Peut-être que dit Unetter la Corué...
Ça fait quand même plus agentrier !
Jelingen de Loupin qu'en solvent l'av bathroom,
queب
ses
Et salut tout le monde, ravi de vous retrouver pour ce tout nouvel épisode de Pouissance
Park qui est un épisode vraiment très particulier parce que c'est un épisode de cœur.
On ne va pas parler d'une actualité, on ne va pas parler d'une nouvelle téréscente,
au contraire on va même faire un bon dans le temps, comprendre la métaphore.
Oui, coin, jojo.
Et on va parler aujourd'hui d'une attraction qui, vous l'avez lu dans le titre, vous ne
l'avez clairement jamais comprise à 100% et ce soir on va essayer de remettre l'église
au centre du village et de réparer ces terreurs et cet injustice.
On va donc parler du visionarium, le visionarium qui était une attraction de discovery lors
de la Disney en Paris pour ceux qui ont moins de 20 ans, la chanson que vous connaitrez
peut-être.
Elle pourrait marcher mais contentait, il dit donc attention.
On va juste vous dire, il est temps de faire votre culture.
Si on le chante comme ça à cap et là je crois qu'on n'a pas trop de problèmes.
Certes.
Oui mais par contre vous n'avez pas envie de m'entendre chanter.
Non, t'as raison.
Non, déjà là on est entre deux averses dehors, tu vois j'ai pas spécialement envie
qu'on se retrouve à nouveau avec un mois de novembre en mai.
Exactement.
Alors vous aurez reconnu autour de la table, je suis accompagné de Greg.
Salut Greg.
Coucou tout le monde, chant contre chant Naina et c'est ton épisode Naina aujourd'hui.
Regardez comme elle frétille avec la pâle du tout.
J'arrête d'en faire des caisses.
Et à ma gauche Jean-Marc également.
Oui spécialiste des attractions que personne n'a jamais compris.
Alors pas qu'ils n'ont pas compris mais qu'ils n'ont pas compris leur plein potentiel.
Je vais nuancer parce que là on va vraiment essayer d'aborder tout ça.
Donc est-ce que c'est pas un peu notre spécialité aussi à puissance par quelque part d'aller
de ne rien comprendre ?
Alors non ça c'est mais je veux dire d'aller toujours explorer un petit peu les trucs
qui sont un peu incompris, méconnus, aller chercher les intervenants.
Alors spoiler on n'a pas d'intervenant extérieur pour cet épisode là.
Vous en faites pas par contre on a bien potassé la doc.
Là vache on a rudement, rudement, rudement travaillé parce qu'il s'avère que autour de cette table
on a trois ultra fans.
Et encore je pense que vous deux vous êtes encore plus fans que moi qui suis déjà super fan.
Il n'y a pas de classification je pense en soi.
Disons que je pense que pour nous trois c'est une attraction qui était très chère à notre coeur.
On l'a tous découvert dans un parc d'Isidem de Paris qui à l'époque était à son prime.
C'est clair.
Et c'est une action qui nous a tous marqué dans tous les sens du terme.
Oui et nous a pas marqué de la même façon.
Souvent ça a été un catalyseur de notre passion qui nous amène aujourd'hui à faire le podcast.
Pour d'autres ça a été la continuation d'une passion déjà bien présente.
Mais à chaque fois ça a été un « ouais mais cette attraction a un truc en plus ».
Elle n'est pas comme les autres.
Elle a quelque chose de spécial et surtout pour Euro Disney à l'époque.
Donc pour les plus jeunes qui malheureusement ne connaîtraient pas le visionarium,
on va faire un très bref récapitulatif parce qu'à part on va rentrer dans les détails,
on a des anecdotes, on va vous parler un peu de l'envers du décor, on va vous donner notre analyse,
notre point de vue.
Bref donc le visionarium c'était une attraction qui se situait à l'entrée de Discoveryland
qui est maintenant remplacée par Buzz Leclerc L'Azerblast.
Depuis 2006 pour le coup.
Exactement.
C'était une attraction de type Circle Vision.
Alors NoSpoil après c'est Jean-Marc qui expliquerait un peu plus en détail qu'est-ce que le Circle Vision
et qui avait la particularité d'être animé par deux audio animatronics
et le film qui s'appelait From Time to Time, c'était le film diffusé à l'intérieur de la salle,
racontait les péripéties de ces deux robots ainsi qu'une pêleté de personnages historiques
qui vivaient des aventures rocambolesques.
Et cette attraction-là, elle faisait partie du D1 de Euro 10, donc elle était à l'ouverture du parc.
Elle a par la suite été clonée en 1993 pour Tokyo Disneyland
et en 1994 pour le Magic Kingdom de Walt Disney World
où elle a trouvé sa place à Tumorland.
Donc c'est une réaction qui a été développée à la base pour Disney en Paris
mais qui s'est retrouvée quand même clonée dans deux autres risoorts.
Exactement.
Et voire elle était prévue aussi pour Disneyland en Californie
mais annulée suite au déboire financière de notre risoorte pour le coup.
Exactement.
A la base, comme vous le savez, il y a plusieurs concepts.
Le Tumorland, on est obligé de parler un petit peu des Tumorland et de Discoveryland à la base
puisque le visionarium est tout de même le ciment de base de Discoveryland.
Le port étendard même.
Ah bah complètement.
Il était présenté comme tel par Michael Eisner en 1992 à l'ouverture
et il s'avère que les Tumorland, à l'origine, ont toujours souffert d'un problème que vous savez.
C'est l'effet que le futur, quand on le rattrape, on a l'air tout con.
Et du coup toujours la problématique là qui est que les Tumorland vieillissaient énormément.
Le visionarium avait comme avantage d'être situé à Discoveryland,
un land qui lui était marqué dans la temporalité des temps des visionnaires.
C'est ça donc à une époque autour de la fin du XIXe ou milieu du XIXe siècle.
Ce qui a l'avantage d'être déjà une époque révolue et par la même,
bah elle ne sera jamais rattrapée et vu qu'on est déjà dans un futur très très lointain techniquement pour eux.
Exactement.
Juste pour re-situer avant qu'on rentre un peu plus dans le visionarium,
on l'a recontextuée par rapport à Discoveryland,
il est immédiatement, comme tu disais, en entrant dans Discoveryland,
vous aviez donc du coup sur la gauche, vous avez les cascades spatio-temporelles qui sont en fait,
bah vous savez, le barbecue à canard, elle-famoso de Discoveryland.
Oui, qui a duré à peu près deux ans.
Et la sphère...
Réalisé par AAB.
Exactement, comme quoi...
On s'allue au passage.
C'était un sacré bon grill aussi, tu vois.
Et aussi la sphère armilaire, un précisé qui était vraiment le symbole de l'entrée de Discoveryland.
Vous s'est marquant toute lettre.
Exactement.
Et donc vous rentriez dans Discoveryland avec ce que Tim DeLeneuve expliquait dans son épisode,
qui était qu'il voulait qu'il voulait casser un peu volontairement,
que vous découvriez Space Mountain,
enfin, quand il serait construit et le résulande au détour de ce virage,
sachant que le visionarium se trouve dans un renfoncement à gauche qui ne l'a pas beaucoup servi.
Oui, puisque le winner, le winnick, est dans l'axe, c'est l'orbitron.
Exactement.
Et normalement, sur cette sequence d'entrée de Discoveryland,
bon, dans certains concepts, y avait la gare de tramwet,
donc ça, elle n'a jamais été réalisée.
Donc non.
Mais par contre, normalement, vous devriez avoir à gauche le visionarium,
qui était donc axé sur un voyage avec Jules Verne.
On va en parler assez longuement aujourd'hui,
mais surtout sur la droite,
vous deviez normalement avoir une autre araxion qui devait être plutôt être basée sur HG Wells,
sur la guerre des mondes, puisque vous devriez avoir normalement là une réplique
d'Allien Encounter si l'attraction avait fonctionné technologiquement.
Mais les araxions theme-keeper et Alien Encounter ont été développées à peu près dans la même période.
Oui, parce que Alien Encounter a ouvert en soft-opening en 1994,
et est vraiment ouvert en 1995 au Magic Kingdom,
dans le cas de la refonte de Tomorrowland.
Et, ironie l'histoire, avec également The Time Keeper en face,
qui était la nouvelle attraction également du nouveau,
de la nouvelle refonte de Tomorrowland.
Donc, on se retrouve en cette temporalité.
Et pour nous, on va avoir la même chose.
Team de l'année nous l'avait dit, en fait, effectivement, qu'à la base...
C'était prévu.
C'était prévu qu'on ait ça.
Et en fait, du coup, vous auriez eu une première séquence d'entrée dans Discoveryland,
qui devait être le vizinarium basé, donc en fait,
avec une visite avec Jules Verne.
Mais le voyage dans le temps, qui est le cœur de l'histoire du vizinarium,
c'est plutôt des histoires d'H.G. Wells.
Verne était plutôt sur le côté science factuelle,
là où H.G. Wells n'hésitait pas à aller explorer un peu plus de côté...
Science fiction.
Exactement.
Et donc, du coup, on avait plutôt cette introduction par la science fiction
pour ensuite arriver sur une science plus factuelle avec Space Mountain,
Nautilus, quand Discoveryland avait été conclu et terminé en 1995,
cela va s'en dire.
Et donc, à droite, vous avez énormément cette autre attraction, H.G. Wells.
Aujourd'hui, bien sûr, on s'intéresse qu'à celle qui a été construite le vizinarium.
Oui, parce que de l'autre côté, il n'y a toujours qu'un bosquet.
Exactement.
Un peu plus loin, il y a des toilettes.
Il y a des chiottes.
Un bosquet est quatre colonnes ou cinq colonnes.
Ce qui est rigolo surtout, c'est que sur les colonnes,
je crois que c'est écrit tout ce qui doit être pensé,
doit être réalisé.
Tout ce qui doit être dans la mesure du faisable,
devrait être accompli.
C'est une citation.
J'ai cru un moment que tu allais dire tout ce qui brûle pas,
tout ce qui n'est pas attaché, je vais essayer de m'en emparer.
Alors non, ça pourrait être la phrase du guest.
Oui, c'est ça.
Mais pour le coup, non.
Et d'ailleurs, je reviens sur la citation qui est faussement attribuée à Jules Verne,
puisqu'elle est tirée d'une de ses œuvres en réalité.
Et ils ont fait un raccourci plutôt que de citer l'œuvre, ils ont juste cité l'auteur.
Ah bah c'est comme à Walt Disney, on prête le fameux If You Can't Remake, You Can't Do It.
Il n'a jamais dit ça.
C'était une citation de Horizon à la base.
C'était dans une réaction d'Horizon.
Par contre, il y a une citation instant mondaine pour ceux qui veulent briller en société.
Citations de Walt Disney, vous pouvez citer qui est très réaliste.
C'est la différence entre une idée et un projet.
C'est une date.
Et ça, c'est très réaliste parce qu'on voit beaucoup de gens qui peuvent en dire,
« Mais ça, je l'ai inventé, j'ai eu l'idée, etc. ».
Non, ce qui compte, c'est celui qui le réalise en fait.
Et donc, du coup, cette citation, je trouve,
à particulièrement de sens, à y découvrir l'endici.
Mais bon, si on s'aventurait un peu...
Retournons au visionarium.
Et on va parler rapidement de la technologie.
Pour le coup, je vais me tourner un peu vers toi, Jean-Marc.
Oui, vu que tu es là.
Oui, vu que tu es là.
Ça fait un baril qu'on t'a pas vu ici.
Oui, parce que tu vas peut-être nous lancer un petit jingle.
On peut balancer un petit jingle.
En fait, l'idée, c'est surtout qu'on puisse parler de
qu'est-ce qui a amené au visionarium à Discoveryland.
On peut parler rapidement parce que l'histoire du visionarium
n'est pas très longue en réalité.
Si tu veux, on met un petit jingle.
Allez, va pour un jingle.
La connerie de Benji.
C'est bon.
On en profite parce que le bouton, il en pouvait plus.
C'est l'hésité, putain, mais il y a quelqu'un qui m'a utilisé.
Donc, ça fait plaisir de te revoir, en tout cas.
C'est très gentil.
Très vite fait.
Le visionarium est vraiment né avec Eurydice Neb.
Il est le projet au coeur de la convention qui lit l'État et Disney.
Cette convention, on en parle régulièrement
puisqu'elle impose des choses à Disneyland Paris,
dont la création du 2e parc,
dont la création d'un futur 3e parc
et le développement de terres agricoles.
Et dans la convention de 1987, il était vraiment stipulé.
Et c'est vraiment écrit en noir et blanc.
Vous pouvez trouver la convention et trouvable sur le net,
qu'il y aura donc un premier parc d'attractions de type Magic Kingdom.
Et l'une de ces attractions rendra hommage à la culture
et l'histoire du continent européen, de l'Europe, d'une manière générale.
Et cette contrainte, pendant très longtemps,
Imagineering, c'était un peu la patate chaude qui se refilait entre eux.
Personne ne voulait s'en occuper.
Dans la convention de création de parc, il était suggéré.
C'était une proposition, mais c'était un verre.
Rien d'obligatoire de potentiellement utiliser la technologie Circle Vision.
Donc la projection hémisphérique à 9 écrans.
Circulaire, pas hémisphérique.
Et circulaire, pardon, panoramique.
Et pendant longtemps, tout le monde se demandait qui allait s'en occuper.
Donc on avait fait deux interviews de Eddie Soto et Team de l'année.
Et l'histoire veut que ce sont les deux lentes
qui se sont conjointement refiler la patate chaude pour savoir qui le faisait.
Le premier, c'était Eddie Soto qui pensait le mettre dans Main Street.
Et ça aurait eu un certain sens dans la mesure où il réfléchissait
à une exposition avec des modèles réduits, des miniatures sur la culture européenne
avec l'héritage qu'on a encore aujourd'hui.
Ça a plus ou moins pris la forme de liberté et discovery arcade,
mais sous une autre forme, mais ça ne s'est pas fait.
Ensuite, il y a eu Team de l'année qui expliquait que lorsqu'il a développé
son tout morolente version française, il y avait déjà dès le départ
cette volonté de ne pas s'inscrire, comme tu le disais grec,
dans un temps futur qui finirait par être fané des passés,
mais dans une vision à contre-courant.
Et à ce moment-là, il s'est dit, bon, peut-être qu'il va falloir qu'on s'attraie
à trouver cette attraction.
Et c'est la direction générale qui est venue et qui a dit à Team de l'année,
bah en fait, l'attraction est pour toi.
Il n'y a pas de négociation, elle est pour toi.
Généralement accompagner d'un type hostile marqué « démerde toi »
cordialement Michael Eisner.
Bonne chance.
C'est ça.
Il y avait quand même un petit budget, un petit check avec.
D'ailleurs, à ce propos, si quelqu'un a l'information
de ce qu'on a du mal à la retrouver, on estime que le vizénorium a du couté
l'équivalent d'une centaine de millions de dollars de 1992,
on n'a aucune certitude là-dessus.
C'est juste des trucs au doigt mouillé.
Donc si quelqu'un a l'information, il s'est abattu.
Balancer en commentaire, on le mettra en épinglé,
mais vérifier vos sources.
C'est ça.
Et donc pour ce projet-là, Team de l'année dit, bon, on va essayer de trouver un moyen
pour l'implementer quelque part.
Et c'est là que, on va dire que dans certains métiers,
t'aurais envie de faire ça un peu à la va comme je te pousse de faire le minimum syndical.
Bon, bah voilà, j'ai fait ton attraction, on passe à autre chose, tu ne me fais pas chier.
Là au contraire, ils ont pris ça à bras le corps et ils se sont dit, on va faire un truc
un peu différent, on va faire un truc bien.
Et ils ont sorti un truc bien, puisqu'ils ont donc choisi de faire une projection panoramique
à 360 degrés.
Mais ils ne se sont pas dit, on ne va pas juste mettre des jolis images comme dans
Y a Impression de France, Opavion, Dépicote.
Non, non, non, on va faire un nouveau film.
Et mieux que ce film-là, ce ne sera pas juste des images de stockshot.
On va faire une histoire cohérente qui va raconter quelque chose de A à Z.
Et mieux encore qu'une histoire cohérente de A à Z,
on va y mettre des audio animatronics en chair et en métal qui sont vraiment présents
dans la salle avec les plus publics.
Comme je le dis personnellement, en fer et en bios.
Mais voilà, chacun, chacun, chacun revalide à la van ou pas.
Beaucoup de gens auraient dit, gars, tu es en train de te rajouter de la charge sur ta surcharge.
Pourquoi est-ce que tu t'en kinkik, il va faire tout ça ?
Également mieux connu sous le mémo du style.
T'étais pas déjà en dépassement de budget, Tim.
Alors justement, à cette époque-là, on est sous l'époque, moi je l'appelle ça
John Amon, j'ai les pensé sans compter.
Et foctément, redisney, c'est effectivement cette période où il n'y avait pas de problème de pognon.
Il estime à 4 milliards la construction du premier parc ajusté pour aujourd'hui.
Et on parlait d'une époque où on se retrouve en réunion,
tout le monde est en train de paniquer, on n'aura jamais assez d'hôtels,
on va construire trois hôtels en plus.
D'accord, très bien.
En fait, là, ton décor est dit là, au bout de Main Street.
C'est vachement bien, mais en fait, ça pourrait faire un super hôtel.
OK.
Let's go, du hôtel.
Disneyland Hôtel, allez, c'est parti.
Disneyland Hôtel Hissporn, yeah.
C'est exactement son histoire.
Vous auriez pu écouter l'épisode des 10 hôtels avant, mais on y travaille.
On y travaille, ne vous inquiétez pas.
Et donc, Team de l'année va pas vraiment s'impliquer en réalité,
puisqu'il va déléguer une grosse partie de la production à plusieurs producteurs délégués,
et surtout à un réalisateur auquel on va pouvoir parler un peu plus tard dans cet épisode.
En producteur délégué, on doit citer Tom Fitzgerald,
qui est actuellement le directeur créatif de Two World Disney Imagining.
C'est ça.
Qui a longtemps été aussi le directeur d'Industrial Light & Magic.
Ce qui aide légèrement dans la mesure du défi technique qui était ce truc-là,
mais ça, tu nous en parleras tout à l'heure.
Donc, vas-y, continue.
Non, mais tu as raison de préciser.
Et la réalisation a été confiée à Jeff Blythe.
Donc, on va essayer de le prononcer correctement.
Pas mal, pas mal.
C'est pas mal.
Oui, je valide cette prononciation.
On l'appellera Jeff à partir de maintenant.
Voilà, Jeff.
Et à partir de ça, il y a eu une certaine autonomie qui a été donnée à ce projet
dans la mesure au Team de l'année.
Avez son projet coup de coeur qui lui prenait déjà beaucoup de temps un peu plus loin.
C'était...
Voilà, on en a déjà parlé.
Oh, la ASMR.
C'est horrible.
Et ce qui a été un véritable tour de force, tu l'as dit grec,
c'est que cette attraction n'est pas simplement devenu une contrainte,
c'est devenu une porte d'entrée pour le futur Discovery Land,
qui allait servir d'introduction à tout ce que vous pourriez visiter une fois rentrer dans la zone.
Et ça, c'est un vrai cadeau qu'on a reçu.
Et qui au final a tellement plu que l'attraction a été ensuite clonée
dans deux parcs à l'étranger.
D'ailleurs, vous savez qu'on est toujours du style à aller tirer au bazooka
sur les décisions récentes de Disneyland Paris.
Il s'avère aussi qu'il y a une chose qui joue, c'est que les décisions prises à la va-vite
ou bien les décisions prises par facilité ou par en considérant le guest
comme étant juste importe, même si on ne rince à nous, casser les couilles.
Par contre, on est au-delà des 30 secondes de début,
donc vraiment on peut la mettre celle-là.
Voilà, il n'y a pas de souci avec YouTube.
Par contre, vous vous rappelez qu'on n'arrête pas de répéter quelque chose
dans Puissance Park ?
De la contrainte, n'est l'innovation.
Et bien là, on est typiquement dedans et justement à la manière d'un fantasy
à landes qui transforme un défaut majeur en une qualité énorme,
le manque de place égal verticalité, ici du...
Quelqu'on va enfouître un team de l'année qui se dit,
OK, je vais la mettre chez moi, et bien il décide plus ou moins,
en réalité, d'en faire le préchaute tout Discoveryland.
Et c'est là-dessus, justement, c'est un premier point qu'on va...
Sur lequel on va insister aujourd'hui dans cet épisode.
Le visionarium, oui, il a vieilli, c'est clair.
Et à la fin, effectivement, en 2004, le film tire une sacrée gueule,
mais il aurait fallu le maintenir.
Pourquoi ? Parce que l'âme de Discoveryland, elle-même, en dépendait.
Et on va en reparler, mais en fait, avec la ferme du visionarium en 2004,
quand on va l'y aborder,
eh bien c'est la fin de Discoveryland, en réalité, qui est signée à ce moment-là.
Donc c'est pour ça que cette réaction-là est extrêmement importante
pour toutes les personnes qui aiment le Disneyland de Paris,
qui nous a foutus des étoiles pleins la gueule,
en 1992 et 2004,
parce qu'en réalité, c'est la réorientation exacte
de cette différence culturelle qu'incarne le parc.
Puisqu'à l'origine, comme tu le disais,
dans la convention qui avait été signée à l'origine,
le but du jeu était que l'horizor Disney ait certes une influence américaine,
mais également une forte présence européenne culturelle.
Et dès lors que le visionarium est discorrélande
à commencer à se faire tout le monde en disait la gueule,
cet élément-là du contrat,
même s'il a été encore validé par CinéMagique, si je me trompe pas,
c'était lui qui avait repris plus ou moins le flambeau en quelque sorte dans les studios.
Enfin de compte, on commençait à avoir un gommage petit à petit
de cette qualité, et justement de ce côté un peu plus intellectuel,
un peu plus recherché qu'avaient les licences,
parce que c'était quand même de la licence,
du Jules Verne compte comme une IP d'une certaine façon.
Oui, mais c'est une licence qui a une valeur intellectuelle.
Tout à fait. C'est la culture à la grande rancée.
On aime bien, il y a beaucoup de gens qui critiquent,
qui disent qu'aujourd'hui il n'y a plus de culture,
les jeunes ne lisent plus, ne se documentent plus comme avant.
Bah Jules Verne, c'est littéralement de la lecture qu'on apprend à l'école,
qui est le berceau de beaucoup de choses qu'on découvre encore aujourd'hui.
Ne pas lire Jules Verne, c'est passer à côté de la naissance de la science-fiction,
c'est passer à côté d'une époque, d'une certaine façon de rédiger l'histoire.
Voilà, c'est un fondement, c'est une base.
C'est de la vraie littérature, dans le sens noble du terme,
même s'il y a toujours plus noble grand terme de littérature.
Mais ça, je trouve que maintenant,
il y a très peu de gens qui sont capables de dire devant une caméra,
non mais Jules Verne, c'est du bas niveau,
c'est réservé à une petite populace.
Maintenant, c'est rentré dans le cercle fermé des bons livres.
Toutes les films, toute la science-fiction actuelle,
s'inspirent d'une façon ou d'une autre de Jules Verne,
d'H.G. Wall, c'est tous les gars de cette époque-là.
Donc oui, ça a eu un impact énorme.
Oui, et puis il ne faut pas oublier,
quand même un des plus grands succès de Live Action
de Walt Disney Productions,
c'est quand même l'adaptation 20 000 sous les mains, tout à fait.
C'est vrai, c'est vrai.
Tout à fait.
Bref.
Bon, juste pour terminer, de cette contrainte est donc née le visionarium.
L'attraction, elle était composée en deux parties et demi.
Pourquoi je dis demi, vous allez comprendre après.
Il y avait donc une première partie qui était le précho,
un coup classique, une grande pièce où vous entrez à l'intérieur.
C'est le temps de vous faire patienter avant de rentrer dans la salle principale,
composée de énormément de décorations.
On reviendra dessus un peu plus tard,
mais surtout, c'est une introduction à l'univers
et surtout au personnage principal qui s'appelle Time Keeper.
Time Keeper, qui sait, c'est un robot.
On ne connaît pas vraiment ses origines, c'est un peu mystérieux.
On sait juste que c'est un robot inventeur
qui vient de mettre au point une invention révolutionnaire,
une machine à voyager dans le temps.
Il nous explique qu'on a de la chance
puis qu'aujourd'hui, il va faire le premier essai de cette machine
et pour éviter d'envoyer de malheureux humains dans une époque.
Et on ne sait jamais ce qui peut se passer
avec le voyage dans le temps.
Retour à le futur, on sait ce qui peut se passer.
Et là, ça ne va pas manquer dans l'attraction.
Exact.
Il décide de créer un robot qui va servir de demi,
en fait, de crash test, qui s'appelle Nine Isers.
Maintenant, on connaissait Nine Isers
puisque régulièrement, on en parle dans le podcast.
Oui, c'est elle qui pilote aujourd'hui ce petit live.
Mais là, au jour rebondi sur ce que tu dis,
le Visionarium a amené quelques innovations.
Première innovation, tu l'as dit au tout début,
il y a une storyline.
Or, jusqu'à ce moment-là, j'en marque d'ailleurs, tu as...
Luzer, c'est ça qui est complètement incroyable.
C'est le premier film en circle vision de fiction,
dans lequel on vous raconte une histoire.
La tentative précédente, c'était Wonders of China,
qui est le film en 360 degrés, qui est présenté à Epcot.
Où il y a un personnage de poète qui apparaît à l'image
et qui est un petit peu le narrateur du film.
Mais jusqu'à présent, tous les films qui avaient été réalisés
dans ce format, ce système,
c'était juste ce qu'on appelle un travelogue,
c'est-à-dire des belles images.
Imaginez Soaring à 360 degrés,
c'est du contenu.
Mais ça pendant 10 minutes, avec de la belle musique.
Et pourtant, c'est un cinéma qui est intéressant,
parce que c'est un cinéma qui est issu d'une course au format.
Le cinéma, jusque dans les années 50,
était cantonné à un format presque carré,
qui est un petit peu le format des anciennes télévisions,
à une chouille près.
Je ne vais pas rentrer dans les détails,
mais le format académique était ce format-là.
Des gens ont commencé dès la fin du XIXe siècle,
dès l'invention du cinéma,
à chercher comment on peut faire des images plus grandes,
plus larges, etc.
Donc il y a eu des tentatives, dès le début du XXe,
d'associer plusieurs caméras et plusieurs projecteurs
en synchronisation et en simultané.
Je prends pour exemple, on est à la fin des années 20,
Abel Gans, qui est un immense réalisateur français,
réalisé un film qui est une fresque qui s'appelle Napoléon.
Certaines séquences des grandes batailles de ce Napoléon
ont été réalisées à trois caméras.
C'est-à-dire que le film était projeté en triptique.
Donc trois fois cette espèce de carré
qui permettait de faire presque une image proche du cinémascope.
C'est ça, c'est ce que vous écoutez,
d'approcher du cinémascope.
D'approcher du cinémascope.
Et le cinémascope, lui, n'est apparu qu'au milieu des années 50, en 55 en fait.
On précise juste pour ceux qui ne voient pas cinémascope,
donc c'est le format d'images cinématiques.
L'actangulaire, il y en a plusieurs,
mais c'est le plus large, le plus courant.
Il y en a d'autres, il y en a plein.
Mais c'est une image qui est en ratio de...
Si l'image fait 10 mètres de haut,
elle fait à ce moment-là 23 mètres de large.
Je précise un petit point aussi.
Pourquoi c'est immersif ?
Pourquoi c'est plus immersif pour le spectateur, tout ça ?
Ça parce que nos yeux sont...
Pardon, parce que nos yeux, pardon,
sont simplement positionnés à l'horizontale.
Et votre champ de vision horizontal est beaucoup plus large
que votre champ de vision verticale.
Oui, c'est pour ça que j'ai horreur des vidéos sur les téléphones.
Moi, ça me saoule aussi parce que tu as une impression
de claustrophobie quand tu vois ce genre de vidéo.
Et c'est normal, parce que le champ de vision humain,
le cerveau l'interprète comme tel.
On est obligé de les faire pour communiquer avec nos camarades,
mais ça me casse les pieds.
Du coup, pour revenir à ce que tu faisais...
Oui, ce que je disais, donc on a cherché à agrandir l'image
avant de trouver un procédé optique,
qui est un procédé français d'ailleurs,
puisque c'est un monsieur qui s'appelle Chrétien,
qui a développé le cinémascope.
Le Cirec-Rama, il croyait vraiment très fort.
Ah oui, oui, il l'idée.
Tant plus que c'est drôle,
parce que le premier film en cinémascope, c'est La Tunique.
C'est un film biblique.
Donc, toujours zétile que le Cirec-Rama,
donc qui a été lancé en même temps que Disneyland en 1955,
est un procédé qui permettait de voir une image à 360 degrés.
Et c'était constitué en fait de 11 images projetées synchronisées.
C'est pourquoi 11 images,
c'était le procédé qu'on avait trouvé le plus léger
pour tourner ce système.
En fait, au départ, on avait disposé sur une sorte de disque,
11 caméras 16 mm,
donc la moitié du format du 30 mm,
à peu près la moitié du format 35 mm,
qui est le format courant en pellicule du cinéma qu'on utilise.
Encore aujourd'hui, mine de rien,
même si la plupart des choses sont en numérique.
Donc ces caméras étaient un peu disposées en marguerite, en étoiles.
Elles pointaient chacune dans une direction
et on enregistrait en même temps 11 films.
Et pourquoi un nombre un père ?
Parce que quand il s'agit de diffuser le film,
de le rediffuser dans une salle,
si vous aviez un nombre un père,
ça aurait été compliqué de placer les projecteurs à bonne taille.
À l'époque, on est dans les années 50,
quand ce truc-là apparaît.
Parce que la projection est un système,
les projecteurs sont derrière les écrans
et projectent entre des interstices
entre chaque image vers une image qui est opposée.
Donc il fallait absolument que ce soit un nombre un père
pour que le plan d'un écran soit dans l'axe
de la séparation entre deux écrans en face.
J'espère que c'est clair.
Et juste pour bien préciser encore une fois,
à l'époque, le mapping vidéo, on oublie,
on est en argentique, on n'est pas en numérique.
Le mapping, c'est la capacité qu'on va avoir
à déformer une image en post-production,
en temps réel de préférence,
pour l'adapter à une forme de projection.
Ça peut se faire dans une certaine limite
avec des prismes, avec des systèmes de projection en petits classiques,
mais là, pour une salle panoramique, laisse tomber.
Donc aujourd'hui, ce qu'on ferait sur des systèmes
qu'on appelle borderless, c'est à dire,
tu as une seule image totalement panoramique,
comme il y avait dans les préchaute Blue Fire,
pour ceux qui voient fut un temps.
Ça, c'est généralement fait avec un ordinateur,
avec un logiciel qu'on appelle un hypotizer,
qui va prendre l'image qui sort du flux vidéo
et va la déformer pour simplement matcher la forme,
qu'à la projection des images.
Un projecteur envoie toujours une image qui est conçue pour être plate,
sur un silat qui est arrondi.
Donc on déforme à cet endroit pour coller cette image
et faire qu'elle ne déborde pas au dessus,
mais ce procédé bien entendu dans l'année 50, on oublie.
Et sans que les camps plus, si je puis me permettre,
c'est pas la première fois qu'il y avait des tests d'images panoramiques,
puisque dès l'exposition universelle de Paris dans les années 1900,
il y avait un pavillon qui essayait de nous faire vivre un voyage en mongol fier.
Alors il était plein de défauts, il y avait plein de panes, plein de trucs,
mais il y avait déjà effectivement cette tentative de dire,
ok on a de l'image animée, qu'est-ce qu'on peut faire de plus ?
La 3D, c'est à dire la vision du relief.
Qui date de la moitié du 19e siècle,
puisque ça a été, alors tout le monde savait à peu près ce que ça allait être la 3D,
mais il y a un monsieur qui s'appelle Louis Ducot de Oron,
qui est l'homme qui a développé la procédure anaglifique,
c'est à dire séparé l'œil gauche et l'œil droit
en proche-tant avec un filtre bleu et un filtre rouge.
Ça se prêtait très bien à des images en noir et blanc,
après quand la couleur est arrivée, il a fallu trouver d'autres procédés.
Mais en tout cas, il y a toujours eu cette volonté
d'aller tester, d'aller checker.
Retour en 50.
Retour dans les années 50,
on se rend vite compte déjà qu'on ne peut pas trop utiliser le nom de Cirque-Rama,
parce que ça ressemble à Cinérama.
Cinérama qui était un procédé de projection sur très grand écran de 3 images,
et un écran incurvé donnant une vision à 120 degrés.
Question con, c'était pas les salles de cinéma intégrées dans une espèce de dome ?
Enfin sur un peu de coeur, au stade une, non ?
Il y avait effectivement le dome qui est à Los Angeles,
mais c'était aussi des grottes.
À Paris, on avait le théâtre de l'Empire,
on avait le Goman Palace qui était place de cliché,
on avait des salles de cinérama,
et là s'il n'y a eu qu'une poignée de films réalisées dans Cinérama,
les salles ont été après converties pour projeter du 70 mm, etc.
Mais le cinérama utilisé réellement le Kino Panorama à Paris,
qui était un cinéma légendaire,
avait l'équivalent du cinérama,
mais russe, donc ça s'appelait Kino Panorama.
Ah oui bon.
Donc le cinérama a lancé aussi dans les années 50,
les gens disent donc les gars, votre Cirque-Rama,
ça n'oubliait pas beaucoup comme nom,
donc ça a été transformé en Circle Vision.
Et puis petit à petit, ils ont poussé les développements technologiques,
ils se sont rendu compte qu'un tournait en 16 mm,
gonflé la prise de vue qui avait été faite en 16 mm,
en 35 pour pouvoir les projeter,
parce que les premiers, la projection était aussi en 16 mm,
donc la résolution était 4 fois moins d'un image de cinéma,
de l'époque.
Donc ils ont réfléchi,
on est passé à l'heure d'un système plateau horizontal
où les 11 caméras pointaient chacune dans leur direction,
un système de tours verticals avec une sorte de periscope,
ce qui permettait d'assembler le long du MA
avec l'objectif donc en train de filmer vers le haut.
Parce que vous voyez que le montant est à l'écran.
9 caméras 35 mm,
qui captaient en fait ce que vous voyez le miroir,
qui était un miroir prismatique,
je ne suis pas connu prismique, prismatique,
en tout cas qui était au sommet,
9 miroirs qui étaient installés au sommet de cette tour.
Donc on a quadruplé la qualité de la prise de vue,
on a quadruplé la qualité de la prise de vue et de la projection.
Oui, tout à fait.
On perd une caméra dans deux.
Et on a réduit de deux caméras,
donc on était aussi plus économiques en termes de véhicule.
Et aussi certainement plus mobiles que la version 11 caméras.
Qui avait été conçu à la base,
surtout le brevet du Cirque-Arama,
et conçu et marqué comme étant un système qu'on montre sur une voiture.
Absolument.
Et en fait, il avait été conçu comme tel les premières caméras CircleVisions,
ce qui est donc les différenciers, c'est qu'elles passent de 11 à 9,
11, cet autre système avec la capture.
Et du coup, il y a d'autres problématiques qui émergent de ça,
mais on va en parler pendant qu'on ne pas parler du film.
Il y a d'autres problématiques.
Effectivement, mais en tout cas, le système a fonctionné très bien, très rapidement.
Je dois dire au passage que le système a été perfectionné par Hubby Works,
qui était donc le complice de Disney depuis les origines.
Le mec qui a réalisé les premiers dessins animés de Mickey,
il a quand même réalisé les aventures d'Osewall de Lapin,
et surtout, il était avec Walt Disney.
Quand ils ont réalisé dans les années 20,
les aventures d'Alice, qui étaient déjà de la prise de vue réelle,
intégrées dans un film d'animation.
Et ça, si je dis pas de conneries,
alors tu fais référence à la boîte avant Walt Disney.
Juste avant que Disney Bros n'existe effectivement.
C'est l'Oscogramme, c'est ça ?
Oui, c'est ça.
Et du coup, vous imaginez quand même ce partenariat qui existe depuis les années 20.
Et surtout, la multicasket des gars,
parce que tu avais à la fois la dimension artiste,
aussi la dimension technique, la compréhension du truc,
et donc l'intégration de la technique dans l'art et inversement.
Puisque Highworks a également développé la caméra multi-plan,
qui était cette caméra qui permettait de créer de la profondeur de champs
à partir de Célo en 2D.
Donc encore une fois, une bonne tête bien faite, quoi, pour le coup.
Alors pourquoi est-ce que l'on a fait une digression autour de la technologie ?
Ça me permet de reboucler sur l'histoire du visionarium.
Et je vous parlais de Nine Eyes.
Et justement, tu l'as dit toi-même,
Nine, neuf, vieux, neuf caméras.
Et c'est en fait le témoin qui va partir voyager à travers les époques
et qui va retransmettre via ces caméras une projection panoramique
tout autour d'une grande pièce sphérique.
Dans laquelle on va pouvoir suivre ces aventures.
Et on en revient à ce que vous disiez il y a deux minutes.
La boucle est bouclée, c'est beau, c'est merveilleux, c'est comme si tout était prévu.
Donc on a, attention, le visionarium qu'on se retrouve à ma carte
n'est pas le premier Circle Vision.
Le premier Circle Vision date de 63, si je dis pas de connerie, il me semble.
Oui, alors après, tout premier, c'était Cirque Arama.
Alors l'ordre exact des T, je m'en suis mis un peu,
mais il y a eu América de Beautiful.
Sachant qu'il y a toujours deux films en Circle Vision
qui tournent encore à Epcot, qui sont Wonders of China,
donc au pavillon chinois d'Epcot.
Et le film sur le Canada au Canada.
C'est plus lui, malheureusement.
Malheureusement, on a perdu la musique, mais c'est toujours le même procédé.
Et c'est la même salle que le visionarium.
Vous verrez, il y a les interstices, etc.
D'ailleurs, il y avait une rumeur, je crois que c'était la Chine
qui devait avoir la version borderless.
Ils l'ont eu finalement ou non ?
Et non, ça a été abandonné à la cause du Covid.
Encore une fois, le Covid.
Sachant que, par anthèses,
le système est sensiblement le même à impression de France,
le film français,
sauf que c'est uniquement, je ne sais plus,
trois ou quatre images projetées à 120 degrés.
Je crois que c'est cinq images, pas plus.
On est à un écran central, certainement.
Je pense plutôt un nombre, un père.
Mais donc, pour finir, au niveau du visionarium,
et comme ça, on pourra boucler autour des technologies autour de ça.
La deuxième salle, c'est donc ce main show.
Et à l'intérieur, il y avait une petite particularité.
C'est pareil si vous êtes déjà allé à Epcot
ou d'un n'importe quel salle de projection panoramique.
Ce ne sont pas des sièges que vous avez à l'intérieur.
Ce sont juste des rambards,
parce qu'en fait, l'intérêt de ce libre projection,
c'est donc de vous inciter à tourner la tête en permanence
pour regarder devant, derrière, à gauche, à droite.
On dirait des trucs d'ici de secours.
Et en fait, c'était ça aussi l'une des signatures de cette attraction,
c'est que pendant les à peu près 15 minutes de film du main show,
donc la salle principale, vous n'étiez pas assis.
Et on vous invitait à être curieux et à regarder dans tous les sens.
En plus du fait, et j'y avais dit juste avant,
que cette attraction, en plus des innovations majeures,
que sont le fait, que c'était une histoire complète,
il y avait sur scène deux animatroniques,
alors en réalité plus un que deux,
c'était Time Keeper qui était représenté pour De Vrijdon.
Il était vraiment physiquement sur scène.
Attends, je l'ai fiché quand même que les gens voient
quoi il ressemblait quand même, ce bon tic-cake, voilà Time Keeper.
On voit ici à l'écran, et si vous ne l'avez,
vous l'écoutez en version podcast,
donc c'était un robot qui avait la particularité
de voir ces mécanismes à l'œil nu,
c'est-à-dire qu'il n'y avait pas une nocature.
C'est presque un animatronique sans pot quoi.
Voilà, on voulait mettre en avant.
Dans le lignier d'atom Moro qui arrivait plus tard, pour le coup.
Alors c'est une dérivation, c'est ça.
Donc Time Keeper qui est représenté comme étant un inventeur,
un petit peu farfelu, qui a créé cette machine.
Et cette machine, on la voit,
on la... elle est présentement physiquement dans la salle,
et elle ne marche pas forcément bien,
elle a des sautes, elle fait de la fumée,
ça fait des blingues, des blanques, des chelonques dans tous les sens.
On sent qu'à ce côté encore rustique,
c'est de l'artisan à cette machine.
C'est ce qui fait toute la beauté,
mais l'intérêt aussi de Time Keeper,
c'était l'un des animatroniques d'ouverture du parc,
c'était un A-A-A-100 pour le coup.
Exact, c'était la dernière génération,
et dans la même veine que la méchante reine de Great Movie Ride,
qui était du magicien dos, qui était le premier du genre.
Donc, la méchante sorcière de l'Ouest.
Merci, j'avais plus le nom exact.
Exactement.
Et Time Keeper avait cette caractéristique,
justement, d'être animatronique qu'on pouvait voir,
qu'on pouvait approcher de très près,
et surtout pas dans les conditions de Ride.
C'est-à-dire que, prend un Great Movie Ride,
prend un Pirate des Carréles animatroniques,
tu ne peux pas rester à côté,
tu es dans un embarcation ou dans un Riding System.
Là, pour le coup, tu pouvais rester 2-3 minutes à la fin du show,
te poser devant Time Keeper, qui était à 1 m, 1 m et demi de toi,
voir toutes ces osatures, le voir te regarder de temps.
Bah, ils ne te regardaient pas, mais ils avaient programmé des trucs
pour que parfois, ils regardent un peu dans le vide,
vers l'emplacement où se pourraient se trouver les guests.
Il était ultra impressionnant au début,
parce qu'après, les coupes budgétaires ont commencé à se faire sortir,
parce qu'on n'est pas orientalans de compagnie.
C'est ça.
Et donc, j'avais dit qu'il y avait une demi-sal à la fin.
La demi-sal, en fait, c'est constellation à la sortie de l'attraction.
On est dans ce fameux mood de pré-show, main show et boutique.
Parce que…
Parce que…
Elle s'en est pas gnaune.
Mais on est encore en 1992, je vous rappelle.
Et quand on est en 1992, une boutique, ce n'est pas la boutique à Jojo.
C'est la vraie belle boutique de sortie d'attraction.
Constellation 1992, elle existe encore aujourd'hui,
puisque vous pouvez la trouver à la sortie de buzz juste…
Puisqu'elle est renommée Consternation, plutôt, au maru.
Mais bon, c'est…
Voilà. On n'aime pas ça, les goûts et les dégoûts,
c'est chacun son goût.
Mais surtout, à l'époque, c'était une vraie petite exposition en boutique.
Il y avait les superbes vitrines extérieures
qui présentaient des miniatures en bois,
souvent reprises de modèles anciens.
Et surtout, à l'intérieur,
vous aviez des personnages présents en tous les sens,
en mode julvernien ou en mode léonard de Vinci,
qui était animé, qui était partout, qui bougeait,
qui donnait de la vraie vie dans cette boutique.
Vous n'étiez même pas obligé de acheter quoi que ce soit,
vous pouvez juste t'éambuler.
Vous avez des trucs à regarder.
C'était de la shop-mosphère, on va dire.
Ouais, on peut dire ça.
Et oui, à l'intérieur…
Et dernier petit détail,
que maintenant, vous n'avez plus avec Buzz Léclair,
vous n'étiez pas obligé de rentrer dans la boutique de constellation.
Vous vous verrez ressortir directement en par les portes.
On ne vous obligeait pas à passer par la boutique,
chose que maintenant on vous force.
Mais à l'époque, vous sortiez,
vous alliez directement à l'extérieur et let's go discoverland.
C'est-à-dire que quand le vizinard homme
ouvrait ses portes après la séance,
les portes s'ouvraient,
vous sortiez, vous étiez aveuglé par la lumière
et vous revoyiez instantanément orbitron.
Et à partir de 1995,
sur la droite, on avait constellation.
Voilà, donc en fait,
c'était vraiment une invitation
à venir explorer le lande,
pour ça, cette réaction-là.
Petite cavolétarium est un peu un précho d'Europe à part quand lui-même.
Il est juste un peu caché pour ça,
mais quand même un visionnarium était vraiment le précho
qui en fait donnait toute sa substance.
Mais maintenant, on va pouvoir rentrer un peu plus dans le détail de tout ça.
Je ne sais pas si tu as terminé ton…
J'ai terminé, oui, parce que…
Ce qui est drôle, c'est que je voulais juste faire une parenthèse.
En fait, cet épisode, c'est un mash-up ultime
de la chronique de Benji, l'instant vieux et l'instant nerd.
Oui, ben oui.
Sauf qu'on va échanger les…
C'est à dire qu'en fait,
on va jongler entre les différentes parties,
parce que là, pour le coup, vu qu'on va parler de Sinoche et de Péloche,
c'est Jean-Marc qui est beaucoup plus approprié
et beaucoup plus calé que moi sur ces sujets-là, pour le coup.
Juste sur les concepts de base avant que le visionnarium arrive,
il y avait quand même deux, trois idées qui étaient là,
parce que bien sûr, ils aient, bien,
attraction culture européenne.
Qu'est-ce que je vais bien en foutre de tout ce truc-là ?
Diable.
Diable.
Donc du coup, il y avait une première iteration qui était basée,
enfin une première idée qui était basée sur…
Il fallait de la technologie.
Donc un enfant qui pouvait explorer un petit peu l'histoire
des grands inventeurs, grands scientifiques du passé sur un ordinateur,
sauf que ce n'est pas du tout visuel.
Et en gros, le truc, c'est « ouais, mais on va se faire chier ».
Donc, hop, ça dégage.
Une autre idée qui avait été évoquée après quand ils étaient arrêtés
sur l'idée du show en Circle Vision, en panoramique,
avec ces petites innovations,
on va continuer parce qu'il y a quelques petites autres choses
derrière intéressantes aussi.
Eh bien, il y avait aussi la volonté peut-être de faire un cœur,
donc un cœur de chant, quoi,
qui pourrait, à la manière du théâtre en Grèce antique,
illustrer et chanter un peu les actions de ce qui se passait.
Mais les langages, comment tu en…
Le bordel.
Donc du coup, cette idée-là a été zappée aussi
pour se refocaliser sur simplement le voyage dans le temps
porté par les deux animatres Onyx pour le coup.
Donc tu l'as dit, premier film Circle Vision a suivi une histoire
et où NineEye, le robot explorateur,
est en réalité une personification de la salle.
Et ça, c'est balèze parce que du coup,
mineurien, on justifie le médium
par lequel, la même manière que sur Star Tour,
tu as le Starspeeder 3000 qui justifie que ce n'est pas une projection,
mais c'est un vaisseau.
Bah là, NineEye, le fait qu'on te projette,
en fait, on projette son flux en live, comme tu l'as dit.
Donc ça, c'est quelque chose de très fort.
Première utilisé, le Madronix,
première utilisé des scènes live,
des scènes qui sont scriptées,
et sachant que l'attraction en elle-même
a nécessité plus de deux ans de production,
en termes de film.
Et vous allez comprendre pourquoi ?
Parce que rappelez-vous qu'on est en 91
quand le film est produit.
L'informatique aujourd'hui, n'importe qui, avec un iPhone,
tu peux faire un edit cut, tu as juste deux trucs,
pouff c'est parti.
Voir même, dans certains cas,
tu peux même utiliser des caméras panoramiques.
Aujourd'hui, les Insta, 360 et Concert.
Merci beaucoup Jean-Marc, sont assez connus pour ça.
Donc ça, c'est une caméra panoramique en 2020.
Ça, c'est 2019.
Ça, pour le coup, c'était avant les Insta, etc.
Donc deux objectifs très, très grands tangles.
Et l'ordinateur qui est embarqué,
qui va mélanger les images
en faisant ce qu'on appelle un stitch,
c'est à dire une mélange.
Une espèce de couture.
Voilà, une couture numérique du truc.
Là, on est les gars en 91.
Déjà ça, ça vous donne un ordre d'idée de la taille du truc.
Je vous rappelle qu'on passe de ça
à aujourd'hui.
Je ressors juste l'image de Jeff Blith.
Hop, à ça en 91.
La taille du bordel, le poids du bâchin.
Donc, et là, on n'a pas l'ordinateur.
Le poids, c'est 180 kilos.
180 kilos, c'est 9 caméras et le système.
Voilà, 180 kilos.
Et sachant que là,
tu n'as pas d'assistance numérique, tu es sur de l'appellage.
Donc, il est hors de question de brancher un USB quelque part
pour rentrer ça sur Final Cut.
Non, non, non, non, non, non.
Là, c'est du montage à l'ancienne, à la dure
et surtout à multiplier par neuf.
Parce que quand tu es content de ton timing sur une caméra,
eh ben, il faut le faire sur les huit autres, pour le coût.
C'est démentiel.
Et en plus, dites-vous que le visionarium a aussi inauguré
certains éléments comme, par exemple, les plans CGI.
Et oui, parce qu'il y a de la CG dans ce...
Il y a des images générées par ordinateurs, des effets spéciaux numériques.
Alors bon, si on compte en mode Karim de Bache,
on est un an avant Jurassic Park.
Et franchement, il y a des scènes qui se défendent pas mal du tout.
Sachant que la scène qui se passe
dans une préhistoire avec le dinosaure n'est pas en image de synthèse.
Pas d'image de synthèse, exactement.
On va en reparler, mais grosso modo, oui, le film se débrouille très, très bien
et a coûté une bonne grosse coucouille.
Oui, une bonne grosse coucouille, effectivement.
Parce que tourner un film en pellicule, ça coûte cher.
Donc tourner neuf films simultanément en pellicule, ça coûte très, très, très cher.
Apparemment, on est sur à peu près un million de dollars de l'époque par prise.
C'est-à-dire que tu fais action, tu fais tourner les neufs caméras dans du gingemint,
couper...
Sachant que les prises étaient souvent longues, ce sont des plans séquences.
Donc si vous pensez à la scène du Bobsleigh, par exemple, ou à la scène de la bataille
en Angleterre, la scène, chaque scène, en fait,
n'est pas une multitude de plans, c'est un seul plan.
Il y a parfois des passages un peu interludes quand on voyage en autriche, etc.
Mais les scènes principales, une scène comme ça,
une prise, comme tu disais, action coupée, ça coûtait presque un million de dollars.
À peu près un million de dollars de l'époque, c'est à peu près deux millions
d'aujourd'hui, si je dis pas de conneries, à juste pour l'infrastructure.
Oui, c'est ça, pas très loin.
Un peu près, un truc comme ça.
Donc pour vous donner un ordre d'idée du prix que ça coûte, sachant que le Vénorium
il dure un peu.
Donc en gros, voilà.
Donc l'idée, c'est que c'est un film qui en plus,
étant donné qu'on est sur de la narration.
Du coup, une caméra qui est conçue à la base pour faire de l'ambiance,
de la capture de scène que tu fous sous un hélicoptère
et que tu te balades avec ta caméra pour filmer les Alpes, etc.
C'est une caméra qui est conçue pour filmer des images loin.
Là, si tu as Gérard Depardieu, qui est au premier plan,
quasiment avec le nez devant la caméra,
ta focalisation est complètement foireuse dans ce cas-là.
Donc il a fallu développer aussi un système des optiques spéciales.
Des optiques spéciales parce que les précédents films jusqu'à Wonders of China,
justement, parce que c'est Wonders of China qui a eu le changement.
Il y avait une optique fixe sur chaque caméra.
Pour l'anecdote, ce sont des 32 mm coûtes qui coûtent,
pardon, qui sont d'excellentes optiques.
Mais c'est sûr, c'est-à-dire que c'est net.
Quand c'est bien éclairé, c'est net à partir de 6 mètres jusqu'à l'infini.
Donc tu peux effectivement envoyer ta caméra sous un hélicoptère.
Maintenant, si tu veux, comme dans Wonders of China,
faire venir ton personnage principal en costume d'époque
et commencer à te raconter une histoire.
S'il approche à plus de 6 mètres, on ne le voit pas.
Sauf que quelque chose qui est à 6 mètres avec une optique de 30 mm,
c'est un espèce de anthon dans l'image, le bonhomme.
Tu vois, de tout fou.
Donc il a fallu heureusement que les gens qui travaillent là-dessus.
C'est un ami directeur de la photographie de Jeff Life,
qui a dit, mais attends, il existe des modificateurs de focales
qui sont des bagues qu'on intercale entre la caméra proprement dite et l'optique.
C'est-à-dire qu'on éloigne très légèrement l'optique du plan optique du film.
Et là, ça permet justement de rapprocher les sujets.
Mais ça veut dire que si tu ne peux pas avoir une caméra d'une focale
et les 8 autres d'une autre.
Donc il fallait faire un système de focales dégressives
de sorte que la caméra frontale qui filmait le personnage
était mettons avec plus un et que tu étais à zéro tant en dos.
Il fallait faire plus un, plus 0, 75, plus 0, etc.
Il fallait donc créer des bagues pour adapter aux optiques.
Et fort heureusement, la technologie optique évoluant
pour les besoins du film frontime to time,
ils ont réussi à créer des optiques avec lesquels on pouvait mettre au point.
Exact, avec simplement quatre caméras sur les neufs.
Ils ont été équipés d'un système de mise au point électronique.
Grosso modo, les quatre caméras qui filmaient principalement l'action.
Exactement. Donc l'idée, c'est que voilà,
ça vous donne un petit peu un ordre d'idée de ce truc là.
Sachant qu'en plus, autre problème, on en profite maintenant.
Encore une fois, on est sur de l'argentique.
Sur de l'argentique, bien sûr, tu as un viseur qui existe sur les caméras
classiques argentiques pour voir ce que tu fais, etc.
Mais tu ne vois pas ce qui est enregistré par la caméra.
C'est juste un système de prisme à l'intérieur comme un réflexe qui te permet
de voir ce que l'optique voit.
Là, tu en as neufs.
Et surtout, où est-ce que tu te mets ?
Parce que si tu te mets derrière la caméra,
ben on te voit en fait.
Donc tu te mets au-dessus, en dessous, c'est le bordel.
Et du coup, tu as donné la réponse là.
Ah oui, c'est le bordel.
Du coup, comment on fait pour valider que les plans sont bons ?
Tu te mets à genoux et tu pries.
C'est ça parce que... C'est un peu près ça, ouais.
À un million, la prise.
T'as aucun moyen d'y dire, OK, on la revoit tout de suite.
Non, pas de privilé...
Il faut reprendre les films qui ont été exposés.
Il faut les développer pour vérifier qu'ils étaient...
Autrement dit, il faut les développer et les tirer,
parce qu'on tourne sur négatif, tu vois.
Exactement.
Et puis il faut les contrôler.
Et là, en l'occurrence, pour les besoins de ce film particulier,
la production s'est associée avec Technicolor en Angleterre.
C'est vrai qu'à cette époque et ceux depuis les années 70,
70, 70, Technicolor en Angleterre,
c'était probablement le meilleur laboratoire du monde.
C'est là, par exemple, qu'on a été fabriqué pour la sortie de 1977,
les meilleurs copies de Star Wars en 35 et en 70 mm,
avec un respect des couleurs, mais impeccables,
sur un support qui ne vieillit pas.
Et oui, parce qu'on est sur du développement argentique,
autrement dit, la pellicule et les couleurs.
C'est pas une question juste d'ajuster une roue chromatique
sur ton final code de merde.
Non, il s'agit de la chimie.
Et si tu te trompes d'une seconde dans l'exposition dans un bain
ou ton truc, ta chimie va être mauvaise,
et tes couleurs vont tirer vers le magenta ou genre de trucs.
Donc ça veut dire que pour tout le développement de toutes les pellicules,
il fallait que toutes les neuf pellicules qui sortaient de la caméra
soient traitées rigoureusement de la même façon,
toutes pour ne pas avoir des cas.
Les mêmes mains, la même température, le même dosage chimique.
Et surtout comme ça, il fallait, le tournage était majoritairement en France,
mais c'est un petit peu déplacé, un petit peu partout.
Il fallait envoyer donc tout ça à Londres.
Donc il y avait des runners, c'est-à-dire des gens qui partaient
avec les bobineaux sous le bras, qui prenaient l'avion,
qui allaient à Londres, c'était développé et tiré par Technicolor.
Il ne pouvait voir le résultat que deux jours après.
Et dernier petit point aussi.
La caméra Circle Vision, à la base, elle avait été conçue
pour filmer des panoramiques de, encore une fois, de paysages.
Pas des dialogues, qui peuvent durer.
Et ça veut dire qu'à l'époque, bien sûr, aujourd'hui,
tu veux enregistrer avec ton iPhone ou avec une caméra,
tu as une carte SD qui contient X giga,
et donc il fait que tu vas avoir peut-être 10 heures de capacité de rush.
Là-bas, non, le rush, c'est la quantité de bobine qui reste.
Oui, et justement, ces caméras-là avaient un magasin,
c'est-à-dire la boîte dans laquelle on met la pellicule à exploser.
Espèce de tête de Mickey, d'Oreille de Mickey au-dessus d'une caméra.
Des magasins de 50 mètres.
Or, une seconde de film en 35 mm, ça fait un petit peu moins de 50 cm.
Disons grosso modo, il faut pour 1 mètre de film,
ça fait à peu près 2,5 secondes.
Voilà.
En fait, une seconde de film, c'est 42 cm.
Mais bon, on va dire que ça fait à peu près 2,5 secondes.
Ça veut dire que dans votre magasin de 50 mètres,
vous ne pouvez tourner que 2 minutes.
Voilà. Et quand tu as des gens qui vont filmer,
quand tu vas avoir un Jules Verne, un J-Wales qui vont papoter face caméra,
ou il en faut un peu avant, un peu après,
et bien, tu n'as pas assez avec le magasin,
donc il a fait de changer le magasin.
On compte en fait, sur un scénario en moyenne,
une page de scénario correspond à une minute de film à l'écran.
Donc, quand tu as 4, 5 pages de scénario, ça fait 4 à 5 minutes.
On n'a pas 5 minutes de stock de film sur les caméras.
Donc, il a fallu aussi développer des magasins spéciaux
qui pouvaient accueillir 300 mètres de film.
Et 300 mètres de film, on n'a pas loin des 10 minutes.
Donc, ça permettait réellement de tourner ces scènes de dialogue.
Exact. Sauf qu'en plus,
nos chers caméras, les premières versions des magasins,
débordaient et étaient visibles dans le champ de vision des caméras.
C'était un plaisir.
Donc, il a fallu repenser le système de scène colonne centrale
pour décaler les caméras et un peu les magasins
de sorte qu'ils n'apparaissent pas à l'image.
Voilà. Donc, en fait, ce qu'on est en train d'essayer de vous dire,
c'est que là, on parle d'une technique qui est extrêmement poussée,
parce qu'aujourd'hui, bien sûr, film panoramique,
ça a l'air easy n'importe qui. Regardez, par exemple, Etienne utilise un STA 360,
ce qui est très, très bien. Au contraire, c'est un très bon outil.
Mais c'est vrai que c'est super facile, même en 8K,
même en 12K de production.
Bon, t'as juste avec l'ordinateur et c'est bon.
À l'époque, imaginez toute la logistique qui y a juste pour faire une seule image,
achant qu'on est en 30 images par seconde sur ce film.
24 images.
Oui, dans ma version, la CGI qui a été faite en 30.
Mais pour le coup, on est en 24 images par seconde.
Donc, imaginez un peu le bazar que ça a été de gérer ce film pour le coup.
Entre autres, on comprend un peu mieux le coût énorme
qu'il n'a plus à voir pour le coup.
En plus, ajoutez le fait qu'il est très difficile de faire la mise au point.
Ça a été un peu corriger avec ce système-là, etc.
Que si jamais tu filmes qui fait un grand beau soleil, c'est con,
parce que si jamais le soleil commence à se coucher,
ton nombre de caméras, c'est con, elles commencent à se voir derrière.
Et en plus, on parle de 360° autour sur l'axe horizontal.
Mais la caméra a 30° d'angle vertical,
ce qui signifie que si jamais tu dis OK, je veux déplacer ma caméra,
pas sur un hélicoptère, mais au niveau du sol.
Pour, par exemple, la bataille en Angleterre.
Tu as besoin de quoi ?
D'un rail de travelling.
Autrement dit, comme un rail de recoster posé au sol,
un chariot, ta caméra posée dessus,
avec des gars qui poussent le plus discret de tout ce possible en dessous.
Parce que comme le champ est restreint en hauteur à 30°,
en fait, tout le monde est sous la caméra,
sous le...
... à quatre pattes pour que la caméra soit hauteur humaine.
Bonjour le doigt.
Sauf que avec un angle de 30°,
ça veut dire que tu ne peux avoir qu'à peu près 4 mètres de rail de travelling.
Tu commences à le voir.
Dans le fond, et c'est pour ça qu'il a fallu utiliser quelques techniques
pour maquiller ce rail sans utiliser d'effets spéciaux,
puisqu'encore une fois,
les effets spéciaux numériques à l'époque,
je vous rappelle que Jurassic Park sent que l'an prochain,
l'an suivant, en 93,
et ça coûte encore plus cher.
Donc du coup, il a fallu trouver des tas et des tas de trucs.
C'est pour ça que cette réaction-là aussi est mythique,
parce qu'elle a réussi à défier la technique.
Les gars qui l'ont réalisé ont défié la technique pour arriver à proposer
ce show qui n'est pas parfait,
mais qui arrive à servir parfaitement l'arc de Discoveryland.
Ça a mis quand même un sacré coup de pied dans les noirs,
ce qui était ces espèces de films cartes postales
qui étaient projetés un peu partout.
Bien sûr.
Bien sûr. Et c'est marrant, parce qu'en plus,
on y est revenu un peu au film cartes postales avec Saurin en 2001,
avec une nouvelle technologie de projection et de captation.
Mais en tout cas, voilà.
Donc je vous propose qu'on avance un petit peu pour le coup sur...
Parlez-nous du pré-show.
Parlons, rentrons un petit peu.
Déjà, on parle un petit peu de l'extérieur,
peut-être du bâtiment sur la fiche du visionarium, s'il vous plaît.
Magnifique production.
C'est ce type de l'année, si je ne me trompe pas,
qui a signé ça de sa main pour le coup.
A fiche ultra poétique,
avec ce choix de couleur, je l'adore.
Timekeeper & Nine Eyed qui font référence en plus à une scène du film.
Et puis, il y a aussi le fait qu'il touche le haut de l'aiguille de l'horloge.
Qui a un petit côté, plafond de la chapelle Sixteen, tu sais.
Il a ce petit côté-là.
Donc oui, en gros, l'affiche est absolument magnifique,
déjà en soi, il n'y a pas à dire.
Et petite description, peut-être pour ceux qui nous écoutent.
Effectivement.
Qu'est-ce que ce poster est tellement beau,
c'est qu'il représente effectivement Nine Eyed et Timekeeper sur un fond,
comme si c'était une représentation symbolique du temps.
Exactement.
Avec cet horloge, avec les différents passages du temps.
Et Nine Eyed est juste en dessous.
Et il y a cette typographie écrit le visionarium en français,
avec juste en dessous un voyage à travers le temps,
qui marque vraiment le symbole de Discoveryland,
avec le sponsor de l'époque en 92, qui était la marque automobile Renault.
Exactement.
Pas Renault le chanteur, on est bien d'accord.
Parce que...
Ta-daaa !
Non, effectivement, et Renault va avoir un petit rôle intéressant.
Dans ce film, on va en reparler plus tard.
Donc là, on est sur ça.
On en profite.
Petite maquette de conception du bâtiment pendant la phase de conception de Discoveryland.
Donc avant 1990, le date de fabrication de tout ça, quoi, en gros.
C'est ça.
Et on peut se rencontrer sur l'image que l'on reconnaît très, très clairement
les formes du bâtiment avec au centre cette sphère
dans laquelle on va y abriter le main show avec les écrans tout autour.
D'un côté, on va retrouver le pré-show qui est une sorte d'extension
du ce même bâtiment.
Et de l'autre côté, la beauté constellation, une sorte de cercle, mais plus petit.
Et de l'autre côté, côté du château,
vous aviez le café des visionnaires qu'on a pensé en lien.
Oui, il y a même eu à une époque le bureau des passeports annuels.
Et qui avait pris la place du café des visionnaires.
Mais justement, à la base, vous aviez donc un point de restauration basique qui se trouvait là.
C'est pour ça qu'il y a une terrasse d'ailleurs, ce temps-là.
Si vous voulez qu'on soit exhaustif, il y a même eu très brièvement une arcade.
Narcade de jeu.
Oui, l'arcade des visionnaires.
Avant, le bureau des passeports annuels qui a été très éphémère.
Et mais effectivement, le café des visionnaires, c'était un espace de restauration.
Alors pour ceux qui ont déjà eu des passes annuels,
vous avez très certainement connu le bureau des passeports annuels.
Et beaucoup d'entre vous, on se sent peut-être extasifs de la beauté du bureau.
Avec cette fresque mural absolument magnifique qui représentait Discoveryland.
Encore plus le visionnaire, puisqu'à la base, c'était un peu...
C'est comme on est dans ce bâtiment autour du temps et de l'héritage.
Il y avait ce café qui avait comme objectif de vendre des petites boissons,
mais surtout dans un thème en rapport avec Jules Verne.
Simplement, il n'a pas duré longtemps.
Comme tu l'as très bien dit Greg, il y a eu tous ces déboires financiers
qui ont obligé à faire des coups budgétaires.
Et le café, on a fait les frais.
Il est resté fermé une perdaînée.
C'est devenu une arcade très FMR là-dessus,
puisqu'il y en avait déjà deux autres qui pointaient le bout de leur nez vers Dividéopolis.
C'est une troisième, une quatrième qui allait venir plus tard vers le Starport.
Donc autant vous dire que ça y est là, c'est bon,
on a compris que vous voulez rentabiliser les espaces de Maitekare.
Et donc elle n'a pas duré longtemps.
Et surtout quand le passeport annuel s'est développé,
qu'ils avaient besoin d'un bureau plus grand que le pauvre bureau donald qui était sous le DLH,
ils se sont dit, là, il y a de la place et du Maitekare, on peut accunir tout le monde.
Et c'est comme ça que ça a été fait.
Aujourd'hui, le bureau est fermé, il n'existe plus.
A la place, c'est devenu un lieu pour les pop-up surprises, pour les Disneyland Pass,
où vous pouvez venir rencontrer des personnages un peu exclusifs,
donc sur réservation Mait.
C'est une utilisation vraiment minimaliste du lieu
qui n'a rien à voir avec la majesté du lieu.
Et dernier point sur lequel il faut aussi préciser,
c'est qu'avec l'arrivée de Buzz Leclerc,
une partie de ce bâtiment a été transformée en backstage
pour les ateliers de réparation des véhicules.
Et ce qui fait qu'aujourd'hui, si vous êtes un peu attentifs,
il y a une double porte qui est juste avant l'arrivée à l'entrée à Fantasyland,
qui est elle aussi richement décorée avec des arges, des sculptures, etc.
On peut se demander, mais pourquoi est-ce qu'ils ont décoré aussi beau
des portes backstage ? C'est qu'à l'époque, ce n'était pas des portes backstage,
c'était une partie du café des visionnaires
qui a été rendue inaccessible par l'arrivée de Buzz Leclerc et qu'on sort.
Exactement. Donc un bâtiment, encore une fois, qui avait plus d'une seule utilité.
Maintenant, continuons un peu sur le bâtiment,
parce que vous arriviez pour le coup du côté de Discoveryland.
Alors ça, c'était le défaut, c'était la signalisation de ce bâtiment qui, en fait,
était magnifique de nuit, mais par contre, de jour un peu complicado de le voir.
En fait, le problème, c'est que le bâtiment est légèrement en renfoncement de ce...
Il est en retrait, absolument.
Il est légèrement enfoncé par rapport à la grande place qui est occupée par Orbiteron en son centre.
Donc le regard du visiteur est attiré d'abord par l'Orbitron.
Et ensuite, vers le fond du land, il y avait le X-wing qui était posé là pour attirer le regard.
Il y avait l'hyperion d'abord qui dépassait du cacélypéon, évidemment.
Ce qui fait que le bâtiment du visionarium se retrouve un peu isolé.
Et la seule façon, en 92, pour voir qu'il y avait le visionarium,
c'était cette sculpture en l'entrée, cette sphère,
avec justement la représentation du temps de l'heure,
avec écrit le visionarium qui tournait en son centre, qui était un peu kinétique
et qui permettait d'attirer le regard.
Et je rappelle, pour ceux qui ont peut-être connu l'époque du visu,
le grand poster sur la façade murale, c'était marqué visionarium,
en vrai, je travaille longtemps, n'existait pas en 1992.
Elle est arrivée quelques années plus tard.
Donc il faut vous dire, c'était un mur vierge.
Il n'y avait rien sur cette façade.
Donc vous arriviez, il fallait avoir le réflexe de regarder un peu sur votre gauche,
voir cette sculpture.
Oui, se retourner un petit peu, presque.
Et l'autre moyen qui avait été conçu pour attirer le regard du public
et on en revient aux partenaires principales,
c'était Renault avec ce concept automobile assez futuriste,
qui s'appelait la Reina Stella,
qui avait plus l'air d'une soucoupe volante qu'une vraie voiture.
Oui, j'ai toujours eu l'impression que c'était en fait un test de Patmolle en soufflerie qui avait raté.
Mais en soi, elle était vendue comme étant une soucoupe volante de famille.
En fait, elle avait un petit l'or puisque la voiture a été,
enfin la voiture, la soucoupe a été créée à la base par Renault.
C'est un concept art de Renault, un concept art mais qui est réellement reconnu par Renault
puisque une fois que le patronneur avec Renault a sauté la Reina Stella.
Ils ont récupéré la Reina Stella.
Ils le récupéraient, elle a été exposée pendant quelques temps sur les Champs-Élysées
et s'est retrouvée aussi beaucoup dans des salons de l'automobile.
Et on l'a revu il n'y a pas si longtemps que ça.
La Reina Stella a été vendue effectivement et elle était bien marquée comme étant une soucoupe volante.
C'est comme ça qu'elle était bel et bien marquée.
Je retrouve juste les datas sur la Reina Stella.
En fait, la Reina Stella fait référence aussi à une voiture de la gamme de Renault
qui était sortie en 1929 à la base.
C'est pas une des premières électriques aussi ça ?
Non, c'était la jamais contente.
Ah oui, c'est vrai.
Mais la Reina Stella pour le coup, c'était vraiment l'image que vous avez un peu de la fortée
avec le long museau à l'avant, bien entendu.
Je ne suis pas spécialiste automobile.
Donc je le ressens tel que je le ressens avec mes mots.
Vous imaginez vraiment la voiture des années 30.
Il n'y a pas d'erreur là-dessus.
Mais la Reina Stella lui fait référence, bien entendu, mais en remodernisant le concept,
puisque c'est une voiture qui est censée évoluer dès dans les années 2089.
Oui, au 3 centième anniversaire de la Toi Eiffel.
Exactement, puisque ça, elle va apparaître dans le film.
L'idée, c'est que dans les spécifications, si vous souhaitez acheter acquérir cette voiture,
alors désolé, il y a quelqu'un d'autre qui l'a pris pour le coup.
Mais dans l'espect sur le bon coin ou bien sur Cara disien, qu'on pourrait trouver,
donc qu'elle est dotée d'une commande vocale intégrale, qu'elle a un pilotage totalement autonome.
Qu'elle peut voler de 15 centimètres à 150 mètres d'altitude et qu'elle peut atteindre 300 km.
Diable.
Diable.
Mais en plus, moi ce qui me fait marrer, alors c'est juste une anecdote rigolote,
c'est marrant qu'il l'aimit jusqu'à 150 mètres d'altitude, parce qu'en fait,
aujourd'hui, quand tu as des drones, les drones que vous pouvez acheter, les GX, etc.
en fait, ils ont le droit de voler jusqu'à 120 mètres d'altitude.
Donc on est à peu près dans le même palier.
Donc ça me fait marrer parce qu'apparemment, on voit qu'ils avaient peut-être un peu réfléchi
au truc quand même bien.
Et donc du coup, cette reine Astela était bel et bien en fait,
non seulement un élément qui était présent dans à l'entrée du visionarium
pour vous inviter à entrer dans le truc.
Le problème, c'est qu'elle se voyait vraiment bien que de nuit.
Parce que, de jour, le problème du visionarium, c'est que très souvent,
en fait, vous avez un peu le soleil qui était derrière,
et vous étiez dans une bonne grosse zone d'ombre,
ce qui n'incite pas vraiment les gens à y aller,
à part s'il y avait vraiment le canyar.
Mais la reine Astela avait aussi mis en avant dans la publicité
qui avait été, il y avait plusieurs pubs comme ça qui avaient été diffusés
dans des journaux, des magazines, etc.
Et donc, elle était vraiment une star de Disneyland Paris pour le coup.
Et ça a suivi bien entendu, bien longtemps derrière, encore une fois.
Donc voilà.
On peut même pousser la blague si vous avez déjà vu la vidéo
de l'inauguration de Rodisney sur TF1.
Avant le lancement de chaque séquence et après la fin de chaque pause publicitaire,
Renault était avec son petit jingle,
où c'était la reine Astela qui était présentée en 3D.
Voilà, c'était l'un de mes contenus.
Je joue mon petit parenthèse et à quelle année Renault a cessé
d'être le partenaire de l'attraction ? 2002, si je ne me dis pas quand même.
2002, me semble-t-il le mémoire.
Donc deux ans avant la fermeture officielle, d'accord.
Ça prend deux ans pour débrancher la prise quand il n'y a plus le financement.
D'accord.
C'est qui fait que donc 2004, 2024, on aurait...
On célèbre, je ne sais pas si le mot est approprié,
cette année, les 20e anniversaire de la disparition.
Divisionnaire de l'accord.
C'est pour ça que je chantais un peu en début d'épisode,
que les moins de 20 ans, on ne peut pas connaître.
Voilà.
Mais donc voilà.
Donc, c'est pas la seule apparence de Renault dans le film, on va y revenir.
Non, mais ce sera quelque chose qu'on fera au fil de l'eau de toute façon.
Mais tu as vite fait parler d'un élément qui est très important
et qui a toujours été une signature principale de Discoveryland.
C'est l'habillage lumineux de nuit.
Ça, Discoveryland, c'est une des clés de différenciation
de n'importe quel autre land du parc Disney.
C'était la nuit avec ses effets de néons.
Ça, déjà, le premier land Disney a utilisé
aussi massivement des néons pour de l'éclairage.
Le team de l'année nous l'avait dit.
Mais surtout, ce bâtiment prenait tout son intérêt de nuit.
Pourquoi ? Parce que c'est une sorte de immense catalyseur d'énergie
qui permet d'alimenter la machine à voyager de l'en le temps.
Tout est lié.
Alors aujourd'hui, les effets en réalité sont similaires.
C'est les jeux de couleurs qui ont changé.
Mais vous retrouvez les mêmes effets sur la face de la base éclair
avec des couleurs différentes.
Ils ont carrément gardé la technologie.
Donc, en fait, ce sont des anneaux de lait de néons qui montent
et qui descendent pour montrer l'arrivée de l'énergie.
Et à l'intérieur, les charges pour avoir les arcs électriques à des moments,
ce qui est magnifique et à l'intérieur de ces tubes à des charges.
Il y a aussi des flashlights qui marchaient de manière autonome et de manière
intempestive, comme les aléatoires.
Mais si je cherchais le mot, donc tout ça, plus un dernier point,
c'est que si vous vous rappelez aussi de buzz la nuit,
c'est que vous avez ce sort de haut vent inversé qui font une sorte de pente
coupante vers le bâtiment qui sont eux-mêmes rétro éclairés en intérieur,
qui étaient violets à l'époque, puisque je le rappelle,
le bâtiment était plutôt couleur marron avec ce côté bronze.
Et ça, avec le violet, ça venait contraster les couleurs
et ça marchait admirablement bien.
Et je termine sur l'éclairage de nuit,
parce que ce bâtiment, c'était une petite perle.
C'était une perle.
Au niveau de la rayna Stella, il y avait de la fibre optique,
parce que quitte à avoir de l'éclairage, autant en avoir un qui est de la gueule.
Exactement.
Et tout ce qui se trouvait sous ce bâtiment,
là, c'est que c'est très difficile à avoir malheureusement.
Il n'y a pas beaucoup de photos de bonne qualité, c'est chiant.
Mais c'est pas grave pour ceux qui nous suivent sur Soundcloud.
Du coup, c'est pépère pour vous.
Mais en fait, toute la murale qui se trouvait derrière la rayna Stella,
représentait la rayna Stella qui voyage dans le vortex temporel.
Puisque tu avais, les faits de vitesse et de trous de verre qui étaient présentés,
mais totalement incrustés, c'était absolument sublime.
C'est fou, on dirait que tout est lié quand même.
Ah mais c'est génial.
Tu avais tous les éclairages qui se faisaient aussi par le sol sur chacun des piliers.
Enfin, tu avais vraiment une énergie qui se dégage.
Voilà, c'est ce que je voulais dire.
C'est que tout a été pensé dans les moindres détails,
dans ce bâtiment et dans le reste de Discovery.
Là, on dit bien sûr, je ne déligre pas le reste du parc,
mais pour dire que à quel point d'une contrainte initiale
qui aurait pu faire chier n'importe quel designer qui aurait fait le minimum syndical,
on se s'y retrouvait devant un bijou, en fait.
Exact. Et à cela ensuite, s'ajoute un autre élément.
C'est qu'avander entrée dans les généraux.
Mais est-ce que vous vous rappelez de ce qu'il y avait au-dessus de l'entrée ?
Il y avait le petit chrono arbourg.
Il y avait le chrono arbourg avant le prochain spectacle.
C'était X-Temps avant la prochaine démonstration.
Tu avais un décompte arbourg avec une animation.
58, 50.
J'étais hypnotisé par ce truc et qui te faisait le décompte
avant la prochaine présentation, ce qui fait que du coup,
tu pouvais savoir si ok, je vais prendre la prochaine ou quoi que ce soit,
directement dans l'an-là.
En plus du fait que le vizinarium avait un très, très bel espace couvert ce préau.
Quand il flottait, donc ça permettait aussi de te cacher, c'était génial.
Oui, à rappeler que la file d'attente de Buzzley Claire,
qui est actuellement en place,
le préau était librement accessible à l'époque.
Ce n'était pas confiné à la file d'attente.
Bref, et juste pour compléter ce que tu disais,
c'est là qu'on trouve la première position cast member de cette attraction,
qui est donc le griteur, l'accueil.
Et ce griteur avait comme tâche de dispatcher les gens vers la porte.
Si vous étiez face au griteur à droite vers le préchauffe et ça m'est arrivé une fois,
si vous arriviez quelques secondes avant le début de la démonstration
par une petite porte à gauche pour entrer directement dans le main chauffe.
Et zapper le préchauffe.
Si je ne dis pas que l'an-là, il y avait trois positions.
Donc, il y en avait une au griteur, une dans le préchauffe,
ou c'était la même, je ne sais plus.
Alors ça variait en fonction du staff,
mais normalement tu en avais deux au minimum obligatoire qui était préchauffe, main chauffe,
et une troisième qui était, pardon, je suis trompée,
le griteur et le main chauffe et une potentiellement le troisième préchauffe.
Et il n'y avait pas de position à la sortie, ça ne servait à rien.
Le genre n'était pas besoin.
Et c'était tout, la transaction était très autonome là-dessus,
elle coûtait peu en personnelle, c'est l'avantage.
Bref, ça c'est encore un autre problème.
Et donc, on arrive à la première salle de cette aventure qui s'appelle le préchauffe.
Alors le préchauffe, on va en parler un peu,
surtout que c'est une salle qui est déjà riche en détails et en décoration.
Alors je sais que toi, Greg, t'as passé du temps dessus.
Oh bordel de merde, si vous saviez le nombre.
Plus à l'époque, quand j'ai...
Je me rappelle encore, quand j'ai fait Disneyland Paris la première fois de ma vie,
je me rappelle encore, pour vous dire l'impact que ça eut, je devais avoir quatre ans,
et il s'avère qu'on a fait...
Il y a deux interactions qui m'ont marqué.
Autant Phantom Manor, Big Thunder Mountain, on les a fait avec mes parents,
et je me trouvais ça sympa, mais sans plus.
Star Tour, le personnage de Rex m'a foutu une BAF,
et le Visionarium, mais j'ai pris la BAF de ma vie.
C'est-à-dire que j'ai toujours été passionné par la science et la robotique.
Et le fait de voir des robots, enfin surtout, un robot humanoïde.
Au début, je me rappelle encore penser,
mais c'est quelqu'un qui est dans ou c'est un vrai robot.
Et quand je me suis approché, j'ai eu peur,
parce que du coup, j'ai vu qu'effectivement non,
c'était que du métal, des câbles, etc.
C'était un vrai robot, mais ça m'a fasciné,
ça m'a complètement subjugé et fasciné.
Et dès la salle du précho,
précho qu'on va vous afficher tout de suite,
coucou, le voilà, cette salle-là, c'est une ode à la créativité.
Alors en plus, rappelez-vous quand même du principe de base de Tomorrowland à la base.
Tomorrowland dans les parcs américains, c'est un land en mouvement.
Autrement dit, c'est un land qui est destiné au moyen de transport.
Le Discoveryland, bien entendu, reste, lui,
focalisé sur les visionnaires, mais aussi sur les moyens de transport
vus par les visionnaires.
Donc on reste dans l'analogie de Tomorrowland,
mais avec ce côté rétro-futuriste.
Qu'est-ce qu'on retrouve dans le visionnaire dans le précho ?
Eh bien, la plupart des moyens de transports
que vous pouvez imaginer au plafond sous forme d'énormes maquettes, des avions,
la mogolfière des frères mogolfiers, le notilus du film 20 milieux sous les mers,
une maquette d'un TGV.
Absolument, j'allais le lire.
Exactement, sur le mur du fond, vous l'aviez,
vous aviez une bibliothèque qui se trouvait tout au fond,
qui avait une maquette, il y avait d'autres petits trucs, bien sûr.
Il y avait énormément de choses.
Alors surtout, tu parles de cette bibliothèque,
je veux faire un tout petit fauxcus dessus pour vous dire qu'elle était,
alors déjà, elle était immense.
On ne se rend pas compte aujourd'hui, on a oublié,
parce que le précho est une pièce très grande en soi,
mais la bibliothèque était très grande, puisque on rappelle
qu'il pouvait y avoir à peu près 180 ou 200 personnes
simultanément pour chaque représentation.
Donc c'était une grande salle.
Et ces bibliothèques étaient surdimensionnés,
remplis d'artefacts et d'objets de décoration,
donc on a parlé de la maquette du TGV,
mais il y avait plein d'objets.
Et souvent, c'était plus gros que la réalité.
Par exemple, les fioles, les bouteilles,
tout ce qui pouvait servir d'expérimentation
étaient plus gros que la normale pour qu'elles soient plus vivies.
Oui, c'était une illusion pour rendre les objets plus présents.
C'est ça. Et il y avait une petite référence à Léonard de Vinci
et l'homme de Trévis, je sais plus comment ça s'appelle,
la représentation, puisque l'homme de Vitruv,
merci, j'avais plus nom,
où on y retrouve un Timekeeper dessiné à la façon de ce dessin de Léonard de Vinci.
C'était animé, si je me trompe pas.
C'était sur le côté gauche de l'écran de présentation.
Voilà. Alors ça aussi, c'est un point sur lequel je voulais appuyer.
Tu me donnes la transition grecque, c'est que ce précho,
avant que le précho commence,
c'est déjà un petit précho en soi parce que vous pouvez passer du temps à regarder.
C'est un pré précho.
Oui, et il y a tout un tas d'éléments
qui sont déjà en mouvement à l'intérieur de cette salle
que vous pouvez observer.
Alors il y a cette animation de Timekeeper en forme d'homme de Vitruv.
Je ne me trompe pas, mais aussi.
Et droite de l'écran.
Il y avait ça.
Elle me rendait dingue.
Et un dernier truc au plafond.
Il y avait tous ces tubes animés avec ses lumières qui faisaient comme s'il y avait des éclairs.
Et oui, avec deux jeux de couleur généralement verts,
un peu comme si ça amenait de l'énergie qui venait de la toiture pour charger quelque chose.
Et parfois rouge aussi, quand ça partait dans l'autre sens,
il y avait des tonnes et des tonnes d'animations dans ce truc-là.
Et surtout, surtout, au delà de toute cette créativité,
tout ce truc-là qui déjà, si vous parlez un peu de langage science,
ça doit vous parler, ça va vous faire bander déjà un petit peu.
Qu'est-ce qu'on avait ?
On avait surtout les premières notes de la musique de Bruce Broughton
pour l'attraction au synthétiseur.
Et cette musique avec cette ambiance, il y avait deux variations.
Il y avait une variation qui était avant que les premières images du précho
et des différents préchaux ne commencent, il y avait une bande son.
Quand on essaiera de vous sortir un moment d'une façon ou d'une autre,
parce que c'était juste du génie, du thème repris,
comme c'était joué par des tubes, en fait, tout simplement,
totalement synthétique et ultra dynamique avec un vrai rythme, etc.
Avec un côté un petit, avec du tempo et qui accompagnait parfaitement
les mouvements dans les tubes. C'était incroyable.
C'était enjoué parce que la science, c'est beau, la science est fun,
la science est l'avenir.
Et là, c'est optimiste.
Voilà, exactement.
Et toutes ces pièces-là transpirent une joie de vivre.
Alors, on sait qu'on va citer quelque chose de révolutionnaire et historique.
Donc, il faut que ce soit la joie.
On va vivre un bon moment.
Et donc, celle-là nous l'évoque.
Et là, pour ceux qui sont sur YouTube, vous le voyez actuellement à l'écran.
Et bien justement, cette pièce-là, avec un élément maîtresse,
cet écran gigantesque, constitué de plein d'écrans
et qui permettait de découvrir le précho.
Alors, il n'y avait pas de personnage du animatronique en chair et en métal,
mais juste une projection sur ces écrans.
Et ça permettait de nous présenter les personnages.
Et surtout, et ça, c'est un truc qui s'est un peu perdu à Dissin, en Paris.
Il y avait de la traduction dans plusieurs langues.
Exactement.
Il y avait des journaux lumineux à l'aide qui entouraient cet écran
et qui permettaient d'avoir la traduction en anglais, en italien, en espagnol, en allemand.
En allemand, exactement.
Et tout le principe, c'est qu'en fait, vous attendiez.
Donc, on laisse les images, ça se tirait d'un Disney-parade, ce truc-là.
Mais on laisse les images parce que franchement, ça nous fait...
Non, si vous avez aussi les petits frissons.
En plus, sur la fin, bien sûr, il y avait plus grand monde qui y allait.
On avait cette salle quasiment que pour nous.
Ah oui, et on pouvait surtout aller proche de la bibliothèque
et vraiment détailler ce qu'il y avait dedans.
Où tu pouvais te poser dans les banquets en cuir qui étaient au fond de la salle.
Oui, et ça, je vais dire, on pouvait même le faire la semaine d'après l'ouverture.
Donc, ça veut dire que le show, cette attraction, elle était mint out of the box.
Et comme il n'y avait personne sur le parc, c'était un vrai régal.
C'était une tuerie.
Et là, en fait, ce qui se passe, c'est que vous attendiez, en fait,
bien sûr, le pré-show est synchronisé avec le show.
Donc vous attendiez peut-être, je ne sais pas, moi, sept ou huit minutes
avec cette musique de Bruce Broughton dont on va reparler.
Mais ça, c'est juste une des orchestrations
de ce qui va se révéler à mes yeux être sa putain de masterpiece.
Et c'est aujourd'hui une des plus grosses musiques qu'on n'est jamais composé pour un parc.
Et là, la musique se calme et apparaissait sur les écrans.
En fait, une succession de deux ou trois films qui étaient consacrés, en fait,
à différents types d'invents sur les innovations, des innovations, transport,
industrie. L'idée était simplement de faire des compilations de stockchats,
donc des images qui montrent la construction des premiers buildings,
l'arrivée des premiers robots, ce genre de trucs.
Donc avec à chaque fois une thématique forte,
des films qui faisaient à peu près une petite minute à chaque fois,
avec une musique en jouée au synthétiseur qui était des musiques un peu générique
pour le coup.
Puis on se retrouvait avec un interlude
qui reprenait le thème du visionarium avec la balle plasma qui apparaissait sur la grande écrane.
Putain, c'était trop bien.
Avec le thème cette fois-ci, non pas repris de façon dynamique comme avant,
mais avec juste doux, apaisé, calme,
avant qu'une nouvelle séquence se déclenche.
Et vous aviez comme ça trois, quatre séquences qui s'enchaînaient jusqu'à
et bien jusqu'à ce que ce soit le précho qui commence.
Qui démarre pour de vrai.
Et là, c'est roulement de tambour parce que ce précho,
bordel de merde, ce précho.
Bah en fait, il avait comme rôle énorme de te voir vous introduire les personnages.
Il avait une importance primordiale.
D'ailleurs, ceux qui ont loupé le précho, à mon avis, ne comprenait pas grand-chose de ce qui se passait après.
Mais ouais, ce précho, il avait tout son importance.
Déjà, de un, il vous introduisait au personnage,
il vous présente les enjeux de l'aventure,
il vous présente les possibles péripéties qui allaient nous arriver.
Parce que ça n'arrête pas de déconner pendant le précho.
Donc là, il nous préparait à ce qu'on allait vivre dans quelques minutes.
Autant vous dire que c'est...
On dit souvent aujourd'hui que les préchos sont surannés, devenus un peu obsolètes
et que le public s'en est un peu l'acé, celui-là, il ne faut pas le louper.
Il fallait pas le louper, il fallait vraiment l'avoir.
C'était l'un de les rares cas où tu avais envie de te dire
« non vas-y, je prends la prochaine parce que le précho était juste une merveille au niveau de l'écriture. »
Et au niveau de la technique, parce que, bien entendu,
ils vont utiliser plusieurs types d'images pour l'illustrer.
De l'image réelle, de l'image animée, de l'image CG, puisqu'il y a des wireframes,
donc des fils de fer de NINI en 3D en ordinateur qui apparaissent,
des trucages, qui bien sûr aujourd'hui ont vieilli.
On ne se ment pas, le vignan homme a vieilli, il a 30 ans le truc.
Il y a quelques trucages où il jette NININ dans les chutes du Niagara
où qu'il accroche à la navette spatiale.
Voilà, ça, ça sent que ça a été fait pas très très cher.
Par contre, lorsque le précho se lance, hop, allez on change.
Là, ça c'est la petite émission de la boule plasma
qui apparaît cette temps en temps sur cet écran-là en interlude.
Et lorsque le précho se lance, c'est roulement de tambour,
c'est la fanfare absolue qui se déclenche, parce que c'est l'invention énorme.
L'invention énorme qui se déclenche pour le coup,
on va vous révéler la voie chine à voyager dans le temps.
C'est énorme, c'est une première, sauf que ça ne va pas manquer de merdouillé.
Et l'intégralité du précho que vous allez voir est filmée
avec l'animatronique de Timekeeper.
L'image a été un petit peu accéléré en post-production
pour lui donner bien plus grand fluidité que ce qu'un incendien était capable de faire.
Oui, parce qu'il fait de petit que la vidéo a peu toujours tendance à ralentir
et à lourdir les choses.
Et oui, exactement. Donc là, ils ont totalement,
et franchement, ce précho là en réalité,
alors bien sûr avec l'inclusion très subtile du sponsor,
8 fois sur l'écran jusqu'en 2002.
Et enfin, on va aller regarder ce précho sur YouTube.
Oui, parce que là, on vous montre une vidéo propre,
mais en fait, tout le crédit revient à des anciens imaginaires
qui ont eu la générosité de les mettre en ligne.
Donc en fait, ça, c'est la version la plus propre qu'on est à ce jour.
On n'a pas encore les masters qui ont pu être mis à jour.
Mais le jour où il y en a un qui les met,
on se procédera devant toi déjà pour commencer.
Et même temps, ce sera de l'archive littéralement.
Donc, on arrive dans ce précho où Timekeeper se présente,
nous explique que nous allons découvrir une invention
qui va bouleverser, qui va changer le monde.
C'est la machine à explorer le temps.
Et pour le cas, il va nous expliquer comment il en est arrivé
à créer cette invention.
Vous voyez, ce n'est pas juste, il arrive, il nous prend de la machine, on y va.
Non, c'est que là, en fait, il va y avoir toute une mise en abîme
pour nous expliquer que chaque invention n'est pas née par hasard.
Elle est la conséquence d'une réflexion,
la conséquence d'autres inventions qui elles-mêmes inventent et permettent d'arriver.
Et de la part de qui ?
De visionnaires qui du coup expliquent complètement la toute la storyline
de Discoveryland en lui-même.
On en revient.
Ce précho, en fait, déjà, vous fout.
C'est le précho du précho.
Il vous met déjà dans l'ambiance de, OK, là, tu as vu une réaction.
Mais en fait, quand tu vas sortir de cette réaction,
tu vas aller expérimenter par toi-même, vivre par toi-même
ces innovations et ces inventions, bien sûr, romancées.
Ça reste une réaction de part de réaction.
Mais la production value qui est dans ce précho, on est en 92.
Là, on a des images animées qui ne sont pas du deux images secondes,
comme en attendant, ça nous en servir aujourd'hui.
On est sur de la vraie animation.
C'est un vrai dessin animé, animé à la grande époque de Walt Disney.
D'ailleurs, on peut rappeler...
De Walt Disney.
De la Walt Disney.
Là, c'est l'âge d'or où pour chaque production, même un précho,
on va essayer de faire les choses bien.
Moi, je repensais à Back to Neverland aux États-Unis
pour le tour des studios de cinéma.
On parle quand même d'une animation avec Robin Williams,
mais un truc, c'est un film, c'est produit comme un film.
Donc là, c'est pareil.
Et là, on est sur une toute petite animation
qui ne va même pas exploiter 5 % du temps du précho,
mais réaliser comme si on voyait un long métrage.
Et ça, vous voyez actuellement, c'est vraiment
la quintessence de l'image qu'on veut transmettre à travers cette attraction.
C'est une attraction qui va vous faire vivre des émotions,
mais qui va aussi vous faire un peu réfléchir et vous faire apprendre des choses.
Il y a un petit côté pédagogique qui ne se dit pas,
mais qui est dilué tout au long de l'histoire.
Les gars, écoutez, j'en ai dit un truc aussi.
Ce qu'il faut dire, ce qui est amusant à propos du petit film d'animation,
c'est que c'est un film qui a été produit pour Disney, mais pas par Disney.
Donc c'est un autre studio, c'est un monsieur qui s'appelle Mark Clouseur.
C'est ça, si je me trompe pas, qui a réalisé ce film d'animation.
Et on peut clairement dire que l'esprit de Texavri s'est penché sur son berceau.
Clairement, c'est totalement cet idea.
Maintenant, je reviens simplement à un point.
Quand on est dans un film,
tout élément qu'on vous met dans un script doit servir à quelque chose à un moment ou un autre.
Et si vous retrouvez avec quelque chose que soit un film ou que ce soit une attraction,
si vous retrouvez avec quelque chose qui n'a pas de message,
ça n'est pas de l'art.
L'art, c'est de la création plus un message.
C'est les essences mêmes du truc.
Et là, le visionarium, lui, ne cherche pas à juste vous vendre des putains de mugs
avec du Star Wars dessus ou bien des machins à l'effigie d'AiRoman
que l'on aura tout oublié dans 30 ans,
si ce n'est juste que ça aura été un gouffre financier sur les dernières années.
Non, là, on essaie de vous vendre des produits qui ne sont pas Disney.
De la culture, de la littérature, dans constellation, la boutique avidaria,
il y avait des rééditions de la Terre à la Lune, des rééditions de Jules Verne.
Les facs similaires, des éditions Heads El,
c'est à dire les éditions originales, des voyages extraordinaires de Jules Verne.
Exact. Et moi, cette attraction plus Space Mountain, tu dis, un film panoramique,
et tu as un roller-custer, c'est des trucs ultra éloignés de la culture classique.
Mais moi, ils m'ont donné envie de découvrir Jules Verne, de découvrir tous ces trucs-là.
Et si j'ai lu certains des ouvrages, pas tout,
mais si j'ai lu certains des ouvrages, c'est grâce à ces trucs-là,
parce que ça a réussi à allumer la flamme.
Ces attractions parlent avec des moyens plus modernes.
Alors, le visionarium, c'était 1992.
Mais pour moi, une réaction, c'est un moyen de connecter des gens
avec une sorte de passer des choses qu'ils n'auraient pas intéressées,
parce que le Média mais peut-être trop vieux.
Mais justement, de faire ce passeur de savoir,
cette transition et le visionarium était la quintessence totale de ça.
Ce qui fait qu'à un moment auquel tu prends train dans le visionarium,
mais ensuite, tu faisais Discoveryland, tu ne voyageais pas dans le monde merveilleux de Mickey.
Au contraire, il n'y avait pas les personnages du Disney à ce point-là.
Oui, puisqu'on se faisait la réflexion en préparant cette émission,
qu'à Discoveryland, il n'y avait pas d'IP à part Star Tours.
Non, il était l'encus.
Même Captain Eo était un film spécialement tourné,
un personnage créé pour le film.
Il n'y avait pas d'attraction adaptée d'un à part Star Tours.
Et du coup, moi, je suis désolé, mais encore une fois,
tu venais avec ton propre cerveau dans ce parc.
Et surtout, tu ne laissais pas à l'entrée.
Et aujourd'hui, je suis désolé.
Oui, je sais que quand on va dans un parc, c'est pour se relaxer.
Oui, mais c'est pas interdit de se relaxer avec des choses qui ne soient pas non plus débiles.
Ce distraire, ça ne veut pas dire complètement...
Ce distraire des connectés de cerveau.
Donc moi, je suis désolé, mais effectivement,
moi, pour moi, c'était un Disney et c'était une époque que j'adore.
Parce que ça illustrait le fait, bien entendu, c'est pas comme
« Regardez, Artez, ou t'attends des trucs ».
On est sur quelque chose de beaucoup plus light.
Mais l'idée, c'est pas de te transmettre le savoir,
c'est d'allumer cette putain d'étincelle.
Et c'est ce que j'adore avec Voltron,
aujourd'hui, même si je ne l'ai toujours pas fait, parce qu'il allume l'étincelle,
« Porn and Tunded », autour de Nicolas Tessla, qui était un vrai gars.
Mais c'est très marrant.
Tu as l'impression que c'est ce moteur thématique,
qui était la propriété qui était entre les mains
du parc de l'Est parisien au début des années 90.
Et déjà, ils ont ouvert les bras, ils ont laissé tomber le truc.
Tous les autres parcs d'Europe, ce sont en période utrique.
Ils sont dit, mais attendez, vous ne vous en servez pas, mais c'est un trésor, c'est une pépite.
Et voilà ce que fait Fantasia Land avec Linde Berng,
ce que fait Europe à Parc avec Tessla.
Bien sûr, la fermeture de l'Elysée de l'Odéanérium était nécessaire,
parce qu'il n'était plus maintenu,
mais il aurait fallu, idéalement, le mettre à jour,
retaper le film, mais garder l'atmosphère initiale du film,
son ADN, et aujourd'hui, bien entendu, c'est pour ça qu'on dit
que avec l'Elysée de l'Odéanérium, a fermé Discovery Land en réalité.
Maintenant, pour en revenir au précho en lui-même,
on est là sur, en fait, une forme de petit ode
avec des défauts de réalisation.
On ne dit pas que c'est pas du cubric le bordel,
et même du cubric, il faut aimer.
Mais on est là sur une vraie ode à la créativité,
entre toute l'intro de Timekeeper, sur qu'est-ce que c'est qu'un visionnaire,
toute l'Odévisionnaire qu'il fait ensuite, qu'il fait par la suite,
toute la séquence ensuite de mise en abîme autour des voyages dans le temps, etc.
On est là, mineurien, sur un élément qui te fait un peu de contexte,
c'était un peu du remplissage,
puis ensuite, effectivement, comme tu le disais, Benji,
qui te pose des enjeux de ce que tu vas voir avec,
bien entendu, le fait que something goes wrong.
Il y a des choses qui vont le tourner à mesure
que tous les trucs pètent à la gueule le Timekeeper pendant le truc.
Et c'est là aussi qu'on peut commencer à reconnaître
qui sont les voies qui se trouvent derrière Timekeeper et Miriam Boyer,
même si attention ce que je disais,
un petit peu mokker, on va dire, pour pas...
Légèrement mokker de certaines personnes,
ça posait pas de problème.
Donc attention à bien remettre dans son contexte.
Après, je dis ça, je prends pas la défense.
Mais ce que je veux dire là-dedans,
c'est qu'on commence à avoir un indice de dire, OK,
c'est pas Jean-Michel Chepacchi.
Ils avaient pris des gens qui étaient connus pour l'époque
et ça va être quelque chose qui va être assez marquant
dans le reste du film pour l'époque.
Anecdote, avant de savoir qu'il s'agissait de Miriam Boyer,
qui est une comédienne avec une carrière très respectable,
je croyais au timbre de voix que c'était Marianne Chazelle
du Splendid qui faisait la voix de Nine-Nine, elle aurait pu.
Mais l'Abe, il est absolument impossible.
Enfin, moi, j'ai grandi évidemment dans les années 70.
Donc Michel-Abe, il était déjà comique à l'époque.
C'est aussi un très bon chanteur.
Mais il était en télévision aussi, il était connu.
C'était pas...
Donc sa voix m'était parfaitement connue.
Il a pas mal, avec la bénédiction de l'autor original,
il a pas mal adapté des choses de Jerry Lewis en fait en France,
des sketches de Jerry Lewis.
Il a pas copié.
Il a pas copié.
Il a été adoubé, on va dire.
Il y avait deux gars, il y avait lui et Henri Salvador
qui étaient un petit peu sous la bénédiction de Jerry Lewis.
Et donc ça, c'était reconnaissable.
Mais surtout, t'allais voir ensuite un film avec un casting de dingue.
Mines de rien.
Ce qu'on pourrait appeler aujourd'hui du Star Talent.
Mais c'était un start-up qui se justifiait
dans la mesure où les gens, on ne les prenait pas
pour qu'ils... parce qu'ils étaient cèvres,
quoique un peu.
Mais finalement, ils étaient très peu mis en valeur
dans le générique ou dans les crédits.
C'était des camellos.
C'était surtout des acteurs qui correspondaient au rôle.
Alors on peut...
Et c'était des acteurs.
Et c'était des acteurs.
C'est pas des joueurs de foot qui ne savent pas jouer.
Non, c'est ça.
Mais voilà, ils auraient pu très bien prendre des bons acteurs
sans que ce soit des têtes d'affiche.
Mais ils ont choisi, et niveau européen qui plus est,
des gens qui étaient reconnaissables par leur carrure,
par leur parcours, par leur voie, par leur gestuelle.
Enfin, ce film-là, encore une fois,
c'est là aussi que c'est important de le souligner à l'époque.
C'est qu'ils ont fait le choix d'un casting qui est un peu un casting
cinq étoiles pour justement, encore une fois,
marquer le fait que c'est une attraction qui rehommage à l'Europe
et à la culture européenne.
Donc là, c'est l'aspect cinématographique qui est mis en valeur
avec des doubleurs de talents.
Michel Hebb et Miraïem Boyer,
quoi qu'on puisse dire de Michel Hebb, et ça, je comprends tout à fait,
sont de très bons doubleurs pour Nine-Eye et Time Keeper.
Ils font très bien le job pendant toute l'aventure.
Et les autres acteurs qu'on va croiser pendant l'attraction,
eux aussi, sont de vrais bons acteurs investis dans leur rôle.
Même parfois, ce sont des cameos.
Mais c'est très souvent des cameos, en fait.
Si on avançait un peu sur le film et avant, on parlait du film,
est-ce qu'on ne parlerait pas un peu de son réel ?
Oui, on peut parler rapidement de Jeff Blythe.
Blythe, tu as très bien dit.
Jeff, elle refait.
Alors, tu as beaucoup fait référence à Reflection of China,
Wonders of China, Canada et Jean-Pas.
C'est bien tous ces films en Circle Vision,
sauf au Canada, sont réalisés par Jeff Blythe,
qui était le réalisateur en panoramique,
attitré de la World Disney Company dans les années 70, 80 et 90.
Donc, vous avez certainement déjà vu,
si vous avez d'autres parcs d'Islandia Travaille au monde,
un film réalisé par lui.
Et c'est clairement pas un amateur,
parce que lorsqu'il est en 1990,
il s'est en train de réaliser From Time to Time,
il y a déjà une sacrée expérience derrière lui de réalisateur chevronné.
Et c'est là aussi qu'on se rend compte
que Disney n'est pas allé chercher n'importe quel tâcheron,
entre guillemets, pour réaliser le film.
Ils ont pris un gars qui avait un savoir-faire,
une expérience et qui a pu l'adapter
aux nouveaux modèles de production qui y allaient être mis en place pour ce film,
avec la nouvelle caméra, les nouvelles contraintes technologiques,
les scénarios et tout ce qu'il y allait avec.
Et ils sont parfaitement bien tirés.
On peut raconter après quelques anecdotes de tournage.
On va en parler.
Il y a pas mal de choses autour,
mais clairement, le produit final est de très, très bonne facture.
Le mec est une pointure et il a surtout réussi à fédérer autour de lui
une équipe de chocs, puisque par exemple,
le chef opérateur, c'est un monsieur qui s'appelle Ronnie Taylor,
qui était le chef opérateur de Gandhi, de Richard Atenborough.
Et croyez-moi, Eddy Richard Love.
Richard Atenborough, c'est le mec qui joue au John Hammond.
Oui, en plus.
Il était réalisateur aussi.
Tout est lié.
Mais tout est lié.
Parce qu'effectivement, on est sur la thématique dont dépense sans compter.
Là, voilà.
Il faut imaginer qu'un film comme ça, sur le plateau, il y a 150 techniciens quand même.
Il faut pas les blanquer.
Il faut pas les voir.
Il faut les blanquer.
Tu te dépasses derrière la caméra parce qu'il n'y a pas de derrière la caméra.
Mais en plus, au-delà de ça, de ce qu'on en a appris,
Jeff Blit avant d'être le gars, le monsieur 360 de chez Disney,
il a fait des petits petits trucs, notamment.
Il a fait les plans en hélicoptère sur The Shining.
Un petit truc indé de Stanley Kubrick.
En fait, c'est un spécialiste de la prise de vue d'action, on va dire,
puisque c'est un plongeur émérite.
Il est pilote.
Il s'est mis à faire.
Ça, c'est coeur qui manque pas d'air en tant que plongeur.
Ah, bah bah.
Il va en parler.
Mais oui, en tout cas, il a appris à maniper les caméras panoramiques
avec Wonders of China,
America's the Beautiful, pardon, etc.
Ensuite, Wonders of China et en fait, vu qu'il connaissait parfaitement le truc,
c'est vu sur lui que Disney s'est reporté, sachant que le vignan
Riam allait avoir pas mal de petits trucs.
Oui, pas mal de petits trucs.
Oui, parce que comme il n'avait jusqu'avant fait que de la carte postale,
c'est à dire que c'était très facile d'accrocher le bousin.
Donc je rappelle 180 kilos tout nu sous un hélico.
Voir au début, sous un bombardier B-25.
Et oui, tout début.
C'était pour America's Beautiful.
Absolument. Voilà.
Donc bon, c'est comme quoi, en fait, la technologie a évolué
et vous allez voir sa petite importance.
Est-ce qu'on passerait pas un peu au film?
Lorsque le préchauffe terminait, les portes de la salle de présentation,
en fait, s'ouvraient avec un petit peu de fumée et de lumière.
Ah, il n'y avait pas qu'un peu de fumée dans mes souvenirs,
parce que c'était un mur de fumée.
Exactement.
Oui, il fallait traverser un mur de fumée pour atteindre la salle.
C'était très symbolique dans la mesure où tu pénétrais dans l'entre de la machine,
donc il fallait marquer l'événement.
Et là, tu entres dans la salle.
Tu te dis, bon, voilà.
Et qu'est-ce que tu vois?
Mais en face de toi, tu entres dans cette salle énorme, circulaire,
avec les neuf écrans, avec des espèces d'ondes qui étaient représentées en attente.
Et on le rappelle pas de fauteuil.
Pas de fauteuil, bien entendu, avec les derniers rangés qui étaient équipés
de systèmes de traduction, enfin, en fait, de casques synchronisés, pour le coup.
Petite info, ce n'est pas la version quand, après,
le vignanium est arrivé à Walt Disney World.
Ils n'ont pas mis la version de Walt Disney World dans les casques de traduction.
Ça a toujours été une traduction spécifique à la France.
Oui, parce que le film de Disney World est légèrement différent.
Exactement. Les timings ne sont pas les mêmes, etc.
Mais en tout cas, on se retrouve dans cette salle-là qui est immense.
Et tout au fond, qu'est-ce qu'on voit?
On voit les strades sur lesquelles se trouve un keeper qui vous dit d'entrée, d'approcher, d'approcher.
Il y a une petite boucle comme ça, intercalée avec le cast qui fait ce plus.
Le truc qui était vivant, c'est ça qui était étonnant.
Il était vivant, c'était dire qu'il te faisait zaire.
Recerrez-vous un petit peu au milieu, etc.
Puis hop, un instant, s'il vous plaît.
Et il penchait sur ses appareils.
Il allait régler deux, trois trucs, puis il se relevé.
Il disait, dépêchez-vous.
Enfin, voilà, c'était hyper bien fait comme préparation.
C'était juste une très bonne façon.
Je demande d'inciter les gens à accéder un peu.
Tu l'entends dans la salle du précho aussi.
Donc, tu avancais rapidement, tu te mettais en place et le show démarrer.
Et le show, en fait, avait un premier selling point
qui était de te vendre, que tu n'allais pas voir que Timekeeper.
Tu allais voir NineEye.
En fait, NineEye étant son robot,
son petit nom américain, c'était le CircumVision PhotoDroid,
qui était donc une caméra panoramique volante.
Donc, il fallait te montrer NineEye dans la salle.
Il fallait la montrer en train de se faire dématérialiser et entrer dans la machine.
Et donc, du coup, tu avais toute cette petite première partie de séquence
qui en plus était un petit foreshadowing pour ce qui allait arriver plus tard,
dans laquelle NineEye apparaissait juste d'avoir Timekeeper
en plus en sanguelant, puisque Frenchie, en français.
Donc, évidemment, ça se tape un peu sur la tronche, pour le coup.
Elle circule avec son bras articulé, qui est masqué,
donc qui permettait de la maintenir.
Qui était masqué par une propulsion de fumée,
qui lui donnait un petit effet de réacteur.
Exact. Alors, qui marchait plus ou moins bien sur la fin,
mais en tout cas, qui au tout début, ça donnait des volutes de fumée.
Franchement, c'était difficile de voir le bras.
Ça marchait. C'était très efficace comme effet.
Elle passait un peu derrière Timekeeper.
Elle revenait se positionner.
Timekeeper sortait le canon laser des familles.
Un petit décompte.
Des flashes éblouissants à la cinémagique pour essayer de faire que vous voyez
juste un grand flash blanc, un peu comme sur le périphre à 130 kmh.
Et NineEye était tiré très rapidement.
Donc, quand tu fermes les yeux, tu pourrais le voir.
Mais sinon, tu étais aveuglé.
Donc, tu voyais juste qu'il y avait un panache de fumée,
quelques lasers à l'intérieur et hop, n'était plus là.
Et là, souverait sur la droite un écran avec un phantom de pepper
qui montrait en fait ce qu'ils appelaient l'écran intertemporel
dans l'attraction, qui en fait était une sorte de tampon
pour lorsque les gens, les différents passagers du temps
étaient chargés dans la machine et prêt à être envoyés pour le coup.
Donc, ça apparaissait avec un phantom de pepper dans cette espèce de machine.
Et là, NineEye et Timekeeper continuaient à s'engueuler
parce que ça avait fait peur en NineEye, etc.
Donc voilà, du Disney rigolo.
Donc, le coup.
Mais.
Viens quand même, mon moment qui m'a foutu la chair
lorsque je l'ai vu la première fois.
C'est au moment auquel Timekeeper active la machine
ou tu vois NineEye qui se démodécule en risque dans le truc.
L'écran qui se referme avec une voie du fumé
est à tous les neuf écrans qui s'activent avec le chrono Vortex.
Qui est mis en pleine balle, qui est une image en CGI.
Donc, c'est l'image de synthèse.
On va mettre le film en même temps.
Si on ne va pas réussir à parler en même temps, ça va être compliqué.
On a pris les images d'un des monteurs qui avait mis ça sur son vimeo.
Donc, désolé pour la qualité de l'image.
Malheureusement, c'est très compliqué de trouver des médias de basse.
Si quelqu'un sont aux archives de Disney, on est preneur.
Donc, en bas à gauche, vous avez la vue sur Timekeeper.
En bas à droite, vous avez l'image qui vient de l'écran du fantôme de Pepper,
donc de ce dont j'ai parlé.
Et en haut, vous avez les caméras neuf, un et deux,
qui sont les caméras plutôt vers l'avant.
Donc, vous ne voyez pas l'intégralité.
Ce Vortex, bordel de merde. Ce Vortex.
Alors, CG.
C'est l'image de synthèse.
Totalement, on est en 91 quand il conçoit ce truc là.
Ça coûte une couille.
La production, on partit en CG.
Dites-vous déjà que c'est un tour de force pour commencer ?
C'est un tour de force et on arrive sur la première scène où on est au juristique avec Koukou,
non pas un T-Rex, un Nalosor, s'il vous plaît, qui a été fait spécialement pour le film,
pour le coup, qui essaie de bouffer la caméra, enfin, qui essaie de bouffer Nain and Ice,
qui ne manque pas de la faire gueuler.
Et ensuite, Timekeeper fait une petite vanouse et c'est parti.
Et à chaque fois, donc, les transitions, les codes seront masquées par le cours de Vortex.
Le dinosor lui-même est une marionnette,
donc manipulée par un certain animateur.
Et l'arrière-plan, façon juristique, avait été tournée à Palm Springs,
dans un jardin exotique.
Et donc, le dinosor tourné sur fond bleu avait été incrusté optiquement dans cette séquence.
Exactement.
La séquence suivante, donc on a vu très brièvement où on est dans l'air glacière,
c'est pas une séquence tournée pour le film, pour l'occasion.
C'est repris de...
Je ne sais plus le nom...
Magic Carpet Around the World.
Magic Carpet Around the World.
C'est un plan qui n'a pas été utilisé dans le film.
Alors, voilà, petite particularité.
Si vous trouvez le film, vous ne retrouverait pas particulièrement cette séquence,
peunerez-en toute simple, c'est qu'elle n'a pas été utilisée.
Mais surtout, quand ils l'ont installé dans le film,
ils se sont rendu compte qu'on voyait l'ombre de l'hélicoptère qui filmait ce plan.
Donc, ils ont dû faire appel à des monteurs spécifiques dans les effets spéciaux
pour effacer l'hélicoptère au moment de cette séquence.
Oui, parce que justement, Jeff Blythe,
ayant été réalisateur des prises de vue en hélicoptère du générique de shining,
où on voit l'ombre de l'hélicoptère,
s'est dit, non, je m'en suis pris déjà suffisamment plein la gueule
de la part des spectateurs avec cet ombre d'hélicoptère.
Donc là, en fait, ce rush n'avait pas été utilisé
parce qu'on voyait l'ombre de l'hélicoptère.
C'est dit, mais on va garder le rush parce que les images sont déjà tournées.
Ça nous économise quand même une semaine de déplacement dans les Alpes
et la location de l'hélicoptère, elle est un million de dollars comme tu disais.
En revanche, il a fait donc appel à ces...
Je crois que c'est Rivem'n'News,
qui est la boîte des effets spéciaux qui a effacé image par image.
C'est du rotoscoping à l'ancienne.
De reprendre une portion de neige à cet endroit-là
qu'il a fallu réintégrer image par image.
Donc voilà, juste encore une fois,
dites-vous bien qu'on est sur 24 images par seconde, qu'on est sur de la pellicule,
que genre même l'effet de vortex, déjà, il a du coûter un million et demi à faire.
Mais c'est pas une vanne au niveau des tarots parce qu'il fallait le générer.
C'est-à-dire que c'est du rendu par ordinateur.
Imaginez-vous, le truc le plus proche, ça remonte à trois ans plus tôt.
C'est le pseudopode aquatique dans Abyss.
Voilà, oui, tout à fait.
C'est la première fois, c'est le film de James Cameron
et c'est les équipes de Industrial Light & Magic qui ont réussi à faire ça.
Non, mais c'est juste une dingue rigue.
Donc du coup, en gros, on a déjà trois plans qui sont passés.
Bon, y'en a un qui a réutilisé.
Bon, en même temps, sur Saurin, vous avez fait le coup aussi.
Bon, très bien.
On avance un petit peu parce qu'on arrive sur la scène de la bataille en Angleterre.
Il me semble, c'est celle-ci avant de Vinci.
Là, on arrive donc au château d'Anne Vic.
Du coup, en fait, la scène dans laquelle vous avez la bataille.
C'est là que se pose l'un des premiers problèmes qui rencontrent.
C'est que la caméra doit évoluer sur beaucoup plus que quatre mètres.
Or, je vous avais dit tout à l'heure que ça pose un petit problème.
Du coup, qu'est-ce qu'ils font?
Vu qu'il y a une centaine de figurants qui sont tous en tenue d'époque,
qui s'en donnent à Carjoin, c'est un club de reconstitution médiévale du sang.
J'ai le problème qu'il y en avait un petit peu plus, mais bon, peu importe.
Mais beaucoup plus, beaucoup plus.
Peut-être trois cent...
Peut-être pas.
On est plutôt dans les 350.
C'est les 350.
Pardonnez-moi.
350 figurants.
350 figurants.
Sachant qu'il y avait ce qu'on appelle des comédiens de complément.
C'est-à-dire les figurants, c'est un comédien de complément.
Autour de la caméra proprement dit,
parce que ce sont des gens qui avaient l'habitude de la caméra,
pour les arrière-plan,
c'était une association locale de personnes en costume
qui jouaient des reconstitutions comme on trouve souvent
autour des monuments historiques.
On va dire, de la cinécaignée à ses débuts, c'était ça.
C'est ça, oui.
Et donc, ils ont fait appel à ces gens-là qui, eux,
n'avaient pas du tout l'habitude du cinéma.
Donc, il y avait des petits problèmes de rythme pour régler les...
Notamment avec les enfants aussi, qu'ils étaient un peu chiés.
Ils étaient un petit peu chiés.
Et donc, le réalisateur avait, avec son assistant,
et avait développé un système de comptage comme un timecode.
C'est-à-dire que l'assistant, dans la scène, il y a un bélier.
Le bélier, on ne voit pas le dessus du bélier,
parce qu'il est hors cadre.
En fait, l'assistant et le chef opérateur sont grimper là-dessus,
avec des mégaphone pour indiquer aux figurants un timing,
un, deux, trois et haut par avant.
Parce qu'il faut des heures et des heures de répétition.
On avait dit, tel groupe de comédiens, vous partez d'ici à deux,
vous devez arriver à tel endroit, quand le haut-parleur crississe, etc.
Donc, chacun avait sa scène à faire.
Et ils ont répété comme ça des jours et des jours.
Ils étaient heureux quand ils réussissaient à faire une prise par jour.
Oui, parce que, grosso modo, le maximum que tu peux faire
avec le dispositif de CircleVision, c'est peut-être deux, trois par jour,
au grand max.
Parce que, comme Jean-Marc l'a dit, on a 10 minutes de films dans les magasins.
Non, là, en l'occurrence, on est encore sur les magasins de 50 mètres.
Donc là, tu as deux minutes de films.
Donc, là, évidemment, le bouton Erase,
non, le film il est niqué, tu dois changer les films,
ça prend une heure au minimum, au bas mot.
Sur les neuf caméras en même temps.
Si tu as neuf mecs qui se mettent sur chacun, ça prend une plombe.
Donc, tu as le...
Le problème, c'est que tu peux pas, parce que, comme le mineurien,
tu te gènes si tu es un neuf...
La rigueur deux peuvent tourner autour de l'appareil.
Mais si on est neuf, on s'emmerde.
Et puis surtout, t'as intérêt à faire très,
gaffe, être très minutieux, parce que si tu dérègles la caméra au-dessus,
tu ne t'endras certainement pas compte.
Donc, du coup, c'est de leur févrerie de gérer ce truc-là,
parce qu'en plus, la position des caméras est calculée
pour leur intégration dans l'écran.
Au final, donc, tu décales la caméra de 2, 3 mm sans le faire exprès,
et tu niques complètement l'effet à la sortie.
Donc, c'est chaud.
Non seulement, on avait expliqué tout à l'heure qu'ils envoyaient
les roches à technique color en Angleterre,
mais ils restaient sur les décors.
Ça veut dire que tout le monde était immobilisé sur un décor
pour attendre 48 heures le retour des roches,
pour bien vérifier que, un, la prise était bonne correspondait
à l'intention artistique du réalisateur,
mais qu'il n'y avait pas de soucis techniques,
genre des poils, des rayures, de la poussière, etc.
Donc, il restait sur le décor, sachant qu'il y avait toujours
une possibilité, 48 heures plus tard, de retourner la scène.
Et oui, parce que, non, voilà.
Donc, ça, c'était cadeau.
Donc, grosso modo d'autre à ça.
Et comme je l'ai dit avec nos fameux rails de travelling de merde,
étant donné qu'à des moments, le rail de travelling,
ah merde, du coup, on voit le rail en fait sur lequel est passé la caméra.
Du coup, on réajuste en demandant un figurant de se coucher là en mode cadavre.
T'es mort ?
Oui, ou ils avaient aussi un endroit, le rail faisait une courbe.
Et quand la caméra se déplacait, donc crée un travelling latéral courbe.
En fait, la parallax faisait que le fameux bélier
sur lequel était perché l'assistant réalisateur et le chef opérateur,
masquelle bout du rail.
Voilà. Donc, il y a des tas de tas de combines,
simplement, qui ont été faites pour ça.
Et juste pour anecdote, le château que vous voyez dans cette scène,
c'est le tout premier château qui a été utilisé dans le premier hipoteur.
C'est cadeau. C'est cadeau.
Voilà. Donc, en même temps, c'est normal.
Vu que ce sont des lieux qui sont généralement dans des banques de lieux
très spécalement utilisables pour des films, ils ont été repérés.
Donc, c'est normal que ce genre de lieux vous le retrouviez d'un film à l'autre,
même de studios différents.
En fait, il y a des boîtes qui font du repérage pour ça, si je ne me trompe pas.
Il y a des boîtes avec...
Oui, absolument.
Voilà. Donc, en gros, voilà.
Donc, là, ce qu'est-ce bien, c'est qu'on a, on a cette scène là.
Et là, ensuite, après que Naina aie pris un gros coup d'épée dans sa caméra neuf
et que ça serait par, etc.
On est recatapulté dans les couloirs du temps.
Mais pas sous la forme d'un petit peu de merde.
Pour le coup, on est catapulté.
Cette fois-ci, à l'époque de Léonard de Vinci,
scène qui a été tournée du coup au château d'Orzini.
Oh, ça fait chier ce nom.
L'Echalchi.
Ou l'Echalchi.
En Italie.
Voilà, en Italie.
En Italie, pour le coup.
Et c'est Franconero.
C'est le premier château.
C'est le premier acteur connu qui apparaît dans le film.
C'est Franconero.
Bon, moi, c'est un de mes acteurs fétiches.
Il a réalisé mon...
Enfin, il joue dans mon western préféré,
qui est un western qui s'appelle Keoma,
qui a été réalisé par Enzo Castellari.
Franconero, c'était la grande figure du western spaghetti.
C'est lui, le Django original,
à qui Tarantino a rendu hommage
en faisant Django Unchained.
Et Franconero, il joue dans Django Unchained.
Il fait un des propriétaires...
Voilà.
Donc, c'est Franconero.
Il est très fort, formidable,
trop content de le voir apparaître dans cette séquence.
Et c'est lui qui jouera...
...drièvement grimé en Léonard de Vinci.
Exactement.
C'est lui qui jouera Léonard de Vinci,
la caméra entre dans l'atelier de Vinci.
Vas-y.
Alors, pourquoi est-ce qu'on arrive à l'époque de Léonard de Vinci ?
C'est pas n'importe quel moment de la vie de Vinci.
C'est au moment où il est en train de peindre l'âge au con.
C'est ça qui est intéressant, puisque tout d'un coup,
il s'avère qu'on croise Mona Lisa,
qui va à sa séance de pause pour la construction de cette peinture.
Donc, c'est un moment historique, puisque on vit en temps réel.
La création d'une peinture légendaire.
Et avec Nine Eyes, qui se permet cette réplique purement parisienne,
elle est pas mal, mais c'est pas encore un chef d'œuvre.
J'adore ce type.
Elle est bien placée.
C'est pas du odière, mais il y a un petit côté, quand même,
tu vois, éloquant et un peu assisif que j'aime bien, quand même, dedans.
Mais bon, en tout cas, oui.
Cette séquence, elle est très intéressante, parce que c'est la première...
Enfin, c'est à ce moment-là que Nine Eyes est encore une fois
sort de sa bulle d'invisibilité et se fait repérer par tout le monde sur place.
Parce que Patatra, elle a voulu récupérer un petit souvenir,
un petit souvenir pour la versu américaine,
et elle se fait repérer par Leonard de Vinci.
Et là, il se passe un truc intéressant,
c'est que Leonard de Vinci ne prend pas panique.
Au contraire, il choppe un crayon et une feuille de papier,
griffonne rapidement tout ce qui peut dessiner d'une de Nine Eyes avant qu'elle se fasse téléporter.
Et ce petit gribouillage succinct, où est-ce qu'on va le retrouver ?
Dans le précho.
Et ça, c'est extraordinaire.
Il était présent, en fait, sur les murs de droite de la salle du précho,
avec une petite mention comme quoi ça avait été retrouvé sur un site de fouilles.
Oui, oui.
Donc, il y avait ça.
Et de nos jours, vous pouvez toujours le retrouver à Disneyland Paris,
puisque même si le visionnaire a terminé,
eh bien, sept gribouilles se trouvent désormais dans la salle discorrélande du Waltz.
Ah, mais à Cameron Stone, voilà, sur Main Street.
Exactement.
Et donc, c'est une référence astroclable.
Donc, c'est ce que de Vinci a vu de Nine Eyes.
Donc, il y a ce genre de petite easter egg un peu camouflée qui est assez sympathique.
Bref, en tout cas, on est...
On avance encore dans l'histoire.
C'est juste pour...
Je fais un rapide jump sur la version américaine.
Peut-être qu'on en reparle aura le moment venu.
Mais à ce moment-là, quand Nine Eyes est repéré par Leonard de Vinci qui gribouille,
il s'avère qu'en arrière-plan,
il y a une private joke qui est en cours puisque
un homme est en train de tester une machine volante de Nine Eyes de Vinci
qu'on retrouve également dans le pré-show qui t'a bouclé la boucle.
Et le malheureux perd son équipe, se casse la figure et fait voler de la poussière dans tous les sens.
Et donc, ça, c'est assez drôle.
Mais dans la version américaine,
cette phrase...
qui est doublée pour le coup par Robin Williams,
cataimkeeper,
il sort une phrase,
oh, gravity works, la gravité fonctionne.
Et cette blague, elle est absolument...
Géniale.
Et le truc, c'est que la version américaine, on en parlera un petit peu de tout à l'heure.
Mais la version américaine avec Robin Williams, Robin Williams,
c'est en roue libre pendant tout le truc.
Et c'était un vrai plaisir.
Mais bon, revenons d'abord à notre version.
Ça termine la séquence à la Renaissance italienne
et nous arrivons en France au moment de la royauté.
Donc juste, je crois que c'est le week-end, le week-end.
Et ce n'est pas n'importe quel moment, encore une fois, de week-end,
puisque à ce moment-là,
nous allons découvrir un petit enfant assis sur un clavecin
en train de jouer les yeux bandés.
Et cet enfant, c'est pas n'importe qui, c'est Mozart.
Et Mozart est en train de jouer un menuet.
Amazeus, Mozart, pas devant n'importe qui, devant la Cour de France.
Oui, au château de Chantilly.
Jouer par qui ?
Jouer par...
Jean Rochefort qui joue le week-end.
Il a dû couper sa moustache pour le week-end.
Oui, absolument.
Et c'est Nathalie Baille qui fait la Bomp adouard.
Exactement.
Et encore une fois, ils n'ont aucune ligne.
C'est à peine s'ils se voient.
Ils sont juste là.
C'est juste un cameo.
Je crois que Rochefort dit un ou deux mots.
Non, même pas.
On n'entend pas.
Il parle, il suture quelque chose à Mozart
parce que Mozart, encore une fois,
à peine a-t-il terminé son menuet,
on l'enlève le bandeau et repère instantanément à In-Eye.
Alors niveau caché, c'est zéro.
Et là, tout d'un coup, il s'adresse à Louis XV
qui lui dit, il se passe quelque chose,
il se passe quelque chose,
et Louis XV a l'air de dire quelque chose à Mozart.
Mais c'est tout, on n'entend pas.
Et là, patatra, il faut s'enfuir de toute urgence
parce que là, ça commence vraiment à chauffer
et il va se passer, à cet instant précis,
une petite séquence qui, dans le film,
paraît totalement anodine,
mais qui a une histoire assez folle.
En fait, là, on vous passe simplement la séquence,
encore une fois parce que c'est difficile de se figurer.
Donc vous êtes au château de Chantilly.
On va devoir rentrer dans la technique
parce que cette scène est de loin la scène la plus complexe
qu'ils aient du tourner.
Vous êtes au château de Chantilly.
Les éclairages sont planqués au plafond.
Vous ne les voyez pas.
Cela dit, il y a des chandelles un peu partout,
chandelles à triple mèche pour avoir un peu de lumière.
Il y a un peu plus de lumière.
Exactement.
Donc évidemment, on est dans un lieu historique protégé.
Il est hors de question de laisser des trucs comme ça.
Donc ça signifie qu'une bonne partie des figurants,
que vous voyez dans la scène qui suit la début de la scène plus,
la scène du balle qui arrive juste derrière,
sont en réalité des pompiers qui sont déquisés.
Oui, parce qu'il y a tellement, tellement, tellement de chandelles
allumées sur le plateau
qu'il y a un risque d'un cerni très important.
Exactement.
Donc on se retrouve dans cette scène pour le coup de Chantilly
et on va simplement devoir la détailler un peu plus.
Continue ton honte à narration.
Alors vous l'avez peut-être vu, si vous avez regardé sur YouTube
la scène en question, pour s'enfuir,
Nine-Nine fait une marche arrière,
passe devant un miroir et se retrouve dans la salle de balle.
Mais comment est-ce qu'on représente un robot
qui est en fait neuf caméras sur un miroir ?
Ça existe pas.
Il existe pas dans la réalité véritable du monde réel.
Il faut qu'il se voit en réflexion.
Il faut qu'il se voit en réflexion.
D'autant plus qu'on ne peut pas dire non,
parce que c'est Michael Eisner lui-même qui est sous-séressant en réunion.
C'est un peu compliqué de lui dire non.
On va broder un peu le truc.
C'est qu'en réunion, effectivement, de pré-production et de production,
Jeff Blythe est en train d'expliquer où il en est.
Il explique le scénario Michael Eisner,
puisqu'on est dans l'époque.
J'ai dit pensée sans compter.
Et est en train de dire,
« Est-ce que ce serait pas drôle qu'on puisse faire passer Nine-Nine devant un miroir ? »
Et là, Jeff Blythe dit,
« C'était mon pire cauchemar qui pouvait m'arriver,
parce que là littéralement, il n'y a pas pire. »
« Littéralement, il a pensé, « Oh merde,
ce que sa bouche a pu articuler, c'est... »
Ouais, c'est cool.
C'est exactement ça.
C'est exactement ce qu'il s'est passé.
Je récapé pète.
On est dans un monument historique
avec un risque d'incendie sur une machine qui pèse plus de 180 kilos.
Sur un parquet pas fiable, pas stable.
J'allais en venir.
Ceux et sur un sol qui est classé monument historique pas stable.
Je rappelle, le château, il a déjà pas mal de siècles au compteur,
donc les gens, c'est pas très stable.
Donc comment tu fais passer un robot qui est censé planer dans les airs
sans qu'il sursaut dans tous les sens à cause du parquet ?
Les gars ont dû carrément reconstruire un parquet
pour stabiliser le sol, faire rouler les neuf caméras dessus
pour donner l'impression que tout est lisse.
C'est impressionnant.
Et ce n'est pas tout.
Et c'est pas tout parce que, comme je l'ai dit,
il n'y a pas de 9EI.
Elle existe pas dans le monde réel de la réalité véritable.
Il a fallu l'acquire.
Si il y avait un réel miroir, on aurait vu...
On aurait vu 9 caméras qu'on servit à tourner le film.
Et qu'est-ce qu'ils ont dû faire ?
Ils ont créé ce couloir de toute pièce.
Il n'existe pas dans le château.
Ils ont imaginé ce petit couloir.
Et qu'est-ce qu'ils ont fait ?
Ils ont conçu un faux miroir.
Parce que ce n'est pas un miroir.
Il y a un faux mur avec un miroir qui n'existe pas.
Et un autre fond de l'autre côté pour faire
comme si c'était le reflet du miroir qui se reprojetait au fond.
Et qu'est-ce que Jeff a dû commander ?
Il a appelé Walt Disney Imagineering à Glendale
qui était en train de bosser sur les maquettes
des vrais personnages qui allaient devenir les futurs animatroniques.
Elle leur a dit, j'ai trois semaines.
Vous pouvez m'envoyer une version en physique de 9EI,
si vous plaît. Ça urge !
On est un an et demi avant l'ouverture du show,
c'est-à-dire avant l'ouverture du visionarium.
Donc on est milieu des années 90.
Le design de 9EI et la conception,
ce n'est pas encore arrêté du tout.
Elle n'est pas finie, elle est encore en pleine progression.
Et d'ailleurs, si vous regardez la vidéo
en fait, un arrêt sur image au moment.
Si, la qualité, mais ouais.
On peut voir que ce n'est pas exactement la finalité.
Ce n'est pas la version finie.
Mais ils ont réussi.
Mais ça va suffisamment vite pour qu'on n'a pas l'un...
Mais quand on est dans l'attraction, ça va trop vite.
Et là que c'est un tour de force en trois semaines,
ils ont construit le modèle,
l'ont envoyé par avion jusqu'en France.
Et une fois en France, ils ont construit un deuxième chariot
qui devait bouger en simultané des vraies caméras.
Ils ont synchronisé les mouvements
pour ces toutes petites séquences qui durent quelques secondes.
Vous le savez par un opérateur de l'autre côté du mur,
mais comment l'opérateur il sait où est la caméra du coup ?
Parce que, si le mur est trop haut,
s'il y a un trou dans le mur,
si c'est trop, on va le voir dans le champ.
Si c'est trop bas, on ne peut pas commuter.
Ce que Jeff Lee, c'est son équipe.
Là, il s'en fait avec son équipe.
C'est qu'à l'avant du chariot de traveling de la caméra,
ils ont placé une lampe torche et un trou.
En fait, le décor en humure n'allait pas jusqu'au sol.
Donc, ça voulait dire que...
Imaginez deux rails parallèles de traveling.
Sur un des rails de traveling,
il y a effectivement le Circle Vision, les neufs caméras.
Sur l'autre, il y a Nine-Eye.
Et il y a deux gars qui poussent.
Et en fait, il y a une petite lumière
à l'avant du rail de traveling caméra
qui indique au gars qui est au rail de traveling Nine-Eye
ou se trouve l'autre chariot.
Et à force d'entraînement et de synchronisation,
ils ont réussi à faire en sorte qu'on ait cette cinétique absolue
du mouvement de caméra.
Et on se voit en même temps dans la glace disparaître le long du miroir.
La seule chose qui pouvait faire que vous griller l'effet dans le film,
en réalité, c'est juste que, vu que tu es sur un miroir,
il y a des bougies qui se trouvent devant.
Les bougies ne sont pas parfaitement synchro
parce que ce sont des vrais flammes.
C'est la seule chose.
Il faut vraiment regarder près.
Et cet astuce, c'est une vieille astuce de théâtre
qui existe depuis très longtemps
et qui est encore utilisée très couramment
dans des films, pour des histoires de dédoublements.
Iron Man 2, par exemple.
Le plan où Tony Stark prend son taux de palladium dans les chiottes.
En fait, ce sont deux acteurs qui se font face.
Un, une doublure de Tony Stark qu'on voit de la caméra.
La caméra passe au-dessus de son épaule.
Et en face, vous avez Robert Nene Jr.
qui est coiffé à l'envers et qui est habillé à l'envers
par rapport à ce qu'on a pu voir avant.
C'est exactement ça.
C'est des plans.
Juste, c'est des effets pratiques, mais très fonctionnels.
Cette scène dans le visionarium a été un enfer.
Parce qu'avec le stress en plus du monument historique,
le fait qu'il fallait tout foutre en boîte quand même en une semaine,
faire tous les tests et réaliser...
C'est le plan le plus complexe de tout le film.
Il a coûté encore une fois plus d'un million.
C'est ça.
Juste ce plan, en fait.
Juste ça.
Et avec tous les pompiers costumés d'ailleurs.
Il y a pris par jour donc un million par jour.
Ouais, à peu près.
Attends, on va en faire une deuxième.
Mais j'ai pas un deuxième million là !
Si, c'est John Amon.
J'ai dépensé sans compter.
C'est vrai.
Et je termine juste, c'est une micro-anecdote.
C'est à partir de cette séquence
qu'on perçoit pour la première fois le thème du visionarium dans le film.
Oui, exactement.
C'est la première fois qu'on va entendre...
Tainanana...
Rejouer à la façon balle de Louis XV.
C'est la toute première fois du film
que vous allez entendre les notes du musical.
Exactement.
Au moment du balle.
Et après, quitte !
On est rebalancé dans le temps.
Sachant que Blossvertein a signé là encore une fois une de ses partitions,
une de ses masterpieces.
Et en fait, on a de l'épic, on a de l'aventure,
on a de l'inspiration, on a plein de trucs dans ce thème.
Et c'est aujourd'hui un des plus beaux.
On va y revenir parce que quand il va retentir la première fois,
il va y aller plein de balles.
Mais là, pour le moment...
Tu me diras, on y arrive gentiment.
On y arrive petit à petit.
Puisque là, on arrive sur une autre scène
qui est une scène qui franchement est magnifique à voir,
surtout quand tu sais que...
Tu vas me dire, aujourd'hui, ben oui, monsieur Facile,
tu fais ça avec des images de synthèse.
Mais mon con, on est en 91,
des images de synthèse, ça coûte une couille.
Donc, comment tu fais ça ?
On essaie de rationaliser.
La scène de la Tour Eiffel qui se construit en accéléré,
au-dessus des toits de Paris, ça c'est magnifique cette scène-là.
Alors, question.
Comment fait-on pour construire une Tour Eiffel au-dessus de Paris,
sachant que dans les années 90,
tu as des antennes Rato, des antennes Satéides dans tous les sens,
une Skyline qui ressemble absolument pas au Paris d'il y a un siècle,
et pourtant, ça a l'air crédible.
Vous avez une heure.
Ben oui, bonheur.
C'est un modèle réduit.
Exactement.
Féo Texas, c'est une maquette des toits de Paris
avec beaucoup de détails au niveau du...
Ce qui est fait au Texas, c'est l'arrière-plan.
Oui, pardon.
C'est l'arrière-plan.
En chronographie, on voit les nuages défilés très vite.
Ça, en fait, ça a été une tannée de trouver un endroit
pour filmer un ciel
sans qu'il n'y ait rien qui rentre dans le champ de la caméra
étant donné le panoramique.
On est dans les années 1880, il n'y a pas d'avion.
Ils ont donc fini par trouver un endroit précieux au Texas
pour filmer un ciel avec des nuages sans rien d'autre.
Sans circulation aérienne.
Le reste a été tourné en studio
avec une perspective forcée sur les bâtiments.
C'est-à-dire que comme ils avaient très précisément...
C'est une caméra fixe à ce endroit-là.
Donc ils savaient exactement ce qu'allait fixer, filmer les caméras.
Donc ils n'ont construit réellement que ce qu'il était nécessaire de voir.
Il n'était pas obligé de construire un immeuble en entier,
juste un coin d'immeuble suffisait par moment,
avec une perspective forcée, très détaillée à l'avant,
moins détaillée à l'arrière.
Et la taille est de plus en plus réduite pour redonner l'échelle.
Alors ouais, mais moi, je veux bien, sauf que moi,
qu'est-ce que je vois une tour Eiffel qui se construit à vie-value ?
Comment qu'on fait ?
Et comment qu'on fait ?
Simplement, on fabrique une tour Eiffel de près de 2 mètres de haut en fer blanc.
Oui.
Et on la fait entière, et on la pose dans le décor.
Et à ce moment-là, ce qu'on fait, on filme.
Et le fer blanc, ça se découpe au ciseau.
Et bien, on enlève des petits bouts de tour Eiffel.
C'est du stop motion aversé.
C'est du stop motion aversé.
Ça veut dire que si vous voyez la scène dans le bon ordre,
il faut la commencer là où la tour Eiffel est complète.
Et quand vous ouvrez les petits morceaux qui s'enlèvent,
c'est juste les animateurs qui coupent des petits morceaux et elles descendent.
Et en fait, ils prennent une image, ils coupent un petit bout,
ils prennent une image, ils coupent un petit bout, ils prennent une image,
ils coupent un petit bout.
Et voilà.
Et projeter à l'envers, on a l'impression que la tour Eiffel se construit plus génie.
Avec la synchronisation des effets de lumière dans la salle
pour avoir la nuit qui se couche, qui arrive petit à petit.
Franchement, cette scène-là, en plus, avec le thème qui correspond
en fait à Time Keeper, qui perd le contrôle un petit peu de la machine à vaguer dans le temps.
Parce qu'il a paniqué quand il a dû renvoyer Nine Eyed
de la cour du château de gentil.
De l'Ouquenza.
Si je me souviens bien, c'est sur l'ère du Brésilien de la vie parisienne.
Et le truc, c'est que du coup, lorsque Time Keeper,
lorsque Nine Eyed, justement, panique parce qu'elle est serrée par tout le monde
au château de gentil, donc qu'ils voulaient être Versailles en réalité,
Ben Time Keeper panique, déclenche la machine, sauf qu'un truc n'était pas prêt
et on est coincé en accéléré.
Et voilà, avec un truc que j'adore en plus
sur avec la version américaine où Robin Williams dit,
franchement, c'était fait. Il est vraiment badage.
Je devrais le garder pour le prochain show.
Country Game Mure vient d'exploser.
Non, mais voilà, il rajoute ça dans le texte français.
Il n'y a pas du tout ce truc.
Non, non, non, plus premier degré.
Et je suis bloqué en accéléré.
Regarde, elle a tout refait l'amplemme poissance.
On va dire que tu l'as vu grandir.
C'est plus enfant. C'est gentil, c'est gentil.
Mais grosso, voilà, encore une fois.
Et en fait, cette transition là se fait pour quoi?
Time Keeper repart la machine.
Et là, on commence.
Un petit peu ce qui sera l'amor de la phase 2.
Oui, tu fais ça.
Puisque là, on avait en fait la première partie aussi
qui, quand tu connais les films de Circle Vision ou de Cerca Rama,
qui sont contemplatifs, tu dis,
ouais, bon, c'est contemplatif.
Là, pour le moment, on a fait des trucs un peu, voilà, etc.
Mais petit à petit, Naena, on se rend compte qu'elle,
elle, elle est digétique.
Elle a un impact dans son environnement.
Elle existe dans le décor.
Et maintenant, on va commencer le storytelling.
Donc là, on arrive sur l'évolution,
qui est-elle le visionnarium?
Parce qu'on arrive sur une scène qui, évidemment,
qui est peut-être la période la plus poncée
par tous les parcs, dès qu'il s'agit de parler de visionnaires,
de trucs, de steampunk, etc.
Mesdames et messieurs,
l'Expo Universel de Paris en 1900.
Alors ce n'est pas celle de 1989 avec la Tour Eiffel,
c'est celle d'après.
D'accord.
On est en 1900.
Et il le dit très bien avec une voix qui trempe,
parce que ça y est, il va rencontrer
toutes les personnalités qui nous citaient dans son précho.
Il va rencontrer les grands noms de cet époque,
puisque en 1900, il y en avait des personnalités.
Exactement.
Et cette fois-ci, on est au château de Sean Brown,
en autriche pour le coup,
avec 350 acteurs en costume dans cette scène pour le coup.
Une semaine de tournage nécessaire,
juste pour vous donner un ordre d'illet,
il fallait 30 minutes pour remettre tout le monde en place.
C'est une horreur.
Et ce plan là...
C'est pour cette scène-là
qu'ont été développées les magasins
plus importants en pellicule,
parce que ce sont de longues scènes dialoguées.
Exact.
Et c'est là qu'on commence à voir arriver
nos deux protagonistes du film,
plus présentement un protagoniste en noir et en blanc.
On va faire une petite pause là,
parce que...
Il faut juste faire un point,
parce que là, le casting, le check casting, il a explosé.
À votre droite, mesdames et messieurs,
vous avez Michel Piccoli qui, malheureusement,
nous a quitté, il n'y a pas si longtemps que ça.
Immense acteur qui a joué dans tous les genres
qui était dans le mépris de Godard,
le prix du danger de Boisset,
cette morceau hors ordonnance, enfin...
Grandissime acteur français.
Je le verrai.
Je lui verrai.
On va quand même donner son nom.
Jules fucking Verne.
Le voilà.
Jules fucking Verne.
Voilà.
Qui est en train de discuter avec quelqu'un d'autre.
Et en fait, vous avez tout dans la conception de cette scène
dans les costumes qui les oppose.
Parce que là où Jules Verne était
une personne de la science factuelle,
bon, bien sûr, sur ce fiction, ok,
mais d'accord avec ce côté un peu véridique,
d'en créer dans la science, une certaine façon.
Et qui arrive gentiment au crépuscule de sa vie,
puisqu'on est vers la fin et qui est un peu aigri.
Il a un peu ce côté...
J'ai tout vu.
J'ai tout vu.
Et ce que vous pourriez me dire ne me surprendra pas,
ça ne peut pas se produire.
Exactement.
Juste pour rappeler rapidement,
je ne vais pas faire comme sur Tesla,
mais juste pour Jules Verne,
juste pour vous dire un petit truc.
Donc je n'ai le 8 février 1828 à Nantes,
mort le 24 mars 1905 à Mian.
Donc voilà, on est vraiment à la fin de sa vie.
Ouais, voilà.
Donc on est à 4-5 ans de sa vie.
Il connaîtra le succès vraiment à partir de 1863.
Bon, il connaît un petit peu avant, bien sûr.
Mais c'est à partir de là qu'il va commencer à sortir ses gros trucs.
Cinq semaines en ballon, voyage au centre de la Terre,
de la Terre à la Lune, 20 milieux sous les mers,
autour de la Lune,
autour du monde en 80 jours, Michel Strogoff.
Enfin, gros, j'en passe tellement des trucs.
Et en plus, ils enchaînent.
Plus parfois, on a deux dans la même année.
Enfin, c'est grosso modo, ce qu'il y a de génial.
Et c'est là que le visiomariom aussi,
moi, me parle beaucoup.
C'est un effet que j'ai retrouvé dans un épisode de Dr. Roo.
Il n'y a pas si longtemps que ça.
C'est l'effet Vincent et le docteur, dans lequel le docteur va voir...
Retrouve Vincent Van Gogh.
Il est au bout de sa vie.
Il va se suicider dans quelques jours.
Le docteur, avec sa compagne de ce moment-là,
se décide à faire une entorse à la règle sacrée de ne pas...
De pas un influencer le corps de l'histoire.
Il dit, fuck it, let's do it.
Il prenne Vincent, il l'amène dans le futur
et il le ramène dans une exposition dans laquelle il se prend la baf.
Parce qu'il se rend compte que,
alors qu'il pensait être une grosse merde, en réalité...
C'est lui la star.
C'est lui la star.
Et il est considéré comme un des plus grands artistes
avec des expositions avec tous ces tableaux,
avec la scène avec le conservateur du musée qui lui dit dans les yeux,
je pense sincèrement que M. Van Gogh,
il sait pas, c'est Vincent Van Gogh en face de lui,
je pense que M. Van Gogh était un des plus grands artistes de tous les temps,
elle est magnifique cette putain de scène.
Et le visionarium a le même principe de base,
puisque le visionarium se place après que Jules Verne est écrit.
Donc Jules Verne a déjà écrit,
il a déjà sa faimilée sur la fin.
Et donc c'est un peu un cadeau pour tout ce qu'il a écrit,
qu'on va lui offrir et on ne va pas aller l'influencer.
On va lui confirmer qu'il avait raison dans la suite.
Et ça, c'est ce que je trouve de génial.
Ce n'est pas un truc absolument fantastique à se taper le cul par terre.
Mais c'est une façon absolument claire et nette
de respecter le matériau de base et de ne pas faire le coup du...
Ah oui, un sous-marin,
ça je pourrais m'en inspirer pour faire un bouquin
et de créer donc un paradoxe du grand père.
Donc ici, enfin un paradoxe de l'écrivain, pardon, excusez-moi.
Mais c'est le même paradoxe.
Donc là, moi, c'est ce que je trouve de brillant avec le visionarium,
c'est qu'il traite, bien entendu,
il y a des trous dans la raquette,
dans le voyageant de temps après, derrière, etc.
Mais au moins sur ce plan-là, il ne se prend pas les pieds dans le tapis.
Il respecte son matériau de base
et on va récompenser Jules Verne par accident.
Mais on disait qu'il était face à quelqu'un d'autre
qui étabillait tout en blanc, là où lui est tout en noir.
Voilà, cet homme en blanc qui est encore plus jeune que lui,
qui va animer une conférence en partenariat en face à un vieux Verne
au crépusque de sa vie qui lui est encore plein d'enthousiasme.
Crois que la science, encore des choses à découvrir, c'est Tom, c'est H.G. Wells.
Herbert George Wells, l'écrivain qui a écrit La Guerre des Mondes,
qui est l'homme invisible et surtout la machine à explorer le temps,
c'est-à-dire un écrivain de science fiction, pour le coup, qui lui aussi.
Enfin, là, si on parlait de ça avec les gars de Nexus 6,
je pense que ça partirait pendant des plombes.
Mais en gros, oui, on est sur un écrivain qui se pose des questions
du relationnel de l'espèce humaine face à ce genre de situation.
Bref, ce que je veux dire là-dedans, c'est qu'on a là deux cas d'or absolus
de la science fiction de leur époque, un plus factuel, l'autre plus fictionnel.
Ils sont tous les opposent à la base au niveau de leur costume,
au niveau de leur démarche.
Ils discutent justement sur la faisabilité du voyage dans le temps.
Et d'ailleurs, qui interprète H.G. Wells ?
Et oui, parce qu'encore une fois, je vous rappelle, on est sur un film
casting six étoiles. Oui, je gagne une étoile à chaque fois.
Ah, il est bien, ça va devenir cher à force cette émission.
J'ai déjà dit, on dépense.
On regarde pas la dépense.
Voilà. Et bien, cet acteur qui est plus connu dans le monde disney,
pour le coup, puisqu'il a été une voix célèbre de Spaceship Earth
pendant des années.
Mais le vignanérium, c'est un peu sain de ses premiers rôles disney en réalité.
Alors pour le coup, il était déjà présent dans Spaceship Earth à ce moment-là.
Oui, mais il avait déjà enregistré quelque chose avant que ne sort le visionarium.
D'accord.
Continuée.
Vas-y.
Et quelques années après, deviendra un animateur célèbre
pour une attraction décrillée qui aujourd'hui est mourante,
mais il faut bien l'affaire tenir avec le cadavre, à savoir,
enseignement studio Tram Tour.
Je parle, bien sûr, de Jeremy Irons.
Et oui, Jeremy Irons, qui à l'époque, donc, du tournage du visionarium,
est un acteur très, très, très, très, très sérieux, puisqu'il a joué
dans Faux semblants de David Cronenberg, qui est un drame sur la geméglité.
Mais sauf qu'il avait envie de faire de la comédie et de bosser pour Disney.
Donc, d'une pierre de coup, je rappelle que Jeremy Irons,
c'est également la voix de Scar dans Lion King.
Voilà, le roi lion.
Et il n'y a pas que ça.
Alors malheureusement, il a eu quelques petits déboires par la suite.
Mais vous l'avez vu, il n'y a pas si longtemps que ça.
Alors il a plein d'autres trucs.
Mais vous l'avez vu, par exemple, dans les Batman avec Ben Affleck,
c'est lui qui joue Alfred.
Oui, il joue Alfred, absolument.
Et encore une fois, on peut faire la connexion avec notre studio Tram Tour national,
puisqu'il a joué dans plusieurs films en rapport avec des dragons et des monstres.
Donc voilà, on a un grand genre de dragon.
On n'est pas des dragons.
Parce qu'il est un peu trop en haut.
Oui, il n'y a pas trop à être trop fier.
Voilà, non, mais bon, c'est un peu.
Pour dire que là, on se retrouve donc, c'est un tout petit rôle.
Il n'apparaît que quelques instants à l'écran au début, puis à la fin du film.
Mais Ikabotin, il s'amuse et il joue un Wells qui est tout fringant.
Tout heureux de présenter sa machine à explorer le temps.
Une sorte de vaisseau spatial en maquette qui l'a construit
et qui va présenter.
Mais face à lui, il y a donc un Verne et Gry qui le regardent avec des dents,
balancent sa maquette dans les mains et disent, c'est impossible.
Et c'est là aussi qu'il y a une ligne d'écriture que j'aime beaucoup,
parce que dans les changes qu'ils ont entre deux.
Alors ensuite, H.G. Wells et Jules Verne ont le rôle de C3PO et RD2-2-2.
C'est à dire qu'en fait, il joue aussi le fait...
C'est Laurel Hardy.
C'est ça.
Il joue, H.G. Wells parle en anglais.
Jules Verne lui répond en français, ce qui permet de suivre un peu le discours des deux.
L'idée, c'est que H.G. Wells, à ce moment-là, va dire un truc simplement,
parce que Jules Verne dit, voyager en le temps, c'est impossible.
Et H.G. Wells va dire que c'est improbable.
Mais après tout, lui, il voyagera dans le temps le jour où Jules Verne
sera allé de la Terre à la Lune.
Absolument.
Ce qui montre qu'à l'époque, la réalité que Jules Verne envisageait
était tout aussi fictionnelle que la fiction de H.G. Wells.
Donc là, c'est une petite mise en abîme du truc que j'aime bien.
Il y a un petit...
Je vais jouer une toute petite parenthèse cinéphilique.
Vas-y.
Figurez-vous que ce n'est pas la première fois que H.G. Wells voyage dans le temps au cinéma.
Puisque en 1979, Nicolas Mayer a réalisé un film formidable
qui s'appelle C'était Demain, dans lequel H.G. Wells,
donc l'auteur de la machine à explorer le temps,
se retrouve confronté à Jacques Léventreur, donc l'Angleterre victorienne.
Sauf que Jacques Léventreur découvre que H.G. Wells a effectivement
construit la machine à explorer le temps et part dans l'Amérique moderne.
Donc Wells part à sa poursuite.
OK. Bon.
Il y a du...
Ça ressemble un peu à un film.
Le pitch, je ne te cache pas que ce n'est pas de 6 joueurs le rangé.
Ah non.
Le film est formidable.
Le film est vraiment formidable.
Puis c'est quand même réalisé par Nicolas Mayer,
le mec qui a réalisé certains des meilleurs Star Trek,
donc Star Trek II et Star Trek IV.
Voilà.
Bon, les plus sens, si vous voulez vous faire une petite soirée cinoch',
là, on vous balance au la rêve aussi soir.
Donc allez-y, faites-vous plaisir.
C'est pour nous.
Bref, avançons un petit peu parce que cette scène-là,
elle a aussi un petit enjeu technique.
Alors on peut parler de l'angéthéonie.
Je vous laisserai la main dessus.
Je veux juste terminer sur le déroulé de la scène
et on pourra faire la transition dedans.
À ce moment-là, l'interprète de H.G. Wells écarte un instant l'auteur
et Verne se retrouve dans ses pensées à dire
il délire complètement.
Voyage dans le temps, c'est impossible.
Et là, exactement comme Dr. Wu transgresse cette règle
de ne pas interférer dans le temps,
99 ne peut s'empêcher de dire impossible.
N'est pas Français, M. Verne.
Et de casser en quelque sorte le quatrième mur.
Absolument.
Génial avec ce truc-là, c'est que le quatrième mur,
bah non, il existe.
Et donc du coup, dans cette story-là,
bah non, il est incarné par un personnage qui fait qu'elle interpelle un petit peu.
Elle fait un peu le rôle de nous, les spectateurs,
qui interpellent en verne.
Et un partir de là, c'est le something goes wrong
parce que Jules Verne ne va vouloir qu'écouter sa curiosité,
se dire « Mais qu'est-ce que chaque ce bordel va s'accrocher à 99 ? »
Et malheureusement, Time Keeper pense en envoyer uniquement
dans le temps et pas Jules Verne,
se rend compte que non, tout ce qui est attaché à 99 part avec.
Et donc du coup, on embarque M. Verne dans le futur,
dans son futur, donc dans notre présent,
avec cette scène qui, bien sûr, avidie.
Mais bon, avec les enjeux techniques derrière, on va en parler.
Alors justement, parce que mine de rien,
c'est une scène qui a été extrêmement complexe également à tourner
et qui a demandé encore une fois de l'ingéniosité
de la part des équipes techniques.
Et ils ont développé des solutions qui sont propres à ce film, en fait.
Exact. Et en fait, tu vas en parler peut-être, Jean-Marc ?
Eh ben oui, c'est une scène dans laquelle il y a un mouvement de gru,
quelque chose qui était absolument inconcevable
avec les 180 kilos des 9 caméras.
Et Jeff Blythe voulait surprendre le cinéphile.
Surprendre le cinéphile, oui.
Non seulement les techniciens qui savaient
que c'était impossible de faire un travelling
ou un mouvement de gru avec ce genre de matériel,
et surtout que les gens finalement oublient
que c'était d'une certaine façon
un gros machin qui avait tourné ce film.
Donc il a fait appel à une réelle grue de chantier
mais de ces très grandes grus qui servent à l'édification des immeubles.
Paye la facture du kilo tout, hein.
Voilà.
On a engagé le meilleur grutier qu'il soit possible de trouver.
Et cette grue, en fait, elle est dans le décor,
mais on ne la voit pas.
Car si on ne peut plus, et là, voir le film,
mais quand on avait l'action de Jules Verne devant nous,
derrière nous, sur les écrans derrière nous,
il y avait un bâtiment.
Eh ben en fait, c'était le pied de la grue qui était caché.
Ils avaient construit une façade en U,
c'est-à-dire pour cacher le bas de la grue de 15 mètres de haut.
Eh parce que la caméra doit s'élever.
Parce que la caméra doit s'élever et donc le bâtiment cache le pied de la grue.
Et c'est effectivement juste,
la caméra est suspendue à une grue de chantier.
Exactement. Et c'est aussi dans ce plan-là,
vu qu'on va avoir un Jules Verne qui va passer d'à peu près 3 mètres devant la caméra,
à potentiellement 1 mètres devant la caméra,
c'est là aussi qu'ils vont avoir besoin de cette putain de mise au point.
Voilà, absolument.
Pour pouvoir faire la mise au point sur Jules Verne,
éviter qu'il ne soit tout flou, voire même limite invisible,
parce que par les miracles de la mise au point avec certains objectifs,
alors ce n'est pas le cas ici.
Mais comme vous le savez, on peut arriver à rendre par exemple invisible un grillage
avec simplement la mise au point parce qu'on peut se débrouiller
pour que le grillage soit tellement flou qu'il est en focus et donc la caméra.
On voit ce qu'il se trouve derrière sans qu'on voit le grillage par devant.
Donc oui, il y avait ce titre en jeu technique-là.
Plus, bien sûr, tous les comédiens incinconisés, plus Jules Verne,
enfin Michel Picoli et HGOLCC.
Bref, on a encore une fois une très belle scène.
Et le maître de cérémonie est joué par Patrick Bochot aussi.
Voilà, exactement.
Bref, en gros, on a ici une décennie clé au Cilusérium,
puisque c'est à partir de ce moment-là que tout va partir en grill.
Et c'est maintenant qu'on entre dans le deuxième acte du Cilusérium,
dans lequel effectivement, on se rend compte qu'on n'est pas sur un film circle visionne comme les autres,
et que, en fait, encore une fois ce que je trouve de brillant dans le fait de dire,
qu'en réalité dans la salle, tu n'as pas un neuf écran, tu en as dix,
puisque tu as également le Phantom of Pepper, donc avec le hologramme,
avec le miroir qui se relève, avec tous les décors, qui le maquille,
et qui fait que du coup, c'est un peu comme si Julien était dans la salle,
il est dans l'écran intertemporaire avec Nain et Naye,
et il va pouvoir parler à Timekeeper, qui est juste à côté de lui,
et avoir cet échange justement autour de sa volonté, de son désir,
de voir le présent.
Mais justement, en parlant de présent, ce sera pour un futur épisode,
puisqu'il fait déjà plus de deux heures d'enregistrement.
J'avoue.
Et ce que l'on va vous proposer,
puisque là, on en est à la moitié de l'histoire du visionarium,
c'est qu'on vous propose la suite dans 15 jours.
Formidable.
Parce que là, on va entrer encore une fois dans...
Là, c'est que du défi technologique.
Là, il n'y a que du storytelling.
Là, il n'y a que des trucs que vous n'avez jamais vu jusqu'au part avant,
et là, il y a quasiment un body count qui va se déclencher à un moment donné.
Tu m'étonnes.
C'est à dire que tout ce qui peut mal tourner va mal tourner.
Exactement.
Et ce n'est pas fini.
Donc, ce que l'on va vous conseiller, c'est de rester connecté,
parce que dans 15 jours,
on continue de décortiquer le visionarium en long, en large et en travers.
Et d'ici là, on espère que ça vous a déjà intéressé sur cette attraction,
que vous allez faire vos petites recherches à côté,
que vous allez pouvoir commencer à écouter la musique de Bruce Button,
parce que mine de rien, vous n'êtes pas prêt.
Et nous, on continuera à vous décortiquer le film.
Donc, un jour, ça vous va ?
Oui, en Y, tu nous fais les formalités administratives.
Effectivement, retrouvez ToutPuisanceParXsurPuisancePar.fr
avec la boutique, les podcasts, les médias,
tout ce qui va bien, comme d'habitude.
On se retrouve dans 15 jours pour la suite du visionarium.
Allez, bye-bye !
Salut !