#150 - On discute avec INTAMIN (INTERVIEW en FRANCAIS)

Durée: 62m26s

Date de sortie: 06/09/2024

Pour ce 150e épisode, on avait envie de marquer le coup. Et voilà que les équipes d'Intamin nous proposent de passer les rencontrer dans leurs bureaux au Liechtenstein. Vous pensez bien qu'on a saisi l'occasion ! Greg et Val s'entretiennent avec Lukas Spieldiener, Project Manager chez ce prestigieux créateur d'attractions, fils de Patrick Spieldiener, président de la compagnie, petit-fils de Rheinhold Spieldiener, cofondateur d'Intamin. L'amour des attractions et le savoir-faire, ça se transmet de génération en génération. Ils évoquent ensemble l'histoire de la société, sa philosophie, son sens de l'innovation, ce qui distingue Intamin des autres constructeurs du marché...

Doublage de Lukas Spieldiner réalisé par IA

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petit-fils d'un des fondateurs, quelle a été votre premier souvenir en rapport avec l'entreprise,
personnellement ? Donc je pense que l'un de mes premiers souvenirs est ma visite à Légoland,
si mes souvenirs sont bons, car on avait installé une attraction dans ce parc. Je crois que c'était
la tour d'observation qu'on avait construit, et comme seul les fournisseurs et partenaires
pouvaient accéder, nous avions ainsi cet accès privilégié au parc. C'était incroyable pour
un enfant, on pouvait courir absolument partout et tout était gratuit. Mais l'autre chose de mon
enfance dont je me rappelle bien, je ne sais plus quel âge j'avais à l'époque, mais l'entreprise
développait un nouveau type de siège et de système de retenue. Mon père m'avait demandé de venir
au bureau, puis ils m'ont mis dans le siège, abaissé la barre de sécurité puis commençaient à me
faire tourner dans tous les sens, pour tester un peu l'ergonomie, les fonctions... Donc ils vous ont
arnaché, vous avez servi le covaille ? Vous avez prévenu avant de faire ça ou... J'avais un peu peur
au début, mais après j'ai trouvé ça tellement bien, super amusant, je voulais juste le refaire. Donc
c'est en quelque sorte l'un des premiers souvenirs dont je me rappelle, c'était à Voleuraux en
Suisse où nous avions le bureau, le tout premier bureau de l'entreprise. Et quel a été votre parcours
avant de rejoindre l'entreprise familiale ? J'ai étudié en ingénierie mécanique à
l'ETH de Zurich, tout comme mon père et mon frère, donc c'est en quelque sorte un truc de famille.
J'ai donc obtenu mon diplôme d'ingénieur Meka, puis j'ai continué avec un master en
gestion de l'innovation, une sorte de MBA qui est davantage axé sur le côté commercial avec
une spécialisation sur la gestion et le business. Et après cela, j'ai décidé de suivre un peu ma
propre voie et j'ai rejoint une entreprise appelée Hilti, qui conçoit et vend des outils de
construction, la société rouge du Lichtenstein. J'ai suivi un programme de stage en management et
j'ai aussi été vendeur là-bas pendant un certain temps, prenant la voiture pour vendre des
perceuses et d'autres outils du même style. C'était vraiment très intéressant et ça m'a aidé
en complétant mon profil professionnel du point de vue technique mais aussi sur le plan commercial.
Et après trois ou quatre ans chez eux, mon père a commencé à me demander si je voulais les rejoindre
et j'ai réalisé que c'était le moment que j'étais prêt et j'étais super intéressé à l'idée
d'entrer dans cette industrie et rejoindre l'entreprise familiale. Alors c'est ce que j'ai fini par
faire et puis oui, vous connaissez la suite. J'ai progressé petit à petit au sein de l'entreprise
et j'en apprends encore tous les jours par ci par là. Je suis heureux d'avoir toutes ces personnes
autour de moi qui font marcher tout ça. Oui, ainsi vous aviez donc du coup un aperçu de comment
marcher le business en dehors de l'entreprise familiale. Exactement. Sans compter qu'en plus
Hilti, donc qui fabrique des outils bien sûr, mais dans le panel d'outils qui propose, il y a
aussi des outils beaucoup plus poussés, électroniques complexes, assez innovants. Tout à fait oui. Du coup,
ce n'est pas si éloigné que ça en fait de machines industrielles et comme les actions ou ce genre
de choses derrière. Et donc du coup, vous êtes revenu par la suite avec ce que vous aviez appris et
vous avez repris un peu la partie business de l'entreprise. Exactement. Pour moi, il était très
important d'avoir un point de vue extérieur avant d'entrer dans l'entreprise familiale,
sinon une fois que vous êtes dedans, il est presque impossible d'en sortir. Je voulais entrer ici en
étant sûr à 100% que je voulais faire ça maintenant. Alors je suis content d'être ici.
Ok, super. Maintenant parlons peut-être un peu plus de l'entreprise en elle-même. La signification
d'Intamine, c'est International Amusement Installations. Donc ça c'est pour ceux entre vous
qui avaient déjà entendu le nom de la boîte, mais qui ne savaient pas à quoi ça correspond pour
le coup. Qu'est-ce qui a mené les trois fondateurs, c'est-à-dire votre grand-père, son frère, si je
pense, qu'est-ce qui les a menés à créer l'entreprise, tel qu'on la connaît aujourd'hui, donc
Intamine, en 1967 ? Oui, fondé en 1967, tout à fait. Il faut dire qu'ils avaient une vraie
âme d'entrepreneur et d'inventeur passionné. Donc avant même de commencer ici, il travaillait
chez Buleur, qui fabriquait des ascenseurs ainsi que des téléphériques et ce genre de
systèmes et dispositifs. D'accord, donc des transports pour résumer ? Exactement, oui. Ils
développaient déjà des choses à l'époque. Il y avait un prototype de fixation de ski qu'ils
avaient imaginés et conçus. Je l'ai dans le bureau là-bas. C'était dans leur ADN de découvrir
de nouvelles choses, d'inventer et d'être entrepreneur. Et puis mettre des gens dessus aussi,
oui. Essayer des choses avec des gens. Et donc après une demande auprès de Buleur, qui est venue
des États-Unis, ils ont acquis beaucoup de connaissances dans cette industrie, dans les
systèmes de sécurité, comment rendre les choses sûres, créer des systèmes de transport de
personnes, etc. Et un jour, une demande de conception d'une tour d'observation est venue des États-Unis.
C'était pour Six Flags over Texas. Oui, donc le tout premier parc Six Flags. Oui, l'entreprise ne
voulait rien en faire initialement car les fondateurs ne parlaient pas en anglais. Mais après
réflexion, ils se sont dit que ça semblait être une industrie intéressante et une belle
opportunité. Alors ils l'ont fait eux-mêmes. Ils ont loué un appartement à Berne, fait des croquis à
la main et ont créé la tour d'observation. Oil Derrick, c'était son nom à l'époque. Ah,
celle-là ? Oil Derrick, oui. Ah, c'est une construction intamine donc. Elle fonctionne
toujours aujourd'hui. C'était le premier projet qu'ils ont fait. Ils l'ont dessiné et signé sur un
papier. Et à partir de là, ils ont grandi avec Six Flags. Et Six Flags demandait, pouvez-vous essayer
ceci ? Pouvez-vous essayer cela ? Et comme c'était dans leur ADN, ils n'ont jamais dit non.
Incroyable. Alors nous avons créé des montagnes russes, des tours d'observation, de chutes libres,
etc. C'est là que tout a commencé. Ok, oui. Du coup, vous avez commencé déjà à donner quelques-uns
des points clés de l'histoire de l'entreprise. Oui, car vous avez dans votre catalogue à bon nombre
des attractions les plus innovantes du moment. Quels ont donc été les étapes les plus importantes
au cours de l'évolution et de la croissance d'intamines ? Est-ce que par exemple ce sont les
rafts et les rapides, les tours de chutes libres, le launch hydraulique ou le launch lsm ? Donc,
quels sont-elles de votre point de vue ? L'une des premières inventions, innovation,
que l'on est amené sur le marché était les rivières de rapide. Comme vous le savez,
nous avons été pionniers sur ce type d'attractions. Nous avons été les premiers à proposer
ceci sur le marché. C'était à la fin des années 70, je pense, 79. Puis la prochaine grande étape
était dans les années 80, avec les tours de chutes libres modernes. Mais ces tours,
je ne sais pas si vous avez déjà testé l'une de nos plus anciennes, celle où vous descendez
le long du rail courbé. Ah oui, j'ai fait celle à Mouvilland, d'Italyse.
Et aussi, Dimon Drop, est-ce que c'était Kings Island ? Ah non, c'est Dorné Park.
Oui, oui. J'ai pu tester celle de Nagashima Spalanda au Japon, où ils en ont une aussi,
et elle aussi est toujours opérationnelle aujourd'hui. Donc, c'était une des évolutions. Et puis,
cela a conduit dans les années 90 autour de chutes géantes et surtout à la technologie de
freinage magnétique, où là encore, nous avons été pionniers. Comme les Giro Drop.
Exactement, oui. Et pouvoir freiner magnétiquement sans friction permet de diminuer énormément
les besoins en maintenance tout en restant sûr. C'était vraiment un grand pas en avant.
Excusez-moi de vous interrompre. Mais du coup, cette innovation de votre part,
c'est ce qui vous a permis de faire la première tour de chute verticale,
ou c'était une combinaison d'autres choses, parce que, comme vous l'avez dit au préalable,
effectivement, les anciennes versions prenaient une certaine surface au sol.
Donc, est-ce que c'est ça qui l'a permis ?
Cette première tour de chute avec cette forme courbée sur laquelle vous descendiez,
c'était la première vraie attraction de chute libre moderne. Il n'y avait pas de câble
qui tire la cabine vers le bas et vers le haut, comme d'autres faisaient à cette époque.
Mais le freinage magnétique nous a permis d'aller plus haut et de descendre verticalement sans friction,
donc avec beaucoup moins d'usure et de maintenance.
Et sans être enfermé dans une cage de métal, je suppose.
Exactement.
Oui, ajoutez à cela la sécurité des freins magnétiques qui,
qui fonctionnent toujours,
vu qu'ils n'ont pas besoin d'alimentation pour fonctionner.
Exactement, c'était l'objectif.
C'est ce qui était attrayant pour les parcs, car ils avaient de grosses exigences de sécurité,
et c'est l'un des systèmes les plus sûrs pour une tour de chute.
Il vaut mieux freiner le véhicule quand il arrive en bas, sinon on a un problème.
Donc ça, c'était la tour de chute géante, puis un énorme jalon a été franchi dans les années 2000,
quand on nous a demandé d'aller plus vite, plus haut,
avec la technologie de lancement hydraulique.
C'était un grand, grand pas en avant.
Qu'on retrouvait sur Table Threadraxxter, notamment.
Cela a nécessité beaucoup, beaucoup de recherche et développement de tests,
mais nous avons été les premiers à le commercialiser et à atteindre des vitesses que personne n'imaginaient à l'époque.
Ouais, avec ce vrai coup de fou.
Exactement.
Ouais, et c'est juste fantastique cette sensation.
Comme un élastique tendu, toute cette énergie accumulée, libérée pour vous accélérer par temps de zéro.
C'est une sensation à la fois jouissive et insoutenable.
Exactement, oui.
Et après l'hydraulique, les travaux ont été orientés vers les moteurs linéaires.
Donc d'abord très brièvement les moteurs L-I-M,
puis nous avons très rapidement basculé vers les systèmes de type L-S-M.
Nous étions parmi les premiers à proposer des attractions de ce type.
Avec Maverick, mais aussi avec d'autres comme Ice Speed et Chita Un, par exemple, ce type de montagne russe.
C'était bien sûr un grand, grand pas en avant,
et un grand jalon a été également franchi avec Taron en fait,
car Taron incarnait la future génération d'attractions L-S-M.
C'est devenu le modèle de référence de ce type de montagne russe.
Le Blitzkostner, oui.
Exactement.
Et cela a conduit à une augmentation des demandes de ce type.
Et vous le savez aujourd'hui.
Bien sûr, c'est devenu notre produit phare.
Avec les sièges surélevés, un système de retenue où le haut du corps reste libre
et un circuit qui est juste génial.
J'ai oublié de mentionner, mais c'est aussi l'une de mes montagnes russe préférées.
Je peux faire et refaire cette attraction en boucle.
Et ça, c'était avant même d'ajouter la thématisation.
Exactement.
Parce que le Koster lui-même est déjà incroyable, c'est vraiment une merveille bien conçue.
D'ailleurs, de nos jours, il est toujours très bien positionné dans les classements des fans de Koster.
Donc vous rajoutez la thématisation, et ça crée une expérience inoubliable lorsqu'on le fait pour la première fois.
Ouais, pour une expérience comme Taron qui est vraiment basée sur la vitesse.
Exactement.
Avoir toute cette déco qui défile si proche, ça renforce vraiment cette impression.
Et c'était une excellente collaboration.
Cela nous a fait avancer, et je pense que Fantasia Land aussi.
C'est toujours l'une de leurs attractions les plus populaires dans le parc aujourd'hui.
Donc voilà les principales grandes étapes à mon sens.
Et de nos jours, nous avons développé des montagnes russe à lancement vertical avec LSM.
C'est aussi un peu la prochaine étape vers laquelle nous nous dirigeons.
J'ai fait The Storm, la proximité de Dubai.
Tu l'as fait ? D'accord, je ne l'ai pas encore essayé.
Et ?
Oui, ça te sent pas.
Plutôt amusant ? D'accord.
Alors oui, parce qu'il y a énormément de trim brakes.
Donc beaucoup de freins au long du parcours à cause de la structure très particulière.
Donc je peux comprendre.
Mais c'est vrai que ce n'est pas trop mon type de coaster.
Je préfère quand ça bouge un peu plus comme Taron ou Batman à Parquet Warner.
Oui.
Pour moi aussi.
Mais on a été très contraint par le bâtiment lui-même.
Donc c'était un peu...
Car on ne peut pas exercer n'importe quel type de force sur des structures pareilles.
Ici, on est dans un énorme cylindre.
Oui, tout à fait.
C'est une structure assez complexe avec pas mal de contraintes.
Exactement.
Ok, alors si maintenant on remonte un peu le temps.
Vous nous avez parlé pas mal des innovations mises en place par l'entreprise à travers
toutes ces années.
Quels sont les contraintes auxquelles vous avez dû faire face ?
C'est-à-dire quelles sont les challenges que vous avez pu dépasser pour mettre en place
certaines innovations ?
Par exemple, on a parlé des launches hydrauliques tout à l'heure.
Ça a dû être un sacré challenge d'ingénierie.
C'est une très bonne question.
Oui, c'était l'un des...
Je veux dire, je ne le sais que parce que j'en ai entendu et un peu par mon père et ce
qu'il en disait, mais c'était vraiment fou.
Je ne sais pas si vous avez déjà vu la salle des machines hydrauliques pour ces montagnes
russes.
Alors j'en ai déjà vu sur certaines chaînes spécialisées.
Oui, sur certains documentaires.

Mais jamais en personne.
Donc je ne sais pas si vous savez, mais l'idée d'origine a été de prendre exemple sur
ce qu'il y a sur les portes avions.
Parce qu'il doit faire accélérer ces avions sur de très courtes distances pour décoller.
Donc c'était l'inspiration pour ces lancements hydrauliques.
Et les phases de tests pour ça étaient vraiment insensés.
Nous avions construit un prototype en Allemagne avec le catch car, le chariot attaché au
système qui en accélérant pousse le train par le dessous.
Ils ont testé ça.
Je me souviens d'histoires de ce système beaucoup trop puissant et réussissant à catapulter
ce chariot de test dans la forêt plus loin.
Bien sûr, il n'y avait personne à bord.
C'était juste un test uniquement avec le catch car.
Et est-ce que vous avez des archives vidéo de ça ?
Non, non.
C'était juste le catch car, le chariot en dessous.
Il n'y a pas de sièges ou quoi que ce soit.
C'était uniquement pour tester le système.
Cela illustre bien toute la puissance que vous accumulez avec ces machines.
C'est juste fou.
Et puis fiabiliser ça dans la vraie vie et finir par avoir réellement des sièges de
montagne russe dessus.
Le fait est que quand vous commencez à repousser les limites ainsi, vous ressentez des effets
inimaginables.
Et nous avons vécu cela tout au long de notre histoire.
Même avec, par exemple, Red First et les montagres russes LSM, quand vous poussez le
système à ses limites au maximum de ses capacités, vous commencez à ressentir des
vibrations, à dissiper de la chaleur, toutes sortes de choses que vous ne pouvez pas réellement
calculer au préalable.
Et des effets inimaginables se produisent.
Mais ce sont des choses que nous avons toujours su surmonter.
Et je pense que nous sommes très fiers d'être toujours là et de pouvoir nous engager corps
et âme dans ces projets pour les mener jusqu'au bout.
Mais il y a toujours beaucoup de défis.
Je veux dire, mon père pourrait probablement écrire un livre entier sur les défis que nous
avons dû relever pour faire fonctionner ces machines complexes.
Pouvez-vous nous dire aujourd'hui quelles sont les évolutions des attentes des visiteurs
ainsi que de vos clients ?
Ce n'est pas une question facile car c'est une définition assez large en réalité.
Non, pas du tout.
Mais je pense qu'il y a une grosse tendance à ce que l'on voit de plus en plus de ces
expériences immersives dans les parcs ou ailleurs.
C'est quelque chose que nous avons vu ces dernières années et cela continue.
Et ça commence dès l'entrée des visiteurs sur le parc être immergé dans ces histoires,
voyant les montagnes russes, l'attraction devant eux, la thématisation et tout ce genre
de choses.
Mais on constate aussi que les visiteurs deviennent beaucoup plus sélectifs quant au dépense
qu'ils vont faire, vu la grande diversité d'actes TV qui existent désormais.
De nos jours, c'est vraiment fou.
De nombreux parcs d'attractions ont tendance aujourd'hui à thématiser leur attraction
beaucoup plus qu'avant parce que les visiteurs le demandent.
Oui, on voit de plus en plus de petits acteurs, de petits parcs d'attractions qui viennent
à implémenter une thématisation au même titre qu'ils ont une action phare qui attire
les gens dans le parc pour pouvoir y passer du temps et découvrir un peu les expériences
que le parc peut proposer.
Exactement.
Et ce vers quoi la tendance semble se diriger car les parcs doivent équilibrer les coûts
de ces investissements avec les résultats qu'ils en tirent et donc la valeur qu'ils
génèrent pour les clients.
Vu que les gens deviennent plus sélectifs quand à leur dépense car tout devient plus
cher.
Et si vous mettez un tel niveau de prix pour quelque chose comme ça, alors les gens n'iront
plus et préféreront se tourner vers des parcs plus petits qui investissent aussi dans
de superbes attractions et ont une magnifique thématisation.
Et Maouka en est un exemple, avec un parc plus petit, bien thématisé et où vous pouvez
vivre une excellente expérience avec vos enfants.
Il y a une sorte d'évolution du marché depuis la crise du Covid surtout et les parcs
d'attraction sont en train de changer en profondeur.
Ils mettent plus l'accent sur l'expérience des visiteurs, laissent moins de gens entrer
dans le parc et augmentent la qualité de leur nourriture et de leur boisson de ces
choses annexes parce que c'est l'expérience complète qui compte maintenant et les gens
ne viendront plus si vous n'avez pas une bonne offre de restauration ou si vous faites
la queue la moitié de la journée.
Et de votre point de vue, est-ce que vous avez été témoin du changement de l'intégration
des attractions, c'est-à-dire qu'on est passé quand même de coasters posés sur
des parkings, à des attractions vraiment bien intégrées dans des éléments thématiques
impressionnants ? D'ailleurs cela concerne les grands parcs comme les plus modestes.
Donc est-ce que vous aussi vous avez observé le phénomène et est-ce que vous appréciez
ce changement ?
Absolument car je pense qu'au début des années 2000 on était en pleine guerre des montagnes
russes qui peut aller plus haut, plus vite que les concurrents, tout ça mais au final
vous metiez des budgets énormes là-dedans, vous investissiez dans l'intérêt commercial
d'aller vite, d'aller haut et la thématisation autour n'avait que peu d'importance.
Vous aviez juste un parking vide comme vous l'avez dit, vous installez la montagne
russe là et les gens viendront.
Oui à cette époque on vendait plutôt un chiffre, une hauteur, une vitesse, pas vraiment
une expérience au sens où on l'entend l'orbit.
Oui c'est ça et cette tendance a changé radicalement maintenant que les parcs investissent plus
dans leurs projets surtout avec les montagnes russes, à lancement, tous ces types d'attractions.
Vous pouvez faire beaucoup plus dans une zone plus petite avec un budget peut-être moins
limité et investir cet argent dans l'expérience, dans le cadre, dans la thématisation.
Et nous suivons cette tendance avec beaucoup, voire la plupart de nos montagnes russes où
nous avons pu mettre de la théma.
Je pense que c'est magnifique et que ça en vaut la peine pour le visiteur.
Et parfois quand on est limité en termes de budget mais aussi en termes de surface, ça
permet aussi de développer la créativité.
Exactement, exactement.
Fantasialande est d'ailleurs un parfait exemple de ce cas de figure.
Oui c'est l'exemple parfait.
Pouvoir mettre tout cela dans un espace si restreint, c'est vraiment incroyable.
Ouais c'est ce qui vous force à innover d'une certaine façon et justement la transition
est toute trouvée pour parler un peu des innovations aujourd'hui chez Intamin.
Qu'est-ce qui, à votre avis, rend les propositions d'Intamin uniques par rapport à la concurrence ?
Quelles sont les points qui vous différencient des autres constructeurs par exemple ?
Je pense que la première et l'une des plus importantes est notre capacité à innover.
Cela a toujours fait partie de nous, de notre ADN, les innovations techniques que nous
apportons au marché, les nouveaux types d'attractions.
Nous disons très rarement non à une idée audacieuse venant d'un client.
Nous sommes toujours prêts à essayer de la mettre en œuvre d'une manière ou d'une
autre tant que ça reste totalement sûr et que c'est bien réalisable du point de vue
de l'ingénierie technique.
D'autres essaient de faire cela aussi, mais ce qui nous différencie, c'est que nous
allons jusqu'au bout.
On n'abandonne jamais ces projets.
Nous le faisons pour voir les sourires sur les visages des gens, nous ne quittons jamais
un projet.
Et vous voyez beaucoup d'entreprises, de nos jours, essayer de repousser les limites,
mais ensuite devoir abandonner sur un point particulier et simplement partir parce qu'ils
ne peuvent pas supporter les coûts ou non pas l'endurance nécessaire.
Cela a toujours été dans notre ADN, d'ailleurs la couleur bleue du logo de l'entreprise
représente la confiance.
C'est de là que ça vient.
Il est important pour nous de maintenir cette confiance des clients lorsque nous nous
engageons sur des projets à livrer et rester là jusqu'à ce que ce soit terminé.
L'autre chose importante bien sûr est notre réseau de partenaires avec lesquels
nous travaillons pour garantir que les normes de qualité sont respectées et que nous puissions
bien les contrôler.
Nous avons de nombreux partenaires avec lesquels nous travaillons étroitement.
Certains font partie entièrement ou partiellement de notre groupe, ou sont simplement des relations
de longue durée.
Nous pouvons nous assurer non seulement de terminer les projets grâce à ce réseau,
mais aussi que la qualité livrée est conforme à nos standards, ce que l'on attend.
Nous avons le contrôle sur cela, c'est très important pour nous et c'est un grand
différenciateur par rapport aux autres concurrents qui doivent faire appel à des entreprises
tierces et puis devoir attendre que le travail soit fait.
C'est la grande différence que nous avons aussi.
Alors je vais peut-être dire une connerie, mais il me semble que c'est ce que vous avez
fait avec l'entreprise qui fabrique les LSM que vous utilisez, Indriftech.
Indriftech effectivement.
J'ai cru comprendre que Indriftech était très très proche d'Intamin pour le coup.
Vraiment très proche.
Et du coup c'est une entreprise à part que vous avez intégré ou vous l'avez fondée
comme étant une spinoff ?
Non, c'était une entreprise distincte et maintenant nous avons une relation très très
étroite avec eux.
Oui, justement sur Taron on en parlait.
La vidéo on-ride qui a été puillée par Fantasia Land avec la caméra qui est placée
juste au-dessus du rail.
Quand on arrive sur les LSM on arrive même à voir l'étiquette sur les Stator et la
marque et le mur de modèle.
Indriftech.
Mais c'est l'une des choses que nous avons décidé de développer en interne au lieu
de faire appel à un fournisseur tier et de concevoir un système qui a les plus fortes
accélérations du marché, qui a un refroidissement paro que personne d'autre ne propose.
Et d'autres fonctions que nous proposons avec nos partenaires, alors que d'autres devraient
mettre ça au point avant de le commercialiser.
Nous pouvons dire « Eh les gars, faisons ça comme ça » et eux le réalisent.
Oui d'ailleurs j'espère qu'ils ont déposé un droit d'exclusivité du son de Formula
du second launch de Taron parce que tout le monde l'adore pour être honnête.
Oui, c'est vrai.
Personne sait d'où ça vient mais on l'apprécie quand même, c'est clair.
C'est un ingrédient de la recette magique.
Donc je suppose que c'est secret donc on en parlera plus tard.
Et enfin je pense aussi à la réputation que vous connaissez que nous avons construite
au fil des ans, c'est une énorme valeur qui nous différencie de beaucoup de nos concurrents.
Comme nous les clients savent que si vous mettez une de nos attractions dans votre parc,
vous allez augmenter probablement la fluence du parc de manière significative.
Ils ont confiance en cela, en notre nom, en notre marque et nous sommes très très fiers
d'en être arrivés à ce point.
Intamine est connu pour être une entreprise innovante comme on l'a déjà souligné mais
parfois il arrive qu'il y ait quelques problématiques imprévues avec certaines installations.
C'est je suppose le prix à payer parfois quand on veut réinventer l'industrie.
Quoi doit-on ces complications et quelles solutions sont mises en place pour les corriger ?
Et enfin, quelles sont les conséquences de ces solutions sur le design et la gestion
des projets concernés ?
Donc généralement comme vous l'avez dit, quand vous repousser les limites et essayer
de proposer de nouvelles technologies et attractions innovantes sur le marché, c'est
très souvent accompagné de problèmes de jeunesse.
Donc en soi vous expérimentez de nouveaux effets et il faut donc tester cela.
Si nous avions un temps illimité pour effectuer tous ces tests, alors bien sûr la fiabilité
de l'attraction serait toujours garantie.
C'est pas si facile.
Mais ce n'est pas si facile et les parcs ont généralement peu de temps.
Leur investissement est planifié et ils ne peuvent pas attendre trois, quatre ans avant
d'ouvrir leur nouveauté.
Ils veulent bien sûr la rendre opérationnelle dans les meilleurs délais.
Et beaucoup de ces choses viennent de là car nous repoussons les limites et automatiquement
on s'expose à cela.
Bien sûr.
Mais nous devons dire que nous avons de la chance d'avoir des clients prêts à prendre
ces risques à nos côtés car c'est toujours un risque.
Et le client est toujours conscient que s'il propose quelque chose de vraiment vraiment
innovant dans son parc, cela viendra parfois avec certains problèmes spécifiques.
Mais nous sommes là pour aider.
Nous sommes là pour faire que tout fonctionne au final.
C'est juste notre besoin d'innover techniquement toujours et encore.
Cela vient toujours avec certaines contreparties.
Mais je pense qu'en général il faut regarder le contexte global car quelles attractions
font le plus par les DEL, celles qui sont innovantes.
Non ? Et ce sont celles qui sont sous les projecteurs que vous remarquez.
Les autres ? Plus standard ?
Et aussi ceux qui créent la surprise.
Exactement.
Oui.
Et donc celles-ci seront toujours plus mises en avant sous les feux de la rampe, mais
aussi toujours plus crutées si cela ne fonctionne pas.
Et cela a de l'influence aussi.
Il faut comprendre que nous avons plus de mille installations sur toute la planète.
En tenant compte de cela et la fiabilité de nos attractions, du point de vue de la
disponibilité, nous sommes probablement parmi les meilleurs car nous les avons développés,
améliorés et bien sûr maintenus.
Mais oui, ces problèmes surviennent.
Et oui, nous sommes là pour aider et nous sommes là pour effectuer les corrections et
au final pour les faire fonctionner.
Tout simplement, une attraction qui déclenche la rédurgence, c'est une attraction qui
marche bien sur le plan de la sécurité.
C'est un bon point.
Tout est censé fonctionner ainsi et tout est calculé de cette manière.
Et vous voulez que tout s'arrête par sécurité plutôt que quelque chose n'arrive.
Et c'est toujours, vous savez, vous préférez avoir des visiteurs frustrés plutôt que
quelque chose ne se produise.
Car c'est le pire pour nous si quelque chose arrive à un visiteur sur une de nos attractions.
Alors j'ai pu visiter les Emirats à Rabu-ni il y a de ça quelques mois et j'y ai découvert
un des flat rides que vous proposez aussi dans votre catalogue.
Donc on va parler du Dome Threader qu'on peut retrouver à Seaward à Bouddhabi qui
en ont donc acheté un et qui l'ont ouvert avec succès d'ailleurs.
Qu'est-ce qui a fait qu'ils aient choisi ce modèle particulier plutôt qu'un simulateur
de mouvement plus traditionnel et quelles sont les lieux que vous définissez en tant
que cibles pour ce produit spécifique ?
Pour ce projet, le client regardait l'ensemble des offres existantes dans le domaine des
simulateurs.
Il y avait des Flying Theaters, les théâtres volants, d'autres avec des mouvements circulaires
et tout cela.
Mais il faut dire qu'il n'y avait pas beaucoup d'innovation dans ce domaine.
Un Flying Theater est un produit bien connu, il n'y a pas eu beaucoup de changements
ces dernières années sur ce type d'attraction, pas beaucoup d'innovation.
Ils ont retenu un concept qu'on leur avait présenté qui était alors ce simulateur dans
un dome d'affichage.
Et là, soudainement, ils ont compris que c'était quelque chose de nouveau et d'excitant
pour les visiteurs.
Nous l'appelons l'attraction la plus immersive au monde.
Bien sûr, c'est ce qu'elle est.
Oui, car de toute façon, vous êtes complètement immergé dans la sphère.
Comment être plus immergé ?
J'ai une question, j'ai une question.
Quand vous avez pitché ce modèle, est-ce que l'argument du « On voit pas le plafond »
c'était un vrai argument de vente pour le coup ?
Oui, parce que sur les Flames-Sietteurs, pourtant c'est un type d'arraction que j'adore.
Mais très souvent, on voit le plafond et dans certains cas on voit même le sol.
Et même sur d'autres types d'attractions médias.
Parfois, on voit ses éléments qui vous sortent de la thème A et de l'immersion.
Du coup, est-ce que c'était un vrai argument de vente ?
Faudrait demander à notre commercial au Moyen-Orient, mais je pense que c'était vraiment la stupéfaction
de cette expérience incroyable.
C'est quelque chose de jamais vu précédemment et voir qu'une entreprise comme la nôtre le propose
et ensuite nous faire confiance, comme je l'ai dit précédemment, et dire
« Nous sommes prêts à prendre ce risque car nous voulons quelque chose de réellement nouveau.
Nous voulons avoir cela dans notre parc.
Il y avait d'autres entreprises impliquées offrant différents types d'attractions,
mais ils ont choisi de venir avec nous.
Je pense que l'une des choses qui a aussi joué était qu'on ne pouvait encore vivre ça nulle part à l'époque.
Ils étaient les premiers et ils étaient vraiment prêts à prendre ce risque.
Ouais.
Personne l'a testé encore.
Et je pense que le résultat est fantastique.
C'est juste une superbe attraction au final.
Oui, Hyper Sphere a l'air d'être une attraction qui est plutôt calme en soi,
mais du coup, à propos des Dome Rides,
quelles sont leurs capacités maximales de mouvement, par exemple ici ?
Et est-ce que ça peut être un peu plus intense ?
Ouais.
Car on ne connaît pas les vraies capacités de cette attraction finalement,
car la seule possibilité de l'essayer, c'est dans le prisme de cette version
qui est plutôt orientée sur l'observation de la faude et de la fleur marine.
Et j'imagine que ce n'est pas dans leur intention de vouloir la rendre un poil plus mouvementé.
Le fait est que ce système est capable de bien plus que ce qu'il fait actuellement à SeaWorld à Bouddhaby.
Et ce choix n'a pas été fait parce que nous voulions avoir une attraction plus douce, plus conviviale pour la famille.
Non, le fait est que vous devez toujours garder à l'esprit que les visiteurs qui vont monter à bord
pour tester cette attraction pour la première fois, avec une expérience aussi immersive.
Il faut impérativement avoir une synchronisation parfaite entre les mouvements de la plateforme
et ce à quoi votre cerveau s'attend, sinon vous allez ressentir le mal des transports,
ce qui peut arriver très rapidement avec des simulateurs et ce genre d'attraction.
Tout particulièrement avec la synchronisation du média diffusé.
Si votre cerveau s'attend à un type de mouvement et qu'il ne se produit pas, vous allez être malade.
C'est le cas pour tous les simulateurs et évidemment aussi pour des attractions immersives comme hypersphère
où vous n'avez pas de point de repère.
Donc votre cerveau ne peut pas se repérer une fois à l'intérieur car il n'y a pas de point fixe auquel se raccrocher pour se guider.
Un peu comme sur un bateau, vous pouvez garder l'horizon comme repère et stabiliser votre expérience.
C'est pour cela que nous avons dû vraiment atténuer de manière significative les mouvements.
Je n'ai pas les chiffres précis, mais c'était notable.
C'était vraiment significatif à quel point nous avons dû diminuer l'amplitude
pour avoir une expérience qui soit agréable pour les visiteurs.
Oui, je pense qu'ils ont même ajouté ce compagiant au bas de la sphère afin que l'on puisse avoir un point fixe
pour mieux identifier les mouvements que nous faisons dans l'attraction.
Tout à fait.
Au tout début des tests de mise en service, certaines personnes, effectuant ces tests,
sortent de là et disaient « c'était un peu trop intense ».
Ah, les pauvres !
Il y a eu un gros travail de programmation, de tests et d'ajustement pour comprendre
quel limite pouvons-nous atteindre, que pouvons-nous faire.
Et je pense qu'on a le même effet sur certains parcours scéniques,
certains AGV, par exemple Speederman à Universal, l'un des plus célèbres.
Vous n'avez pas besoin de beaucoup de mouvements ou d'accélération pour donner l'impression
que vous faites quelque chose, que vous descendez des escaliers, que vous bougez.
Votre cerveau fait tout cela pour vous.
C'est pourquoi on limite généralement les mouvements du système mécanique
et qu'on compense avec les animations visuelles.
Là, vous vivrez une meilleure expérience.
Si un client vient et dit qu'il veut que ce soit plus intense, nous pouvons augmenter,
mais je pense que tout est dans l'expérience.
Cela doit être agréable pour tout le monde.
Et si vous avez le mal des transports sur une attraction, vous n'aurez pas envie de la refaire.
Ce n'est pas bon pour le parc non plus, et cela n'intéressera que peu de gens.
Voilà la raison.
Oui.
À propos de ça, on a parlé précédemment dans cette interview,
mais vous avez dit que vous aimez bien proposer chez Intamin des solutions
plus ou moins clé en main pour votre clientèle,
soit en internalisant certaines productions, soit avec des partenaires assez forts,
ce qui vous permet de réduire le temps entre la signature et le début des travaux.
À propos de ces interactions médias,
il n'y a pas que les DomeRide dans votre catalogue.
Il y a quelques autres types d'attractions de ce style.
Est-ce que vous avez développé des partenariats avec des entreprises
pour développer le contenu des médias qui sont présentés dans ce type d'attraction
ou des moteurs de visualisation ?
Est-ce que vous avez fait ça ?
Ipersphere est un bon exemple, car nous avons proposé pour la première fois
une expérience immersive complète de A à Z,
et nous avons travaillé avec une entreprise appelée Attraction,
qui a également co-développé l'idée de l'attraction d'hommes là-bas.
Donc ils étaient un autre partenaire.
Nous ne nous ramifions pas trop du côté des panolèdes
ou de la création de contenu média,
mais avec l'entreprise Attraction, nous avions un partenaire là-bas.
Nous avons eu l'idée et avons passé un accord de collaboration avec eux
pour qu'ils fournissent tous les éléments, les affichages par panolèdes
et pouvaient même produire le contenu.
Mais le client a décidé de le faire par ses propres moyens.
Ce sont des partenariats comme celui-ci
qui permettent de fournir une solution clé en main.
Oui, et du coup, dans le cadre de l'hypersphere...
Pardon, du DomeRide.
Oui, du DomeRide.
Oui, du DomeRide.
Est-ce que c'est votre partenaire Attraction,
qui fournit les panolèdes à l'échelle de toute la planète
ou est-ce que c'était uniquement propre à ce chantier, cette région ?
Non, je veux dire, pour le Dome en particulier,
nous avons un accord de collaboration avec eux.
Donc c'est notre partenaire privilégié pour ce type d'attraction.
On allait justement aborder le sujet du multi-dimension
Coaster parce qu'il s'agit d'un modèle ultraversatile
avec ses layouts et ses possibilités de figure.
Il en est de même avec le choix des véhicules.
On a les voitures larges, les vagues rotatives,
ou les véhicules tout-terrain.
On peut y avoir de la propulsion et même des inversions.
On a l'impression que ça peut être
à la fois adapté pour des expériences familières
et d'autres beaucoup plus riches en intensité.
Ainsi, est-ce que ce modèle a été conçu avec l'idée en tête
d'en faire une attraction multi-platforme ?
Cela dépend de ce que vous considérez comme étant
la première montagne russe multi-dimensionnelle
que nous ayons construit.
Mais je pense que l'une des premières définitions
qui est finalement restée est de mettre des effets spéciaux
sur une montagne russe,
comme une portion faisant une chute libre
ou un véhicule rotatif,
différents types d'aiguillage ou ce genre de choses.
L'un des premiers multi-dimensionnels que nous avons fait
était Thirteen.
C'était vraiment l'un des premiers...
Oui, Elton Towers avec la plateforme qui chute.
Oui, c'était l'un des premiers qui allait clairement
dans cette direction.
Puis est venu Green Gods où nous avons introduit
pour la première fois d'autres innovations.
Et c'est ainsi que cela a progressé.
Donc plus nous avons diversifié nos types de véhicules,
nos effets spéciaux dans les circuits,
plus nous avons remarqué que c'était devenu une plateforme
que nous pouvions utiliser dans beaucoup de cas différents.
Et maintenant, nous avons des combinaisons de différents types
de véhicules avec différents types d'éléments
que nous pouvons assembler.
Pour créer ces attractions différentes,
donc c'est une progression naturelle qui a amené à cela au final.
Les clients demandaient,
« Pouvez-vous faire quelque chose comme ceci ou comme cela ? »
Et nous avions une plateforme qui pouvait y répondre.
Et quelles ont été ensuite les difficultés
pour conceptualiser cette attraction dans cet optique-là ?
Oui, être capable de répondre un peu à tout,
mais n'est pas facile tous les jours.
Tout à fait.
Est-ce que les clients vous font des demandes particulières
comme on souhaite un élément intense ici
ou encore les visiteurs à bord du train doivent être capables
de voir dans toutes les directions
ou de suivre le mouvement de l'écran ?
Donc comment designez-vous votre projet suite à ces exigences ?
Cela vient d'une collaboration très étroite avec Universal.
Le fait est que nous avons acquis beaucoup de connaissances
en travaillant avec eux et ces grands noms.
Avec ces attractions complexes où tout était lié,
toute la thématisation, l'expérience et l'histoire liée
avec l'attraction car c'est cela qui rend
un multi-dimensionnel si spécial.
C'est tellement interactif, vous pouvez changer la direction
où les gens regardent et le spectacle reste parfaitement synchronisé.
Donc c'est toujours une collaboration proche là-bas,
y compris sur les projets futurs que nous réalisons,
cela commence très tôt.
Quelle histoire veulent-ils raconter à leurs visiteurs ?
Notre équipe de conception dira si c'est possible
et ils reviendront avec une proposition.
Ok, voilà l'histoire.
Nous voulons qu'ils se passent ceux-ci dans cette scène.
Parfois ils travaillent avec des tiers.
Bien sûr ils collaborent, ils leur donnent des idées
sur l'intrigue et notre équipe de conception
ajoutera des éléments pour appuyer cela,
leur formuler des retours, des avis sur certains aspects,
des conseils de réalisation.
C'est une approche collaborative pour conceptualiser
et arriver à un concept finalisé.
Ok, alors maintenant parlons un peu
d'une autre attraction immersive
que vous proposez à votre catalogue,
la Dynamic Motion Stage.
On ne va pas demander de détails sur Danspacab
puisque c'est cette technologie
et vu que c'est Efteling qui est maître de son planning
et on respecte le temps qu'il prenne
pour communiquer les choses en temps et en heure.
Dans tous les cas, c'est une attraction
qu'on attend tous.
Oui moi aussi.
Sincèrement, il s'aptisez.
Parce que...
C'est une sacrée campagne de communication
autour de cette action-là,
depuis le début on n'en peut plus.
Du coup, d'où est venu l'idée
de cette énorme plateforme
sur laquelle se trouvent tous ces sièges
qui peuvent tourner, se repositionner,
la plateforme pouvant bouger aussi.
Alors tout d'abord...
Pour nous, c'était une combinaison
de technologie avec lesquelles
nous avions déjà une certaine expérience.
Mais il faut dire que l'idée originale
a été développée avec le parc
parce qu'arriver à ce concept, dans ce cas,
était moins liée à des problèmes
d'implémentation réelle,
mais plutôt à un ressenti qui était recherché
par le client.
Nous avions l'idée de cette attraction
un peu façon manège de tasse,
classique de Disney, mais le tout combiné avec...
Mais sur une drop tower !
Oui c'est ça !
On a ce produit, on a celui-là, est-ce qu'on peut les combiner ?
Est-ce qu'on peut avoir des tasse,
un simulateur et une tour de chute en même temps ?
Exactement, mais c'est souvent comme ça
que fonctionne l'innovation, le client viendra avec
des idées, des sensations qu'ils veulent
injecter et procurer aux visiteurs,
ils veulent proposer cette expérience-là
et nous nous allons réfléchir à ce que nous avons
fait de similaire qu'il serait possible de combiner.
Nous proposons une grande diversité
d'expérience avec différentes technologies
et types d'attractions, qu'on puisse
assembler tout cela d'une manière
qui correspond totalement pour eux
et de notre côté que cela devienne
un nouveau produit pour nous.
Je pense que la combinaison
de cette plateforme inclinable, ces véhicules
rotatifs avec ce mécanisme de chute
oui ça va être une expérience folle !
Oui, c'est plutôt intéressant pour le marché
parce qu'on l'a vu
avec pas mal de petits parcs,
plus petits parcs en France que l'on connaît
ils n'ont pas énormément de maîtres carré
disponibles dans le parc.
Une petite emprato seule.
Alors oui, clairement, ça prend quand même
un peu de place bien entendu, mais
beaucoup moins de place que
un nouveau roller-custer par exemple
et ça peut être quelque chose
de plutôt intéressant pour des petits parcs
mais pas que des petits parcs, également
éventuellement des expositions temporaires,
voire même carrément des musées
ou ce genre d'infrastructures.
Oui, en France on attend encore un petit peu
le développement
un développement plus poussé d'attractions
urbaines.
Comme par exemple aux États-Unis,
il y en a déjà un petit paquet,
notamment dans des centres commerciaux
qui ont besoin d'attirer du monde
et c'est ce qu'on voit aussi pour le coup
aux Emirats à Rabuni où ils mettent des roller-custers
tout particulièrement dans les centres
de divertissement familial et les centres commerciaux
car ils en ont énormément.
Oui mais ils ont toujours besoin de se démarquer
d'une des autres. Mais effectivement
nous en France, voire
ce type d'attraction,
ce type de technologie
dans par exemple des musées
ce genre de lieux, ça pourrait
clairement totalement faire sens.
Nous appelons cela aussi les attractions
indépendantes et je pense que les attractions
d'hommes comme hypersphère en sont un parfait
exemple. C'est une évolution
des planétariums, ouais. Exactement
et cela fonctionne bien non seulement dans
les parcs mais aussi dans des lieux de loisirs
les zones de divertissement par exemple.
Les centres commerciaux et zones commerciales
je pense que nous n'en sommes encore qu'au début
ces centres commerciaux et ces destinations
de loisirs vont avoir besoin
de quelque chose pour attirer les gens
parce qu'on fait beaucoup d'achats en ligne
de nos jours. C'est pourquoi les Etats-Unis
ont déjà progressé dans cette direction
motiver les gens à venir avec certains types
d'attractions là-bas, une attraction
phare pour attirer, aller faire
un tour de manège puis ensuite traverser
le centre commercial pour faire quelques achats
je pense que ça n'est pas encore très développé
en Europe mais que ça va le devenir
à un moment car ils seront obligés d'attirer du monde.
Même en France pour le coup on voit de plus en plus
de lieux de shopping
des centres commerciaux qui essaient de se différencier
en devenant des lieux d'expérience.
Exactement. Ouais on le voit avec certains magasins
qui sont aimés maintenant
mais avoir ce type d'expérience proposé par
l'opérateur centre commercial peut être un moyen
de toucher les clients d'une façon
un peu différent. Tout à fait.
Encore une fois les opérateurs et propriétaires
de centres commerciaux cherchent à rendre leur lieu
attractif pour que des marques viennent s'y installer.
On le voit parfois dans certains mêmes gros centres
commerciaux français où il y a plein
d'emplacements
vides en réalité plein de beaux
disponibles à leur location.
Donc ce genre d'expérience ajoutée dans le centre
ça peut faire sens. Tout à fait mais c'est un
investissement. Oui bien sûr.
Oui c'est aussi pour cette raison que ça s'appelle une attraction
ça attire du monde. Exactement.
Dans le cadre d'attraction prototype
comme dans ce macabre ou le dome theater
voire même les montagnes russes
comment collaboratez-vous avec le client
surtout quand on a affaire
un client aussi spécial qu'Efteling
qui est très exigeant et j'imagine
que ça peut représenter une certaine forme
de challenge avec leur intégration minutieuse
à chaque nouveau projet. Donc on se pose
la question comment ça se passe
de votre côté.
Tout d'abord nous avons une très bonne relation
avec Efteling et nous sommes heureux
de les compter parmi nos clients
car ce type de clients comme aussi
Universal et Disney pousse vraiment
l'entreprise. Cela requiert beaucoup
d'efforts mais ils vous poussent
à aller au delà de vos limites
et on apprend mutuellement
énormément dans ce genre de
collaboration. Je pense que c'est
quelque chose d'important et nous sommes
très heureux d'avoir des partenaires
comme Efteling qui est un parc de premier
plan et puis leur façon de gérer
leur marketing et leur thématisation
on voit tout ça et ça paix clairement
auprès de leurs visiteurs
même si ce type de client est parfois un peu
plus exigeant et accès sur la qualité
car il se concentre sur les bonnes choses
il se concentre sur l'expérience
et perfectionne ça comme les grands lefons
vous savez comme chez Disney et Universal
chaque détail doit
être parfait et c'est complexe
parfois de travailler ensemble mais
cela en vaut la peine à la fin car quand
vous visitez ces parcs comme je viens
de visiter Fantasy Springs qui vient juste
d'ouvrir à Tokyo Disney si
c'est incroyable
de A à Z chaque détail est vraiment
bien pensé c'est effectivement
un des plus beaux parcs de la planète
il y a eu la chance de pouvoir y aller et oui je confirme
que malgré le fait qu'on se dise qu'on a déjà
visité de nombreux beaux parcs
oui oui on verra bien aussi c'est aussi bien
que tout le monde le dit et bien une fois sur place
on se prend sa claque oui salé
oui et c'est juste d'un autre niveau
vous ne pouvez pas imaginer
où ça peut aller donc c'est pourquoi
nous sommes sincèrement très reconnaissants
d'avoir des clients parfois exigeant
mais qui sont prêts à prendre des risques avec nous
parce que sans cela nous ne pourrions pas
fournir les innovations que nous aimons proposer
alors pour vous puissantes épuisés
en français il va y avoir d'autres épisodes
en français qui vont suivre
on va parler plus particulièrement du hot racer
donc la dernière nouveauté
d'intamine qui a été implémentée d'abord
à Sydney et maintenant aussi
à Wally B. Ronald en France
et bien merci beaucoup d'en avoir apporté
en France parce que l'Australie c'est quand même
un peu loin c'est un vol de plus de 20h
donc ça m'arrange pas mal
qu'il y en ait un juste à côté de Lyon
ouais d'ailleurs
si ça te tente tu peux acheter l'une à part
qui me semble hein il me semble que le park est en vente
ouais ouais
ensuite ça reste trop loin dans tous les cas
alors parlons un peu du hot racer
donc c'est votre nouveau modèle
de single rail coaster
alors c'est pas un concept nouveau en soi
puisqu'on l'a déjà vu chez la concurrence
chez RMC notamment mais comment est-ce
que vous vous êtes démarqué
vis-à-vis de deux pour finalement
arriver à proposer
ce modèle hot racer
après de Sydney
donc l'une à part qu'à Sydney et maintenant
à Wally B. Ronald
comme vous l'avez dit les montagnes russes
à rails uniques les single rail
coasters ont été conceptualisés
et introduites sur le marché en premier
par RMC donc ça existait déjà
du point de vue du client
en l'occurrence ici l'une à part
ils ont pu tester ces modèles existant
eux et d'autres clients
et ont remarqué que l'enthousiasme qu'ils avaient
en voyant l'attraction chutait
de manière significative après être
monté à bord et l'avoir essayé
pour diverses raisons
ils sont donc venus nous rencontrer
et nous ont demandé si on pouvait tenter
de faire quelque chose dans ce domaine aussi
alors que nous avions cela dans notre portfolio
car c'était un concept intéressant
c'est ainsi que cela a commencé
avec Luna Park sachant qu'il s'agit
aussi d'un parc plutôt limité en espace
assez peu de surface
mais voulu en offrir quelque chose de palpitant
et d'innovant à ces visiteurs
alors que les montagnes russes
standard laissaient moins de possibilité
après avoir testé l'un
de ces single rail coasters aux Etats-Unis
ils nous ont demandé si on pouvait
faire quelque chose dans le même esprit
et comme toujours nous avons utilisé notre expérience
notre technologie
nous avons utilisé les fauteuils des montagnes russes
LSM conçus initialement
pour procurer une sensation de liberté
sur ces plus gros modèles
on a conçu un châssis spécifique
et tout ce qu'il fallait pour développer ce nouveau système
et bien sûr sans un lancement
ce n'est pas vraiment un intamine donc
nous avons ajouté un système de propulsion
j'ai simplifié ici mais c'est ainsi qu'on a
démarré cette catégorie de produits
et je pense que nous sommes très fiers maintenant
que Maouka en incarne la nouvelle génération
en tirant des leçons du premier que l'on a conçu
il a été très bien accueilli par le public
donc nous sommes contents
oui c'est vrai
on est effectivement un patient de pouvoir parler
à deux ingénieurs de l'entreprise
Paul Casalis et Simon Bourlet
ça se fera dans un prochain épisode
peut-être deux on verra
en fonction de ce qu'ils ont à nous raconter
sur leurs projets ici
et maintenant nous allons faire une transition
vers le futur d'intamine la vision que vous avez pour l'avenir
à ce propos
quelles sont les nouvelles modes émergentes
que vous pouvez observer
c'est une question assez large et plutôt difficile
à répondre je dois dire
oui c'est effectivement une question qui ratisse large
oh bah nous il nous reste deux à trois heures
deux à trois heures
prenez pas de risque
on a du temps
non j'en reviens à ce point
mais je pense qu'on en est encore qu'au début
de ces expériences ultra immersive
pour les visiteurs
je sais que c'est un peu un mot clé
un buzzword qu'on entend un peu partout
mais les visiteurs recherchent de plus en plus
ce type de choses
et je pense que l'on verra ça de plus en plus
à l'avenir cette immersivité complète
du début à la fin de l'attraction
et puis il y a autre chose
un des piliers de cette industrie
ce que l'on a vu pendant la crise du Covid
c'est que les gens viennent dans les parcs
pour chercher à vivre des expériences ensemble
c'est pour ça qu'on pense que les montagnes russes
les parcs d'attraction et les parcs atem
ne vont pas disparaître de si tôt
car vous ne pouvez pas vivre les mêmes sensations
dans un monde totalement virtuel
à l'heure actuelle avec un casque par exemple
et à part cela
je pense qu'une autre tendance à venir
va être d'intégrer de plus en plus
d'éléments de gamification
d'interactivité dans les attractions peut-être
avec de la réalité augmentée
ou virtuelle qui stagne plus ou moins
ces derniers temps avec certains usages
qui marchent mais d'autres moins
en même temps il y a vraiment
un équilibre à trouver entre
trop d'interactivité et rien du tout
juste une attraction où le visiteur
est totalement passif
exactement
le problème avec les interactions interactives
c'est la surcharge cognitive
trop plein d'informations
parce que pour un visiteur
qui n'est pas nécessairement habitué
il y a les forces, les mouvements, les décors
la théma, l'histoire
ça peut devenir un peu compliqué de suivre
tout ça mine de rien
donc c'est un équilibre très précis
et très fin à trouver
oui mais je pense que c'est quelque chose que nous vivons
c'est un sujet important
comment arriver à intégrer au mieux
les attractions dans ce genre d'expérience
interactives avec d'autres visiteurs
peut-être même choisir votre propre expérience
avec des boutons voire différents types
de parcours, tout ce genre de choses
je pense qu'il y a encore beaucoup de choses
à explorer et à faire dans ce domaine
oui et justement vu qu'on parle
vu qu'on parle technologie
il a une question d'honneur
pour vous là
l'instant geek
c'est vrai que ces dernières années
on a vu arriver à maturité
pas mal de technologie
qui était déjà en cours de développement depuis un petit bout de temps
comme par exemple
l'intelligence artificielle générative
ce genre de choses
des choses que le grand public a réellement
découvert ces
deux, trois dernières années
comment est-ce que vous
chez Intamin
vous tenez compte de cette technologie
comme par exemple l'intelligence artificielle générative
dont je vais parler
les objets connectés, la IoT
l'edge computing
comment est-ce que tout ça
toutes ces innovations
externes viennent impacter un peu
votre vision pour le futur de l'entreprise
donc je pense que pour nous
les évolutions technologiques ont principalement impacté
nos outils internes
car tous ces programmes de conception assistés par ordinateur
ces logiciels de calcul ont beaucoup évolué
on a tellement plus de possibilités qu'il y a quelques années
et évidemment tout cela est
interconnecté
je veux dire on a tous vu les tendances pendant
et après le Covid
avec le développement du télétravail
les réunions en ligne et les gens pouvant
travailler depuis n'importe où et on voit que
ces technologies continuent de plus en plus
à se développer
nous constatons beaucoup de progrès dans les outils de conception
qui nous aide à travailler
plus efficacement, plus rapidement
mais on intègre également ces technologies
dans les systèmes de maintenance des clients
nous permettant de surveiller le fonctionnement
à distance par exemple
en détectant les choses avant qu'elle ne se produise
c'est ce que nous voyons
mais je veux dire la route est encore longue
comme dans le domaine de la maintenance préventive
ce genre de choses
nous ne sommes encore qu'au début de cette applicabilité
à notre marché
oui c'est l'avantage d'avoir des capteurs connectés
si on peut mesurer par exemple
l'ouverture ou la fermeture de frein
au niveau de la 10 secondes
on peut arriver à anticiper
et prédire les pannes futures de ces systèmes
et c'est habituellement comme ça que la technologie évolue
au début
nous sommes capables de faire ces choses
mais à un moment donné
le coût est encore trop élevé pour intégrer
par exemple des capteurs absolument partout
pour mesurer tout un ensemble de données
mais cela finira par baisser comme pour tout
vous savez les disquettes puis les clés usb
tout ça c'est juste la tendance naturelle
de la technologie qui arrive
mais comme je l'ai dit pour nous
les outils internes et tout le développement
avec ces programmes, les objets connectés
et même l'intelligence artificielle qui arrive
c'est un impact énorme
oui
il y a aussi la catégorie des systèmes de transport
depuis très longtemps
vous construisez et développez des monorails
des tours d'observation
donc avec le retour en ville
des systèmes de transport plus propres
que ceux utilisant des moteurs
à combustion pour réduire la pollution
tout particulièrement depuis
quelques décennies maintenant
est-ce que vous pensez
que ce marché est actuellement compatible
avec vos produits et êtes-vous intéressé
pour vous y développer ?
nous proposons encore constamment
des systèmes de monorails au ville
nous répondons à des appels d'offres
on essaie de continuer dans cette voie
je ne sais pas si vous savez mais nous avons un monorail
en fonctionnement à Bologna
il raccorde l'aéroport à la ville
et il fonctionne très bien
donc ce système de monorails
vient de notre industrie des parcs à thème
car dans les parcs les visiteurs ne veulent pas marcher
sur de longues distances
ne pas utiliser énormément d'espace
ne pas passer en souterrain
nous avons donc créé un système de monorails
c'est de là que ça vient
mais nous sommes toujours très intéressés
et nous pensons que cette tendance va se poursuivre
la seule chose est bien sûr
que la concurrence pour ce type de système
à grande échelle est énorme
vous avez des Alstom, des bombardiers
tous ces grands acteurs qui peuvent offrir
des prix très compétitifs pour ces grands systèmes
nous sommes plus dans une niche
nous sommes vraiment compétitifs
sur un certain rayon d'action en kilomètres
mais nous suivons toujours cette tendance
et nous pensons toujours
comme vous l'avez dit, que les villes deviennent
de plus en plus congestionnées
et construire sous terre est beaucoup plus cher
les coûts de travaux augmentant
très fortement pour cela
donc les systèmes de monorails sont toujours
l'une des solutions les plus viables
pour ce type de transport
oui en tout cas j'ai vraiment vraiment hâte
du jour auquel on pourra aller au TAF
non pas en métro mais en coaster LSM
ça pourrait être vachement mieux
pour commencer les journées de travail
en Maglev ou en montagne russe LSM
exactement oui
exactement oui
ville de Paris si vous écoutez
si vous regardez
après les Jeux olympiques il y a peut-être un truc
il y a peut-être quelque chose à faire avec ça
très impatiente de découvrir ça
moi aussi
on arrive petit à petit à la fin de cette interview
pour cette fois ci en tout cas
mais peut-être pour conclure une dernière petite question
comment voyez-vous évoluer
les intamines dans les prochaines années
en termes d'innovation
en termes de catalogue produit
et y a-t-il des domaines
ou des technologies qui vous rendent
plutôt impatients pour l'avenir
vous ou l'équipe R&D
l'équipe d'ingénierie pour les prochaines années
et est-ce que vous avez actuellement
aussi des projets tenus au secret
dont vous ne pouvez évidemment pas parler
mais qui vous rendent enthousiastes
les projets sous NDA
sont-elles que je ne peux naturellement pas avoir ?
est-ce qu'il y en a qui vous rendent impatients
de les tester ?
je plaisante, je redeviens sérieux maintenant
au moins j'aurais essayé
bien tenté je suppose
vous verrez
il y a des projets très excitants qui vont arriver
je ne peux pas en dire beaucoup plus
mais je pense que l'avenir pour nous
sera le bon côté
et que nous sommes un leader du marché
dans de nombreux segments de l'industrie des loisirs
des attractions aquatiques
jusqu'à toutes sortes de systèmes différents
et combiné de plus en plus ces technologies ensemble
offrent encore beaucoup de potentiel
je pense que le floumbooster
ou le floumbalancement en sont des exemples
que nous avons déjà mis en œuvre
et je pense qu'il y a beaucoup de potentiel
à combiner ces différentes technologies
en ces nouveaux produits, en ces nouveaux types d'attractions
et aussi la montagne russe multidimensionnelle
n'est encore qu'au début de ce qu'elle peut proposer
et il y a certains projets à venir
qui vont intégrer des éléments
beaucoup plus sophistiqués et intéressants
dans les systèmes d'attraction
je pense que de ce point de vue
c'est un peu la perspective produite
et du point de vue technologique
nous utilisons désormais des technologies
beaucoup plus légères
la fibre de carbone par exemple
que nous employons maintenant sur nos bars de sécurité
réduire le poids partout où c'est possible
pour diminuer l'utilisation de matériaux
réduire les poids, réduire les matériaux
et les coûts pour les clients
et cela deviendra également de plus en plus
un aspect important de durabilité
c'est une tendance que nous vivons déjà dès maintenant
et il faut reconnaître que de nos jours
ça a aussi son importance
et les parcs sont obligés de repenser leur façon de faire
c'est bien car nous devons faire quelque chose
en tant que société vis-à-vis de l'environnement
actuellement nous examinons
déjà quelle technologie nous pouvons utiliser
pour augmenter la durabilité de nos attractions
peut-on améliorer cela d'une manière ou d'une autre
pouvons-nous par exemple régénérer de l'énergie
je pense qu'il y a beaucoup de tendance
qui vont aussi dans cette direction
et aussi des recherches et développement
que nous réalisons à cet égard
et voilà c'est la fin de cette interview
merci beaucoup Lucas
pour vos réponses
votre temps et votre accueil
dans votre bureau pour le coup
oui c'est vraiment un honneur d'être ici
on est vraiment ravi
c'est loin mais on est honoré
merci à vous deux d'être venus ici
c'était un honneur de vous recevoir
et que vous ayez décoré mon bureau d'une nouvelle manière
oui on s'est déjà vus dans les autres bureaux
pour amener des bricoles et avoir un joli setup
je vais peut-être garder ce décor ici après
donc c'est vraiment bien
ah ça vous plaît ?
eh bien embauchez nous comme décorateur
vous faites aussi de la décoration intérieure n'est-ce pas ?
oui bien je suppose que c'est ma nouvelle carrière
c'est cool
merci beaucoup pour ce moment passé ici
et content d'avoir fait cette interview avec vous
merci
merci beaucoup
une fois de plus encore merci pour votre accueil
et puis on est vraiment impatients de découvrir
toutes les nouveautés innovantes
que vous nous promettez pour l'avenir
super merci encore
merci

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PuissanceParcs

Un podcast sur les parcs d'attractions et parcs à thèmes avec plusieurs émissions dont : - AFTERPARK : Un débriefing d'un parc que nous venons de visité. Avec : Benjamin, Johan, Valentin et Gérôme
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