Partir à l'aventure, c'est confier son destin aux éléments, à son expérience et parfois même à son matériel.
Chez Backmarket, nous comprenons l'importance de pouvoir compter sur son équipement au quotidien.
C'est pourquoi nous proposons des appareils tech de qualité reconditionnés par des professionnels.
Backmarket est fier de soutenir les baladeurs.
La-la-la-la-la-la-la…
…écoutez…
…écoutez…
…écouter…
…écoutez Nope…
sur un Macadam-Gri et poussiéreux, ce bruit, c'est celui qui revient à la mémoire de
Mathieu Tordor, notre nouveau baladeur.
La route qu'il parcourt en 2016 s'étend comme un ruban gris, au milieu de paysages
vertigineux, beau et aride, mais éprouvant dans l'école et les lacets.
Après un tour du monde en quatre reals, un marathon à Pyongyang, l'expérience du
désert marocain, le jeune explorateur n'en est pas à sa première expérience du déplacement,
peu de voyageurs pourtant s'aventurent sur la plus haute route du monde, celle qu'il
s'apprête à parcourir.
5 000 km de trajet, 1300 mètres de dénivelé et de nombreux checkpoints tout le long de la route.
Pour poursuivre l'idine erreur qu'il s'est fixée, il faudra que Mathieu se l'allume
autour d'une présence policière forte dans la région.
Réussira-t-il à aller au bout de son aventure ? Arrivera-t-il à maîtriser la Karakorah Maiwe ?
Pour ce nouveau baladeur, on vous emmène au rythme des pédales du vélo de Mathieu.
Je vous ouvre dans les descentes, emmêlés, par le guet des ordres de l'aventure.
Aller au Pakistan, c'était une envie assez lointaine.
J'avais fait avec mon ami d'enfance Nicolas le tour du monde en quatre reals en 2013-2014
et donc on était parti de France vers l'Inde.
Et du coup pour aller en Inde, on est allé en Turquie puis en Iran et en Iran,
on s'est retrouvé bloqués à la frontière pakistanais.
On avait fait nos visas à l'époque à Paris, mais on ne voulait pas prendre la décision
d'aller au Pakistan en quatre reals sans avoir un petit peu le sentiment des Iraniens qui étaient
à la frontière et on s'est déroutés.
Donc on a continué notre tour du monde, mais sans passer par le Pakistan.
Et j'en ai toujours, je pense, gardé une certaine frustration d'être bloquée à cette frontière.
Et de ne pas pouvoir y aller à cause de justement ces considérations sécuritaires.
Et donc je me suis toujours dit, je retournerai au Pakistan,
mais je ne irai pas par la même frontière, je dirais par la frontière qui est avec la Chine.
J'étais parti aussi dans les montagnes Pamir qui sont jointes un petit peu à la Chine
de Montagnes-Karakoram, mais qui sont en Asie centrale, donc au Kyrgyzistan et au Tajikistan.
Et c'est des paysages qui vont un peu bouleverser parce que c'est des montagnes très hautes
avec des monts enneigés, des lacs de haute altitude, bleu turquoise, très sauvage avec des nomades
qui vivent dans ces conditions totalement rustiques et très dures parce qu'il fait très froid même
l'été. Avec cette balade dans les montagnes du Pamir, j'étais curieux d'aller voir de l'autre côté,
la chaîne de montagnes-sœur, en fait, la chaîne de montagnes-Karakoram qui est en Chine et au Pakistan.
C'est une région qui est un peu tendue, un peu mis sous cloche par le gouvernement chinois parce que
les huigours qui sont les habitants de cette région-là, ils ont des considérations un peu
indépendantistes. Il y a eu quelques manifestations et donc le gouvernement chinois maintenant essaye
de bien chapeauter la région et de la mettre un peu sous cloche et donc du coup les touristes
qui se rendent dans cette région-là, ils ne sont pas très libres, c'est-à-dire que pour se déplacer
dans la région, ils doivent avoir un guide, ils doivent avoir un chauffeur et donc ils ne veulent
pas trop qu'il y ait des touristes à vélo. Mais en revanche, il y a un espèce de flou juridique
parce que moi, quand je me suis renseigné, j'ai demandé est-ce que je peux aller de
cash-gard à la frontière pakistanaises à vélo et tout seul et j'ai jamais eu de réponse. Il y en a
qui me disaient, non, tu vas te faire arrêter, d'autres qui me disaient, on ne sait pas, j'ai déjà vu
quelqu'un de faire, mais je ne peux pas te répondre.
En fait, le voyage, il commence avant même de réserver ses billets d'avion, c'est-à-dire que
je passe mon temps à Paris à lire des récits de voyage ou des carnet de route de voyageurs
qui sont dans un endroit, qui ont ramené des photos, qui ont ramené des textes et qui me
donnent envie en fête d'y aller. Donc ce que je fais quand je prépare le voyage, je regarde les points
qui vont être bloquants, c'est-à-dire les formalités administratives, les frontières qui va être
complexes à passer, les papiers qu'il va falloir avoir, les zones qui vont être pas franchissables,
les endroits qui vont être dangereux. Donc j'essaye un petit peu de faire une petite liste des points
qui vont être compliqués et une fois que ceux-là, ils sont résolus, c'est-à-dire soit je les évite,
soit je trouve une solution, une aide d'invitation, je trouve un contact sur place, tous les points
bloquants, j'essaye de les avoir étudiés et d'avoir surtout des alternatives des plan B,
si il y en a un qui marche pas, je sais que je peux aller là ou faire ça à la place.
Alors au départ, il y a toujours un peu d'appréhension, on part tout seul, on part dans une
région qu'on connaît pas, donc il y a un mélange d'excitation et d'appréhension et un petit peu
d'inconnu et une petite part de peur finalement. Après, j'avais bien préparé le vélo,
j'avais ramené dans mes sacoches vraiment le strict minimum parce que la Caracord My West
est une des routes qui est la plus haute du monde, donc ça veut dire beaucoup dénivelé et qui dit
beaucoup dénivelé, dit qu'il faut être le plus léger possible sur son vélo mais d'un autre côté
je voulais quand même pouvoir camper. Donc j'avais pris seulement deux sacoches dans lesquels il y avait
un Bivy Bag, un Bivy Bag c'est un grand sac étanche dans lequel on peut se mettre, enfin on peut mettre
un sac de couchage et qui permet de dormir dehors et de se protéger un petit peu de l'humidité,
donc j'avais ramené ça à un tapis de sol, j'avais aussi évidemment quelques pièces de
rechange, quelques outils et du matos photo.
J'utilise pas de cartes-papiers, je suis un faux explorateur je pense.
Départ de Cachegar puis le lac de Caracoules parce que j'utilise une application que
s'appelle Maps My et enfin Cachegargan qui est la fin de la route en Chine et en fait ça me
permet de pré-télécharger les cartes avant, après il y a un bûche pour traverser la frontière
et la porte de Cooldjérab pour arriver au Pakistan et dedans je peux mettre et je mets un petit pin
sur chaque ville et ça me localise via mon GPS et du coup je me dirige comme ça.
Puis c'est la ville de Karimabad, Gilgit, ensuite c'est la ville de Chilas.
Après sur la Caracoules MyOS c'était pas forcément indispensable parce que il n'y a pas tellement
de l'internaissance, on va vraiment du nord au sud et de Chilas je vais à Naran puis à Abotabad
et c'est là que je pose mon vélo mais ça me permet de savoir un petit peu à quelle distance je
suis de la prochaine ville par exemple et je vais à Islamabad qui est la capitale de Pakistan
en Buss et ensuite je me rends à Lahore en Buss qui est la dernière ville que je traversera au Pakistan.
J'arrive à Kachgar qui est vraiment cette ville un peu historique un peu au carrefour de toutes
les routes de la soie qui viennent d'Asie centrale, d'Asie du Chileste etc et cette
ville là en fait elle est dominée par les échanges et les commerces en fait historiquement c'est une
ville dans laquelle les caravaniers échangaient leur yak quand ils venaient de l'Asie centrale et
ils les échangaient qu'on est dromadaires en fait les yak servaient à traverser les montagnes du
Pamir et les caravaniers échangaient les yak contre les chameaux pour continuer leur route du coup vers l'Asie.
Comme c'était le début du voyage à Kachgar j'avais posé mon vélo j'attendais un petit peu quelques
jours avant de partir histoire de bien prendre mes marques et je me balade dans ces petites ruelles
de Kachgar donc il y a des petites places où il y a des enfants qui jouent au foot il y en a d'autres
où il y a des plus vieux qui discutent sur le pas de la porte et il y a notamment une photo dont
je me souviens c'était ça avait l'air d'être deux copains qui discutait assis sur des marches
de 2 hommes peut-être de 60 ans avec la tenue un peu traditionnelle huigourre un petit calot sur
la tête vraiment ils étaient là ils m'avaient accepté et puis c'était un moment assez chouette
parce qu'au moment de partir je les ai remercié en chinois et puis ils m'ont fait insouvrir du genre
voilà j'espère que ta photo est chouette en tout cas à bientôt sans qu'il y ait vraiment deux mots
alors je prends mon vélo et il n'y a qu'une seule route qui est reliée les deux pays donc en fait
voilà il suffit de suivre la route pendant 1300 km et si on est pas trop mauvais bah un moment on
arrive on arrive à islamabad d'abord en chine c'est trois jours d'ascension assez difficile part de
kachgar et après le col pour aller au pakistan il est à 4 700 mètres d'altitude environ si mes
souvenirs sont bons mais ça fait il n'y a pas de rippie c'est vraiment que de la montée tout le
temps tout le temps bon il y a des lacets mais c'est jamais on a du plat ou on a de la descente
donc le début est compliqué il fait plutôt il fait plutôt en juin il fait plutôt assez chaud
l'altitude fait que voilà on il y a une luminosité importante en tout cas quand moi j'y étais et
il y avait un peu de vent et donc c'est c'est un contexte en tout cas pas évident à vélo
c'est une région où le gouvernement n'a pas très envie qu'il y ait des touristes qui se baladent
tout seul je le sais mais en même temps en même temps je sais qu'il n'y a pas tellement d'hôtels
sur la route donc j'y vais j'y vais j'y vais quand même et je sais que de toute façon moi dans
mes sacoches j'ai tout ce qu'il faut pour trois jours donc en nourriture bon l'eau je la trouve sur place
mais je sais que je peux dormir aussi un peu à la rache dans un buisson j'y vais je passe 2 3
checkpoints et là les policiers me me regardent un peu d'un oeil bizarre en me demandant ce que
je fais ils regardent derrière moi ils voient que je suis tout seul ils demandent si je leur dis non
en même temps ils se disent que si je suis là bah c'est que je suis autorisé enfin personne ne
vraiment si il y a un français ou un touriste dans l'occidental à le droit en fait de faire
ce que je fais finalement ça passe et donc je continue je continue tout seul et puis
à un moment vient vient de la tomber de la nuit et j'arrive à un endroit qui s'appelle le lac de
karakoul en chine qui est qui est connu parce que il est au pied de il est au pied de montagne et
il y a des il y a des petites hourtes de nomades qui sont installées là bas et c'est absolument
les occidentaux peuvent demander l'hospitalité à ces nomades je suis ce conseil et je y vais
et je rencontre ces nomades qui me disent bah non depuis quelques mois on n'a plus trop le droit
de déberger et en fait la police arrive et la police me dit me dit qu'effectivement j'ai pas l'autorisation
de dormir dans la yurte j'ai pas l'autorisation de rester donc je me dis bon ils vont à un moment
ils vont ils vont partir aussi et puis on va s'arranger et finalement pas du tout ils me ils me
chassent carrément du lieu enfin du lac et ils me conduisent aux postes de police
et aux postes de police là c'était un peu le festival parce que me dit que j'ai pas l'horre d'être
là que je dois aller dans la ville la plus proche mais il fait déjà à nuit et que je suis à 80
kilomètres de la ville la plus proche et que je suis surtout aussi très fatigué parce que j'ai fait
1000 mètres de dénivelé positive dans la journée donc je peux pas rester là moi je propose du coup
s'il y avait un vrai danger que je suis là bas tout seul bah je propose de dormir dans la caserne
alors je sais pas très bien comment j'arrive à me faire comprendre parce que il parlait pas anglais
et moi je parlais pas chinois mais quand je fais cette proposition là il se marre et il me met à la porte
finalement donc dans ces conditions bah moi en fait je reprends mon vélo je reprends une petite
affaire et puis là je continue pendant deux ou trois kilomètres et en fait je me cache je me cache
derrière une lancin d'un relais de téléphonie en fait
et là je dépile mon sac du couchage et je passe une nuit très froide parce qu'on était parce que j'étais
à 3700 mètres d'attitude et voilà et la nuit les nuits sont plutôt blessables
c'est assez grandiose en fait la chaîne du karakoram c'est une chaîne de montagne donc
qui est vraiment à l'extrême ouest de l'imalaya et donc il y a des mots enneigés c'est très
c'est très rocheux très rocailleux très désertique aussi à la fois et c'est très désert en fait
cette partie de la chine il y a vraiment très peu de monde sur les 301er kilomètres il y a pas
de il n'y a pas de ville vraiment c'est vraiment des ça va être des petits chaplets de pas de
villages même mais de petites maisons il y a beaucoup de rivières qui ont un débit d'eau très
important parce que l'été c'était la fonte la fonte des glaces la fonte des neiges et donc voilà
donc moi je le longais cette rivière très puissante et il y a effectivement quelques images qui
me reviennent qui me reviennent à l'esprit c'est donc au xingjiang en chine où je suis sur cette
route qui longe un lac d'hôtel titule dont l'eau est bleu turquoise et je gignore encore pourquoi elle est
si bleue mais je pense qu'un effet de reverberation avec le soleil et l'alitude et en et en fond il y a
des grandes dunes de sable sur lesquelles il y a de la neige donc c'est un paysage enfin en tout cas
un décor absolument incroyable et sur ce lac en fait plus j'avance plus le lac serait très cili et
tout d'un coup en fait la route la route en contre basse arrête et en fait j'apprends après qu'il
y a eu un barrage qu'elle lâchait et que la route elle a été totalement submergée mais en fait
comme moi je suis en altitude je vois que la route elle plonge complètement dans l'eau d'un côté
il y a un paysage d'un go et de l'autre on a l'impression d'être face à une catastrophe
naturelle où il y a une route qui s'est fait engloutir et avec avec les maisons autour
alors en chine la route en fait elle se termine elle se termine pas à la frontière chinoise elle se
termine dans une ville qui s'appelle tach corgan et à tach corgan en fait c'est la fin de la route
pour tout le monde dans le sens où à partir de tach corgan on est plus libre d'aller d'aller vers
le pakistan tout seul je suis assez fier de moi parce que j'ai mis trois jours à faire 230 km mais
dans dans des montagnes vertigineuses donc j'arrive à tach corgan assez fatigué et je sais que je
sais que tach corgan je vais devoir monter dans un bus j'ai vraiment potacé tous les forums tous les
tous les sites internet et c'est pas possible en tout cas en 2017 d'aller au pakistan à pied tout seul
ou à vélo sur cette route là ou même à moto même les voyageurs qui sont en voiture par exemple
ils doivent être accompagnés d'un guide d'un chauffeur chinois d'une autre voiture etc donc
c'est vraiment c'est vraiment une impasse quoi j'ai pas l'a pas la possibilité de continuer plus au
sud que tach corgan et ça ça je le savais je monte dans ce bus là qui voilà qui met environ
six heures à traverser la frontière et à nous emmener dans la ville frontalière qui s'appelle
sost mais qui est du côté pakistanais du coup et en fait le call qui s'appelle le call de
kunjirab qui est en fait la plus haute frontière internationale du monde on le traverse en bus
on le traverse en bus et c'est un peu décevant parce que donc on monte à cette à ce call
qui est materialisé par une grande porte une grande porte qui ressemble un peu à une arche
sous laquelle on passe en bus et donc on arrive on arrive à sost qui est la ville frontalière
et donc moi je suis frustré quand j'arrive à sost parce que parce que j'ai pas eu l'occasion
de descendre à la frontière de m'appréhner un petit peu de celui un peu mythique qui est la
frontière entre le pakistan et la chine donc le lendemain matin je prends mon vélo et là je
remonte au call je remonte au call pour faire cette route que j'ai fait en bus la veille et de
là j'atteins le call aux alentours du déjeuner la frontière est fermée parce qu'on est ça doit
être un jour de vacances parce qu'elle est blindée il y a de l'épicistané partout
donc moi j'arrive là il y a plein de pakistanais qui me prennent en photo qui me demande ce que
je fais et c'est là que le voyage commence à s'emballer c'est à partir de ça mon arrivée au pakistan
je continue ma route vers le sud mais avant de la continuer je suis invité à prendre le thé et
c'est vraiment un moment d'échange convivial tout le monde prend le thé et refuser un thé c'est un
peu bizarre je suis invité par un garçon qui s'appelle saphir et en fait lui il est là parce
qu'il guide des touristes pakistanais c'est une activité qui fait en plus parce que sinon il est
imprimeur à la or la ville dans laquelle je me dirige mais qui sera vraiment à la fin de mon
voyage et avec ce garçon là donc tout de suite on bah voilà le contact se fait assez rapidement
et assez simplement et il me dit tout de suite bon quand tu arrives à la or bah tu m'appelles
moi je pourrais te faire visiter la or
et je continue ma route et je mets la carte dans mon portefeuille et puis
puis je continue ma route vers le sud et là je continue tout seul bah comme j'ai commencé
le paysage commence à changer c'est à dire qu'il y a cette il y a ce fleuve qui s'appelle le fleuve
indouce et qui est qui est assez assez assez important et qui a pas mal d'affluents dans cette
dans cette partie du nord du pakistan et qui en fait irrigue énormément la région et donc il
y a beaucoup d'abricotiers beaucoup de cerisiers qui bah voilà qui peuvent pousser grâce grâce
grâce à ce fleuve là et on perd en altitude parce que je le disais le col il est vraiment à
4700 mètres entre la chine et le pakistan et après vraiment ça descend dans la vallée de
bah dans la région qui s'appelle la région de Hunza et dans la dans cette région de Hunza c'est
très fertile c'est très vert et donc voilà donc paysage change
là au pakistan ça descend donc c'est vrai qu'après plusieurs jours et plusieurs centaines
de kilomètres juste à monter ça fait ça fait une sacrée différence on avait cheveux au vent
on s'en descend après après voilà on freine aussi beaucoup parce que parce qu'on a peur de
on est un peu déséquilibré avec les sacoches donc on n'a pas envie non plus de faire n'importe quoi donc
on n'est pas non plus à fond courbé sur le vélo la tête en bas et puis à descendre comme un
comme un cycliste du tour de france on prend le temps parce qu'en plus de ça il y a des lacets donc
mais c'est voilà c'est on a le temps de lever le nez de manière un peu plus serène parce que
c'est vrai qu'en montant on a un peu finalement la tête dans le guidon parce que le vélo est lourd
parce que parce que le col il est loin donc on a l'impression que la route est infinissable donc
c'est assez intense donc c'est vrai qu'en montée j'ai pas tellement l'impression de m'imprégner
normalement du paysage parce que parce que c'est dur en fait c'est vraiment une route difficile
et on se sent très très libre en fait on descend de façon d'ailleurs on dit roule libre et quand
on est en roule il bat on a un sentiment de liberté assez assez important
dans le nord du pakistan c'est globalement une région qui est touristique c'est à dire qu'il y a
beaucoup de touristes domestiques qui y vont il y a peu d'oxydantaux les oxydantaux qui y vont en
général c'est pour faire de l'alpinisme il y a le manga parbat qui est là qui est une montagne
assez mythique chez les alpinistes mais aussi toute la chaîne ukerakoram avec des ascensions
incroyable moi je suis pas allé pour pour faire de l'alpinisme mais j'y suis allé pour donc faire
du vélo et rencontrer enfin faire des rencontres et c'est le cas enfin dans le nord du pakistan
les gens sont très hospitaliers très très ouvert très chaleureux en revanche il y a comme un petit
passage un peu moins chaleureux un peu moins sympa c'est vrai que je sens qu'il y a une certaine
tension et je sais que je sais que s'il doit y en avoir une c'est dans cette région là et en fait
on ne m'autorise pas à continuer tout seul avec donc je savais que c'était une éventualité j'ai été
préparé j'arrive à un checkpoint et là on me demande où je vais donc je dis bah islamabad je
continue et il me demande on passeport donc je donne passeport on discute un petit peu et il me
dit non non tu vas pas pouvoir continuer tout seul donc bon je savais que c'était possible donc
je fais semblant m'étonner pour essayer de négocier un petit peu les deux casseurs checkpoint là on
me fait comprendre qu'il y a une voiture qui va m'accompagner et que bah je peux pas bah je peux
pas y couper donc bon très bien moi il se trouve que très rapidement les policiers sont patientes un
peu et me demandent de mettre mon vélo dans la voiture donc c'est une solution que que je n'accepte
pas et et que les policiers comprennent pas vraiment parce que la route elle est pas bonne à ce moment
il fait chaud et il voit bien que je transpire que je fatigue que je suis un peu lent et il se
demande vraiment pourquoi pourquoi je m'impose ça et cette et cette escorte en fait elle va durer
130 qui pendant 130 km donc elle va durer deux jours et la deuxième journée c'est l'ascension
d'un col qui s'appelle le col de baboussard et le col de baboussard c'est mon ascension la plus
difficile donc je commence tôt le matin parce que je sais que ça va être terrible parce qu'il
a 3000 mètres de dénivelé positif donc il faut comprendre que 3000 mètres de dénivelé positif par
exemple c'est deux de mon ventoux donc c'est vraiment des le mon ventoux qui est vraiment un col classé
hors catégorie en france donc c'est vraiment une ascension dure parce que parce qu'il y a beaucoup
dénivelé mais aussi il y a beaucoup dénivelé sur une très courte distance donc ça veut dire qu'il
y a un gradient d'inclinaison très très fort et en plus de ça moi je suis pas en vélo de course
je suis en vélo de randonnée avec des sacoches donc donc la journée s'annonce vraiment très éprouvante
d'autant plus que j'ai cette maniole de flics qui m'accompagne et donc avoir une maniole de flics
qui est derrière soi ça donne une certaine pression quand on se retourne souvent on regarde un peu
où ils sont et donc ça monte ça monte ça monte très dur et eux calent régulièrement parce
qu'ils vont ils montent pas assez rapidement donc ce qu'ils font c'est c'est qu'ils m'attendent
souvent dans un virage et au virage ils reprennent un petit peu leur route et en fait il y a
sept voitures de flics qui vont se relayer pour m'accompagner parce que moi je vais monter
en 9 heures en tout eux sont en patience d'arriver donc à chaque checkpoint en fait tous les 5
kilomètres ils se relaient ils changent de voiture et finalement au départ ils étaient très très sur
les dents c'est à dire que eux ils connaissaient la route et ça fait très bien qu'à ce rythme
là on n'est pas couché ils ne me forcent pas mais ils m'incitent très fortement à mettre le vélo
dans le pickup ce que ce que je refuse catégoriquement parce que moi je suis là vraiment pour essayer
de faire faire toute la route ce qui est ce qui est un peu c'est vraiment de l'obstination un peu
bête et méchante mais je veux faire la route à vélo et finalement au fur et à mesure au fur et à
mesure que j'avance qui voit que je progresse mais n'aurai un petit peu et bah ils se prennent
ils se prennent au jeu ils m'encouragent ils me donnent de l'eau ils me tapent dans le dos et puis
quand on arrive au sommet au bout de 9 heures d'effort quand même et bah le chauffeur me tombe dans
les bras on me tapons dans le dos on mise en well done et voilà on a une nacolade très chaleureuse
très chaleureuse là où en revanche quand j'arrive au col du coup le chef de la police lui il est très
énervé il est très il est furieux de me voir là parce que parce qu'en fait ce qui s'est passé c'est
que par radio il avait demandé à ses agents de mettre le vélo dans la voiture ce qu'on n'a pas
fait et donc lui il voit vraiment rouge quand j'arrive il dit mais pourquoi t'as pas mis le
vélo dans le dans le pick up ça fait ça fait quoi ça fait quatre heures que je t'attends là il va
faire nuit t'as pas l'ordre resté là bon et finalement finalement on trouve une solution et
je reste sur place et donc je passe la nuit au col et le lendemain je reprends je reprend la route
et là là cette fois ça descend et donc je redescend dans une vallée qui s'appelle la
vallée de cagane très verte aussi où la route elle passe par des chaplets de petits villages
je longe je longe cette rivière indouce qui voilà qui défile à grande allure parce que c'est la
fond des neiges et donc du coup il y a beaucoup de courants et là ça commence à être de plus
en plus de moins en moins sauvages la route elle passe par par des villes comme comme Montserrat
qui sont qui sont plus industrielles plus grandes et là je commence vraiment à voir un
petit peu le la fin de la fin du voyage arrivé enfin le bout de la route en tout cas le bout de la
caractère amai ouais et il y a il y a plus de maisons bah il y a moins de montagne et je commence
vraiment à laisser les montagnes derrière moi c'est à Bota Bada que je termine la route à vélo
parce que après au sud d'Abotabad c'est il y a bon voilà il y a des voies rapides qui vont
jusqu'à la capitale du pakistan qui s'appelle Islamabad donc je prends un bus pour Islamabad
du coup et un second pour la or pour aller voir la personne que j'avais rencontré au pakistan et
finalement je reste cinq jours chez lui chez ses parents j'ai terminé mon voyage à plus belles
des façons c'est à dire vraiment intégrer dans une famille pakistanais à vraiment vivre vivre de
l'intérieur au pakistan c'est vrai que j'ai fait des voyages à pied en kayak aussi en quatre ailes
en voiture donc j'ai un peu expérimenté beaucoup de moyens de transport différents mais ce qu'il
les lit tous quand même c'est c'est le déplacement à pied là pour le coup on est vraiment au rythme
du temps c'est à dire que chaque pas il est il est vraiment il est vraiment calculé chaque
relief chaque boss enfin on le sent vraiment si par exemple il y a des racines si il y a des pierres si
c'est du tarmac si c'est de l'herbe on est vraiment au contact de la nature j'ai fait un marathon
des sables qui me course à pied dans le désert du Sahara de 250 km donc c'est ça là on est
vraiment dans le désert on est on est dans le sable on traverse les dunes on traverse les plaines
un peu rocailleuses on est on est vraiment dans le désert enfin on n'est pas dans un casque
quatre dans un casque à climatiser ou assis sur un domadaire on vit le désert on mange le désert
on respire le désert enfin donc c'est des moyens de de déplacements qui sont qui sont très rustiques
qui sont bah voilà qui sont qui date de la nuit des temps les caravaniers au départ ils partaient
à pied avec leur bête donc c'est le voyage le voyage à pied il est il est très il est très sensible
il est très il est très vrai aussi c'est à dire qu'on triche pas à vélo à vélo on triche pas
non plus mais enfin on utilise comme une machine c'est moins difficile je pense que la marche
quoi que avec le relief dans la caracore mais ouais ça restait quand même sportif mais mais voilà le
vélo c'est il y a ce déplacement il y a ce silence aussi il y a cette facilité aussi de d'avancer
parce que finalement bah on est chargé mais dans nos côtés bah on porte pas le matériel sur son
dos on l'a dans des sacoches qui sont fixés au cadre du vélo et puis on peut quand même porter
pas mal de choses mais rien peut-être pas autant que sur sur son dos donc le vélo c'est un bon
moyen justement de bah de combiner toutes ces choses là c'est à dire se déplacer librement
aller à la rencontre des gens de manière d'une manière assez assez facile et puis et puis
pouvoir parcourir 1300 km en cinq semaines
ce podcast vous est présenté par les haussers réalisé par camille juso mise en monde par l'orique
galiganie avec une musique originale de alissane brassack retrouvé toutes nos histoires sonores
mais aussi photographique et littéraire sur le site internet les haussers et bien sûr sur vos
réseaux sociaux dans le prochain épisode rendez-vous au panama pour une expérience
inédite et humide au contact de la jungle tropicale
on n'est pas obligé de faire d'aller au pakistan à mon sens pour vivre une aventure
hors du commun et l'origine moi je suis normal j'ai je suis né à roi j'ai fait mon collège et mon
lycée à roi et maintenant je vis à paris bah je connais bien la ligne paris roi et cette ligne
elle longe la scène et j'ai toujours eu envie de faire un voyage sur un fleuve et je pars de
verre non direction ma direction roi et puis puis la mer et c'est et c'est une aventure en fait qui
va se révéler complètement génial parce que parce que c'est une époque de l'année où c'est où
les couleurs sont incroyables parce que c'est le c'est le début de l'automne donc les feuilles
commencent à tomber les arbres commence à être un peu orangé un peu vert un peu rouge un peu
jaune il fait un temps royal et la scène est très calme et je suis tout seul sur cette scène
dans ce grand kayak de 2m50 et je défie enfin et les journées des filles et je rencontre des
pêcheurs qu'on appelle des carpistes qui pêchent la carpe et je descends je descends la scène
comme ça au rythme au rythme entre du courant il n'y a pas tellement de courants dans mon esprit je
me disais en fait je vais rien faire je vais juste être assis dans mon kayak et ça va défiler
jusqu'à la mer en fait pas du tout il y avait plusieurs écluses et il se trouve qu'à l'époque où
je me lance sur la scène il y a peu de courants donc je termine par pas gagner un petit peu
même pas mal et au fur et à mesure des jours la scène la scène s'élargit vers la mer et
finalement je passe sous le pont de Normandie qui vraiment qui relie le havre en fleur et je débarque
voilà plus dans une eau dans une eau douce mais dans une eau salée dans la manche et je termine à
en fleur cette fois j'étais vraiment sur le kayak sur le fleuve plutôt que assis dans le train à
regarder le feu