#80 — La face cachée de l'Europe, avec LouanneManShow

Durée: 36m31s

Date de sortie: 03/07/2024

Des maisons blanches avec des toits bleus en forme de dômes, une minuscule église rose accrochée sur une falaise, et la mer qui s’étend à perte de vue, frappée par le soleil. Voici la photo parfaite de Santorin, petite ile des Cyclades Grecques qui ressemble à un paradis.


Mais Santorin est devenue l’une des destinations les plus touristiques d’Europe. Chaque été, des millions de personnes s’entassent sur ce bout de Terre de 80km2. Et tout le monde repart avec sa photo mythique, qui se reproduit à l’infini sur les réseaux sociaux.


Louanne Carmona, qui partage ses aventures sur Youtube depuis plusieurs années sous le nom LouanneManShow, a voulu s’y rendre avec son ami Matéo pour voir l'envers du décor. Passionnés de train et de voyages lents, ils ont voulu y aller par la Terre, pour montrer tout ce qu’on loupe sur le chemin quand on prend l’avion.


Car entre la France et la Grèce, il y a un bout d’Europe. L’Europe des villes dont on parle peu. L’Europe des cultures méconnues, dont la vie quotidienne renferme des trésors à qui sait les voir. Car comme le dit si bien l’adage : l’important n’est pas la destination, c’est le voyage. Surtout, quand la destination a bien des choses à cacher.


Retrouvez Les Baladeurs sur :
Les Others

Spotify

Apple Podcasts

Deezer

YouTube

Ausha

En RSS
Un épisode réalisé par Thomas Firh, assisté par Nicolas Alberty. Le récit a été présenté par Clémence Hacquart, la musique est composée par Nicolas de Ferran. Chloé Wibaux s'est assurée du montage et Antoine Martin du studio Krispy Record du mixage.
La saison 7 des Baladeurs est soutenue par Columbia.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Or, en donner un jour ou partez pour toujours avec Colombia.
La marque conçoit des vêtements, des chaussures et des accessoires intégrants des technologies testés en conditions réelles depuis plus de 80 ans.
Pour les passionnés d'aventure du monde entier.
Colombia est fière d'accompagner le podcast Les Balladeurs.
Les Balladeurs.
Récite aventure et de mes aventures en pleine nature.
Un podcast du média Les Ozzers.
Rendez-vous sur notre site leozzers.com, L-E-S-O-T-H-E-R-S.com
Pour découvrir notre magazine papier, la carte méthode recto-verso pour organiser vos aventures en France et tous nos autres formats.
Des maisons blanches avec des toits bleus en forme de dôme.
Une minuscule église rose accrochée sur une falaise.
Et la mer qui s'étend à perte de vue frappée par le soleil.
Voici la photo parfaite de Santorin, petit île des cyclades grecs qui ressemble à un paradis.
Mais Santorin est devenu l'une des destinations les plus touristiques d'Europe.
Chaque été, des millions de personnes s'entassent sur ce bout de terre de 80 km2.
Et tout le monde repart avec sa photo mythique qui se reproduit à l'infini sur les réseaux sociaux.
Luan Carmona, qui partage ses aventures sur YouTube depuis plusieurs années sous le nom Luan Mancho,
a voulu s'y rendre avec son ami Matteo pour voir l'envers du décor.
Passionnés de trains et de voyage lents, ils ont voulu y aller par la terre
pour montrer tout ce qu'on loupe sur le chemin quand on prend l'avion.
Car entre la France et la Grèce, il y a un bout d'Europe.
L'Europe des villes dont on parle peu, l'Europe des cultures méconnues,
dont la vie quotidienne renferme des trésors à qui s'allait voir.
Car comme le dit si bien l'Adage, l'important n'est pas la destination, c'est le voyage.
Surtout quand la destination a bien des choses à cacher.
Quand j'étais petite, je prenais le train tout seul pour aller chez mes grands-parents dans le sud.
Moi j'avais petit dans les montagnes et donc ça a toujours été une grosse aventure en fait le train.
C'était surtout la liberté en fait.
Je pouvais me déplacer dans toute la France, j'avais 13 ans, j'avais ma grosse valise
et je traversais la France, c'était ouf.
Et après j'ai commencé à voyager quand j'avais 19-20 ans.
Dans mes premiers voyages, j'ai commencé à faire du train et ça m'a fait kiffer.
Je me suis dit mais évidemment qu'on va voyager en train.
J'ai décidé de partir en Grèce en train pour le kiff.
A la base c'était vraiment le kiff, je suis partie avec mon copain Matteo.
On a l'occasion de travailler un peu partout donc on s'est dit on va faire une grande aventure en train.
On s'est dit on va aller dans le sud de l'Europe.
Moi j'étais jamais allée, je suis allée dans quasiment tous les pays d'Europe en train,
ce qui est ouf mais j'avais jamais fait les Balkans et tout.
Du coup je me suis dit je vais aller découvrir cette zone là
que je ne connais pas du tout, je n'avais pas d'imaginaire sur à quoi ça pouvait ressembler les Balkans.
La destination finale c'était Santorin, donc l'île de Santorin qui est hyper connue
dans les influenceurs genre et sur Instagram.
C'est vraiment la destination la plus populaire en Europe pour cette raison-là
parce qu'il y a des photos, je pense qu'on a tous déjà vu de gens
dans des petites maisons blanches avec des toits bleus.
Et en gros, nous l'idée c'était de faire ce trajet là sans avion
pour montrer tout ce qu'on manque sur le chemin quand on y va en avion
parce que nous on aime bien prendre un peu le contre-pied de l'influence
et de toutes ces modes qui me dépassent un peu personnellement.
Donc l'idée c'était de faire le voyage par la terre, de kiffer
et de montrer qu'il y a plein d'autres choses qui peuvent être hyper stylées.
On peut aller très vite en train, genre déjà on peut prendre des trains de nuit
donc tu dors, tu t'en as pas compte et là tu peux faire des grandes distances.
Et surtout, il y a beaucoup de destinations qui sont quand même beaucoup plus accessibles
en train qu'en avion et j'ai l'impression que les gens veulent pas trop se rendre compte de ça.
Après il y a aussi le prix qui joue évidemment mais genre pour aller à l'aéroport
il faut y aller deux heures à l'avance donc certes ton vol va peut-être durer trois à quatre heures
mais ça te prend le double en fait puisque il faut y aller, c'est super cher parce qu'il faut payer un taxi.
Il y a plein de choses dont on ne se rend pas compte quand on prend l'avion mais qui sont là.
Donc au final le train c'est pour moi je trouve que c'est vraiment accessible pour plein de destinations pratiques
et surtout en Europe c'est hyper bien développé.
L'Europe tu peux être au bout de l'Europe en même pas deux jours, c'est hyper pratique.
Aujourd'hui départ c'est plein d'excitation, c'est un grand voyage, moi j'ai jamais voyagé aussi longtemps
et du coup c'est hyper excitant, c'est des pays que je connais absolument pas,
c'est des pays qui me font un peu peur parce que je ne connais pas ces pays, je n'ai aucun imaginaire dessus.
L'Albanie je sais qu'il y a des chiens, je sais que c'est un peu...
Enfin j'ai des a priori qui sont un peu négatifs.
Après je sais qu'on va traverser le Monténégro aussi, pareil j'ai aucun imaginaire là-dessus.
On va traverser la Bosnia-Rzegovina, je ne savais même pas que ça existait avant d'y arriver.
Donc j'ai peur de l'inconnu comme tout humain qui se respecte je pense.
Le jour du départ je fais mon sac, vraiment je ne suis vraiment pas organisée.
Je fais mon sac, donc Matteo qui habite à Bruxelles est là et est arrivé à Paris pour le départ
et on part tous les deux directions, Gare du Nord.
À Gare du Nord on se rend compte que notre train est annulé et donc là...
On cherche un autre train, on prend un autre train.
Franchement à la cool, il n'y a pas d'angoisse.
Et au lieu d'aller à Vienne on part pour Manheim qui est une petite bourgade en Allemagne.
Le fait que le train soit annulé, ça ne me perturbe pas parce que j'adore les galères de voyage.
Moi pour moi ce n'est même pas une galère en fait, c'est vraiment un petit contre-temps.
Je ne suis pas très inquiétée par ça, je sais qu'on va se faire rembourser et que ça ne coûtera pas plus cher.
Moi il n'y a pas trop de voyage comme en Smaal ou Salles et Fichu et tout, pas du tout.
C'est un long voyage, ça dure deux mois, il va y avoir plein de trains, plein de retards, plein de galères, plein de rencontres incroyables, plein de pays de ouf.
Donc les contre-temps comme ça, ça ne me choque pas trop.
Je ne suis vraiment pas très inquiétée et surtout ce n'est pas grave,
puisqu'il y a plein de trains qui vont dans la même direction.
C'est vraiment... On n'est pas dans la galère en fait.
On prend ce premier train pour arriver à Manheim en Allemagne.
Et l'arrivée se fait dans la nuit, je crois qu'on arrive vers 22h.
On a appris un peu un hôtel à la vavite, trois heures plus tôt, puisqu'on n'avait pas du tout prévu d'être là.
On arrive dans la nuit, on marche de la gare jusqu'à l'hôtel et l'hôtel est complètement fermé.
Et là on se dit, comment va-t-on faire ? On essaie d'appeler ces des numéros allemands.
Il n'y a pas grand-chose qui est dans notre aide là.
On essaie de toquer un peu.
Et au final, il y a un mec qui répond au téléphone et qui dit oui, j'arrive.
Donc on est 22h30, on nous ouvre une porte.
La chambre est très drôle, mais moi j'adore ces moments de voyage en fait.
C'est vraiment les moments où tu es dans l'absurdité totale et tu te dis mais...
Où je suis ? Que fais-je ?
Ça me fait kiffer, c'est vraiment ça que j'adore dans le voyage.
Et donc cette chambre, elle a une petite particularité, c'est qu'on a un balcon qui donne sur les toilettes des voisins.
J'aurai une grande bébitrée dans les toilettes des voisins et on est devant quoi.
Dans cette première ville, on ne fait rien puisqu'on ne fait que dormir et on repart le lendemain matin très tôt pour Vienne.
Vienne, on arrive, on voulait visiter, donc du coup on est restés quatre jours.
On a une petite auberge jeunesse qui n'est pas dans le centre, qui n'est pas ouf, mais qui est pratique, car elle n'est pas chère.
Et on commence à se balader dans cette ville.
C'est magnifique Vienne.
Moi j'étais déjà partie là-bas quelques fois, en train, dans des escalers, enfin vraiment, j'avais déjà vu un peu, mais à chaque fois que j'y vais, c'est merveilleux.
C'est une ville qui est pleine de monuments, donc du coup on se balade dans tous les monuments.
Il faisait très très très très froid.
C'est une ambiance hyper spéciale où on essaye de marcher le moins possible et de trouver des petits endroits où se réchauffer.
Donc du coup c'est une visite marrante.
Il y a des chevaux qui passent parce que Vienne, c'est une ville où il y a plein de calèches.
C'est un peu une ville, je ne sais pas, genre c'est hyper imposant, c'est trop beau quoi.
Juste après Vienne, donc on s'embarque pour Zagreb.
On arrive dans la nuit et c'est un peu une ambiance, je ne sais pas, c'est chaleureux, c'est le sud, c'est la Croatie.
C'est le nouveau pays qu'on ne connaît pas vraiment, donc moi je ne suis jamais à Zagreb, Mathéo non plus, je ne sais pas, c'est trop excitant.
On a un petit appart dans le centre qui est trop chouette.
Et le lendemain on s'embarque directement pour découvrir cette ville qui est hyper marrante,
puisqu'il y a plein de musées complètement absurdes à Zagreb.
Il y a des panneaux dans toute la ville où il y a tous les noms des musées.
Donc il y a les musées des champignons, les musées de la gueule de bois, le musée de la rupture.
Donc nous on va visiter des musées, ensuite une grande culture à Zagreb.
Et il y a des beaux couches et de soleil tout en haut de la ville.
C'est vraiment une chouette ville, c'est l'aventure douce, c'est le début de l'aventure douce.
Et ensuite on va à Split et là pareil c'est...
C'est l'aventure douce, ça, son paroxysme, on arrive, la gare elle est sur l'eau.
Carrément on est, je ne sais pas, peut-être à 20 mètres de l'eau de la mer, c'est ouf.
Et on a un appart, pareil, sur la mer parce que toute la ville est sur la mer.
Donc c'est pas très difficile d'avoir un appart avec lui sur la mer.
Et là c'est une petite ville pleine de remparts, pleine de pavés, c'est tout blanc, c'est trop joli.
Et c'est un endroit super touristique, ça ressemble un peu à Game of Thrones, l'ambiance.
Et c'est super touristique en règle générale.
Il y a vraiment, enfin la foule quoi, c'est les villes connues comme ça.
Et nous on arrive en janvier, alors il y a le déluge toutes les deux heures à peu près.
Mais dans les moments de soleil, on visite cet endroit magnifique et on l'a pour nous tout seul.
J'ai l'impression d'être dans Assassin's Creed et d'être, je sais pas, dans le décor toute seule quoi.
Là après Split je reçois le message d'une abonnée qui me dit j'habite à Mostar en Bosnia, Herzegovina.
Venez squatter si vous voulez, j'ai une chambre.
Donc c'est complètement absurde. Moi j'aime bien ce genre de rencontres, la meuf a l'air trop sympa.
Je dis on débarque vendredi.
Charlotte on arrive.
Et du coup on s'embare qu'on prend un bus parce qu'il n'y a pas de train.
À partir de là il n'y a plus de train, c'est un peu compliqué.
Il y a un train en Bosnia, Herzegovina qui relie les deux grandes villes mais sinon il n'y a plus de train.
Et on est guidé par un message, on a échangé, d'ailleurs trois messages avec cette meuf.
Bon bah ok super, rendez-vous à la gare de l'Est de Mostar.
Bon et en fait elle m'envoie une phrase qui m'inquiète un peu.
C'est qu'elle me dit normalement à cette période vous galerez pas trop à la frontière.
Donc moi je suis là, je viens de traverser cinq pays, je me dis oh écoute, oui très bien Charlotte t'inquiète pas pour la frontière.
Je suis pas impressionnée.
Et en fait c'est vrai que la Bosnia, Herzegovina ce n'est pas dans l'Union Européenne.
C'est un peu une enclave, je sais pas, c'est pas trop dans nos habitudes quoi, c'est un autre pays,
on a l'impression de sortir de l'Europe même si on ne sort pas vraiment.
Et donc on s'embarque dans ce petit bus dans la nuit.
Donc on fait une petite route vraiment à Flan de Falaises, c'est effrayant parce que le bus qu'on vit à 150 kmh dans des virages,
à Flan de Falaises je suis effrayée et on arrive à la frontière à Bosnienne.
On nous prend nos passports et on ne les rend pas.
Donc tout ça ça dure peut-être une demi-heure.
On est dans le bus, on est peut-être dix dans un bus de soixante,
il n'y a vraiment personne qui veut aller là-bas.
Moi je suis effrayée mais en même temps je suis hyper excitée.
C'est trop bien, il y a quelqu'un qui nous attend en Bosnia, Herzegovina c'est ouf.
Donc on nous prend nos passports, on passe la frontière et puis on se rend compte que personne nous a rendu nos passports.
L'angoisse parce qu'on est en Bosnie sans passeports.
Et au final il y a une autre cabane un peu plus loin où on reste bien une demi-heure, trois quarts d'heure.
Et au final quelqu'un vient nous rendre nos passports donc bon.
Un peu une frontière dont on n'est pas habituée parce qu'en Europe ça se passe vraiment les doigts dans le nez
et là on était là genre « wouah mais est-ce qu'on va se faire plier ? ».
Je sais pas, c'était bizarre.
Puis il y avait un peu cette ambiance de « on sait pas à quoi ça ressemble derrière quoi ».
Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre.
Au final c'est comme la croissie mais derrière une frontière apparemment.
Et donc on traverse toute la Bosnie dans la nuit.
C'est assez impressionnant parce que Mostar c'est une ville qui est en cuvette
et on arrive par derrière une montagne.
Donc une fois qu'on est en haut de la montagne on a vu sur tout Mostar et c'est incroyable.
C'est dans la nuit il y a que des lumières mais il n'y a rien autour.
C'est la lumière et puis il n'y a plus lumières d'un coup quoi.
C'est pas comme en France où il y a un peu...
C'est en dégradé quoi.
Là c'est coupé quoi.
Tu sais que quand tu sors de la ville il n'y a plus.
Et on arrive à Mostar.
On n'a pas d'internet puisque ce n'est pas dans les roaming de Forfait machin.
Donc on n'a rien pour nous guider, on n'a rien pour contacter Charlotte
qui nous avait donné rendez-vous dans un resto.
Et en fait le bus ne nous dépose pas dans la bonne gare.
Alors qu'on lui avait bien demandé si on allait dans la bonne gare.
Il nous dit non, je m'arrête là, vous descendez.
Donc vraiment mais pas aimable.
On est dans la gare de Mostar.
Dans la nuit, il fait un froid de canard.
C'est la tempête de neige et on doit trouver un resto.
Un resto bosseniens apparemment.
Et on s'en marque dans la grande rue de la ville.
Et ce qui est trop bizarre c'est qu'on remarque qu'il y a plein de drapeaux croates.
On venait de quitter la croisserie donc on voit à quoi ressemble le drapeau.
Il était un peu partout.
Et là on est en Bosseniens et Gauvines et il y a des drapeaux croates partout.
Je me suis dit c'est bizarre, il doit y avoir un...
je ne sais pas, une rencontre de foot, un événement.
Vraiment il y a des drapeaux sur tous les lampadaires.
C'est assez louche quoi.
Donc on marche sur ce grand boulevard.
On trouve un café avec la wifi.
On finit par trouver le resto.
C'est trop chouette, on rencontre Charlotte.
On rentre dans le resto et c'est fumeur.
Et ça c'était difficile parce que vraiment ça fume.
Mais comme des pompiers.
La première chose qu'on demande c'est ce truc des drapeaux.
Pourquoi des drapeaux croates ?
Qu'est-ce qui se passe dans cette ville ?
Et en fait on se rend compte qu'il y a une histoire hyper intense en Bosseniens et Gauvines.
En gros le pays est hyper divisé parce qu'il y avait la guerre encore il y a 30 ans,
la guerre de Yugoslavie.
Et le pays est complètement éclaté en plein de petits morceaux.
Il y a des morceaux serbes, des morceaux croates, des morceaux bosseniens.
C'est un peu compliqué.
Et dans les villes, la ville est divisée en deux en fait.
Il y a un boulevard qui sépare le côté est et le côté ouest.
Et les gens ne traversent pas.
C'est deux villes différentes.
D'un côté c'est plus les catholiques avec des grands bâtiments au Sroix-Hongrois.
C'est plus Gris, c'est des grands boulevards.
De l'autre côté c'est plus musulman.
Donc il y a toute l'architecture change.
Il y a des mosquées, il y a l'appel à la prière.
L'autre côté c'est hyper grand, hyper froid.
Trop étrange.
J'aime bien m'arrêter dans des endroits où je ne serais jamais allée sans ça.
Le train ça permet quand même ça.
C'est-à-dire qu'on s'arrête dans des gares.
Mais jamais de ta vie tu te serais dit je vais dans cette gare-là.
Ici c'est un endroit kiffant.
Je m'arrête quoi.
Je ne fais pas que l'escal du train, je reste deux nuits.
Donc ça, ça me fait vraiment, vraiment kiffer d'aller dans des endroits,
de me laisser surprendre.
Donc on découvre la Bosnie à Réségovine avec Charlotte.
Charlotte nous prépare un petit programme.
Le premier jour elle nous dit on va visiter ça,
je vais vous montrer le pont de Mostar,
je vais vous montrer Medjugoré,
qui est un lieu de pèlerinage hyper connu en Bosnie.
C'est trop bien, on se marre trop.
La Bosnie c'est tellement loin de ce qu'on connaît,
que tout ce qu'on découvre c'est marrant.
Je ne sais pas rien faire à un tour dans un supermarché.
C'est quoi ces produits, il y a des trucs qui peinent du plafond,
mais qu'est-ce qui se passe quoi.
Et c'est marrant la Bosnie, c'est un peu...
C'est plus lent, c'est-à-dire qu'il n'y a pas trop de technologie,
c'est un peu à l'ancienne,
c'est un peu comme ce qu'on connaissait en France dans les années 2000 peut-être.
C'est tout lent, moi j'aime bien.
Et après on va découvrir cet endroit de pèlerinage avec Charlotte,
qui voulait découvrir ça.
C'est trop random, on prend un taxi pendant 40 minutes,
il nous passe par les tichements de montagne,
et on arrive dans une grande église,
où il y a 2000 bancs devant qui sont vides.
C'est une ambiance, c'est vraiment une ambiance.
Et c'est surtout cette rencontre avec Charlotte,
qui m'a fait adorer ce pays,
parce qu'elle nous a transmis la passion qu'elle a pour cet endroit.
Moi de voir ces endroits qui ne sont pas touristiques,
et où les gens ne vont pas forcément,
ça me fait vraiment kiffer,
parce que ce que j'adore dans le voyage,
c'est découvrir un peu la vie quotidienne des autres.
Donc c'est, je sais pas moi, aller à la boulangerie Bosnienne,
à quoi ça ressemble, ça me fait rêver
d'aller dans les endroits où personne veut aller.
Les petits endroits paumés,
les endroits hyper touristiques, mais à côté.
Voilà, moi c'est ça qui me fait rêver,
c'est qu'est-ce qui se passe derrière tout ça,
et c'est quoi qui se passe dans cette campagne.
Et en fait, la Bosnienne à Zégovine,
c'est exactement cette ambiance-là,
parce que j'ai l'impression de découvrir un endroit
où personne n'est jamais allé.
Je me sens comme une exploratrice en fait.
C'est hyper dépaysant, et en même temps, pas tôt,
parce que c'est quand même une ville avec des gens cool,
et des boulangeries, et des bars.
Enfin c'est quand même, on s'y reconnaît,
mais j'ai l'impression d'être dans une matrice un peu.
Et ça, ça me fait trop rêver.
Après notre séjour chez Charlotte,
qui était trop chouette, on devait rester une nuit,
on est restés cinq jours, vraiment gros coup de coeur.
Nous conseils d'aller voir la capitale qui est Sarajevo,
et là c'est coup de coeur sur coup de coeur.
Genre, c'est vraiment la gare de Mostar,
déjà, pour partir, c'est trop chouette.
Il faut aller prendre un petit billet, tout rose.
Enfin c'est trop mignon,
il y a un train qui passe dans la journée pour faire une ville.
Le train de Mostar à Sarajevo, il est incroyable.
Pas parce que le train est incroyable,
puisque ça c'est un TGV assez classique,
mais le chemin est magnifique,
c'est hyper poétique, c'est tout plein de neige.
Et du coup, il y a des petits lampadaires un peu éparces, un peu partout.
Et donc, par exemple, là-bas, il y a les ponts, ils sont éclairés.
Il y a des leds sur tous les ponts,
pour qu'on puisse les voir de loin, j'imagine.
Et du coup, ça fait des grandes...
des grands allots de lumière.
Ça éclaire toute la neige autour,
ça éclaire toutes les rivières, j'ai trouvé ça magnifique.
On arrive à Sarajevo dans la nuit, sous la neige.
Alors là, c'est vraiment ouf, il y a 20 cm de neige, je pense.
La gare de Sarajevo, c'est un immense bâtiment, tout gris.
Et on sort, il paraît, c'est tellement grand.
Moi, ça, c'était tellement petit, et tellement la petite ville chouette,
qu'on arrive à Sarajevo, c'est grand.
Il y a un petit tas de gros bouts de béton,
immense devant la gare de Sarajevo,
avec quelques lampadaires dessus, c'est hyper poétique, en fait, c'est arrivé.
Vraiment, le paysage est ouf, il y a de la neige partout.
On ne sait pas où on est, on ne sait pas ce qui se passe,
on n'a pas internet, donc on ne peut pas savoir où on va,
il faut qu'on trouve un endroit où il y a internet.
Et en fait, l'arrivée est complètement magique.
Moi, j'ai vraiment des musiques de films qui me défilent dans la tête.
Les rails sont...
En fait, le ciel est tout rouge,
et du coup, les rails, sous la neige, c'est magnifique.
Je me régale de cette arrivée à Sarajevo.
Et ensuite, on doit trouver un moyen de trouver notre appartement,
qui est dans le centre.
Et là, on marche, on marche pendant longtemps.
On marche à la recherche d'un endroit
où on peut trouver la wifi,
ou d'un panneau de direction, quelque chose.
Et c'est trop bien, on marche dans la neige,
ça fait le bruit de la neige, ça fait...
C'est trop chouette.
On finit par trouver notre appartement,
on arrive tard, on arrive à minuit,
je fais super froid,
et la découverte du matin était incroyable,
parce que c'est magnifique.
Pareil, c'est une ville complètement divisée,
et là, on était du côté musulman,
donc c'est la petite ville,
avec les petites boutiques de souk, les mosquées.
Donc on se fait réveiller un peu par l'appel à la prière,
et on va se balader dans les petites rues,
on passe d'un côté du côté musulman,
au côté catholique.
Les deux ont des trucs hyper absurdes,
et le côté musulman, c'est là où il y a un peu tout à faire,
c'est là où il y a les beaux paysages, les activités,
puisque le côté austro-engroi catholique,
c'est un peu les bureaux, genre un peu.
C'est bizarre, c'est beaucoup plus froid,
il y a beaucoup moins de choses à faire.
Et donc on passe pas mal de temps sur le côté musulman,
et notamment il y a un truc qui s'appelle Yellow Bastion,
c'est une espèce de forteresse qui est en haut de la ville,
et en fait ce chemin pour aller à la forteresse,
c'est magnifique.
Donc c'est des petits villages,
il y a plein de neige,
et en gros on arrive en haut de la ville,
il y a un immense cimetière dans la neige,
donc tout est blanc,
il y a des espèces de grosses points de blanche
qui sortent de la neige, c'est magnifique à voir,
et la vue sur la ville, c'est magnifique, c'est incroyable.
Il y a le coucher du soleil, c'est une espèce de grande ville,
on dirait une station de ski, mais immense,
parce que c'est vraiment l'ambiance de station de ski,
il n'y a pas d'immeuble, c'est des petites paisons,
il y a plein de neige,
il y a des télécabines qui partent du centre
pour t'emmener tout en haut de la montagne,
et là t'es vraiment dans la montagne.
Quand j'ai dit à ma mère que j'ai allé à Sarajevo,
elle m'a envoyé des documentaires
sur la guerre de Yugoslavia et des emojis,
peur,
mais moi c'est vrai que j'avais pas du tout cette imaginaire,
parce que franchement, la guerre de Yugoslavia,
j'en ai jamais entendu parler,
et du coup, les pays qui en découlent,
absolument pas non plus,
j'avais aucun imaginaire sur la Bosnie,
je pouvais même pas m'imaginer à quoi ça pouvait ressembler.
Donc en fait, j'avais cette peur parce que je connaissais pas,
mais en même temps, j'avais pas la peur de la guerre,
ou la peur de trouver des trucs détruits,
ou la peur de...
Enfin j'imaginais pas ça,
et en fait c'est pas ce que j'ai trouvé à Mostar,
beaucoup plus,
à Mostar c'est vrai qu'il y avait une ambiance un peu de guerre omniprésente,
puisqu'il y avait plein d'immeuble détruit,
plein de vestiges,
enfin, à Mostar, c'était un peu plus...
un peu plus sordide quand même,
mais ça rayait vous la capitale, pas du tout,
à part ces grands cimetières qui étaient quand même un peu imposants,
on n'aurait pas dit qu'il y avait la guerre il y a 30 ans, quoi.
À partir de là, on trace,
on va jusqu'à Montenegro,
on traverse l'Albanie,
et on arrive en Grèce,
après 11h de bus de Tirana, la capitale de l'Albanie,
on arrive à Tessalonik, en Grèce,
et là on est trop content,
franchement c'est incroyable cette arrivée,
parce que ça fait un mois qu'on voyage pour découvrir ce pays,
et on y arrive, enfin,
que va-t-on faire en Grèce ?
On ne sait pas, on n'a pas de plan,
on sait pas où on va,
on sait juste qu'on veut aller à Santorin,
mais on a un mois de vadrouille,
donc en gros on aggrave le temps d'y arriver,
et la première chose qu'on fait c'est d'aller manger une pita,
c'est des espèces de gros pains,
avec tomates,
on y entre au nion salade,
aloumi,
c'est du fromage grec, c'est incroyable,
on nous a recommandé de manger ce truc-là,
il paraît que c'est trop bien,
et en effet, on en a mangé
tous les jours !
Tessalonik c'est tout doux,
c'est au bord de l'eau,
c'est les salades grecques,
c'est fou, mais c'est hyper cliché,
il y en a partout,
et c'est trop bien,
c'est hyper agréable de manger des salades,
enfin, après un mois de voyage,
ou globalement en voyage on mange pas trop bien,
et du coup là c'est trop bien, c'est hyper accessible.
Tessalonik c'est tout doux,
il y a pareil, on monte tout en haut de la ville,
parce que c'est un peu notre truc à faire,
de monter sur le point le plus haut,
on voit des beaux couchets de soleil,
c'est la vie de la Grèce,
quoi, qui commence, c'est enveloppant,
c'est chaleureux,
et après, on reprend le train,
pour la première fois,
parce qu'il y avait plus de trains dans les Balkans,
donc on a pris beaucoup de bus,
donc on va directement dans les météores,
au centre du pays,
c'est des grandes montagnes,
des grandes montagnes en érosion,
des gros rochers qui sortent de la terre,
c'est incroyable,
on nous a beaucoup recommandé d'aller voir ça,
on n'avait pas du tout prévu,
mais on s'est arrêtés dans cet endroit-là,
c'est des grandes randonnées,
où il y a des monastères,
en haut des petites montagnes,
il y a Flan de Falais,
et là on reste deux jours,
et ensuite on part dans notre destination,
notre première destination finale,
qui est Athens,
parce qu'on s'était dit,
le but c'est quand même de faire Paris-Athen en train,
l'arrivée est ouf,
parce qu'on arrive en train déjà,
on est trop contents,
c'est hyper chouette de découvrir Athens,
il y a plein d'ambiances différentes,
chaque quartier c'est vraiment ouf,
c'est complètement différent d'un côté ou de l'autre.
À Athens, on reste une semaine,
on se repose de notre grand voyage,
on fait plein de trucs,
notamment les grandes visites de touristes,
l'acropole,
on mange les pitas, on se régale.
Et ensuite c'est l'heure de la destination finale,
la finale finale,
c'est Santorin,
donc l'île de Santorin,
qui est à 7h de ferrie de Athens.
C'est une arrivée incroyable,
t'es sur le pont du bateau,
tu vois Santorin,
ça fait un mois et demi
qu'on voyage pour trouver cet endroit-là.
Donc c'est magique,
on débarque sur Santorin,
et en fait c'est hyper surprenant,
parce que moi je m'attendais à trouver une île,
avec une ville blanche, Santorin.
Voilà, c'était ça ce que j'avais comme idée,
puisque j'avais vu que des photos sur Instagram,
d'un endroit blanc, une île quoi.
Et en fait Santorin c'est un archipel d'île,
et en fait c'est magnifique,
il y a des grands champs,
c'est une île avec des champs,
enfin j'avais jamais vu ça,
on débarque dans la première ville
qui s'appelle Fira,
et on pensait que c'était là
la photo des influenceurs,
c'est pour ça qu'on a pris,
on voulait rester quelques jours là
pour découvrir un peu la ville,
et pour faire cette photo d'influenceurs,
et on se rend compte que c'est pas là,
puisque il y a d'autres villes.
Et la photo d'influenceurs qu'on voulait faire,
pour se moquer un peu de tout ça,
elle était dans une autre ville,
donc on a décidé de marcher
dix kilomètres à pied,
à travers Santorin.
La photo d'influenceurs c'est
des petits escaliers,
blanc,
et derrière il y a deux églises blanches,
avec le domes bleu,
et la mer tout au fond.
Donc c'est un beau plan,
mais c'est vrai que sur place,
bah c'est nul os,
parce qu'il y a des règles,
où tu peux pas rester plus de 100 minutes,
il y a la queue et tout,
il y a plein de règles en disant,
« Montez pas sur les toits,
faites pas de bruit,
il y a des gens qui habitent là,
enfin on sent vraiment que ça rembête
pas mal le tourisme, les habitants de cette île.
C'est une photo d'Instagram parmi tant d'autres,
parce que c'est joli, en vrai c'est joli,
c'est un joli cadre,
mais est-ce que je ferai
4000 kilomètres en avion,
et je ferai une heure de queue
pour faire une photo d'Instagram, non ?
L'envers du décor de Santorin,
il est effrayant,
la ville est magnifique,
enfin l'île même est magnifique,
c'est des couchers de soleil extraordinaire,
nous on était en janvier,
donc on était vraiment tout seul,
il y avait que les habitants locaux,
et les ouvriers.
Donc c'est magnifique,
c'est vraiment tout blanc, tout bleu,
c'est incroyable,
il y a de la nature trop chouette,
sauf qu'en fait,
ces choses magnifiques sont bouffées
par le tourisme de masse,
ça se voit en fait,
et je ne m'attendais pas du tout
à cet aspect touristique,
parce qu'on nous fait croire
que ça n'est pas là,
sur les photos d'Instagram,
on dirait juste une petite cave
seule au milieu de l'île,
c'est pas du tout vrai,
c'est bondé en fait,
tu ne peux pas marcher sur l'île,
pour voir le coucher du soleil,
il était sur une toute petite rue
bondée,
l'île manque d'eau,
et il n'y a pas de potable,
et pourtant il y a des piscines
absolument partout,
des jacuzzi absolument partout,
c'est assez choquant en fait,
c'est assez choquant de découvrir tout ça,
on ne croise que des ouvriers
qui construisent des trucs
pour les touristes l'été,
il y a des hôtels qui sortent de terre
à tous les coins de rue,
il y a des chantiers partout,
il y a des ouvriers qui repeignent
toutes les maisons,
qui sont déjà blanches,
ils les repeignent
pour que ça soit sansigrettenure
sur les photos d'Instagram,
pour que ça soit vraiment impeccable,
il y a des jacuzzi
devant chaque porte,
c'est assez effrayant à voir,
donc des jacuzzi qui marchent en plein hiver,
il n'y a personne,
mais pour pas que ça moisisse,
il faut que ça remoue,
donc en fait c'est une ambiance
de Disneyland,
j'ai l'impression de ne pas avoir le droit d'être là,
il y a, je ne sais pas,
c'est tout en travaux,
parfois il y a une porte,
et derrière la porte c'est un terrain vague,
c'est tout construit en carton pâtes,
on dirait un peu de Truman Show,
et du coup on voit des choses magnifiques,
mais d'un côté,
ce n'est pas si magnifique que ça.
Pourquoi les gens continuent d'aller
dans ces endroits-là,
c'est la hype, c'est la mode,
c'est facile,
ça ne coûte pas cher,
quand il y a plein de monde qui y va,
tu payes 500€,
ton allé-retour à Saint-Aurain,
c'est hyper pratique,
il y a plein de monde,
il y a cet effet,
beaucoup des réseaux sociaux aussi,
moi quand je vois des influenceurs,
ou des influenceuses que je suis,
que j'adore,
qui font un truc, j'ai envie de le faire,
c'est facile, c'est beau,
on a envie d'y aller,
et la réalité n'est pas là.
Le problème c'est qu'on se crée des trucs faux,
on fantasme un peu sur une réalité fausse,
qui serait loin,
c'est bizarre d'échapper comme ça,
à la vie, j'ai l'impression,
ça me met un peu dans un état bizarre,
je ne comprends pas trop comment on peut
kiffer
sans regarder autour,
parce que je pense que c'est des choses qui se voient
quand on arrive à Saint-Aurain,
c'est assez choquant de voir les jacuzzi et les piscines
devant chaque porte,
on se dit mais...
comment, comment c'est possible ?
ça ne me fait pas du tout rêver,
j'aimerais bien que
les gens se rendent compte qu'il y a plein de trucs,
ouf,
et des choses aussi paradies que Saint-Aurain,
pas loin de la maison,
et qu'on n'a pas besoin de faire
la moitié de la planète vite
pour trouver des endroits à la paix,
je pense que
c'est à chacun de prendre sa responsabilité
pour se questionner
où est-ce que je vais, comment j'y vais,
après, je pense que c'est un processus assez long,
parce que c'est compliqué
d'incriminer les gens directement,
puisque le système est fait
pour qu'on fasse ça en ce moment,
donc l'idée c'est de changer un peu le système doucement,
parce qu'on ne peut pas dire aux gens
n'allez pas
en vacances une semaine dans un endroit paradisia
où c'est pas cher et pratique,
c'est compliqué de dire ça,
évidemment, que tout le monde a envie de faire ça.
Après, oui, je pense que
c'est clairement à la responsabilité de chacun
de se dire, bon,
est-ce que c'est vraiment chouette,
comment je peux faire
pour faire peut-être autrement ?
Pour calculer l'empreinte carbone
de ce voyage,
on était en lien avec deux scientifiques
et l'idée c'était d'écrire
tous les jours
nos transports,
les kilomètres effectués,
l'alimentation,
végétarienne, pas végétarienne,
vegan,
les logements, où est-ce qu'on était,
si on a pris des douches ou pas de douches.
Donc on écrivait un peu
toutes ces catégories-là
qui après, on a tout envoyé au scientifique
qui ont calculé combien ça coûtait.
Et en fait, la conclusion,
c'est que nos deux mois de voyage
ont coûté seulement un allé
en avion à Santorin.
Donc l'allée de l'avion,
c'est deux mois de voyage en train,
tout compris.
Et après, la semaine de voyage à Santorin,
aller-retour en avion,
c'est plus de 3 tonnes de CO2.
Alors que le voyage,
les deux mois de voyage en train,
c'était moins de 2 tonnes.
Donc c'est quand même assez énorme
comme différence.
Et c'était chouette de voir cet impact.
C'était cool de voir que vraiment,
les choix qu'on fait, ça a un impact important.
L'avenir de ces endroits-là,
un peu hyper faimous sur Instagram,
comme il y a Santorin,
il y a Bali,
je vois pas trop comment ça peut continuer.
Enfin, je vois comment ça peut continuer,
parce que ça continue,
mais je vois pas le sens.
Je comprends la hype à un moment donné,
mais là,
on est dans un monde
où il faudrait qu'on arrête de se hype
sur des endroits qui sont faux
et qui sont
environnementalement parlant pas ouf.
Je sais pas comment je vois ces avenirs-là.
J'espère qu'on va changer nos imaginaires de voyage
et qu'on va trouver
d'autres endroits cool un peu partout.
Et qu'on va les apprécier pour ce qu'ils ont
et pas pour ce qu'on construit là-bas.
Je pense qu'on peut espérer
ça de ces effets de masse-là
qui ont été
un peu donnés par les réseaux sociaux
grâce aux réseaux sociaux.
Parce que justement,
c'est en montrant d'autres choses
et c'est en montrant que les choses
sont pas ouf, qu'on arrive à changer
les imaginaires de voyage.
Ça a toujours marché comme ça, d'un coup,
c'est la mode d'un truc, et puis quelqu'un d'autre
montre autre chose et fait autre chose
et ça change.
Je pense qu'on arrive à donner envie
aux gens d'aller voir moins loin en leur montrant.
Moi, c'est vraiment ce que je fais sur mes réseaux
c'est de montrer des endroits paradisiaques.
Donc en fait,
moi je pense que l'important
c'est de montrer aux gens qu'il existe d'autres trucs
et que
c'est pas ouf d'aller là où tout le monde va
parce qu'il y a forcément une réalité qui n'est pas ouf derrière.
Moi, mon coup de coeur du voyage
vraiment ça a été la Bosnia Zegovina.
Je serais jamais allée
en Bosnia Zegovina si
je m'étais pas dit, tiens, et si j'allais
à Santoré en train.
Donc, cette découverte-là a été vraiment marquante.
Puis même tous les pays en fait,
ils étaient vraiment marquants.
Le Monténégro,
c'était complètement dépayisant aussi, c'était ouf.
L'Albanie, j'ai moins aimé
parce qu'il y avait des chiens et j'ai peur des chiens, mais
c'est un pays incroyable aussi.
Enfin, c'est vraiment des endroits
où j'avais pas d'imaginaire.
Et je suis trop contente de m'être créée un imaginaire
en les traversant.
Donc, oui, le chemin est vraiment hyper important.
Après, il y a des manières de le faire plus simplement
que moi, j'ai fait.
Moi, j'ai pris un mois pour le faire parce que j'avais envie de m'arrêter partout
parce que j'avais envie de passer par des pays
où il n'y a pas trop de trains et qu'il y a plus de bus, donc c'est plus lent.
Mais en vrai,
aller déjà à Athènes
en train, ça prend
peut-être trois jours,
en passant par la Bulgarie
et par la...
par la Romanie.
J'ai pris vraiment mon temps parce que j'avais envie,
mais il y a moyen de faire ce chemin
sur mesure, quoi.
Si on a envie de prendre deux jours, on peut le faire.
Si on a envie de prendre huit jours, on peut le faire.
Tout est possible dans le voyage en train.
Pour rentrer de Grèce,
Loan et Matteo ont fait le retour
par un autre itinéraire.
Pour découvrir les vidéos de leurs aventures,
rendez-vous sur la chaîne YouTube de Loan,
Loan Mancho.
Merci à elle de nous avoir raconté son histoire,
et merci à vous
de l'avoir écoutée.
Cet épisode a été réalisé par Tomaphire,
assisté par Nicolas Alberti.
Le récit a été présenté par Clément Sacar,
la musique est composée par Nicolas de Ferrand,
avec une musique additionnelle
de Michael Bogas.
C'est Chloé Weibo qui s'est assuré du montage
et Antoine Martin,
du studio Chris Pyrichord, du mixage.
A bientôt !

Les infos glanées

Je suis une fonctionnalité encore en dévelopement

Signaler une erreur

LesBaladeurs

Récits d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Avez-vous déjà poursuivi un loup dans les étendues sauvage d'Alaska, greloté au beau milieu des icebergs ou dormi le long d’une paroi d’escalade à plusieurs centaines de mètres de hauteur ? Tous les 15 jours, découvrez des récits et témoignages d'aventures et de mésaventures en pleine nature. Un podcast du magazine Les Others (https://www.lesothers.com).  Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Tags
Card title

Lien du podcast

[{'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': None}, {'term': 'Society & Culture', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Places & Travel', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}, {'term': 'Personal Journals', 'label': None, 'scheme': 'http://www.itunes.com/'}]

Go somewhere