Bonjour à tous, bonjour les enfants, aujourd'hui je vais vous raconter le chapitre 2 de Mystères
à l'école, l'étrange monsieur Loiseau.
Histoire écrite par Benjamin Muller et qui sortira bientôt chez Flamarion Jeunesse.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Muller, réalisé par Alexandre
Ferréra et raconté par Céline Galman.
C'est parti !
Chapitre 2, un palace à Paris.
En sortant de l'aéroport, Quentin est surpris par le froid.
En ce mois de février, il fait à peine 2 degrés, soit précisément 27 degrés de
moins qu'à pointe à pître.
Pour lui qui a l'habitude d'être en short et en tombe toute l'année, l'idée de devoir
se coltiner un manteau et un bonnet pour les prochaines semaines le déprime.
Quand c'est juste pour les vacances, ça peut aller, mais là, le coup est dur à encaisser.
Dans le taxi qui les conduit de l'aéroport à leur nouvelle maison, enfin, maison c'est
évidemment une manière de parler puisqu'ils vont loger dans un appartement de fonction
situé dans un étage de l'hôtel.
Quentin, alors regardons le vide.
Il le sait, pour beaucoup de gens, Paris est la plus belle ville du monde.
Même ses copains lui ont dit qu'il avait trop de chance d'aller vivre là-bas quand
ils leur a annoncé qu'ils déménageaient.
Dans les séries ou dans les livres, on présente Paris comme la ville de l'amour, la ville
de la gastronomie, la ville de la tour Eiffel et de Montmartre.
Mais tout ce que Quentin aperçoit, à travers les vitres embuées et désespérément gris.
Richard a expliqué à son fils qu'ils habiteront au cœur de l'un des quartiers les plus
prisés par les touristes, dans un hôtel situé entre la tour Eiffel et les Champs-Élysées.
Mais pour Quentin, cela signifie habiter dans un petit appartement avec une vue
sans intérêt, par rapport à celle qu'il avait de sa chambre jusque-là.
Les deux premiers jours sont surtout consacrés à l'administratif.
Julien et Richard enchaînent les rendez-vous pour organiser leur nouvelle vie.
Ils essaient de faire en sorte que tout se passe le mieux possible pour Quentin.
Mais le jeune garçon a bien du mal à s'emballer.
Le lundi suivant, alors que Richard est à pied d'œuvre avec ses nouvelles équipes
et qu'une montagne de cartons trône encore dans le salon, Julie propose à son fils
d'aller faire une balade pour découvrir le quartier.
« Avec ce froid ! Non, merci ! Je vais aller faire une sieste plutôt, » lui répond Quentin,
qui n'a toujours pas retrouvé son sourire.
« Mon chéri, tu as le droit d'être triste, déçue et même en colère contre nous.
Mais maintenant, il faut que tu acceptes la situation.
Nous sommes arrivés à Paris.
Notre vie est ici.
Je sais, maman, je sais. »
Pour Julie non plus, ce départ brutal n'est pas simple à vivre.
Mise à Paris, un stage de six mois à Strasbourg quand elle avait vingt ans,
elle a toujours vécu en Guadeloupe.
Julie est photographe, une photographe un peu particulière.
Elle prend en photo des plats de grand chef
pour donner envie aux clients de venir manger dans leur restaurant.
On appelle cela photographe culinaire.
Elle adore son métier et a déjà publié plusieurs livres.
Mais pourra-t-elle poursuivre son activité à Paris alors qu'elle n'a pas de contact ?
De toute façon, Julie n'est pas du genre à se plaindre ni à montrer ses émotions.
Pour le travail de Richard, il fallait venir vivre ici.
Quentin ne trouve d'ailleurs pas cela très élégant,
de la part de son papa, d'obliger sa femme à changer de vie
et à mettre sa carrière de côté.
« D'accord, maman, je veux bien. »
Alors que Julie était plongée dans ses pensées,
Quentin a enfilé son manteau, son bonnet et a déjà la main sur la porte.
« Je veux bien jouer les touristes avec toi.
Après tout, papa a dit que c'était leur quartier. »
Les jours suivants, Quentin et Julie n'arrêtent pas un instant.
Tour et fer, Champs-Élysées, Montmartre, la grande roue du jardin d'Étuilerie.
Ils mangent une glace en forme de fleurs-places-dévoges,
une crêpe sur le parvis de Boubours.
Et ils prennent même des places pour aller voir un match au Parc des Princes dans quelques semaines.
Ce sera l'occasion de sortir en famille.
Plus les jours passent, plus le garçon s'acclimate à son nouveau cadre de vie.
Et il faut bien le reconnaître, l'hôtel où travaille désormais son père est incroyable,
encore mieux qu'en Guadeloupe.
C'est un palace, un vrai de vrai.
Tout est démesuré, plus grand, plus majestueux, plus royal.
Quentin aime arpenter les couloirs, descendre l'immense escalier, passer des cuisines au salon
et traverser le hall digne d'un château.
Quelques jours après leur arrivée, Richard a organisé une petite réception
où tout le personnel de l'hôtel a été convié.
Il a fait un discours et a présenté sa famille.
Voici mon fils, Quentin.
Dans l'assemblée, de nombreuses personnes ont répondu en cœur.
D'un naturel plutôt timide, Quentin a eu envie de se cacher sous une table.
Ses regards braqués sur lui, c'est tout ce qu'ils détestent.
Mais maintenant, plus personne ne se demande qui est ce garçon
qui déambule tout seul dans ce si grand hôtel.
Et puis Quentin évite devenu le chouchou du personnel,
ce qui lui permet d'avoir quelques privilèges.
La piscine de l'hôtel, par exemple, ferme chaque soir pour les clients à 19 heures.
Devinez qui en profite ensuite ?
Bien sûr, la vue n'est pas aussi époustouflante que celle qu'il avait sur la mer des Caraïbes
quand il sortait de l'école,
mais il a la piscine d'un palace parisien pour lui tout seul.
Et ça, c'est la classe.
Grâce à Maria, la gouvernante de l'hôtel, Quentin a eu le droit un matin
à une visite de la suite présidentielle.
Écran géant, baignoire de la taille d'une salle de bain,
lit de 4 mètres de large,
mini-bar rempli de friandises et de gâteaux,
bibliothèques avec une magnifique collection de journaux
et des livres en français, en anglais et en espagnol.
Et surtout, une vue exceptionnelle depuis la terrasse sur les toits de Paris.
Quentin sympathise aussi avec Sammy,
le chef de la sécurité qui lui fait visiter son repère dans le sous-sol de l'hôtel.
Une salle remplie d'écrans pour surveiller tout ce qu'il se passe dans l'hôtel.
Quand Quentin lui parle de sa passion pour les histoires d'espionnage,
Sammy lui montre sa collection d'objets personnels,
un véritable kit du parfait agent secret,
une mini-caméra et des petits micros,
à peine plus grands qu'un D,
que l'on peut cacher n'importe où,
des lunettes pour voir dans le noir,
des jumelles, des Tokiwoki, c'est impressionnant.
Mais cette vie de touriste loger dans un palace
ne peut pas durer éternellement.
Au bout de quinze petits jours, Quentin doit reprendre le chemin de l'école.
Ses parents l'ont inscrit dans un établissement du quartier.
« C'est une très bonne école, tu verras ! » lui a dit son papa.
Pour Quentin, cette rentrée est stressante, très stressante,
car être le nouveau, c'est être au centre de l'attention.
Devoir se présenter aux autres, devoir se faire des copains,
un cauchemar !
Et si les autres me trouvent nuls, et s'ils sont tous méchants,
et si je ne me fais pas de copains, se demande le garçon.
La veille de la rentrée, Quentin a bien du mal à trouver le sommeil.
Voilà, c'était le chapitre 2 de Mystère à l'école,
L'étrange Monsieur Loiseau.
Histoire écrite par Benjamin Mulair.
Encore une histoire et un podcast produit par Benjamin Mulair,
réalisé par Alexandre Ferréra et raconté par Céline Kalman.