
La Bibliothèque pas-sage de la Baba Yaga - Chapitre 4
Durée: 18m12s
Date de sortie: 03/07/2024
C’est le grand jour les fouinards, le jour du départ pour l’Île au Trésor !
Je sens que ça va me plaire la vie de marin, la vie au bord d’un bateau avec Long John en cuisine, Jim Hawkins et le docteur !
Mais c’est vrai que le matou a déjà pris pas mal de place avec ses affaires dans notre cabine, va falloir que je lui en touche deux mots…
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Ça va dépoter, vous allez voir !
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Voilà ! C'est ce que j'avais à dire !
Et maintenant, place l'épisode et place à l'aventure !
Les fouineurs, situation de crise, situation de crise, tout le monde sur le pont !
Je viens à l'instant là tout de suite à l'heure où je vous parle !
Je viens de choper le matue en plein flacre en délit de lire tout seul la suite de l'histoire et du livre !
Il était là, tranquille, enfermé à double tour dans le placard abalé avec sa lampe de poche vissée sur le front !
Mais c'était sans compter mes doigts crochus qui s'avouvrirent toutes les serrures !
Oui, le matue, d'accord, j'ai fini par défoncer la porte, mais croit moi ce n'est pas ça qui va t'innocenter !
D'ailleurs, les petits fouineurs, je pense que depuis le temps on a tous compris que le matue n'avait pas vraiment l'esprit d'équipe
et qu'il était tout à fait capable de faire des petites cacheteries, mais là, me faire ça à moi !
Alors que j'avais bien spécifié que je ne voulais pas être spoilé,
et bien je dois dire que je m'attendais pas à autant de petitesse et une si grande méchanceté de la part du matue !
Moi, allons-bon le matue, allons-bon ! Ha ha ! Ta défense ne tient pas debout !
Tu as été pris en flagrant, délit, pointe à la ligne !
Oui, bien sûr, tout le monde te croit le matue !
Trai, je me sens trai !
Et ça ne sert à rien de t'éloigner, je peux crier encore plus fort !
Trai, le matue !
Ben, en plus les fouineurs, je suis sûr que maintenant le matue va faire pression en menaçant du tout me révéler !
Tout ça pour avoir plus de pâté en plus gros oreillers, ou pour négocier plus de gratouille derrière les oreilles !
Il va falloir sortir les grands moyens, et je ne vois qu'une seule solution les fouineurs.
Enfin, deux d'ailleurs, je vois deux solutions.
Non, plutôt une seule solution, mais en deux temps, comme les deux faces d'un même biscuit.
Numéro un, planquer le livre sous-clé pour que le matue n'y accède pas tout seul.
Numéro deux, continuer, aller le plus vite possible dans l'histoire pour le rattraper au plus vite,
et mettre le matue hors d'état de nuire.
Ah, mais d'ailleurs, écoutez bien, vous entendez le bruit du vent, de froissement et de papier.
Le livre nous appelle, et quand un livre nous appelle, il faut répondre.
Plonger dans votre canapé les fouineurs, l'aventure nous tend la main, et on va se laisser tenter.
Musique !
L'île au trésor de Stevenson met à la sauce Baba Yaga.
Chapitre 4, Le Grand Débat
Alors, quand on s'est quitté la dernière fois, vous vous rappelez les fouineurs ?
On avait rencontré un type super cool, super intéressant, Long John Silver, avec sa jambe de bois, et son perroquette, trop drôle.
Captain Flint !
Et vous vous souvenez aussi que le matue était hyper suspicious à me dire que c'était un type louche, voire même un pandy ou un pirate ?
Eh bah, figurez-vous que le matue s'est trouvé bien attrapé avec ses théoriques farfelues, là.
Parce que justement, Long John Silver, mon poteau, mon copain, nous a vachement aidé pour organiser notre voyage.
Déjà, il nous a trouvé un super bateau avec un nom qui claque, Liff Pagnola.
Ensuite, il nous a trouvé quasiment les trois quarts de l'équipage, et pendant qu'on faisait passer nos entretiens d'embauche pour recruter des marins,
eh ben, il n'hésitez pas à nous glisser dans l'oreille.
C'est rien d'autre qu'un marin d'autos, celui-là.
Prenez plutôt l'autre, celui que je vous ai recommandé.
Et enfin, et surtout, il n'a pas arrêté de nous mijoter des bons petits plats dans sa taverne.
Eh, c'est simple, j'ai déjà pris 4 kilos depuis qu'on est là.
Et si c'est pas... Il est super à l'aise en cuisine.
On dirait pas du tout qu'il lui manque une jambe.
Il voltige partout, il coupe des trucs avec plein d'habilités.
Et il est hyper à l'aise avec son gros couteau-là, contrairement au matou qui fait la cuisine comme une vieille camionnette.
Franchement, les suspicions du matou à propos de John Silver sont passées de fumeuses à complètement ridicules.
Bah oui, le matou, mais c'est pas comme si je t'avais pas prévenu.
Je t'avais dit tix-tôt, le matou, tu vas te couvrir de ridicules, c'est tout ce que tu vas gagner.
Et bah te voilà, la risée de tout l'équipage.
Bravo le matou !
Oh oh oh, le matou, tu t'entais ton plus ?
Oh oui, mais ça c'est juste un petit malentendu.
Vous avez entendu ça, les fouillards ?
Le matou persiste et signe, qui te se vautrait dans le ridicule.
Alors, oui, il fait référence à un truc qui est vraiment arrivé.
Ah bon, laissez-moi vous raconter.
L'autre jour, j'arrive à l'auberge de la longue vue.
J'avais prévu de faire une petite pelote avec mon copain, Lang John Silver.
Je rentre dans la taverne et je crie.
Hey John, vieille branche, c'est moi, c'est Bobo Yagos.
Vous vous souvenez, c'est mon nom de marin.
Hey, on t'a plus carton, quoi !
Je veux prendre ma revanche à la de l'âte !
Mais là, qui caissait que je vois en train de pappoder avec John ?
Eh ben, c'était la Vugle.
La Vugle qui avait donné la marque au Capitaine.
La Vugle qui avait fait mal à mon petit Jim, celui qui s'appelait Pew là.
Alors je le vois avec Lang John Silver et je crie.
Hey toi, Pew, qu'est-ce que tu fais là ?
Ah non, encore le chat et son marin.
T'as déjà voulu faire mal à mon copain Jim ?
Je vais pas te laisser toucher à Lang John Silver en plus de ça.
Mais dès que Pew le fausse aveugle m'a vu ?
Oui, apparemment il était pas vraiment aveugle Pew, il faisait juste semblant.
Dès qu'il m'a vu, je suis là.
Il a pris la fuite par la porte de derrière et Lang John a crié.
Oui, c'est ça, et ne revient jamais.
C'est un établissement respectable.
On veut pas de Grodin dans ton genre ici.
Et moi, je lui ai dit, ben alors John, il se passe quoi ici ?
Et lui il me fait.
Ce Grodin ne voulait pas payer ses grogues.
Si j'avais su en plus que c'était le pirate qui a voulu faire du mal,
un autre beau vieux Jim croit moins qu'il serait reparti, avec plus qu'une réprimande.
On ne touche pas aux amis de Lang John Silver.
Mais qu'est-ce que tu voulais que je lui pose comme question le matou ?
J'ai pas envie de déranger moi.
Et puis surtout, à ces moments-là,
il y avait une odeur magnifique de sa frang, d'ananas et de gâteau qui est arrivé à Minarine.
Alors j'ai fait, hey John, ça sent super bon chez toi, c'est quoi ?
Ça, c'est mon grand secret.
Et même à toi, mon vieux Yoggos, je vais pas te le révéler.
Mais quand il a vu mon air déçu, il a quand même dit,
Allez, viens Yoggos, je vais te faire goûter un petit morceau.
Ça s'appelle le gâteau des pirates.
Les gâteaux des pirates ?
Oh là, c'est bon.
Et ça fondait dans la bouche son gâteau, les petits fouimars.
C'était un accord parfait de toutes les saveurs.
Et en plus, il y avait ces petits goulac.
Oui, car ils ont le matou.
C'est pas une émission culinaire, je vois ce que tu veux dire.
Enfin, quoi qu'il en soit.
Grâce à mon copain Lang John Silver et à ses bons conseils,
on a recruté un équipage entier.
Il y a juste le capitaine qui a été embauché directement par le docteur.
Mais en tout cas, ça y est.
Ça y est, on est le matin du grand départ.
Et là, avec le matou, on s'est dirigé vers le port.
Ah, regarde, regarde, c'est notre bateau-là qu'on voit,
l'Espagnola.
Hé, les fouimars, il est assez tôt le matin là.
Et franchement, avec le soleil qui s'élève entre les voiles de ces quatre mains,
ça donne une vision à couper le souffle.
Je sais pas, ça pourrait être un tableau,
ou l'incoverture du livre, quoi.
Hé, hé, mais y a Jim.
Ouh, Jim, c'est nous.
Bonjour, Monsieur Yagos.
Fais coucou le matin, fais coucou.
Bonjour, le matou.
Long John Silver vient de passer.
Il est déjà au travail en cuisine, et le docteur ne devrait plus tarder.
Me voilà, me voilà, me voilà, j'arrive, petite foulée.
C'est une expérience incroyable qu'on s'apprête à vivre.
On s'en souviendra toute notre vie.
Et Monsieur Trelawney, il vient ou pas ?
Si vous vous rappelez bien les fouinards,
le chevalier Trelawney, c'est le riche seigneur qui finance l'expédition vers l'île.
Mais, depuis quelques jours, il ne s'est senté pas super bien.
Et j'ai un peu peur de ce que le bon docteur va dire.
Jeune Jim, mon diagnostic est formel.
Il est trop malade pour partir en voyage.
Il n'a pas bien digéré le gâteau des pirates de l'autre jour.
Mais il m'a dit qu'il nous faisait totalement confiance pour la réussite de l'expédition.
Bon, et ben, qu'est-ce qu'on attend pour monter à bord ?
S'il s'appelle le portu ça, mais nous, on veut voir la mer.
Bien dit, Monsieur Jogos, c'est parti pour l'aventure.
Allez les fouinards, vous aussi vous montez à bord.
Et on va visiter les navires tous ensemble.
On va s'éclater.
Décliner votre identité.
Oula, les fouinards, il y a un monsieur tout raide, tout pâle et tout sérieux qui m'empêche de monter à bord.
Mais qu'est-ce que ce rabat-joie, le matou ?
Hé, toi, pousse-toi de là, nous on veut monter là.
Je suis le capitaine de ce navire marin, et tu m'appelleras mon capitaine si tu veux embarquer mon gaillard.
Ah, oui, d'accord, d'accord, mon capitaine.
Oui, les fouinards, Jim m'a bien dit que c'était pas vraiment un rigolo, le capitaine, donc vous inquiétez pas, on va jouer le jeu, laissez-moi faire.
Hum, hum, hum, marin, boboïe, gosse, à votre service, mon capitaine.
Hum.
Permission de monter à bord, accordez, mon capitaine.
Le docteur m'a parlé de vous. Vous pouvez vous installer dans vos quartiers.
À vos ordres, capitaine.
Bon, je crois que ça a mal commencé avec le capitaine les fouinards, mais que ça a pas trop mal marché ensuite.
Enfin, ça aurait pu être pire, quoi.
Oui, non, c'est sûr que ça aurait pu être mieux, c'est sûr. Quoi qu'il en soit.
On y est, le matou, c'est le début du grand voyage.
Oh, mais ça y est, ça y est, le matou, l'espagnolase, met en marche.
Enfin, en âge, quoi. Oui, c'est ça, on large les amars.
Hey Jim, viens voir.
Oui, mais j'ai du travail, monsieur Yoggos, le capitaine Smollat m'a collé des corvées un an plus finir.
Hum, c'est bizarre, ça, il m'a rien donné à faire à moi.
J'y retourne.
Bon, tant pis, ou plutôt tant mieux. On peut profiter du départ.
Ah, wow. Hey, c'est beau quand même, la mer.
Oh, regarde, des vagues.
Ah, et là, des vagues aussi.
Oh, t'as vu, on voit plus la côte, là, ça y est, hein.
Bon, allez, viens, on va poser nos valises dans la calme.
Petit foulet.
Ah, docteur, c'est vous?
Monsieur Yoggos.
Hey, tout se passe bien? Toujours pas de malade chez les marins de douce?
Le capitaine nous appelle. Il veut nous voir dans ses quartiers avec Jim.
Il avait l'air, comment dire, préoccupé.
Vous entendez ça, les fouillards?
Hé, l'aventure ne nous laisse pas un seul instant de répit.
Et tout de suite, ça sent les nouveaux rebondissements.
Donc là, on est convoqués dans le bureau du capitaine
et je sens qu'on va tenir un concilier à bulles secrets.
Chut le matou. Tu comprends pas le sens du mot secret?
Ah, vous aussi le capitaine vous a convoqués, monsieur Yoggos.
Tant mieux. Et toi aussi le matou, ça me rassure.
Monsieur Yoggos, Jim, docteur.
Entrez et fermez bien la porte derrière vous, s'il vous plaît.
Ce que j'ai à dire doit se faire dans le plus grand secret.
Tu vois les matous, c'est ça un secret.
Nous vous écoutons, capitaine.
Oh là là, il a pas l'air de s'éclater le capitaine.
Ou alors il a mal digéré un truc parce qu'il tire une tête de 3 km de long là.
Eh bien voilà.
Sachez qu'il n'est pas d'usage qu'un capitaine est aussi peu voix au chapitre dans le choix de son équipage.
Monsieur Trelawney a insisté pour laisser le cuisinier choisir à ma place.
Ah ben oui Long John Silver, c'est un as.
Sachez que je n'apprécie pas ça du tout. J'ai besoin de faire confiance à mes âmes.
Et surtout, sachez que l'objet de notre expédition a été éventé.
Ah non.
La plupart des marins de l'équipage savent déjà vers où nous partons.
Bon sang mais c'est terrible.
Qui a pu en parler ?
Le matou. Ce serait pas toi qui serait à l'écraner auprès de l'équipage.
Et surtout messieurs, sachez que j'ai découvert qu'il y avait au moins un saboteur à bord.
Un saboteur ?
Quelqu'un qui ne veut pas nous voir réussir cette expédition.
Ou du moins pas nous voir revenir.
Oh mon dieu !
Hum, vous êtes sûr que c'est pas un coup du matou ?
Parfois il peut être très mal à la droite quand il veut... enfin quand il veut pas du coup.
Quelqu'un a percé la moitié des tonneaux d'eau potable.
Ce bateau et cet équipage sont pour nous une menace constante.
Il n'y a que nous quatre pour mener l'expédition à son terme.
Hum, et n'oubliez pas Long John aussi, il est sympa lui.
Et le matou aussi, n'oubliez pas le matou.
Oui, oui, oui.
Ce Long John m'a l'air d'être un cuisinier compétent, mais laissons-le en dehors de la confidence.
Il est trop proche des hommes au quotidien.
Mais fiance mes amis, mais fiance.
Oh la la la la, j'adore cette histoire les fouinards.
Il y a du mystère.
Il y a un traître, voire plusieurs traîtres sur le bateau.
Et je sens qu'on va devoir mener l'enquête.
Oh la la, quand je vais en parler à Long John, il va pas en revenir.
J'ai trop hâte de voir ce qu'il va en dire.
Eh, dis donc le matou.
Je ne t'ai pas demandé le chemin de la plage, il me semble.
Si j'ai envie d'en parler à mon copain, j'en parlerai à mon copain.
C'est pas un sale petit matou comme toi qui va commencer.
Quoi ?
Non, tu n'oserais pas le matou.
Tu n'oserais pas me révéler le secret et me spoiler le roman si je vais parler à Long John Silver.
Tu es horrible le matou.
Non, non, non, t'as pas le droit de faire ça.
Le matou, je t'interdis de prononcer un mot de plus.
Oh non, il m'écoute pas.
Il faut prendre la fuite.
Vite, je referme le livre.
Oh, oh, oh, nous voilà de retour dans les canapés.
Oh, non, vite, il faut se boucher les oreilles.
Il est ou, il est ou.
Pas de matou à l'horizon dans la cuisine.
Alors, vite, allons voir, allons voir avec quoi je pourrais me boucher les oreilles.
Oh non, il est là, vite.
Il y a quoi dans le frigo ? Il y a quoi ?
Ah, il y a des bananes.
Bon, elle a guerre comme à la guerre.
Une banane dans chaque oreille.
Et voilà.
Bon, ça marche.
Les fouinards, je vous entend plus de bananes dans les oreilles là.
Mais au moins, le matou pourra pas me révéler la suite et dire oh non.
Ah, ah, ah, ah.
On se retrouve au prochain épisode quand j'aurais trouvé une solution.
Pour faire taire, je me dis matou.
Au revoir.
Episode suivant:
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La Bibliothèque pas-sage de la Baba Yaga - Chapitre 5