Napoléon, Épisode 2 : l'Empire

Durée: 14m38s

Date de sortie: 12/04/2021

durée : 00:14:38 - Les Odyssées - Napoléon remporte ses premières victoires militaires et, très vite, il a de très grands projets. Porté par son ambition, il va aller de batailles en batailles : de Austerlitz à Waterloo en passant par Iéna, Friedland, Wagram, son œuvre politique et militaire bouleversa la France et toute l’Europe.

...
Ce matin, comme chaque matin, Napoléon se lève pendant la nuit.
Lorsqu'elle est encore froide et noire, bien avant le soleil.
Tout a fait confort dans son pyjama-lapinou.
Il travaille.
Il envoie des lettres, il rédige des règlements, il commande des lois,
il joue au bingo.
Ha ha ! Non, c'est faux !
Il ne joue pas jamais !
Le pauvre Napalton, c'est l'empereur que Diable.
...
Après son bain, il s'habille.
Une chaussette, deux chaussettes, un pont...
Oh ! Mais... Mais Ud, mais qu'est-ce qui se passe ?
Horreur, malheur !
L'empereur ne rentre plus dans son futal.
Devant le miroir, il est tout à coup saisi des froids.
Là, sous son nez, sont apparus...
3, 4, 5, 6 villes en bourroulais !
Diable, aurait-je abusé du poulet maringot d'hier soir ?
Se demande-t-il.
Hélas, petit napeau !
Ha ha ! Ce n'est pas la faute de cette délicieuse volaille
qu'avec un petit, tu as goulument fait glisser dans ton rosier.
Non, t'abriaches.
C'est sans doute un peu l'âge, puis...
Oui, le pouvoir !
Napoléon a de lourds de responsabilité sur les épaules.
Bien sûr, il est entouré de ministres et de conseillers, mais...
Il ne se fit qu'à lui-même.
Il veut tout savoir, tout décider, tout contrôler.
Alors forcément, ça en fait des soucis.
Remarque, ça lui plaît, c'est comme ça qu'il aime vivre.
Josephine, savez-vous ce que j'ai compris,
en buvant mon chocolat chaud hier matin ?
Explicte-t-il à l'impératrice ?
Eh bien, c'est étrange, mais plus je me tracasse, mieux je me porte.
J'aime vivre dans l'agitation.
Croyez-moi, il n'y a que les rois fénéons qui ont graisse dans les palais.
Oh, comme tu y vas, Napoléon.
N'oublie pas, t'es on bidon.
L'empereur a de très grands projets.
Il vote étendre les frontières de la France
et faire de notre pays le maître de l'Europe.
Pourquoi ?
Eh bien, hum, très bonne question.
Pourquoi les empereurs, ma mamilla,
sans cesse rêvent de s'emparer du monde ?
La meilleure défense, paraît-il, c'est l'attaque.
Et c'est bien vrai que la France, depuis la révolution, est sans cesse menacée.
Pour protéger le territoire, Napoléon ne fait pas dans la dentelle.
Quand nous aurons soumis tous nos voisins,
qui pourra encore nous attaquer ?
Évidemment, ce n'est pas là sa seule motivation.
Napoléon travaille à sa gloire.
Il veut toucher l'éternité
et ajouter son nom à la liste les plus grands conquérants.
Jules César, Alexandre le Grand,
et bientôt, Napoléon premier !
Oh ça, on peut dire qu'il en rêve !
La partie est loin d'être gagnée.
L'Angleterre, la Russie, l'Autriche, la Suède et le Royaume de Naples
ont fait alliance contre lui.
Face à ses puissances adversaires,
Napoléon va devoir réagir et frapper vite.
Il n'a pas peur, il est prêt.
L'empereur vient tout juste de réorganiser l'armée.
Elle est désormais incroyablement puissante.
Et puis, ses soldats l'adorent !
Ils pourraient les suivre jusqu'au bout du monde !
Attention, nous glissons dans les froidables spirales de la guerre.
Le sang, je te préviens, n'a pas fini de couler.
Bon, eux, à vrai dire, ça ne commence pas très bien pour la France.
Le 21 octobre 1805, dans la baie de Trafalgar, au large de l'Espagne,
les navires français perdent contre la flotte anglaise.
Et, étrangement, ça n'inquiète pas trop Napoléon.
Les batailles navales, la guerre en bateau, roll, barbe.
Mais c'est pas du tout mon truc.
Et puis, je n'étais pas là, c'est pour ça qu'on a perdu.
A-t-il raison ? A-t-il tort ?
Eh bien, nous allons vérifier ça tout de suite.
Nous sommes à Austerlitz, au nord de Vienne,
capitale du straud à l'opome, de la soisise vénoisée, bien sûr, de l'Autriche.
C'est le 2 décembre 1805.
L'Empire a tout juste un an, Napoléon pourrait faire la chenille pour fêter ça,
ou je ne sais pas, taper comme en fou sur une piignette agéante.
Mais non, que veux-tu ? On ne se refait pas.
Il affronte les armées russes et autres chiennes.
Cette fois, il est là, en chair et en os.
Sa grande armée est divisée en sept corps qu'on appelle les sept torrents.
Comme ses puissants cours d'eau, ils sont rapides, mobiles et résistants.
Les troupes de l'ennemi ont beau être plus nombreuses.
Napoléon ruse, il se reprend et bien sûr, il gagne !
Après ça, pétard, c'est la farondole des victoires !
Yéna, Frétlande, Hélot et plus tard Vagam,
tous ces batailles, l'empereur les remporte au Lama.
Attaque !
Napoléon est comme en fou.
Tu le sais, il est passionné par la guerre, ça lui colle des frissants.
Parer les canons !
Sur le champ de bataille, il est partout à la fois et puis y a pas à dire,
il n'a pas son pareil pour motiver ses troupes.
N'oubliez pas, la mort n'est rien.
Mais vivre, vaincu et sans gloire, c'est mourir tous les jours.
Oui, bon, tout doux, Napo, tout doux.
La mort, ce n'est pas rien du tout et, personnellement,
j'avoue que j'ai préféré mille fois la vie.
Quoi qu'il en soit, l'Autriche, la Prusse et la Russie, en trois ans, sont vaincus.
Leur rage au ventre, les pays signent la paix.
Seul l'Angleterre résiste encore à Napoléon.
A l'Est, au Nord, au Sud, il est en son empire,
il grignote, il mange, il soumet.
Pour contrôler ce nouveau territoire,
il place ses frères et ses sœurs sur les trônes des États conquits.
Couronne après couronne, il renforce son pouvoir.
Seul ombre au tableau, l'empereur n'a pas encore d'enfant.
Enfin, je veux dire, de fils, ça le ronge,
il en fait de terribles cauchemars.
Mais si je meurs, qui va, qui va me succéder ?
En 1808, la guerre recommence.
Cette fois en Espagne.
Les nouvelles ne sont pas bonnes du tout.
À Madrid, le peuple s'est soulevé contre l'envailleur français.
À coups de couteau, les Espagnols défendent leur pays.
L'armée napoléonienne, pour la première fois, est en très grande difficulté.
Napoléon, qui tente toujours de régler tout un tas de problèmes à la fois,
décide de se séparer.
De Josephine.
Joujo.
Lui expecte-t-il en soir, au coin du feu.
Vous ne pouvez donner de fils à l'Empire.
Et l'Empire passe avant mon amour, je dois en épouser une autre.
Un an plus tard, Napoléon se remarie avec la fille de l'Empereur d'Autriche.
Malin, petit napeau malin !
En 1811, il est enfin papa.
Un fils ! Un fils ! J'ai un fils !
Et crétis-il en enchaînant avec virtuosité quelques rondas de cabrioles ?
Napoléon est heureux.
En plus, l'Empire s'est encore agrandi.
Il jubile !
En Espagne, pourtant, la guerre continue de cracher son feu.
Combien de soldats, combien de français et d'espagnols
ont déjà perdu la vie au nom de la conquête ?
La mort, hélas, n'a pas fini de frapper.
La défaite, les Russes l'ont bien en travers de la gorge.
Depuis quelques années, le tsar prête main forte aux Anglais.
Napoléon voit tout rouge, il décide d'envahir la Russie.
M'en parle, mais il ne peut pas s'en empêcher !
Nous sommes en juin 1812.
L'Empereur a réuni une immense armée de plus de 500 000 hommes.
Poussé par le vent, tu les entend ?
Ils prennent la route.
Napoléon est confiant.
Je vais en faire une petite bouchée du pays des grands tsars.
Mais les Russes, surprise, surprise !
Au lieu de livrer bataille, recule !
Ils entrent à les français de plus en plus loin,
en brûlant tout sur leur passage.
Les soldats de Napoléon avancent, le ventre creut.
En chemin, ils ne trouvent rien pour se nourrir.
À l'automne, enfin, ils entrent dans Moscou.
La ville est vide.
L'Empereur croit avoir gagné la partie.
Ravi, il s'endort dans son pijapignon.
Mais, catastrophe !
Tard dans la nuit, on sonne les cloches, Moscou est en feu !
Pendant quatre jours, la ville se fait dévorer par les flammes.
Napoléon s'obstine, il ne veut pas redonner la retraite.
En octobre, la neige commence à tomber,
l'armée prend finalement le chemin du retour.
Mais, c'est trop tard.
L'hiver les a cernés comme des rats !
Dans le vent glacial, la Grande Armée avance.
Pour nourrir les soldats affamés, on tue les sous-vaux,
on abandonne les canaux, on continue à pied.
Le froid russe, il est terrible.
Il vous rentre dans le corps et vous gelent jusqu'à l'intérieur des eaux.
La campagne de Russie est un véritable cauchemar.
Et peut-être même un russmar.
L'empereur est affaibli, cela ne fait aucun doute.
Pour les ennemis de la France, c'est le moment d'attaquer.
Pour la sixième fois, l'Angleterre, l'Autriche, la Suède et la Russie se liguent contre Napoléon.
Dans l'est de la France, l'empereur gagne bien quelques batailles, mais ce n'est pas suffisant.
Le 31 mars 1814, pariront les armes.
Napoléon renonce au pouvoir le 11 avril.
Il l'abdique.
Il garde son titre d'empereur, mais...
on oblige à quitter le pays.
C'est au large de l'Italie, sur la petite île d'Elbe, qui les règne désormais.
Quant à la France, bah, il lui arrive une bien drôle d'histoire.
Après la révolution, après la République, après l'Empire, c'est le retour de la monarchie.
Louis XVIII, le frère de Louis XVI, devient roi des Français.
Sur son île, Napoléon s'ennuie.
Il a nommé des ministres, il a réorganisé la justice, il a même réussi à s'emparer de deux îles aux voisins,
mais, ffff, comparé à l'Empire, franchement, le minuscule Royaume d'Elbe est d'une tricesse à pleurer.
Le pouvoir, la France et les croissants lui manquent.
Napoléon tente le tout pour le tout, il décide de revenir.
Un matin de février 1815, au premier lueur du jour, il saute dans un bateau.
Il s'échappe de son île.
Quelques heures plus tard, il débarque dans le sud de la France.
Sur le chemin qu'il est conduit vers Paris, il est acclamé par la France.

Les bataillons de soldats le rejoignent, Louis XVIII a les chocottes, il fuit.
Le 20 mars 1815, Napoléon entre triomphe allemand dans la capitale.
Mais, l'ennemi est toujours au porte de la France, l'empereur repère en guerre.
Pour surprendre ses adversaires, il décide de passer par la Belgique.
En plus, on y trouve du très bon chocolat alors, ha ha, pourquoi sans privé ?
Le 16 juin, à Ligny, il remporte la partie contre les Prussiens.
Deux jours plus tard, il affronte les Anglais à Waterloo.
Hélas !
C'est un désastre !
C'en est fini de l'Empire !
Le 20 de juin, pour la seconde fois, l'empereur abdique.
Cette fois, les Anglais comptent bien se débarrasser de lui une bonne fois pour toutes.
Il en va loin, le plus loin possible, sur une île isolée de tous au beau milieu de l'océan Atlantique, à Saint-Hélène.
Heureusement pour lui, quelques amis fidèles décident de l'accompagner.
Napoléon, dépris, il parle sans cesse de sa gloire passée, avec ses dits doigts qu'il utilise comme de petites marionnettes, il rejoue Austerlitz, Rivoli et Liena.
Dès qu'il se pointe au salon ou dans la salle à manger, ses amis le fuient, il est devenu tellement rasoir, plus personne ne peut le supporter.
Le 5 mai 1821, Napoléon ferme les yeux pour la dernière fois.
Il a 51 ans.
Le 5 mai 1821, Napoléon ferme les yeux pour la dernière fois.
Ainsi va la vie de ceux qui croient être tout puissants. Un jour, ils dominent le monde, le lendemain, ils ne sont plus grand chose.
Et entre les deux, combien de rivières rougis par le sang ? Combien de souffrances et de peuples dominés ?
Bien sûr, la grandeur et la gloire font rêver, mais au fond, elles sont raisonnables pour le bien de tous ?
Mestère, éboule, de sabre, cosmique !
Les Odyssey est un podcast original de France Inter.
19 ans après la mort de l'empereur à Saint-Hélène, son corps a été rapatrier en France.
Après des semaines de voyage en bateau, son cercueil est exposé sous le Dôme des Invalides, à Paris.
Son tombeau se visite alors, n'hésite pas à aller y jeter un œil !

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