Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter un épisode spécial de Lila et les Salgos,
la série imaginée par Thomas Le Petit-Corps.
Il s'intitule « Le passé de Big Ben ».
Assez derrière une barrière rouillée, les pieds dans le vide, je sirote une grenadine.
Avec Big Ben, on regarde l'agitation qui secoue la cour quelques mètres plus bas.
Perchés sur le toit de l'usine à Salgos, on a une vue impronable sur la partie de
Tirogolf qui fait rage.
Tu peux me rappeler les règles, s'il te plaît ?
Ouais ! Chac'équipe se laisse glisser le long de la Tirolienne, club de golf à la
main.
Le but, c'est de réussir à taper la balle qui se trouve au milieu de la cour pour
l'envoyer dans une fenêtre.
Les fenêtres du premier étage, c'est 10 points.
Celle du second, 20 points et ainsi de suite jusqu'au cinquième étage, 50 points.
Wow, close ! La partie continue.
Je vois Samuel qui descend à fond les ballons.
Elle frappe et ouh, 40 points ! Bravo Sam, t'es la meilleure !
On continue d'observer le match en silence.
Puis, à un moment, je craque et je pose la question qui me trotte dans la tête depuis
longtemps.
Et Big Ben, dis-moi, comment t'es arrivé ici dans l'usine à Salgos, je veux dire ?
Big Ben arrête d'aspirer la grenadine par sa paille, ses doigts se crisse autour du
verre et une goutte de sueur coule le long de son front.
Une seconde passe, puis il pudisse, puis y trente.
Je commence à m'inquiéter.
Est-ce que j'ai dit une bêtise ?
Puis il tourne sa tête vers moi lentement et plonge ses yeux dans les miens.
Tu me promets de jamais rien dire à personne ?
Euh, ben ouais, promis.
Tu jures, sur le livre des blagues de Toto, le Salgos original ?
Ah oui, je te le jure.
Bon, d'accord.
Parce que si ce que je vais te raconter venait à savoir, ça pourrait causer du tort à
beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde.
Tu peux compter sur moi.
Big Ben ferme les yeux, souffle un grand coup et commence son récit.
Dans mon ancien collège, y avait quelqu'un d'horrible.
Une brude de quatrième qui se faisait appeler Gabriel le Cruel, ou encore Gabi le détestable,
ou même le sinistre G.
Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Tu veux ma photo, bléro ?
Avec sa bande, Gabriel émartirisait tout le monde.
Les autres élèves, les gens de la cantine et même les profs.
Il n'y avait que la directrice que Gabriel laissait tranquille.
Et pour une bonne raison, elle était amie avec ses parents.
Et toi, il te cherchait des noises, ce Gabriel ?
Ha ha ha ha ! Ben non, il n'a jamais essayé.
Parce que, comme tous les lâches, Gabriel et ses copains s'en prenaient casseux qui
n'osaient rien dire.
Ah, quelle bande de fiants de piaf !
Ah, que oui.
Surtout qu'à cause d'eux, mon ancien collège est devenu le pire endroit du monde.
Pourtant, y avait des tas de personnes cool là-bas.
Je me souviens, par exemple, du petit Léon, un garçon de mon âge qui était super balais
en chimie.
Il adorait ça et passait son temps à faire les mélanges les plus fous.
Y avait aussi Monsieur Gilles, un cuisinier qui se décarcassait toujours pour nous préparer
les meilleurs desserts.
Ou encore Cindy, une fillette de sixième qui voulait devenir réalisatrice et qui créait
des tas de films.
Mais ma préférée, c'était Madame Partout, la surveillance en chef.
Ah ouais ? J'aurais pas deviné que t'étais copain avec la surveillance.
Bah si, ils vont rigoler bien.
Et comme moi, elle en avait marre que Gabriel terrorise tout le monde.
Bah alors pourquoi elle faisait rien ?
Bah à cause des parents de Gabriel qui connaissaient la directrice, justement.
Ah c'est nul !
Un jour, Gabby et Césbier ont dépassé les bornes.
Ils s'en sont pris au petit Léon.
Ah non ! Qu'est-ce qu'ils l'ont fait ?
Ils l'ont attaché à un tourniquet et ils l'ont fait tournoyer pendant plus de
trois heures.
Ah y a un petit tour pour le petit Léon ?
Quand je l'ai retrouvé, il était plus vert qu'un brocouli.
Et sans plus, il était plein de vomi.
Le pauvre !
Ouais, c'est jour là que j'ai décidé que je devais agir.
Que je devais empêcher Gabriel et sa bande de gros bras de continuer à s'acharner
sur les plus faibles.
Alors, je suis passé à l'action.
Ouais !
J'ai réfléchi toute la nuit à ce que je pouvais faire.
Le truc, c'est que je suis pas aussi balèze que toi pour imaginer des plans.
Donc, ça m'a pris du temps.
Mais au bout de quelques semaines, j'ai trouvé.
La première étape, c'était d'aller voir Monsieur Gilles, le cuisinier.
Je lui ai commandé les quatre plus belles tartelettes aux fraises qu'il pouvait faire.
Il a pris ma demande très au sérieux et m'a promis que dans trois jours, j'aurais
devant moi les meilleurs gâteaux du monde.
Pas de fête maison, crème pâtissière de luxe et supplément chantilly.
Hum, ça me donne fin à rien que d'y penser.
Ensuite, je suis allé voir Cindy.
La réalisatrice de films ? Mais pour faire quoi ?
Bien pour lui emprunter une caméra.
T'aurais dû voir ça.
Chez elle, y avait des objectifs de toutes les tailles, de toutes les époques et pour
toutes les utilisations possibles.
Moi, à ce que je voulais, c'était l'engin le plus petit qui soit.
Alors, elle m'a pris des une caméra que les sportifs de l'extrême prennent avec
eux quand ils soutent en parachute, quand ils dévalent les marches en VTT ou quand
ils planent dans les airs dans des combinaisons de chauve-sur-ry.
Maxi Koulos !
Mais maintenant, je devais passer à la troisième partie de mon plan.
Bah, la plus dangereuse.
Car pour que tout fonctionne, je devais dérober le trou saut de clé de madame Partout, la
surveillante.
Oh oh.
Un matin, pendant la raccée, je me suis faux filé sous sa fenêtre qu'elle laissait
entrer ouverte.
Discrètement, j'ai mis un caillou dans la glissière où passe la vitre et je suis parti.
Le midi, quand madame Partout est sortie de son bureau pour manger, elle a fermé sa
fenêtre.
Mais grâce à mon caillou, elle est restée un tout petit peu ouverte.
Suffisamment pour que je puisse y glisser un bout de bois, puis un doigt, puis tout
moi.
Ah ouais ! T'es un vrai agent secret en fait !
Bah euh, pas vraiment.
Parce que même si j'ai réussi à mettre la main sur la clé qui m'intéressait,
quand j'ai voulu ressortir en grimpe en sur son bureau, j'ai dérapé sur une pile
de feuilles, j'ai cabané en ailleurs, je me suis accroché au huileau et j'ai tout
arraché.
Ça fait un bouc en monstrue.
Ha ! Ok, bon bah je retire ce que j'ai dit.
Bah ouais mais en entendant ça, madame Partout est revenue.
Mais le temps qu'elle ouvre la porte, j'avais réussi à m'enfuir.
Le truc c'est que dans la bataille, j'avais perdu une chaussure.
Oh non ! T'as dû te faire remonter les bretelles jusqu'aux oreilles.
Bah même pas.
Ah bon ?
Bah je t'assure, tu sais pourquoi ? Parce que je crois que madame Partout, elle
savait ce que j'étais en train de faire.
Elle savait que je luttais contre Gabi et sa clique.
Oh waah d'accord.
Pour terminer les préparatifs de mon plan, il fallait que j'aille voir le petit Léon.
Mais le pauvre avait encore tellement le tourni qu'il n'arrivait pas à marcher droit.
J'ai carrément dû l'aider pour qu'il me concocte ce dont j'avais besoin.
Pourtant moi et la chimie ça fait douze.
Et t'avais besoin de quoi ?
Bah d'un cocktail que j'ai baptisé, le salisseur de slip.
Oh ouais, ça claque comme non !
Le moment était venu de passer à l'action.
La première chose à faire, c'était d'aller voir Gabriel et ses copains malins comme des essuins.
Je me suis planté devant eux et je leur ai dit.
Allez les gars !
Vous êtes les plus forts, les plus drôles, les plus respectés du collège.
Je veux faire partie de votre bande.
Ouais, t'es plutôt costaud.
Tu pourrais porter nos sacchadows et accrocher les sixième aux portes bantaux.
Mais pour intégrer notre équipe, tu dois nous faire un cadeau. C'est la règle.
Je leur ai tapé dans la main et je leur ai donné rendez-vous juste après les cours.
Devant la salle de permanence abandonnée au cinquième étage.
Oh, ça sent le piège à plein nez ça !
Ah, ok oui.
Heureusement, ils sont pas aussi futés que toi et ils sont venus.
Dans la salle de perme, quatre tartelettes aux fraises magnifiques étaient disposées sur les tables.
En voyant cela, Gabriel et ses copains se sont jetés dessus pour les dévorer.
J'ai pas perdu une minute.
Je suis sorti de la pièce, j'ai claqué la porte derrière moi et je les ai enfermées à double tour avec la clé d'un homme partout.
Il s'est passé quoi après ?
Au début, pas grand chose.
Il tambourina la porte pour sortir, mais ça s'arrêtait là.
Sauf que cinq minutes plus tard, le cocktail du petit léon dont j'avais arrosé les tartes a fait effet
et le sadisteur de Slip, comme son nom l'indique, il donne sacrément envie d'aller aux toilettes.
Bon !
Comme tu dis, très vite de l'autre côté de la porte, j'ai entendu des gargouillements de ventre,
des plaintes et surtout une farandole de prout.
Oh ! Big Ben, mais ton plan, il est génial !
Ben merci, Lila.
Il y a eu des tas d'autres bruits dont je t'ai parlé les détails.
Mais ce qui est sûr, c'est que quand je l'aurais ouvert, Gabi et ses amis n'étaient pas beaux à voir.
Mince-à ! Tu vas nous le...
Tu vas nous le payer.
Et ils ont détailé comme des lapins.
Mais quoi, et ça s'arrête là ?
Ben oui. Enfin, un détail prêt.
La caméra de Cindy.
Oh ! Ah mais oui !
Ben oui, je l'avais planqué dans la salle pendant qu'il y était.
Quelques jours plus tard, j'ai envoyé les images à Gabriel.
Je lui ai expliqué que j'avais fait des copies et que si jamais lui et sa bande recommençaient à en kikiner les gens,
je les diffuserais dans tout le collège.
Pas mal !
Je suis pas fier d'avoir fait du chantage, mais je me suis dit que c'était pour la bonne cause.
Et depuis ce moment-là, ils se sont tenus à carreau.
Bravo Big Ben ! Ah ça, c'est du plan.
Par contre, il y a un truc que je comprends pas.
Comment t'as fini par arriver à une usine à salle gosse ?
Ah ouais.
Ben au bout d'un moment, Gabriel s'est vendu.
Avec ses copains, ils ont raconté des beaux barres à leurs parents.
Ils ont pas dit ce qu'ils s'étaient passés dans la salle de perme pour pas avoir l'an du siècle.
Mais ils ont expliqué que j'arrêtais pas des embêtés.
Ils ont tous donné la même version et leurs parents les ont tous cru.
Bah ensuite, ceux de Gabriel ont fait pression sur la directrice pour que je sois renvoyé et elle a accepté.
Quoi ? Ah mais c'est trop injuste !
Ouais.
Madame Partout, monsieur Gilles, le petit lion et Cindy ont voulu me défendre, mais j'ai refusé.
Bah pourquoi ?
Bah parce qu'à leur manière, ils m'ont tous aidé à me débarrasser de Gabriel.
Et je voulais pas qu'ils aient des ennuis à cause de moi.
Les parents de Gabriel, ils sont plus ribles que leurs fils.
Et ils auraient pu les faire renvoyer aussi.
Alors j'ai décidé de partir et c'est comme ça que je suis arrivé ici.
C'est pour ça qu'il faut jamais répéter à personne ce que je viens de te dire.
Pour pas que mes amis d'avance fassent en kikine.
Wow ! Big Ben, t'as vraiment géré.
Bah si tu le dis.
Mais le plus important, c'est que je suis content d'être ici.
Et je peux dire merci à Gabriel.
Sans lui, je t'aurais pas rencontré.
Ce que tu peux être kiké parfois.
Oh ça va.
Mais non, pas du tout.
Et tu as toujours cette vidéo de Farandolle de prout ?
Bien sûr.
Si j'apprends que Gabriel recommence à jouer au pénible,
il peut être sûr que tout le monde verra ses exploits.
Mais pourquoi ? Tu veux l'avoir ?
Oh non, mais t'es malade.
Ah non merci.
C'est bon, je rigole.
Allez viens, je vais te montrer comment on fait du tiraugolfe.
Avec Big Ben, on se relève et on quitte le toit.
Mais un dans la main.
Alors, qu'avez-vous pensé de cet épisode bonus ?
Dites-le moi en laissant un commentaire sur Apple Podcast,
ou bien pour celles et ceux qui utilisent Spotify,
en cliquant sur le bouton Répondre, situé sur la page de l'épisode.
Vous pouvez aussi demander à vos parents de m'envoyer un message vocal
ou écrit sur Instagram.
C'était le dernier épisode pour Lila et les Salgos.
Mais il est fort probable qu'ils reviennent parfois sans prévenir.
Alors n'hésitez pas à laisser vos idées d'histoire
que Lila, Samuel, Bernard, Big Ben et tous les autres Salgos pourront vivre.
Je vous embrasse et je vous dis à bientôt.
...