[Halloween 👻🎃💀] Le coloriage maudit

Durée: 25m21s

Date de sortie: 27/10/2021

Prenez une vieille maison abandonnée. Faites passer devant une enfant, qui n’a pas mais alors pas du tout envie de rentrer chez elle faire ses devoirs. Forcément, elle voudra l’explorer, avec son meilleur ami qui n’a pas vraiment emballé . Ajoutez des ombres, des bruits, des surprises et une étrange pièce, dans laquelle repose un curieux cahier de coloriage. À côté de celui-ci, une instruction : ne pas déborder. D’après-vous, que va-t-il se passer ?


Crédits : cette p’tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Réalisation sonore : Léa Chevrier. Mix : Simon Cacheux. Générique : Benoît Nass. Illustration : Olivier Danchin.

 

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petit histoire.
Les petites histoires de Tellming.
J'ai pas envie d'entrer.
Moi, j'ai trop envie d'ingouter.
Alors pas le choix.
Moi aussi, j'ai faim.
Mais après, on devra faire notre voir.
Papa me laissera jouer un peu.
Il dit toujours que c'est bien de s'agirer la tête après une grosse journée.
Ce qui est faim est plus à faire.
Voilà ce que dit ma mère.
On travaille toute la journée en classe et le soir, faut encore travailler.
Ça se fait pas.
Révolté, Lina chouta dans un pauvre calium et se mit à bougonner en traînant des pieds
le plus brouillamment possible.
Et Anne ne dit rien.
C'était le mieux à faire.
S'il réagissait, son ami se transformerait en tornades de mou et de gesticulations
incontrôlables.
Bercée par le bruit des pas de Lina entre coupés de chandoiseaux, Et Anne se perdit
dans ses pensées pleines de crêpes au sucre et de légo.
Les ronchonnements s'essèrent.
Lina n'était plus à ses côtés.
Il regarda autour de lui et la trouva à quelques mètres derrière, planté devant la maison
oubliée.
Une vieille bâtisse, abandonnée depuis si longtemps que personne ne savait à qui elle
appartenait.
Et Anne et Lina l'avaient toujours connue dans ce tristé-tat.
Des tales histoires couraient à son sujet.
Des histoires de fantômes, de monstres effroyable et de phénomènes inexplicables.
Rien de tout cela ne devait être vrai, mais personne ne les était pénétrés.
Alors, quand Lina s'avança vers le portail rouillé, Et Anne se précipita pour la retenir.
Qu'est-ce que tu fais ?
On va résoudre le mystère de cette maison.
Mais on doit rentrer.
Nos parents vont s'inquiéter.
Elle est minuscule, ça prendra pas longtemps.
Viens, ça va être super.
Non, on aura car l'explorer, je sais pas, moi, explique-en.
Ce qui est fait n'est plus à faire.
Le portail lâcha un gracement sinistre.
Lina luttait pour l'ouvrir comme s'il résistait.
Devant eux, un champ d'herbe haute peuplée de nains de jardin dont on ne voyait plus
que le bout des chapeaux.
Et Anne fut saisie d'un mauvais pressentiment.
Lina, elle, avançait comme si de rien n'était.
A mi-chemin, l'herbe se mit à bruit c'est quelque chose.
Fandée l'herbe, droit sur Etanne.
Il s'en a perçu mais trop tard, une ombre jaillie de l'herbe
et boudit sur lui.
Et Anne se jeta en arrière, très bouchard, et s'étala dans l'herbe recruyant.
Une langue rapeuse et puante, le couvrit de l'échouille.
Oh, un bébé l'abradeur, il est trop mignon.
Arrête, je vais sentir la bave de chien qui est l'horreur.
Villain chio, couchez.
J'ai jamais vu dans le coin. Tu crois qu'il s'est perdu ?
J'en sais rien et je m'en fiche. Allez, oust !
Le chien, regarda les deux enfants en remuant la queue.
La langue pendante, puissant gouffra dans les hautes herbes.
Et Anne s'essuie avec la manche de son pull
et se remit debout alors que Lina était déjà repartie vers la maison oubliée.
L'imposante porte d'entrée n'avait rien de rassurant.
Tout en bois, sa couleur bleue, vert, délavé par le temps,
était rongée par des normes taches marron et rose.
Le bas était rapé comme si des monstres avaient fait leur griffes dessus.
Et Anne jeta un œil par dessus son épaule au portail.
Il lui parut se trouver à des kilomètres.
Un clic d'issour le fit sursauter.
Lina avait tourné la poignée. La porte au centre-baya en craquant.
La jeune fille se mit à rayonner
comme si elle avait ouvert le plus beau des cadeaux.
Les deux amis s'engagèrent dans un couloir obscur.
Ça sentait la poussière avec un soupçon d'autre chose,
une odeur, hacre qui piquait comme du vinaigre.
A chaque pas, les lames du vieux parquet avertissaient
les deux amis qu'ils n'avaient rien à faire ici.
Au bout du couloir, une porte ouverte
donnait sur ce qui avait dû être un salon.
Derrière les fenêtres au carreau brisé,
les volets de bois fatigués par les hivers laissaient
filtrer quelques rayons de soleil
qui transformaient les ténèbres en grouillères.
Ils régnaient un tel silence qui état
nul impression d'entendre les grains de poussière volés.
La pièce ne comptait qu'une petite table ronde
recouverte d'un apprend jaunâtre
sur lequel tronnait une étrange boîte.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Quelque chose qu'on devrait pas toucher.
On dirait une sorte de machine.
À quoi servent ces boutons ?
Les deux enfants se crispent.
Lina appuia de nouveau au hasard.
Le silence revint.
On n'entendait plus que les battements fous
du cœur d'Étan qui n'arrivait pas à se calmer.
En voyant sa tête, son ami poufa,
Étan la fusillait du regard.
Détends-toi un peu.
Mais tout le quartier a dû nous entendre.
On va avoir des soucis.
Mais non !
Et si quelqu'un a entendu quelque chose,
je pense qu'il préférera inventer une légende
plutôt que de venir ici et de risquer d'être maudit.
Étan fit sa tête de vieux hamster contrarié.
Lina le va les yeux au ciel et continua son exploration.
Au fond de la pièce, il y avait une porte fermée.
Le louvon est très saillé.
La bouche tremblante, incapable de produire le moindre son.
Elle pointa à quelque chose du doigt.
Après une seconde désitation,
Étan a couru et découvrit ce qui effrayait son ami.
Une souris, dedu, l'observait sans bouger.
Oh, il est plutôt mignon.
On dirait une souris de dessin animé.
La voix d'Étan la fit des guérpires derrière un meuble.
C'était un rat !
Les souris, ça peut pas être aussi gros.
Les rats, ça a des petites oreilles.
Les siennes étaient super grandes.
Alors peut-être que c'était la reine.
Les reines sont toujours plus grosses que les autres.
Peut-être qu'elle est partie chercher son armée.
Tu dis n'importe quoi.
Les souris, c'est pas comme les abeilles.
Lina fit demi-tour.
Ça y est. T'es décidée à rentrer ?
Non. On se dépêche de finir notre exploration.
On va être les rois de l'école.
Étan, osa les épaules, sans chercher à comprendre.
Si Lina avait une idée en tête,
rien ne pouvait les décourager,
pas même sa peur des souris.
Il l'envieait.
Lina disparu dans le couloir.
Étan, viens voir.
Viens voir ça.
Qu'est-ce qui...
Je crois bien qu'on a résolu une partie du mystère.
Impossible que cette maison soit abandonnée.
La pièce ressemblait à une bibliothèque de sorcier.
Des livres tous plus épais, les uns que les autres,
tapissait les murs alternants parfois,
avec de drôles de bocaux dans lequel flottaient des choses d'ordus.
Dans un coin, une vitrine parfaitement propre
exposée de drôles de trophées.
Une spatule de cuisine côtoyait une bague,
une casserole, une agrafeuse, une ampoule,
et tout un tas d'objets du quotidien.
Chacune était éthiquetée d'une suite de chiffres.
Un prix, une date, impossible de le savoir.
Lina s'était approchée d'un bureau en bois massif,
taillée d'un bloc comme tout droit sorti d'un seul énorme tron d'arbre.
Un arc en ciel de feutre reposait à côté d'un caillier fermé.
Sur sa couverture, on pouvait lire en lettres capitales
« Le pays du coloriage ».
Et, juste sous ce titre,
une note sur un carré de papier scotché avec soins,
souligné de rouge et entouré de nombreuses flèches et signaux d'alerte
était écrite.
« Ne pas déborder ».
Pourquoi il faudrait pas déborder ?
Peut-être que quelqu'un prépare un exercice scolaire.
Tu crois que c'est monsieur Severox ?
Il a toujours des consignes bizarres pour ses activités.
Ouais, et je le vois bien habiter dans ce genre de maison
pour ne jamais être dérangé par personne.
On l'ouvre ?
Ce n'était pas une question.
Et Anne Soupira.
La première page était couverte d'une sorte de hieroglyph sur lequel
Lina ne s'attardât pas.
Il découvrit dans les suivantes
une succession d'illustrations en noir et blanc
qui formaient un magnifique paysage à feuilletés.
Mais quelque chose clochait.
Tous les personnages avaient des mines tristes.
Et puis, il y avait au milieu un horrible château,
comme le crâne d'un monstre hurlant
surmonté d'une effroyable couronne de tour.
Une petite voix murmura à Éthan
qu'il devait essayer de colorier ce livre.
S'il réussissait à le finir,
ça n'est pas très tout le monde, même Lina.
On devrait y aller.
Lina ne bronchât pas,
trop concentrée à colorier la première page du livre,
la langue légèrement tirée.
Lina, c'est pas le moment.
Lina ne répondait pas.
Elle s'appliquait à colorier un arbre.
Éthan l'arrêta en lui tenant le bras,
mais son ami se dégagea d'un mouvement sec
et fit déraper son crayon en travers de la feuille.
Aussitôt, les lignes du cahier se déformèrent
pour former un trou noir qui engloutit Lina
comme on inspire une louille.
Éthan se jeta sur le livre, le cœur bâton.
Le dessin était redevenu normal,
sauf qu'une fille colorée
se trouvait au milieu d'une clairière.
Elle avait les mêmes couleurs que Lina
et semblait terroriser.
Médusée, Éthan vit le dessin prendre vie.
Une eau grèce plus horrible qu'un cauchemar
surgit d'entre les arbres
et sans que Lina ne puisse rien faire,
elle la jeta dans un énorme sac ontole.
Puis elle saisit le tuyau d'un genre d'aspirateur
qu'elle portait sur le dos
et s'en servit pour aspirer le verre de l'arbre
que Lina avait commencé à colorier.
L'air satisfait, elle s'en alla à travers la forêt.
Éthan tourna la page et retrouve à le monstre
qui suivait un chemin cinéma avant de disparaître à nouveau.
De page en page, il suivit l'eau grèce
jusqu'à ce qu'elle disparaisse pour de bons
à l'intérieur de l'horrible château en forme de crâne.
Éthan laissa tomber le cahier sur le bureau.
Sidéré par ce qu'il venait de se passer,
il n'entendit pas la porte d'entrée grincée
ni le coucher du couloir craqué.
La curiosité est un bien bien défaut mon garçon.
Éthan se liquéfiait et tourna la tête au ralenti.
Une femme se tenait derrière lui.
Sa robe jaune pétan et ses cheveux marron blanc
tirés en un chignon parfait
lui conférait un fausère de tarte au citron meuringuée.
Une tarte amer avec un regard d'acier.
Qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de lui, Mimi ?
Les plis de la robe s'agitaires jusqu'à ce que la grosse souris d'eau due
réapparaissent sur l'épaule de cette drôle de dame.
Vous êtes censé être eux, n'est-ce pas, Mimi ?
Lina, elle est...
Ne me dis pas que de grands gammains comme vous
ne sont pas capables de colorier sans dépasser.
Moi non, mais Lina, elle était comme envoûtée.
J'essayais de l'arrêter, mais le crayon, il a zérapé.
Et à cause de toi, ton ami a été avalé
et kidnappé par une au graisse sans pitié.
Bravo, vraiment !
Il faut se dépêcher de la sauver !
On ne rigole pas avec mes objets maudits.
On ne peut pas agir n'importe comment.
Laisse-moi un peu de temps, je vais trouver une solution.
Sinon, je ne m'appelle plus Belinda, la briseuse de malédiction.
C'est vrai ? Et ça va vous pendant longtemps ?
Quelques heures ou quelques jours.
Bon, ça fait des années que j'essaie de lever cette malédiction.
C'est complexe, très complexe.
Ça, oui.
Qu'est-ce que tu fais ? Arrête ça tout de suite !
Etan, prie un crayon.
Ouvris le cahier au hasard, le gris bouillat
et d'un coup, un trou noir l'engloutit.
Tout de vin noir.
Etan glissait à grande vitesse comme s'il était dans un toboggan.
Tout à coup, une lumière aveuglante éclata.
Un instant, il se sentit floté comme en appesanteur.
Puis il tomba à pique.
Il comprit qu'il était apparu loin au-dessus d'une forêt d'arbres noires et blancs.
Leur feuillage tout fut amorti sa chute.
Par miracle, il n'avait rien.
Mais en s'examinant, il sentit son sens figé.
Un gros trait noir entourait son corps, un plus fin ses habits.
Il était devenu un personnage du livre comme Lina.
La terre vibreur.
Les arbres tremblaient.
Etan détala sa regardée où il mettaient les pieds.
Il glissait sur un caillou plein de mousse blanche
et s'étalât dans l'ouvre pâle d'un gros chêne, un color.
Il se jota dans le trou sombre formé par les épétrés de contours
des normes racines entre mêlés.
Où es-tu, petit coloré ?
Au fond de son trou, Etan tremblait.
Son coeur battait si fort qu'il avait peur que le monstre ne l'entende.
Personne n'échappe à Blafarde.
Cette fois, la voix était si proche
qu'Etan sentit une haleine puante lui piquer le nez.
Il ne bougea plus et fixe à l'entrée de sa cachette.
Un œil noir et blanc gigantesque apparu.
Est-ce que tu te caches sous cette arbre ?
L'œil disparut.
Plus rien ne pouvait sauver Etan.
Branche, cracka,
des feuilles incolores tombèrent devant l'entrée du terrier.
Il allait fermer les yeux, résigner,
lorsqu'il vien baton, s'enfoncer dans le trou pour l'embrocher.
Etan se plaqua sur le côté,
l'angresse ne sentit que le bois des racines
et abandonna son bâton.
Ha ha ha ! Qu'est-ce que tu t'entens que tu veux ?
Je finirai par te trouver, petit coloré.
Etan débordait de l'arme.
Il y eut un long silence, plus long qu'un milliard de secondes.
Puis l'eau grèce s'éloigna.
Etan attendit une éternité avant de sortir de sa cachette.
Une fois à la surface, il découvrit avec effroi
un chaos de damiers noirs et blancs.
C'était le couloir d'arbres déracinés
que l'eau grèce avait laissé dans son sillage.
Délicatement,
une main se posa sur son épaule.
Etan boudit en avant, propulsé par la peur.
Un petit garçon chétif se tenait près de son terrier.
Il portait une vieille salle au pétuisé et emberait.
Malgré ses joues creusées et son regard serné,
il éteint slay.
Incroyable !
Tu as échappé à Blafarde.
La dernière colorée, elle, n'a pas réussi.
C'est mon ami. Je suis venu l'asserver.
Tu peux m'aider ?
Tu veux dire que tu as colorié le cahier
en sachant que tu allais te retrouver, prisonnier ici ?
J'allais pas rester sans rien faire.
Par toutes les couleurs.
J'ai dit quelque chose qu'il fallait pas ?
Bon, au contraire.
Le jour où un enfant viendra de lui-même dans ce livre,
nous serons tous libérés.
Voilà ce que dit la prophétie.
Il n'y a pas une minute à perdre.
Laisse-moi te quitter jusqu'au château.
Porté par l'enthousiasme de son guide,
Etan se laissa entraîner hors de la forêt.
Leur périple les conduisit à travers les paysages monochromes
qu'il avait feuilletés.
Vu de l'intérieur, ils étaient plus tristes
et lugus qu'un cimetière en hiver.
Les personnages incolorent qu'ils croisaient etraient son but.
S'il a plus part, ne semblait pas remarquer
la présence d'un enfant colori,
les autres en le voyant sur ce tel.
Et le regard de certain s'allumait en voyant
les clins d'œil et les signaux
que leur lançait l'enfant pale qui le guidait.
L'immonde château de Blafarde
ne tarda pas à se dresser au loin.
Plus monstre qu'eux encore et plus noir que blanc.
Ils leur restaient à traverser la pleine de l'effroi.
Etan s'inquiéta de cet horrible nom.
Ils cheminèrent pourtant sans encombre
à travers une horde de sombres arbres
crochues et de rochers dans les contours.
Plus épais que ceux de la forêt,
les faisait paraître pratiquement noirs
comme des silhouette de monstres prisonniers de la pierre.
Une fois face à l'horrible gueule du château,
Etan se sentit comme un pusseron.
« Bon, il ne reste plus qu'à trouver, Gina.
En échappant à Blafarde, facile. »
Personne ne répondit.
Son guide s'était volatilisé.
Etan était seul.
Devant lui, un hall éclairé par des rangées de torches.
Derrière lui, un paysage de cauchemars
qui commençaient à s'animer
Etan rassembla tout son courage et avançant.
Le hall était calmé désert.
Au point que ses propres pas sur le sol en pierre
lui paraissaient assourdissant.
Plus il avançait dans les normes bâtisses,
plus le décor devenait rudimentaire
pour finir par être totalement approximatif.
Comme si le créateur du château
ne s'était pas donné la peine d'imaginer l'intérieur
car personne n'était censé s'aventurer aussi loin.
Etan continua de marcher.
Alors l'aborume a paru.
Ni humide, ni froide ou tiède.
En fait, Etan avait l'impression d'être entouré
d'un vaste et grand rien.
Comme s'il se trouvait sur une page vierge.
L'espace d'une seconde,
il pensa qu'il était devenu aveugle.
Mais non.
Puisqu'il se voyait lui-même, très clairement.
J'ai vu l'eau grèce amener Lina ici.
Elle est forcément quelque part.
Alors je continue.
Etan me si peur que quelque chose ne puisse sauter dessus
qu'il se mit à chanter sa chanson préférée
pour se donner du courage.
Etan presse à le pas terrifier,
puis fonce à droit devant,
en tentant de lier le procès de grand terrifiant
qui est redoublé d'intensité.
Foudroyé par un mélange de stupeurs et d'émerveillements,
Etan surgit dans une salle gigantesque.
Déranger des tâchères s'étirait du sol au plafond.
Chacune d'elles était chargée de bouteilles
ou tourpillonnées des couleurs.
Une gigantesque machine se dressait au centre
de l'étranger salle.
Une montagne de sombres, métales, hurlants
parcourues de clairs chemines et sifflantes
de tuiles aux palpitants et d'empoules clignotantes.
Tout en haut, de fins tubes de verre courbées vers le bas
formait un goût caissus pendu au-dessus d'un bocal vide.
Au pied de cette affreuse machine,
Lina était assise sur une chaise.
Elle dormit en drôle de casque sur la tête.
A ses côtés, l'ogresse s'affaireait à tourner
des manivelles.
Finalement, elle appuie sur un gros bouton.
Tout est prêt, tes couleurs vont rejoindre
ma collection d'horreur attachée.
Le sang des tannes ne fit qu'un tour.
Ils fonça sur l'ogresse et fit pleuvoir
des coups de coin sur son énorme mollet poilu.
D'un coup de talons à contrôler,
Blafa, de proche ta étane contre un mule,
brisant une volée de beaucoup de couleurs.
Il se relva couvert de peinture.
Intrigué par la bestiole qu'il avait attaquée,
l'immonde géante se retourna.
En découvrant étane,
son visage, il de se fondi d'un sourire pourri.
Comme c'est gentil, il est devenu à moi, petit coloré.
Laissez-le, Nath, tranquille.
Ah, vous vous connaissez, c'est ennuyeux.
Les amis, ça se soutient, c'est pas bon pour les punitions.
Bah, je te jeterais aux n'oubliettes.
N'oublie-t-tu ? Mais pourquoi on a rien fait ?
Rien fait ? Vous avez colorié ce livre.
Mais c'est un cahier de colorage ?
C'est surtout mon royaume.
Je n'aimais pas les couleurs, j'essayais de les effacer du monde.
Alors des magiciens m'ont enfermé ici,
condamné à voir mes beaux paysages sobres,
peu à peu envahis de couleurs criards délaides.
Mais...
Il m'en sous-estimait.
Et juste avant le scellement du sort,
j'ai pu me motir, le livre.
Alors, toutes ces fioles...
Contiennent les couleurs de tous les prétentieux
qui ont osé le toucher avec leur sale crayon.
Ha ha !
Il me manque ce croix capable de ne pas dépasser
alors que c'est impossible !
Évidemment, je préfère évoler les couleurs d'un fauteuil monde
qu'ils baignent enfin dans du noir et le blanc.
Mais je trouve un certain plaisir à tourmenter les imprudents.
Maintenant, c'est autour de ton ami.
L'ogresse empoigna un énorme levier
en fixant Éthan l'air mauvais.
De rage, Éthan saisit la première bouteille
qui lui passa sous la main.
Un masque dépouvantes recouvrit le visage de la géante.
Elle voulait ouvrir la bouche
mais Éthan lança la bouteille avec force.
Elle décrivit un arc de cercle
et s'écrase à, au pied du monstre,
proche-t-on une gerbe de couleurs sur son gros orteil.
Blafarde crie-maça.
Tu voleras regretter, petit coloré.
Blafarde s'élança d'un palouvre
et Éthan attrapeant une nouvelle bouteille
mais la peur lui fit rater sa cible.
L'ogresse abattit ses énormes mains
sur le garçon qui l'esquiva de Justesse
à l'aide d'une roulade magistrale.
Une seconde plus tard, un nouveau flacon éclata.
Blafarde se recrogue via comme si la couleur l'abrûlait.
L'ogresse se redressa de toute sa hauteur
tremblante de colère.
Finis de jouer, mon garçon.
Tu vas rester ici pour toujours et à jamais.
Elle pontit sur Éthan qui réussit
à lui filer entre les jambes
emporté dans son élan Blafarde percutale-mu.
Toutes les étagères vibraient
le temps paru s'éterniser.
Un à un,
les flacons tombèrent une tempête de couleur
et n'ont d'à toute la salle.
Maudi en fond, maudis couleur !
L'ogresse se fija.
Toute peinture lurée, elle n'avait plus l'air
d'un offrible cauchemar mais d'une statue
colorée à la va-vite.
Éthan se précipita pour libérer Lina.
Alors qu'il lui y otait son casque,
il entendit quelque chose se craquerait.
C'était la statue de Blafarde.
Des fissures lumineuses couraient
sur tout son corps et d'un coup,
une explosion de couleur emporta tout.
Juste avant de rouvrir les yeux,
Éthan aperçut l'esquise
d'un petit garçon qui le prit dans ses bras.
Je savais que tu nous sauverais.
Nous allons pouvoir nous reposer.
Merci.
L'enfant s'évanouit.
Une autre voix retentie.
Voilà pourquoi je dis qu'il faut prendre le temps
avant de défaire une malédiction.
Mais regardez-moi ma pauvre bibliothèque.
Éthan, qu'est-ce qui s'est passé ?
Les deux amis étaient de retour
dans la bibliothèque de la maison oubliée.
Tout éclaboussé de couleurs.
Couvertes de peinture, Belinda les dévisageait.
Sans un mot, Éthan se releva et ouvrit
le cahier de coloriage.
Chaque page était habillement colorée,
même si par moments, on avait débordé.
Je crois qu'en plus d'avoir résolu le mystère de la maison,
on a défait notre première malédiction.

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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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