Oyez, oyez, Messieurs et Jante d'âme, vous écoutez le dernier épisode de Clôtile des
Les animaux merveilleux.
L'aventure touche à sa fin et les enfants vont faire une incroyable découverte.
Le château d'Ardelot et ses abords n'ont pas fini de dévoiler leur trésor.
Et en parlant de trésor, est-ce que vous sentez ce délicat parfum qui en baume l'air ?
Sa majesté la rose est en pleine floraison au mois de juin dans les jardins du château.
Plus de 50 rosiers y sont recensés de toutes les couleurs.
Des blancs, des roses, des rouges, des jaunes, ils offrent un éventail de couleurs et d'odeurs
qu'il ne faut pas rater.
Allez faire un tour sur www.château-ardelot.fr slash jardin pour en savoir plus.
Mais ne serait-ce pas une elve qui vient de passer ?
Ouvrez grand vos oreilles.
Le dernier épisode de Clotilde et les animaux merveilleux va commencer.
Un vent de mystère souffle sur les courtines du château.
Une ombre plane sur les 10 tours d'ardelot.
Une plume tombe, rouge comme le feu.
Dans les boises alentours, à la nuit tombée, un douche en résonne.
Oyez, oyez, damoiselle et damoiseau du XIIIe siècle.
La fabuleuse histoire de Clotilde et les animaux merveilleux a bientôt commencé.
A cheval sur le dos d'Opal, Clotilde, jaune et albérique se laissent bercer par le doux balancement de son pas.
L'animal se met parfaitement en place à voir où elle va.
Elle s'enfonce toujours plus profondément au cœur des bois du comté de Boulogne.
Alors que les enfants étaient partis à sa recherche dans les bois, elle leur est apparue au pied du Grand Chêne.
Et grâce à neige du caladrius, elle les a laissés monter sur son dos.
Je sais que vous allez encore penser que je suis un croire, mais vous croyez qu'elle nous emmène nous comme ça ?
Demande albérique d'une voie tremblante.
Je ne sais pas trop, mais je pense qu'on peut faire confiance à Opal, non ?
Ce n'est pas un animal comme les autres.
Fait remarquer, Janne.
Oui. Vous avez senti la petite bosse entre ses yeux ? On dirait une petite corne.
Poursuie Clotilde.
Et cette façon qu'elle a de se déplacer, même en nous portant sur son dos, elle est si légère.
Je suis sûre que c'est une licorne.
Janne et Clotilde hochent la tête.
Ce qui nous fait un caladrius, une licorne, et il y a sûrement un phénix qui se cache quelque part.
Résume Janne en se rappelant de la plume que Bépin avait trouvé dans les bois.
Clotilde relève la tête et observe les bois.
Elle a soudain une drôle d'impression.
Elle sait que ce sont toujours les mêmes boîtes autour d'elle, mais c'est comme si tout lui était étranger.
Les buissons, les arbres, les brûles enveloppent comme dans un rêve.
Elle regarde la mousse étoilée qui s'intisse ou les sabots d'Opal.
Les ombres des feuilles qui ondulent.
Elles se sont bien, paisibles et calmes.
Ses yeux pourraient presque se fermer tout seul.
La voix de Janne la tire de sa rêverie.
Eh ! Vous entendez ?
Clotilde se redresse et écoute.
Un petit bruit se m'en régulier parvient à son oreille.
On dirait de l'eau qui coule.
Opal ralentit son pas et contourne un grand frein.
Le bruit d'eau devient plus fort.
Là, regardez ! Il y a un cours d'eau et une casque-o-de.
Les trois amis se regardent.
Est-ce que vous vous souvenez de ce que nous a dit Philippe quand lui et les autres semillards s'en rentraient de leur partie de chasse ?
Oui. Il nous a expliqué qu'il avait entendu un étrange chan près de mon casquade.
Et qu'après, ils étaient tous devenus complètement folles d'ingots.
Opal avance de quelques pas et s'arrête.
Elle baisse doucement la tête pour faire signe aux enfants de descendre.
Clotilde se laisse glisser le long du flanc de l'animal.
Les enfants se tiennent au milieu d'une paisible prairie recouverte d'un moelleux tapis de mousse qui s'enfonce sous leurs pieds.
L'air bruis de chan et de pépiment d'oiseau et d'oiselle.
Une grenouille croisse un peu plus bas.
Et la casquette jaillit entre deux gros rochers.
L'eau s'intille sous les rayons du soleil.
Comme si chaque goutte était un miroir de lumière.
Comme une étoffe éclatante et soyeuse.
Elle s'intille si fort qu'elle aple regard de Clotilde, Jan et Albertique.
Peu à peu, les amis sont comme envoûtés et n'arrivent plus à regarder autre chose.
Puis une douce mélodie glisse jusqu'à leurs oreilles.
Peut-être reste le bruit des milliers de gouttes qui tombent sur la pierre.
Ou celui du vent dans les feuilles.
Ou peut-être les oiseaux.
Clotilde sent comme une douce chaleur l'envahir.
Une envie de sourire, de rire même.
Un Christ trident résonne dans son oreille.
C'est neige qu'il appelle.
Elle voudrait bien le regarder, mais elle ne peut pas détacher ses yeux de la cascade.
À côté d'elle, Jan commence à rire doucement.
Et Albertique se met à sautiller.
Pendant une seconde, Clotilde réalise que tous les trois sont en train de se faire en sorcellé.
Puis, sans qu'elle puisse le contrôler, un grand rire sort de sa bouche.
Mais quelque chose tire le bord de sa veste.
Elle parvient à baisser les yeux.
Elle aperçoit neige, qui tient dans son bec la petite fiole avec les trois fleurs violettes que Théodora lui avait donnée.
Entre deux éclats de rire, elle arrive à déboucher la fiole et elle porte une fleur à sa bouche.
Aussitôt, elle revient à elle.
La cascade lui paraît soudain moins brillante et le champ s'atténue.
Son envie de rire disparaît.
Albertique et Jan, par contre, sont bel et bien en sorcellé.
Clotilde lui voit se rouler par terre en riant à gorge d'employés.
Elle s'approche d'eux et les regarde droit dans les yeux.
Jan et Albertique se calment un petit instant.
Elle leur donne une fleur.
Immédiatement, les deux enfants s'apaisent.
Mais... mais qu'est-ce qu'il s'est passé ?
Murmura Albertique en se tenant la tête.
Je crois bien que nous avons été insurcellés.
Répondclotilde.
Elle regarde autour d'elle.
Rien n'a changé.
Neige est toujours là, perchée sur son épaule et Opal broute tranquillement quelques feuilles d'arbres.
Écoutez, le champ, il s'est arrêté.
Remarque Jan.
Le champ en tétant s'est bel et bien arrêté.
C'est alors que Neige, perché sur l'épaule de Clotilde,
laisse échapper un petit cri rouk.
Il regarde fixement une grande fougère, juste à côté de la cascade.
Clotilde se rapproche de la plante et ouvre des urons.
À quelques centimètres d'elle, posée sur le rebord de la fougère,
il y a un petit être aux oreilles pointues et aux ailes arcancielles
qui la regardent en frontant les sourcils.
Un elfes ?
Une elfe, petite coqurette.
Mon nom est Zelandine, et par la barbe de Merlin, tu dois être une graine de sorcière.
Car si tu peux me voir, c'est que notre sortilège n'a pas fonctionné sur toi.
Clotilde n'a pas le temps de répondre qu'une deuxième elfe sort de derrière un rocher.
Trêves de bavardage, Zelandine, nous ne sommes pas sensé parler à des inconnus.
Oh, ne sois pas rastre, Mélissande. Ces trois enfants n'ont pas l'air bien facqu'un.
Un petit silence flotte un instant dans la clairière.
Les elfes et les enfants s'observent, à la fois fascinés et un peu méfiants.
Puis, Mélissande aperçoit aux pâles.
Tiens, tiens, je ne la connais pas, celle-là.
Et regarde sur l'épaule de la petite sorcière.
Il y a un câlin d'raillus.
Remarque Zelandine.
Oh, mais oui ! répond Mélissande en sautant de joie.
Et il a l'air tout jeune.
Merlin et Gaubert vont être tellement heureux.
Euh, excusez-nous, jante dames les elfes,
mais pourriez-vous nous expliquer de qui vous parlez ?
demande Albertique d'un taux un peu hésitant.
Zelandine regarde Mélissande et toutes les deux sourient.
Venez, nous allons vous montrer.
Zelandine s'envole et plonge dans la cascade.
Mais qu'est-ce qu'elle fait ? Elle va se noyer ?
s'écrit Clotilde.
Mais non, suivez-nous.
Les encourages Mélissande avant de disparaître dans la cascade à son tour.
Clotilde suit son instinct.
Elle serre neige dans ses bras,
prend son élan et saute dans l'eau claire.
Elle sent les milieux de gouttes qui les claboussent.
Et elle atterrit sur une large pierre plate,
de l'autre côté de la cascade.
Devant elle, un tunnel s'enfonce dans la roche.
Zelandine et Mélissande volent côte à côte,
leurs ailes diffusant une douce lumière.
Jane, Albertique, venez.
Il y a un passage derrière la cascade.
Quelques instants plus tard,
Jane traverse à son tour la chute d'eau,
suivie de près par Albertique qui n'a pas l'air très rassuré.
Wouah, c'est incroyable.
Oui.
Et cela fait bien des dizaines d'années
qu'aucun être humain n'a pénétré dans cet endroit.
Soudain, un hénissement et une grande éclavouiture
leur font tourner la tête.
C'est Opal qui les a rejoint.
Zelandine et Mélissande volent dans le tunnel,
les clérant de leurs ailes lumineuses.
Clotilde aperçoit alors un éclat rouge sur le sol,
une plume.
Elle frissonne.
Elle sent qu'elle s'apprête à découvrir un endroit magique.
Et puis soudain, le tunnel s'arrête
et un immense jardin s'offre à leurs yeux.
Les trois amis n'ont jamais rien vu de telle.
Des arbres au tronc immense coulorent argent,
portant des crabes de fruits multicolores
accrochées à leurs branches.
Des fleurs gigantesques étalent leur pétalirisé
sous les rayons du soleil.
Et des animaux, partout.
Héal, au corps de chèvre et défense de sanglier,
Phénix et Carlates perchaient sur une branche.
Les cornes galopants sous les arbres griffent
au coulore de feu, serpents aux écailles empire précieuses.
Les animaux merveilleux soufflent Clotilde
d'une voie tremblante.
Bienvenue dans la maison des animaux merveilleux.
Sourit Mélissande.
La maison ?
Comme dans les écrits que l'on avait vus
sur le tronc du Grand Chêne.
Oui, c'est nous qui avons gravé ce signe sur l'arbre
pour rappeler aux animaux merveilleux
qu'ils peuvent se réfugier dans leur maison en cas de danger.
Tant de beauté et de magie sont réunis dans ce jardin.
Clotilde Janée Albertique s'en fascinait.
Qu'est-ce que vous faites là ?
Demande une voie d'homme d'un temps sévère.
Clotilde Janée Albertique se retourne.
Deux très vieux messieurs, à la longue barbe blanche,
se ressemblant très pour très
les dévisages l'armée content.
Bonjour messieurs, je m'appelle Clotilde
et voici mes amis, Janée et Albertique.
Nous venons ici en paix.
répond Clotilde d'une voix calme.
Mais, mais comment avez-vous fait pour passer la cascade ?
Demande l'homme.
Aucun être humain, à part nous,
ne peut résister au champ des elfes.
Et bien une amie nous avait donné des petites fleurs violettes.
Des fleurs violettes ?
Hum, ce doit être des orquilles de feuches,
très certainement.
Un puissant briseur de sortilage,
une protection contre les enchantements.
Marmonne le vieil homme.
Mais soudain, son visage se radossit.
Hum, je ne vois qu'une seule personne
qui connaisse le pouvoir de cette plante.
Mais c'est ma cousine.
Théodorat est votre cousine ?
Demande Albertique interloquée.
Tout à coup, tout s'éclaire dans la tête de Clotilde.
Vous êtes Merlin et Gaubert.
Les deux jumeaux d'Alienor, la tante de Théodorat.
Elle nous a dit que vous aviez disparu dans la forêt
et que personne ne vous avait jamais revu.
Les hommes se regardent des souris.
Oh, on est faits.
Mon frère est Gaubert.
Ils ne parlent pas la langue des humains,
mais seulement celles des animaux.
Et moi, je suis Merlin.
Nous vivons ici depuis près de 60 ans.
Explique Merlin.
Notre mère a été la gardienne de cet endroit
jusqu'à sa mort.
Et maintenant, c'est nous qui protégeons
les animaux merveilleux qui vivent ici.
Et d'ailleurs, je vois que vous n'êtes pas venus seul.
Ajoute Merlin en s'approchant de neige.
L'oiseau tend son long coup en direction du vieil homme
et celui-ci lui caresse doucement le bec.
Hum, bel oiseau.
Sache que tu es le dernier
descendant des calendriuses de ses bois
avec Luna, bien évidemment.
À ces mots, une caladriuse au long plume blanche
vient se poser au côté de neige.
Hum, vous allez pouvoir perpétuer
la lignée des caladriuses.
Sourit Merlin.
Puis il aperçoit Opal,
qui a rejoint les autres licornes
et qui combattent avec elle Gaemon.
Oh, et en voilà une qui a retrouvé sa place.
Sa corne devrait vite repousser.
Oui, lorsque les licornes sont domestiquées,
elles perdent leur corne et leur pouvoir.
Mais dès qu'elles retournent à l'état sauvage,
leur corne repousse et elles retrouvent leur pouvoir.
Clotilde hoche la tête.
Elle observe les animaux autour d'elle.
Tout le monde a l'air heureux ici.
Merlin s'oupire tristement.
Eh bien, disons que
nous nous nous nous nous nous nous nous sommes habitués à
vivre cachés,
si nous voulons survivre.
Au autre fois,
les animaux merveilleux
vivaient paisiblement dans les bois.
Et puis les seigneurs sont arrivés
et ont commencé à chasser.
Il a fallu trouver un endroit
pour mettre à l'abri les derniers animaux
encore vivants.
Mais ils sont à l'étroit dans ce jardin.
Ces animaux sont faits pour vivre dans de grands espaces
pour voler et gambader à travers les bois.
Alors, parfois, ils s'échappent.
Ce qui explique les traces de sabots de licorne
que nous avons vues à l'orée des bois.
Et la plume de Phoenix.
Oui, nous ne pouvons pas les empêcher
de vouloir retrouver leur liberté.
Même si c'est au péril de leur vie.
Mais ça pourrait changer.
C'est exclame Jeanne.
Nos parents sont le comte et la comtesse de Boulogne.
Ce sont eux qui organisent les parties de chasse.
Et mon père, comme ma mère, déteste ça.
Oui, tu as raison.
Je suis certain que nos parents pourraient faire de ces bois
un endroit protégé, où ils seraient interdits de chasser.
Une lure d'espoir passe dans les yeux de Merlin.
À vous de les convaincre.
Si vous y arrivez, ce serait merveilleux.
Comme tous les matins,
Plotille de grimpe sur les courtines du château d'Ardeleau.
L'eau belève les dernières ombres de la nuit
et un nouveau jour commence.
Au loin, en bordure des bois,
Plotille la perçoit quelques licornes qui se courent après.
Deux grands oiseaux au plumage blanc éteint selon,
descendent en piquets vers elles.
Bonjour, Neige et bonjour, Luna.
Sourit Plotille, danscarissant les becs des Caladrillus.
Les jours ont passé depuis que les enfants
ont découvert le jardin des animaux merveilleux
derrière la cascade.
De retour au château,
Plotille de Jeanne et Albertique
ont longuement parlé avec Philippe de Hurpès
et Mathilde de Damartin.
Les enfants leur ont raconté leur aventure
et les ont convaincus d'interdire la chasse
dans les bois du comté
pour que les animaux merveilleux puissent s'y promener librement.
Le comté et la comtesse ont immédiatement décrété
que les animaux merveilleux devaient être protégés.
Depuis ce jour,
il n'est pas rare d'apercevoir le plumage écarlate d'un phénix
perché sur l'une des dix tours d'Ardeleau
ou d'entendre le hainissement d'une licorne
à l'aurez des bois.
Ouvrez donc les yeux,
étendez l'oreille visiteurs et visiteuses,
car le château et ses environs
cachent encore bien des secrets.
...
Vous venez d'écouter un épisode de Claude Hild et les animaux merveilleux,
une histoire d'envoler comté
écrite par Lucille Petit.
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À très vite !