Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez Daphne le livre modi, épisode 9 et dernier épisode.
Une histoire qui vous fait voyager à travers 9 sites, inscrit sur la liste du patrimoine
mondial de Lunezco de la Bourgogne-Franche-Pontée des vauxges du Sud aux montagnes du Jura,
en passant par la Bourgogne.
Lors de cet ultime épisode, Daphne et Léo vous emmènent explorer un nouveau lieu exceptionnel,
étroitement lié à son architecte.
Le Corbusier.
Il s'agit de la chapelle de Notre-Dame-du-Haut à Ronchon.
C'est sur les vestiges d'une ancienne chapelle endommagée par les bombardements de la Seconde
Guerre mondiale qu'elle a été construite à partir de 1953.
Et pour ce faire, le Corbusier a presque carte blanche.
Il offre une véritable promenade architecturale, inspirée par des paysages à l'entour, les
cartes horizons, mais aussi les formes de la nature et les proportions du corps humain.
Tout un programme, n'est-ce pas ?
Il apporte un soin particulier à la lumière.
Afin de faire de ce lieu très sobre, un espace propice au recueillement, un recueillement
qui dépasse les questions de religion.
Le dénouement des aventures de Daphne et Léo sera, à l'image de ce lieu, sous le signe
du partage et de l'émotion.
Enviendons savoir plus sur la chapelle de Ronchon ? Rendez-vous sur www.bourgogne-franche-com.com.
Bonne écoute !
De la pulpe du doigt, tu toucheras.
De la pulpe du doigt, le sort se propagera.
La chair deviendra pierre et le fureteur se figera.
Pour un jour ou pour toujours, seul la magie le tira.
L'épopée touche à sa fin.
Daphne, Léo et Ariane ont arpenté des parcelles de vignes bien particulières, les climats
de Bourgogne, à la recherche d'un sep.
Oui, mais pas n'importe lequel.
Le sep des amoureuses.
Pour se procurer ce pied de vigne, le groupe a demandé un coup de main à Pauline, une
vigne ronne.
Et la chance est de leur côté.
Les amoureuses n'est autre que le climat de son voisin, Émile.
Sauf qu'il est introuvable.
Comment faire ?
Surtout que le temps presse.
Pauline a donc pris une initiative.
Elle leur a confié un sep et a promis de tout expliquer à Émile.
Tandis que nos amis franchissent la porte marquant l'entrée du clos des amoureux, la
magie a encore fait des siennes.
Un grand flash a fait crépiter l'air.
L'espace de quelques instants, l'arche de pierre est devenue un portail dans lequel
d'âfes les Léo et Ariane ont disparu.
Mais pas pour longtemps, évidemment.
Cet accès les mène forcément quelque part.
Leurs corps se soulève comme transportés par une vague très douce.
De délicieux ruffles et colorés frôlent leur visage, évoquant un caléidoscope géant.
Au bout de quelques secondes, l'onde les dépose délicatement sur une surface molle
et humide.
L'air est chargé des odeurs grâces et fraîches de la nature après la pluie.
Abrité sous les arbres, nos aventurières et aventuriers découvrent un nouveau site.
Un peu plus loin sur une colline se dresse une construction tout en contraste.
Un corps blanc, un toit sombre.
Mais ce qui surprend le plus d'Afnée, ce sont ces formes qui s'enroulent et se déroulent.
Comme le ressac, le mouvement des vagues qui vient s'échouer sur le sable et se retire.
Ou comme un coquillage.
Une carapace de crabe.
Disso d'un Ariane comme si elle liseait dans ses pensées.
« Comment ? » s'étonne d'Afnée.
Moi aussi, la première fois que j'ai vu la chapelle de Rouchan, sa forme m'a interpellée.
C'est l'œuvre d'un architecte très célèbre, le corps buzié.
« C'est lui qui a qu'en souligné l'œuvre plein de couleurs à Marseille.
La cité radieuse ?
Oui, c'est bien lui. »
Confirme Ariane visiblement impressionné.
Et là, il s'est inspiré de formes qu'il voit dans la nature.
Le toit, c'est une carapace de crabe trouvée sur une plage aux États-Unis.
Moi, ça me rappelle plutôt un oiseau prêt à s'envoler.
Libre à toi d'y voir ce que tu souhaites.
L'imagination n'a pas de limites.
Pendant quelques minutes, les enfants et Ariane continuent d'admirer l'architecture
et suggèrent ce que leur évoquent les différentes parties de la chapelle.
Ariane finit par taper dans ses mains,
surprenant un peu Daphne qui était perdu dans ses pensées.
« Allez, en quête du dernier ingrédient pour la potion. »
« Les fronts des ondes de lumière.
Même plus besoin de vérifier dans mon carnet.
Reste que je ne sais pas du tout ce que c'est.
Moi non plus. »
Consède Léo.
« Et toi, Ariane ? »
L'air désolé, elle secoue la tête.
Daphne commence à s'inquiéter.
« S'il proche du but, serait-il dans une impasse ? »
Ariane penche la tête pendant quelques instants et france les sourcils.
Après cette intense réflexion,
elle leur explique avoir abordé le travail de Le Corbusier durant ses études.
Or, si ses souvenirs sont bons, elle lui mire l'intéressait beaucoup.
En fait, il l'a considéré comme un matériau à part entière,
au même titre que le béton, le métal ou le bois.
Pour mieux le comprendre, elle suggère à Daphne et Léo d'explorer la chapelle.
En en faisant le tour, les enfants découvrent que Le Corbusier a même imaginé un espace
pour célébrer la messe à l'extérieur.
Voir les ombres danser sur la facade de la chapelle en été,
cela doit être magnifique.
Bientôt, au sud, les compères aperçoivent un gigantesque tableau,
comme posé sur l'un des murs de la chapelle.
Daphne s'arrête et l'observe.
La composition mêle des formes simples,
étoiles, triangles ou rectangles,
et des couleurs très vives,
ici du rouge, la du vert ou du jaune,
et au cest de noir et de blanc.
Drôle d'un droit pour une peinture.
Constate Daphne.
Ce n'est pas une peinture ordinaire.
D'abord, si vous ouvrez l'œil,
vous verrez que Le Corbusier l'a signé.
Il a laissé l'empreinte de ses doigts et a posé ses initiales.
Et en fait, c'est la porte de la chapelle.
Explique Ariane.
Ah, chouette, on va pouvoir entrer par là.
Eh bien, non.
Précise Ariane, tandis que Daphne pose les mains sur les hanches, sceptiques.
Elle n'est ouverte que les jours de pèlerinage
et le dimanche pour la messe.
Mais à peine a-t-elle fini sa phrase,
que le panneau monumental commence à pivoter,
comme nu par une force invisible.
Après quelques instants d'hésitation,
Daphne et Léo Ariane pénètrent dans le bâtiment.
L'espace très pur et sobre
invite au silence et au recueillement.
Ormine croit derrière l'hôtel,
la statue de la Vierge Marie
est une autre d'un sein que Daphne n'arrive pas à identifier,
mais avec un air familier.
Il n'y a quasiment pas d'ornement de décoration.
Toutefois, l'endroit n'est pas nu, au contraire.
Comme Ariane l'a expliqué, la lumière est omniprésente.
Là, dans les chapelles et sur les côtés,
elle ruisselle le long des murs,
comme une casquette éblouissante.
Ailleurs, l'un des murs est percé de nombreuses ouvertures.
On dirait presque des meurtriers,
un peu comme dans un château fort.
Constate Léo.
Des meurtriers avec des vitrages.
Voilà qui n'est pas ordinaire.
Mais je comprends ce que tu veux dire.
Ce mur est vraiment très épais
et ses ouvertures, parfois toutes petites.
D'autres sont bien plus grandes.
Oui, et la luminosité évolue au fil de la journée.
On pourrait rester un peu pour voir ça.
Sugère Léo.
Peut-être, après avoir trouvé le dernier indice.
En parlant de ça, plus j'y réfléchis,
et plus je me dis que ces front des ondes lumineuses
doivent avoir un lien avec les vitres que l'architecte a décoré lui-même.
Au fait, ça veut dire quoi ?
Front des ondes ?
C'est le feuillage des arbres.
Et si c'était ça ?
Daphné pointe-tu-dois une des vitres
à côté des bancs qui s'alignent dans le cœur.
Dans un vibranquer et vert,
les contours noirs et épais d'une feuille apparaissent.
Les trois amis s'en rapprochent pour mieux l'observer.
C'est alors que la lumière se fait bien plus vive,
comme si le soleil perçait le nuage.
Un rayon doré frappe le dessin.
Brusquement, une véritable feuille
volette dans leur direction.
Tandis que Léo tend la main pour l'attraper,
le feuillage vient se poser sur sa paume.
Le visage de garçon se fonde un grand sourire.
Ça y est, il en est certain.
Tous les ingrédients ont été réunis.
Maintenant, il faut vite concocter la potion
et retourner à l'église de la charité
où est resté l'oncle Etienne.
À moins que...
Daphné se rapproche de la drôle de statut
qu'elle aperçut en arrivant.
Ses traits sont un peu lissés par la pierre,
mais c'est bien lui, c'est son oncle,
totalement pétrifié.
Voilà qui est mystérieux, mais très pratique.
Pour confectionner la potion,
Léo propose qu'on utilise sa gourde.
Elle est dans le sac à dos.
L'architecte pose le sèp sur le sol et attrape la bouteille.
Léo s'en empart et la boîte d'intérêt.
Maintenant, place au preuve.
Ariane plonge à nouveau la main dans le sac
et on extrait la boîte contenant les rayons de sol 6.
Daphné la saisit,
l'on trouve délicatement,
en dirigeant la fonte vers le goulot de la bouteille.
Ensuite, l'architecte lui passe la plume de vos bancs.
Puis c'est au tour de Léo de glisser la fumétaire
qu'il froisse doucement, puis la pincée de sel.
Ariane sort les bées de viornes d'une des poches
et les ajoute à la préparation.
Mais que faire du sèp ?
Le pied de vigne est bien trop gros pour entrer dans la bouteille.
Constate Daphné.
Je t'entra bien quelque chose.
Explique Léo alors qu'il rebouge sa gourde
et la secoue vivement.
Après tout, c'est vrai que nous n'avons aucune recette,
aucun mode d'emploi.
Sans nathrice d'Ariane.
Le garçon rouvre sa bouteille
et enverse le contenu dans le pou.
Daphné ne s'allongait pas à ça.
Elle reste figée.
C'est alors que le sèp commence à se tortiller.
On dirait qu'il pousse.
Qu'il pousse très très vite même.
Léo attrape la plante et la place au pied de la statue.
Rapidement,
ce qui n'était qu'un tout petit sèp devient une vigne solide et néueuse.
Elle s'enrôle autour de l'ongletienne
jusqu'à le recouvrir complètement.
Des feuilles sortent, frémissent,
avant de jaunir et de tomber.
Les branches civils goreuses,
quelques minutes auparavant, se dessèchent,
se transforment en poussière
et révèlent une peau souple et lumineuse.
Et tiennent et revenus à la vie.
Mission réussie.
Papa !
Enfin, la malédiction est brisée !
S'exclame Léo en lui sautant dans les bras.
Quel soulagement !
Bien qu'il soit encore un peu grogui,
il sert Léo très fort contre lui.
Puis, c'est Daphne qui passe ses bras autour de son cou.
Ariane restait en retrait et vient le saluer
et lui raconte la drôle d'aventure qui a été la leur.
D'abord s'envoie,
Etienne reprend progressivement ses esprits
et leur explique selon qu'il se souvient.
Car, même s'il était pétrifié,
il a vu et entendu de nombreuses choses.
Alors qu'il était encore au priori de la charité,
un étrange mage lui a rendu visite.
Le personnage se réjouissait qu'Etienne soit tombée dans son piège.
Il avait placé ce grimoire dans l'église
pour attirer les religieux
et tous les visiteurs bien trop curieux.
Tout se transformait en statut pendant plus d'une semaine,
finissait par rentrer à son service.
Il s'en était fallu de peu.
Cependant, le mage a suivi les progrès de Daphne,
Ariane et Léo,
arpentant sans relâche la basilique de Vézelet,
la citadelle de Beaux-en-Sons,
l'abbaye de Fontenay,
la saline Royal d'Arc-Escenon,
puis la grande saline, le lac de Chalin
et les climates de Bourgogne,
à la recherche des ingrédients de la potion.
Il a constaté leur détermination
et ses résolus ont envoyé la statue d'Etienne
à la sable de Ronchon en usant d'une nouvelle formule magique.
Quelle incroyable aventure !
Daphne leur propose de sortir prendre l'air.
Dehors, le spectacle est formidable.
Le panorama, ce que le corbusier a nommé les quatre horizons,
s'habille de chaudes, teintres, joyantes et dorées.
Il est désormais grand temps de prendre un peu de repos
et de profiter de l'été.
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Vous venez d'écouter une histoire d'envolée comtée,
une création originale écrite par Clémence Simon.
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A très vite !
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