Bienvenue dans les coulisses du voyage, le podcast pour voyager avec sens et bon sens.
Je suis Laura, du blog de voyage et des globes blogueurs.
Tu as aussi envie de voyager de manière plus responsable, d'organiser des escapades
facilement et dénicher des initiatives originales si la réponse est oui alors tu es au bon endroit.
Chacun de mes épisodes est un concentré de bonnes astuces pour t'aider à planifier tes prochains voyages durable.
Est-ce que ça vous arrive de prendre un moment pour vous remémorer vos voyages ?
Y a-t-il une rencontre qui vous a marquée ? Que ce soit une personne rencontrée au hasard
ou un habitant avec qui vous avez partagé un instant du quotidien ? De mes voyages,
je garde beaucoup de souvenirs de jolies rencontres. Même quand elles sont parfois furtives,
elles me marquent dans le temps. Franchement, je ne saurais dire pourquoi elles sont si précieuses à mes yeux.
Sans doute, mon tâle permise de me questionner sur moi-même, sur mon mode de vie, sur mes valeurs.
Peut-être mon tâle permise d'être plus authentique et débarrasser des étiquettes sociales,
de prendre confiance en moi. Ce dont je suis sûre, c'est que ces rencontres sont le sel du voyage.
Elles apportent de l'inédit, de l'inattendu et un instant unique que l'on ne peut jamais reproduire.
En effet, une rencontre, ce sont deux personnes singulières qui échangent à un instant thé de leur vie
et dans un contexte bien particulier. Autant de facteurs qui en font un moment unique.
Dans cet épisode, je ne vous ferai pas un guide pratique de comment faire des rencontres en voyage.
Quand il s'agit de l'humain, c'est toujours bien plus compliqué de faire des conseils très très précis.
Mais je peux cependant partager avec vous quelques-unes de mes expériences, de mes réflexions
et surtout des retours de voyageurs et voyageuses qui ont chacun et chacune des astuces, si je puis dire,
pour provoquer ces rencontres. Mais avant de les écouter, je voulais vous dire que pour moi,
il y a deux aspects fondamentaux en voyage quand on souhaite aller à la rencontre des locaux.
La première, c'est d'avoir du temps. Si on court partout d'une activité à une autre,
lorsqu'on ne se pose jamais, qu'il n'y a aucun moment libre, aucun moment où on s'ennuie,
j'ai même envie de dire, il y aura difficilement de la place pour la rencontre.
En plus d'avoir ce temps, je pense que la deuxième chose indispensable, c'est d'être également disponible
de par son état d'esprit. C'est-à-dire avoir la curiosité et l'envie de se frotter à l'altérité,
être dans une dynamique de partage et de réciprocité. Même si on a cette envie d'aller vers l'autre,
on peut parfois se sentir empêché par tout un tas d'obstacles.
L'attimidité, la barrière de la langue, la peur de déranger ou celle du jugement.
Mais vous allez le voir avec les prochains exemples, il y a plein de manière détournée d'entrer en contact,
de tendre des perches, si on peut dire, et d'initier des rencontres.
Quand on prend les transports locaux, par exemple, les habitants qui utilisent eux aussi ce bus ou ce train
peuvent être curieux vis-à-vis de vous et entamer spontanément la conversation pour savoir où vous allez
ou vous poser des questions sur votre voyage.
C'est particulièrement efficace dans les pays où les transports locaux sont moins utilisés par les touristes.
Ou alors dans ceux où on est collés sérieux comme des sardines, la promiscuité, ça favorise les échanges.
Voyager à vélo ou à pied sont aussi des moyens de faire des rencontres.
En général, les gens sont bien souvent intrigués par votre démarche, voire même épatés et cela suscite de la sympathie,
d'autant plus dans les pays où ces pratiques se font peu.
Les gens vous proposons aussi plus spontanément leur aide, bref, autant d'occasion de faire des rencontres.
A l'inverse, quand on fait un road trip par exemple en voiture, en van ou en camping-car, ces interactions peuvent être moins évidentes.
L'habitacle du véhicule provoque souvent une distance.
Cependant, si on est dans un état d'esprit de rencontres et qu'on sait saisir les occasions,
cela n'est pas nécessairement un frein, comme nous le racontons Karine du blog Paranthes Nomade.
Avec mon mari Nicolas et nos deux enfants, nous voyageons en camping-car depuis 2014.
On a une capucine.
Vous savez, ce camping-car n'est pas très joli avec sa casquette pro-éminente en-dessus de la cabine de conduit.
Alors, est-ce qu'un périple en véhicule dit de loisir favorise les rencontres ?
Que vous circuliez en camping-car sortis d'usine, en van ou en fourgon à ménager de conception artisanale, je ne le crois pas.
Lorsque l'on part avec sa maison sur le dos, il est facile en effet de se replier sur soi.
Si on souhaite réellement échanger, voire sympathiser avec des inconnus croisés sur notre route,
il faut le vouloir et créer les opportunités.
Heureusement, les occasions ne manquent pas.
Alors, comment engager la discussion avec les locaux ?
Lorsqu'on part en pays étrangers, il n'est pas rare d'attirer l'attention si on dispose d'un véhicule qui sort de l'ordinaire pour la population locale.
Et pour nous, c'est le cas avec notre capucine.
D'autant plus, quand l'on s'éloigne de l'Europe de l'Ouest,
que l'on s'évade hors saison touristique,
ou que l'on accepte de s'écarter un peu des sentiers battus,
ce qui est d'ailleurs tout à fait possible lorsque l'on trimpale sa cuisine et s'en lit avec soi.
Notre présence, inhabituelle dans le paysage, questionne souvent.
Les regards sont plus ou moins appuyés, amusés, surpris, interrogateurs même.
Quel drôle d'équiper ! Mais que font-ils là ?
C'est le moment de décrocher votre plus beau sourire pour encourager le dialogue.
Un bonjour dans le dialecte local, et c'est gagné.
Il est souvent nécessaire de faire ce premier pas pour inciter à la discussion,
sinon peu de gens osent vous aborder.
La barrière de la langue, mais également la volonté de ne pas se montrer indiscréd,
pousse bien des habitants à passer leur chemin,
même s'ils en veulent en savoir davantage leur brûle la langue.
C'est ainsi que l'on a fait des rencontres avec les locaux
sur un parking de supermarché aux États-Unis,
au départ d'un sentier de randonnée au Canada,
en attendant notre tour dans la file pour remplir notre bombeau de gaz au Mexique,
en cherchant notre chemin au Portugal.
Au Québec, un gentil monsieur est même venu nous trouver pour nous offrir de vieilles cartes routières,
vestige d'un passé de barre ou d'heure après avoir repéré
notre véhicule stationné sur un spot sauvage près d'un terrain de sport.
Toutefois ces rencontres restent très éphémères.
En camping-cars, on reste très rarement plus d'une nuit au même endroit,
surtout si on stationne en dehors d'un camping ou d'une air,
et ce qui est souvent le cas.
Si vous voulez vraiment apprendre à connaître vos interlocuteurs et créer des liens,
il faut leur trouver une solution pour nous un contact un peu plus long.
On peut commencer par un appareil kiff improvisé autour d'une table de camping, par exemple,
et ça tombe bien parce que l'avantage du véhicule aménégié,
c'est justement qu'on en a toujours un minimum dans les placards
pour organiser ses invitations aux pieds levés.
Bien que ces moments d'échange soient de courte durée,
on s'en souvient longtemps et ils donnent aux périples une saveur toute particulière.
Selon moi, être curieux, faire preuve d'ouverture
et se montrer réellement intéressé par là où les personnes que l'on a en face de soi
sont des clés pour faire de belles rencontres en voyage.
Que vous taillez la route en camping-car ou en vanne ou pas.
Pour faire des rencontres en voyage,
j'aurais envie de vous dire que tous les prétextes se sont bons.
Tous les moments du quotidien peuvent être des occasions de discuter,
d'échanger avec les locaux.
Par exemple, dans les voyages,
j'aime beaucoup prendre le temps d'aller flanner dans les marchés.
En mi-balladange, j'utilise bien souvent mon ignorance pour faire quelques rencontres.
Je m'explique.
J'ai l'habitude d'aller poser pas mal de questions au vendeur
sur tel ou tel produit que je ne connais pas.
Pour moi, c'est un prétexte pour initier une discussion
que je trouve plus simple que d'aller discuter comme ça directement.
Et bien souvent, ça permet de briser la glace,
de commencer à échanger à la fois sur les produits
et puis après tenter à une discussion sur plein d'autres choses.
Pierre et Alexandra, du blog UnHolidays Again,
ont presque la même technique que moi, mais ils ne le font pas au marché.
On les écoute.
Une façon sympa de discuter avec les locaux qu'on a découverts pendant nos voyages,
c'est le supermarché.
Que ce soit en Australie ou aux USA, quand on fait nos courses,
régulièrement, on se faisait arrêter
par des gens qui voulaient nous aider ou discuter.
Soit ils entendaient qu'on parlait français,
ils avaient envie de nous parler de leur voyage sur place
ou de nous poser des questions sur notre pays.
Ou alors ils voyaient qu'on était un peu perdu
devant certains produits et ils avaient envie de nous aider.
À force, nous aussi on s'est sentis plus à l'aise pour aller vers eux.
En plus, les gens sont souvent surpris
parce qu'on parle français, ils pensent donc qu'on est français.
Et quand ils apprennent qu'on est suisse,
alors ils sont étonnés et veulent en savoir plus.
Qui on est, d'où on vient, etc.
Le cas le plus récent, c'était dans l'Ouest australien, il y a deux ans.
On partait quatre jours dans un coin reculé
et on s'est arrêté dans une grande ville pour faire des provisions.
En plein milieu d'un rayon,
un farmer de l'outback nous arrête
car il est surpris d'entendre parler français.
On a discuté une heure dans le rio des pattes du supermarché.
Il nous a parlé de sa vie
qui vivait dans une ferme perdue à plus de 150 km
et des contraintes que ça représente
comme faire ses courses pour au moins deux mois à chaque fois qu'il vient.
Pareil une autre fois à Miami.
On faisait nos courses et deux femmes, une mère et sa fille, je crois.
On commençait à regarder ce qu'il y avait dans notre chariot.
Elles ont été surprises parce qu'il y avait beaucoup de légumes.
Après elles ont commencé à nous demander d'où on venait, etc.
Ça part de peu de choses en fait.
On a pris l'habitude de retourner aussi les questions
pour que ça ne tourne pas uniquement autour de nous
et avoir un vrai échange avec les locaux.
Du coup, on en apprend aussi beaucoup sur eux et le mode de vie locale.
Finalement, on est en plein dans le quotidien des gens
et les angles saxons sont plus ouverts au chat.
Le secret c'est de ne pas se faire mes dialogues
et de saisir ses opportunités et même de les provoquer.
Ça cadre bien avec notre philosophie de voyage slow life.
On se laisse du temps pour prendre le temps.
Discuter avec les locaux fait partie de ce temps qu'on s'accorde
et c'est souvent des rencontres qui restent graveillantes.
On peut aussi choisir des modalités de voyage
dont le lien avec l'habitant est central.
C'est le cas notamment quand on décide de faire du logement chez l'habitant,
du coach surfing ou du tourisme communautaire par exemple.
Claire et Jérémie du blog Sunwave on the road en ont fait leur spécialité.
Ils sont en effet adeptes de ce qu'on appelle l'échange de services,
notamment le woofing.
Le principe est simple.
En échange de leur temps, d'un coup de main pour un projet,
ils logent chez un local et partagent son quotidien.
Ils ont tellement d'expérience à ce sujet
qu'ils ont écrit un livre spécifique sur ces voyages alternatifs.
Pour en savoir plus,
je vous invite à écouter l'épisode que j'ai fait la semaine dernière
qui s'intitule woofing et voyage alternatif.
Ils nous racontent leurs expériences, ce livre
et nous donnent plein de conseils pour démarrer l'échange de services en voyage.
En attendant, on écoute leurs anecdotes à ce sujet.
La route en voyage
Une de les meilleures rencontres en voyage, c'est l'échange de services ou volontariat.
L'échange de services consiste à venir aider quelques heures par jour
des particuliers, des fermes ou des petites structures associatives ou non
dans leur quotidien en échange d'un logement et des repas.
Pour trouver ce genre d'expérience, ça passe souvent par des plateformes
tels que woof, L-Pix ou Workaway.
Parfois, ça peut être juste spontané en faisant une rencontre sur la route.
On a également fait du volontariat dans des associations de protection de la nature
et vécu dans des petites communautés sur plusieurs mois,
ce qui nous a amenés à tisser des liens très forts
autant avec des locaux qu'avec d'autres voyageurs.
Au cours de nos voyages, on a passé à peu près 3 ans à faire du volontariat
et de l'échange de services.
On a fait des rencontres extraordinaires tout en donnant aussi du sens à nos voyages
en aidant ces personnes sur leurs projets,
en apprenant plein de choses liées à l'agriculture bio,
la maintenance d'une ferme, la vie en autonomie énergétique.
Le soin des animaux, mais aussi le tourisme responsable artisanal à la culture locale
et même participer à des projets scientifiques.
C'est très très riche et diversifié toutes les expériences auxquelles on peut prendre part.
Et il n'y a pas besoin d'avoir forcément toujours de l'expérience à la base.
Pour finir sur les échanges de services en termes de logement,
on a vécu sur des bateaux, des caravanes, des bingalows en tente à la belle étoile.
C'est super riche.
C'est pas facile de choisir qu'une seule anecdote,
mais on a tissé des liens d'amitié très très fort
avec certaines personnes rencontrées
au point que certaines sont venus nous voir en France.
On pourrait parler de carane.
Carane, on la rencontrait à travers un roofing qu'on a fait en Australie.
À la base, ce roofing, on était venu pour une petite période.
L'échange de services, c'était de faire de la rénovation
et un petit peu de ménage dans des bingalows.
Et on s'était rendu compte que sur place,
il menait à un programme scientifique de conservation
et d'observation des tortues marines.
Il cherchait à créer du contenu autour de ça.
Ça rentrait dans nos compétences de photographes, de vidéastes.
Et on faisait aussi beaucoup de graphisme.
Grâce à ça, on a rencontré la directrice du programme,
qui s'appelle Carane.
Après ce roofing, on a allé chez elle
et on a fait un autre échange de services avec elle,
où on a réfléchi beaucoup autour du programme.
C'est devenu beaucoup plus qu'un simple échange,
c'est devenu une amie qu'on a vu et revue plusieurs fois
quand on est venu en Australie.
Et aussi qui est venu nous voir en France,
qui a rencontré nos proches et notre famille.
C'était la première fois qu'elle mettait les pieds
sur le continent européen.
Voilà, c'est devenu un lien très très fort entre nous.
Carane nous a beaucoup aidé, elle nous a montré sa région
quand on était là-bas.
Elle a partagé toutes ses connaissances
et nous a toujours à bras ouverts.
Et puis, séparée dans l'autre sens aussi,
notre famille est très heureuse de l'accueillir à chaque fois qu'elle vient.
Et puis ça aussi, c'est un bel échange.
Et elle nous a remmené de découvrir des spots
qui ne sont pas du tout touristiques,
où on allait se baigner dans la rivière
et faire des randonnées, du kayak, etc.
C'était vraiment trop agréable.
C'était la première fois qu'on voyait des répasténagues albinas.
C'est ça, qui font 2 mètres de large.
C'était juste complètement dingue d'avoir ces récquipassants
dessous des kayaks.
Saisons qu'on avait un kayak de 3 mètres de long.
Elle a adoré découvrir la culture française.
En fait, c'est ça qui était assez faux aussi pour nous,
c'est de lui montrer là où on vivait
et des paysages que nous, on voyait régulièrement.
Le regard de quelqu'un d'autre, c'est vraiment...
Ça change tout en fait.
On n'y pense pas assez,
mais les séjours linguistiques sont aussi de beaux moyens
pour rencontrer des locaux,
faire des connaissances et bien entendu apprendre une langue.
Au Guatemala, il y a quelques années,
nous avons testé ça pendant 2 semaines.
Le matin, nous avions cours d'espagnol
avec des personnes du village.
L'après-midi, nous allions nous balader
et le soir, nous rejoignons notre famille d'accueil
qui nous logait et avec qui nous avons passé
des moments très très forts.
Sophie, du blog Les carnets de Sophie,
a elle aussi de beaux exemples de séjours linguistiques
qu'elle nous raconte dans cette petite anecdote.
Alors moi, mon astuce pour rencontrer des locaux en voyage,
c'est de faire un séjour linguistique.
Et c'est ce que j'ai fait en Australie et au Canada.
Donc le but d'un séjour linguistique
est d'apprendre une langue étrangère
tout en étant en immersion dans un pays.
Donc vous pouvez partir partout dans le monde
que ce soit en Australie, Canada, Allemagne, Angleterre, Espagne,
et ce pour apprendre l'anglais, l'italien, l'espagnol, l'allemand.
Donc un séjour linguistique est composé de cours de langue
qui ont lieu dans une école de langue.
Vous serez entouré d'étudiants de toute nationalité,
ce qui en fait un enrichissement personnel incroyable.
Donc les cours auxquels vous assisterez en fonction de votre niveau
sont totalement différents des cours qu'on connaît en France.
Dans les écoles de langue, les cours sont basés sur l'échange,
le jeu, on ne fait que parler.
Bien sûr, on apprend la grammaire, mais c'est très dynamique.
Je n'ai jamais vu le temps passer lors d'un cours
qui était légèrement différent dans mes cours au collège.
Donc en plus, les professeurs sont des locaux,
ils adorent échanger avec les étudiants pendant et après les cours.
Ils aiment parler de leur pays, de leur coutume, de leur histoire.
Vraiment, tout est basé sur l'échange.
Donc en plus, les écoles de langue proposent
un important programme d'activité extracecollaire.
Donc généralement, ce sont les professeurs qui encadrent ces sorties.
Donc il est possible d'échanger plus longuement avec eux
dans un cadre beaucoup plus libre.
Et généralement, les professeurs aiment montrer aux étudiants
les endroits qu'ils aiment particulièrement dans leur ville,
les endroits cachés,
et ils n'ont jamais avoir de conseils, d'idées de sortie ou de visite.
Donc si vous faites un séjour linguistique,
vous pouvez choisir votre hébergement.
Donc vous pouvez opter pour un studio, une colocation
ou être hébergé dans une famille d'accueil.
Donc la famille d'accueil est idéale pour partager le quotidien
des habitants du pays dans lequel vous vous trouvez.
Donc vous allez vivre au rythme de votre famille
et découvrir une nouvelle culture.
Vous allez même pouvoir faire des courses avec votre famille,
découvrir des habitudes parfois étranges de consommation
et vous pourrez même apprendre à cuisiner des plats locaux.
Mais surtout, vous allez énormément échanger.
Donc en plus, lors des week-ends,
votre famille pourra vous emmener découvrir des endroits
que vous n'auriez jamais visité sans elle.
C'est vraiment une expérience incroyable à vivre.
Je terminerai par une petite précision.
On a souvent l'image des séjours linguistiques
qui sont réservés aux adolescents et aux étudiants.
Mais il faut savoir que les adultes peuvent également en faire.
D'ailleurs, il a de plus en plus de séjours linguistiques
qui sont réservés aux plus de 30 ans et au seigneur.
Donc le but est vraiment d'enrichir
ses compétences linguistiques, quel que soit son âge.
Donc dernier petit conseil,
si vous souhaitez faire un séjour linguistique
en tant que salarié du secteur public ou privé,
vous pouvez le faire dans le cadre du congé de formation professionnel.
On n'y pense pas forcément,
mais cela pourrait être le début d'une longue et belle aventure.
Et pour finir, les rencontres sont plus souvent faciles
quand on est seul parce que les personnes hésitent moins à vous aborder.
Elles peuvent aussi penser que vous avez davantage besoin de renseignements
et vous proposer spontanément leur aide.
En groupe, c'est souvent plus compliqué
à moins que vous n'ayez un précieux ses âmes avec vous.
Et c'est justement ce que nous explique Sandrine de Voyager enfants.
J'ai beaucoup voyagé avant d'avoir des enfants
et depuis que nous les avons eu, surtout quand ils étaient petits,
les enfants sont un véritable passe pour faire des rencontres avec les locaux.
Il suffit de s'installer par exemple dans un parc
et toutes les maman viennent vous parler.
Nos plus chouettes rencontres, par exemple, furent celles du Sri Lanka
où mes blondinés qui avaient 3 ans et 10 ans à l'époque
ont séduit le chauffeur de Tuk Tuk.
On montait au Lipton Seat.
Le chauffeur les a laissés conduire le Tuk Tuk.
Donc là, c'était gagné pour lui.
Et après une belle journée, nous sommes allé manger chez lui.
Les enfants ont rencontré les siens.
Ils avaient 3 garçons
et ils ont pu essayer de parler en anglais pendant la soirée.
On échangeait à propos de nos cultures qui sont très différentes
et c'est justement ce que voulait le papa,
que leurs enfants connaissent vraiment toutes ces différences
dans un pays où les problèmes de région ont marqué l'histoire.
C'est d'ailleurs au Sri Lanka que je me suis sentie privée gée d'être une maman.
Dans ce pays, certains hommes ne parlent pas aux jeunes femmes,
ne répondent pas aux jeunes femmes quand elles leur posent des questions.
Et le fait d'avoir des enfants me permettait de leur poser des questions,
de leur adresser la parole et d'avoir surtout les réponses
parce que j'avais un statut de maman et non de femme.
Donc c'était complètement différent et ça nous a beaucoup aidé.
Une autre rencontre très marquante,
ça fut en Amérique du Sud, on est parti un an, quatre, quatre,
et en tant que de toi, les enfants avaient 7 et 13 ans à ce moment-là.
Et ça nous a ouvert beaucoup de portes avec les locaux pour discuter avec eux,
surtout au Rebolyvie par exemple.
La première fois qu'on est arrivé dans une petite guesthouse qui venait d'ouvrir,
les enfants nous étions passés à table
et la famille s'est invitée avec nous à table.
Nous avons partagé le dessert et puis ensuite nous sommes mis à jouer.
Nous sommes d'ailleurs toujours en contact avec cette famille.
Voilà, c'est une des rencontres marquantes du voyage par exemple.
Donc voyager avec ces enfants, c'est vraiment une astuce de toute première ordre
pour rencontrer des locaux.
C'est bien sûr toujours plus facile quand les civilisations sont très différentes.
Par exemple, en Asie ou avec des blondinés, c'est hyper simple
puisque les blondinés sont de véritable star que tout le monde.
Mais dans les autres pays qui sont plus habitués au tourisme,
il suffit que les enfants sachent un peu parler la langue du pays
et là, la discussion s'engage et se poursuit en famille.
Et bien sûr, quand on a des enfants, les autochtones sont sous en bienveillant
et tentent de vous aider au maximum pour le bien des petits.
C'est vraiment un sésame pour pour voyager autour du monde.
J'espère que ces réflexions, anecdotes et conseils vous donneront envie
d'aller à la rencontre des locaux, de tendre des perches
pour partager des moments avec eux.
Si vous avez d'autres techniques, des moyens pour entrer plus facilement en relation,
n'hésitez pas à venir les partager en commentaire sur Apple Podcasts
ou les plateformes qui le permettent ou en m'écrivant sur mon compte Instagram
à RobaseGlobBlogger.
Je remercie tous les voyageurs et voyageuses et puis collègues blogueurs-blogueuses
qui ont témoigné dans cet épisode.
Vous retrouverez tous les liens vers leurs blogs respectifs
et leurs réseaux sociaux dans les notes de l'épisode.
Et en attendant de se retrouver, de continuer à échanger,
je vous souhaite bien sûr de belles rencontres
que ce soit en bas de chez vous ou en voyage.
À bientôt !