#03 — Le silence du singe araignée, avec Natexplorers

Durée: 45m4s

Date de sortie: 11/07/2018

Retrouver la trace d'un singe disparu depuis le 19ème siècle, c'est le but de l'expédition des deux biologistes Julien et Barbara, regroupés sous le nom de Natexplorers.

Ils s'apprêtent à s'enfoncer dans l'une des zones les moins connues du monde : le bouchon du Darién, à la frontière entre le Panama et la Colombie.

Forêt tropicale et village traditionnel, nous mettons nos pas dans les leurs pour confronter le mythe à la réalité du terrain. 

Les Baladeurs est une émission Les Others. Cet épisode est signé Camille Juzeau, avec une composition musicale de Alice-Anne Brassac et un mixage de Laurie Galligani.

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Les baladeurs, une série audio et aux heures.
Des balades, des balades, des aventures, des mésaventures, en pleine nature.
Prêts pour le départ ? Prêts ? C'est parti !
Lui est grand, brin, boucle aux oreilles et caméra au point.
Son œil de biologiste scanne la forêt tropicale qu'il traverse.
On se trouve à l'extrême sud-est du pays du Panama, dans cette région qui s'appelle le Darien,
qui est court de la côte pacifique jusqu'à la côte carraïbe.
Elle est brune et menue, bavarde avec ses compagnons d'expédition, puis tout à coup,
silencieuse et osagée. Quand s'élève au loin, le cri d'un singe hurleur.
Le mythe de l'enfer vert et réel, c'est vrai que c'est une légende, c'est un mythe.
Ce n'est pas si terrible que ça, la forêt tropicale quand on est préparé,
mais il y a des petites choses qui sont très, très importantes à considérer pour ne pas se mettre en danger.
Julien et Barbara se sont rencontrés sur les bancs de l'université.
Ils sont alors tous deux étudiants en biologie.
Depuis, ils ont fait de la protection de la nature l'enjeu de leurs recherches, mais aussi un engagement de vie.
Ils arpentent les forêts tropicales où se trouve la majeure partie des points chauds de biodiversité.
Là, où la nature est particulièrement riche, mais aussi très fragile.
Il y a tout l'équipement qui est lié à la vie dans des conditions comme ça tropicales.
On privilégie les hamac pour se mettre à l'abri des glissements de terrain.
On préfère que la faune passe sous le hamac, tapir, jaguar, d'autres animaux,
comme ça qui peuplent les forêts du Darien.
C'est très, très important pour nous d'être bien préparés à pouvoir vivre et survivre en forêt tropicale.
On réveille à 1h du matin.
On n'a pas beaucoup dormi cette nuit-là.
On réveille à 1h du matin, les sacs sont bouclés.
On prend d'abord la route panaméricaine.
C'est la seule qui se rend jusque dans le Darien, dans ce territoire panaméen,
qui va jusqu'à la frontière avec la Colombie, le pays frontalier.
On est en minivan, à ce moment-là, avec l'équipe.
On se prend ce minivan sur une route qui devient de plus en plus chaotique.
Évidemment, on va jusqu'au bout.
C'est appel Yavizal, la petite ville juste au bout de cette panaméricaine.
Et puis, c'est là où la route s'arrête.
C'est en 2013 qu'on a fait la connaissance d'un primatologue qui s'appelle Pedro Mendez.
Et après avoir travaillé avec lui, on s'est laissé sur une promesse, les uns envers les autres,
de revenir un jour au Panama et de partir sur les traces d'une espèce de singe,
un singe araigné, en l'occurrence le singe araigné gris, qui est une espèce très particulière,
parce que les seules informations scientifiques qu'il concerne,
elles datent du milieu du XXe siècle.
Il s'agit d'une description, mais pour autant, ce singe-là,
il n'a jamais été observé dans son habitat naturel,
et donc pas observé, ni photographié, ni filmé,
ni travail scientifique réalisé sur le terrain,
les seules travaux scientifiques qui ont été réalisés,
c'est sur des spécimens qui ont été naturalisés et qui se trouvent aujourd'hui dans les collections de muséômes,
à Londres et à Paris.
Donc on s'est laissé sur cette promesse-là de revenir un jour.
Et là, ce qui nous attend, c'est une dizaine de jours aussi devant nous,
avec une équipe de quatre scientifiques panaméens qui nous accompagnent,
qui eux-mêmes ne sont jamais allés sur cette territoire,
puisque ce sont des territoires qui nécessitent des autorisations gouvernementales.
Et voilà, après un long travail, on a réussi à obtenir ces autorisations,
qui concrètement sont arrivées à la suite de nos... à notre tour,
mais en tout cas, on les avait officiellement, en tout cas, oralement,
par tous les postes militaires, etc.
Régions très isolées, où on trouve tout un tas de difficultés,
donc des difficultés d'accès, parce qu'on est sur une zone de marée
et de forêt tropicale.
Et puis, des difficultés, cette fois, liées à l'homme,
parce qu'il y a présence d'hommes, certes, très peu,
mais beaucoup d'activités illicites, narcotrafic,
trafic d'être humain aussi, il y a beaucoup de réfugiés,
qui transitent par le Darien pour espérer un jour se rendre jusqu'aux États-Unis.
Le trafic d'animaux, le trafic de minerais, le trafic aussi de descends,
ce rare d'arbres, donc il y a un peu, il y a un peu tous ces trafics-là
qui se retrouvent concentrés dans le Darien.
Et c'est ce qui en fait une zone un peu aux allures de poudrières
et c'est ce qui rend l'accès compliqué et dangereux en partie à cette zone-là.
On arrive jusqu'à un port qui s'appelle Puerto Quimba
et dans ce petit port, on a rendez-vous avec les militaires, les gardes frontières,
qui ne sont pas là encore.
Et on les attend, patientement, jusqu'à leur arrivée.
Il faut comprendre aussi que les conditions de navigation fluviales sont toujours aléatoires.
Donc on joue avec les marées qui influent aussi sur les fleuves.
Et on va passer aussi par la mer.
Donc il était important qu'on puisse être sur les horaires de marées les plus hautes
pour passer des fleuves jusqu'à l'océan pacifique, puisque c'est là que nous allons.
Là on est censé partir juste derrière sur l'embarque Adair,
direction Cocalito pour 3-4 heures de bateau.
Voilà, on a hâte.
Et là les gars sont en train de charger le bateau derrière,
donc on va aller leur donner un coup de main.
On y va.
On se trouve sur une lancha, donc un grand bateau à fond plat
avec les militaires qui nous accompagnent.
Le fait que la zone soit très sensible avec la présence de groupes de groupes
par militaires d'anciens pharques et la présence de narcotraficants,
on est obligés d'avoir cet escort avec nous.
Nous allons pendant à peu près 6 heures prendre ces bateaux.
Ce sont des bons bateaux, les militaires, ils sont très bien équipés.
Je crois que de mémoire on avait 4 moteurs à 200 chevaux.
C'est assez extraordinaire de voir ça, la vitesse et la puissance de ces bateaux.
Et donc on arrive au bout de 6 heures, sous un grain pas possible.
C'était vraiment la forêt pluvieuse, la tropicale.
Cette attraction pour la pluie, c'est pas pour rien qu'elle est luxuriante.
Donc on prend régulièrement quelques ondées, quelques tempêtes.
Et là c'était le cas sur le bateau, donc ça fouette bien
quand on est avec des moteurs comme ça qui nous poussent.
Mais c'était sympa et ça donnait peut-être un sens un petit peu fin du monde,
ces paysages, on a longé la côte pacifique panaméenne
jusqu'à quasiment à la frontière avec la Colombie
pour rejoindre le dernier village, le plus éloigné du Panama qui s'appelle Cocalito.
Donc on arrive 6 heures plus tard à Cocalito, en tout cas,
aux abords de Cocalito, c'est-à-dire en mer,
à aller à 150-200 mètres du rivage.
Mais on ne peut pas accoster parce que la mer est trop forte.
Donc là on est dans la houle à attendre que la mer se calme,
ce qui n'arrivera jamais.
Et finalement, à force de signe, et là il y a une petite barque,
une lente chaque qui est venue avec un tout petit moteur
pour faire des allers-retours entre nous, le bateau et jusqu'à la plage,
en surfant, ça a été vraiment une arrivée assez chaotique et effrayante aussi
puisque on a laissé tout le matériel dans un premier temps.
En le regardant, il faut imaginer les vagues qu'emporte la lente chaque,
on ne la voit même plus.
Et puis elle accosse finalement, et là tout le monde sort le matin,
on voit au loin les sacs sortis, on fait ouf, tout le monde est content,
c'est une première victoire.
Puis après c'était à nous aussi de ne pas tomber à l'eau,
même si on s'y préparait un petit peu, on a tous enlevé nos grosses bouts,
etc., au gazon, il fallait nager jusqu'à la côte.
On arrive jusqu'à la plage, tout le village est là pour nous accueillir,
en tout cas tout le village est là pour voir notre arrivée,
peut-être pas pour nous accueillir à ce moment-là.
Et puis on se regarde les uns les autres et il y a ce décalage qui est là.
Curieux, ça c'est certain, autant de curiosité je pense peut-être d'une certaine appréhension de leur part,
qui est tout à fait justifiée puisque je crois qu'on est parmi les seules personnes occidentales
qui nous aient pu voir de toute leur vie,
même les Panaméens qui nous accompagnaient, qui ressemblaient énormément,
on va dire si on peut dire ça comme ça,
qui ressemblent énormément au garde-frontière finalement,
qui sont les représentants de la ville pour eux.
Donc on était vraiment nous, Julien et moi, c'est vrai les deux blancs occidentaux.
On s'observe les uns les autres,
donc il y a les enfants qui commencent à s'approcher, à venir nous voir,
à nous détailler comme ça,
regarder mon tatoueur, regarder mes persingles aux oreilles,
ça les interrogeait beaucoup.
Et puis les hommes rapidement nous aident à ramener nos affaires jusqu'à une palapa,
une petite caoutte totalement vide et il n'y a que dans un coin
où on retrouve une figure christique.
Avec plein de colliers, argentés, dorés,
donc il y avait cette espèce de mausolée d'une certaine manière,
de culte chrétien,
ce qui paraît quand même très très étrange,
au milieu de nulle part, très loin des traditions de ce peuple en Verraounane,
qui n'est pas du tout chrétien de manière traditionnelle,
et qui est plutôt proche de l'animisme, etc.
Mais voilà, il y a eu des colons qui sont arrivés jusqu'à eux,
et qui ont d'une certaine manière proposé ou imposé,
ça dépend de la manière dont on voit les choses,
mais en tout cas cette religion,
qui est devenue un mix très intéressant de croyances de ces gens-là,
donc on est accueillis dans cette case-là.
On arrive, on pose tous nos sacs,
on est un peu épuisé, il faut le dire,
parce que le voyage a été long,
il doit être 16h dans l'après-midi.
On s'installe tranquillement, on installe notre camp de base,
avec les hammocks, on sort le matériel scientifique
pour voir s'il en rend bon état.
Cette cabane est percée à certains endroits,
on a des petits interstices par lesquels on commence à percevoir
les visages des enfants qui nous observent,
on voit leurs yeux passer d'un trou à l'autre.
Le chef du village vient nous voir, le casique,
et on convient rapidement avec lui d'organiser en fin de journée
une charla, une discussion pour se présenter,
des uns après les autres, des scientifiques,
en tout cas des membres de l'expédition.
Ce village, Coca Lito,
est un petit village de 90, 100 personnes,
qui appartiennent tous à une même famille.
C'est un village d'une communauté amérindienne,
indigène autochtones qui s'appelle les Ambeira-Wenan.
C'est le village le plus proche de la zone identifiée
dans la bibliographie, de potentiel présence du singe
hariniagri, de cette espèce de singe que l'on cherche.
On rendez vous à l'école pour ce qu'on appelle une charla.
Abel spécialise des reptiles et des amphibiens,
dit ce qu'il va faire, monte sur un guide,
ce qu'il cherche, lui il est intéressé par les grenouilles,
les serpents, tout le monde dit oui, moi j'en ai vu,
alors ça commence comme ça, ça parle dans tous les sens.
Après évidemment, on avait un autre spécialiste
des singes avec nous, Pedro, un primatologue.
Pareil, on sort le poster, en l'occurrence je me souviens
très bien, c'est moi qui l'ai fait,
donc je déroule le poster avec toutes les espèces de singes
panaméennes, et là les enfants s'aggloutient
autour de moi, je ne pouvais plus respirer,
ils regardaient, je sais comment ça s'appelle,
ça c'est quoi, mais ça c'est si, et ça je l'ai vu,
et il y en a là-haut sur la colline, mais ça,
mais c'est quoi ce singe, ça ressemble pas à ce qu'on connaît.
Donc voilà, ça ça a été pour les singes,
on a eu plein de rencontres comme ça, thématiques
sur les disciplines des uns et des autres,
et c'était sous gagné en fait, on n'a vraiment pas eu
ni de barrière, ni de confrontation,
la petite chose qu'il a fallu régler très rapidement,
c'était le but de notre présence,
et quand ça a été expliqué, il n'était plus question par exemple
d'argent, allez-vous nous donner de l'argent
par personne, par jour pour votre présence,
parce qu'ils entendent les histoires des autres villages
qui peuvent être des villages qui accueillent des touristes,
eux ça leur arrive jamais, puisque c'est un village
qui n'est pas du tout visité, mais ils ont déjà entendu ça,
évidemment ça fait écho à des choses qu'ils ont pu entendre,
donc très vite on a abordé ça.
Puis on s'était préparé à parler le dialecte aussi
en Béraounane, c'est-à-dire avec 10 mots en poche,
parce que franchement c'était pas du tout de nos connaissances,
et finalement on s'aperçoit que les enfants nous parlent tous espagnols.
Et ça c'est la première découverte,
non seulement la première découverte, c'est que la plupart d'entre eux
portent des maillots de foot, donc déjà ça nous a un petit peu interpellés,
quand aux femmes elles sont encore habillées en tenue traditionnelle,
mais pour le coup les enfants sont tous en tongue, short, t-shirt,
la plupart du temps.
On imaginait un village traditionnel encré
dans une vision de la fourre tropicale
que l'on a des expéditions du XIXe ou XVIIIe siècle.
Donc on imaginait des emberes à gounane qui ont encore des traditions
qui sont très ancrées avec des tenues traditionnelles,
avec des peintures traditionnelles aussi,
parce que ça fait partie de leur culture.
Et puis on comprend très vite que le monde moderne
avec des grosses guillemets,
il s'est distillé aussi juste que là-bas,
alors qu'on se trouve dans le village le plus au sud-est du Panama,
donc on a un endroit où il est quasiment impossible d'aller.
Et face à nous on a des hommes et des femmes,
notamment des hommes qui portent des maillots du football club de Barcelone,
qui sont des choses qui viennent de Panama City,
alors que la plupart de ces gens-là ne sont jamais allés en ville.
Mais donc tous ces éléments de la société moderne
arrivent jusqu'à Coquelito,
parce qu'on y trouve une antenne
de des forces militaires panaméennes.
Et notamment, et ça c'est la deuxième partie du choc esthétique,
des antennes, des antennes satellites pour capter la télé.
Donc la télé est présente à Coquelito.
Et donc on avait devant nous ces paraboles
qui étaient sur chaque toit de palapa,
alors que les palapas sont traditionnels,
c'est vraiment l'habitat juste fait avec des planches de bois,
une échelle en bois qui permet de monter parce qu'on est sur des pilotis.
Donc là on est dans l'espace de quelques secondes,
vraiment un claquement de doigts,
on est sortis d'une vision nous qui était un petit peu...
un peu idoine de ce que pouvait être ce village,
à la réalité des faits.
...
50, 7, 1, 640.
Son de la forêt, l'osgoitou sauce.
...
...
Bonaret qui est avec nous,
qui est fan des petits déjeuners et des déjeuners et de diner,
a déjà préparé le cafécito,
il a déjà préparé le café,
et le riz il est prêt aussi.
Et il s'est levé une demi-heure, une heure avant nous,
il doit être six heures du matin,
et là on part, on se lève, on prend nos sacs,
nos sacs sont déjà faits en général, la veille.
Me voilà accompagné,
la plupart du temps, je suis accompagnée de six hommes.
On a chacun nos équipements qui sont très très légers,
pour le coup pour la journée.
Pedro est bien équipé aussi,
je le vois là il a plein de matériel,
parce qu'il a plusieurs pièges photographiques généralement apposés,
et puis il a toujours ses filets de capture pour les chauves-souris,
et les chauves-souris c'est qu'en soirée,
mais ils emmènent quand même avec lui,
donc c'est un petit équipement qui prend aussi de la place.
On est dans un climat chaud, humide,
et quand bien même, ce sont toujours des très bons souvenirs par la suite.
Sur le moment, on peine,
on peine parce que la l'humidité est constante,
et on y présente et opressante.
Quand il y a énormément de pluie,
on a envie de se protéger de la pluie,
et on est trempé quand même de soeur,
à grimper, etc.
Je me retrouve dans cette sensation
de j'ai plongé dans une piscine,
et c'est juste désagréable au possible,
parce que je suffoie quand même de la chaleur.
Plus les moustiques, dont on essaye,
on essaye toujours de se protéger des moustiques,
et d'autres insectes,
parce qu'il n'y a pas que les moustiques
qui nous embêtent un petit peu de temps en temps dans la journée.
La première sensation,
et il ne faut pas se mentir,
c'est sans doute de l'inconfort,
parce que les peuples autochtones
avec qui on est partis,
les Amberas et les Wunan, eux,
ils ont une familiarité avec la forêt,
parce qu'ils vivent au contact de cette forêt
au jour le jour,
et nous, en tant que hommes et femmes
occidentaux,
on a perdu
une partie, en tout cas, de notre connexion
à cette nature.
Ça peut paraître paradoxal,
mais la première sensation, c'est un peu comme un déracinement.
Alors qu'au contraire, on devrait se sentir enraciné
entouré de ces grandes arbres dont on aperçoit
comme ça, les racines qui courent
sur le sol de la forêt.
Il y a aussi une fatigue mentale,
parce qu'on a beaucoup de sons
qui nous environnent,
et on a beaucoup de moustiques qui nous environnent aussi
de très près, et donc on est toujours
sur nos gardes à regarder ce qui se passe.
On regarde en haut pour éviter les chutes de branche,
on regarde au sol pour éviter que nos pieds
se prennent dans des racines,
ou dans des ornières, ou des choses comme ça,
et on regarde tout autour de nous, pour le travail scientifique,
parce qu'on est là pour vraiment mener
un inventaire de biodiversité, donc on a obligé
de vraiment scanner comme ça la végétation
pour trouver des amphibiens, pour trouver des serpents,
plus haut dans la canopée pour les oiseaux
et puis pour les singes,
et on regarde au sol pour tout ce qui est
insecte, serpents, qu'il pourrait
ramper au sol et autre reptile.
L'objectif, c'est aussi de ne pas avoir
une rencontre malencontreuse avec
l'un de ces éléments du paysage
de la biodiversité local.
Donc il y a tous ces sentiments-là
qui se mêlent. On n'a pas l'habitude
d'avoir cette combinaison entre
une chaleur qui est très forte
et de l'humilité qui a 100%
dans ce type de forêt tropicale,
qui nous met dans une étuve comme ça,
et petit à petit, c'était une étuve un petit peu comme dans un sauna,
finalement, elle nous fait
accéder à une sorte de bien-être,
et là, on a nos sens
qui s'ouvrent à la forêt grâce
à ce cesseau de sensations
que nous entouons, on devient
plus fatigued plus à l'écoute
de la nature qui nous enviore.
Don Pacheco nous propose
de nous accompagner sur ce secteur.
C'est sans doute la personne qui est la mieux
placée parce qu'il connaît très bien la zone
et qu'on a notamment les chemins pour s'y rendre
et les raccourcis.
C'est un personnage qui est très attachant
et la première chose qui est étonne
quand on est face à lui,
c'est qu'il a des traits qui sont très juveniles
alors qu'on peut estimer qu'il avait
70 ans cet homme.
C'est le patriarche.
C'est vraiment la figure du père,
c'est la clé de voûte du village.
Quand il était jeune,
il avait vraiment un mode de vie
traditionnel pour les emberas de l'époque.
Les emberas ils sont considérés,
en tout cas ils étaient considérés
comme un peuple marcheur.
Et le corollaire de ça, c'est un peuple marcheur-chasseur
qui parcourait des distances
très importantes en forêt.
Le long de ce sentier que eux-mêmes
avaient façonné de par leurs alers
tour et les échanges entre villages.
Ils ont vraiment gardé
ce distinguo entre
les dariens ni taz, donc ces descendants
des esclaves noirs qui vivent dans les villes
portures aux embouchures et les emberas
qui traditionnellement continuent à vivre
le long des fleuves et ensuite
vont se disperser en forêt
pour continuer à chasser,
aller chercher certaines plantes.
On passe à côté d'une cascade
magnifique.
Là on est sur le bord d'une rivière
et il y a cette cascade,
il faut imaginer une cascade paradisiaque,
tout simplement, une hauteur-coise,
des fougères arborescentes
tout autour de cette cascade,
Abel, l'herpétologue,
tout de suite enlève son t-shirt,
se met en calçon, plonge dans la riz,
plonge dans la cascade,
va se mettre sous la cascade.
Et dans le patchéco, il a lui
ce souvenir de ce mode de vie
traditionnel
d'éambérat de coquelito
qui petit à petit
a laissé place et lui, de par son âge,
j'imagine qu'il a vécu
toute cette transition
d'un mode de vie de marcheur-chasseur
à un mode de vie de pêcheur.
Et donc petit à petit, cette communauté
s'est tournée vers la mer,
elle était polarisée vers la forêt
et petit à petit, on a cette polarité
qui s'est tournée
comme s'il y avait un magnétisme
de l'océan vers eux.
De trois d'entre eux plongent et ont bien raison.
Et puis il y a Don Petschekko
qui, malgré une journée pas facile
de marche,
se retrouve
à aller au beau milieu
de l'île-la-rivière,
il nage avec ses bottes,
je ne sais pas pourquoi,
il garde ses bottes,
qui sont trempées, qui sont pleines d'eau,
et il se met sur ce petit rocher
en plein milieu de la rivière
et il s'allonge
et il contemple le paysage autour de lui,
il a le sourire
jusqu'aux oreilles
et il reste comme ça, avec sa brindille
dans la bouche.
Et voilà, c'est le patriarche, c'est le chef de ce village
et qu'il est là tranquille
et qu'il contemple la beauté de ce paysage
et en le voyant
comme ça
aussi contemplatif et heureux
on mesure
toute la richesse
à la fois de l'environnement
leur propre environnement, leur territoire
mais aussi de leur
de leur mode de vie.
Et puis on continue notre chemin
et petit à petit on s'enfonce
dans la forêt.
Là, il y a un choix quasi philosophique
qui se dresse devant nous,
c'est est-ce qu'on pousse
l'exploration dans la forêt,
la voie terrestre
ou est-ce qu'on choisit
de suivre la voie fluviale
avec une marche plus facile
donc on décide
de suivre la voie d'un petit cours d'eau
qui chemine le long d'un vallon
entre deux versants
recouvert par la forêt.
...
Et ce qui nous étonne à ce moment-là,
c'est que la forêt est quasi silencieuse.
On entend par ci par là
mais comme un écho
quelques oiseaux, notamment des perroquets
qui survolent la forêt,
des haracloreoptères magnifiques
et on a leur cri comme ça,
roque qui résonne mais très loin
dans la forêt.
On entend pas de singe alors qu'on est au tout début
de la journée alors qu'on sait très bien
que les singes hurleurs
témoignent de leur présence
en forêt au lever, en hurlant
comme ça dans la forêt, avec des cris
qui s'entendent à 3, 5 km à la ronde
et on n'a pas ça dans notre environnement sonore.
On a très peu d'oiseaux,
très peu d'insectes
et c'est paradoxal parce que la forêt
qui est face à nous, elle nous paraît assez bien préservée
et paraît vite de vie.
...
Cette journée-là, on n'a pas trouvé un seul singe,
on n'a pas entendu un seul singe
et c'est pas normal, c'est juste pas
en fait, ça ne devrait pas être comme ça.
...
Les premières heures de marche
au sortir de Coquelito
sont principalement des traversés
de bananes raies, de bananes plantains
et les bananes plantains,
quand on voit les centaines de mètres cultivés
et les hectares cultivés
de bananes plantains, on se doute
évidemment à ce moment-là
que ce n'est pas pour la consommation
du village de Coquelito de 100 personnes.
C'est évident, ça va ailleurs
ces bananes plantains et on apprend
plus tard avec des discussions
avec l'équipe et le village,
avec les membres du village
que ces bananes sont récupérées
par le gouvernement et c'est
un petit peu la monnaie d'échange
pour pouvoir rester sur ses propres terres.
Donc ça, c'est le deal avec le gouvernement
ce qui crée des tensions toujours
et une sorte, en tout cas nous,
on le considère comme ça,
mais une sorte peut-être
desservissement de ces populations-là, c'est-à-dire
produiser des bananes plantains
sur vos propres terres et vous pouvez
y rester. Et quand on connaît
l'attachement de ces peuples à la terre
à leurs origines,
à leurs traditions qui sont très liées
avec le sol en fait, et la forêt
et l'environnement, on se dit
qu'ils n'ont pas d'autre choix que de rester
à cet endroit-là et de serrer la main
des personnes avec lesquelles
ils font ce type de transaction.
Les bananes raies, c'est terrible
parce que
ça épuise le sol, ça épuise la forêt
et là on traverse
des bananes raies, là les bananes raies
c'est assez joli quand même, donc c'est très vert, etc.
Mais la plupart du temps,
au bout de quelques années,
les bananes raies ne sont plus assez productives
donc on les brûle. Et quand on les brûle
et qu'on traverse ça pendant
parfois une heure, une anée,
deux heures de marche, que sur des cendres,
que sur des palmes, c'est
extrêmement triste. Et cette journée là
on est épuisé parce que
on a traversé
peut-être
trois heures, là on est à trois heures de marche
et trois heures de marche de chaos total
de désert
et on est quand même
dans le cœur
d'une réserve parmi les plus
emblématiques de toute l'Amérique centrale
on est dans le bouchon du Darien
si on dit bouchon, c'est pas pour rien
c'est parce que c'est censé être inextricable
c'est censé être une forêt luxuriante, primaire
et là c'est pas ça.
On est beaucoup sur la forêt secondaire
donc ça se décèle
par la présence d'une forêt
très désorganisée
et très jeune. Donc on sait
déjà que on est face
à des cycles différents
donc de destruction
de la forêt pour de la culture en général
on anticipait
peut-être à tort
que les dégâts
environnementaux n'avaient pas atteint cette zone
et quand on pense qu'on va
explorer un territoire luxuriant
et qu'on est face à ça
c'est dur.
...
...
On est la veille de notre
notre départ de coquelito
et
comme une électricité
dans le village
il y a quelque chose qui se passe
il y a les enfants qui courent partout
ils viennent nous voir assez régulièrement
par les trous permis
par les plantes de notre palapa
on commence à entendre
des percussions au loin
et on devine que les femmes
qui s'apprêtent à danser
pour nous d'une certaine manière sont en train de s'entraîner
et donc tout le village
ce jour là est en train de se peindre
avec des maquillages traditionnels
des tatouages traditionnels
qui ont pour particularité
d'être représentatifs
souvent d'emblème de la nature
par baray la première
à passer sous les peignes à peinture
des femmes du village
le jus du ragua qui a été pressé
par ces femmes la veille
a été disposé
dans l'enveloppe
d'une sorte de courge
et ça forme comme ça un petit bol
et donc elle trempe le peigne
qui est fait de plusieurs pics
et le peigne est passé
sur la peau de Barbara
pour dessiner comme des sillons
beaucoup les félins pour les hommes
beaucoup d'autres animaux
plus type oiseaux
pour les femmes
ce qui est assez marquant
sur cette expérience là
on sent que les jeunes femmes
ne sont pas sûrs de leur geste
pas sûrs de leur trait
c'était peut-être la première fois qu'elles le faisaient
qu'elles le faisaient à des personnes autres
que des personnes au sein de la communauté
et c'est des maquillages
qui concernent que la partie base
du visage
donc en général on passe pas la partie
la partie supérieure
on reste sous la bouche
et c'est des maquillages
qui recouvent beaucoup le menton
la partie inférieure, la machoie
avec les peintures traditionnelles
en berra-wunan qui sont faites
à partir d'un fruit
qui s'appelle le ragua
qui est de la même famille du café
et qui a pour particularité
au tout début
d'être blanc donc quasiment invisible
sur la peau et puis après quelques heures
après une journée, petit à petit
le pigment s'oxydent
et devient totalement noir
et donc on a sur la peau un tatouage
temporaire mais qui dure quand même
sur une semaine, deux semaines
voire davantage donc on sait à ce moment-là
qu'on va rentrer en France avec des peintures
sur le corps, on espère peut-être pas trop
au niveau du visage
je ne comprends pas à ce moment-là
que c'est quelque chose qui se passe pour nous
et puis petit à petit
les percussions
elles gagnent en intensité, elles commencent
à se rapprocher
et ça nous réveille forcément
on saute de notre amas, qu'on sort de la palapa
et là on voit
les premières femmes se diriger
vers l'équivalent de la place du village
qui est un petit peu plus proche
de la plage que le reste du village
donc elles avancent
sur cette zone
de sable de terre battue
c'est les enfants qui les
précèdent
ils sont ecstatiques, les enfants
ils crient, ils sautent
et les femmes arrivent comme une procession
les unes après les autres pas tout à fait à l'aise
elles sont peintes
de la tete au pied
de la mâchoire inférieure jusqu'au pied
et elles ont revêtue leurs tenues traditionnelles
des tenues qui sont très colorées
les femmes elles se sont fait belles
c'est beau à voir, toutes les jupes traditionnelles
elles ont pas toujours les hauts traditionnelles
donc par contre c'est un soutien gorge moderne
avec une jupes traditionnelle
ça c'est drôle les mixtes
et ces gens traditionnels
en fait on se rend compte
qu'elles ne les connaissent pas vraiment
puisque la matriarche du village
est la seule aujourd'hui
à parler intégralement
et manière très correcte
le dialecte
en berra
et elle est en train
d'apprendre
les chants traditionnels
aux femmes du village qui sont
ni plus ni moins que ces belles filles
là on est au sein d'une communauté familiale
ça ne saute pas aux yeux comme ça
quand on voit 90 personnes vivent dans un village
mais voilà c'est vraiment la même famille
mis à part les femmes
qui en fait elles viennent
de colombie
Héroine nous explique
que
sa femme vient du marché colombien
alors on a un petit moment de
je me suis dit on est là mais
ta femme vient du marché
on comprenait pas le lien
on pensait même qu'on comprenait mal son espagnol
et dit si si, quand je vais vendre
mon poisson
et mes frères vont vendre mon poisson
quand il est temps d'avoir une femme
on essaie de trouver une femme sur le marché
bon évidemment c'est pas acheté
mais c'est une femme concrètement ça voulait dire
que sur la place du marché, à l'endroit du marché
ils allaient trouver leur femme
la femme de leur vie
lui demander de
les rejoindre dans leur village
de coquelito qui était d'autre côté la frontière
et quand elles acceptent
ces femmes là se retrouvent
dans village de coquelito
déconnecter
totalement de leur vie
en ville
et j'ai vu ça aussi dans les regards
et bien sûr dans les échanges avec ces femmes
on a parlé de vêtements
de
elles avaient des shorts en jeans
qu'elles avaient ramené de colombie
du marché aussi c'est toujours au marché
qu'on achète tout là bas
et elles commencent à danser
elles commencent à danser au rythme
des percussions
il y en a certaines qui ont entre leurs jambes
des sortes de petits tambours
qu'elles vont percuter avec leurs mains
et elles commencent comme ça
une danse un petit peu comme un cercle
et un rythme
un rythme très lancinant
c'est quasi hypnotique
on a donc cette ronde
avec ces femmes qui dansent
et puis leur corps
qui va de gauche à droite
comme ça de manière très rythmée
et on se laisse nous appeler dans cette ronde
donc au début
les femmes elles sont pas totalement à l'aise
elles chantent pas très fort
on sent une certaine retenue
et puis il y a les hommes
qui ricanent un petit peu de leur côté
nous face à cette situation
on essaie de les encourager un petit peu
donc on commence à applaudir au rythme
au rythme de leur danse
au rythme de leur chant
et puis il y a les hommes qui commencent à s'y mettre
les enfants et là ils gagnent en confiance
et là on sent qu'ils commencent vraiment
à prendre du plaisir à le faire
et continue donc ce cercle
qui se répète
au total elles effectuent 4 danse
et parmi ces 4 danse
il y en a deux qui sont très marquantes
il y a la danse du hamaka
donc très lancinante de gauche à droite
pour mimmer, imiter le mouvement du hamak
quand on se trouve dedans comme ça
et donc avec leurs pieds
qui vont à gauche
qui vont à droite par des petits sauts au rythme des percussions
et puis une autre danse
toujours en cercle
toujours assez hypnotique
on a quasiment l'impression d'être dans un rythme
chamanique
on est quasiment dans un état second
cette danse c'est la danse du guacamaya
et le guacamaya en espagnol
c'est
c'est le hara
c'est le grand perroquet
caractéristique des forêts d'amérique latine
d'où le fait qu'elles sont en train de déployer leurs bras
pour mimmer les perroquets
et avec ces gestes de gauche à droite
comme pour exprimer le vol du hara
et c'est une très jolie danse
on a passé beaucoup temps avec les hommes
en forêt qui nous ont servi de guide
d'interprètes de la forêt même plus que de guide
et puis on a passé peu de temps
avec les femmes
finalement parce qu'à chaque fois on revenait tard le soir
et c'était important de vivre ça aussi avec elles
et je pense que c'était aussi important
pour elles
On est sur le point de quitter le visage de coquelito
on s'installe
au bord de la plage avec Roine
Roine c'est vraiment la personne
avec laquelle on a le plus connecté
Lui il s'assoit dans une pirogue
qui est là
il a le visage peint avec les peintures traditionnelles en berra
donc on est là tous les trois
avec Barbara on est
on est là pour les trois

nous assis dans le sable
lui assis dans la pirogue
et puis très naturellement il commence à nous parler
à nous dire que
qu'eux
ils ne sont pas riches d'argent
mais ils nous disent, ce sont ces mots à ce moment là
qu'ils sont riches de la nature
parce que la nature
la mer leur apporte le poisson
la forêt leur apporte
les manques, les noix de coco, le manioc etc
et les produits de la chasse aussi
mais voilà ces mots qui sont très forts
et qui pour nous résonne énormément
parce qu'on ne peut pas espérer
protéger une forêt comme le Darien
et qui joue un rôle crucial
dans le maintien de la biodiversité
entre Amérique du Nord et Amérique du Sud
on ne peut pas imaginer une conservation
de la nature où on met l'homme
et les populations indigènes de côté
il faut faire avec ces communautés locales
et il faut surtout apprendre d'elles
parce qu'elles et savent vivre avec la nature
et pas au profit et au détriment de la nature
parmi les crimesisés
il faut un flexibilité
puisqu'il faut tout simplement
avoir un beau niveau
COMP希望
allez laissezprisingly



sac, il y avait deux-trois mangue qui nous étaient offertes et notamment une qui était
vraiment mangue verte pour le coup et avec Julien on s'amusait à se la lancer l'un l'autre
voilà un peu pour passer le temps et ce moment là c'est drôle parce que les enfants sont venus
mais assez facilement vers nous à ce moment là encore une fois par pure curiosité pourquoi
ils se lancent une mangue en tête là il y en a un nous qui décide hop de lancer une mangue à un des
enfants qui nous regardait hop il la trappe au vol et puis le jeu est né comme ça et là les enfants
ils montent un filet improvisé avec un filet de pêche sur la plage et on se lance la mangue
telle telle un espèce de volet de bitch volet on est dans le dans la petite landchai qui nous
apporte jusqu'aux bateaux militaires qui nous attend derrière la derrière la barre de vagues de
coccadito on regarde en arrière le village de coccadito en ce et là on se dit on a vécu des
choses qui étaient tellement fortes poignants de puissantes en si peu de temps on a créé un lien
et qu'on est déjà en train de démailloter comme si on était en train de démailloter une pelote de
laine d'en essayer de remonter le fil et on reprend le bateau et puis et puis le mode de transport
le bateau ça a quelque chose de pour moi c'est le meilleur moyen de quitter quitter un endroit on
voit on voit les paysages défilés et le fait que les paysages défilent c'est c'est une conclusion
en soi c'est comme si on fermait le bouquin c'est comme si on fermait l'aventure l'histoire et on
voit on voit le tracé on voit les images on voit tout tout tout revient comme un espèce de
livre en accéléré et ça forme une conclusion en soi on arrive à un endroit qui était le point de
départ et voilà l'aventure est terminée plein de belles choses et plein de promesses surtout
et le sang jaregnier me demanderait vous julien barbara n'ont pas retrouvé sa trace lors de cette
expédition mais l'orchestre continue et il prépare déjà un nouveau départ en forêt tropicale pour
2019 en attendant en face à face avec l'animal mythique c'est une connaissance plus juste de
leur terrain d'études qu'ils ont trouvé débarrassé du mythe du bon sauvage et de celui de l'enfer
vert leur constat est le nôtre le monde moderne a déjà atteint les endroits les plus inextricables
ce podcast est une production les osers signait camille juso avec une composition musicale de
alissane brassack nous remercions également l'oreille galigani pour la mise en ondes les ambiances
sonores qui vous sont accompagnées tout le long de cette histoire sont des enregistrements originaux
capté par nos deux balles d'or du jour
cette histoire vous a plu dites le nous sur vos applis avec des clics ou des étoiles pour que nous
aussi nous puissions vivre et survivre dans la jungle des internets et continuer de vous proposer
d'autres récits d'ailleurs étant dit que le rythme des dames dames s'éloignent il reste juste le
temps de vous donner rendez-vous dans 15 jours pour une session marine au coeur de vagues géantes

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Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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