Lila et les sales gosses - Lila fait de la résistance

Durée: 13m47s

Date de sortie: 16/05/2024

J’ai bien fait de sauter le repas d’aujourd’hui. Tout le monde est au self et j’ai pu m’introduire dans le Q.G. des Cadors, les doigts dans le nez ! Par contre, je dois me grouiller de prévenir les autres de ce que j’ai découvert.


Lila va-t-elle réussir à mettre un terme à la guerre des clans qui fait rage dans l'usine à sales gosses ?


Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Thomas Le Petit-Corps. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Enregistrement et montage : Studio Module. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Camille Sainson.

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Avant d'écouter votre histoire, je dois vous parler d'un endroit mémorable.
Imaginez.
Une maison cachée au cœur d'une forêt de pain, où les branches murmurent des secrets
au vent.
La plage semble s'étendre jusqu'au bout du monde, et des sentiers mystérieux serpentent
entre forêts et océans promettant mis la aventure à pied ou à vélo.
Cet endroit rêvait c'est Seigneus, et j'ai pu y s'yjourner en réservant sur
AirBnB.
J'y ai passé d'incroyables vacances avec ma compagne, mes enfants et leurs meilleurs
amis.
Chacun avait son petit royaume, sa chambre.
Notre cuisine était comme une grande table de banquets où tout le monde se retrouvait.
Et, se riz sur le gâteau, on avait un jardin parfait pour papoter jusqu'au bout de la
nuit.
C'était un endroit idéal pour déconnecter et construire de super souvenirs pendant les
grandes vacances.
D'ailleurs, si on a fait un aussi bon choix, c'est grâce aux coutures voyageurs sur AirBnB,
qui nous ont permis de piocher parmi les logements que d'autres voyageurs avaient adorés.
Et maintenant, placez à votre petite histoire.
Les petites histoires de Tellming.
Aujourd'hui, Karine Arnaud vont vous raconter une nouvelle aventure de Lila et les Salsgosses,
la série imaginée par Thomas Le Petit-Corps.
Elle s'intitule Lila fait de la résistance.
Vite, vite, vite ! Si je me fais repérer maintenant, je suis cuite.
Je me fauffis la travers le trou du grillage que j'ai coupé.
Je referme vite fait derrière moi et je traverse la cour à fond les ballons.
J'ai bien fait de sauter le repas d'aujourd'hui.
Tout le monde est au sel et j'ai pu m'introduire dans le QG des cadeaux, les doigts dans le
nez.
Par contre, je dois me grouiller de prévenir les autres de ce que j'ai découvert.
Je monte au cinquième étage de l'usine à Salsgosses.
Je longe le couloir.
Je redescends au deuxième dans l'aile ouest, avant de tourner à droite pour emprunter
la série de marche qui m'emmène au gymnase.
Là, je cherche le vieux placard qui sert de débarras.
Je vérifie que personne ne me suit et j'ouvre.
Je me retrouve face à une montagne de chaise bancale, de ballons percés et de tables cassées.
Je m'approche et frappe d'une manière bien précise contre l'une d'elles.
Ça fait « tok tok, tok tok tok ».
À peine est-ce que je terminais notre mot de passe que l'un des pupitres se soulève
révélant un tunnel.
Je me mets à quatre pattes et me glisse à l'intérieur.
À chaque fois, je croise les doigts pour que l'amoncellement de briques de broc au-dessus
de ma tête ne se casse pas la figure.
Au bout, je me redresse et contemple notre base secrète, celle de la résistance, là
où les tricheurs, les fabricants et les dispensés s'organisent pour lutter contre les cadours.
Pour l'instant, je suis seule.
Je m'assois devant le grand tableau noir où nous dessinons nos plans et j'en profite
pour me rappeler comment on est arrivé là.
Depuis cette rumeur sur Big Ben et moi, depuis ce conseil des chefs qui a tourné à la
méga-tastrophe, la guerre a éclaté.
Big Ben, blessé dans son égo, a juré de se venger et de régner sur la cour.
Résultat, les cadours ont pris le contrôle du terrain de sport, de la forêt des sapins
cabanes, de l'infirmerie et des toilettes de tous les étages.
Ce qui, pour faire pipi, n'est franchement pas pratique.
Et tout ça à cause de moi.
Tout ça parce que j'ai dit à Big Ben que je ne l'aimais pas devant tout le monde.
Alors qu'en fait, j'y tiens moi.
Juste, je déteste qu'on me force la main comme ça.
Et depuis, impossible de lui parler.
Mon vente gargouille.
J'espère que Samuel et Bernard vont me ramener quelque chose à manger.
Ah, d'ailleurs, les voilà.
Ah Lila, t'es revenue !
Ça s'est bien passé.
Les cadours t'ont pas écrabouillé comme un motoculteur ?
Mission réussie !
Et n'oubliez pas que je suis plus rapide qu'une boulette de papier et plus discrète
qu'une antisèche.
Tiens, je t'ai ramené à un bout de pain rassi et un bol de bouillie.
Oh, il y avait que ça à manger !
Bah les cadours ont fait main basse sur les cuisines et ils gardent la bonne bouffe pour eux.
Et encore, t'as de la chance.
Pigeon furieux, elle, elle a eu un sandwich au verre de terre.
Oh, super.
Alors, t'as découvert quelque chose ?
Eh, malheureusement oui.
Mais...
Je voulais attendre que les autres chefs d'Oklang arrivent.
Ils font quoi, Clara, Jimmy et Dorianne ?
Ah, encore en train de se chicaner, j'imagine.
Je crois que je préfère les cours de maths de Mme Piédarrière,
que de les entendre se prendre le bec à longueur de temps.
C'est clair, ils sont plus bruyants qu'un tracteur tondeux sur du gravier.
Samuel et Bernard n'ont pas tort.
Depuis que Tricheur, dispensé et fabricant vive sous le même toit,
les disputes ne s'arrêtent jamais.
Les dispensés se plaignent d'avoir des migraines
à cause des inventions des fabricants.
Les fabricants râlent parce que les Tricheurs leur volent leur création
et les Tricheurs crient à la torture
dès que les dispensés soignent leurs égratignures.
Ça donne lieu à une cacophonie insupportable.
Et pendant ce temps, les cadors gagnent du terrain.
À l'autre bout du tunnel, j'entends des éclats de voix.
Une minute plus tard, suivi de leurs troupes,
les trois chefs d'Oklang apparaissent.
Mais… puisque je te dis que je suis allergique à la bétadine.
T'es pas allergique, Jimmy.
T'es juste plus douillée qu'un pouce.
Ah, ça va ! Est-ce que vous pourriez baisser d'un ton ?
Moi, je viens d'avoir une idée.
Voilà, y a un ballon sauteur, ventouze.
C'est bien pour escalader les fenêtres de l'usine à sale gosse.
Ah, ah, ah, ah, tu nous saules avec tes inventions, Clara.
Ouais, elle marche jamais en plus.
Quoi ? J'en peux plus.
Je veux m'enfoncer une copie double dans chaque oreille pour plus les entendre.
Stop ! Stop, stop, stop !
Jimmy Roublard, Clara Lafuté et Dorian Tamal se figent.
Puis, lentement, ils se tournent vers moi.
Et voilà encore Lila qui nous donne des ordres.
Surtout qu'on n'en saurait pas là si ma dame n'avait pas envoyé bouler Big Ben.
C'est pas de ma faute si les garçons sont pas capables de se prendre un râteau
sans déclencher une guerre dans tout le collège.
Ouais, faut apprendre à gérer vos émotions un peu.
Comme d'abdjimi, t'aurais mis le fait de t'éter.
Surtout que Lila a risqué sa vie en allant chez les cadors.
Ouais, est-ce que j'ai découvert ?
Ça va pas vous faire plaisir.
Allez, ça y est.
Oh là là là, je sens que ma fievre revient là.
On t'écoute.
Je sais pas comment ils ont fait.
Mais les cadors ont trouvé l'emplacement de notre base.
Hein ? Mais ça craint du boudin ça.
Ouais, ouais, ouais, je te le fais pas dire Bernard.
D'autant plus qu'ils ont prévu d'attaquer dans deux jours.
Les cadors sont plus nombreux, mieux équipés et surtout beaucoup plus sportifs.
On va gagner un aller simple pour l'infirmerie.
Si on fait rien, moi c'est sûr, c'est ce que je prévois.
Oui, ben on a pas le choix. On doit se rendre.
Oh, c'est hors de question, Jimmy.
Big Ben a complètement pété les plombs.
Et toi, tu veux lui donner raison ? Non mais ça va pas.
C'est pas les tricheurs que vous auriez dû vous appeler.
C'est les pleurs niches.
Oui, ben faites très attention à toi Clara.
Il pourrait arriver des bricoles.
Ah ouais ? Alors essaye un peu pour voir.
Et c'est reparti.
Lila, je peux te dire un truc s'il te plaît ?
Plus tard Bernard, cette fois ça urge.
Il nous faut une solution.
Et là, à part aller voir mon père pour lui demander un coup de pouce,
je sais pas ce que je pourrais faire.
Vas-y Lila, on va rester ici pour éviter qu'il s'entretue.
Je quitte notre base secrète en laissant l'écrit derrière moi.
J'emprunte un autre chemin et cinq minutes plus tard,
je suis devant le bureau du directeur.
Dans mon dos, à travers les fenêtres qui donnent sur les gradins,
je sens le regard des cadeaux reposés sur moi.
J'entre.
Mon petit papounet adoré.
Comment tu vas ?
Lila, qu'est-ce qu'il y a encore ?
Un service à me demander peut-être.
Hum, non, non, pas du tout.
Enfin, où est peut-être ?
Oui, je m'en doutais.
Oh, en gros, depuis quelques jours,
il y a des tensions entre plusieurs bandes de l'usine à Salgos.
Bon, ce serait un peu long à t'expliquer.
Mais ça part vraiment en cacaouette.
Donc je me demandais si tu pouvais faire quelque chose pour apaiser tout ça.
Je sais pas, on pourrait...
organiser une grande fête ?
Non.
Ou démarrer les vacances d'été en avance.
On est qu'en mars, Lila.
Bon, ou arrêter de donner des devoirs pour faire plaisir aux Salgos.
Les Salgos ne font jamais leur devoir.
Oh oui, c'est pas faux.
Ecoute, Lila, quand je peux t'aider, je le fais.
Mais là, j'ai du boulot par-dessus de la tête,
donc pour une fois, je te laisse te débourrier avec tes problèmes.
Mais papa...
Désolé, Lila, je ne reviendrai pas sur ce que je t'ai dit.
Mais j'en suis sûr,
toi et tes amis allez bientôt trouver une solution pour tout arranger.
Oh, je sors du bureau encore plus déprimé qu'avant d'y entrer.
La seule façon dont ça va se finir,
c'est qu'on va se faire ratatiner par les cadeaux.
Un point, c'est tout.
Quand je redresse la tête,
je remarque Big Ben qui m'observe du haut de ses gradins.
Oh, cette tête de mule va voir ce qu'il va voir.
Je fonce vers lui et grimpe les premières marches.
Aussitôt, deux cadeaux me barrent la route.
Laissez-moi passer.
Je veux parler à cet imbécile de chef.
Impossible, il ne veut pas vous causer.
Surtout à toi.
Il a juré que si un Salgos s'approche,
il fera du ténus avec son nez.
Big Ben !
Je sais que tu m'entends, viens me voir !
Le cadeau fait comme si je n'existais pas.
Dans ma poitrine, mon cœur se sert.
Ah, furax, c'est sûrement un peu triste.
Je fais demi-tour et retourne dans notre base plus si secrète que ça.
À l'intérieur, c'est le chaos.
Jim y est debout sur une table en train de hurler.
Dorian est allongé par terre, faisant mine d'être évanoui.
Et Clara dessine le croquis d'une machine à étrangler sur notre tableau.
Les membres des clans sont dépassés et tentent de raisonner leur chef respectif.
Au milieu de cette cacophonie, Samuel est plus tendu que l'élastique d'un lance-pierre.
Je n'ai jamais vu mon ami dans cet état.
Sa mâchoire crispée, ses points sont serrés.
Un tic nerveux fait trembler son oeil droit.
Puis, d'un coup, comme une cocotte minute, elle explose.
Je n'en peux plus !
Tous les trois, Jim y, Clara et Dorian, vous n'êtes que des pénibles à la fierté mal placée.
On devrait être unis, soudés, ensemble.
Et vous, vous trouvez le moyen de vous voler dans les plumes comme une bande de poulet sans tête.
Ah, ça suffit !
Samuel dévisage les membres des tricheurs, des fabricants et des dispensés.
Si vous aussi, vous en avez marre de ces gamineries, rejoignez-moi.
Car je vais former un cinquième clan, celui des artistes.
Et dans ce clan, il n'y aura pas de chef.
Et tout le monde aura son mot à dire.
Et surtout, surtout, on ne se braillera pas dessus à longueur de temps.
Alors, ça vous dit ?
L'espace d'un instant, personne ne bouge.
Comme si tous étaient collés à coups de glu.
C'est une fillette coiffée avec un pétard qui fait le premier pas vers Sam.
Très vite, elle est rejointe par un garçon au nez aussi longue de trousse.
Puis, c'est toute une grave de sale gosse qui se forme autour de Samuel,
vivant les rangs des trois autres clans.
Dorian, Clara et Jimmy restent bougebés.
Sam, elle, se tourne vers moi avec un grand sourire.
Ah voilà, maintenant on va pouvoir travailler.
Bien joué, Sam, t'es trop forte.
Et ça tombe super bien,
parce qu'on va devoir imaginer un plan sacrément costaud
pour contrer l'attaque des cadors.
Oui Bernard, on va avoir besoin de lui.
Bah je sais pas, il doit être dans le coin.
Je l'ai vu il y a pas longtemps.
On balaye la base du regard, on cherche, on plisse les yeux,
mais aucune trace de notre ami.
Les artistes de Samuel nous aident.
Sauf qu'après avoir fouillé notre QG dans tous les sens,
il faut se rendre à l'évidence.
Bernard a disparu.
C'est là que je remarque une enveloppe posée sur mon sac.
Une enveloppe avec de la graisse de moteur dessus.
Ah mon cœur s'emballe.
Je flair la galère à plein nez.
Je sens la lettre,
et lit à haute voix pour Sam.
L'ila, je me sens tellement nul,
encore plus nul qu'une pêle teuse s'empêle.
J'ai essayé de t'en parler plusieurs fois,
mais ma tête ne va pas assez vite pour que ma langue sache quoi dire.
Et toi, bah t'es trop intelligente pour moi,
alors je m'en lise,
comme la fois où le pulvérisateur de papier
restait coincé dans le champ.
Eh, je comprends pas, où il veut en venir.
C'est pour ça, je me suis dit qu'écrire, ce serait plus facile.
Il faut que tu saches,
l'ila, la rumeur sur toi et Big Ben,
eh ben, elle vient de moi.
Quoi ?
Ah non, mais j'y crois pas.
Attends, attends, attends, j'ai continu.
Quand je vous ai vu à la grande fête des sapins cabanes,
en train de rire et de danser tous les deux,
j'ai eu l'impression que mon cœur calait comme un vieux moteur.
J'ai beaucoup pleuré ce soir-là.
Pigeon furieux, la chef des perchets,
elle m'a entendu et elle m'a demandé ce qu'il n'allait pas.
Je lui ai expliqué que je pensais que toi et Big Ben
vous étiez amoureux et que ça me rendait triste,
sauf que d'autres personnes ont dû nous écouter.
Oh Bernard !
Tout ça, cette bataille dans l'usine à Salgos, c'est de ma faute.
Donc j'ai pris une décision,
je vais me rendre au cas d'or et tout expliquer à Big Ben.
Au revoir, l'ila.
PS, j'imagine que Sam doit être à côté de toi.
Coucou Sam ?
Mais non, mais j'y crois pas, il est parti voir Big Ben.
Il va se faire démolir.
Tout ça, tout ça, ça cause de moi.
Lila, tu pouvais pas savoir,
on va trouver un plan pour le sortir de là.
La détermination dans les yeux de mon ami me réconforte.
Elle me donne du courage.
T'as raison Sam.
Bernard, on arrive !
Oh là là, que va-t-il se passer ensuite ?
En attendant d'avoir la réponse le mois prochain, avec Thomas,
on aimerait beaucoup savoir ce que vous avez pensé de cet épisode.
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Crédits : cette p'tite histoire a été écrite par Mathieu Genelle. Racontée par Karine Texier et Arnaud Guillou. Mix: Celsian. Générique : Léa Chevrier. Illustration : Remi Leblond.

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