L'Orchestre national du Capitole de Toulouse et radio classique présente la petite poussette.
Une histoire en musique des Lodi Fondaci.
Té zétoire, té zétoire, té zétoire !
Est-ce que je peux avoir une histoire s'il te plaît ?
Tu me racontes une histoire ?
Encore une histoire ?
Bon, d'accord.
Tu te souviens qu'après avoir été enlevée par un crapeau qui voulait lui faire épouser son fils,
poussette avait réussi à s'enfuir ?
Elle voguait à présent sur la rivière.
Et voici ce qui arrive.
Chapitre 2. Le Anton
Poussette naviguait sur sa feuille.
Quand tout à coup, un grand Anton vint à passer.
L'ayant aperçu, il fonça droit vers elle, entoura son corps délicat de ses pattes et s'envola avec elle,
tandis que la feuille verte continue à descendre la rivière à vivalure, tirée par le papillon blanc.
Pauvre petite poussette, elle tremblait de terreur.
Le Anton la posa au sommet d'un grand arbre, et la scruta de ses gros yeux jaunes.
Tu es bien jolie.
Le dis-t-il ?
Je vais te prendre pour femme.
Encore un mariage ? Son chapoussette.
Mais c'est une véritable manie ?
Mais la petite fille n'osa rien dire.
Pouvoir le grand-an.
Bienton, les soeurs du Anton qui habitait le même arbre vinrent lui rendre visite.
Elle n'avait jamais vu de petite fille, et elle la regardait avec curiosité.
Oh, quelle misère !
Elle n'a que deux jambes et même pas d'antenne.
Elle est vraiment l'aide.
Elle avait tort, bien sûr.
Mais le Anton, qui n'avait pas de sous de caractère, finit par les croire.
Il ne voulait plus de poussette.
Il n'a fait descendre de l'arbre, et il l'abandonna sur une pâcrète.
Soulagé d'être enfin seul,
la petite poussette décida d'installer un petit coin bien à elle dans la forêt.
Elle se traissa un joli lit de paille
qu'elle suspendit au-dessous d'une feuille de bardane pour se protéger de la pluie.
Elle se nourrissait de fraises, des bois et buvait la rosée des fleurs.
L'été passant,
puis l'automne,
mais un jour,
l'hiver arrivant.
Le rude et crué l'hiver.
Tous les oiseaux qui avaient amusé poussette par leur champs s'éloignaient.
Les arbres furent dépouillés.
Les fleurs se flétrirent.
Et la grande feuille de bardane, sous laquelle la petite fille demeurait,
ce roula sur elle-même ne formant plus qu'une tige sèche et jaune.
La pauvre petite poussette se mit à souffrir d'autant plus du froid
que ses habits commençaient à tomber en lambeau.
Bientôt, par hiver les neiges,
et chaque flocon qui tombait sur poussette
lui produisait le même effet que nous en produirait pour nous,
toute une pêleté de neige.
Bien qu'elle s'envloie pas d'une feuille sèche,
elle ne pouvait parvenir à se réchauffer.
Pour ne pas mourir de froid,
la petite fille décida de quitter la forêt.
Elle marcha longtemps à travers les champs gelés
et finit par arriver devant le terrier d'une souris.
Toute grelotante, elle se présenta à la porte comme une mendiente
et demanda un grain d'orge car elle n'avait rien mangé depuis deux jours.
Fort heureusement, la souris avait bon cœur.
Ouvre petite, viens donc manger avec moi dans ma chambre,
il y fait bien chaud.
Très vite, la souris se prie d'affection pour poussette.
Elle lui proposa de passer l'hiver chez elle.
Reste donc avec sa petite fille,
avec moi ma chère petite.
Tu m'aideras à tenir la maison bien propre
et tu me racontes des histoires, je les adore.
Poussette accepta volontiers.
Elle se plaisait beaucoup chez sa nouvelle amie.
Mais un jour, croyant bien faire,
la vieille souris lui dit,
« Poussette, mon voisin est encore plus riche que je ne le suis.
Il a un grand appartement
et il a fier à l'ur avec sa belle pelisse de velours noire.
Il a l'habitude de venir me voir chaque semaine, je vais te le présenter.
S'il acceptait de dépouser, quelle chance se saurait pour toi ? »
Poussette n'avait pas du tout envie d'épouser le voisin,
car c'était une taupe qui n'y voyait goutte.
Mais elle nous a refusé de le rencontrer,
de peur de contrarié son amie la souris.
La souris lui présente à donc la taupe.
Pendant sa visite,
il ne cessa de se vanter de son intelligence et de sa fortune
et de critiquer les oiseaux, les fleurs et le soleil,
car il n'aimait rien tant que l'obscurité.
Cela pénape Poussette.
Elle nous a pas le lui dire et elle lui chanta gentiment plusieurs chansons.
La taupe, charmée par sa voix, désira aussitôt l'épouser.
Mais il n'en dit rien, car c'était une personne réfléchie.
Pour faire plaisir à ses voisines,
il leur fit les honneurs de son logis
et les emmena visité les longs couloirs sombres
qu'il avait creusés sous la terre et dont il était très fier.
Il leur demanda simplement de ne pas s'effrayer de la présence d'un oiseau mort
qui se trouvait sur le passage depuis le commencement d'Oliver.
Poussette et la souris suivirent leurs voisins dans le long et sombre corridor.
La taupe tenait entre ses dents un morceau de vieux bois brillant de phosphores
pour les éclairer.
Au bout d'un moment, la taupe s'arrêta.
Au milieu du chemin,
j'isais en effet le corps d'une hirondelle sans doute morte de faim,
dont les ailes étaient serrées au côté et la tête et les pattes cachées dans les plumes.
Ce spectacle fit bien mal à la petite Poussette.
Elle aimait tant les petits oiseaux
qui pendant l'été l'avaient égayé de leur champ.
Elle frémit quand la taupe Poussette l'hirondelle du pied
et dite avec des dents.
« Quelle malheur de cette oiseau !
Une telle créature n'a pour toute fortune
que son champ !
Et que je sache, ça ne suffit pas pour remplir l'estomac !
Vous avez mille fois raison !
répondait la vieille souris.
Chantait tout l'été et bien un imprudent.
C'est ainsi que l'omber de faim.
»
Poussette, elle, ne dit rien.
Lorsque les deux autres eurent tourné le dos, elle se pencha vers l'oiseau, et, écartant
les plumes qui couvraient sa tête, elle déposa un baiser sur ses yeux fermés.
« Adieu, bel oiseau ! » dit-elle, tout bas.
« C'est peut-être toi qui chantais si gentiment pour moi cet été, quand je pouvais encore
admirer les fleurs et me réchauffer au soleil.
Merci ! Merci pour tes belles chansons ! »
Et, carréçant une dernière fois la tête de l'oiseau, la petite poussette se hâte à
de rejoindre la taupe et la souris.
« Tu veux connaître la suite de l'histoire ? Je te la raconterai plus tard tes promis.
À bientôt ! »
C'était la petite poussette.
Un conte d'Anders Sehn, raconté par Elodie Fondacci, sur la troisième symphonie de Brahms,
enregistrée par l'Orchestre National du Capitale de Toulouse, dirigé par Nataliche Tutsman,
avec l'émable autorisation de Warner Classic France.
« Radio Classic, des histoires aux musiques. »