Voyager utile et insolite : les voyages scientifiques

Durée: 40m28s

Date de sortie: 29/05/2024

Aujourd’hui je vais échanger Thomas Egli, le fondateur de Objectif Sciences international qui a développé les sciences participatives et le concept de voyages scientifiques. Des voyages à impacts positifs pour donner du sens à ses escapades et mobiliser les citoyens sur les questions scientifiques. Thomas nous explique la démarche en détail, à qui s'adresse ses voyages ? Comment se déroulent il ? Quels sont les liens entre la communauté scientifiques et les voyageurs ? Dans notre échange, nous pourrons aussi constater à quel point ses voyages répondent à de nombreux enjeux (égalité femmes/hommes, accessibilité, implication citoyenne, développement durable). Un concept de voyage à connaître de toute urgence.


Ressources mentionnées dans l’épisode :


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Bienvenue dans les coulisses du voyage, le podcast pour voyager avec sens et bon sens.
Je suis Laura du vlog de voyage et vlog bleu vert.
Si comme moi tu souhaites voyager autre mort, tu trouveras par ici des témoignages inspirants,
des conseils pratiques et ressources originales pour t'aider à planifier tes prochains voyages
de raves.
Bonjour Thomas, comment ça va ?
Bien et vous ?
Très bien, je vous remercie d'avoir accepté mon invitation.
J'ai vraiment hâte qu'on discute des voyages scientifiques parce que c'est une thématique
qui est très originale à mon sens et un peu méconnue, je pense.
J'ai hâte qu'on partage tout ça ensemble.
Alors avant de commencer et de rentrer vraiment dans le livre du sujet, donc vous êtes Thomas
Aigli, vous êtes le fondateur d'objectifs sciences international qui est une ONG qui
vise à promouvoir les sciences participatives notamment via des voyages scientifiques, mais
vous êtes le mieux placé pour en parler.
Donc est-ce que vous pouvez nous dire un petit peu comment est né l'idée et quel est ce
fameux concept ?
Oui, alors effectivement ça a été par étape mais rapidement, c'est-à-dire il y a déjà
plus de 30 ans.
On a tout de suite commencé à permettre à des jeunes ou à des adultes qui ne sont
pas scientifiques de se faire plaisir sur des activités, des thématiques dans tous
les domaines, astronomie, recherche fossile de dinosaures, électroniques, enfin dans
tous les domaines.
Et puis on a commencé à organiser des séjours pour enfants, des camps d'adolescents et
des voyages pour adultes.
Et il y a maintenant une vingtaine d'années, on a commencé en fait à y faire véritable
recherche scientifique avec ses participants.
Alors que ce soit des adultes seuls ou des familles ou que ce soit des ados et ainsi
de suite, en fait ils produisent une recherche réelle alors qu'ils vivent une aventure extraordinaire,
donc clairement la réalité dépasse la fiction parce qu'ils se retrouvent à gravir un volcan,
ils se retrouvent à être autorisés à entrer dans une réserve de biodiversité où seuls
les scientifiques et les chercheurs ont le droit d'entrer parce que ces personnes sont
considérées comme des scientifiques.
Alors ça peut durer deux jours, un week-end comme deux semaines, trois semaines, plusieurs
mois.
Il y avait énormément de formats possibles, mais ça a très vite pris.
Alors évidemment, c'est pas encore ultra connu par absolument tout le monde parce que
ça d'abord attirait tous les personnes qui sont passionnées de science.
Aujourd'hui on se rend compte que toutes les personnes qui veulent partir utiles ou qui
veulent accéder à des expériences différentes ou sur des voyages de tourisme régénératif,
finalement des voyages qui non seulement ont atteint un bilan zéro en termes d'impact,
mais qui en plus ajoutent un bilan positif du fait de l'activité qui est menée sur
ce voyage fait qu'aujourd'hui il y a de plus en plus de personnes qui nous contactent.
Oui c'est une forme de voyage qui redonne du sens finalement.
Complètement, ça a beaucoup de sens.
Alors chez les enfants, cette activité qui a du sens pour eux les raccroche complètement
au fait d'apprendre des choses.
On a des histoires incroyables d'enfants qui ne sont pas très à l'école par exemple
et qui apprennent des choses d'un niveau universitaire sans s'en rendre compte.
Et quand ils voient dans les yeux de leurs parents une surprise à ce point,
quand ils expliquent ce qu'ils ont découvert pendant la semaine,
alors ça finit d'ancrer les savoirs grâce à cette fierté aussi.
Chez les adultes, c'est très important cette quête de sens.
C'est non seulement un moteur pour beaucoup de personnes qui viennent au départ sur nos voyages,
mais c'est aussi l'un des ingrédients incroyables de l'expérience vécu sur place
et parfois même d'une petite difficulté au retour.
C'est-à-dire qu'effectivement quand on a passé trois semaines à suivre la panterre des neiges en asie centrale,
quand on revient à Paris, à Lyon,
c'est vrai qu'on a un autre regard sur le monde aussi,
mais ça fait partie de ce que la personne voulait s'offrir aussi comme élargissement des points de vue.
Ce qui me semble intéressant aussi dans ces voyages,
moi j'ai une formation scientifique, donc déjà ça me parle forcément,
et j'adore la nature, c'est vrai que dans nos voyages,
même si on n'a jamais fait de voyages scientifiques à proprement parler,
on aime bien aller décortiquer, essayer de comprendre les écosystèmes,
essayer de comprendre ce qu'on voit.
Il n'y a pas très longtemps on était au Mexique,
on a découvert notamment les stromatolithes qui sont une des premières formes de vie sur Terre.
C'est étonnant, voilà, et ça me faisait penser à ça.
Et du coup je trouve que c'est intéressant aussi pour avoir un autre regard sur le territoire qu'on va visiter,
on ne va pas simplement visiter une succession de lieux ou d'attractions,
mais on va vraiment essayer de comprendre l'environnement qui nous entoure,
et c'est un de mes lettres motifs, donc ça me parle énormément.
Alors ma première question, enfin la deuxième même,
c'est comment ça se passe concrètement un voyage scientifique,
voilà quelqu'un qui n'en a jamais fait,
comment ça se passe, par qui on est accompagné,
qu'est-ce qu'on fait la journée, etc.
Alors déjà ce qu'il faut vraiment avoir à l'esprit, c'est que c'est vraiment ouvert à tous.
Donc il n'y a pas de sélection sur les capacités scientifiques ou que sais-je,
c'est vraiment ouvert à absolument tout le monde,
et donc la progression des contenus de l'activité est dimensionnée de manière en fait à arriver sur place
et de pouvoir monter en compétence par l'activité en tant que telle,
donc on ne se retrouve jamais en situation de cours ou même de formation consciente,
on est en formation par la pratique en menant l'activité.
Alors rapidement au bout de demi-journée,
on s'est déjà posé les gestes qui permettront en fait de faire l'activité scientifique
de manière à pouvoir utiliser les données récoltées pendant le voyage
et puis tout aussi rapidement on a compris à quoi sert le projet,
pourquoi on fait cette recherche de cette manière-là sur cette session-là par exemple,
parce que ça peut être un projet de recherche sur lequel plusieurs voyages différents,
où chacun a porté leurs briques, et puis ensuite on vit l'aventure,
alors que ce soit en progressant à travers une forêt tropicale
pour accéder à une population de bonobos,
que ce soit des séjours hyper confort, très sédentaire,
ou que ce soit des séjours itinérants très confort,
ou que ce soit des séjours itinérants très difficiles,
encore une fois pour les adultes comme pour les enfants.
Dans tous les cas, on vit l'aventure et se faisant, on mène l'activité,
alors parfois effectivement si on est sur des séjours des détections d'exoplanètes,
là on vit un peu des calais, c'est-à-dire qu'on va avoir des activités l'après-midi
pour préparer le matériel astronomique, toute la soirée, toute la nuit
pour faire les observations, les détections d'exoplanètes,
on va en profiter pour faire des photos des anneaux de Saturn,
des cratères sur la Lune, de ramener des photos de nebuleuses à la maison,
qu'on sera fiers d'avoir fait soi-même,
et puis après on va aller se coucher et on va faire la grâce matinée,
alors que si on est sur les traces de la panterre des neiges,
au contraire on va se lever à 4h35 heures du matin, certains jours,
pour pouvoir aller en affût et observer la faune sauvage,
donc c'est toujours très différent, mais toujours accessible à toutes et à tous.
Et les accompagnateurs, c'est des scientifiques, c'est des animateurs,
quel est le profil un petit peu des gens qui vous accompagnent,
parce que c'est particulier là aussi ?
Faites des dream teams avec des personnes qui sont compétentes sur le sujet scientifique
et qui se sont formées auprès d'objectif sciences international
sur la manière de s'y prendre sur le plan humain, la pédagogie, l'accompagnement,
et des personnes qui sont très compétentes sur l'éducation non violente,
la pédagogie différenciée, ce genre de choses,
et qui ont de vraies passions pour le domaine scientifique,
et ces personnes ensemble composent les équipes,
et ce ne sont pas eux qui mènent des recherches,
et puis les personnes qui sont inscrites sur le voyage, qui les regardent faire,
ce ne sont pas non plus des guides qui les promènent en Islande
et leur racontent comment fonctionne le système volcanique,
ce sont vraiment des animateurs qui vont monter en capacité les participants,
qui vont faciliter leur prise de pouvoir,
et c'est les participants des voyages qui mènent l'activité,
qui se trouvent en situation de chercheurs,
mais alors sans s'en rendre compte,
ce n'est pas du tout une activité d'atelier dirigé,
c'est une aventure vécue,
on est formé pour savoir comment tenir un microscope,
comment s'approcher d'une fume-role de souffre sans s'intoxiquer,
tout en pouvant prendre les mesures de température, ce genre de choses.
C'est des animateurs scientifiques, on les appelle les éducateurs scientifiques chez nous,
parce qu'effectivement, en plus de ce qu'ils vont faire
sur le plan de l'aventure scientifique en tant que tel,
ils vont apporter quelque chose au niveau du développement personnel, c'est très clair,
que ce soit les enfants qui reviennent complètement différents à la maison,
que ce soit les ados qui ont besoin de se sentir utiles sur terre,
sur cette tranche d'âge,
que ce soit les adultes qui cherchent à s'ouvrir sur autre chose,
peut-être dans leur vie professionnelle,
les éducateurs scientifiques d'objectifs sciences internationales
le rapportent beaucoup aussi sur ce plan-là.
J'imagine qu'il doit y avoir des obstacles,
même si c'est des personnes qui ont choisi de faire ce type de voyage,
qui sont déjà informés du principe,
mais comme la science est encore mise trop souvent sur un peu une tour d'ivoire,
j'imagine que les gens des fois, nos Span ne se sentent pas complètement légitimes,
ont peur de faire n'importe quoi,
vous observez un petit peu ça et la progression tout au long des séjours ?
En tout cas, avant l'inscription, oui,
malheureusement, il y a encore trop de mauvaises souvenirs
de telle ou telle discipline à l'école,
qui font qu'on se méfie des sciences.
Effectivement, il y a des personnes qui se disent,
« Ah, mais je ne vais pas y arriver, c'est pas pour moi ».
Mais la passion prend le dessus, c'est-à-dire que les personnes
qui ont toujours rêvé d'être chercheurs ou chercheuses de dinosaures depuis tout petit,
et qui ne font pas du tout ce métier aujourd'hui,
mais qui, quelque part, se rendent compte que c'est quand même ça
leur passion d'origine, vont s'inscrire.
Et là, à partir de ce moment-là, elles vont être capables
de faire des gestes hyper précis, de faire des mesures,
des calculs, de procéder à des réflexions ensuite d'identification
ou de classification des fossiles trouvées, etc.,
qui sont les mêmes que font des équipes de paléontologues sur le terrain.
Alors, non seulement pour les personnes qui sont non scientifiques,
c'est quelque chose d'incroyable de se dire qu'elles ont pu mener
une recherche scientifique, mais c'est vrai que pour les scientifiques aussi,
il y a eu une évolution de perception sur ce sujet,
c'est-à-dire qu'il y a 15 ou 20 ans, on nous regardait de manière très étrange.
Aujourd'hui, ça part par un nom, ça s'appelle les sciences participatives,
ça s'appelle la recherche participative.
Les gouvernements lancent des financements à l'intention des laboratoires de recherche
pour que des recherches soient menées avec des non scientifiques,
de tout étrange d'âge, entre toutes les situations.
Donc aujourd'hui, c'est reconnu.
Évidemment, on n'est pas en train de dire que des personnes qui partent deux semaines en vacances
vont faire la même chose que ce qu'une personne a pris 9 ans à apprendre avec un doctorat
et fait du matin au soir à titre professionnel.
Par contre, il y a des choses qu'on ne peut pas faire
quand on est chercheuse ou chercheur professionnel,
parce que ça demande par exemple d'être 50 personnes sur une seule après-midi,
mais qu'on ne peut pas non plus faire avec des enfants ou des adultes qui ne savent pas faire.
Et sur un séjour comme celui-là, c'est possible.
C'est-à-dire qu'on a eu par exemple des enfants de 7 ans qui ont identifié
sur une seule après-midi absolument toutes les espèces de papillons
connues sur la zone en question et qui ont formellement identifié d'autres espèces de papillons
qui n'étaient pas connues sur cette zone, qui n'étaient pas censées se trouver sur cette zone.
Et ça a permis de mener les recherches sur le climat, l'évolution de la biodiversité
et 50 enfants non formés n'auraient pas été capables de le faire,
mais un seul chercheur ou même avec son équipe de 3 postdocs n'aura pas non plus pu le faire.
Et c'est ça qui est incroyable avec ces voyages qui sont accessibles à tous
et qui pourtant permettent de faire avancer les sciences au service d'un monde meilleur.
C'est une démarche vraiment de collaboration et d'horizontalité.
En tout cas moi, c'est ce que j'entends, ça me parle énormément.
La question que j'ai envie de vous poser, c'est en quoi ces recherches-là sont plus utiles ?
Qu'est-ce que ça produit ? Quel est le lien justement avec les scientifiques ?
Comment c'est utilisé ensuite ?
Il y a des effets immédiats, il y a des effets à moyen terme ou à plus long terme.
Dans tous les cas, c'est une recherche qui se veut utile.
Donc évidemment, dans tous les sujets de recherche possibles et imaginables,
on sélectionne des sujets dont les résultats permettraient d'améliorer les choses.
Alors ça peut être effectivement en électronique, appliqué à la santé ou appliqué à la biodiversité.
Ça peut être en biodiversité tout simplement, donc on se retrouve dans la nature,
à faire du suivi du lynx, au monténégro ou de l'ours à cheval dans les pyrénées.
Ça peut être en kayak quand on descend une rivière et puis on en profite pour refaire le suivi de la rivière.
Alors soit en fait, on a des équipes qui, au sein d'objectif sciences international,
ont conçu un projet de recherche avec des voyageurs, des citoyens, et le proposent à des laboratoires.
Soit on a des laboratoires qui viennent voir Objectif Sciences International et qui disent,
« nous, on fait cette recherche, on aimerait bien la déployer avec des personnes, des groupes, des individus ».
Mais au final, dans tous les cas, on a cette collaboration très proche.
Tous les résultats de cette recherche se retrouvent au sein de la communauté scientifique.
Donc ces résultats sont utilisables.
Alors après, soit tout de suite, soit plus long terme, donc on peut avoir des effets immédiats,
quand par exemple, on a des participants d'un voyage qui découvrent, c'est arrivé,
une espèce extrêmement rare de l'ésart très très gros, qui ne vit que sur le pourtour sud de la France,
pour ce qui concerne la France, et qui se retrouve identifié, très honneur de la province,
à quelques ans, de l'Ambulure de Lyon.
Alors là, évidemment, on a un courrier qui part au préfet, un courrier qui part au mer,
un courrier qui part au propriétaire du terrain.
Pour lui expliquer que c'est du fait de la manière dont tigeurs sont terrains,
que cet animal peut y vivre, et donc que s'il veut continuer tant mieux, c'est un animal protégé, etc.
Donc ça, c'est des effets.
Pendant le voyage, les participants se retrouvent à écrire ces courriers.
Et puis on a des projets à plus long terme.
Par exemple, sur la Panterre des Neiges, il y a maintenant 16-17 ans, qu'on a lancé les premières expéditions.
Et entre temps, on a participé à augmenter la surface des réserves d'État qui protègent la Panterre.
Du fait des résultats qu'on a glané d'année en année, donc c'est des projets sur un plus long terme,
mais chaque année, à chaque date de chaque session du voyage, les participants relèvent les pièges photos,
donc ont des photos de Panterre prises par les appareils qu'ils relèvent,
remettent de nouvelles piles, remettent une cartesse d'Évid, et les participants de ces jours suivants auront d'autres photos de Panterre
et de loups et de d'autres animaux, bien sûr.
Donc on a aussi des résultats pour soi sur son expérience.
Parfois, on a des enfants ou des adultes aussi, mais c'est encore plus fort de s'imaginer ça avec des enfants,
qui se retrouvent hauteurs d'articles scientifiques, du fait de ce qu'ils ont fait pendant leurs séjours,
alors qu'ils étaient en collénie de vacances dans leur vécu, j'entends.
Et donc toutes ces données, alors que ce soit des relevés de positions de Panterre,
que ce soit les articles rédigés par les enfants qui se retrouvent hauteurs d'articles scientifiques,
que ce soit les prototypes qui sont inventés et ainsi de suite,
derrière ils sont utilisés par la communauté scientifique et par tous les citoyens en général.
Oui, il y a une dimension scientifique, recherche, on va dire, fondamentale de la recherche appliquée,
mais aussi, et on en parlait dans la préparation de cet épisode-là,
un effet aussi sur une dimension citoyenne, parce que les personnes se retrouvent avoir collecté des données
qui peuvent aussi infléchir des politiques ou faire réfléchir des politiques locales.
Et vous me disiez que vous aviez observé que les personnes, quand elles produisent elles-mêmes ces données-là,
sont davantage impliquées par la suite pour avoir envie de porter aussi un message citoyen.
C'est très impressionnant, l'expérience se prolonge très largement au-delà du voyage
et on se retrouve avec des personnes qui s'autorisent ensuite à se comporter autrement en société,
en étant force de proposition.
Ça fait partie des objectifs du projet allocatif de l'ONG que d'apporter la conscience aux personnes qui participent à ces voyages,
qu'elles sont capables d'apporter.
À partir de ce moment-là, tout s'est déclenché et ensuite ça se poursuit avec tout un tas de belles histoires.
On a des ados qui sortent finalement leur premier livre à la sortie dans ces jours de vacances chez nous.
Ils se retrouvent édités et puis après, sortent leur deuxième, leur troisième livre, on les voit en librairie.
On a des adultes qui se rencontrent sur ces voyages et qui finalement créent une association,
une ONG ou une entreprise après leur retour de ce voyage.
Et puis c'est une communauté, c'est des personnes qui se voient dans l'année, alors à Paris, à Lyon, etc.
On a tout un tas d'événements, chaque année on en organise par exemple.
L'événement que s'appelle Terra Scientifica à Paris et qui est vraiment sur ce que vous dites à l'instant,
c'est-à-dire sur l'initiative citoyenne au service d'un développement durable,
par la prise de pouvoir dans ce beau sens du terme-là, le verbe pouvoir.
Et effectivement, ces personnes ont acquis une boîte à outils qui leur permet de dimensionner un projet,
donc de choisir leur sujet de recherche.
Et finalement, on avait la recherche fondamentale publique, la recherche appliquée publique.
On avait la recherche privée, globalement celle des entreprises.
Et puis maintenant, en fait, il commence à arriver la recherche citoyenne.
Alors en plus, ça peut se faire dans ces formats incroyables de vécu que sont les voyages,
alors ça, des voyages solidaires, soit des voyages écologiques, soit des voyages naturs,
mais toujours du tourisme regeneratif.
Donc ça, c'est sûr que c'est quand même excellent de pouvoir vivre de ces aventures de cette manière-là,
mais surtout, on se retrouve à avoir créé tout un plan de recherche
qui est encore axé sur d'autres centres d'intérêt, d'autres priorités que la recherche publique
ou que la recherche privée. C'est la recherche citoyenne.
Oui, j'imagine que les sujets ne sont pas forcément les mêmes,
notamment par rapport à la recherche privée,
qui n'a pas les mêmes objectifs que les besoins qu'on peut avoir nous en tant que citoyen.
Donc oui, c'est hyper intéressant. Ça diversifie les sujets, les approches.
Et moi, j'aime bien cette idée que les citoyens s'approprient les sciences,
parce que je suis persuadée que si on connaît bien son territoire,
si on connaît bien ces sujets-là, on aura d'autant plus envie de les protéger et de s'impliquer.
Chez les enfants, c'est surtout de l'éducation-sciences, c'est-à-dire que les enfants, les ados,
vont revenir avec un autre regard sur eux, sur leur capacité,
mais aussi un autre regard sur le monde qui les entoure, sur la nature,
sur le fait qu'ils sont eux-mêmes intégrés, intégrants à cette nature.
Donc derrière, ça change tout ce qu'ils vont proposer, accepter et faire dans toute leur vie.
Et alors que chez les adultes, ça va encore se produire différemment, c'est-à-dire qu'effectivement,
on s'autorise à introduire des priorités dans les choix de la société en direct,
plutôt que d'essayer de voir comment faire du lobbying auprès du monde privé ou auprès du monde public.
Et ça nous amène à quelque chose de très puissant,
parce que les sciences participatives peuvent se mettre au service des politiques,
des politiques publiques, des ONG, qui sont des politiques au service du développement durable.
C'est-à-dire que si c'est une volonté par exemple de réduire les émissions carbone
et qu'on essaye de faire quelque chose de manière descendante,
on passe par tout un tas de goulets d'étranglement qui rendent le projet très compliqué.
Alors que si par contre c'est un projet citoyen,
les personnes qui vont mener l'activité vont en même temps monter en compétence
et en même temps monter en vigilance, en compréhension des enjeux,
vont mener l'activité alors sous forme de voyage avec plaisir
et vont se retrouver à la fin les premiers acteurs de l'action en question
et on se retrouve avec des changements qui peuvent se produire très vite.
Et devant des urgences comme on a celles d'aujourd'hui,
alors pas que climatique, et fondement de la biodiversité aussi,
et tout un tas d'autres énergétiques et compagnies,
on s'aperçoit que les sciences participatives peuvent tenir la cadence en termes de délais à tenir.
Et justement sur cette prise de conscience citoyenne,
ce qui m'a plu quand on a échangé au préalable,
c'est que quand on a évoqué les voyages plus lointains,
vous disiez que vous aviez développé aussi une manière de faire
qui permettait en fait à des équipes locales de s'approprier ces projets-là
et d'attirer des voyageurs plutôt locaux,
plutôt que ce soit toujours un peu le cliché de l'Occidentale
qui va en Afrique ou en Amérique latine sauver la planète.
Et cette démarche-là, je la trouvais hyper intéressante.
Est-ce que vous pouvez nous en dire quelques mots ?
Oui, alors c'est vrai que là depuis tout à l'heure,
on parle surtout de françaises qui partent en voyage en France ou à l'étranger.
En fait, objective science internationale est présente sur tous les continents.
Et on a des Américains qui partent en Amérique,
des personnes au Congo qui partent au Congo et ainsi de suite.
Donc sur les traces de la panterre des neiges,
on a des participants kyrgyz ou kyrgyzstan,
Népalais ou Népal, que ce soit des adolescents orphelins,
que ce soit les adultes et des groupes scolaires.
Selon les pays, il y a beaucoup de choses possibles,
mais on va plus loin, c'est-à-dire qu'effectivement,
dès qu'on a un certain nombre de personnes de métiers différents et en nombre suffisant,
on atteint un seuil, il n'y a pas besoin de ce soit beaucoup,
ça peut être d'une quinzaine de personnes,
qui nous permet de leur donner la boîte à outils complète
pour que ces personnes puissent créer leurs projets localement
et les offrir à un public local, y compris dans les langues maternelles,
parce qu'alors ça change tout de pouvoir vivre des activités scientifiques
dans sa langue maternelle et pas uniquement en anglais ou en français,
et donc ça crée des emplois.
On se retrouve avec les mêmes effets de développement personnel
qu'on a pu déjà décrire dans ces pays,
alors qu'effectivement les enjeux sont encore différents,
mais on a des problématiques en France dans les pays développés
qu'il faut résoudre, on a des problématiques en développement
ou dans les pays qui ont moins de moyens financiers qu'il faut résoudre,
donc en fait l'avantage de créer ces groupes locaux,
c'est que les projets soient directement centrés sur la résolution de ces urgences locales.
Et après, évidemment, on a un effet de réseau,
parce que donc les responsables pédagogiques et logistiques de tous ces pays
communiquent entre eux sur une compétence dans ce domaine,
les responsables scientifiques qui sont dans tel ou tel pays au départ
se retrouvent responsables dès qu'un voyage dans leur discipline scientifique
partout sur Terre et ainsi de suite,
donc ils font ça à distance et collaborent avec les encadrons dans les différents pays.
Mais c'est un réseau incroyable, et parmi les personnes qui travaillent dans l'ONG,
on a d'anciens participants, parce qu'effectivement,
si on a participé à un voyage en tant que participant,
à ce moment-là, on a le VQ qui permet de garder ce qu'on veut offrir au voyageur.
Et à ce moment-là, on peut proposer sa candidature également
pour en faire son métier, à condition d'avoir fait un voyage soi-même.
Et donc ça devient assez grandiose,
parce que maintenant, ça fait plus de 30 ans qu'on fonctionne,
ça fait plus de 20 ans qu'on est sur plusieurs continents,
on travaille depuis 2011 avec l'ONU, l'UNESCO,
les différents programmes de Nations Unies, ainsi de suite, et c'est passionnant.
Alors on parlait des habitants dans différents pays.
Alors au moment où on enregistre, c'est lui, Mars,
donc c'est la journée des droits des femmes,
et forcément, en tant que femme et en tant que personne qui a eu une formation scientifique,
je sais mieux que quiconque que les femmes sont souvent moins poussées
sur les thématiques scientifiques.
Alors est-ce que vous, vous l'observez dans les participants que vous avez à vos voyages scientifiques
et qu'est-ce que vous faites pour enrayer cette chose ?
Clairement, on observe ce phénomène, c'est très impressionnant.
Alors si les adultes, on a quand même autant de femmes que d'hommes qui viennent sur ces voyages,
mais ce ne sont pas des scientifiques.
Mais ça, c'est parce que ce sont des voyages solidaires, des voyages utiles,
et qu'on a un plus grand intérêt des femmes pour ce type de voyage.
Sur les enfants et les ados, par contre,
on a toujours très peu de filles sur certains domaines et pas assez sur d'autres,
parce qu'effectivement, les parents ne nous appellent même pas pour dire
mais au fait c'est bien pour ma fille, parce que pour une fille,
ils ne pensent même pas à des voyages scientifiques.
Ils vont penser à plein d'autres choses, mais pas à ça.
Alors donc c'est un travail de fond et de longue haleine
que de faire arriver l'information jusque aux oreilles de ses parents,
pour qu'on n'ait pas uniquement des garçons qui soient inscrits.
On s'y prend de plein de manières différentes
et on augmente chaque année le taux de filles sur nos séjours
et en ce moment, on a atteint depuis quelques années,
on est stable entre 35 et 40% de filles d'une année à l'autre,
mais on vient de loin et on vise évidemment les 50%.
Par contre, c'est effectivement très visible que sur les filles inscrites sur ces séjours,
il y a des effets de résilience sur la perception qu'elles ont d'elles-mêmes
par rapport au métier scientifique, qui est vraiment fabuleux.
À partir de ce moment-là, on a confiance, qu'elles vont s'autoriser
à s'imaginer une carrière scientifique,
ce qu'elle n'aurait peut-être pas fait avant ce voyage,
y compris parce qu'elles se sont vues pratiquer des missions pointues en science
en présence des garçons et que les autres garçons qui étaient là,
pour le coup, ils sont venus pour la même raison qu'elles,
donc la même passion partagée, paléontologie, astronomie, peu importe.
En fait, c'est une communauté et ils sont vraiment en situation de confiance
et donc, elles ont été observées en tant que scientifique
et donc, elles peuvent se projeter en tant que scientifique.
Ce que souvent, la grosse difficulté, c'est que dans le milieu scolaire par exemple,
du fait des attendus de la société auxquels chacun se conforme,
même quand elles sont attirées par les sciences,
elles ne sont pas observées comme bonnes sciences,
elles sont observées comme jeunes femmes et ainsi de suite
et des acteurs de légalité femmes-hommes ont déjà remarqué
que quand on a des groupes de filles uniquement composés de filles,
alors pour le coup, elles s'autorisent à être bonnes en sciences
parce qu'il n'y a plus ces attendus de la société.
Alors que sur les voyages scientifiques d'objectif sciences international,
comme les garçons sont venus pour la paléontologie par exemple,
il n'y a plus ce biais et donc, on a de belles histoires
et ça fait plaisir. Alors derrière, il faut prendre leur relais.
Donc derrière, on collabore avec des fondations,
des services municipaux, des services gouvernementaux,
que ce soit en Suisse, dans les cantons, en France, etc.
pour ce qui est de l'accompagnement de toutes les filles en général,
pas que celles qui sont passées sur nos voyages,
pour la suite de leur orientation scolaire et universitaire.
Et puis après, parmi les filles qui accèdent aux sciences,
après il y a encore l'autre enjeu qui est celui de la parité
à tous les échelons de la recherche.
Mais en tout cas,
Et dans toutes les disciplines aussi.
Et dans toutes les disciplines, voilà.
Nous, on s'occupe de faire ça chez nous en tout cas.
On est à la parité absolument partout, dans tous les domaines.
Et à tous les niveaux, on a parfois même plus de filles que de garçons.
Vraiment, à tous les niveaux du fonctionnement de l'ONG,
on en est très content.
Surtout en fait, c'est comme ça depuis toujours.
C'est-à-dire qu'on fait déjà partie de la génération de personnes
pour qui c'est nos parents qui étaient en lutte à ce sujet.
Et nous, en fait, quand on a créé l'ONG,
toutes les personnes qui arrivent, elles s'arrivent déjà avec cet état d'esprit.
Donc on n'a pas eu à aller vers la parité.
Donc ça, c'est une grande chance aussi.
Et donc on démontre que c'est possible,
on se retrouve avec des personnes qui ont décès un historique en science,
et donc plus de femmes qui peuvent s'évanciper en recherche scientifique.
Et je pense que le fait que vous ayez aussi une démarche d'horizontalité
aussi entre les accompagnateurs et le public,
en tout cas, moi, c'est comme ça que je le comprends.
Je pense que ça aide aussi le fait qu'il n'y ait pas cette verticalité.
Ça aide aussi à prendre sa place plus facilement et pas à se comparer
en disant « mais il y a celui qui sait, il y a celui qui sait pas ».
On a parlé de pas mal de sujets.
Je pense que les auditeurs et auditrices peuvent se figurer un petit peu
ce que sont ces voyages scientifiques.
Alors il y a plus de 227 projets que vous proposez.
Je mettrai le lien vers votre site, ils pourront aller voir
vraiment tous les exemples de projets parce qu'il y en a énormément.
Et c'est vrai que ça donne très envie parce que les thématiques sont vraiment diverses.
On en a cité quelques-unes, notamment autour de la biodiversité,
mais il y a aussi de la géologie, des mathématiques.
Alors si on veut être un peu plus terre à terre,
j'avais envie de vous poser la question par rapport à un voyage classique,
parce que vous êtes un peu comme une agence de voyage,
des gros guillemets parce que c'est vraiment très différent,
mais par rapport à d'autres offres touristiques,
comment vous vous situer d'un point de vue du budget, de l'organisation, etc.
Voilà, c'est la question pratique.
C'est vrai que c'est des voyages qui coûtent cher parce qu'il y a des choses en plus.
Ne serait-ce que d'accéder à une réserve interdite,
ne serait-ce que d'avoir le visa militaire pour pouvoir y entrer en tant que chercheur,
ce qu'il y a des coûts, etc.
La préparation, bien sûr, tout le travail d'utilisation des données ensuite.
Le gros avantage, c'est que comme ce n'est pas un voyage qu'on achète
et qu'on consomme, mais que c'est une mission solidaire,
alors que c'est vécu comme un voyage,
mais bien sûr parce que l'objectif c'est quand même de toucher et de drainer un maximum de monde.
C'est abordable à tous, physiquement parlant, c'est des destinations fabuleuses, etc.
Mais c'est une mission sur laquelle on part en tant que volontaire
et on va produire de vrais résultats utiles pour le développement durable.
À ce moment-là, la somme qui a été versée,
par le voyageur ou par quelqu'un d'autre pour envoyer un voyageur,
est déductible des impôts.
En fait, c'est un don.
Selon les pays, il y a un quota, mais donc en France,
c'est deux tiers du montant qui est déductible de l'impôt à payer.
Donc ça veut dire que ces voyages qui finalement fournissent beaucoup plus
que des voyages classiques et sont plus chers,
reviennent de deux à trois fois moins chers que des voyages classiques
qui ne fournissent pas tout ça.
C'est vrai que c'est hyper intéressant.
Alors ensuite, il y a des personnes qui ne payent pas l'impôt
et qui donc à forcerie a priori sont des personnes qui ont peu de moyens.
Et là, l'ONG gère plusieurs sources de financement.
Alors il y a déjà une bourse sociale, la bourse GAIA,
qui est gérée par l'ONG en tant que telle.
Et puis on a accès à tout un tas d'autres financements
qu'on met à disposition de ces personnes.
Et absolument, tout le monde peut partir.
On le disait au début à propos des capacités,
que c'était des voyages qui s'adressaient vraiment à tout le monde.
À partir du moment où on avait envie de gravir un volcan à l'activité,
bon voilà, à partir du moment où on voulait envoyer un enfant
colliné vacances à deux, trois heures de chez soi.
Mais là, c'est également accessible à tout et à tous en termes de budget.
C'est important de le préciser.
Vous cochez une casse supplémentaire là.
Le tourisme social dont on a parlé aussi il n'y a pas très longtemps
avec une de mes invités pour qui, voilà.
C'était important aussi de considérer que les voyages
soient accessibles au plus grand nombre aussi.
Parce que ce développement personnel là
qui va provoquer ces voyages scientifiques,
c'est bien qu'il s'adresse à tous,
si on veut vraiment être égalitaires au maximum.
Donc c'est chouette, ok, cette possibilité-là en plus.
Des voyages qui se doivent d'être écologiques en termes d'impact.
Des voyages qui se doivent d'avoir été équilibrés carbone,
y compris en termes de déplacement pour s'y rendre.
Donc on fournit aussi des possibilités là-dessus.
Des voyages qui en plus sont utiles.
Donc génère un bilan positif de part le fait qu'il a été utile
pour changer les choses.
Mais encore faut-il qu'on touche tous les publics.
Donc non seulement il y a cette dimension financière
qui on résoudre de ces différentes manières.
Mais en plus on va mettre ces voyages dans plein de formats.
Donc on va le proposer en voyage scolaire
pour proposer aux écoles primaires, aux collèges, aux lycées
de partir sur des voyages de ces types plutôt que du juste
aller faire un peu de VTT ou comme ça.
Ils peuvent avoir participé à résoudre la santé d'une forêt
alors qu'ils étaient dans un format d'aventure hyper attractif.
On va le proposer sous forme de séjour linguistique.
C'est-à-dire qu'au lieu d'aller prendre des cours d'anglais le matin
et visiter la ville en parlant en français entre copains l'après-midi,
on va partir sur un camp de vacances de deux semaines
sur lequel on va aux États-Unis en Angleterre vivre une aventure scientifique
entièrement en anglais.
On va interagir avec les gardes du parc, des chercheurs, des journalistes en anglais.
Quand on va poser des questions dans le cadre de la mission d'aventure
à des voyageurs qu'on rencontre, ça se passe en anglais, et c'est de l'immersion totale.
Les acquis en langue sont même encore meilleurs que dans un séjour linguistique classique.
On va proposer les séjours nouvelles ans pour les familles dans des lieux incroyables.
On va proposer énormément de formats différents.
C'est vraiment dans le but de permettre à l'ONG d'atteindre ses objectifs
que de toucher un maximum de public.
C'est important d'aller là où les gens partent.
On pourrait en parler, je dis toujours ça à la fin de mes épisodes,
on pourrait en parler des heures parce que c'est vraiment très très riche
tout ce que vous proposez.
Je vais inviter mes auditeurs et auditrices à aller regarder plusieurs détails.
On peut vous retrouver sur votre site internet.
Est-ce qu'on peut vous retrouver ailleurs sur les réseaux par exemple ?
Oui, sur Facebook, on trouve Objective Science internationale.
Sur Instagram, on trouve Objective Science internationale.
Bon, sur à peu près tous les réseaux, à LinkedIn, Twitter également aussi.
Et puis le site internet Voyages scientifiques dispose de tout un tas de sections
que ce soit pour les enseignants, que ce soit pour les parents qui veulent mettre
un enfant connu une vacance, un ados en camp d'ado
pour des personnes qui veulent partir entre adultes, seules, en couple, en groupe.
Et puis ça marche très très bien aussi en team building
pour les entreprises qui veulent envoyer des employés.
Je vous remercie énormément, c'était passionnant.
Je suis vraiment ravie d'avoir traité ce sujet dans les coulisses du voyage
et j'espère qu'on pourra vous entendre dans de nombreux médias à l'avenir
pour vraiment promouvoir ce type de voyage qui me semble vraiment très très intéressant
et dans l'ère du temps aussi.
Et d'ailleurs, même si vous parlez de volontaires,
je pense que c'est quand même assez différent et je tiens à le souligner
des types de projets entre guillemets, de volontariat, etc.
de volontourisme.
Je le dis parce que voilà, le terme c'est très très différent.
Ça fera peut-être le jeudié un jour d'un épisode aussi
parce qu'il y a beaucoup de choses à dire là-dessus sur les dérives.
Mais là, on est vraiment sur complètement autre chose.
Je vous remercie beaucoup, je vous souhaite de beaux projets
et on va suivre ça de près.
Merci.
Merci énormément d'avoir écouté ce nouvel épisode des coulisses du voyage.
J'espère qu'il vous a plu et vous sera utile.
Comme toujours, vous trouverez toutes les ressources mentionnées
dans la description de l'épisode.
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