L'Halloween d'Olive 👻🎃💀

Durée: 13m44s

Date de sortie: 28/10/2021

Quand on a une imagination débordante comme celle d'Olive, Halloween n'est pas de tout repos.


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Cécile Rubin. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevirer. Illustration : Camille Sainson.


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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait, c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud va vous raconter l'Halloween d'Olive, imaginée par Cécile.
Rendez-vous à 19h30 pétante à l'entrée de la forêt.
Tu vas voir, ce sera le meilleur Halloween de toute ta vie.
Paroles d'automne !
La promesse de son ami remonte à la surface de l'esprit d'Olive, alors qu'il déambule
dans des rues peuplées de joyeux monstres, tous plus excités les uns que les autres,
à l'idée d'aller frapper aux portes pour quémander des sucreries.
Si les vrais monstres ne mangeaient vraiment que des bonbons, les vampires sauraient quoi,
la sèche des arbres ou du soda ?
Et bim ! Olive est tellement absorbée par la question des monstrueuses collations sucrées
qu'il percute un squelette de plein fouet.
Le pauvre revenant en perd un bras.
Olive leur ramasse aussitôt et lui t'en.
C'est la première fois que je vois un squelette avec des eaux mous.
Et toi t'as pas les yeux en face des trous espèce de vieux brocoli pourri ?
Tu veux voir si mon point il est mou ?
Non merci, désolé pour votre bras, j'espère que vous pourrez le remettre en place.
Olive se carrapate en se faux filant dans la foule.
À chaque pas, une désagréable sensation lui gratte la nuque.
Les monstres qu'il croise, tous plus ideaux ridicules les uns que les autres,
lui jetent des regards en coin, comme si le simple fait de les voir les déranger.
Curieux.
Fin des lampadaires, le chemin qui mène à la lisière de la forêt est plongé dans l'obscurité.
Une ombre s'en détache, à peine plus grande que lui, mais voûtée et claudicante.
Olive déglutit avec une folle envie de dégarpir.
Les monstres, ça n'existe pas vraiment.
Eh bien mon garçon, on s'est perdu ?
Autonne, si c'est toi ton déguisement, il est plus vrai que nature.
Un déguisement ? Mais quel déguisement ?
Vous êtes une vraie vieille dame, pas une sorcière, on dirait pourtant.
Je t'en ficherais des sorcières, c'est pas parce que c'est Halloween qu'il faut se moquer des vieilles personnes.
C'est juste qu'avec...
Je te conseille de la boucler, si tu veux pas que je te fasse cuire à la vapeur, maudit Brocoli.
Olive s'enfuit au triple galop, mais freine des quatre fer à moins de 5 mètres du lieu de rendez-vous.
Une volée de corbeaux sautillait joyeusement autour d'une petite bonne femme qui peste et marmonne.
Celle-ci est plus voûtée que la première, tout de noir vêtue et coiffée d'un authentique chapeau de sorcière.
Elle a l'air de mauvais poils, ces corbeaux n'ont pas rempli leur mission.
Elle va peut-être les transformer au ragout, en les pauvres.
Par assuré, Olive regarde autour de lui.
Pas d'automne à l'horizon.
Il n'a pas d'autre choix, il s'approche de la mégaire.
Ces corbeaux s'envolent si tôt dans un enfer de criaillement.
La sorcière fait volte face.
Ongle jaune et marron, n'est crochue, furoncle purulant et poilue.
Pas de doute, c'est une vraie de vraie.
Olive hurle à plein poumon.
La sorcière recule, tellement terrifiée qu'elle emperce son dentier et son nez.
Autonne !
Olive !
J'ai vraiment cru que...
J'étais une sorcière ?
Normal, Mamie est maquilleuse et papa passe son temps à fabriquer des costumes pour ses jeux de rôle.
Par contre, toi tu peux me dire ce que tu fais d'aiguiser un brocoli ?
Quoi ? C'est pas le plus effrayant des légumes ?
Après le shoot Bruxelles.
Mais ouais, carrément.
Et y, pourquoi tu m'as donné rendez-vous ici ?
C'est pas vraiment le meilleur endroit pour récolter des bonbons.
T'as raison.
Nous, on va faire une moisson de peur.
Parce que ça peut vraiment se moissonner ?
Avec cet appareil photo, oui.
Oh ! On dirait qu'il vient d'amuser.
Direct des années 80.
J'ai flashé dessus dans une brocante
et je me suis dit que ce serait cool de capturer les portraits de gens effrayés à Halloween.
On va pourchasser des gens toute la nuit ?
Du tout, on va aller dans...
Le manoir au mille frayeurs !
Olive n'a même pas le temps de frissonner.
Autonne lui prend la main et l'entraîne à travers la forêt.
Baigné par la faible lueur du premier quartier de lune,
les arbres prennent des airs menaçants.
Un bruit se m'ont inquiétant les entours.
Y a quelqu'un qui nous suit ?
T'inquiète, c'est juste le vent !
Olive ravale son inquiétude.
Mais soudain, un oeuvre gigantesque,
au bras crochu, se penche vers automne.
Olive bondit pour la sauver.
Les deux amis de Trébuchet
partent dans un roule-et-boulet magistral.
Oh ! Mais qu'est-ce qui te prend ?
Pique, tu vas virer l'ogr !
Un oeuvre ! Quel oeuvre !
Celui-là !
M'enfin, c'est juste un gros arbre !
Oh !
Le vent se calme.
L'imagination d'Olive aussi.
La forêt plonge dans un silence sinistre,
entrecoupée de huluments de chouette.
Olive essaie d'enfouir ses inquiétudes
dans un recoin de son cœur,
sauf qu'il ne peut fermer ni ses yeux,
ni ses oreilles.
Il est certain de voir des centaines
dieux luisants braqués sur lui,
certains aussi d'entendre
des horreurs nocturnes murmurées
dans les ombres.
Une décharge de terreur
lui fait piquer un sprint,
très vite arrêté par un entre-là de branche
qui se resserre sur lui
à mesure qu'il se débat.
Lâche-moi un sale monstre !
Autonne ! Quelqu'un !
Au secours, je vais mourir !
Tu vas surtout déchirer ton costume
à t'agiter comme ça.
Tu t'es juste empêtrée
tes branches de brocoli dans celle des arbres.
Tu peux pas mettre ton imagination en pause.
Je sais pas, j'ai jamais essayé.
Comment on fait ?
Je sais pas.
Alors on n'est pas rendu.
Mais si, ça va aller, allez viens !
Autonne l'aide à se sortir
du melimélo de branche.
Et les voilà repartis.
Sur le chemin,
Olive inspire,
expire,
inspire, expire,
comme son papa lui a appris
lorsqu'il avait peur de s'endormir
sans lumière.
Et ça marche !
Les bruits s'estompent,
les monstres redeviennent des arbres.
Sauf qu'une fois devant le manoir
aux mille frailleurs,
Olive a un mouvement de recul.
Il a l'air de pouvoir s'écrouler
à tout moment, mais c'est du solide.
Ça fait juste un petit siècle
qu'il n'est plus habité.
Il y a des tas de légendes qui circulent.
Et des chiens de l'enfer qui gardent l'entrée.
Ce sont juste des statues.
Mais tu marques un point.
Il paraît que l'ancien propriétaire
les a faits sculpter pour éloigner les curieux.
Olive fixe le manoir,
puis les chiens,
puis le manoir, puis les chiens, puis Autonne.
T'inquiète, je crois qu'on est les premiers à arriver.
Tant mieux, on aura le temps de trouver
la meilleure planque.
Parce que...
on doit se cacher à l'intérieur là-dedans.
Autonne sourit et s'engage dans la grande allée du manoir,
suivie de près par Olive,
qui n'a aucune envie de rester seul
avec l'effroyable forêt dans son dos.
Ils montent les trois marches fissurées
qui les séparent de l'entrée.
Autonne pose sa main sur la poignée tout trouillée,
pousse la porte qui se met à grincer
comme dans le pire des films d'horreur.
À l'intérieur, c'est pire.
Le vaste hall d'entrée
est couvert de toile d'araignée.
L'escalier menant à l'étage
est totalement déglingué,
comme si un géant avait voulu y mettre un pied
avant de se raviser.
Les murs sont l'assérée,
comme si un loup garou s'était fait les griffes.
Et puis, il y a le lustre
accroché au plafond qui clignote.
Il n'est pas censé être abandonné
depuis longtemps, ton manoir ?
Bah, si. Pourquoi ?
Pourquoi y a de la lumière alors ?
Faut s'en aller.
Mais non ! C'est juste pour la soirée.
Un cadeau de M. le maire qui voulait améliorer
l'ambiance d'un lieu où chaque enfant de la ville
aime venir frissonner le jour des morts.
Eh ben, c'est réussi.
Reste à savoir où se cacher.
Avec l'impose en costume d'Olive,
ça ne va pas être une mince affaire.
Impossible de se cacher sous un lit,
derrière un rideau ou un canapé.
L'armoire de l'entrée, par contre.
Au rythme de la vieille horloge accroché au mur,
les minutes s'égraînent, interminables.
Et puis la porte d'entrée s'ouvre à la volée.
Olive sursaut.
Autonne retient son souffle.
Il n'en plus qu'à attendre le bon moment.
Une queue fourchue, des cornes, des chapeaux.
Or, ce doit être un démon,
accompagné de...
Ouaah, c'est censé être une mommie
avec un papier de toilette violet.
Remarque-tu pourquoi pas ?
Chut !
Ils vont nous trouver.
Et on ne pourra pas les surprendre.
T'as pas entendu un truc ?
Ouais, comme des murs murs.
Humains ou fantômes ?
Dans un placard,
moi je dis que ce sont des petits malins
qui veulent nous fiches la trouille.
Sauf qu'on vous a grillé, les nazes.
Tiens-toi après à faire ta pire tête de brocoli moisi.
Pour faire peur à des grands,
ils ont l'air sacrément déterminés à les débusquer.
N'empêche, les cornes du démon ont l'air bien réels.
Si ça se trouve,
c'est un démon ados qui avait rencarre avec une mommie.
Et ça expliquerait pourquoi la couleur de ses bandelettes.
C'est peut-être une tenue chic.
Dans des soirées spéciales.
Après tout, il y a longtemps,
le violet est une couleur si rare qu'elle est un signe de richesse.
Euh, fais attention Kimberley.
Ça m'amormonne drôlement là-dedans.
Si ça se trouve, c'est pas des petits malins.
Je suis pas en sucre, Zack.
La porte du placard s'en trouve.
Olivier Auton surgisse.
Le couple monstrueux hurle.
Flash, flash, flash.
Je vois plus rien.
On a été maudit par la sorcière au brocoli.
Le démon et la mommie détalent.
Encore aveuglés,
ils s'écrasent lamentablement contre le mur,
avant de prendre la porte.
Olivier Auton se retrouve seul,
nimbé de silence.
C'était moins une, désolée.
Mais de quoi ? Au contraire.
Ils ont pensé qu'ils avaient tout compris,
sauf qu'ils étaient pas prêts à croiser la terrible sorcière noire
et son terrible brocoli murmurant.
Les pauvres, tu les as tellement flashés.
J'ai paniqué.
Je dois faire attention, il me reste 21 prises.
Caché derrière une cloison ou une porte,
sous l'escalier délabré,
ou dans la cave et le grenier,
les cachettes s'enchaînent à mesure,
Coton capture les peurs les plus monstrueuses de la soirée.
Il ne reste plus qu'une photo.
Les deux amis airent dans le manoir désert,
à la recherche d'une nouvelle planque.
Alors qu'ils traversent le salon,
une pierre fait voler en éclats un carreau.
Le cœur d'Olive manque de s'arrêter.
Pourquoi t'as fait ça, Ganon ?
C'est pour chasser les frossards.
Fantômes, ouhumains, aidez-moi.
Soudain, une pluie de pierre s'abat dans le salon,
puis...
silence.
Hum, bon, avec ça, on va être tranquille.
On va conterrir ce manoir et chasser les derniers résidents.
Mais il a de la gelée à la place du cerveau, ou quoi ?
Les manoirs rentés, ça se respecte.
Viens, on va lui flanquer la peur de sa vie.
Sauf qu'un gros bras surgit déjà
à travers la fenêtre cassée et l'ouvre.
Oton et Olivier vont à peine le temps
de sauter derrière un énorme canapé moisi.
À travers un gros trou,
sans doute creusé par une mythe mutante,
Olivier va perçoire un trio de goblins grotesques
armés de gourdin mousse.
Ils accompagnent un colos,
croisement improbable entre un sanglier
et un ours au poil rouge-voyant.
J'y crois pas.
Ganon s'est déguisé en Ganondorf.
Si on arrive à lui faire peur,
on obtiendra la photo ultime,
une relique capable d'amener la paix
dans la cour de récré.
Visiblement, il y a des courageux qu'on pas fuit.
On va vous faire regretter
de pas vous être carapatés.
Moi, j'aime pas trop trop ces murs murs.
Si le fantôme s'épargne au fuit,
c'est qu'il doit être super fort.
Et si ça trouve, il est en train de nous jeter un sort.
Les transformés en patates en slips.
Ça leur fera les pieds, non ?
Heureusement que je suis là, bande de mauviètes.
Sors de ta cachette, le fantôme !
Où que tu sois !
Là, il y a un truc tout vert derrière le canapé.
C'est l'une des branches du costume d'Olive qui dépasse.
Olive se rattatine.
Trop tard !
Ganon charge le canapé en hurlant.
Alors qu'il s'apprête à les surprendre,
automne bondi, en poussant un cris si terrifiant
que les zbeer goblins s'enfuient.
Flash !
Ganon est en boîte.
Mais pas comme elle l'espérait.
Ah ouais !
Tu voulais ma photo ?
Tu vas le regretter, sale sorcière !
Alors, comme ça, mon sort, ne t'a rien fait ?
Tu ne me laisses pas le choix ! Je vais lâcher sur toi !
Le pire des démons !
Olive surgit comme un diable.
Ganon blémi et détele.
Ah ! Brocoli !
Tu me le péras !
Sale sorcière !
Autonne s'écroule, morte de rire.
Olive reste là, les bras ballant.
Il n'en revient pas.
Alors, on a gagné ?
On a chassé Ganon ?
On a la photo ultime qui va porter la paix ?
Je crois qu'elle est ratée.
Enfin, on savait quoi le menacer s'il nous embête.
On va quand même pas se balader avec un Brocoli dans notre sac.
Bah non, mais si un jour il nous ennuie, on saura quoi faire ?
J'espère que l'histoire vous a plu.
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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