Mais si Régente d'âme qui passait par là, tendait l'oreille pour écouter le troisième
épisode de Clotilde et les animaux merveilleux.
Dans cet épisode, Clotilde va rencontrer une drôle de sorcière pour qui les plantes
et les fleurs d'Ardelot n'ont plus de secrets.
Si vous aussi vous aimez vous promener au milieu des plantes et des fleurs et découvrir
de nouvelles espèces, rendez-vous au château d'Ardelot.
Chaque année, ces jardins offrent un spectacle grandios dé les frimats de l'hiver passés.
La féerique floraison des bulbes de printemps commence dès le mois de mars.
Tous les ans, les jardins se parent de mille feux pour annoncer le réveil du printemps.
Narciss et tulips sont à la fête.
N'hésitez pas à y déambuler, bien en mitoufler dans vos bonnets pour savourer la beauté de
la nature qui s'éveille.
Si vous voulez en savoir plus, rendez-vous sur www.château-ardelot.fr slash jardin.
Mais chut, voilà Clotilde qui arrive avec neige le Caladrius.
Bonne écoute !
Un vent de mystère souffle sur les courtines du château.
Une ombre plane sur les 10 tours d'Ardelot.
Une plume tombe, rouge comme le feu.
Dans les boises à l'entour, à la nuit tombée, un douche en résonne.
Oyez, oyez, damoiselle et damoiseau du XIIIe siècle.
La fabuleuse histoire de Clotilde et les animaux merveilleux a bientôt commencé.
Jane, Albertique et Clotilde sont au cœur des bois du comté.
Les enfants en suivent neige, l'oiseau mystérieux, et celui-ci les a menés au pied d'un très vieil arbre.
Clotilde se penche au-dessus de l'épaule de Jane.
Celle-ci s'applique à recopier du mieux qu'elle peut les scines étranges gravées sur le tronc
du vieux chaîne.
Perchait sur une branche, l'oiseau neige se lisse les plumes.
Albertique, lui, écoute avec effroi les bruits de la forêt tout autour d'eux.
« Dépêche-toi, Jane, je suis presque sûr d'avoir entendu en loup.
» j'émite-il a peuré.
« Oh, Albertique, tu n'es vraiment pas un huiteux.
Dès que le soleil se couche, tu deviens croire. »
Réponse à sœur en levant les yeux au ciel.
« Bah oui, j'ai peur, mais ce n'est pas de ma faute.
Et puis avoir peur, c'est parfois utile.
Ça nous évite de foncer ta tête baissée dans le danger.
» Albertique a raison, le trait non pas trop.
Et puis, mon père va finir par se demander ce coulomb fabrique.
A ses mots, la tête d'Anguéran surgit de derrière un fourré, juste derrière Albertique.
« Ça perd l'autre ! »
sursotte Albertique en s'accrochant au cou de Clotilde.
Tous se regardent et clattent de rire sous les rayons de la lune.
« Mais qu'est-ce que vous faites ? »
demande Anguéran la voireuse.
« Rien, rien.
On admire cet arbre. »
répond Jeanne en cachant le petit caillou sur lequel elle a recopié les signes.
« Ah oui, c'est un chêne magnifique n'est-ce pas ?
Probablement centenaire.
Je me demande si ce ne serait pas le plus vieil arbre de cette forêt d'ailleurs.
Mais soudain, Anguéran s'interrompt.
« Chut ! Ne faites plus un bruit.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a, papa ?
Là, regardez sur la branche du chêne.
Il y a un oiseau blanc qui nous observe.
Ça alors, je n'en ai jamais vu de pareil.
Son plumage senti et il n'a pas l'air farouche.
Clotilde, Jeanne et Albertique se regardent l'ergéné.
Anguéran vient de découvrir neige, l'oiseau mystérieux que Clotilde a recueilli
et qu'elle élève en secret depuis plusieurs jours.
« Euh oui, enfin bon, c'est un oiseau quoi.
Et si on rentrait maintenant ? »
Presse Clotilde en tirant sur la manche de son père.
Mais à cet instant précis, neige s'envole de sa branche
et descend en piquet pour venir se percher sur son épaule.
Anguéran ouvre des yaurons, puis il fronce les sourcils.
« Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ? »
Clotilde regarde son père.
Elle n'a pas le choix.
Il faut bien lui expliquer maintenant d'où sort ce mystérieux oiseau blanc.
Mais comment va-t-il réagir ?
Neige pousse un petit cri comme pour l'encourager.
« Je vais t'expliquer, papa.
En fait, un matin, j'ai trouvé un œuf sur la muraille.
Il était bizarre, tout argenté.
Avec Janée albérique, on l'a fait couver par une poule.
Et puis, un petit oisillon tout blanc est sorti.
Il a grandi et...
Le voilà. Il s'appelle Neige.
Anguéran cligne des yeux interloqué, puis il éclate un grand rire.
Ça alors, bande de cachotières et cachotiers.
Vous ne manquez pas d'idées à ce que je vois.
Neige, je te salue, bel oiseau.
Fais Anguéran en s'inclinant.
Alors, tu n'es pas fâché ?
Non, bien sûr que non.
Ça me rappelle quand j'étais petit, avec ma soeur cunégonde.
Nous avions recueilli une petite chouette.
Elle était bien mignonne.
Mais toi, tu n'as rien d'une chouette.
Et tu as une couleur vraiment incroyable.
Je n'ai jamais vu d'oiseau comme toi.
N'est-ce pas ?
Ranchéry-Jan.
Je suis certaine que c'est un oiseau très rare.
Hmm...
Pour le savoir, il faudrait rendre visite à cette chère Theodora.
Theodora, la petit-querre ?
Oui, elle-même.
Elle connaît très bien les plantes, mais aussi tous les animaux qui viennent dans nos contrées.
Devrie elle élavoir.
Bonne idée. Nous irons demain.
C'est Crialbéric.
Les enfants et Anguéran prennent le chemin du château.
Neige, toujours perchée sur l'épaule de Clotilde, ferme doucement ses grands yeux couleur argent.
Le lendemain matin, une fine pluie tombe sur le château.
Mais il en faudrait bien plus pour décourager nos trois amis.
Jan, Clotilde et Albéric sont bien décidés à aller voir Theodora, la petit-querre, pour en savoir plus sur Neige.
Peut-être qu'elle pourra aussi nous dire ce que signifie ces mystérieuses inscriptions
que nous avons vues sur le châne hier soir.
Dijan en sortant de dessous sa robe, le caillou rond sur lequel elle a gravé les signes.
Mais oui, sur moi.
Les enfants sortent de l'enceinte du château et se dirigent vers le village de Condette.
La pluie dépose sur leurs cheveux un petit voile irisé.
Neige se cache dans la capuche de Clotilde.
Il n'a pas l'air d'aimer la pluie.
Les premières maisonnettes du village finissent par apparaître.
Leur toit de Chaume luisant sous la pluie.
La boutique de Theodora est par ici.
Se rappelle Clotilde en entraînant ses amis dans une petite ruelle.
Une boulangerie répand son parfum de pain chaud et croquant.
Mais comment fais-tu pour te repérer aussi facilement ?
J'ai un bon sens de l'orientation.
Et puis, je me souviens de neige et de l'odeur du pain chaud.
Les amis arrivent devant une minuscule porte surmontée d'une croix autour de laquelle s'enroule un serpent.
Neige s'agit un peu dans la capuche de Clotilde.
Tiens-toi tranquille, Neige. C'est cette maison.
Clotilde toque à la porte.
Mais rien.
Elle toque un peu plus fort et colle son oreille contre la porte.
Alors ?
La presse albérique.
Je n'en t'en riens.
Essayons encore.
Féjan en assainant trois gros coups de pied sur le bois de la porte.
Ah, j'entends quelque chose.
Neige s'écrit Clotilde.
Neige se frotte les plumes avec son bec.
Jeanne et albérique s'approchent pour écouter à leur tour.
Quand tout à coup, la porte s'ouvre d'un grand coup.
Les trois amis qui s'appuient de tout leur poids contre la porte plongent tête baissée dans la boutique.
Ils s'étalent sur le sol en terre battue.
Mais qu'est-ce que vous faites là ?
S'exclament une vieille femme au visage creusé par les années
et au long cheveux blanc ruisselant sur ses épaules.
Dans la boutique s'entassent des bocots de toutes les tailles et de toutes les formes.
Des étagères poussiéreuses pleines à craquer montent jusqu'au plafond.
Une odeur entêtante de plantes séchées et de poivres grillées flottent dans l'air.
Et un feu crépite dans la cheminée.
Bonjour Theodora.
Nous sommes venus vous voir parce que...
Comment se jane ?
Mais Theodora, leur couple à parole, l'est préoccupée.
Elle jette un regard inquiet en direction des escaliers biscorgnus tout au fond de la boutique.
Vous tombez mal. Je suis très occupé. Allez revenez plus tard.
Leur répond-t-elle sèchement en poussant la porte.
Mais elle n'a pas le temps de la refermer.
Voilà que sans prévenir, neige s'envole de la capuche de Clotilde.
Il travers toute la boutique en battant frémétiquement des ailes et s'engouffre dans les escaliers.
Ah ! Mais qu'est-ce que c'est que ce volatile du diable ?
Cri Theodora en se lançant à sa poursuite suivi des trois enfants.
Tous grimpe les escaliers quatre à quatre.
Sa grin, sa queen.
On dirait que toute la petite maison va s'effondrer.
Là-haut se trouve une minuscule chambre au plafond si bas que l'on peine à s'y tenir debout.
Une petite lucare n'entre ouverte laisse passer un peu de lumière.
Et couché dans le lit, il y a l'homme le plus petit que les enfants n'aient jamais vu.
Son visage minuscule épal comme un matin d'hiver.
Ses mains reposent inertes sur les draps.
Et sa poitrine se soulève péniblement à chaque inspiration.
C'est un ami très cher.
Mais un mâle venu d'un pays lointain le ronge depuis de longues années.
J'ai tout essayé pour le guérir.
Toutes les plantes, toutes les potions.
Mais je crois qu'il va bientôt rendre son dernier souffle.
Le petit homme ouvre un œil et son regard épuisé se pose sur les enfants.
Puis il tourne la tête vers neige qu'il observe depuis la table de chevet.
Il se produit alors quelque chose d'étrange.
L'oiseau penche la tête vers en selme et le fixe de ses yeux argenté.
En selme le regarde profondément à son tour et un long râle sort de sa bouche.
« Neige, viens ! »
Appele Clotilde en se dirigeant vers l'oiseau, mettée au dorat l'arrête d'un geste.
« Non, attends ! »
Pendant quelques secondes, le temps est comme suspendu au regard de neige et d'en selme.
Et voilà que lentement, les joues du petit homme se teintent de rose.
Que ses yeux s'éclairent de nouveau, que sa respiration s'apèse.
Et maintenant, il se redresse dans le lit et il ouvre grand les bras.
« Je respire, je respire, je me sens revivre. »
Clame en selme d'une voix aiguë.
Neige s'envole de la table de chevet et s'y dirige droit vers la petite lucarne restée ouverte.
En un éclair, il sort à tirudel de la maison.
Clotilde se précipite à la lucarne et la perçoit qui monte en flèche vers le ciel.
« Neige, reviens ! »
« Ne t'inquiète pas, hein. Il reviendra vite. »
Sourit en selme.
« Mais, mais comment peux-tu le savoir ? Et d'abord, où est-ce qu'il va comme ça ? »
Demande Clotilde inquiète.
« Vers le soleil, mon enfant. Il va brûler le mâle dont il m'a guéri dans les puissants rayons du soleil. »
Un silence flotte dans la pièce.
« Mais qu'est-ce que vous racontez ? » demande Jeanne.
« Votre oiseau, là, c'est un caladrius, un oiseau guérisseur. Je pensais qu'ils avaient tous disparu. »
Il saute du lit et s'étire devant le regard interloqué des enfants.
Théodora se met à rire.
« Mais oui, évidemment. Il a senti qu'il y avait un malade à l'étage et il a volé jusqu'à toi. Il t'a sauvé. Et c'est grâce à vous, les enfants, et dire que je vous avais pris pour de petits coqs bères venus m'importuner. Vous avez sauvé, mon ami. »
Clotilde fixe le ciel.
« Un caladrius. »
Le voilà qui revient.
Clotilde distingue dans le ciel un petit point blanc étins selon qui se rapproche à toute vitesse. Elle saute de joie.
« Je savais bien que cette oiseau était extraordinaire. Mais est-ce qu'il guérit toutes les maladies ? Et d'où il vient ? Et comment il fait pour guérir les gens et... »
« Venez, venez. Nous allons tout vous expliquer. »
Clotilde caresse du bout des doigts le plumage de l'oiseau.
Un oiseau merveilleux.
Un caladrius.
...
...
Vous venez d'écouter un épisode de Clotilde et les animaux merveilleux. Une histoire d'envoler-conté écrite par Lucille Petit.
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A lundi prochain pour la suite de l'aventure.