Radio classique présente des histoires en musique avec Elodie Fondacci.
Té, zétoire, té, zétoire, té, zétoire !
Est-ce que je peux avoir une histoire, Phil, te plait ?
Tu m'as raconté une histoire ?
Encore une histoire ? Vous avez été sages, vous êtes sûr ?
Bon d'accord. Je vais vous raconter l'histoire des Abis-Neufs de l'Empereur.
Vous êtes prêts ? Vous êtes bien installés ?
Alors, chut ! Plus de bruit ? Parce que l'histoire va commencer ?
Sous-titres réalisés par la communauté d'Amara.org
Il se changeait plusieurs fois par jour, car il avait des vêtements pour chaque heure.
Des vêtements pour le matin, des vêtements pour le soir, pour le bal, pour le déjeuner, pour le goûter et même pour la promenade.
Et il passait son temps à s'admirer dans le miroir.
Un beau jour, deux coquins arrivent vers dans son royaume.
Ils furent courir le bruit qu'ils étaient capables de tisser la plus magnifique étoffe du monde.
Non seulement ce tissu était le plus beau, le plus délicat, le plus doux que l'on ait jamais vu,
non seulement les couleurs étaient les plus admirables, les plus chatoyantes, les plus fabuleuses de la Terre,
mais en plus, ce tissu avait une étrange particularité.
Il était invisible aux yeux des sauts.
Les idiots et ceux qui faisaient mal leur travail ne pouvaient pas le voir.
Bien vite, la nouvelle arriva jusqu'aux oreilles du roi et il ne puait résister à la tentation.
Quelle taux extraordinaire ! se dit-il.
Il faut absolument que je me la procure.
Non seulement je serai le roi le mieux habillé de la Terre, mais en plus,
je pourrais savoir quel membre de mon gouvernement sont intelligents et lesquels sont des incapables.
Aussitôt, le roi fit appeler les deux faute ailleurs et il les pria de lui confectionner un habbit pour le grand cortège qui devait avoir lieu bientôt.
Il leur donna même une grosse somme d'argent afin qu'ils puissent commencer immédiatement leur travail.
Et les deux coquins se mirent à l'ouvrage.
Dans une des salles du palais, ils installèrent deux métiers à tisser et ils se mirent à faire semblant de travailler.
Ils cousaient, ils cousaient, ils y passaient des heures, mais en réalité, il n'y avait aucun fil sur leur bobine.
Ils demandèrent la soie la plus fine, l'or le plus précieux.
Ils gardèrent tout pour eux et à nouveau, ils firent semblant de travailler toute la nuit.
L'empereur mourait d'impatience.
« Je voudrais bien savoir où ils en sont, » se dit-il.
Mais il n'osa pas aller voir lui-même.
Ce n'est pas qu'il se pense assaut, bien entendu, mais il préféra envoyer quelqu'un d'autre pour voir à sa place l'avancement du travail.
Il convoqua alors son bon vieux ministre, qui était un honnête homme en qui il avait toute confiance.
Le vieux ministre a la dongle dans l'atelier où les deux escrocs étaient assis.
« Mon Dieu ! » pensa le ministre en écartillant les yeux.
« Je ne vois rien du tout ! »
Mais il se garda bien de le dire.
« Alors, Monsieur le ministre, qu'en dites-vous ? »
dire les deux coquins.
« Avez-vous vu ces oiseaux brodés et la finesse de ce gilet ? »
Le pauvre vieux ministre écartillant encore plus les yeux, mais il le bouffreautait ses lunettes.
Il ne vit toujours rien, puisqu'en effet, il n'avait rien.
« Monsieur, pensas-t-il en se rongant les ongles ? Est-ce que je serai somme ? »
Personne ne doit le savoir.
« Oh, c'est... c'est ravissant ! » brodouilla le vieux ministre.
« Ce dessin, ce couleur... j'avoue que je n'ai jamais rien vu de pareil. »
Le temps passa, et enfin, le jour du grand cortège arriva.
A la première heure du jour, les deux escrocs firent savoir au roi que son habillé était terminé.
Fous de joie, le roi se rendit en grande pompe dans l'atelier des fauteuillères,
accompagné par ses ministres, ses serviteurs, ses pages et par tous les dignitaires de la cour.
Quand l'empereur arriva, les deux escrocs faisaient semblant de s'afférer
dans le veuille une dernière épingle dépoustée une manche d'ajuster un urlè.
Ils s'inclinèrent devant le roi jusqu'à terre, et ils finirent de lui présenter son habillé.
« Quand dites-vous, Majesté ? Diretuez-l'avec fierté. Voici le pantalon, voici la veste, voici le monto. »
Il n'osa rien dire, mais il pense à Touba.
« Je ne vois rien. C'est terrible. Est-ce que je ne serai qu'un niais incapable de gouverner ? »
Il jeta un coup d'œil discret autour de lui.
Tous les gens de sa suite poussaient les crées d'admiration en disant
« Quelle travail, bravo, que c'est beau, ce monto, cette traîne,
ce charbon, c'est magnifique, c'est admirable. »
En réalité, personne ne voyait rien parce qu'il n'y avait rien à voir,
mais personne nous a la voué, de peur de passer pour un niais.
Alors, l'empereur recha la tête avec satisfaction, et il dit « Je suis enchanté ».
Et l'aider a enfilé ses habis neufs devant le grand miroir.
Et c'est ainsi que le roi sortit majestueusement dans la rue et prit la tête du cortège.
Sur son passage, les gens joignaient les morts et poussaient des crées d'admiration.
Que ça lui va bien, quelle coupe élégante, quelle couleur, quelle incroyable costume.
Mais soudain, on l'entendit dans la foule la voix d'un petit garçon.
Mais le roi est tout nu.
Et en vain clin d'œil, la rumeur se répandit, et les gens éclatèrent de rire.
Il se poussa du coup d'en répétant « Mais oui, le roi est tout nu ».
« Le roi est tout nu ».
Et le roi fut tout honteux, car il se rendit bien compte que c'était lui le saut.
C'était les Abis neufs de l'Empereur, un conte d'Andersenne adapté et raconté par Iludi Fondaci sur la water music de Handel.
Retrouvez les plus belles histoires en musique en livre cédée aux éditions Gautier Langroup et tous les contes d'Iludi Fondaci
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