Les Odyssées du Louvre 9/15 : Michel-Ange, l’artiste qui voulait repousser les limites

Durée: 17m34s

Date de sortie: 14/12/2020

durée : 00:17:34 - Les Odyssées - Il s'appelle Michelangelo di Ludovico Buonarroti Simoni, plus connu sous le nom de Michel-Ange, l'immense artiste tout à la fois sculpteur, peintre, architecte, poète. C'est un génie !

Dans les rues de Rome, un homme marche les yeux à gare.
Enveloppés dans une capemove tout abîmée, ils traînent des pieds, ils frissonnent.
Ils à la fière.
C'est l'année 1564.
Il est minuit, l'air est vif, notre homme à l'eau n'équipe.
Regarde le biais.
Il s'appelle Michelangelo di Ludovico buonarroti simoni.
Plus connu sous le petit nom de... Michelangelo.
Il est sale, radin, menteur, jaloux, colérique.
Et pourtant, de la beauté jaillie de ses doigts.
Sculpture, peinture, architecture et poésie, oui!
Ils maîtrisent tout cela à la perfection.
C'est l'or des plus grands artistes de tous les temps.
Lorsque Michelanges sculpte le marbre, il fait danser la pierre.
On dirait que ces statues sont vivantes.
Elles froncent les yeux et les sourcils, leur corps bouge.
Ils sont immenses, harmonieux et puissants.
Avec lui apparaît le sublime.
Plein de foudres de tempête.
Il ne veut pas créer, il doit créer.
C'est un besoin vital, une urgence, ça le dévore tout entier.
Et son homme, et son fou, et son génie.
Mister ebould, moitzer e la farcie.
Voici l'odyssée de Michelangelo, l'artiste qui s'en cesse.
Vous les repoussez les limites.
Mais attends, qu'est-ce qui se passe ?
Tu as chaud ?
Tu sens grimper la température ?
Rassure-toi, c'est normal.
Nous nous approchons dangereusement, du feu brûlant, de la création.
Michelanges est italien.
Il l'est en 1475, à la fin de l'hiver, dans une région au nord-ouest du pays,
qu'on appelle la Toscane.
Ici, le soleil est doux.
Il fait pousser la vigne et les oliviers.
Et là, toutes ces beauté, nous aucun effet sur le caractère de Ludovico,
le père de Michelanges.
Oh, c'est un homme tristone, et archi sévère.
Lorsque son épouse meurt, il confie son fils à une nourrice.
Cette femme a un mari qui est tailleur de pierre.
Du matin au soir, l'homme s'acharne sur de gros blocs de marbre.
Avec un marteau et une sorte de pique qu'on appelle un ciseau.
Coup après coup, il taille la roche, il la découpe,
jusqu'à obtenir des morceaux à la forme parfaite.
Ils serviront à bâtir des escaliers, des fontaines, des cathédrales et de somptueux palais.
Mais quel ange, le regard de fer, il observe le marbre.
La pierre est blanche, un peu grise, elle est dure, transparente,
elle sentille, elle est fascinante.
Avec son doigt, il suit les drôles de ligne noire
qui apparaissent, par-ci par là, comme dans du lait.
C'est magnifique.
On dirait des veines.
Se dit-il.
Vers l'âge de dix ans, son père le rappelle auprès de lui.
L'enfant aime dessiner, il veut devenir artiste.
L'oudovico s'y oppose.
Où t'en dire mon fils, que tu veux finir ta vie comme un moin que rien,
calomte, moins vivant, jamais.
Malheureusement pour lui, son fils t'ont a traisant
et il est déjà du genre obstiné.
Le père finit par céder.
A l'abonneur.
S'écrit le jeune adolescent.
Vite, plus une minute à perdre, il fit la direction Florence.
Là-bas, Michel-Ange rejoint l'atelier du grand peintre,
Domé Nico, Guerlain d'Ayo.
Avec lui, il apprend le dessin et l'art de la fresque.
Le jeune homme se débrouille plutôt bien, mais bon,
la peinture, en fin de compte, il trouve ça trop facile,
ça l'ennuie.
Michel-Ange s'engonde et enluit une force impétueuse,
il lui manque quelque chose.
Ce quelque chose, c'est le dur, c'est le froid, c'est le marbre.
C'est décidé, il passe à la sculpture.
Dit-d'où, il a le coeur hardi, notre ami.
La sculpture est un art exigeant, difficile,
pas de panique.
À Florence, quel que soit les arts, on trouve d'excellentes écoles.
Ici, travaillent certains des plus grands artistes du monde.
Michel-Ange adore s'attaquer à la pierre.
Entre ses mains, le ciseau et le marteau vol,
on dirait des soissons.
Il va vite, il est précis, il est agil, il est doué.
Non, c'est faux, il est excellent.
En 1495, Michel-Ange, à 20 ans,
il vit désormais à Rome.
Ici, comme à Florence, les puissants cherissent la beauté.
Les ducs, les archevêques et les banquiers
se disputent les artistes,
ils leur demandent de créer des œuvres grandiose
pour décorer leurs églises, leurs jardins ou leurs palais.
Michel-Ange travaille d'arrache-pied.
En 1499, il s'approche de la grâce.
Pour un grand gardinal,
il sculpte une œuvre sublime qu'on appelle la piétin.
Dans un seul bloc de marbre,
il arrive à tailler deux personnages.
La vierge Marie est assise.
Sur ses genoux, le corps de son fils, Jésus-Christ,
est étendu de tout son nom.
On dirait qu'il dort.
Et pourtant, il est mort.
Sur le visage de Marie,
on ligne tristesse étrange et magnifique.
Michel-Ange touche le spectateur en plein cœur.
Que dis-je ? Il le fout droit d'émotion !
Il a 24 ans, c'est son premier chef d'œuvre.
Désormais, touche l'appel.
Maître.
Deux ans plus tard, il retourne à France.
Sa piétin a fait beaucoup parler de lui.
Les responsables de la cathédrale ont un défi pour lui.
Depuis 40 ans, nous avons en notre possession
un gigantesque bloc de marbre.
Et nous rêvons d'en faire une immense statue.
C'est une pierre difficile, qui résiste.
Deux sculpteurs s'y sont déjà cassés les dents.
Quand dites-vous notre ?
Vous sentez-vous à la hauteur ?
Ouserez-vous essayer ?
Pardon ? J'ai bien entendu.
Si Michel-Ange se sent à la hauteur !
Mais dis donc, qu'est-ce qu'ils ont bu au petit déjeuner ?
Immédiatement, l'artiste se met au travail.
Seul, dans son atelier,
il contemple le bloc de marbre.
Oh ! C'est vrai qu'il est énorme !
À vue de nez, il mesure quoi ?
Oh oui ! Au moins six à cette fois sa taille !
Le maître a décidé de sculpter en personnage de la Bible.
David, le vaillant berger,
qui, armé de son seule lance-pierre,
défie le géant Goliath.
Mais Michel-Ange s'approche, il lève le bras.
Le combat commence.
Il sait qu'il n'a pas droit à l'erreur.
Chaque fois qu'il frappe la pierre,
un morceau se détache.
Avec force et une infinie précision,
il taille, il découpe, il enlève !
C'est incroyable !
On dirait que le marbre lui obéit !
Petit à petit, une épaule géante,
puis un coup énorme,
une tête, des fesses rebondies,
du cuisme, des molles vigoureux apparaissent.
Mais Michel-Ange ne sculpte pas, il donne vie.
La lutte dure trois ans.
Un matin,
le temps s'arrête.
Un colosse est sorti de la pierre.
C'est la beauté et la puissance à l'état pur.
David est nu, les yeux pleins de colère.
Il contemple le monde,
du haut de sa fureur.
Wouah !
Bravo Michel-Ange, tu t'es encore surpassé.
David le sait-tu ?
Et sur le point de basculer.
En 1509, le pape Jules II
l'invite à Rome dans son palais du Vatican.
Évidemment, le très Saint-Père
a eu une idée derrière la tête.
Si je vous ai fait venir jusqu'ici,
maître Michel-Ange,
c'est pour vous demander de construire mon tombeau.
Je veux voir s'élever, pierre après pierre,
l'endroit où reposera mon corps après ma mort.
Attention, ce monument devra être grandiose et magnifique,
aussi parfait qu'un temple de l'Antiquité,
aussi majestueux que la personne que je suis.
Mais quel Ange, sans son cœur bondir dans sa poitrie ?
Grandiose, majestueux.
Je vais le tirer.
Dans sa tête, les idées fousent dans tous les sens sa bouillonne.
Il imagine un projet monumental,
une construction fabuleuse décorée de 40 statues.
Pour cette œuvre folle, Michel-Ange veut le plus beau marbre du monde.
Par chance, on le trouve au nord de l'Italie,
dans les carrières de Carrar.
Mais quel Ange se met en route ?
Il veut choisir lui-même les morceaux.
Il les reste là-bas plusieurs mois.
À Carrar, le marbre est d'une pureté absolue,
ecstase voluptée,
le maître est terriblement exalté.
Dans la roche blanche, presque transparente,
il voit apparaître des visages,
des bustes, des pieds, des mains.
Chaque montagne qui la perçoit,
il veut la sculpter tout entière.
De retour à Rome, il travaille comme un acharné.
Le maître, à la confiance du pape,
il se sent honoré.
Hélas, je le deux est un homme capricieux.
Il ne pense plus du tout à son tombeau.
Il l'abandonne.
Michel-Ange.
Le maître voit tout rouge,
il se sent trahi, humilié.
Il rentre à Florence, sur le champ.
Le pape, à son tour,
et vexé comme un poux.
Pour qui se prend-il ce verre de terre ?
Qui t'est Rome sans mon autorisation ?
Je le deux lui ordonne de s'excuser,
Michel-Ange refuse,
puis il finit par plier.
Le pape, tu d'en doutes,
n'est pas du genre à pardonner facilement.
Son artiste, il le cherche,
il le titille, il le provoque.
Quelques années plus tard,
il lui commande une fresque
pour recouvrir le plafond de la chapelle Sixtine
dans son palais du Vatican.
Quoi ? De la peinture ?
Le maître croit, c'est tout fait.
La peinture, tu t'en souviens ?
Depuis son enfance,
il trouve sa facile médiocre,
absolument inférieure à la sculpture.
Alors, euh...
Il hésite, il hésite,
et puis, bon, il finit par accepter.
En 1508, il se met au travail.
Le pape, lui a demandé de représenter les douze apôtres.
Tu sais, il s'appelle Jean, Pierre,
au Mathieu, et ce sont les compagnons de Jésus-Christ.
Douze, seulement douze personnages.
Michel-Ange, n'en croit pas ses oreilles.
Mais c'est absolument minus.
Rikiki, enfin, qui tape un plafond,
autant que ce soit grandiose.
Ni une, ni deux,
le maître change de plan,
il va peindre toutes les étapes
de la création du monde par Dieu.
Ça s'appelle la jeunesse.
C'est raconté dans la Bible et croit-moi,
c'est un sacré morceau.
Le plafond de la chapelle Sixtine est très haut.
Michel-Ange peint sur un immense échafaudage,
allongé sur le dos.
Ses bras, son cou, sa tête
le font atrocement souffrir.
La peinture les coule dans les yeux.
Pas grave, il continue.
En dessous de lui,
les cérémonies religieuses se poursuivent.
De la poussière et de la peinture
tombent sur la tête des gardinaux.
Ils râlent.
Ah oui ?
Mais Michel-Ange râle encore plus fort.
Oh ouais, ça va.
On peut en faire toute une pizza non plus.
Le plafond est gigantesque.
Michel-Ange, qui ne supporte absolument personne,
a renvoyé tous les peintres qui devaient l'aider.
Il travaille seul.
Il ne dort plus, il ne se lave pas,
il oublie de manger.
À certains endroits, la peinture est rongée
par la moisissure.
Il faut recommencer, aller vite, toujours plus vite.
C'est un travail de titan.
Le pape s'impatiante.
Il veut voir le maître refuse.
Jules II menace
de le frapper avec un bâton.
En 1512,
le plafond est enfin terminé.
Michel-Ange a représenté
plus de 300 personnages.

L'ensemble est foisonnant,
merveilleux.
Les couleurs,
les corps,
tout est absolument
chomptueux.
Après ça,
Michel-Ange continue de travailler comme un fond
pendant au moins 50 ans.
Pourtant, il n'a jamais plus terminé
le projet grandiose qu'il avait imaginé
pour le tombeau de Jules II.
Des 40 statuts initialement prévus,
seulement 7 orneront finalement le tombeau.
C'est le drame
de sa vie.
Avec ses sculptures, Michel-Ange a sublimé
le corps humain,
particulièrement celui des hommes.
Il en a représenté chaque détail,
avec force, grâche, fureur
et délicatesse.
Les hommes de son époque ont inventé un mot
pour qualifier son art.
Terrible
comme dans terrible.
Si demain tu deviens toi aussi un grand créateur,
quel mot les humains inventeront
pour qualifier ton art ?
Réfléchis bien car il pourrait rester
comme les œuvres de Michel-Ange
aussi longtemps
que l'éternité.
Les Audicès du Louvre
est un podcast original de France Inter
et du Musée du Louvre.
Parmi les 7 statuts du tombeau de Jules II,
2 sont exposés en France
au Musée du Louvre.
Elles représentent 2 hommes.
L'ensemble dormir d'un sommeil
paisible et éternel,
on l'a surnommé
l'esclave mourant.
L'autre, au contraire,
se débat, il torse en buste.
C'est l'esclave rebelle.
A certains endroits,
le marbre élice, on dirait
qu'il est presque aussi doux que la soie.
A d'autres, la pierre est très brute.
Tu sais pourquoi ?
Michel-Ange n'a jamais terminé ses statuts.
Ça lui arrivait souvent figure-toi
et paca lui d'ailleurs,
à d'autres sculpteurs aussi.
Cela porte même un nom,
le nom finit.

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