Vous écoutez les immersions sonores du podcast Les coulisses du voyage.
Dans ces épisodes, je vous emmène avec moi dans des destinations que j'aime particulièrement.
Que ce soit en mode slow tourisme, micro aventure ou city trip engagée, seules ou accompagnées,
suivez-moi dans ces escapades durables.
Aujourd'hui, je vous embarque avec moi pour tester l'un des séjours bas carbone proposé par la région Nouvelle Aquitaine.
Ce voyage de 6 jours organisé par Alibar Trekking et Géronde Tourisme va nous emmener Sébastien,
mon fils Heliot et moi, dans le parc naturel des Landes de Gascogne.
Tout a été pensé pour que cette expérience soit la plus écoresponsable possible.
Nous utiliserons donc des transports d'où, comme le train et le vélo,
nous testerons des activités respectueuses de l'environnement
et nous dormirons dans des hébergements avec une démarche écologique remarquable.
On est arrivé à Bordeaux hier soir et maintenant on est dans le TER.
On a environ 40 minutes de trajet pour arriver à destination et démarrer ce séjour sans voiture.
Qu'est-ce que tu sais où on va ?
Dans la forêt ?
Dans la forêt, oui. Et c'est quoi la règle de train ?
Je sais pas.
Tu as hâte d'aller pédaler ?
Ouiiii !
Ça te fait pas peur 40 km ?
Non.
T'es sûr ?
Il n'est pas bon pour moi.
Après 40 km de vélo sur une voie verte très bien sécurisée et balisée,
nous voici arrivés à notre premier camp de base, Capcabane.
On est au coeur d'une jolie forêt de pain à Capsue,
sur le territoire du parc naturel régional des Landes de Gascogne,
à environ 80 km de Bordeaux.
On distingue déjà plusieurs cabanes au Val, très bien camouflées entre les arbres.
Au sol, les pouces de fougères commencent à sortir.
Le vert tendre de leurs feuilles se mêlent aux jaunes vifs déjeuners en fleurs.
Pour découvrir le site, Philippe, le propriétaire, nous propose de faire une petite course d'orientation qu'il a imaginée.
Munis de notre carte, nous partons chercher les balises dans la forêt.
Une belle manière de s'approprier les lieux.
Après cet entrée en matière ludique, je profite d'un moment de calme pour aller papoter avec Philippe
et lui demander de m'en dire plus sur ce lieu atypique.
Capcabane est un concept de cabane en forme de pignes de peint,
avec un ciel vitré qui permet d'observer les étoiles la nuit.
C'est né il y a une quinzaine d'années sur l'idée de la simplicité et de la prise de conscience
qu'on avait des choses qui étaient très importantes comme l'eau, l'énergie,
des choses qui construisent notre quotidien, notre confort et qu'on allait en manquer.
Donc c'était un petit peu alerté et de dire essayons de nous habituer à moins consommer d'eau,
d'électricité, etc. pour pouvoir les préserver, pour continuer à avoir un niveau de vie.
Ce sont des choses que je trouvais primordiales et c'était proposer un style de vie
qui ne soit pas sécléré à la bougie mais qui consomme beaucoup moins et qui gâche beaucoup moins.
Aujourd'hui on voit bien avec l'augmentation du prix de l'électricité et du prix du gasoil
que ces alertes devaient avoir lieu, qu'on n'a pas été écoutés, nous-mêmes on est pris dans ces défauts-là.
Mais on fonctionne presque de façon autonome par rapport à cette énergie
puisqu'on est en chauffe au solaire sur une alimentation bio et locale.
Donc on ne dépend pas non plus des manques que l'on voit arriver aujourd'hui,
que ce soit sur certaines d'enrées, etc.
L'expérience qu'on essaye d'amener à Capcaban s'est récupérée la notion du temps,
d'une part le temps qui passe, donc c'est arrivé à arrêter le rythme fou
que l'on peut avoir au quotidien, donc prendre le temps de bouquiner, de ne rien faire, de s'asseoir.
Et c'est aussi retrouver la notion du temps qu'il fait.
Donc oui, s'il fait un peu frais dehors, on pense à prendre un pull.
Voilà, c'est vraiment ces notions de temps.
Et est-ce que vous avez aussi la volonté un peu qu'on se reconnecte à la nature
parce que le lieu, en fait, les cabanes sont vraiment en pleine forêt,
donc on est encirclés par les bruits de la nature.
Est-ce que c'est une volonté de votre part ?
Le souhait de se reconnecter à la nature est évident, oui,
mais ça allait surtout dans ce qu'on souhaitait mettre en place
autour toujours de cette rarefaction de l'énergie.
C'est l'entrée de la coopération.
Donc là, on s'entraide beaucoup avec la ferme à côté,
avec d'autres prestataires qui sont autour de nous.
Et c'est aussi arriver à s'entraider avec la nature.
Aujourd'hui, on a coupé quelques peins, on a réimplanté des chaînes, etc.
On a pu voir des oiseaux renichés, comme par exemple la Mésange bleue.
Et aujourd'hui, la Mésange bleue, on se rend compte
qu'elle mange les chenilles processionnaires, qui sont un fléau pour les peins.
Qu'elle mange le squelit, qui est aussi une autre bête.
Et elle tue aussi les frelons asiatiques, du moins les larmes.
Voilà, c'est arriver à s'associer avec cette nature pour qu'elle nous aide.
Faire notre place, lui laisser sa place et voilà, qu'on arrive à vivre ensemble.
Alors, comment vous avez venu cette idée de construire les cabanes en pignes de peint?
Comment on dit? C'est ce qu'on appelle la pomme de peint.
Ah, d'accord. Pour les non-initiés, c'est la pomme de peint,
mais on dit normalement la pignes de peint.
Voilà.
Là, c'est une idée de l'architecte Armel Canchon.
Quand on lui avait proposé le projet, on lui avait surtout expliqué la sociologie,
de ce qu'on voulait mettre en avant.
Justement, ce bloc sanitaire solaire qui devait être central,
l'idée de la restauration, de la cuisine commune, de l'air de jeu.
Et au niveau de l'habitat, de la cabane, on lui a demandé de travailler en maximum
avec des matériaux locaux.
Et en cas des charges, on lui avait demandé qu'elle s'inspire soit de l'habitat animalier,
soit de quelque chose qui existait sur le site.
C'était casser le code de l'habitat comme nous, on voulait.
C'était le côté minimaliste.
Donc, on voulait juste que ce soit le lieu de nuit,
le lieu où on se retrouve, le lieu d'isolement aussi.
Et en plus, c'est une forme qui se fond vraiment dans la forêt.
On pourrait croire presque...
Enfin, c'est même en mode cavouflage.
Oui.
Donc c'est intéressant aussi d'aller rechercher sa pigne de peint le soir.
Parce qu'on va faire ce soir d'ailleurs,
puisqu'on va faire une balade de nuit.
Donc j'espère qu'on va retrouver quand même notre cabane.
Elles sont éclairées quand même.
Oui, ça va.
Il y a des petits chemins.
Quelques heures plus tard, à la nuit tombée,
nous sommes prêts à explorer la forêt complètement dans le noir.
Alors, Heliot, alors ce que je te disais,
c'est que tu vas apprendre à voir avec tes pieds.
Donc on va ralentir le rythme, on va marcher plus lentement que d'habitude.
Et c'est avec tes pieds que tu sentiras si tu es sur le chemin
ou si tu es parti à côté.
Quand tu pars à côté, il y a les herbes, tu le sens,
c'est un petit peu plus mou et tu dis,
oh pop non, je reviens vers le chemin.
On y va ?
C'est parti ?
Ouais.
Pour ne pas marcher dans les soirs, tu es...
Non.
Tu es dans la rivière.
Ni dans la rivière.
C'est parti.
Oh, alors là, c'est des herbes.
On va essayer de ne plus faire aucun bruit.
D'accord, donc plus bouger, etc.
Pour écouter les bruits justement de la forêt.
Et pour mieux les entendre,
on va fermer les yeux.
D'accord ?
Ah ça, ça fait petit peu peur.
Et du coup, on compte jusqu'à 100.
Les yeux ferment.
Sans jusqu'à... comme ça.
Un, deux, trois, quatre, cinq, six, zéné, navelisant.
Deux, trois.
Et comme ça, en fait, parce que là, les grenouilles, elles se sont arrêtées.
Elles nous ont entendues.
Et là, si on fait grand silence, elles vont redémarrer.
Et les yeux fermés, tu auras l'impression qu'elles sont tout près de nous.
Et c'est un monstre.
Tu connais l'animal le plus dangereux dans la forêt ?
Nous.
C'est l'homme.
Et on compte jusqu'à 100 les yeux fermés.
...
Le jour vient de se lever, je suis sur la terrasse de la cabane.
On entend plein d'oiseaux.
Il y a des pics, des coucoues, des messages.
Tant à doiseaux.
Aujourd'hui, on a encore une très belle journée,
avec notamment la découverte d'un savoir-faire local
qui a été quelque peu oublié.
...
Bernard et Gidebert, de l'association des amis du patrimoine de Bernaus-Bolac,
qui sont venus nous transmettre leur savoir-faire du gémage.
Cette activité économique très prospère dans les Landes
jusque dans les années 60-70,
consiste à récolter la résine des pains utiles pour de nombreux usages.
...
La première étape du gémage consiste à préparer l'arbre
en enlevant les corse et en faisant une car,
c'est-à-dire une entaille dans le tronc.
...
Et ensuite, on allait préparer le suivant.
Quand c'était au sol, c'était facile.
Ensuite, l'année après, on mettait le zinc à cette hauteur.
Il faut le faire.
Oui, on va le faire après, quand on va piquer.
Oui, voilà.
Mais surveillant.
Donc, quand c'était l'année après, on mettait le zinc et on allait au sur.
Donc, c'était une opération de plus,
parce qu'il fallait mettre le pouls en route.
On mettait toujours 25-25 cm au-dessous du bout de la carte,
ce qui fait que la résine n'avait pas grand parcours à faire pour arriver au pouls.
Afin de récolter la résine,
un peau est accroché à l'arbre à l'aide d'un clou en dessous de l'entail.
Des morceaux de zinc peuvent être disposés sur le tronc
pour mieux guider la résine jusqu'au peau et n'en perdre aucune goutte.
...
On a repris nos vélo pour rejoindre notre deuxième camp de base.
De ce séjour, le domaine est cotéliens.
Pas besoin de charger nos vélos,
puisqu'un transfert de bagages est assuré dans ce circuit.
En chemin, sur la voie verte, on traverse encore une jolie forêt de pain
et aussi de nombreux champs où on peut croiser des vaches basadaises.
Elles sont facilement reconnaissables par leurs robes grises,
ainsi que leurs regards soulignés d'un trait noir, comme si elles étaient maquillées.
...
On vient d'arriver au domaine Ecotélia.
On est très surpris parce qu'on voit direct un château dans les arbres,
une roulette, des yurts, plein de types d'hébergement.
Je vais aller demander à Olivier pourquoi il y a autant d'hébergement insolite par ici.
Nous, le domaine, l'idée est de pouvoir voyager à travers le monde,
découvrir les différents hébergements du monde.
Sur place, on a cinq chemins qui émène à chaque continent.
Comme vous pouvez le voir, on voit une cabane dans les arbres,
une roulette, une yurte, des hébergements très différents les uns des autres.
Nous, notre volonté, c'est de permettre à nos autres de se balader,
de découvrir un peu des hébergements qui sont insolites, authentiques,
et des hébergements qui viennent de chacun des continents
avec cette volonté de pouvoir permettre un voyage
sans avoir à partir à l'autre bout du monde dans un même lieu
et avec des hébergements qui sont les plus écologiques et les plus authentiques possibles.
Quand on arrive chez Ecotelia, on a cinq chemins qui partent de l'espace d'accueil
qui amènent à chacun des continents,
avec au moins une typologie d'hébergement par continent.
Ça veut dire qu'on va pouvoir prendre le chemin de l'Asie,
découvrir la yurte mongole, le temple asiatique,
ou la pagode indonésienne.
On va pouvoir prendre le chemin de l'Amérique,
découvrir la cabane de trapeur dans laquelle vous êtes installé.
On va prendre le chemin de l'Europe
et là on va découvrir des hébergements qui sont locaux,
des hébergements qui font des clandoyes à nos traditions locales.
On va trouver une roulette en forme de grandes barriques,
de grands tonneaux pour faire le clandoye avec sauterne,
les graves qui sont juste à côté du domaine.
Et après, on va pouvoir prendre la direction de l'Afrique
et découvrir une tente Kaïdal,
les tentes traditionnelles de mariage au Maroc,
ou très bientôt, un ria de Marocain,
un vrai ria de traditionnel tout en bois
qui permet de voyager vraiment dans chaque continent.
Je suis très attachée au hébergement durable,
donc ce n'est pas pour rien qu'on ait venu ici.
Est-ce que vous pouvez nous dire en quoi c'est important pour vous
d'avoir un hébergement durable et comment ça se concrétise au quotidien ?
Au moment de la création,
on a commencé par rechercher des hébergements qui soient les plus écologiques,
notamment des hébergements qui sont en fait en bois,
avec de l'isolation en laine de moutons, en laine de bois.
Et en même temps, par exemple, on a aussi installé une baignée naturelle
au lieu d'installer une piscine classique
qui permet d'avoir une baignette dans une eau
comme un lac de montagne de bonne qualité
mais sans aucun produit chimique.
On a également un assainissement par filtre planté de roseaux
qui permet de retraiter les ocelles du site au lieu d'avoir
une microstation d'épuration classique.
Il y a tout un tas de petites actions qui sont faites au quotidien
mais qui ont aussi beaucoup d'importance
et qui sont beaucoup moins visibles par les clients.
J'ai également ma propre vision de l'écologie et du développement durable.
Dans le sens où pour moi l'écologie, ça va être une écologie positive.
Venir dans un lieu comme ça, ça doit être quelque chose d'attirant
pour les clients et non pas quelque chose de punitif.
Malheureusement aujourd'hui, il y a encore trop de clients
qui pensent que venir dans un lieu qui fait beaucoup d'efforts sur l'écologie,
qui soit le plus durable possible,
ça va être un lieu sur lequel on va renunir sur le confort.
C'est-à-dire qu'il va y avoir quelque chose en moins.
Et on a toujours cette émange de dire
l'écologie c'est quelque chose de négatif.
Donc nous, la volonté c'était que nos clients ne se rendent compte de rien.
De nombreux clients qui effectivement viennent ces journées sur le domaine
ne seront pas forcément compte de tout ce qu'on fait sur l'écologie et le développement durable.
Donc on a décidé d'obtenir l'école belle européen
pour pouvoir venir certifier la démarche,
avoir un organisme indépendant en laf nord qui vient sur place
et qui vient de certifier qu'on fait bien quelque chose derrière
et qu'on ne fait pas que dire mais que concrètement d'ailleurs on agit.
Et depuis qu'on a obtenu l'école belle européen,
ça nous permet vraiment de communiquer là-dessus
et de montrer qu'au quotidien, on a des actions qui sont faites
et qu'on peut avoir le même confort, la même qualité de service,
la même qualité de prestation que dans un lieu classique
mais dans un lieu où on attache beaucoup d'importance
sur le tourisme durable et le tourisme responsable.
Je pense qu'avec votre démarche,
ce qui me semble intéressant c'est que vous allez pouvoir toucher
un plus grand public, justement, les gens qui ont un petit peu peur
des choses écolo.
Vous allez quand même les toucher parce qu'ils vont être attirés peut-être
pour le côté plus insolite de votre démarche.
Et finalement, vous allez réussir à les embarquer
sur l'aspect plus durable des hébergements.
Donc je trouve que c'est une belle stratégie, c'est malin !
Après nous être relaxés dans l'espace pas du domaine Ecotélia,
il est temps pour nous de reprendre les vélos pour explorer les environs.
Pour ces prochains jours, nous continuons à faire varier les activités
entre sorticulturelles et explorations nature.
Direction Bazaas et le lac de la Prade
situé à environ une heure de notre deuxième camp de base.
Nous visitons tout d'abord la ville de Bazaas,
dont la magnifique cathédrale est classée au patrimoine de l'UNESCO
dans le cadre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle.
Sa façade a des sculptures bien préservées
et à l'intérieur, on y trouve un orgue d'un bleu turquoise
particulièrement étonnant.
Atenant à cet édifice religieux, se trouve le jardin du chapitre.
Au-delà d'offrir une pause à l'ombre,
il présente aussi les vestiges de la ville
sur plusieurs époques, ainsi qu'une très belle tour fortifiée.
Les différents lieux à ne pas manquer à Bazaas
peuvent se visiter de manière interactive grâce à Terra Aventura.
Cette application propose des centaines de chasses au trésor
dans toute la région Nouvelle-Aquitaine,
et l'une d'elles est disponible à Bazaas.
On doit suivre le parcours, trouver les différentes étapes,
ressoudre des énigmes pour au final arriver au terme de cette enquête
où l'on est récompensé d'un badge à collectionner.
Un moyen très ludique et efficace pour visiter la ville en famille.
Ensuite, nous poursuivons à pied jusqu'au lac de la Prade
où se poursuit nos explorations naturelles
cette fois-ci en compagnie de Corentin, guide naturaliste.
Alors là, on vient de passer le petit branchage
et une belle surprise se présente à nous
parce qu'on a un lit d'orquidés.
Alors, quel type d'orquidés c'est ?
On a des oeufrices araignées.
La famille oeufrice dans le règne des orquidés,
c'est celle qui fait un huitmétisme avec des insectes,
l'insecte pollinisateur.
Donc là, les araignées ne sont pas des insectes,
donc ce ne sont pas les pollinisateurs,
mais ce sont certainement des abeilles sauvages
et on a vraiment le pétal qui ressemble à un abdomen d'insecte.
Pétal qui paraît rond et craquant
comme peut-être un abdomen d'araignée.
En fait, il est tout creux.
C'est juste une feinte pour attirer les pollinisateurs.
Il a même l'air un peu velouté
comme s'il était un peu velu,
comme une abeille ou quelque chose comme ça.
C'est vrai que c'est étonnant.
Il y a une pilosité effectivement pour pousser le mimétisme
mais il y en a même certaines espèces de frises
qui ne sont pas encore sorties à cette saison-là
qui poussent le mimétisme à émettre une pheromone identique
à celle de l'œuf femelle.
C'est le frisme où je vais ressortir là d'ici une quinzaine,
vingtaine de jours.
Donc arriver à ressembler un insecte,
sentir comme un insecte,
tout ça pour attirer un pollinisateur,
c'est un peu ce que je disais tout à l'heure,
ce qui a permis à Darwin de commencer à terroriser
la coévolution des espèces.
Sur quel milieu on est ici particulièrement
autour du lac de la Prade ?
On est sur des peloussets chargis localcaires,
donc un milieu avec une fleur de type méditerranéen,
une stratère bassée qui est assez rase
et qui est vraiment très favorable au développement
des orchidées justement,
parce qu'il n'y a pas de concurrence au niveau de la lumière,
pas de concurrence non plus au niveau de l'alimentation
des plantes, au niveau des nutriments,
il y a très très peu de plantes autour,
si ce n'est d'autres petites plantes rases,
et du coup là c'est vraiment le milieu idéal pour les orchidées,
donc il y a une gestion du site par des organismes assez remontés
pour réouvrir ce genre de milieu petit à petit
et permettre le développement des orchidées.
Là sur le site où on est, par exemple l'année dernière,
il y en avait une dizaine de plants,
là on est à Vunay sur déjà 50 pieds de frissabaye
et ce n'est que le début de la saison,
c'est la première espèce qui émerge
et dans les prochains mois ça va être un régal
pour les yeux,
festival des orchidées, feu d'artifice dans tous les sens,
des couleurs et certaines avec des odeurs,
dont une la moucheron avec une odeur de vanille
où nous on est sensible,
les ferromones dont je parlais de tout à l'heure,
en fait, nous on ne les capte pas,
c'est vraiment que pour les insectes qui arrivent à ressentir ça,
nous voilà on a le visuel
et avec une espèce, l'odeur de vanille qui est quand même assez sympa.
On l'assent.
Il y a vraiment une fragrance de vanille
et la vanille est une orchidée.
Là on a un carap d'oreille.
Il est vraiment super.
Complètement irrisé, c'est fou les couleurs,
et ben bravo, c'est parce que t'as l'oeil bonhomme.
On va bien les petits crochets au bout des pattes.
Et les couleurs là.
Le vert et le oreille en fait.
C'est presque toutes les couleurs de l'arc-en-ciel.
Mais surtout quand même jaune, vert,
orangé.
Les pattes orangées ça c'est improbable.
Et vraiment la technique c'est de jeter sur le dos.
Fiorre l'ennemi.
Et lui il s'en fiche de jeter sur le dos.
Parce qu'il a une carapace,
c'est la famille des colléoptères.
Mais il s'en fiche, il a la carapace.
Toute la famille des colléoptères,
les scarabées, les capricornes,
t'en as des énormes, les lucanes servolants
que t'as peut-être déjà vu avec des grosses grosses mandibules.
Ils ont tous une cuirasse derrière.
Colléoptère ça veut dire ça.
Ils ont les ailes cachées par une cuirasse.
On va le relâcher.
Non on ne mange jamais dit.
Allez.
Regarde ça.
Ce petit bout blanc en fait.
Si on le déplie, on peut presque aller jusqu'au bout
et jusqu'au moment où il va casser.
Un peu d'élastique.
Et avec le bois de suro,
on fait des super flûtes.
Mais nous on ne va pas en faire
parce qu'il faudrait un couteau et beaucoup de temps
et le faire très très bien.
Moi j'ai une autre solution,
c'est de faire un casou.
Un petit instrument qu'on va faire avec ça.
Tu connais ça ?
T'as déjà utilisé ?
Ouais.
Et la râpe à bois en fait.
Là on a fait le trou au milieu.
Donc il y a de l'air qui va passer.
On pourrait faire des sarbacanes.
Des petits pistolets à eau aussi.
C'est un peu compliqué.
Moi ce que je te propose de faire, c'est juste de faire un petit casou.
Un casou c'est un instrument que tu chantes dedans
et ça va modifier le son de ta voix.
Et du coup pour faire ça
on va mettre les doigts à la moitié
et ici on va essayer de faire un trou.
Je te montre et après tu pourras le faire.
J'en ai d'autres.
Il faut arriver à percer jusqu'au milieu.
Là je commence, il y a toujours du bois
et puis on va essayer de rejoindre le trou du milieu.
On n'est pas loin.
Tu vois ? Il y a deux trous qui se rejoignent.
Donc là faut resouffler un coup.
Puis c'est agréable, c'est qu'on bricole dans la nature.
On peut écouter ce qui se passe autour.
Tu les entend tous chanter ?
Qu'est-ce que c'est agréable ça ?
Est-ce que ça fait du bien d'entendre les chants d'oiseaux ?
Il y a de mille ans qui parait juste là.
Ah ouais !
Allez, moi j'ai fini le boulot ici.
Il manque juste un petit truc.
Il faut chanter dedans.
Et puis il faut faire surtout un autre truc avant.
Il faut mettre un petit papier
au bout.
On pourrait le faire avec une petite peau d'oignons
ou une feuille très très fine.
Mais ça ne tiendrait pas longtemps.
Je propose souvent de le faire avec du papier de soie.
Et un mini élastique.
Et là en bouchant le trou du bout,
on va pouvoir répondre aux oiseaux.
Ça dit de le faire ? Ouais ?
Pour le dernier jour de ce voyage,
nous partons pour une boucle de 30 km
au tour du domaine Ecotélia
afin de visiter 2 châteaux,
celui de Vilandro et de Rocktaïad.
D'attends à peu près de la même époque,
ils ont cependant des styles architecturaux
très différents,
mais ils ont un point commun,
celui d'être lié à l'histoire du pape Clémancette.
Je vous recommande
de défectuer les visites guidées
qui permettent d'en savoir plus
sur leur histoire au fil des siècles.
En 1592,
là, les protestants qui arrivent
dans un pont de l'État,
les protestants arrivent dans un pont du pont.
Et ils décident de prendre possession du château.
C'est-à-dire qu'il y avait un seigneur ici,
il vit le seigneur,
et ils prennent possession des lignes.
La Ligue catholique,
qui sont les opposants des protestants,
apprennent ça,
qu'est-ce qu'il fait ? Il rappelait qu'à Vilandro,
ils virent se battre contre les protestants,
ils virent les protestants
et ils prennent à leur tour possession des lignes.
À ce moment-là, le roi, c'est Henri IV.
En effet, il faut connaître
son histoire pour les protestants et cet ère.
Donc lui, en tant que roi,
il a envie d'appaiser les tensions.
Parce qu'une guerre dans un royaume,
déjà ça coûte cher, ça donne pas une bonne image,
et surtout en termes de politique,
ça m'aura pensé pas trop gérée à son pays.
Donc,
le roi Henri IV lui fait appaiser les tensions.
Et là, il est représentant un petit peu partout en France,
dont un abordeau qui s'appelle
le maréchaine de Maxigno.
Et donc, ils vont venir ici à Vilandro
pour déloger les ligueurs,
les faire partir du château.
Et ils vont balancer plus de 1.860 boulettes
canons sur le château.
Les ligueurs vont partir, ils ont eu un petit peu peur.
Donc ils partent.
Mais ils se disent,
qu'est-ce qu'on pourrait faire ?
Parce qu'en fait, si on favorise un camp plus que l'autre,
ça fait quand même des tensions.
Donc ils se disent qu'il faut qu'il n'y ait plus personne qui revienne.
Quelle est la meilleure solution ?
Et bien ils se disent, si on race le château,
il n'y aura plus personne.
La tour qui est la plus à droite, elle est cassée.
En fait, c'est parce qu'ils ont commencé par cette tour.
Ils ont commencé par là.
Des manclés, pierre par pierre, assise par assise.
Il faut que le Seigneur lui, qui avait été viré
par les protestants, mais il n'est pas trop d'accord.
Il n'a pas envie que son château soit détruit par le roi.
La chance qu'il a,
c'est que sa belle-sœur travaille pour marguerite de Valois,
qui est la première épouse d'en Récaire.
Donc il est un petit peu dans les petits papiers du roi,
et il va monnair en Récaire, d'arrêter la destruction de son château.
Ce fut le sec en Récaire, on va faire le tour.
C'est sur une colline
ou surplombe le majestueux château de Rocktayad
que s'achève ce voyage.
Si cette immersion sonore vous a donné envie
d'en savoir plus,
vous retrouverez le récit détaillé
de cette aventure sur notre blog.
Vous pourrez aussi retrouver ce séjour
organisé par Alibair Tracking
et intitulé les Landes de Gascogne
en famille, dans la sélection
de la Chambre de la Chambre.
Et la production des séjours bicarbonnes
proposés par la région Nouvelle Aquitaine.
Bien entendu, tous les liens sont à retrouver
dans la description de cet épisode.
L'écriture, la réalisation,
le montage et le mixage
de cet épisode a été réalisé
par moi-même à 100%.
Si vous voulez me soutenir
et soutenir ce travail,
n'hésitez pas à me mettre 5 étoiles
sur Apple Podcast,
et toutes les plateformes qui le permettent
et me laisser plein de commentaires.
Cela me sera très utile
pour la suite.
D'ailleurs, une prochaine immersion sonore
est déjà en cours de fabrication
pour ne pas la rater.
Pensez à vous abonner. A bientôt !