🔎 Pourquoi si peu de syndiqués dans la tech ? | Radio DevOps Hors Série 2/3

Durée: 53m18s

Date de sortie: 12/02/2025

Pourquoi la tech reste-t-elle l’un des secteurs les moins syndiqués ?

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Individualisme, pression des ESN, culture d’entreprise… Autant de raisons qui expliquent la faible mobilisation des travailleurs de l’IT. Dans ce nouvel épisode hors-série de Radio DevOps, on creuse le sujet avec nos invités engagés : Camille D. et Liloumuloup.


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Sommaire

00:00 Introduction

00:53 L'absence de syndiqués dans l'IT

06:49 Les ESN et le frein au syndicalisme dans l'IT

20:42 Le changement d'entreprise vs le syndicalisme interne

22:50 Le salaire élevé et les problèmes persistants

29:56 Valorisation des compétences et changement de boîte

32:37 Les carrières des femmes dans l'informatique

38:43 L'histoire du syndicalisme et son adaptation à l'IT

42:25 Le rôle du CSE dans l'IT

46:14 L'arrivée des jeunes diplômés de la tech sur le marché du travail

50:36 Conclusion


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Crédits

  • Christophe Chaudier : consultant indépendant au sein du collectif Lydra. Animateur du podcast de la communauté des Compagnons du DevOps. professeur vacataire à Télécom Saint-Étienne et au CFAI Loire. Découvre le : https://lydra.fr/ea-3-le-podcasteur-christophe | LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/cchaudier | Froggit : https://froggit.fr/
  • Camille D : SRE @ OVHcloud | Ses liens : https://solidaires-informatique.ovh
  • Liloumuloup : Admin Sys @ Bedrock, défenseuse syndicale du Rhône, streameuse de jeu vidéo de temps en temps ou sur le live SI, boulimique de lecture, aime expérimenter sur son serveur ou des nouvelles idées créatives mais ne termine jamais ses projets persos, un jour elle aura un blog pour en parler | Twitch : https://www.twitch.tv/solidaires_info et https://www.twitch.tv/liloumuloup | YouTube : https://www.youtube.com/user/liloumuloup | Instagram : https://www.instagram.com/liloumuloup


Habillage sonore

  • L'intro et la fin sont de Baptiste Gaillet : FullStack développeur avec une tendance DevOps au Centre Scientifique et Technique du Bâtiment, Fondateur et développeur de l'application BedFoodCoffee pour aider les personnes en difficultés. Après des études dans le son et différents métiers, il a effectué une reconversion professionnelle en 2015 pour devenir développeur (Formation diplômante dans le cadre d’un CIF). LinkedIn : https://www.linkedin.com/in/baptiste-gaillet-223832b4 | Twitter : https://twitter.com/bat79a
  • La musique d'intro est "Tupac Lives" de John Bartmann : https://pixabay.com/fr/music
  • La musique de fin est "Passport" de Purple planet : https://www.purple-planet.com/passport


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Pourquoi il y a si peu de syndiqués dans les salariés de la tech ou de l'IT ?
C'est la question qu'on s'est posée durant un live une libre antenne que j'ai donné sur ma chaîne
YouTube. Cet épisode de podcast est un hors-série de radio DevOps qui vient justement de ce live
et c'est le deuxième épisode. Donc si tu n'as pas déjà écouté le premier épisode,
je t'encourage à aller voir le premier, enfin plutôt aller écouter le premier épisode et ensuite
d'écouter celui-là puisque le live il a duré 3h30 et je l'ai découpé en plusieurs épisodes.
Est-ce que tu t'apprêtes à écouter ? C'est la deuxième partie de ce live, celle où on essaye
d'analyser justement de pourquoi il y a si peu de personnes syndiquées dans l'IT. Alors moi je te
laisse à ce hors-série et je te dis à très vite pour la troisième et dernière partie du podcast
hors-série sur le syndicalisme.
Je vous propose qu'on parle de l'absence de syndiquer dans les salariés de l'IT qui
a un vrai sujet parce qu'une fois qu'on a démystifié un peu les syndicats, on peut se poser
des questions, et tiens pourquoi est-ce qu'on a si peu de syndiqués, alors j'ai pas les chiffres,
j'ai mal fait mon travail mais je pense qu'on a encore moins de syndiqués que d'autres.
2% ? 2% merci, c'est pas beaucoup. Après c'est des chiffres aux doigts mouillés,
je crois que c'est notre, j'ai dû entendre ça de notre précédence crétère, 2% dans l'IT,
12% dans la fonction publique et 8% dans la fonction privée, pas dans le bon privé quoi.
Ça fait pas beaucoup de façon de manière générale, je crois que dans la société française
on a vu une baisse du syndicalisme et justement ça me fait penser à remettre un message que je
voulais mettre tout à l'heure, un message de Nida à ce sujet là peut-être qui va nous aider à lancer
le sujet. Alors il y a tellement de messages, il y a tellement de messages. Le temps que je le retrouve,
je vous laisse discuter. Sur ce sujet là effectivement, un des défauts parce que le
système syndical français et dans chaque pays il est séparticularité et nous on ne fait pas
défaut. Notre système syndical est un petit peu ventilé, je trouve que l'actualité effectivement
n'est pas terrible mais l'activité purement syndicale internationale, probablement vous avez
entendu parler des mouvements de grève qu'il y a aux USA, dans le monde du cinéma, dans le secteur
d'Hollywood et dans l'automobile. Ça a été l'occasion de découvrir pour beaucoup de gens que
aux Etats-Unis ça fonctionne pas du tout comme de la même manière que chez nous les syndicats.
Donc il y a des choses intéressantes à prendre là-bas, il y a des choses intéressantes chez nous,
les systèmes idéales n'existent pas et sont souvent le résultat d'une longue histoire.
C'est pareil, je devais rechercher ces chiffres, j'ai été pris de cours mais concrètement,
ce qu'on peut croire, les français ne sont pas les plus grands noms de grévistes du monde.
On a des pays qui ont des activités de grève bien plus intenses que nous mais voilà,
il y a un problème dans la perception qui fait qu'on a un biais quoi.
Ah oui, Bandcamp effectivement vient de virer la motier sensible donc Bandcamp,
sauf erreur, moi je suis vraiment un grand fan de cette entreprise en tout cas de leur service
et de leur approche de rémunérer les artistes qui les rejoignent.
Bandcamp a été racheté par, je me trompe de studio, jeu vidéo, Fortnite, c'est qui déjà ?
C'est Epic non ? Je crois que c'est Epic.
C'est Epic et en fait il y a eu un vrai mouvement, un vrai collectif qui s'est créé au sein de chez Bandcamp.
Ils ont créé leur syndicat et Bandcamp officiellement aujourd'hui a un syndicat et on va avoir au sein de la boîte
pour en tout cas ceux qui survivent donc là j'ai pas suivi sur les derniers épisodes où ils ont viré du monde.
Mais il y a une vraie lutte qui s'organise chez Bandcamp justement pour conserver,
pour celles et ceux qui ne connaissent pas Bandcamp.
C'est une boîte qui va proposer un modèle économique pour partager de la musique,
vendre des goodies pour des artistes principalement autour de la musique
et qui s'engage à reverser entre 80 et 80% du chiffre d'affaires de la somme que les clients versent.
Donc il y a vraiment une approche ultra intéressante et Epic s'est mis là-dedans, un syndicat assez créé.
Donc moi qui aime beaucoup le modèle Bandcamp, je serais triste de voir l'entreprise être dénaturée,
voire carrément de l'avoir disparaître.
Mais voilà, on a effectivement des choses qui bougent et on n'a pas forcément toujours,
on n'a pas cette même vision en France des mouvements syndicaux à l'étranger que par rapport à ce qu'on achète.
Oui, je me retiens très fort de ne pas parler de la grève au cinéma parce que je la suis de très très très très très près.
Mais bon c'est pas le sujet mais en effet...
Mais c'est l'automobile, tu vois le carton, il y a Hégé, ils ont réussi à décrocher des augmentations de salaire de 25%.
C'est en l'espace de quelques semaines mais parce que voilà le fonctionnement n'est pas du tout le même.
Ça fait plusieurs mois qu'ils étaient en grève.
Oui, pas dans l'automobile, la grève a commencé il y a quelques semaines seulement.
Le Hollywood c'est plus long, oui.
Mais sur l'automobile, c'est à aller très très vite mais encore ça rejoint ce que je disais tout à l'heure.
C'est à dire que le Hollywood, on est sur des process industriels qui sont quand même beaucoup plus dématérialisés
et qui de fait sont plus difficilement arrêtables.
Fabriquer des bagnoles, il faut une usine, si tu arrêtes l'usine, tu fabriques pas de bagnoles
et il va vite falloir venir à la table des négo et une chaîne, il n'y a pas besoin de faire beaucoup d'efforts pour arrêter la chaîne.
Il suffit qu'à certains endroits on n'est pas à les bonnes pièces qui soient arrivées,
il suffit qu'une machine s'arrête.
On a la possibilité vraiment d'avoir un impact ultra fort dans ces milieux où le monde physique est encore ultra présent.
En fait, ce qu'il faut, si tu veux faire une grève qui soit efficace, c'est bloquer l'appareil productif quelle que soit la manière que c'est.
C'est vrai que je l'en parle régulièrement avec mon associé.
Nous, quand on travaille dans le cloud, bloquer l'appareil productif, ça pourrait passer par rater les serveurs
sauf qu'en fait on n'a pas le droit parce que ce sera du sabotage de notre côté.
Et comme on travaille dans l'automatisation, on s'autosabotte nos moyens de grève parce que
si on n'est pas là mais que l'automatisation elle fonctionne bien, ça se voit pas.
Après, s'il y a des incidents et qu'on n'est pas là pour les régler, ça se voit.
Mais bon, j'ai retrouvé le message de NIDA tout à l'heure, je vais me permettre de le lire.
Donc c'est au début du live, NIDA nous disait, elle se demandait si l'explosion des ESN n'a pas cassé la syndicalisation
puisque avant l'informaticien était salarié d'une entreprise.
Et je voudrais bien qu'on parle de ça parce que ça me paraît intéressant comme idée,
savoir si les ESN, parce qu'on a plusieurs points justement en rapport avec les ESN,
si les ESN n'est pas un frein pour le syndicalisme dans l'IT.
Carrément, on parle d'individualisme tout à l'heure, l'ESN clairement c'est ça quoi.
Il y a deux aspects.
Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on a réussi à industrialiser de la capacité intellectuelle.
Et en fait, l'ESN, c'est quoi ?
Ça va être l'entreprise de travail temporaire qu'on connaît dans l'industrie.
Je rappelle qu'au départ, je dis des bêtises, de tête, ça doit être les années 80, peut-être 70.
Les entreprises de travail temporaire étaient tout simplement illégales en France
et il a fallu modifier le droit du travail pour permettre aux entreprises de travail temporaire
de proposer leur service en France.
Donc on vient d'une histoire où ce modèle-là était tout simplement hors la loi.
Et donc les ESN propose quoi ?
Et finalement de mettre à dispos des individualités pour pouvoir traiter des sujets.
Alors effectivement, si certains clients, c'est pas grande quantité,
mais d'une manière générale, c'est ça.
C'est d'avoir un salarié qui va être détaché de son environnement professionnel,
qui va avoir des collègues, mais avec lesquels il n'aura pas de légitimité
à revendiquer des choses et des fonctionnements,
parce que son employeur va pas être le même que celui de ses collègues.
Donc on a vraiment une démarche déclatée
et d'individualiser au maximum les personnes et les isoler au plus possible.
Justement, est-ce que c'était pareil, la pouble oeuf ?
Est-ce que c'était l'idée de départ ?
Et du coup, on récupère les effets secondaires ou est-ce que c'est l'inverse ?
Ce n'est pas tellement sujet.
En tout cas aujourd'hui, c'est comme ça que ça fonctionne.
Et aujourd'hui, clairement, monter une activité syndicale dans une ESN,
c'est ultra compliqué.
Ben clairement.
Et puis tu le disais, dans une ESN, souvent on est envoyé en prestation chez le client.
Moi, ça a été le cas.
J'ai été envoyé en prestation chez un client.
J'ai échangé de métier.
J'ai dû faire des heures supplémentaires pour compenser le manque de formation, etc.
Ces heures supplémentaires.
Je lui ai demandé à mon employeur qui ne voulait pas me les payer
parce que, soi-disant, le client ne les payait pas ou les reconnaissait pas.
Enfin, bref, je vous passe les détails.
Le truc, c'est que tu es employé d'une entreprise
et tu travailles dans une entreprise, tes collègues.
Et ben, ce n'est pas tes collègues, tes vraies collègues.
Moi, pendant huit ans, j'ai travaillé chez Casino en prestation.
Mes collègues, je me sentais plus proche des gens de chez Casino
que des gens qui étaient de mon entreprise.
Mais pourtant, je n'étais pas employé casino.
Donc, est-ce que je pouvais aller voir les personnes syndicales de Casino ou les miennes ?
Enfin, les ESN, dans ce mode de fonctionnement-là,
elles ne nous aident pas à faire corps dans notre entreprise.
Ce n'est pas leur but non plus.
Ce n'est pas leur but non plus.
En fait, c'est tout à l'heure à terre.
Elle fait que ce soit extrêmement individualisé
et qu'on maintienne une forme d'individualisme
d'une façon générale dans le métier.
Parce que, en fait, ce qui est dangereux,
c'est quand il y a plusieurs personnes qui commencent à vouloir se battre
pour corriger les problèmes.
Alors qu'une seule personne, c'est beaucoup plus facile
de soit la pousse à la démission, soit ça arranger pour qu'elle se thèse
ou la changer de mission, etc.
C'est beaucoup plus simple.
C'est beaucoup plus simple de faire comme ça que d'avoir des personnes
qui ont construit un collectif et qui ont décidé de défendre leurs droits ensemble.
Tout à fait.
Alors Laurent nous dit, je pense qu'Hitrol, on parle des anciennes SS2I, pas des ESN.
Moi, j'ai tendance à penser que c'est comme tout.
Quand il y a rebranding, c'est que tu cherches à faire oublier des trucs,
mais c'est pas pour ça que ça a disparu.
Faut que je sois de trainure pour les partis politiques aussi.
Oui, tout à fait.
On a une remarque de Nida qui mérite, en tout cas,
sur laquelle moi j'aimerais bien rembondir.
Parce que c'est un sujet qui, effectivement,
commence à se partager là où on avait,
c'est un des points qu'on avait utilisé,
l'industrie de l'informatique a pendant longtemps effectivement vécu
avec une masse très importante et majoritaire de gens passionnés.
Et là-dessus, moi, je suis plaites coupables.
Je travaille dans la mécanique, donc je suis un technicien passionné.
J'ai toujours été passionné par la mécanique.
Je trouve dans l'informatique un intérêt technique encore plus élevé,
parce que justement, c'est de la dématérialisation.
Je crois que c'est pas Nida qui me dirait le contraire.
Cette dématérialisation te permet d'expérimenter
une quantité colossale voire infinie,
tout simplement de technique, de techno, de méthode.
Moi, dans l'automobile, si j'avais envie de m'intéresser
en fait à la motorisation Volvo qui avait sur les derniers camions,
bon bah il fallait que je travaille dans une entreprise qui c'est camion
et que mon employeur me laisse le temps pour pouvoir travailler dessus.
Et que c'est pas fait pour, c'est un outil de travail,
ça doit fonctionner, etc.
Là où aujourd'hui dans l'informatique,
bah voilà, si tu t'intéresses à tel ou tel techno,
tel ou tel framework ou tel ou tel même hardware aujourd'hui,
du hardware très très accessible qui tombe de partout
et qui permet ça.
Donc moi, je suis plait de coupable d'être tombé dans l'informatique
par facilité justement à l'accès à cette techno
et à pouvoir réussir à combiner une passion avec un métier.
Mais je suis pas sûr que ça soit en fait,
je suis pas sûr en fait que ça soit le vrai revirement.
En fait, je pense que c'est peut-être même la solution.
C'est-à-dire qu'aujourd'hui avec des salariés
qui mettent en près un peu plus de distance avec leur passion et leur métier
et s'intéressent plus à leur métier et ont envie tout simplement
d'avoir un métier dans lequel ça se passe bien,
ils font des choses intéressantes, ils avancent,
mais de pas y passer leur vie et leur week-end,
je pense justement ça permet d'asseignir et de mettre fin à certain nombre de pratiques.
Et là-dessus, probablement certaines entreprises
se retrouvent dans cette situation, c'est là-bas ça alors.
Tu veux que je te paye pour aller à une conférence,
tu veux que tu veux aller à un meet-up sur ton temps de travail,
ça joue pas en fait, on n'a jamais fait ça quoi.
Donc on a le droit aussi de se dire,
bah moi je veux bien faire cet effort de me déplacer,
d'aller parler pour l'entreprise,
en tout cas de représenter l'entreprise dans des endroits où on va être nombreux dans ce cas-là.
Mais effectivement jusqu'à avant,
les gens se posaient pas de questions et trouvaient que c'était un vrai avantage
et le prenaient en tant que tel.
Et aujourd'hui c'est peut-être ça effectivement qui est aussi en train de changer.
Oui, alors justement je voudrais poursuivre là-dessus parce que
je sais que je suis pas d'accord avec plein de gens,
alors moi je suis quelqu'un qui s'est devenu passionné par mon métier,
avant je le sais de manière alimentaire parce que j'étais juste doué.
Et quand je suis devenu frilance,
je me suis vraiment passionné pour mon métier.
Et je sais que dans l'écosystème des frilances,
il y a des gens qui estiment que c'est un métier passion et que pour y arriver,
il faut donner de son corps et il faut apprendre.
Ça passe par apprendre en dehors de 16 heures de travail.
Je suis assez partagé là-dessus.
J'ai tendance à croire que si tu dois apprendre des choses pour ton travail
qui sert principalement à ton entreprise,
eh ben tu dois le faire sur ton temps de travail
et tu dois le prendre sur ton travail.
Par contre, peut-être que si tu vas apprendre des trucs
qui n'ont aucun lien avec ton travail actuel,
mais que tu as envie d'apprendre le nouveau framework à la mode
parce que tu penses que ça peut t'aider dans ta carrière,
là peut-être que tu peux le faire sur tes heures personnelles
comme tu apprendrais à jouer au tennis.
Mais j'ai envie de t'encourager si tu dois apprendre des choses
qui vont te servir principalement dans ton boulot.
De manière générale, c'est sur ton temps de travail.
Moi, moi je refais le parallèle avec ma précédente carrière,
dans la mécanique de toute façon, je n'avais pas le choix.
On avait une petite frange de collègues
qui faisait du travail noir,
qui avait du matériel chez eux
et qui pouvait faire de la mécanique pour des proches,
pour des amis, et il y avait un double côté ou d'un côté.
La personne se faisait un petit peu d'argent de poche
et de l'autre, elle pratiquait un peu plus que les autres.
Mais dans nos métiers,
qui ont un historique beaucoup plus vieux,
enfin dans le métier, pardon, de la mécanique
qui existe depuis une centaine d'années,
donc on a quand même un peu plus de recul là-dessus,
à aucun moment, ça nous serait venu à l'idée
de se dire qu'on veut recruter un mécano
qui a un pont dans sa cave et qui bidouille le week-end.
Alors que c'est des choses qui sont encore ultra actuelles dans la tech,
qui est de se dire,
elle me dit que si la personne n'a pas de GitLab ou de GitHub,
si la personne n'a pas fait de conf,
on n'en veut pas, elle n'est pas assez passionnée.
Et donc moi je viens d'une industrie dans laquelle,
où effectivement, les gars qui bidouillent chez eux,
on est content, on les apprécie,
mais je dirais, ça, c'est pas un préroquis.
Donc c'est quelque chose qui a accepté
et cette transition là, elle a été faite ailleurs.
Je dirais même plus loin que ça,
c'est que maintenant, des entreprises qui acceptent
de financer des formations techniques,
en fait, il n'y en a pas tant que ça.
Moi j'ai la chance d'être dans une entreprise
où il y a des possibilités,
alors tu ne vas pas forcément avoir toutes les formations que tu veux,
mais qu'on soit bien d'accord.
Mais en vrai, il y a possibilité d'avoir des formations actuellement,
mais c'est vrai que par contre,
là où j'étais passé avant,
si tu voulais une formation pour être plus,
entre guillemets, vendable facilement pour les clients,
si c'était pas un client qui te la finançait,
tu pouvais toujours l'être gratter.
Oui, il y a un côté,
je vais encore refaire mon parallèle avec mon ancien B,
mais dans l'automobile, effectivement,
tu étais étiqueté avec les marques avec lesquelles tu avais bossé,
et à aucun moment, c'était évident pour les employeurs de dire,
j'embauche un mec, un non-renaut,
moi je suis peu jo, évidemment.
Il faut que je l'envoie en formation
pour qu'ils comprennent le fonctionnement,
les techniques qu'on utilise,
les particularités parce qu'elles sont nombreuses.
Et aujourd'hui, dans la tech,
à l'inverse, on a vécu là-dedans,
en se disant, non, ce sera, ils se débrouillera,
ils sont suffisamment passionnés,
et comme tout est accessible,
ou en tout cas, la partie de tout ce qui touche à l'open source est ultra accessible,
donc on n'a pas besoin tellement de s'en occuper,
et on se retrouve dans des boîtes où, en effet,
on fait finalement beaucoup moins de formation
que on peut le faire dans plein d'autres métiers.
Alors que la justification n'est pas technique,
c'est juste qu'on avait l'habitude que les gens étaient passionnés.
Oui, alors justement, je vais afficher un commentaire de Mida.
Elle dit qu'elle se fait avoir avec sa passion,
par les employeurs qu'elle a eus,
parce qu'en fait, sa veille perso est vue comme du taf par son employeur,
et ça devient de plus en plus pesant.
Et là où justement, j'ai un point,
c'est que tout ce travail qui est fait en dehors du temps de travail payé par l'employeur,
qui va servir l'entreprise,
finalement, c'est de la plus-value que va dégager l'entreprise,
donc du bénéfice à la fin,
et ce bénéfice là, il ne va pas se retrouver dans le salaire,
il va se retrouver dans les dividendes ou dans autre chose.
Et je voudrais faire un parallèle avec un des secteurs de la tech,
dont on ne parle pas parce que je pense qu'on n'en est pas,
mais qui est le jeu vidéo.
Moi, je sais que j'ai un des copains qui sont dans le jeu vidéo,
et là, la passion, elle est telle,
parce que c'est tous des joueurs qu'ils travaillent,
ils font des horaires pas possibles,
et ils ne se passent juste pour la veille ou l'autofformation,
c'est vraiment pour du taf.
Et ça épuise les gens dans le jeu vidéo,
enfin, on attend tous parler, je crois.
C'est les périodes de crunch ?
Ouais, les périodes de crunch et autres,
mais ce que je veux dire, c'est que si on ne fait pas quelque chose,
à un moment donné, on va juste se faire écraser par les entreprises,
et on va juste être les civils,
et on ne va même plus être capable de travailler.
À un moment donné, il faut se sauvegarder aussi.
Ouais, moi, j'ai vu passer,
et par contre, j'ai perdu le nom du studio,
mais j'ai vu qu'il y a certains,
des petits studios maintenant qui se revendiquent vraiment anti-crunch,
en mode on veut prendre le temps de faire les choses bien,
et pas d'épuiser les gens,
et j'ai trouvé ça vraiment chouette.
Par contre, je n'ai plus le nom du studio en tête,
je suis désolée,
je pense que c'est un studio indépendant,
parce que dans mon souvenir,
c'était vraiment pas un gros truc.
Mais par contre, j'avais trouvé que ça a vraiment chouette,
parce que je pense que ça peut peut-être vraiment...
Excusez-moi, y a mon chat qui est en train d'essayer de mâcher les cubes.
Tu arrêtes ?
Je rebondis du coup.
Non, mais Artifice, c'est pas Ubisoft,
ne cherche pas, mais je pense que...
Non, c'est pas Ubisoft qui est anti-crunch, malheureusement.
Non, ça se calme un peu.
Moi, si vous ne suivez pas celui-là,
que tu es autour d'Ubisoft,
vous pouvez retrouver facilement les événements de la semaine passée,
où effectivement, solidaire fait partie,
solidaire informatique, on a une branche,
on est la branche,
jeu vidéo aussi.
Même si toute syndicalisation est peut-être encore plus faible dans le jeu vidéo.
Il y a des choses qui bougent,
il y a des choses qui avancent aussi de ce côté-là.
Alors, est-ce que justement,
c'est pas facile de changer de boîte quand tu es dans la tech,
et est-ce que justement, quand ça se passe mal,
en fait, c'est pas plus simple de changer de boîte
que d'essayer de les faire changer par l'intérieur,
et donc de se syndiquer.
Est-ce que ça, c'est pas une piste qui fait que,
il y a une absence de syndiqués dans nos métiers ?
On l'avait ok début, mais clairement,
on paye ça aujourd'hui.
Et je pense qu'aujourd'hui, le revirement,
il est qu'on commence à avoir un peu plus de retour et d'expérience,
le côté herb toujours plus vert à l'extérieur,
et quand même assez démystifié.
Ce qui permet de se dire,
si je ne m'en vais pas, il faut que je m'organise,
pour que ça change là où je suis.
Et bien, j'ai beaucoup vu aussi,
en étant passée par une ESN,
où l'idée c'était, ça se passe pas bien là-bas,
je ne suis pas grave, je change de ESN.
De toute façon, j'en ai 15 par jour qui me contactent sur LinkedIn,
donc j'ai pas de problème pour retrouver un boulot,
c'est la même mère d'ailleurs, mais je ne suis pas grave,
je rechangerais.
Ça, c'est quelque chose que j'ai beaucoup vu des gens qui,
qui vraiment se disent qu'ils s'en foutent et que ça vaut pas le coup,
parce que de toute façon, ils sont là pour Max un an et demi,
voire deux ans, et que dès qu'il commence à avoir des problèmes,
ils se barrent.
Ils n'ont pas l'envie de rester à un endroit et d'aller voir,
ils préfèrent aller voir s'il est vert pareil ailleurs.
Justement, on parle d'ESN, mais en fait,
moi ce qui me fait croire,
alors les ESN, ce n'est pas des boîtes où,
en fait, elles n'ont pas un métier.
Contrairement à d'autres boîtes,
je ne sais pas, je vais prendre un exemple,
bah on parlait du BISOF,
BISOF, son métier, c'est d'une idée du jeu vidéo,
ce n'est pas de fournir de la main-d'oeuvre à d'autres.
Et je me demande si justement les ESN,
comme il n'y a pas de métier, il n'y a pas d'identification du salarié,
est-ce que justement, ce n'est pas facile pour nous de changer de boîte et de partir.
Et je me demande si le fait d'avoir autant de ESN,
on en parlait justement au tout début,
est-ce que ce n'est pas vraiment un vrai problème, ce truc-là.
Je voudrais ajouter un autre truc qui,
à mon avis, en rapport avec le fait de pouvoir changer de boîte facilement,
on est dans des métiers où nos salaires sont plutôt élevés.
Et est-ce que le fait d'être bien payé,
ça ne nous fait pas dire que,
ok, je suis très bien payé, j'ai quelques problèmes,
je vois Laurent qui dit dans le chat qu'il a appris des trucs sur son temps libre,
que ça lui fait plaisir.
Ce genre de trucs, on les laisse passer parce que justement, on est bien payé.
Est-ce que ça participe pas justement à ça ?
Moi clairement, je suis arrivé dans la pharmatique, j'ai perdu,
j'y l'ai pas fait pour l'argent, j'ai changé de statut,
j'ai changé de niveau de responsabilité et j'ai coupé mon salaire en deux.
Donc du coup, ça permet de redevenir débutant à 40 ans,
ça permet de reprendre effectivement connexion
avec les problèmes que peuvent trouver des débutants qui sortent d'études,
mais qui n'ont pas les mêmes contraintes.
Et du coup, ils sont peut-être prêts à accepter plein de choses
parce qu'ils ont plus de temps,
ont un contraint de personnel familial etc.
Et quand tu le fais à 40 ans, c'est quand même pas la même tisane.
Donc sans doute que l'argent joue,
on sait qu'effectivement sur les piquets de grève,
quand tu crois à des personnes qui font du ménage
dans des entreprises avec des salaires de misère,
moi j'ai croisé des personnes qui bossaient du coup pour des épades,
pour du soin de personnes âgées,
on sait que tout ce qui est métier du soin,
c'est juste catastrophique.
Donc ça permet de relativiser sa position dans la société au sens large,
en disant effectivement,
peut-être que moi je trouve que je ne suis pas bien et pas assez payé,
mais on se rend compte qu'il y a vraiment des branches professionnelles
dans lesquelles c'est encore pire que ça.
Et ça participe à acheter du confort.
Et effectivement, le confort, on peut avoir plein de valeurs,
plein de choses de renoncer à un certain confort.
C'est toujours une vraie difficulté,
en ce sens avoir des rémunérations
qui permettent d'avoir un bon niveau de confort au quotidien.
C'est effectivement un petit cherché mot pantalgique,
mais un petit somnifère, ça tendera un petit peu.
Il y a ça, mais pour moi ça ne fait pas tout en fait,
parce qu'effectivement on est bien payé,
mais à côté de ça on a des problèmes qui existent,
et ce n'est pas parce qu'on est bien payé
qu'il faut fermer les yeux sur ces problèmes-là.
Moi quand j'ai une salarié qui vient me voir en pleur,
parce que son client s'est fait virer de mission,
parce que son client lui a fait de harcèlement sexuel et qu'elle a dit non,
ça ne me donne pas très envie de fermer les yeux,
peu importe le salarctat, pour moi ça reste des comportements inadmissibles,
et pourtant c'est des comportements qui existent beaucoup dans la prestation,
notamment dans la prestation, ça existe énormément en fait.
Les problèmes de troubles musculoscélétiques,
moi j'ai 32 ans, aujourd'hui j'ai des douleurs dans la main,
là le froid commence à arriver,
mes mains stétanisent et je peux à peine les bouger,
parce que j'ai détruit mes mains sur des outils de travail
peu adaptés en travaillant trop, dans des mauvaises conditions.
Effectivement je suis bien mieux payée que plein de gens,
mais à côté de ça pour moi c'est pas parce qu'on est très bien payé,
et qu'effectivement comme tu dis ça fait un effet anesthésiant,
et où on se dit il y a plein de métiers où c'est largement pire,
très clairement je ne fais pas la fine bouche pour ça en fait.
Mais moi quand j'ai commencé à avoir des problèmes aux mains
et que mon employer m'a dit je peux rien faire pour toi va crever,
grosso modo, ils n'ont pas dit comme ça,
ils l'ont dit avec un peu plus de vernis, mais grosso modo c'était l'idée.
En fait ça reste des problèmes qui existent dans nos métiers,
parce qu'on a des conditions de travail qui même,
si elles sont bien meilleures qu'à d'autres endroits,
c'est des conditions de travail qui nous détruisent malgré tout à petit feu.
Et je suis loin d'être la seule à être concernée,
tout à l'heure je parlais Bernhautes Sentémentales,
ça aussi c'est une vraie maladie qui se développe dans nos métiers,
qui sont dues aux pressions qu'on a, aux sous-effectifs,
et aux manques de moyens qu'on a aussi.
Est-ce que justement comme tu étais super bien payé,
que tu avais de mauvais outils de travail,
est-ce que tu n'as pas été tenté d'acheter tes propres outils de travail pour...
J'ai acheté mes propres outils de travail pour essayer d'aller mieux,
ça m'a pas aidé.
C'est comme si...
D'ailleurs j'ai une anecdote très drôle à ce sujet,
qui est vraiment une bricole, mais c'est vraiment pour la blague.
J'ai réussi à bloquer ma carte bleue,
parce que, bas banque, en fait j'ai testé,
à une période je cherchais les souris ergonomiques qui me conviennent,
et j'en ai renvoyé je pense une trentaine,
j'en ai acheté et renvoyé une trentaine sur Amazon,
parce que c'était le seul endroit où il y avait suffisamment de modèles,
parce que de bas je détestais s'acheter sur Amazon,
et en fait, ma banque, ils ont cru qu'il y avait de la fraude sur ma carte,
et du coup ils l'ont bloqué.
Donc ne faites pas ça, ou prévenez votre banque.
Je rebondis sur ce que tu disais par rapport à l'achat des outils de travail,
mais ça aussi c'est un truc quand tu croises un petit peu,
quand tu partages un peu les expériences dans ton métier.
Moi je l'ai connu dans le dépannage,
les dépaneurs se faisaient leur propre quai sa outil,
mais ça restait très anecdotique là où dans l'IT,
c'est ultra courant,
et il suffit de faire un tour en open space
pour regarder un petit peu des claviers,
des souris, des choses comme ça,
et se rendre compte à quel point effectivement
les collègues peuvent investir là-dedans.
Et oui, quand tu crois en formation d'autres salariés,
d'autres milieux, quand tu leur expliques,
tu trouves ça trop bien d'avoir pu t'acheter un nouveau clavier pour ton travail.
On te regarde vraiment comme un extraterrestre,
on s'en dit mais il y a un problème là,
c'est un petit travail en fait,
c'est pas à toi d'acheter ton petit travail en fait.
C'est comme si tu avais par exemple quelqu'un du BTP,
tu lui disais bah vas acheter ton casque de protection,
quoi, et tes chaussures de sécurité toi-même.
Et surtout je te les rembourse pas, quoi.
Oui parce que eux ils n'ont pas les moyens qu'on a,
nous, ce qui revient au fait,
à nouveau on est bien payés donc il n'y a pas de problème.
Je voudrais vous dire quelques messages dans le chat,
parce que je trouve que c'est vachement bien,
ça va nous faire une transponde sur un autre point.
Donc déjà il y a Aksark qui nous demande,
donc à vous entendre, au lieu de partir, il faut se syndiquer.
Alors moi j'ai envie de répondre à Aksark,
ça dépend déjà de ce que tu veux,
et de l'entreprise dans laquelle tu es.
Il y a des gens qui ont envie de rester dans leurs entreprises,
par exemple qui sont pas en ESN et qui aiment leur entreprise,
mais ou ça se passe pas forcément bien,
et qui ont envie de rester donc,
oui, mais tu peux aussi faire les deux,
tu peux partir et te syndiquer.
À savoir que quand vous êtes syndiqué,
je fais juste une micro parenthèse là,
quand vous êtes syndiqué à un syndicat,
si vous changez d'entreprise,
vous n'êtes pas obligé de changer de syndicat.
Il faut juste prévenir le syndicat
qui vous change la ligne pour savoir dans quelle boîte vous êtes,
pour les effectifs des sections, et c'est tout quoi.
Globalement ça change rien.
Exact, et il y a Laurent,
alors je ne vais pas ficher tous les messages de Laurent,
mais il nous expliquait qui se formait sur son temps perso,
et qu'il en profitaient,
mais surtout, il a monté en compétence,
et il l'a valorisé en changeant de boîte.
Justement, je trouve que c'est l'exemple même de ce qui est dommage,
c'est que, je ne sais pas si,
il a tenté de valoriser ça dans sa boîte où il était avant,
mais c'est dommage que la boîte dans laquelle tu étais,
ou tu appris toutes ces choses-là,
tu n'es pas pu le valoriser dans ta boîte,
parce que finalement,
t'es obligé de changer de boîte pour valoriser
tes nouvelles compétences
que tu as appris sur ton temps personnel.
Et ça, je te trouve ça vraiment dommage
sur ce point-là,
ce qui en rapport avec le fait que c'est facile de changer de boîte.
Et moi justement,
je voudrais amener un point sur la table,
parce qu'on parle de formation,
alors il y a beaucoup de messages sur l'auto formation,
la formation et tout.
On a beaucoup d'hommes dans le chat,
et le fait de pouvoir se former
sur son temps personnel jusqu'à point d'heures,
en étant un homme,
c'est quand même pratique,
et c'est facile,
parce qu'en plus, on a un métier masculin,
j'ai fait un autre live justement là-dessus,
et bon, je ne veux pas la ramener,
mais si on peut le faire,
c'est peut-être parce que les compagnes,
elles peuvent s'occuper des tâches ménagères ou des enfants.
Je pense clairement que moi,
ma compagne quand je fais des live,
bon, alors moi je vis tout seul pour l'instant,
mais quand je serai avec elle,
quand je ferai des live,
elle va s'occuper de ma belle fille,
mais je ne vais pas passer mes soirées à faire ça,
parce que sinon,
je ne pourrai pas me regarder dans une glace,
ou alors on ne se rend pas compte,
peut-être, de ces choses-là,
qu'est-ce que ça vous évoque à tous les deux,
et je vais commencer par Lillou.
Tu dis ça parce que j'ai sorti le drapeau féministe derrière ?
Je dis ça parce que peut-être t'es concerné,
je ne sais pas.
Alors je n'ai pas d'enfants,
je ne prévois pas d'en avoir,
c'est même tout l'inverse,
je prévois de faire en sorte que la boîte à bébé
ne fonctionne jamais de façon définitive,
mais gros secondo,
oui, très clairement,
moi j'avais eu une conférence d'un collègue,
parce que dans ma boîte,
chez Bedrock,
il y a un truc qui s'appelle le Bedrock Day,
et grosso modo,
on peut partager plein de choses,
que ce soit technique ou pas,
et il partageait,
je ne sais plus le titre exact de sa conférence,
mais grosso modo,
l'idée c'était que,
il expliquait comment est-ce qu'il organisait ces journées,
et en fait,
moi au cours de ces journées,
j'étais en train de me dire,
mais comment est-ce qu'il prend le temps
de s'occuper de ces enfants en fait,
parce qu'il faisait énormément de choses
dans ces journées,
mais en gros,
J'ai occupé ces enfants du ménage,
de faire la nourriture aussi,
Mais en fait,
toute la logistique qui associe aux enfants,
tout ça,
il faut bien quelqu'un s'en occu,
parce que,
surtout quand ils sont très jeunes,
en fait,
ça demande du temps,
et donc du coup,
je me dis que ça compagne,
il a dû prendre cher sur ces périodes-là,
se taper toute la pression mentale
de son foyer et tout,
en fait,
c'est,
je trouve pas ça vraiment ouf en fait,
moi je suis plutôt d'avis
qu'il faut vraiment équilibrer les tâches,
mais les équilibrer pour de vrai,
c'est-à-dire que,
par exemple,
quand il y a le linge à laver,
c'est pas à la fame du couple
de dire à son mec,
qu'il faut laver le linge,
c'est,
il faut que ce soit le gars qui se prenne tout seul,
qui prenne le linge,
et qui le met dans la machine,
qui l'étende,
c'est chelage,
tout ça s'il y a besoin,
enfin voilà,
quoi,
je suis plutôt dans cette optique-là,
sur l'équilibre de la charge mentale,
et le fait est qu'on soit
dans un métier extrêmement masculin,
en fait,
moi j'ai l'impression que ça,
ça participe un peu
aux déséquilibres des tâches,
et sur le fait que,
que grosso modo,
bah c'est comme d'habitude,
c'est toujours les meufs qui stappent
la charge mentale de la maison,
quoi, et,
et,
moi ça me dérange,
moi je...
que tu fais comme tu veux dans son foyer,
mais je trouve ça très dommage,
et très,
très décevant.
Moi je rebondirais volontiers là-dessus,
et on échappe pas,
dans l'informatique,
on, on échappe pas effectivement
au biais qui va y avoir dans,
dans la plupart des métiers,
et dans lesquels les hommes,
effectivement,
peuvent être quantifiés,
enfin en tout cas,
à assigner à des,
à des métiers,
à des parcours de carrière
qui ont rien à voir avec ce des femmes,
moi ce que je note,
je dirais,
j'aurais plutôt envie d'insister
sur le fait que,
au-delà de tout ça,
on découvre aujourd'hui,
et en fait il n'y a pas tellement
besoin de chercher loin,
mais on se rend compte,
ce qui est intéressant,
de se pencher sur les carrières
des,
des plus peues femmes
qui a dans nos entreprises,
et donc clairement,
on voit que la tech a rien,
a rien,

a,
a proposé de mieux,
malgré effectivement,
plein d'initiatives,
probablement très nobles
et très intéressantes,
mais on se rend compte que chez nous,
les femmes ne restent pas.
On a probablement un lien qui se fait
avec ce qu'on a dit tout à l'heure,
autour de la passion,
autour de la formation permanente,
etc.
Les mères de famille,
de fait,
ont de l'interruption
dans leurs activités,
et de fait,
cette interruption,
les pénalise
parce qu'on est dans des métiers
où l'évolution doit être constante,
on n'est pas sur des métiers
qui restent à dimension
et à périmètre fixe
pendant de longs périodes.
Et donc, on le voit,
on le voit que dans nos métiers,
clairement,
il n'y a pas plus de place
fait aux femmes,
il n'y a pas spécialement d'efforts,
je n'ai pas spécialement de m'évoquer
sur les...
Mais c'est même un titre d'exemple
en termes d'égalité.
Moi, si tu veux,
j'en ai un exemple criant.
Je suis dans une équipe,
il y a Inga,
qui est un de mes meilleurs amis,
qu'une personne que j'adore,
avec qui je m'entends extrêmement bien.
On a fait les nos études ensemble,
on a tous les deux pas le diplôme,
il est payé 100 euros net par mois,
de plus que moi.
On fait le même boulot,
on est dans la même équipe.
Je suis arrivé avant lui,
dans la boîte.
J'invite sur un point là-dessus,
assez intéressant,
mais un rapport,
un rapport,
un jugement de la Cour de cassation
qui a été rendu de mémoire en juin.
On doit pouvoir te retrouver le lien,
je ne vais pas l'avoir là immédiatement,
mais te retrouver le lien plus tard.
Et qui a donné raison,
en fait, à une femme
qui avait demandé de se faire procurer,
en tout cas,
à demander à l'entreprise
de fournir 5 fiches de paye
de collègues masculins de même niveau,
anonymisés,
avec juste les infos de salaires,
de personnes d'ancienneté,
niveau de carrière,
simplement pour pouvoir s'assurer
que les dires de l'entreprise
sont réels
et que quand une entreprise annonce fièrement,
oui,
nous avons pas de problème
de différence de salaire.
Dans ce cas-là,
la seule solution,
c'est d'aller lancer la couleur
et c'est de poser les salaires sur la table
pour que justement,
tout le monde puisse se rendre compte
de ce qu'il se passe.
On a aussi un sujet
qui arrive avec la Commission européenne.
J'ai eu une très belle excuse,
parce que j'ai demandé
pourquoi est-ce que j'étais moins payée,
et on m'a dit,
« Ah bas-ut alors,
tu sais pas négocier ton salaire à l'embauche !
Oh bas-ut, ah-ut ! »
Ben clairement,
cette individuisation,
elle joue aussi vachement là-dedans.
Le tabou, on dit,
« Tu vois, les Français,
ils sont très tabous autour du salaire,
on ne peut pas rien avoir avec les Français,
c'est une problématique
qui est dans l'entreprise,
l'entreprise,
à partir du moment
où elle n'est pas correcte
dans le traitement de ses salariés,
elle n'a aucun intérêt
à ce que ça soit public et connu.
Donc,
il y a un vrai sujet là-dessus aussi
de pouvoir poser des choses à plat.
Et encore une fois,
il y a une dimension aussi
qu'on entend souvent,
et je dirais que moi,
j'observe,
je ne vais pas en dire plus,
parce que,
je savais la direction
si un jour elle regarde cette vidéo,
mais effectivement,
les discours qui peuvent être faits,
le traitement qui est réservé
aux femmes concrètement,
il va y avoir un écart.
Et que là-dedans,
le syndicat,
il a un vrai rôle
que de pouvoir mettre le coup de projecteur
en disant « Ok,
on est une boîte de la tech,
on est vachement en avance,
on fait la place aux femmes,
on crée des événements
dédiés à la place des femmes
dans l'entreprise.
Pourquoi on a foutu dehors, elle ?
A quel moment,
à quel moment,
on a fait un effort
pour dire on fait de la discrimination positive,
on a envie
d'une représentation féminine
plus importante.
Donc on va fournir
vraiment un effort
pour permettre aux femmes
de rester,
de grandir,
d'évoluer dans la boîte.
Donc il y a ça aussi,
ou le syndicalisme,
et chez Solidaires,
je pense que là-dessus,
c'est des sujets sur lesquels
on va être vite saubouillants,
qui est de se dire,
ben,
on va mettre le doigt,
en fait,
sur des comportements,
sur des traitements
qui ont été faits
à des collègues femmes,
pour justement pouvoir s'assurer
que ce discours,
il est cohérent
avec ce qui se passe dans la boîte.
Et ben merci,
si une ou est-ce quelques points
à traiter
sur l'absence de syndiquer
dans les salariés de l'IT,
je ne suis pas sûr
qu'on ait fait le tour,
mais bon,
on a quelques pistes.
Je sais,
je pense que c'est toi,
Camille,
qui voulais parler,
qui voulais nous vous faire
une histoire courte
sur l'industrie.
Ben,
je crois que j'en ai déjà effectivement,
j'ai fait pas mal de parallèles
avec l'industrie,

ben,
tout simplement,
les syndicats et les luttes
qui n'estent de ça,
le 1er mai,
qu'on appelle encore trop souvent,
un tort,
la fête du travail,
ce n'est pas la fête du travail,
c'est la fête des travailleurs
et des travailleurs,
c'est un événement commémoratif
ou,
ben,

des humains
qui étaient en fait,
en lutte
pour pouvoir
changer leurs conditions de travail,
sont juste faits tués,
en fait,
par le pouvoir en place.
Donc,
on commémore en fait,
des gens
qui sont morts,
simplement,
pour pouvoir demander
des meilleures conditions de travail,
quoi.
On commémore d'autres choses
autour de ça.

voilà,
l'histoire syndicale,
en fait,
elle s'inscrit clairement là-dedans,
elle s'inscrit dans,
ben,
plusieurs siècles,
j'ai pas l'historique,
je,
pour avoir déjà parcouru
plusieurs fois la page
Wikipedia de l'histoire
du syndicalisme en France,

je vous invite forcément
à aller jeter un oeil
parce que vous allez trouver
largement,
de quoi,
rassaser votre curiosité
et on a 150,
200 ans en fait,
d'histoires
qui mènent
au syndicat,
tel qu'on les,
tel qu'on les pratique,
aujourd'hui en France
et principalement,
c'est lié à l'industrie, quoi.
Bon, on va retrouver plein,
plein de choses,
on va retrouver vraiment de l'historique,
des,
des vieilles traditions et donc,
ben forcément,
la tech,
qui est quand même
une,
une branche,
un métier relativement récent,
ben,
arrive complètement,
à l'extérieur de ça
et,
et il y a cette phase
où effectivement,
c'est important de pouvoir
se pencher,
de regarder
d'où vient,
d'où vient le syndicalisme,
pour pouvoir un peu se l'approprier
et puis ben,
en faire un outil
qui correspond au métier qu'on pratique,
quoi,
et qui correspond en fait
aux pratiques et aux habitudes
de nos entreprises,
qui sont,
voilà,
qui ont un petit peu de différence
et de particularité,
notamment tout ce qui tourne
autour de,
de la non,
enfin,
de la dématérialisation
des choses, quoi.
Il y a un commentaire dans le chat
qui va me faire un transition
parfait avec le point suivant,
donc c'est Joseph qui nous dit
que le Trilet Travail
n'arrange pas non plus
au syndicat
et du coup,
je vais partager
mon expérience personnelle,
donc nous,
dans Oxalis,
on est une entreprise nationale,
complètement décentralisée.
Alors en plus d'avoir
des tonnes de métiers,
on est éparpillé partout
dans la France.
Et donc,
en tant qu'élu du CSE
et élu sur une liste syndicale,
c'est pour ça que je disais
que ça va me faire une transition
parfaite,
puis qu'on va en parler juste,
après.
Je vais juste témoigner
du fait que,
si on veut
discuter avec nos collègues
de syndicats,
pour essayer de les faire rejoindre
simplement notre syndicat,
de leur expliquer pourquoi
c'est intéressant de rejoindre
solidaires,
solidaires informatiques,
ou même mes collègues de la CGT,
pourquoi c'est sympa de rejoindre
la CGT.
Et bien, on ne peut pas
contacter les gens,
parce que nous,
on n'a pas la sortie de l'usine
ou la machine à café,
nous, on n'a pas ce genre de choses.
Et donc,
nous,
syndiqués,
on a demandé un organe
de discussion
dématéralisée
à l'employeur
et on a quand même
senti
que c'était un peu
embêtant pour l'employeur
de nous fournir
une mailing list
sur laquelle tout le monde
était inscrit,
que les gens pouvaient se désinscrire
parce qu'on ne les force pas
à avoir nos relations.
Nous, on nous a proposé
le contraire,
une liste sur laquelle
les gens s'inscrivent
volontairement.
Donc, ça veut dire que
nous, on ne peut pas les les voir,
c'est eux qui viennent nous voir.
Donc, on revient,
on retombe sur le problème du,
on est invisibilisé.
Donc, ça me fait la transition
pour parler du CSE
et des listes syndicales,
puisque je crois que
on a tous été
l'UCCSE
ou on l'est tous
à un moment donné.
Non, tu l'es pas encore?
Bientôt pour Camille, bientôt.
Bientôt pour Camille.
En tout cas, tu te présentes
sur l'UCCSE.
Alors, c'est pas encore le cas
étant donné que notre protocole
de l'accord
n'a pas été complètement signé.
Donc, voilà,
je ne sais pas encore,
mais effectivement,
ça fait partie des sujets
et clairement,
moi, ce que je trouve intéressant
avec le CSE,
c'est là où aussi,
on apporte
quelque chose de assez nouveau
dans la situation
dans la tech où
les CSEs
et les anciens CE
étaient relativement connus
parce que touchait finalement
toute la partie offre sociale,
donc
un certain budget
qui est en fait
alloué de l'entreprise
et qui est confié
à des élus du personnel
pour pouvoir en fait
redistribuer ça aux salariés
sous forme de bondage,
à des vêtements,
de choses comme ça.
Donc, ça, c'était une partie effectivement
peut-être la partie
de la représentation sociale
qui est la mieux connue
dans nos métiers.
Mais effectivement, le CSE,
ce n'est pas que ça.
Ça va être aussi,
du coup,
c'est le rassemblement.
Historiquement,
le CSE,
la début des CSE,
c'est 2019
avec les ordonnances
macron de mémoire
et donc, on met fin
à la représentation du personnel
tel qu'elle était avant
à savoir des élus
qui avaient en charge
le comité d'entreprise
des oeuvres sociales,
des élus qui avaient en charge
les délégués du personnel.
Donc, la défense des salariés
sur leur promen,
matique liée à leur travail,
conditions de travail,
rémunération,
fonctionnement, etc.,
organisation.
Et un troisième collège d'élus
qui était le CHSCT,
condition hygiène de sécurité de travail,
non comité d'hygiène et de sécurité
au travail,
et qui avait lui pour
prérogative et mandat
de s'intéresser.
Voilà, la sécurité des salariés
et d'hygiène et la sécurité,
d'hygiène et les conditions de travail.
Et donc, tout ça était fusionné
dans une seule entité.
Évidemment,
en y passant,
on a perdu de la représentation.
C'est-à-dire qu'avant, après,
dans les mêmes entreprises
à périmètres équivalents,
on se retrouve avec beaucoup moins
de représentants de salariés
à la fin.
Et en plus de ça,
tout le monde a la même casquette.
Pas forcément la casquette solidaire,
mais tout le monde a la casquette de dire
« Tu peux faire du DPE,
tu peux faire du CE,
tu peux faire du CHSCT. »
Et donc, ça participe effectivement
à la brouille de ces différents mondes,
et à l'un des deux mondes,
c'est différemment rôle.
Donc voilà.
Donc là,
le syndicat apporte ça.
Le syndicat va apporter une aide
dans ces instances
qui ont été modifiées
au moins dix ans,
dans le temps.
Et le syndicat va permettre
de se former,
va permettre de partager
l'expérience d'autres camarades
dans d'autres boîtes
qui ont eu les mêmes problématiques,
les mêmes fonctionnements,
à traiter les mêmes genres de sujets,
à s'intéresser éventuellement
quand on parle des oeuvres sociales
de se dire,
« La question de quel prestataire
on va pouvoir utiliser
pour faire ceci-ci. »
De se dire,
« Attendez, ça, c'est des prestataires pas sérieux,
ça, c'est de l'arnaque,
parce qu'on a aussi effectivement
une myriade d'entreprises
qui tournent autour des CSE
pour pouvoir leur proposer,
leur produit et leur service.
Parce qu'effectivement,
il y a de l'argent à déposer
et les gens sont pas forcément
sont pas forcément
toujours bien formés
et bien avertis
sur ce qu'ils s'engagent.
Donc voilà.
Donc on a ce groupe
de mandats maintenant,
réunis sous une seule bannière
et une fois de plus,
là-dedans le syndicat devient
un vrai support
et tout pour ça.
Parce que plus la boîte est grosse,
plus les montants sont gros
et plus les risques,
le son avec et les responsabilités.
Merci.
J'ai une question de Vincent
qui me semble très intéressante
pour clôturer ce sujet
sur l'absence des syndicats dans l'IT.
Vincent nous demande
est-ce que l'arrivée
sur le marché du travail
des jeunes diplômés de la Tech
dont leur nombre augmente
de plus en plus
ne va pas justement changer
un peu la donne
dans quelques années.
C'est quoi votre pronostic là-dessus ?
Par rapport à la syndicalisation ou...
Par rapport à la syndicalisation,
le fait qu'ils vont prendre
peut-être plus
faire plus attention à eux,
je ne sais pas.
Moi je me le dis de la futurologie
mais clairement il n'y a pas photo.
Moi je suis un enfant
je suis né en 79,
j'ai 44 ans je l'ai dit.
Je suis un enfant des années 90.
Les problématiques
des jeunes de moins de 20 ans
voire même de moins de 15 ans
aujourd'hui
sont juste à...
soient des années lumières
en fait de ce que moi je pouvais avoir
comme problématique
à ce âge de la Mont-Épocque.
Les choses ont
ont changé le contexte
société à la changer
et un truc je suis...
J'ai aucune foutue idée
de me dire
à qu'est-ce que ça va donner.
La seule chose que je me dis
et qui me rassure
c'est que
on a potentiellement une jeunesse
qui s'intéresse bien plus
à nos problèmes de société
aux problèmes de leur avenir,
de notre avenir
mais surtout du leur.
Voilà moi j'ai des enfants
c'est...
c'est un taf important
que de parler de ça
de parler de l'avenir.
Je me souviens pas gamin
avoir autant...
autant interrogé mes parents sur...
sur la société, la vie, la vie d'adulte
qu'est-ce que c'est
le risque...
enfin
le...
les changements climatiques
les bouleversements qui ont...
les bouleversements
auxquels on est exposé en permanence
enfin cette ultra communication
cette ultra rapide fin.
Voilà donc moi j'ai envie
parce que sinon effectivement
je suis voilà, c'est la déprime
et je suis fini.
Moi j'ai envie de croire
que tout ça va pouvoir générer
du changement
de l'implication
mais avec...
l'honnêteté de dire que j'ai
aucune certitude et que
les cartes ont tellement changé
que j'ai aucune idée
de ce que ça a donné quoi.
Mais en tout cas s'ils viennent
on les accueille.
En même temps on est là
pour que ça change donc
ils sont les bienvenus.
Toi Lidlou tu as un avis
là-dessus sur cette question.
Alors moi j'ai un avis beaucoup plus pessimiste
mais c'est tellement pessimiste
que je vais peut-être le garder
pour moi.
Moi je n'ai aucun avenir...
je n'ai aucun espoir
en l'avenir de l'humanité en fait.
Donc...
j'ai un vague espoir
que peut-être
les générations suivantes
trouveront des solutions
mais...
et décideront de se...
de vraiment s'unir.
Et voilà mais en vrai
moi je n'ai aucun espoir
dans l'avenir de l'humanité.
Je pense qu'on est...
Vu le moment...
le trajet comprend honnêtement
on va tous droit dans le mur.
Mais il paraît que je suis trop pessimiste
là-dessus.
Ce serait bien en effet de voir
le beau côté des choses
mais je t'avoue que je ne suis pas forcément optimiste.
Y a ma nom qui rajoute une pièce
dans la machine
mais je trouve sa question intéressante.
Y a-t-il un risque dans la IT
le syndicalisme
soit un syndicalisme de bourgeois?
Ça rejoint peut-être un peu
ce que je disais tout à l'heure
où l'absence de politisation
et l'absence de syndicalisme
ça défend le statu quo
et donc ça défend
le fait que ce soit l'employeur
qui est un peu plus important
qui est les employeurs
qui aient le pouvoir.
Je ne sais pas ce que vous en pensez
avant qu'on passe à la suite.
Moi j'ai envie de troller
en disant qu'il n'y a pas de risque
en fait c'est ce qui se passe
le peu de syndicalisme
qui est aujourd'hui dans la IT
il est principalement bourgeois en fait.
Et peut-être que...
Alors après voilà
ce n'est pas pour nous jeter des fleurs
mais probablement
on n'est pas les seuls
il doit y avoir aussi
quelques organisations
autres que solidaires informatiques
mais...
le changement de paradigme
il est en tout cas non
enfin moi j'ai l'impression
qu'il est de ce côté là quoi.
Mais en effet
on voit aujourd'hui
les représentations syndicales
des grosses USN
ça va quoi
c'est pas la lutte
qui les étouffe quoi.
Vu mon expérience
avec les élus CFCGC
je ne peux qu'approfait.
Justement ça va nous faire
une transition parfaite
alors je mets mes petites marques
mais avant de faire la transition...
C'est bon Christian
Ah ouais
qu'est-ce que c'est bien ?
Est-ce que sinon on y est dans 10 heures
encore avec les...
Ouais c'est...
On sent le talent pour la transition
il en a mal
nous entendent parler
ça y est.
C'est que je vois leur tourner
on a déjà une heure de retard
sur le planning.
Où ça va ?
On est large.
Ça va on est large.
Mais avant qu'on parle
justement de pourquoi rejoindre
un syndicat
moi je vais t'encourager
toi, cher auditrice et auditeur
qui assistent à ce live
de le partager.
Si tu es en replay
tu peux aussi le partager
si tu as intérêt
tu peux le dire
et vas-y
regarde ce truc
c'est super bien
il parle de syndicat
dans la IT.
Et en fait en plus
le truc qui est bien
c'est que j'ai informé
mes co-animateurs et animatrices
que ce live il était
en créatif commun
dans license libre
donc tu peux en plus l'utiliser
pour faire des trucs
dans ton coin.
Bien sûr je faudra que tu cite
tes sources
c'est important puisque
la licence qui est appliquée
c'est la licence
la licence
je ne bois pas un.
C'est la assistante
la assistante
excusez-moi
ça a bien se passé
c'est la licence libre
c'est c'est bailler ça
il faut citer la source
et en plus tu peux nous dire
hey j'ai réutilisé le live
c'est vachement bien merci
ça nous fera vachement plaisir
et donc on va entamer j'en pleure
on va entamer la section de
pourquoi rejoindre un syndicat
et peut-être aussi comment
choisir sur syndicat
si on en vit.
Tu l'auras compris
le DevOps c'est un mouvement
et quoi de mieux qu'une communauté
pour parler d'un mouvement
et la communauté des compagnons
du DevOps
c'est un endroit où tu peux discuter
tu peux t'inscrire
tu pourras venir discuter
avec nous sur le forum
puisqu'on y est tous les trois
il y en a plein d'autres
il y a tous les autres podcasteurs aussi
et puis il y a plein de personnes
puisqu'on est déjà plus de 1500
dessus
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il y a des discussions qui se lancent
donc pour t'inscrire
c'est hyper simple
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