve que c'est quelque chose d'hyper important dont on ne parle pas assez.
Qu'est-ce que vous en pensez de ça ?
Vas-y, Camille, parce que moi, je crois que j'ai déjà trop parlé.
Non, clairement, le sujet de votre travail, il est central.
En fait, ça s'accompagne et ça va recroiser plusieurs des points qu'on a prévu d'abord
et par la suite.
C'est que dans la formatique, tout est magique.
Tout va vite.
On est dans le royaume de la dématérialisation.
Donc, on a effectivement un minimum de contraintes dans tout ce qu'on fait, dans tout le travail.
Et sans aller trop loin sur le sujet d'après, mais quand ça ne va pas, on s'en va en fait.
Et donc, notre métier a grandi dans un contexte où il y avait finalement très peu d'opposition.
La seule chose qui pouvait soucier les employeurs principalement, c'était dire, bon, comment
je peux retenir les salariés ?
Donc, on a tous en tête cet épisode à Pines, manager, à base de Bobbifoot, à base de Que-Sage,
de services qui sont plus ou moins très éloignés en fait du travail et de la manière dont on bosse.
Et donc, en fait, à aucun moment, les salariés s'intéressent finalement à leur droit parce
que tout simplement, quand ça ne se passe pas comme ils veulent et quand ils ont envie
d'être mieux traités, ils s'en vont.
Et donc, ça n'aide pas forcément à creuser le sujet.
Donc, nous, ce qui est intéressant, l'expérience qu'on développe, elle est là aussi, c'est
qu'on s'en croit dans la boîte parce qu'après tout, malgré tous les défauts que peuvent
avoir les entreprises et certaines entreprises, il y a des boîtes dans lesquelles on se sent
bien, dans lesquelles on retrouve des valeurs, des fonctionnements, des collègues.
Et maintenant, je pense qu'avec la profession qui vieille, on va se retrouver avec des gens
qui ont compris que changer de boîte tous les deux ans, c'était intéressant, mais que
la finalité n'était pas forcément super intéressante.
Et à la fin, c'était pour changer, se retrouver dans une tambouille qui ressemblait plus ou
moins à la même chose, voire pire.
Et de fait, sans créer dans sa boîte, se dire qu'est-ce qu'on veut, vers où on veut aller,
sa force à mettre le nez dans le droit du travail, de dire mais au fait, ce qu'on fait
depuis 20 ans, est-ce que c'est normal, est-ce qu'on a le droit, est-ce qu'on n'a pas le droit.
Et ça, c'est intéressant effectivement comme approche et justement par la généralisation
de, en tout cas, si on arrive à implanter de plus en plus les syndicats dans l'entreprise,
ça permettra ça aussi.
Nous, on a une particularité dans la boîte, on est marginal dans le métier à savoir qu'on
n'est pas sur la convention collective Sintek, mais on est dans la convention collective
de la métallurgie, elle change au 1er janvier 2024.
Donc on a dû avoir des informations préalables de la part de l'entreprise pour nous prévenir.
Qu'est-ce qui allait changer, etc.
Et on s'est retrouvé avec ce sujet, du coup, qui éveillait, on va dire un petit peu,
des consciences.
Eh mais ça, ça change, mais j'ai pas bien compris, qu'est-ce qu'on perd, qu'est-ce
qu'on gagne, etc.
Donc on se retrouve dans cette situation où peut-être il y a quelques années, les gens
auraient dit, franchement, c'est pourri, je m'en vais.
Et donc là, on arrive à une étape un petit peu différente, où probablement le métier
a un peu plus de maturité, plus d'expérience, et les gens comprennent que partir règle
n'aura pas forcément le souci.
Je me suis un peu éloigné de la question initiale du droit de travail, non, je crois.
Ouais, on va revenir justement à cette question-là tout à l'heure.
Mais, euh...
Vas-y.
Oui, excuse-moi, je t'ai coupé, Christophe, vas-y.
J'allais dire que c'était vraiment essentiel et que moi je trouve que c'est un des points
à mettre en avant, plus que la grève, même, c'est vraiment la connaissance de nos droits,
parce qu'il y en a tellement, que on a tendance à oublier plein de trucs.
Le petit pavé du Code du Travail, voilà, je vous le montre, c'est mon Code du Travail,
je l'ai un peu anoté, il a un peu postité, tout.
C'était mon grand jeu en réunion CSE de sortir le Code du Travail quand il y avait un truc
qui n'allait pas.
Et là-dessus, je vais vous raconter une anecdote, donc je suis passée par une ESN, et il faut
savoir que dans les ESN, leur grand jeu, c'est de dire, par exemple, que les horaires doivent
s'adapter à celui du client, ce qui n'est pas vrai.
En fait, ce qui réagit votre temps de travail, en fait, c'est le contrat de travail que
vous avez signé.
Le contrat de travail que vous avez signé n'est pas entre le client et vous, c'est
entre votre ESN et vous.
Donc en fait, techniquement, la législation et le droit qui s'applique pour ça, c'est
celui de votre contrat de travail et non pas faire yolo les horaires.
Ce qui est un peu trop souvent le cas où j'ai vu des salariés qui ont été poussés au
burn-out par des clients qui les faisaient bosser 50 heures par semaine, voire plus.
Excusez-moi, j'ai encore perdu le son.
Plus.
Est-ce qu'on ne m'entendait plus ? Oui, j'ai ma régie qui me fait des misères.
C'est vraiment qu'elle ne m'aime pas.
Oui, en fait, je viens de comprendre, c'est quand je te passe en avant et que je te remets
sur la scène, ça ne marche pas.
Alors attendez, c'est les joies du direct.
Est-ce que tu peux me parler Billy ? Est-ce que tu es capable de meubler ?
Voilà, c'est bon.
Je peux tenter de meubler ? Regardez, j'ai des très belles étagères Billy derrière
moi, accompagné de ce superbe photoil poang de Shikya.
Pour information, j'utilise une régie qui est un logiciel libre.
Donc il y a parfois des bugs.
Et là, en l'occurrence, il y a des bugs quand je sors l'île ou du mode en avant.
Alors il faut savoir aussi, j'ai un talent particulier.
C'est détecter les bugs à des endroits où habituellement il n'y en a pas.
Je crois que je ferai beaucoup trop de travail pour les équipes de dev si je devenais testeuse.
Est-ce que tu nous penses des horaires ? Il y a un truc que moi j'ai appris.
Est-ce que tu vas me le confirmer ?
D'ailleurs, j'ai l'impression que c'est une commandière.
C'est une croyance populaire qui vise à faire croire que les cadres n'ont pas d'horaire
de travail, n'ont jamais d'or supplémentaires.
Alors qu'il me semble que ce ne sont que les cadres dirigeants ou les cadres forfaits jours.
C'est exactement ça.
C'est exactement ça.
De base, sauf si vous signez un contrat type forfait jour sur lequel s'est écrit explicitement
que vous êtes au forfait jour, vous avez des horaires de travail.
Ça aussi, c'est un grand mythe qu'on raconte aux salariés quand ils arrivent dans les
ESN parce qu'on les met à vendre un beau pipo en disant « Contra-cade, on fait de
toi ce qu'on veut ». Sauf qu'en fait, non.
De base, tous les salariés sont aux 35 heures à l'exception des cadres dirigeants du
coup et du forfait jour, comme disait Christophe, à savoir que si vous n'êtes pas aux 35
heures dans votre entreprise, il doit y avoir un accord des 35 heures qui définit explicitement
les contreparties, soit en termes de RTT, soit en termes financiers et les horaires précis
que vous êtes censés faire.
Concernant les heures supplémentaires, je vous invite si votre entreprise édustile
à vous dire « Tu fais les horaires du client, et t'es toi », à tout noter sur Incarné,
quelque part, les heures d'arrivée, les heures de départ, et à essayer de vous
les faire payer vos heures supes.
Parce qu'ils sont censés vous les payer, en fait.
Parce que votre employeur, d'ailleurs, même si vous êtes au forfait jour, votre employeur
a une obligation de faire un suivi du nombre d'heures que vous faites par jour et par
semaine parce qu'il y a des limites de mémoire.
Vous avez le repos que je dis « Consecutif » « Journalier ».
Tout à fait.
Même au forfait jour.
Exactement.
Du coup, moi je voulais rebondir un petit peu là-dessus.
La notion d'horaires, effectivement, c'est crucial.
Alors, moi, je n'ai pas fréquenté les ESN, mais je le vois de l'extérieur, donc ça
a l'air d'être visiblement un très classique dans les ESN.
Moi, ce que je trouve assez intéressant, en venant de l'extérieur, c'est que ça participe
aussi à ce côté un petit peu asverni du monde de la formatique.
Tout le monde est cadre, c'est magnifique.
Je suis cadre.
J'ai cinq niveaux d'hierarchie au-dessus de moi.
Je n'ai personne sous ma responsabilité et je suis cadre autonome.
Tout ça n'a aucun sens.
Légalement parlant, on y retrouve des intérêts parce qu'en général, les cadres ont des
meilleures conditions en termes de cotisation, ce genre de choses.
Je pense que c'est ce qui a été mis en avant.
Mais cette tradition de l'informatique de passer tout le monde cadre pour un but pour
un non est assez étonnante quand on vient de l'extérieur.
Donc ça, c'était la première des choses.
La deuxième des choses, un truc qui est intéressant aussi et qui peut intéresser un certain nombre
de personnes qui nous écoutent.
On fait pas mal de la strainte peut-être.
Alors, j'encouragerais et je pense que là-dessus, Christophe sera retrouvé facilement le lien
du podcast où on a parlé des sujets de la strainte et de la prod.
Il y a un vrai sujet autour des horaires, autour des astreintes et autour des statuts qu'on emploie.
La tue, il est assez fort probable que la plupart des entreprises soient en complète
en plein défaut avec la loi.
Mais voilà, on a l'habitude, on a les antécédents.
Donc personne s'en inquiète pour avoir vu des entreprises avec beaucoup de salariés.
On arrive même avoir des régimes de fonctionnement qui sont différents au sein de différentes
équipes d'une même entreprise.
Ce qui n'a pas de sens.
En termes d'heures supplémentaires, c'était pour rebondir sur la question.
En fait, l'intérêt du contrat au fort fait jour, en tout cas, c'est que comptablement,
fiscalement, si on n'a que des fortes fait jours, on n'a pas à provisionner des heures
suites, on n'a pas à traiter le sujet.
Par défaut, il n'y en a pas.
Et donc, c'est aussi en termes de bilan comptable, c'est aussi une opération intéressante de
mettre tout le monde au fort fait jour.
Oui, et en règle générale, et parce qu'on a eu la discussion aussi au sein de notre
coopérative, en règle générale, quand on met les gens au fort fait jour, en théorie,
ils doivent travailler moins que, enfin, ils doivent travailler moins de jours que le temps
de travail légal qui est 222 jours.
218, non ?
218, bref, c'est aux alentours de ce truc-là.
Et ils doivent avoir moins de jours parce que sinon, qu'il n'y a pas d'intérêt en fait
d'être au fort fait jour.
Alors il y a quelques...
L'intérêt du fort fait jour prend même une prime sur la liberté que vont avoir les
salariés à s'organiser.
Et donc, de fait, les horaires directement sont un sujet, parce que t'imposer des horaires
alors que tu es un fort fait jour et je ne visse personne.
Et quelque chose qui n'a pas beaucoup de sens, c'est qu'il sera difficilement défendable.
Et donc, du coup, voilà, c'est que quand t'es au fort fait jour, tu as la possibilité de
gérer ta journée comme tu veux.
Si tu as envie de bosser un petit peu le matin à 8, 9 heures au moment où tu te lèves
pour faire le point des mails de niveau de ce qui s'est passé dans la journée, de refaire
une pause pour passer du temps, je ne sais pas, faire du sport, ta famille, reprendre
derrière, etc. et faire ta journée en découpée, c'est ton droit.
L'employeur, éventuellement, va pouvoir t'imposer quelques moments dans lesquels
il y aura des rituels d'équipe.
Mais clairement, ça va être compliqué pour l'employeur de demander une rigueur et une
présence quotidienne, même hebdomadaire.
Donc là-dessus, il faut être très vigilant parce que c'est quand même des choses qui
sont récurrentes dans nos métiers.
On a l'agile qui s'invite dans toutes les organisations, en tout cas dans beaucoup de
nos organisations et avec tout ça, il y a pas mal de rituels qui peuvent être imposés
et effectivement, cadre au forfait jour.
Normalement, on te permet de choisir ces moments-là et si l'entreprise impose trop
de choses, elle peut tout simplement mettre en défaut son forfait jour.
Et je pense qu'il joue là-dessus, tu as peut-être plus d'expérience que moi, je l'ai aussi
traité, mais pas dans les grandes quantités.
Mais clairement, la contestation du forfait jour, c'est quelque chose qui marche très,
très fort au prix d'homme.
Et c'est souvent d'ailleurs quand un avocat prend un dossier en main et dit,
« Ah, mais vous êtes cadre au forfait jour, ok, on va mettre ça en plus.
Mais c'est pas mon sujet, je viens pas en fait pour contester mon forfait jour.
Et là, l'avocat généralement au 10 minutes, il réussit à sortir les ébords et dit,
« Mais ok, de toute façon, on contestera parce que des employeurs qui le respectent
sont finalement très, très peu nombreux.
» Alors il faut voir aussi qu'en tant que cadre au forfait jour, normalement, on est
grosso modo récapitule les conditions du forfait jour et qui assure qu'on est toujours
d'accord pour être au forfait jour, sinon on doit repasser au 35 heures.
Ça aussi, c'est extrêmement rare.
Et je rebondis là-dessus quand le forfait jour est tombé et qu'on est recalifié en
forfait heure, là, ressortir son pointage qu'on a mis en place à titre personnel pour
clairement pouvoir justifier les horaires qu'on a fait, ça va être très intéressant parce
que tout simplement, au prud'homme, il va falloir que chacun justifie ce qu'il avance.
Donc, si le salarié justifie qu'il a fait des heures et qu'il est capable de lister la totalité
de ses horaires, il va falloir que l'employeur justifie que c'est faux, ce qui sera a priori pas le cas.
Alors, on a deux réactions.
On en a plein sur le chat.
Donc, je vous coupe un petit peu.
On a Laurent qui nous dit, « Les horaires et les ESN, il y a la loi stricte et après, il y a la vie
réelle. » Donc, qu'est-ce qu'on en fait ?
Moi, je souhaiterais te répondre qu'à partir du moment où ton client te pousse au burn out, à un moment, la loi, il faut l'appliquer.
Oui, c'est à dire qu'il faut mettre les gens au prud'homme et il faut se prendre par la main aussi.
Et en fait, le problème, c'est qu'actuellement, il y a une réelle impunité de tout un tas d'entreprises,
justement parce qu'il y a très peu de personnes qui vont défendre leur droit.
Et malheureusement, ça participe aussi à une dégradation progressive de nos conditions de travail et des conditions dans lesquelles
on effectue notre travail, en fait.
Parce que moi, burn out, en fait, j'en ai fait plein.
Et à savoir, là, je sors de mon quatrième arrêt pour dépression suite à mon travail.
Comment vous dire qu'à un moment, il faut que ça s'arrête, quoi ?
Oui, c'est clair.
Si on ne se défend pas, en fait, il ne faut pas s'attendre à ce que les choses changent.
C'est ça.
Et c'est ce que je voudrais rebondir là-dessus en disant qu'on le disait de tout à l'heure,
historiquement dans l'informatique, quand les conditions ne nous plaisent pas, on s'en va.
Une partie non négligeable des personnes qui s'en vont, s'en vont sur la civière.
Et pas forcément pour un nouveau job dans une boîte d'à côté avec des technos plus hype, plus du moment,
un meilleur salaire et un babyfoot avec plus de balle.
Il y a aussi ce cas-là qui fait que les gens en sortent pas forcément pour le mieux.
C'était vraiment un peu un jeu de mot ?
Ou c'était un volontaire ?
Lequel ?
J'en ai fait plaisir.
C'est un escalade.
Ah non, c'est pas celui-là.
Et du coup, ça me permet de faire là...
Si on a un peu fait le tour de ce sujet-là,
justement, ça permet de faire le lien avec un des éléments de l'action du syndicat qu'on a mis dans nos notes,
à savoir l'information.
Il y a un sujet qui est complètement méconnu, comme tout le reste.
Une fois de plus, on ne ferait que des découvertes exceptionnelles ce soir.
Chaque salarié, chaque salarié en France,
a le droit à 12 jours de formation par an,
sans perte de salaire.
De toute façon, je ne mouille pas, mais je pense à peu près,
de toute façon, nettement supérieure à tout ce que proposent vos entreprises
en matière de formation technique.
Je pense que rares sont les boîtes dans lesquelles vous pouvez avoir une dizaine de jours de formation par an
dans votre métier ou autour de votre métier.
Donc ça s'appelle les CFESES,
donc de congés formation,
sociale, économique, environnementale et syndicale.
Donc la petite astuce, c'est que, comme il y a syndical dans le nom,
ça fait peur à tout le monde.
La condition pour bénéficier de ce congé de formation,
c'est d'écrire à son DRH ou sa DRH et de lui annoncer,
coucou, je vais à telle date,
prendre un congé de formation sociale, syndicale, environnementale,
et je vais le faire avec un organisme qui est affilier, en tout cas,
qui est autorisé à diffuser ce genre de formation,
mais il ne sont pas nombreux les organismes,
ils sont lits dans un décret d'application, il me semble bien.
Dans ces organismes, on a tous les organismes de formation des syndicats,
chez Solidaire, c'est le Céphi,
et à priori toutes les autres centrales,
on va avoir un organisme de formation.
Il y a quelques organismes de formation hors syndicats qui existent aussi,
mais le simple fait de devoir demander ça,
en tout cas d'annoncer à son DRH, à sa direction,
qu'on va prendre des jours de congés CFESES,
que on va le faire au Céphi, qui est l'organisme de formation de Solidaire,
on s'expose en tant que potentiel grévis,
bolapsus, potentiel syndicaliste,
mais effectivement, souvent, pour la direction,
ils entendent le mot syndicaliste, ils entendent grève d'abord,
et en mer de monde.
Et en mer de monde.
Bref, et du coup, c'est un vrai frein,
c'est un vrai frein à la démocratisation de ce droit à la formation,
et donc personne ne le prend.

Moi, je suis remis premier en étant officialisé avec un mandat
de représentant de sections syndicales,
j'ai pu enfin utiliser les premiers congés de formation sociale et environnementale,
probablement qui n'ont jamais été pris en 20 ans de boîte.
Déjà, tu dis que personne ne les prend,
mais moi, tu vois, j'ai appris l'existence de ces congés-là,
il y a 6 mois, je ne savais même pas que ça existait,
et en plus, quand je l'ai appris,
j'ai cru comprendre que c'était que les salariés qui avaient droit,
mais en fait, non, tous les salariés.
C'est tous les salariés, mais effectivement, c'est ça.
Il y a ce côté un peu fait de la poule,
qui est de se dire, est-ce que c'est parce que personne n'utilise
ce dispositif que personne ne le connaît,
ou est-ce que personne ne connaît,
que personne n'utilise, il y a un peu de tout,
c'est-à-dire que si ce dispositif était mieux connu
et plus pratiqué dans l'entreprise, évidemment,
il y aurait bien plus de gens qui le demanderaient.
Oui, et on a une question justement de Picsautique à ce propos.
Alors, 12 jours, c'est ça, je l'avais à 12 jours décompté sur le temps de travail.
Donc oui, c'est 12 jours de congés-formation,
c'est-à-dire que tu informes ton employeur,
et pendant les dates-là, tu n'es pas à ton emploi.
Tu es en congés-formation,
et c'est ton employeur, maintien ton salaire.
Tu n'as rien à perdre.
Exactement, tu n'es pas en congés.
Tu es en formation, et ton salaire est payé par pour l'information.
Ça s'appelle un congés-formation.
Alors, petite précision quand même pour les poser,
pour être sûr de ne pas avoir de problème,
parce que l'employeur peut potentiellement les refuser,
même si généralement ils ne le font pas.
Il faut être sûr qu'ils ne refusent pas,
il faut le poser,
il faut que ton employeur soit au courant 30 jours avant
que le déroulement de la formation au minimum.
Bon, sinon que si tu l'envoies 3 mois avant, c'est bon.
Mais par contre, t'as jusqu'à 30 jours avant la formation
pour être sûr de ne pas avoir de problème,
sachant qu'on peut quand même faire les demandes après,
mais il y a des risques que ce soit refusé.
Et dans tous les cas, après la demande,
l'employeur a 8 jours pour motiver son refus.
Le refus ne peut pas être, je dirais, seul, il doit être motivé.
Alors ça, c'est à éclaircir,
et je n'ai pas encore creusé le sujet,
mais par endroit, il est même nécessaire de le faire motiver par le CSE,
ce qui va être encore plus compliqué ce refus.
Je mets un lien dans le chat et dans les notes de l'émission
sur le service public.fr qui explique tout ça en détail.
Qu'on ne va pas le lire, je pense.
Non, il est très bien, effectivement.

Alors Laurent, pardon, désolé, je réagis au commentaire de Laurent,
donc pour être sûr de ne pas avoir de problème,
suffit d'en parler avec lui.
Les choses se passent mieux quand on en parle tranquillement avant.
Perso, j'ai commencé à avoir des problèmes avec mon employeur
le moment où j'ai été élu CSE.
Étonnamment, avant, je n'avais pas tellement de problèmes, en fait.
Donc parce qu'il y a des emplois,
il faut savoir qu'au moment où on a été élu au CSE,
dans la boîte où j'étais,
en fait, avant les réunions CSE et les réunions,
enfin toutes les réunions de déléguer du personnel et des compagnies,
grosso modo, ça se résumait à valider le PV d'avant
où il ne s'était déjà rien dit.
Seulement nous, quand on est venu,
en fait, on s'est formés rapidement.
Et on a découvert qu'en fait, il y avait plein de problèmes,
mais plein de problèmes, vraiment.
Et on allait gratter la mer, ça, ça n'aura pas plu.
Et pourtant, on en aura parlé gentiment avant de monter les crôts.
On en a d'abord parlé gentiment, en fait.
Et c'est le fait d'être venu gratter ce qui se passait
dans la boîte et de s'être formé et de l'avoir montré.
Non, à tel et tel endroit, ce que vous faites, c'est pas bien.
C'est pas bien et vous mettez en danger la santé mentale de salariés.
Là, c'est là qu'on a commencé à avoir des problèmes, en fait.
Et en plus, je dirais que ça dépend aussi des employeurs et des employeurs.
Et ça dépend beaucoup de là où on est.
Parce qu'en effet, ça peut se passer tranquillement ou pas.
Et il faut jamais oublier qu'une discussion n'est jamais une discussion
avec un employeur. Ça, il faut le rappeler.
Une discussion n'est pas une discussion avec un employeur,
parce que lui, il a un pouvoir sur toi qui est le pouvoir de subordination.
Donc ce n'est pas une discussion d'égal à égal.
C'est une discussion de subordonnée à ton employeur.
Ce n'est pas pareil.
Et en effet, tu peux l'informer, discuter avec lui avant.
Mais il faut bien avoir ça en tête.
C'est pareil pour les négociations, etc.
C'est à leur certes, nous, on a l'avantage d'avoir un port de force dans l'informatique.
Mais je pense qu'on en parlait tout à l'heure.
Mais bref, Camille, tu voulais rebondir.
Oui, je voulais rebondir.
Je disais que si Laurent effectivement avait pu apaiser ça en y parlant,
enfin, il n'y a pas de souci.
Et c'est probablement le cas dans plein d'entreprises.
On va observer de toute façon.
Ouais, on va observer quand même une grande variété.
Clairement, dans l'informatique, je dirais, on est plutôt isolé.
En fait, ce qui va se passer, c'est que, comme souvent,
si on arrive dans des structures qui sont plus récentes, plus petites
et qui sont plus à taille humaine,
c'est des sujets qui sont d'autant plus facilement abordables.
La complexité vient effectivement dans des organisations beaucoup plus
vastes et structurées et dans laquelle ça remet beaucoup de choses en cause.
Et en tout cas, l'employeur s'inquiète de potentiellement beaucoup de choses
à remettre en cause.
Et souvent, la stratégie, on l'a vu chez Solidaires Informatiques,
les stratégies, effectivement, ce n'est pas tous les employeurs,
mais certains employeurs peuvent vraiment redoubler de créativité
pour essayer de se séparer un salarié qui est en train de monter
une section qui est en train de faire entendre un son syndical.
Et ça n'empêche pas de parler avec lui,
ça n'empêche pas de faire les choses correctement,
mais surtout, nous en tout cas, d'expérience,
notamment dans le rône, c'est de dire, on passe d'abord en mode parano.
Et si on avait été parano pour rien, tant mieux.
On va passer effectivement un petit peu pour des parano.
Quand moi, j'ai changé des liens avec des collègues en utilisant des outils externes,
des fonds de dire, bon, des outils externes,
mais pourquoi ? Je ne sais pas.
En fait, peut-être que je le fais pour rien, et tant mieux.
Mais si jamais il y a un doute,
on préfère prendre cette posture-là.
Et à la fin, si on arrive à discuter que ça se passe bien, tant mieux.
Mais ça ne te dispense pas.
On parle aussi dans l'informatique, on est à l'aise avec des notions d'hygiène numérique,
on ne se comporte pas n'importe comment sur les réseaux avec les infos qu'on partage.
Là, c'est la même chose.
On peut parler des choses.
On n'est pas nécessairement obligé d'aller au conflit.
Par contre, on est prudent, justement,
dans le cas où le conflit se pointe, pour être prêt et protéger.
J'ai une anecdote pour ça, rapport à l'hygiène numérique.
Je connais quelqu'un qui a été licencié pour avoir discuté en message privé
sur le slack de son entreprise, pour avoir discuté avec une autre de ses collègues.
Et il disait tout le mal qui pensait de leur employeur.
Et en fait, l'employeur, je ne sais plus comment est-ce qu'il a eu un doute ou quoi que ce soit.
Il a pris une licence premium de slack, parce qu'avant, ils étaient en gratuit,
pour pouvoir récupérer tout l'historique et savoir qu'est-ce qui s'était dit.
On parle d'une discussion privée entre deux salariés sur un outil professionnel de la boîte.
Donc si vous avez besoin de trash-tolquiers d'évacuer,
ne le faites pas sur les outils de la boîte.
Même nécessairement sans trash-tolquiers, mais simplement évoquer des problématiques
et des sujets qui vous inquiètent.
Il n'y a même pas besoin d'être désagréable avec l'employeur,
il y a juste besoin de mettre en péril la posture et l'organisation qui est en place.
Et de se dire qu'il y a potentiellement une faille légale dans laquelle on va pouvoir s'engouffrer.
Tu parlais de slack, moi je ne connais pas une grande multitude d'outils,
mais on sait qu'Exchange a documenté ça.
Si vous avez une licence Exchange Pro dans votre entreprise,
il y a en fait des rapports tout simplement qui sont adressés
et qui font partie du service donné à l'entreprise.
Et donc dedans, je n'ai pas manipulé ces outils-là,
mais des mots-clés, etc.
S'il faut s'intéresser à ça.
Et à la fin, on a traversé le Covid.
Donc aujourd'hui, dans nos métiers, le travail distanciel est devenu transparent et habituel.
Et avec ça, les VPN, et avec ça,
on a aussi la possibilité de s'assurer quels sont les URL visités.
Si je visite une URL de solidarinformatique.org,
dans tous les cas, l'employeur a la possibilité technique de le savoir.
Est-ce qu'il le fait ? Est-ce qu'il ne le fait pas ?
On n'en sait rien. Donc soyons prudents.
Et je vous propose de clôturer le sujet de la formation.
En disant que moi, ce que j'ai remarqué, c'est que les organismes syndicaux
proposent tout un tas de formations qui ne sont pas que syndicales.
Enfin, il y a pas mal de formations qui nous aident aussi à comprendre l'économie
et l'économie de nos sociétés.
Et ça, c'est vraiment bien.
Moi, en tant qu'entrepreneur, c'est quelque chose que j'apprécie
parce que comprendre un bilan comptable,
est-ce que fait la société avec son chiffre d'affaires et ses sous.
C'est aussi comprendre des choses de pourquoi
ce qu'ils ne veulent pas m'augmenter, ou est-ce que passe l'argent, etc.
Etc. Il y a beaucoup d'enjeux comme ça à comprendre l'économie de la société.
Et puis surtout, ça va, parce que la société, elle se passe bien.
Il y a aussi des formations sur la négociation.
Enfin, il y a plein de trucs, vraiment.
Et alors, la question que je me posais,
moi, c'est est-ce qu'on peut aller en tant que non syndiqués à une formation
syndicale ou est-ce qu'on peut aller en tant que syndiqués de solidaires
à une formation de la CGT et vice-versa ?
Alors, je ne pourrais pas parler pour les autres sections,
mais pour les autres organisations syndicales.
Mais chez solidaires,
il y a des choses qui ont été faites notamment autour du CSE.
Parce que cette formation est un petit peu spéciale.
Donc avant de parler de ça,
je voulais bien dire un dernier point sur la formation.
Et j'ai perdu ce sur quoi je voulais rebondir.
Ça reviendra peut-être.
Donc pour les formations générales, en fait,
les formations sont financées par les cotisations.
Donc ça paraît compliqué.
Ah, si, ça y est, j'ai retrouvé mon point.
Les formations sont financées par les cotisations.
Donc il n'y a pas de mode de tarification
pour pouvoir venir assister à une formation solidaire.
L'autre point particulier,
c'est que les formations syndicales,
solidaires, sont des formations syndicales
faits par les adhérents et les adhérentes
et travaillent énormément sur la transversalité des métiers.
C'est-à-dire que quand tu vas à une formation
aussi fichée et solidaire,
j'en ai fait une, il n'y a pas plus tard que 2 semaines,
il y a une semaine.
J'avais des routiers avec moi,
j'avais des gars de la chimie,
j'avais des personnes qui bossaient dans des mines,
l'ADAPEI, donc c'est des...
C'est des épades et du soin des personnes dépendantes.
On avait des gars de la métalurgie, du traitement des eaux.
En bref, on va retrouver un panel ultra large
de métiers très différents.
Ça, c'est vraiment le fonctionnement solidaire.
Et dans ce contexte-là,
c'est compliqué d'intégrer une personne de l'extérieur
qui n'a pas forcément travaillé
en tout cas, qui ne s'est pas posé la question,
qui est donc sa position par rapport au valeur du syndicat,
par rapport au programme du syndicat
et à la manière d'exercer le syndicalisme.
Donc là, c'est compliqué d'accueillir des gens.
Donc je crois que pour le CSE,
donc qui est une formation un peu particulière,
savoir qu'il y a une formation obligatoire
qui est financée par l'employeur
et qui est due à tous les élus CSE,
cette formation, ça peut être un peu particulier
parce que si vous êtes, mettons, une poignée d'élus
et que 1 ou 1 n'est pas syndiquée solidaire
dans cette poignée d'élus,
ça peut quand même valoir le coup de faire votre formation ensemble
parce que vous allez vous coltiner votre mandat ensemble,
à bosser ensemble les mêmes sujets de la boîte
et effectivement peut-être,
mais voilà, je mets ça entre guillemets à faire confirmer,
peut-être que dans ce cas-là,
ça peut s'envisager de faire une formation
et d'accueillir un nom syndiqué.
Mais voilà, comme la formation est intimement liée
au projet syndical et aux convictions
et aux investissements personnels de chacun,
c'est vrai que même si c'était possible,
ce n'est pas forcément très cohérent.
Après, avoir aussi un truc qui est très intéressant
par rapport aux formations CSE,
moi je l'ai vu quand on est devenu élu
avec la section solidaire informatique où j'étais.
En fait, c'est vachement intéressant aussi
pour construire le collectif,
parce qu'en tant qu'élu,
on va découvrir ensemble entre guillemets le...
Enfin, je dis le métier pour caricature,
mais ce n'est pas vraiment un métier,
des lus CSE et les outils qui vont avec, etc.
Et je trouve ça vachement intéressant
parce que ça permet vraiment de construire une équipe,
il y a un collectif avec lequel on va travailler pendant 4 ans
sur des problématiques diverses et variées.
Et autre point de bonus par rapport au fait
que les formations soient ouvertes à tous les métiers,
moi j'ai vu une vraie richesse
sur les formations solidaires de l'Union syndicale solidaire,
parce qu'en fait, ça permet de voir les problématiques
de d'autres métiers
qui sont tout aussi intéressantes que les autres
et ça nous permet aussi d'enrichir nos outils
et vraiment d'apprendre des autres aussi.
Et pour ça, je trouve que c'est vraiment intéressant
de faire ce type d'information.
C'est ultra riche.
Et souvent d'ailleurs dans l'industrie,
ils nous regardent avec des yeux rondes,
ils disent, mais ça va, c'est gentil chez vous l'informatique.
Nous, ils font le 10ème de ça et la boutique s'arrête.
Non mais moi, quand je parlais des conditions de travail
dans ma précédente boîte, il y en a qui disent,
mais c'est le faroche chez vous, en fait, nous, c'est tranquille à côté.
C'est peut-être le bon moment pour aborder le point de l'action
qui est de créer un rapport de force avec nos chers employeurs et employeuses.
Excellentes transitions.
Merveilleux.
On est champion dans la transition, moi je dis.
Par contre, on n'est pas champion dans le gardien du temps
parce que tu vois, ça fait une heure
et on n'a même pas fini la première partie,
la boite et la première partie.
D'ailleurs, s'il y a des gens qui souhaitent intervenir,
n'oubliez pas que c'est un live libre en thème.
Vous pouvez finir, dis ce qui était avec nous.
Tout à fait, tu peux prendre la parole,
toi qui est derrière ton écran avec ton smartphone,
avec ta caméra, ton micro, même seul si tu veux.
Il y a le lien épinglé dans le chat
et tout ce sera expliqué.
Alors, se regrouper pour faire masse.
Qui veut en parler ?
Crie le rapport de force.
Je peux en gérer là-dessus, c'est vrai que
on a clairement des métiers, même si la devanture, parfois,
est très jolie et on va avoir des équipes
dans certaines entreprises qui sont dédiées
à cultiver ce qu'on appelle la marque entreprise.
Bien souvent, derrière, on se retrouve sur des métiers
et des jobs qui sont ultra individualisés,
un management qui lui aussi peut être ultra individualisé.
Et du coup, la problématique là-dedans,
c'est que quand on a un problème, vers qui on se tourne.
Les collègues de mon équipe, quand ça se passe mal dans mon équipe,
probablement, ce sont les dernières personnes
à qui j'ai envie de parler de mon problème.
À l'extérieur de l'entreprise, c'est compliqué.
Elles ne connaissent pas l'entreprise,
je vais être obligé d'expliquer le contexte de l'entreprise,
je vais probablement mal m'y prendre.
Et donc, au final, ça ne va pas forcément être facile de le faire.
Et donc, une des potures du syndicalisme est là.
Elle est créée en fait ce rapport de force au sein de l'entreprise
en permettant des liens entre des personnes
qui n'ont a priori pas de raison de se rencontrer professionnellement parlant,
qui fréquentent par contre les mêmes locaux,
qui travaillent sur les mêmes produits, sur les mêmes services.
Et donc, à ces gens-là,
ça va être très simple de leur expliquer éventuellement
les problèmes ou les doutes que tu peux avoir.
Et eux, de leur côté, au même titre,
qu'on l'a évoqué pour la formation
et sur le côté transversal au niveau des branches,
là, dans ta boîte,
c'est super intéressant que les gens de la compta se disent
« Ah ouais, ça fonctionne comme ça chez vous, mais pas du tout ».
Je faisais allusion aux astreines tout à l'heure.
Voilà, s'il n'y a pas ce collectif qui se crée au sein de l'entreprise
pour pouvoir échanger sur des pratiques transversales,
on peut comme ça pendant des années, des années,
avoir vraiment des équipes qui fonctionnent en silo.
On est sur la chaîne des compagnies, on du DevOps,
on connaissa des silos dans nos métiers.
Mais ça marche aussi pour le traitement dans le boulot.
Et donc, l'idée, c'est ça.
L'idée, c'est de se dire si l'équipe plateforme,
l'équipe machine, mais au-delà des équipes, même IT,
parce que finalement, nos entreprises d'IT,
elles ont plein d'autres métiers que de l'IT.
Les collègues de la compta, les collègues des RH,
les collègues éventuellement
qui gèrent les bâtiments, ce genre de choses.
On va avoir une possibilité de croiser plein d'infos
et justement de construire ensemble qu'est-ce qu'on veut et de faire.
Et je ferai une parenthèse parce qu'on n'est plus à ça près.
En tout cas, moi, je me souviens de faire le reproche
parce qu'on reste une très grosse entreprise avec plein de métiers.
Et je me dis, mais le informatique.
Nous, on n'est pas concernés, on n'est pas des devs.
On n'est pas des six admins.
Du coup, ça a l'air sympa votre projet,
mais on ne s'en sent pas concernés
parce qu'il y a marqué informatique dans votre syndicat.
Donc nous, on essaie de travailler aussi là-dessus qui est de se dire,
en effet, ce n'est pas ouf le nom et on peut se sentir exclu.
Mais la volonté de départ derrière, c'est de se regrouper autour de notre boîte,
de dire que si des gens s'investissent, c'est pour pouvoir améliorer la boîte
ou en tout cas la manière dont on bosse dedans.
Et dans ce cas-là, tous les métiers sont intéressants.
Et on a des retours super intéressants.
Nous, on est métier très différent
et qui ont juste rien à voir avec les nôtres.
Et ça, ça a vraiment de la valeur.
Et c'est ce qui fait l'unicité de la boîte.
Et voilà, cet effet collectif, il est primordial justement pour pouvoir avancer
parce qu'on fait bloc et on sait tous dans quel bateau on est.
Je vais rebordir sur ce que tu dis,
parce qu'en plus, ma société est un peu particulière.
Donc j'en parle de temps en temps,
mais moi, je suis en coopérative d'entrepreneurs et d'entrepreneuses.
Donc c'est une coopérative qui s'appelle Oxalis.
On est plus de 200.
Donc on a déjà dépassé les 50.
Et on a la particularité d'avoir des tas et des tas de métiers différents.
Donc on a des entrepreneurs et d'entrepreneurs de plein de métiers.
Il y a des boulangers, il y a des formateurs, des formatrices.
Il y a des menuisiers.
Enfin bref, il y a plein de gens.
Et du coup, nous, quand on a présenté une liste au CSE,
on s'est posé la question, une liste syndicale.
On s'est posé la question de quel syndicat on allait mettre en avant.
Et donc tu parles, je ne sais pas si tu parles là, de solidaires informatiques.
Mais donc là, nous, on a décidé de présenter une liste solidaire,
donc toute toute manière confondue.
Ce qui nous permet après maintenant à nous, entre solidaires,
solidaires informatiques, solidaires de tout à tas d'autres,
d'autres sections, puisque les sections, les branches,
les sections, ça va être dans l'entreprise.
Voilà de tout à tas d'autres branches.
Je n'ai pas encore le foc à du verre de mes sprits.
J'ai tout nouveau et solidiqué.
On se retrouve entre solidaires, plein de branches différentes.
Et ça nous permet de discuter entre nous sous la bannière solidaire.
Et ça, je pense que c'est bien dans une entreprise de se regrouper
sous un même syndicat.
La CGT a fait pareil, mais je pense que la CGT n'est pas organisée comme solidaires.
Je connais assez peu l'organisation de la CGT,
globalement la différence située dans l'organisation
entre les différents groupes qui la constituent.
Solidaires, c'est une union.
Donc il y a un côté transversal et horizontal très auto-organisationnel
et à très autonome de toutes les sections.
Nous, dans notre section d'entreprise, on n'a pas besoin de demander l'autorisation.
Quand on veut publier quelque chose, on se met d'accord entre nous.
Et la règle, c'est que si les adhérents de la section sont OK, on y va.
À la fin, actuellement, c'est notre crétère nationale qui va en prison.
Si jamais on fait vraiment des bêtises.
Et donc il nous fait suffisamment confiance pour que...
C'est un bon copain, ça va, on s'entend bien.
Il y a des fois, effectivement, on le compte, quand on est là,
si tu veux jeter un œil, on préfère être sûrs que tu sois OK,
parce que nous, ça va, mais toi, t'auras peut-être des comptes à rendre.
Donc il y a ce côté, effectivement,
et ça rejoint l'idée du groupe, même au sein du syndicat.
Du coup, c'était fait de collectifs qui se fait.
Là, tu vois, par exemple, nous, en ce moment,
on est en train de négocier nos élections CSE.
Bon, j'ai pu m'appuyer, en fait, sur tout un tas de carmarans
qui sont chez Solidaires Informatiques,
qui ont une expérience des métiers d'un côté,
deux types de négociations de l'autre dans d'autres contextes.
Et c'est génial, en fait, de pouvoir envoyer un message.
T'as une personne qui te répond, qui dit, OK, c'est bon, moi, je t'accompagne.
On va bosser le dossier ensemble.
C'est vraiment super confortable et rassurant de pouvoir compter là-dessus.
Donc, cet effet collectif, il marche dans la section, dans l'entreprise,
mais il marche aussi dans le syndicat.
Moi, il y a un truc que je voudrais ajouter là-dessus aussi.
Je crois pas que tu en es parlé.
C'est le côté...
Il y a un côté vraiment entré des synergies de groupe,
qui est, je pense, assez important aussi.
Quand on crée un collectif de force, en fait,
quand on crée un collectif, l'idée,
nous, comment est-ce qu'on fonctionnait dans mon groupe d'élus précédents,
c'était qu'en fait, on faisait ensemble, en fait.
Parce que l'idée, c'était quand il y en a un qui sent pas bien
et qui a plus d'énergie pour avancer sur un sujet,
c'est pas grave, les autres, ils prennent leur relais.
Et à la fin, on arrive quand même à tirer les sujets.
Et pour moi, ça fait partie des trucs qui sont importants.
Quand on veut faire du syndicalisme dans une entreprise,
c'est de pas être tout seul.
Justement parce que quand ça va pas,
parce qu'il y a des moments où ça ira pas,
quand on est confronté aux malheurs des autres salariés,
quand on voit qu'il y a des sujets sur lesquels qui nous tiennent un cœur,
qu'on n'arrive pas à avancer pour plein de raisons différentes,
ça peut être rude pour le moral.
Et le fait de pas être tout seul, pour moi, c'est extrêmement important.
Parce que sinon, c'est le moment où on laisse tout tomber,
où on abandonne, parce qu'on dit qu'on n'y arrivera jamais,
quand on est plusieurs, si il y a un moment où on n'y arrive plus,
et bien, c'est pas grave, quelqu'un d'autre va nous aider,
quelqu'un d'autre va prendre le relais.
Il y a un côté fait aspirateur, il faut pas le nier,
il faut le savoir, parce que quand on va ouvrir une section dans un endroit où il n'y en a pas,
et là, c'est pareil, je reparlais d'expérience,
et bien, qui vient nous voir en premier, c'est les gens qui vont pas bien.
Les gens pour qui la boîte est OK,
ils ont des bonnes conditions de travail et qu'il n'y a pas de soucis.
Quand un syndicat se crée dans la boîte,
ils ne vont pas te voir, sauf si ils ont des convictions et des valeurs,
et à la limite, c'est top, parce que ça fait peut-être du renfort.
Mais clairement, quand tu sors en la bannière,
ceux qui viennent te voir, c'est ceux qui sont en galère,
c'est ceux qui ont pété les plombs,
c'est ceux qui ont difficulté total avec le management,
c'est ceux qui ont divers souffrances,
il faut être prêt à ça,
parce que créer une section, ça va être déjà un gros taf en soi.
On n'a pas besoin forcément d'événements extérieurs
pour rendre l'opération complexe,
mais il faut aussi préparer, parce que c'est la vocation.
C'est-à-dire couvrir une section syndicale, c'est forcément de fait.
Voir arriver toutes les personnes à mocher dans la boîte
qui vont avoir besoin d'aide à ce moment-là,
et on n'est pas tenu en impossible,
mais en tout cas, c'est important de prendre ça en compte.
Il faut voir aussi, c'est un truc qu'on avait noté dans les notes,
mais je pense qu'il se pose bien là.
Quand on veut créer un collectif et créer une section syndicale,
et essayer d'améliorer les conditions de travail,
il ne faut pas partir du principe que ça va être le sprint du Saint-Bolte,
et que en trois mois on a résolu tous les problèmes,
en fait c'est un marathon.
C'est vraiment un marathon.
Moi je ne suis plus dans la boîte dans laquelle j'étais précédemment,
mais aujourd'hui, je vois encore les fruits du travail
qu'on a fait tous ensemble quand j'y étais encore,
et c'est aujourd'hui que ça a porté fruit quatre ans après.
Quatre ans après l'élection que j'avais eue,
là ils sont en train de voir pour les nouvelles élections,
puisque le mandat CSE c'est quatre ans.
C'est vraiment un travail de longue haleine,
et il faut voir que ça va être dur, qu'on va en chier,
qu'on va probablement, sauf si on a un employeur qui est vachement sympa,
mais je pense que ce n'est pas la généralité,
surtout quand on se pointe avec une étiquette sud,
on va en chier et on risque de se prendre...
On ne dit pas sud, on ne peut plus, on nous appelle sud informatique,
il ne s'absurbe pas la différence, on crevait différents.
Enfin je pense que maintenant ça y est, on s'a rentré,
mais il a fallu six mois pour qu'on arrête de se tromper de nom du syndicat.
En bas-sud ?
Oui, alors peut-être qu'on peut dire dans les états réoditrices que sud.
Tout à fait.
La rapport entre sud et solidaire, parce que c'est vrai que c'était pas clair.

C'est le nomage historique, pour la faire vite.
En fait, solidaire, l'Union syndicale solidaire,
prend son origine dans les années 80, dans la CFDT autogestionnaire.
En tout cas, quand on a la CFDT de l'époque,
la direction décide de vilipender les autogestionnaires
et décide de vilipender le syndicalisme de lutte,
à savoir la grève, et se dit non, franchement, l'avenir,
c'est le syndicalisme de, j'ai mangé le nom progressiste,
et qui consiste à accompagner le changement
en trouvant des accords et des négociations.
Et donc en fait, à l'époque, une certaine quantité des adhérents CFDT
sont montrés du droit, les vidéos sont assez différentes.
Vous retombez sur des vieilles, des vieux congrès des années 80.
Alors donc c'était Nicolas Nota, mais avant Nicolas Nota,
j'ai mangé son nom au secrétaire de la CFDT.
Il parlait vraiment des traîtres rouges, c'était les méchants communistes
qui étaient infiltrés dans le syndicat,
et donc il y a une session qui s'opère.
Et donc la première section entregumée historique solidaire,
donc ça va être Sud-PTD, suivi de près par Sud-Rai,
qui veut dire Sud, solidaire, unitaire et démocratique.
Et voilà, je ne suis pas très calé sur l'historique de solidaires en général,
mais voilà, il y a eu le groupe des 10,
où il y a une dizaine de syndicats qui se sont réunis
autour d'un certain nombre de valeurs, l'autogestion, la lutte.
Et suite à ça, il y a eu l'union syndicale solidaire,
donc les plus vieux syndicats de cette union ont gardé le nom Sud,
et les nouveaux désormais sont sous le nom solidaire.
Il y a des messages de Laurent dans le chat,
mais je les aborderai pour la deuxième partie de cette partie.
Je voudrais juste qu'on termine justement l'action des syndicats,
parce qu'on a commencé en parlant des grèves,
par les brièvements des caisses de grève, et qu'est-ce que ça apporte ?
Moi, juste avant, sur la partie collective,
j'avais la dernière parenthèse à faire,
créer le collectif, penser votre collectif,
si vous devez demain ouvrir une section syndicale,
prends ces y parce que vous allez vous retrouver
dans un contexte professionnel où ils ne savent pas ce que c'est le collectif,
même si on l'a dit de tout à l'heure, les entreprises ont de belles images,
de belles présentations et de beaux événements
sur la culture de l'entreprise, l'esprit d'équipe, etc.
En fait, ces entreprises n'ont pas du tout le mode de lecture collectif.
Moi, ils ont mis 6 mois à comprendre que je ne parlais pas en mon nom,
mais que je représentais un collectif de personnes.
Et donc, quand je dis quelque chose, on me répond à moi,
au lieu d'imaginer qu'il faut répondre effectivement
à une multitude de personnes que je suis là en train de représenter,
et que même si je suis d'accord avec ce qui se dit,
c'est pas moi le chef, c'est pas moi l'idée, et c'est pas moi qui décide.
Donc ça, c'est important parce que à votre collectif,
il y aura quelqu'un qui devra en tout cas être désigné
pour représenter votre collectif,
et cette personne-là devra affronter ça.
Cette méconnissance en fait du fonctionnement collectif,
de l'autogestion et ce genre de choses.
Donc n'hésitez pas à l'anticiper un petit peu,
parce que ça peut prendre un peu de temps.
Voilà, toi, m'apprends à l'entèse.
Merci.
Nous pouvons vous parler des caisses de grève.
Je tiens à essayer de tenir le planning de cette émission.
Tout à l'heure, on a parlé des grèves.
Bon, on ne va pas parler longtemps des grèves,
mais évidemment, les syndicats sont eux qui nous permettent de faire grève
parce qu'ils déclarent...
Enfin, je ne sais plus exactement,
mais il y a un truc qui m'intéresse,
moi, c'est les caisses de grève, à quoi ça sert,
et qu'est-ce qu'on peut en faire de cette caisse de grève ?
Qu'est-ce qu'on peut en faire ?
Idealement, la caisse de grève est là pour dédommager des salariés qui font grève,
et on entend des dommagers,
on n'entend pas forcément pour payer leur salaire,
ce n'est pas du tout le même registre.
Même si on a vu des infos concernant certains syndicats
qui pouvaient avoir des trésors de guerre en banque,
mais qui, voilà, l'important de tout ça, c'est d'utiliser à bon escient.
Tout ce qu'on peut dire autour de la caisse de grève,
c'est que la caisse de grève est participée à une caisse de grève.
Ça, c'était un sujet qui a été longuement débattu en interne
chez Solidaires Informatiques, mais chez Solidaires Tout Cour aussi
durant toute cette période de lutte contre la réforme des retraites,
c'est qu'on ne peut pas faire grève par procuration.
Et aujourd'hui, dans la informatique,
on avait une partie des gens qui se disaient,
« Bah moi, ça sert à rien que je fasse grève dans mon coin,
par contre, je suis bien payé, donc je veux bien abonder à la grève.
En tout cas, participer à la grève en versant ma part
pour permettre à une caisse de grève de fonctionner.
Et on sait que les camarades de chez Sud-Raye,
notamment, sont clairement positionnés.
Il y en a marre, en fait, on peut avoir la plus grosse caisse de grève du monde.
Si on est les seuls de Sud-Raye à faire grève, la grève ne fonctionne pas.
Et je pense que là-dessus, même si ce n'est pas forcément le sujet du jour,
voilà, on a un aperçu assez clair sur ces derniers mois
que la grève fonctionne que s'il y a des massives.
Et donc la caisse de grève, c'est un outil, comme la grève est un outil,
c'est un outil complémentaire de la grève.
Ça permet l'un, ça permet l'autre, mais ce n'est pas des choses magiques,
ce n'est pas des solutions qui permettront tout d'un coup d'avoir un rapport de force
qui sera démultiplié.
Tu dis que, enfin, moi, je reviens de la grève parce qu'on a constaté justement ces derniers mois
que la grève ne servait plus.
Et je me pose des questions sur comment est-ce qu'on peut faire pour faire plier un gouvernement
qui ne veut plus plier et qui criminalise les grévistes et les manifestants.
Bon, on ne va peut-être pas ouvrir cette parenthèse parce que sinon, on y est encore demain.
Mais du coup, moi, je fais...
Moi, j'ai une réponse récôte pour ça, si tu veux, mais elle implique que moi.
C'est tout cramé.
Tout cramé, en partir de la basse saine, tu vois.
Mais c'est une réponse qui n'implique que moi, qui n'est absolument pas celle du syndicat.
Je pense que...
Laurent, je réponds dans le chat de la grève massive.
Je pense que tu n'as pas vu ce que c'était.
Ce n'était pas une grève massive.
On a quand même eu l'impression qu'il y a beaucoup de gens qui se sont déplacés dans les rues.
Oui, mais c'est pas ça une grève massive.
Si on monte il y a 20 ans en arrière, 30 ans en arrière, en fait, c'est ça.
On est quand même dans des sociétés qui sont quand même affranchis de pas mal de contraintes physiques.
Et du coup, la mobilisation, elle passe plus par le blocage, en fait.
Et c'est l'héritage qu'on a.
Mais je suis d'accord, le sujet de la grève est encore un sujet qui est en pleine discussion chez nous.
Et ce soir, à priori, on ne le règleera pas.
Je vous invite, effectivement, si les sujets vous intéressent et vous passionnent.
Les syndicats, en tout cas, chez Solidaires, on a les bras grands ouverts
et on est preneur de toutes les bonnes idées, mais ça va prendre du temps à construire.
Mais clairement, non, non. Aujourd'hui, effectivement, la manifestation en soi,
c'est une expression qu'on a trouvé de la grève, mais la grève, c'est bien plus que ça.
La grève, idéalement, initialement, c'est vraiment la règle du travail.
Le sabotage, enfin, le sabotage, non.
C'est l'arrêt de la production.
Donc, faire un jour de grève pour aller dans la rue, à partir du moment où ton employeur et ton entreprise
s'est organisé pour que 10% des salariés soient absents pendant une journée.
T'as grève à aucun effet.
Cette grève-là avait de l'effet à l'époque où, effectivement, on était coincés.
On a eu des épisodes avec une entreprise lyonnaise qu'on ne citera pas pour pas faire de publicité,
mais en fait, cette entreprise a été organisée d'une certaine manière, dans son flux,
mais il y avait juste, en fait, une demi-heure d'activité à couper pour rendre obsolète tout le travail de la journée.
Bon, ça, c'est identifié, c'est fait, c'est réglé, et en général, quand ce type d'action est mis en place,
la grève dure pas longtemps et très vite les négociations arrivent.
En fait, là où les grèves durent, c'est quand, justement, la grève n'a pas un impact.
Et c'est ce modèle-là, en fait, qui est en train d'être réfléchis, repensé, qui est-à-dire qu'il faut faire grève, oui.
Il y a un moment où on s'affiche, et effectivement, la grève du 13 était plus une grève symbolique,
donc de la semaine dernière, pour dire, bah voilà, nous, les salariés, on revendique un certain nombre de choses,
mais à la fin, une grève qui fonctionne, c'est un outil qui arrête la production et qui pénalise l'entreprise.
Et si on ne fait pas ça, on fera vraiment la grève.
Non, mais on est complètement d'accord là-dessus et j'ai l'impression qu'on a perdu ça, en effet.
Moi, je m'étonnais de la discontinuité de la grève et pas plusieurs jours d'affilée.
Enfin bref.
Mais il n'y a pas mal, il n'y a pas mal du retour d'expérience, notamment chez Solidaire,
avec l'intervention de notre crétère nationale, notre Côte-Crétaire National,
qui a eu l'occasion de donner deux, trois interviews à FROI sur l'analyse le retour.
On a tous été très frustrés de voir, effectivement, cette grève discontinue,
mais faire un appel à la grève générale qui n'est pas suivie, c'est encore pire qu'une grève peut suivre.
C'est vraiment compliqué à construire.
Et il faut du monde, il faut de la masse.
Pour parler de la grève, il y a un reportage excellent.
Je ne suis pas payée pour parler de ce reportage, qui s'appelle les Pauper des gueules noires,
qui est, je crois, un reportage France-Télé de souvenir,
qui est vraiment passionnant, qui parle de toute l'histoire des mineurs et des mobilisations,
et de comment on en est arrivés, de comment leurs mobilisations ont donné
tout un tas de droits qu'on a actuellement, comme les congés payés, des choses comme ça.
C'est vraiment passionnant.
Ça parle des grèves des mineurs et vraiment, ça ne parle pas que de ça, ça parle aussi de leurs histoires.
J'ai découvert, par exemple, dans ce reportage, qu'il y avait eu des immigrés marocains, je crois,
ou algériens qui sont venus faire la fin quand il n'y avait plus de mineurs français.
Et vraiment, vraiment, passionnant.
Je vous recommande ce reportage qui dure à peu près une heure et demie, dans mon souvenir,
et vraiment, vraiment bien.
Si je trouve un lien, je le mettrai dans les notes.
Je vais essayer de voir si je te le retrouve.
Eh bien, on va passer à la suite, alors, on va passer à la mauvaise image du syndicalisme,
parce qu'après avoir abordé les actions, pourquoi est-ce que le syndicalisme est une mauvaise image?
Et je vais vous citer un tweet que j'ai lu, et justement, j'embrayerai sur les messages de Laurent,
ce qui nous feront une bonne entrée à matière pour cette partie-là.
Donc c'est un tweet que j'ai eu en dessous de mon annonce justement de ce live.
C'est quelqu'un qui me demande pourquoi faire des syndicats dans l'IT.
C'est une vraie question, hein, pas une attaque.
Bien que dans ma carrière, j'ai constaté que 99% des syndicalistes étaient là pour travailler,
moins que leurs collègues, déranger le boulot de leurs collègues, et juste obtenir des avantages pour eux.
Et on a Laurent qui nous demande, enfin, qui nous dit.
Alors je vais remonter dans le flux des commentaires, hop, hop, hop, hop, hop, et je vais retrouver ces commentaires
qui sont juste sur ce thème-là. J'arrive, j'arrive, j'arrive.
Alors où est-ce qu'ils sont?
Et on ressemble à l'unité d'un qui est de retour.
Voilà. Donc Laurent vient de jeter un oeil justement sur le site de solidaires informatiques,
et il tombe sur cette présentation en une ligne qui résume bien ce qui lui pose problème dans syndicalisme,
résistance, lutte, notre syndicat essaye d'organiser la résistance dans un secteur peu syndiqué
à travers un syndicalisme de lutte et de transformation sociale.
Donc Laurent, il précise que, il sait pas trop comment le dire, mais il a vraiment l'impression, finalement,
que le syndicat, que les syndicats sont purement dans la confrontation,
il précise que c'est tout syndicat confondu pour lui.
Moi, j'aimerais bien remonder là-dessus.
Oui, c'est ça.
Je vois que Laurent a fait son coming-out de Strasbourg-Joy, donc moi, ça se voit pas, mais je suis colmarien.
Ça fait effectivement quelques temps que j'y vis plus, j'y travaille plus.
Mais je trouve assez intéressant, en tout cas, le point de faire marquer Laurent, il est intéressant,
parce que historiquement, on sait qu'on est dans une région qui est assez fort peu favorable au syndicat,
et le syndicalisme alzacien n'est pas forcément le plus actif et le plus réputé.
Donc je rigole au commentaire.
Et donc voilà, donc non, effectivement, cette image et cette confrontation,
moi ce que j'invite, en tout cas, ce que j'aimerais partager ici ce soir,
c'est qu'il faut jamais oublier que l'image que vous en avez,
ne sera de toute façon pas le reflet de ce qui se passe.
En fait, le cas, il est assez simple, c'est qu'à partir du moment où j'ai oublié le prénom qu'il évoquait tout à l'heure,
à partir du moment où on peut aller voir la direction, de dire, voilà, on représente un groupe de salariés,
on a des demandes, on a des revendications, on voudrait que ça, ça change,
on vous avertit sur des pratiques qu'on considère à normal ou toxiques, etc.
À partir du moment où la direction est dans une peau sur des coûts, et de se dire, ah bah ok, effectivement,
nous, ça ne nous va pas, que nos salariés soient mal traités, donc on va discuter, on va traiter les choses ensemble.
En fait, on n'a pas besoin d'arriver à ce qu'on voit de l'extérieur de l'entreprise.
Concrètement, pour la plupart des gens chez Solidair, enfin en tout cas, moi de ce que je crois,
personne ne vient pour casser du patron, pour faire de la dérive, pour cramer des palettes.
Concrètement, si on pouvait arriver simplement à s'adresser à la direction, et dire, bah, voilà ce qu'on revendique,
et que la boîte en face nous dit, attendez, on va voir, ça, on est d'accord, bah ça va pas complètement.
Enfin bref, on commence à créer un dialogue social, on n'a pas tous ces effets de bord extérieurs.
Alors en fait, ce qui se passe, c'est que quand la direction dit, ok, on s'en fout, et bah à ce moment-là,
il y a effectivement peut-être une partie des activités, des syndicats, des organisations et des représentants,
qui vont dire bah, on a demandé, ils ont dit non, on est désolé les collègues, ça n'avancera pas,
et puis bah il y a une autre partie des syndicats qu'on va peut-être effectivement trouver plus facilement chez Solidair,
qui est de se dire bah, ok, on peut pas discuter avec eux, on peut pas avancer,
et bah on passe à l'étape de dessus. Donc l'étape de dessus, à un moment, ça débarque sur la place publique.
Et donc oui, c'est pas, enfin, voilà, je pense que on est quand même une grande majorité de gens
ont préféré régler ça en direct dans l'entreprise sans avoir besoin de s'étaler sur la place publique et de faire du bruit,
mais il faut reconnaître que ce rapport de force dans l'entreprise, il est quasi inexistant.
Et donc si l'employeur a décidé de dire non, bah il dit non.
Donc sauf si il enfreint la loi aux quelqu'un, on va pouvoir l'emmener au tribunal et on va pouvoir régler nos comptes
sans forcément avoir de débordements extérieurs, et bah ça dérape, ça finit, et quelque part,
je pense que c'est l'idée qu'on voulait aborder un petit peu dans cette rubrique-là, c'est de dire
mais il y a un vrai jeu en fait, il y a un vrai jeu de la part des employeurs, de la part des médias,
qui sont en général possédés par des employeurs qui vivent plutôt bien de l'exploitation des travailleurs, des travailleuses,
et à la fin ils ont intérêt en fait à donner cette image au syndicaliste de crasseux, de fénéants, qui ne travaille pas tout le temps,
et c'est quelque chose effectivement avec lequel il faut se battre, et avec lequel il faut au quotidien, sur le terrain,
avec ses collègues, faire comprendre à quoi ça consiste, et être aussi un salarié tout à fait modèle et correct,
faire le taf qu'on demande de faire, parce que justement, on part de loin et on part avec des gros boulets au pied,
et quand on sort la casquette syndicale, ça y est, tous les lieux communs ressortent, c'est délicieux.
Oui, du coup je vais revendir là-dessus, parce que moi je suis dans une coopérative, et c'est l'arrivée des syndicats dans la coopérative,
c'est une coopérative encore particulière, c'est une coopérative d'entrepreneurs, ça veut dire que les associés salariés,
je suis associé salarié dans cette coopérative, n'ont pas de lien de subordination avec la direction,
c'est-à-dire que moi je n'ai même pas ce lien de subordination là, contrairement aux salariés classiques,
néanmoins l'arrivée du syndicalisme, enfin du syndicat, a été vu d'un mauvais œil dans la coopérative,
alors après il y a le côté coopérative et syndicalisme qui sont a priori fondés dans les années de la commune,
enfin il y a eu une session d'après ce que j'ai compris, ce que je veux dire en fait là-dedans, là où je me perds encore,
c'est qu'il ne faut pas oublier que si on paraît à l'air en lutte dans les syndicats, c'est qu'en fait il y a une lutte larvée
et qui ne dit pas son nom parce qu'il y a un vrai rapport de force, et le rapport de force qui est invisible,
c'est celui encore une fois du lien de subordination, ton patron s'il veut te faire faire quelque chose il te le fait faire,
enfin je veux dire c'est dans le contrat de travail, il a un pouvoir sur toi,
toi pendant que tu es au travail tu fais ce que ton patron te dit, tu n'es plus libre de tes propres choix,
donc de fait si tu veux obtenir des choses et que ton patron ne veut pas te les donner,
tu es forcément obligé de rentrer en lutte, et lui il a forcément des intérêts à ce que toi tu n'es pas ce que tu veux,
dans la plupart des entreprises a priori ça va se passer comme ça,
je caricature peut-être, je sais pas mais en tout cas dans les entreprises dans lesquelles je suis passé
quand je voulais quelque chose que le patron voulait pas, il n'y avait pas de négociations en fait,
enfin je veux dire j'étais tout seul, c'est lui qui a eu le pouvoir, je lui disais ce qu'il voulait, il me disait à amène,
enfin il me disait ce qu'il voulait et moi je disais à amène, donc il y a forcément une lutte qui va s'installer
et si elle ne s'installe pas, de fait c'est un peu comme les gens qui disent qu'ils ne sont pas politisés,
de fait c'est le statu quo, donc le statu quo c'est le pouvoir du possédant du capital, l'employeur,
excusez moi j'ai été un peu long là dessus.
Oui je vais en rajouter une couche d'ailleurs par rapport à la subordination,
il faut savoir que même si votre patron vous dit de faire un truc illégal et que vous ne le faites pas,
parce que si il est légal, il peut vous virer pour un subordination, voilà,
mais par contre si il est responsable de ce que vous faites d'illégal quand même, si vous la demandez.
Ça me rappelle un ancien boulot où effectivement en entretien d'embauche, le directeur me dit
bah vous êtes, vous me cherchez un responsable d'exploitation, que les choses soient bien claires entre nous,
entre vous et moi et je préférerais largement que ce soit vous qui allez en prison.
D'ailleurs un autre truc, je vais en profiter pour débunker cette histoire d'insubordination,
ça m'y fait penser, à débunker un mythe qui traîne dans les ESN.
À partir du moment où vous refuser une mission, vous pouvez être licencié pour un subordination
parce que vous refuser le boulot qu'on vous donne en fait.
Parce qu'il y a une histoire, il y a un mythe qui traîne comme quand on peut refuser jusqu'à 3 missions avant de se faire licencer.
C'est pas vrai, il faut dès la première vous pouvez être licencié pour refuser une mission,
parce que c'est de l'insubordination.
Et donc vous ne respectez pas votre contrat de travail ?
Moi je voudrais rebondir sur le commentaire de Laurent, si tu veux être libre soit patron.
Ce n'est pas forcément l'idée chez Solidair, chez Solidair justement.
L'idée c'est qu'on a envie de bosser ensemble et on ne dit pas l'entreprise.
Par contre la structure pyramidal et le rapport de subordination, c'est compte 5-11 bas.
Donc quand tu dis si tu veux être libre soit patron, il y a durée, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on est en train de créer des structures
et on est en train d'expérimenter des nouvelles organisations dans les entreprises qui se cherchent justement
à se sortir un petit peu de cette organisation-là, qui n'est pas la seule, et qui n'est pas la seule à fonctionner non plus.
Du coup je la ramène avec mes scopes.
Comme je suis en coopérative et d'autant plus une coopérative où il n'y a pas de patron, on est tous nos patrons.
Moi-même j'ai des salariés, je ne suis pas vraiment l'employeur légal mais j'ai des salariés, je suis manager.
Dans les coopératives tu peux quand même avoir des problèmes et donc tu as besoin d'un syndicat.
Moi je me suis syndiqué, je le dirais tout à l'heure, mais je me suis syndiqué.
Il y a des personnes qui se sont syndiquées au sein de la coopérative, même si on n'a pas de patron, on n'a pas de biens de subordination
mais on a quand même des problèmes avec la direction qu'on essaie de régler.
Nous on est plutôt dans la construction, mais il y a quand même un rapport de force qui s'installe.
Même si on est dans la construction et qu'on est dans la coopération,
les besoins qu'on a nous en tant qu'élu et membre du CS et où s'indiquer,
ne sont pas forcément les mêmes que la direction où les priorités ne sont pas les mêmes.
Pourtant on veut tous travailler ensemble, mais on a besoin d'avoir un rapport.
Et puis le fait de si tu veux être libre soit patron, ça me fait dire que tous les salariés ont envie d'être libres
alors que je pense que si on a envie de pouvoir être libre, en tout cas de pouvoir faire des choses avec nos employeurs.
Du coup j'en précise, alors il y a Vincent qui est Stéphanois aussi, qui nous dit que notre live est super intéressant en tout cas
et il nous merci, ça motive pour se syndiquer.
Merci.
Il y a plein de messages dans le chat, le chat est en feu, je ne peux pas tous les passer.
J'ai fait trop de pub, c'est ça.
Non mais c'est bien, je ne sais pas combien on est à 21, c'est un spectateur simultané, c'est beau.
Il y a quelques noms que je reconnais dans le chat, ou qui je fais coucou d'ailleurs ?
Bon alors, coucou.
On est toujours dans la chauveuse immédiate.
Mais il y a une chauveuse, qui finira par savoir que ce chat a eu lieu et probablement on sera curieux de regarder.
En même temps au VH il y a beaucoup de jours de chez toi qui regardent la chaîne donc après les lives sont un peu perdues.
Moi je vais vous raconter un petit peu mon arrivée et ma découverte du syndicalisme.
Dans ma coopérative il y a quelqu'un qui a initié des stages syndicaux, des stages de culture syndicales,
pour nous expliquer comment ça marchait les syndicats,
ce que ça voulait dire, c'est là où j'ai appris tout un tas de choses, notamment des actions qu'on a vues.
Et avant de faire ce stage, j'avais l'image d'épinal, en effet, du syndicaliste qui fait tout le temps la grève, qui est tout le temps en lutte.
Je savais pas tout ce qu'on a dit et donc si je ne serais trop vous conseiller, c'est déjà sur ce live,
mais en plus d'aller vous renseigner sur ce que font un syndicat et puis aussi discuter avec des membres syndiqués de votre entreprise ou pas.
Parce que c'est important pour justement casser cette mauvaise image qui est véhiculée par les médias, on en a parlé
et les médias ont intérêt à ce que cette mauvaise image soit là pour empêcher les gens de se syndiquer, je pense.
Il y a de ça derrière.
Je vous laisse rebondir sur ce que je viens de dire.
Je voulais pas spécialement rembondir ce que tu venais de dire,
mais Joachim Nida, vous voulez poser des questions sur le droit du travail,
mais effectivement on a une petite trame,
mais en tout cas si il y a des questions, c'est le but de la libre antenne, poser des questions après.
Si jamais tu as des questions sur le droit du travail, il y a mes contacts dans la description, et si tu fasses, et sans envoyer,
il doit y avoir à peu près 4-5 liens où je suis plus ou moins joignéable.
Exactement et sinon il y a aussi les commentaires, parce qu'en effet, là c'est vrai que le but c'est pas de démystifier les droits du travail dans la tech,
on pourrait refaire un live libre antenne pour ça, c'est vraiment de parler de syndicalisme,
et de vous encourager à vous poser la question de « est-ce que je ne me syndiquerai pas ou est-ce que je ne m'intéresserai pas à ça ? »
Mais en tout cas si tu as des questions Nida, oui.
Sachant que pour préciser, nous on est tous les trois de ce leader informatique,
mais vous vous voulez vraiment vérifier les valeurs,
est-ce que les valeurs du syndicat correspondent aux vôtres ?
On a une partie là-dessus, pourquoi rejoindre un syndicat ?
Effectivement j'y avais oublié.
Je le rappelle.
On a dans les notes un point sur la preuve de mise en avant des syndiqués,
je ne sais plus qui on avait parlé lors de la préparation,
ou qui veulent en parler maintenant.
Je ne me rappelle plus de ce qu'on avait dit.
J'imagine que c'est la mise en avant des personnes syndiquées, soit dans les médias, soit dans les maîtris populaires.
Je pense que c'est ça.
Je crois que ça fait quoi ce que j'évoquais tout à l'heure sur la notion collective ?
C'est-à-dire que avant de participer à un syndicat, à Forcerie, comme le nôtre,
on a l'impression que c'est une structure aussi organisée,
Pierre Amidal, que les entreprises qu'on côtoie et les organisations qu'on côtoie au quotidien,
alors que pas du tout.
Effectivement les médias sont très embêtés, ils ont besoin d'avoir un chef,
un chef de syndicat, pour pouvoir interviewer,
pour pouvoir citer des déclarations d'un représentant d'eux,
et finalement la diversité, la multitude,
le côté union qui fait qu'au sein de l'union,
on va avoir différentes versions et points de vue.
Tout ça va être gommé par ce côté médiatique qui est ultra individu, à disait quoi.
Oui, il y a vraiment un côté, il va y avoir un représentant,
il part du principe comme ce que du disait tout à l'heure,
que le représentant c'est lui qui s'exprime en son propre nom,
et qu'il n'y a pas plein de gens derrière lui.
C'est un vrai problème, mais malheureusement, c'est un problème qu'on voit un peu partout.
Tu l'auras compris, le DevOps c'est un mouvement,
et quoi de mieux qu'une communauté pour parler d'un mouvement,
la communauté des compagnons du DevOps, c'est un endroit où tu peux discuter,
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